| CELEX | 22026A00184 |
| Type | Accord international |
| Date | samedi 17 janvier 2026 |
| Journal officiel | FR Série L |
| 2026/184 | 27.2.2026 |
Accord intérimaire sur le commerce entre l'Union européenne, d'une part, et le Marché commun du Sud, la République argentine, la République fédérative du Brésil, la République du Paraguay et la République orientale de l'Uruguay, d'autre part
L'UNION EUROPÉENNE, ci-après dénommée «Union» ou «UE»,
d'une part, et
LA RÉPUBLIQUE ARGENTINE,
LA RÉPUBLIQUE FÉDÉRATIVE DU BRÉSIL,
LA RÉPUBLIQUE DU PARAGUAY,
LA RÉPUBLIQUE ORIENTALE DE L'URUGUAY,
États parties au Marché commun du Sud signataires du présent accord, ci-après dénommées «États du Mercosur signataires», et
LE MARCHÉ COMMUN DU SUD, ci-après dénommé «Mercosur»,
d'autre part,
ci-après dénommés conjointement «parties»,
aux fins du présent accord, le Mercosur désignant la République argentine, la République fédérative du Brésil, la République du Paraguay et la République orientale de l'Uruguay,
CONSIDÉRANT les importantes relations en matière de commerce et d'investissement qui existent depuis longtemps entre les parties;
RÉAFFIRMANT leur volonté de renforcer, libéraliser et diversifier encore leurs relations en matière de commerce et d'investissement;
SACHANT que les dispositions du présent accord laissent aux parties le droit de réglementer sur leur territoire conformément à leur législation interne pour atteindre des objectifs d'action légitimes, tels que ceux concernant la santé publique, la sécurité, l'environnement, l'éducation, la moralité publique ainsi que la promotion et la protection de la diversité culturelle;
S'APPUYANT SUR les droits et obligations des parties au sein de l'Organisation mondiale du commerce;
RÉAFFIRMANT leur détermination à renforcer et à développer le système commercial multilatéral par l'application de règles transparentes, équitables et non discriminatoires, en vue de promouvoir un commerce international de plus en plus dynamique et ouvert, qui garantit une participation plus large des pays en développement au commerce international ainsi qu'aux investissements et flux technologiques internationaux;
RÉAFFIRMANT leur volonté de promouvoir le commerce international de manière à contribuer au développement durable dans ses dimensions économique, sociale et environnementale, en associant toutes les parties prenantes concernées, y compris la société civile et le secteur privé, et de mettre en œuvre le présent accord dans le respect de leur droit interne et de leurs engagements internationaux respectifs en matière de travail et d'environnement;
RECONNAISSANT le caractère intérimaire du présent accord, qui renforcera les relations économiques et commerciales bilatérales entre les parties, lesquelles relèveront de l'accord de partenariat UE-Mercosur, et qui cessera donc de s'appliquer dès l'entrée en vigueur de l'accord de partenariat UE-Mercosur;
RÉAFFIRMANT le droit des parties d'exploiter leurs ressources naturelles conformément à leurs propres politiques environnementales et aux objectifs de développement durable (ODD);
DÉSIREUX d'améliorer la compétitivité de leurs entreprises, en leur assurant un cadre juridique prévisible pour leurs relations commerciales et d'investissement, une attention particulière étant accordée aux micro, petites et moyennes entreprises (PME);
RÉAFFIRMANT la nécessité de promouvoir le respect, parmi les entreprises exerçant leurs activités sur leur territoire, de lignes directrices et principes internationalement reconnus en matière de responsabilité sociale des entreprises et de conduite responsable des entreprises, y compris les principes directeurs de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) à l'intention des entreprises multinationales;
RÉAFFIRMANT leur volonté de promouvoir un développement économique et social global dans le but d'améliorer le niveau de vie, d'éradiquer la pauvreté et d'accroître les niveaux de protection des travailleurs et de l'environnement sur leurs territoires respectifs;
CONSIDÉRANT l'importance de leurs processus d'intégration régionale respectifs pour la promotion du développement économique et social à l'échelle régionale et mondiale, pour le renforcement des liens entre leurs peuples et pour la stabilité internationale;
CONSCIENTS des écarts de développement économique et social entre les parties et au sein de celles-ci;
RECONNAISSANT les défis et difficultés spécifiques auxquels le Paraguay est confronté en tant que pays en développement sans littoral,
SONT CONVENUS DE CE QUI SUIT:
CHAPITRE 1
DISPOSITIONS INITIALES
ARTICLE 1.1
Établissement d'une zone de libre-échange et relations avec l'accord sur l'OMC
1. Les parties au présent accord établissent une zone de libre-échange, en conformité avec l'article XXIV du GATT de 1994 et l'article V de l'AGCS.
2. Les parties réaffirment les droits et obligations qu'elles ont l'une envers l'autre au titre de l'accord sur l'OMC.
3. Aucune disposition du présent accord ne saurait être interprétée comme obligeant une partie à agir d'une manière incompatible avec les obligations qui lui incombent en vertu de l'accord sur l'OMC.
ARTICLE 1.2
Objectifs
Les dispositions du présent accord visent les objectifs suivants:
| a) | un accord commercial moderne et mutuellement avantageux qui crée un cadre prévisible pour stimuler le commerce et l'activité économique, tout en promouvant et en protégeant nos valeurs et conceptions communes quant au rôle des pouvoirs publics dans la société, et en maintenant le droit des parties de réglementer à tous les niveaux de pouvoir pour atteindre des objectifs de politique publique; |
| b) | le développement du commerce international et du commerce entre les parties de manière à contribuer au développement durable dans ses dimensions économique, sociale et environnementale, conformément aux obligations internationales respectives des parties dans ces domaines et en soutien à celles-ci; |
| c) | la promotion d'une économie plus durable, plus équitable et plus inclusive afin d'améliorer le niveau de vie, de réduire la pauvreté et de créer de nouvelles perspectives d'emploi; |
| d) | la consolidation, l'augmentation et la diversification des échanges de marchandises agricoles et non agricoles entre les parties, par la réduction ou l'élimination des obstacles tarifaires et non tarifaires au commerce et la poursuite de l'intégration dans les chaînes de valeur mondiales; |
| e) | la facilitation du commerce des marchandises, notamment en appliquant les dispositions convenues concernant les douanes et la facilitation des échanges commerciaux, les normes, les règlements techniques et les procédures d'évaluation de la conformité, ainsi que les mesures sanitaires et phytosanitaires; |
| f) | la libéralisation et la facilitation du commerce des services et la mise en place d'un environnement propice à l'accroissement des flux d'investissement, de la compétitivité et de la croissance économique et, en particulier, à l'amélioration des conditions d'établissement des entreprises entre les parties; |
| g) | la libre circulation des capitaux liés aux investissements directs et des paiements courants conformément au chapitre 11; |
| h) | l'ouverture effective, transparente et concurrentielle des marchés publics des parties; |
| i) | la promotion de l'innovation et de la créativité en garantissant un niveau adéquat et effectif de protection et de respect des droits de propriété intellectuelle, conformément aux règles internationales en vigueur entre les parties, de manière à assurer l'équilibre entre les droits des titulaires de droits et l'intérêt public; |
| j) | la réalisation d'activités économiques, en particulier celles concernant les relations entre les parties, en conformité avec le principe de concurrence libre et non faussée; |
| k) | l'établissement d'un cadre pour la participation de la société civile, comprenant les employeurs, les syndicats, les organisations de travailleurs, les représentants des milieux d'affaires et les groupes environnementaux, afin de soutenir la mise en œuvre effective du présent accord; |
| l) | la mise en place d'un mécanisme de règlement des différends rapide et efficace; et |
| m) | un environnement réglementaire transparent et prévisible et des procédures efficientes pour les opérateurs économiques, en particulier les PME, tout en préservant la capacité des parties à adopter et à appliquer leurs propres dispositions législatives et réglementaires régissant l'activité économique dans l'intérêt public, et à atteindre des objectifs légitimes de politique publique, notamment en matière de protection et de promotion de la santé publique, de services sociaux, d'enseignement public, de sécurité, d'environnement, de moralité publique, de protection sociale ou de protection des consommateurs, de protection de la vie privée et des données, ainsi que de promotion et de protection de la diversité culturelle. |
ARTICLE 1.3
Définitions générales
Sauf indication contraire, aux fins du présent accord, on entend par:
| a) | «marchandise agricole»: un produit figurant à l'annexe 1 de l'accord sur l'agriculture; |
| b) | «droit de douane»: tout droit ou toute imposition de quelque nature que ce soit, y compris les surtaxes ou impositions supplémentaires sous quelque forme que ce soit, perçu à l'importation ou l'occasion de l'importation d'une marchandise (1), à l'exclusion:
|
| c) | «CPC»: la classification centrale de produits (provisoire) (Études statistiques, série M, no 77, Département des affaires économiques et sociales internationales, Bureau statistique des Nations unies, New York, 1991); |
| d) | «jours»: les jours de l'année civile, y compris les samedis, dimanches et jours fériés; |
| e) | «accord de partenariat UE-Mercosur»: l'accord de partenariat à conclure entre l'Union européenne et ses États membres, d'une part, et le Marché commun du Sud, la République argentine, la République fédérative du Brésil, la République du Paraguay et la République orientale de l'Uruguay, d'autre part; |
| f) | «existant»: applicable à la date d'entrée en vigueur du présent accord; |
| g) | «marchandise d'une partie»: une marchandise nationale au sens du GATT de 1994, y compris les marchandises originaires de cette partie; |
| h) | «système harmonisé» ou «SH»: le système harmonisé de désignation et de codification des marchandises, y compris ses règles générales pour l'interprétation, ses notes de sections et ses notes de chapitres, fait à Bruxelles le 14 juin 1983; |
| i) | «position»: les quatre premiers chiffres du numéro de classement tarifaire du système harmonisé; |
| j) | «personne morale»: toute entité juridique dûment constituée ou autrement organisée conformément à la législation applicable, à des fins lucratives ou non, et détenue par le secteur privé ou le secteur public, y compris toute société, société de fiducie (trust), société de personnes (partnership), coentreprise, entreprise individuelle ou association; |
| k) | «mesure»: toute mesure prise par une partie, que ce soit sous la forme de loi, de réglementation, de règle, de procédure, de décision, de disposition administrative, d'exigence ou de pratique (2); |
| l) | «personne physique d'une partie»: pour l'Union européenne, un ressortissant d'un État membre de l'Union européenne et, pour le Mercosur, un ressortissant d'un État du Mercosur signataire, conformément à leurs dispositions législatives applicables respectives; |
| m) | «personne»: une personne physique ou morale; |
| n) | «mesure sanitaire ou phytosanitaire»: toute mesure définie à l'annexe A de l'accord SPS; |
| o) | «pays tiers»: un pays ou territoire ne relevant pas du champ d'application territorial du présent accord; |
| p) | «CNUDM»: la convention des Nations unies sur le droit de la mer, faite à Montego Bay le 10 décembre 1982; et |
| r) | «OMC»: l'Organisation mondiale du commerce. |
ARTICLE 1.4
Accords de l'OMC
| a) | «accord antidumping»: l'accord sur la mise en œuvre de l'article VI du GATT de 1994; |
| b) | «accord sur l'agriculture»: l'accord sur l'agriculture figurant à l'annexe 1A de l'accord sur l'OMC; |
| c) | «mémorandum d'accord sur le règlement des différends»: le mémorandum d'accord sur les règles et procédures régissant le règlement des différends figurant à l'annexe 2 de l'accord sur l'OMC; |
| d) | «AGCS»: l'accord général sur le commerce des services figurant à l'annexe 1B de l'accord sur l'OMC; |
| e) | «GATT de 1994»: l'accord général sur les tarifs douaniers et le commerce de 1994 figurant à l'annexe 1A de l'accord sur l'OMC; |
| f) | «accord sur les sauvegardes»: l'accord sur les sauvegardes figurant à l'annexe 1A de l'accord sur l'OMC; |
| g) | «accord SMC»: l'accord sur les subventions et les mesures compensatoires figurant à l'annexe 1A de l'accord sur l'OMC; |
| h) | «accord SPS»: l'accord sur l'application des mesures sanitaires et phytosanitaires figurant à l'annexe 1A de l'accord sur l'OMC; |
| i) | «accord OTC»: l'accord sur les obstacles techniques au commerce figurant à l'annexe 1 de l'accord sur l'OMC; |
| j) | «accord sur les ADPIC»: l'accord sur les aspects des droits de propriété intellectuelle qui touchent au commerce figurant à l'annexe 1C de l'accord sur l'OMC; et |
| k) | «accord sur l'OMC»: l'accord de Marrakech instituant l'Organisation mondiale du commerce, fait le 15 avril 1994. |
ARTICLE 1.5
Parties
1. L'Union européenne est responsable du respect des engagements prévus dans le présent accord.
2. Sauf disposition contraire, chacun des États du Mercosur signataires du présent accord est responsable du respect des engagements prévus dans le présent accord.
ARTICLE 1.6
Intégration régionale
1. Tout en reconnaissant les différences entre leurs processus d'intégration régionale respectifs, et sans préjudice des engagements pris au titre du présent accord, les parties favorisent des conditions qui facilitent la circulation des marchandises et des services entre les deux régions et à l'intérieur de celles-ci.
2. En ce qui concerne la circulation des marchandises, en vertu du paragraphe 1:
| a) | les marchandises originaires d'un État du Mercosur signataire qui sont mises en libre pratique dans l'Union européenne bénéficient de la libre circulation des marchandises sur le territoire de cette dernière dans les conditions établies par le traité sur le fonctionnement de l'Union européenne; |
| b) | les États du Mercosur signataires appliquent aux marchandises originaires de l'Union européenne qui sont importées sur leur territoire à partir d'un autre État du Mercosur signataire des régimes douaniers qui ne sont pas moins favorables que ceux applicables aux marchandises originaires de cet État du Mercosur signataire. |
| c) | les États du Mercosur signataires réexaminent périodiquement leurs régimes douaniers afin de faciliter la circulation des marchandises de l'Union européenne entre leurs territoires et d'éviter la duplication des procédures et des contrôles, lorsque cela est possible et en fonction de l'évolution de leur processus d'intégration; et |
| d) | les avantages tirés de l'harmonisation, par le Mercosur, des règlements techniques et des procédures d'évaluation de la conformité, des exigences sanitaires et phytosanitaires et des procédures d'approbation, y compris des certificats d'importation et des contrôles à l'importation, sont étendus, dans des conditions non discriminatoires, aux marchandises originaires de l'Union européenne si celles-ci ont été importées conformément aux dispositions législatives et réglementaires de l'État du Mercosur signataire importateur. |
Le traitement visé aux points a) et b) du présent paragraphe ne comprend pas le traitement tarifaire des marchandises, qui est régi par le chapitre 2.
3. En ce qui concerne la circulation des services, conformément au paragraphe 1:
| a) | les États membres de l'Union européenne s'efforcent de faciliter, s'il y a lieu, la libre prestation de services sur le territoire de l'Union européenne aux entreprises détenues ou contrôlées par des personnes physiques ou morales d'un État du Mercosur signataire et établies dans un État membre de l'Union européenne; et |
| b) | les États du Mercosur signataires s'efforcent de faciliter, s'il y a lieu, la libre prestation de services entre leurs territoires aux entreprises détenues ou contrôlées par des personnes physiques ou morales d'un État membre de l'Union européenne et établies dans un État du Mercosur signataire. |
ARTICLE 1.7
Références aux législations et autres accords
1. Sauf indication contraire, lorsqu'il est fait référence aux dispositions législatives et réglementaires d'une partie, celles-ci s'entendent comme incluant les modifications y apportées.
2. Sauf indication contraire, toute référence, dans le présent accord, à d'autres accords ou instruments juridiques, en tout ou en partie, ou toute incorporation, au moyen d'une référence, d'autres accords ou instruments juridiques, en tout ou en partie, s'entend comme incluant les annexes, protocoles, notes de bas de page, notes interprétatives et notes explicatives s'y rapportant.
3. Sauf indication contraire, lorsque des accords internationaux sont visés ou incorporés, en tout ou en partie, dans le présent accord, ils s'entendent comme incluant les modifications y apportées ou les accords ultérieurs entrant en vigueur pour les deux parties à la date de signature du présent accord ou après cette date. Si une question surgit quant à la mise en œuvre ou à l'application des dispositions du présent accord à la suite de ces modifications ou accords ultérieurs, les parties peuvent, à la demande de l'une d'entre elles, se consulter par l'intermédiaire du conseil «Commerce» pour trouver une solution mutuellement satisfaisante à cette question dans la mesure où cela est nécessaire. À la suite de cette consultation, les parties peuvent, par décision du conseil «Commerce», modifier le présent accord en conséquence.
4. Le paragraphe 3 s'applique mutatis mutandis si la modification d'un accord international visé ou incorporé, en tout ou en partie, dans le présent accord ou l'accord succédant à un tel accord international est entré en vigueur pour l'Union européenne et un ou plusieurs États du Mercosur signataires.
CHAPITRE 2
COMMERCE DES MARCHANDISES
ARTICLE 2.1
Objectif et champ d'application
1. Les parties établissent une zone de libre-échange pour les marchandises pour une période de transition débutant à la date d'entrée en vigueur du présent accord.
2. Sauf disposition contraire du présent accord, les dispositions du présent chapitre s'appliquent au commerce des marchandises d'une partie.
SECTION A
DROITS DE DOUANE
ARTICLE 2.2
Traitement national
Chaque partie accorde le traitement national aux marchandises de l'autre partie, conformément à l'article III du GATT de 1994, y compris ses notes et ses dispositions additionnelles. À cette fin, l'article III du GATT de 1994 ainsi que ses notes et ses dispositions additionnelles sont incorporés au présent accord et en font partie intégrante, mutatis mutandis.
ARTICLE 2.3
Définitions
Aux fins du présent chapitre, on entend par «marchandise originaire» une marchandise qui remplit les conditions pour être considérée comme originaire d'une partie en vertu des règles d'origine énoncées au chapitre 3.
ARTICLE 2.4
Réduction et élimination des droits de douane
1. Sauf disposition contraire du présent accord, chaque partie réduit ou élimine les droits de douane qu'elle applique sur les marchandises originaires conformément à l'annexe 2-A.
2. La classification des marchandises échangées entre les parties respecte la nomenclature tarifaire de chaque partie, conformément au système harmonisé. Chaque partie précise dans l'appendice de l'annexe 2-A qui la concerne la version du système harmonisé qu'elle utilise à cette fin.
3. Une partie peut créer une nouvelle ligne tarifaire. Dans ce cas, et en ce qui concerne le commerce entre les parties, le droit de douane applicable aux marchandises correspondantes relevant de la nouvelle ligne tarifaire est égal ou inférieur au droit de douane applicable aux marchandises correspondantes relevant de la ligne tarifaire initiale indiquée à l'annexe 2-A et la concession tarifaire convenue reste inchangée.
4. Pour chaque marchandise originaire de l'autre partie, le taux de base des droits de douane sur les importations auxquels s'appliquent les réductions successives au titre du paragraphe 1 est indiqué à l'annexe 2-A.
5. Sans préjudice des paragraphes 1 et 3, pendant une période de 2 (deux) ans à compter de la date d'entrée en vigueur du présent accord, l'Union européenne n'augmente pas les droits de douane appliqués le 31 décembre 2017 sur les marchandises originaires du Paraguay qui sont classées dans les lignes tarifaires suivantes figurant à l'appendice 2-A-1 en tant que marchandises «PY»: 20019030, 21012098, 21069098 et 33021029. Aux fins du présent paragraphe, on entend par «marchandises originaires du Paraguay» les marchandises conformes aux règles d'origine établies au titre II, chapitre 1, section 2, sous-sections 2 et 3, du règlement délégué (UE) 2015/2446 de la Commission du 28 juillet 2015 complétant le règlement (UE) no 952/2013 du Parlement européen et du Conseil au sujet des modalités de certaines dispositions du code des douanes de l'Union (3) et au titre II, chapitre 2, section 2, sous-sections 3 à 9, du règlement d'exécution (UE) 2015/2447 de la Commission du 24 novembre 2015 établissant les modalités d'application de certaines dispositions du règlement (UE) no 952/2013 du Parlement européen et du Conseil établissant le code des douanes de l'Union (4).
6. Sauf disposition contraire du présent accord, une partie s'abstient d'introduire de nouveaux droits de douane ou d'augmenter les droits de douane qui sont déjà appliqués conformément aux taux de base fixés à l'annexe 2-A sur le commerce des marchandises originaires entre les parties à partir de la date d'entrée en vigueur du présent accord. Il est entendu qu'une partie peut augmenter un droit de douane applicable au commerce entre les parties conformément à l'annexe 2-A, qui a été réduit unilatéralement par ladite partie, au niveau fixé dans ladite annexe pour l'année concernée à la suite de cette réduction unilatérale.
7. Si une partie réduit le taux du droit de douane qu'elle applique à la nation la plus favorisée jusqu'à un niveau inférieur au taux de base pour une ligne tarifaire spécifique figurant à l'annexe 2-A, ce taux de droit est réputé remplacer le taux de base de l'annexe 2-A s'il est inférieur au taux de base et aussi longtemps qu'il le reste, aux fins du calcul du taux préférentiel pour cette ligne tarifaire. À cet égard, la partie applique la réduction tarifaire sur le taux qu'elle applique à la nation la plus favorisée pour calculer le taux de droit de douane applicable, tout en maintenant en toutes circonstances la marge de préférence relative pour chaque ligne tarifaire. Ladite marge de préférence relative pour une ligne tarifaire correspond à la différence entre le taux de base indiqué à l'annexe 2-A et le taux du droit appliqué pour cette ligne tarifaire conformément à l'annexe 2-A divisée par ce taux de base et exprimée en pourcentage.
8. Chaque partie peut accélérer l'élimination des droits de douane sur les marchandises originaires de l'autre partie ou améliorer d'une autre manière les conditions d'accès au marché des marchandises originaires de l'autre partie, si sa situation économique générale et la situation du secteur économique concerné le permettent.
9. À partir de 3 (trois) ans après la date d'entrée en vigueur du présent accord, à la demande de l'une des parties, le sous-comité «Commerce des marchandises», visé à l'article 2.14, envisage des mesures visant à améliorer l'accès au marché. Le conseil «Commerce» est habilité à adopter des décisions visant à modifier l'annexe 2-A. Ces décisions remplacent le taux de droit ou la catégorie de démantèlement déterminés à l'annexe 2-A pour les marchandises originaires concernées.
ARTICLE 2.5
Marchandises réadmises après réparation
1. Aux fins du présent article, on entend par «réparation» toute opération de transformation réalisée sur une marchandise afin de remédier à des défauts de fonctionnement ou à des dégâts matériels et entraînant la restauration de la fonction initiale de la marchandise, ou afin d'assurer sa conformité avec les prescriptions techniques imposées pour son utilisation, sans laquelle la marchandise ne pourrait plus être utilisée de façon normale pour les fins auxquelles elle était destinée. La réparation d'une marchandise comprend la remise en état et l'entretien, mais exclut une opération ou un procédé qui:
| a) | détruit les caractéristiques essentielles d'une marchandise ou crée une marchandise nouvelle ou commercialement différente; |
| b) | transforme une marchandise non finie en une marchandise finie; ou |
| c) | sert à améliorer les performances techniques d'une marchandise. |
2. Une partie n'applique pas de droit de douane sur une marchandise, quelle qu'en soit l'origine, qui est réadmise sur son territoire douanier après en avoir été exportée temporairement vers le territoire douanier de l'autre partie pour y être réparée, indépendamment de la question de savoir si cette réparation aurait pu être effectuée sur le territoire douanier de la partie d'où la marchandise a été exportée pour réparation au sens du paragraphe 1.
3. Le paragraphe 2 ne s'applique pas à une marchandise importée sous caution dans des zones franches ou à statut similaire, qui est exportée pour réparation et qui n'est pas réimportée sous caution dans des zones franches ou à statut similaire.
4. Une partie n'applique pas de droit de douane sur une marchandise, quelle qu'en soit l'origine, qui est importée temporairement du territoire douanier de l'autre partie en vue d'une réparation.
SECTION B
MESURES NON TARIFAIRES
ARTICLE 2.6
Redevances et autres impositions à l'importation et à l'exportation
1. Chaque partie veille, conformément à l'article VIII du GATT de 1994, y compris ses notes et dispositions additionnelles, à ce que toutes les redevances et autres impositions de quelque nature qu'elles soient (5), autres que les droits à l'importation et à l'exportation perçus à l'importation ou à l'exportation ou à l'occasion de l'importation ou de l'exportation, soient limitées au montant correspondant au coût approximatif des services rendus, ne soient pas calculées sur une base ad valorem, et ne constituent pas une protection indirecte des marchandises nationales ou une taxe de nature fiscale à l'importation ou à l'exportation.
2. Chaque partie peut appliquer des impositions ou récupérer des coûts uniquement pour des services spécifiques rendus, en particulier les suivants:
| a) | la présence requise du personnel douanier en dehors des heures de bureau officielles ou dans des locaux autres que ceux de la douane; |
| b) | des analyses ou des expertises de marchandises ainsi que des frais postaux pour leur renvoi au demandeur, notamment en rapport avec des décisions en matière de renseignements contraignants ou la mise à disposition d'informations concernant l'application des dispositions législatives et réglementaires douanières; |
| c) | l'examen ou le prélèvement d'échantillons de marchandises à des fins de vérification, ou la destruction de marchandises, en cas de frais autres que ceux liés au recours au personnel douanier; ou |
| d) | des mesures exceptionnelles de contrôle, lorsque celles-ci se révèlent nécessaires en raison de la nature des marchandises ou d'un risque potentiel. |
3. Une partie n'exige pas de formalités consulaires, y compris honoraires et redevances connexes, à l'occasion de l'importation de marchandises de l'autre partie. Les parties disposent d'une période de transition de 3 (trois) ans à compter de la date d'entrée en vigueur du présent accord pour satisfaire aux exigences du présent paragraphe (6).
4. Chaque partie publie une liste des redevances et impositions qu'elle perçoit à l'occasion de l'importation ou de l'exportation de marchandises.
ARTICLE 2.7
Procédures de licences d'importation et d'exportation
1. Les parties veillent à ce que toutes les procédures de licences d'importation et d'exportation applicables au commerce de marchandises entre les parties soient neutres dans leur application et gérées de manière juste, équitable, non discriminatoire et transparente.
2. Chaque partie adopte ou maintient des procédures de licences en tant que condition nécessaire à l'importation sur son territoire à partir du territoire de l'autre partie ou nécessaire à l'exportation depuis son territoire vers le territoire de l'autre partie uniquement si elle ne peut pas raisonnablement recourir à d'autres procédures appropriées pour atteindre un objectif administratif.
3. Une partie n'adopte ni ne maintient aucune procédure de licences d'importation ou d'exportation non automatiques (7), à moins que cela ne soit nécessaire pour mettre en œuvre une mesure conforme au présent accord. Une partie qui adopte des procédures de licences d'importation ou d'exportation non automatiques indique clairement la mesure que cette procédure de licence met en œuvre.
4. Chaque partie adopte et gère des procédures de licences conformément aux articles 1er à 3 de l'accord de l'OMC sur les procédures de licences d'importation (ci-après dénommé «accord sur les licences d'importation»). À cette fin, les articles 1er à 3 de l'accord sur les licences d'importation sont incorporés mutatis mutandis au présent accord, dont ils font partie intégrante, et s'appliquent à toutes les procédures de licences d'exportation.
5. Toute partie introduisant ou modifiant des procédures de licences d'importation et d'exportation met toutes les informations pertinentes à disposition sur un site internet officiel. Ces informations sont mises à disposition, chaque fois que c'est possible dans la pratique, 21 (vingt et un) jours avant la date d'application de l'introduction ou de la modification des procédures de licence, et en aucun cas après cette date. Les informations disponibles sur l'internet contiennent les renseignements requis en vertu de l'article 5 de l'accord sur les licences d'importation. Chaque partie notifie à l'autre partie toute introduction ou modification des procédures de licences d'exportation et cette notification contient les mêmes informations que celles visées à l'article 5 de l'accord sur les licences d'importation.
6. À la demande d'une partie, l'autre partie fournit dans les plus brefs délais toute information pertinente en ce qui concerne des procédures de licences d'importation ou d'exportation que la partie à laquelle la demande est adressée envisage d'adopter, a adopté ou maintient, y compris les renseignements spécifiés aux articles 1er à 3 de l'accord sur les licences d'importation, mutatis mutandis.
ARTICLE 2.8
Concurrence à l'exportation
1. Les parties affirment les engagements qu'elles ont pris dans la décision ministérielle de l'OMC du 19 décembre 2015 sur la concurrence à l'exportation [WT/MIN(15)/45, WT/L/980] (ci-après dénommée «décision ministérielle sur la concurrence à l'exportation»).
2. Aux fins du présent article, on entend par «subventions à l'exportation» les subventions au sens des articles 1er et 3 de l'accord SMC qui sont subordonnées aux résultats à l'exportation, y compris les subventions énumérées à l'annexe I de l'accord SMC et les subventions énumérées à l'article 9 de l'accord sur l'agriculture.
3. Une partie ne maintient pas, n'institue pas ni ne réinstitue des subventions à l'exportation sur une marchandise agricole qui est exportée ou incorporée dans un produit exporté.
4. Une partie ne maintient pas, n'institue pas ni ne réinstitue des crédits à l'exportation, des garanties de crédit à l'exportation, des programmes d'assurance, des entreprises commerciales d'État ou une aide alimentaire internationale, ou d'autres mesures ayant un effet équivalent à une subvention à l'exportation, sur une marchandise agricole qui est exportée ou incorporée dans une marchandise exportée vers le territoire de l'autre partie, à moins que ces mesures ne respectent les obligations incombant à la partie exportatrice en vertu des accords de l'OMC et des décisions de la Conférence ministérielle et du Conseil général de l'OMC, y compris en particulier la décision ministérielle sur la concurrence à l'exportation.
5. Les parties réaffirment l'engagement qu'elles ont pris dans la déclaration ministérielle de Bali de l'OMC adoptée le 7 décembre 2013 [(WT/MIN(13)/DEC)], renforcée par la décision ministérielle sur la concurrence à l'exportation, d'accroître la transparence et d'améliorer le suivi de toutes les formes de subventions à l'exportation et de crédits à l'exportation, de garanties de crédit à l'exportation, de programmes d'assurance, d'entreprises commerciales d'État et d'aide alimentaire internationale, ainsi que d'autres mesures ayant un effet équivalent à une subvention à l'exportation.
6. Les parties réaffirment les engagements qu'elles ont pris dans la décision ministérielle sur la concurrence à l'exportation en ce qui concerne l'aide alimentaire internationale, et elles collaborent pour encourager les bonnes pratiques en matière d'acheminement de l'aide alimentaire au sein des enceintes internationales compétentes en cherchant à limiter la monétisation de l'aide alimentaire et à limiter la fourniture d'une aide alimentaire en nature aux situations d'urgence.
ARTICLE 2.9
Droits, taxes ou autres redevances et charges sur les exportations
Une partie n'institue pas ni ne maintient des droits ou impositions de toute nature à l'exportation ou à l'occasion de l'exportation d'une marchandise vers l'autre partie, sauf si elle agit conformément à l'annexe 2-B, après 3 (trois) ans à compter de la date d'entrée en vigueur du présent accord.
ARTICLE 2.10
Entreprises commerciales d'État
1. Aucune disposition du présent accord n'empêche une partie de maintenir ou d'établir une entreprise commerciale d'État conformément à l'article XVII du GATT de 1994, y compris ses notes et ses dispositions additionnelles, et du mémorandum d'accord sur l'interprétation de l'article XVII du GATT de 1994, qui sont incorporés au présent accord et en font partie intégrante, mutatis mutandis.
2. Si une partie demande des informations à l'autre partie sur des cas individuels d'entreprises commerciales d'État, sur leurs activités ou sur les retombées de leurs activités sur les échanges commerciaux bilatéraux, la partie à laquelle la demande est adressée assure toute la transparence, conformément à l'article XVII du GATT de 1994.
3. Nonobstant le paragraphe 1, une partie ne désigne ni ne maintient un monopole désigné à l'importation ou à l'exportation, à l'exception de ceux déjà établis par une partie ou prescrits par sa constitution et énumérés à l'annexe 2-C. Aux fins du présent paragraphe, on entend par «monopole à l'importation ou à l'exportation» le pouvoir ou le droit exclusif, octroyé par une partie à une entité, d'importer une marchandise depuis l'autre partie ou d'exporter une marchandise vers l'autre partie.
ARTICLE 2.11
Interdiction des restrictions quantitatives
1. Une partie n'adopte ni ne maintient aucune interdiction ou restriction applicable à l'importation de toute marchandise provenant de l'autre partie ou à l'exportation ou la vente à l'exportation de toute marchandise à destination de l'autre partie, que ce soit au moyen de contingents, de licences ou d'autres mesures, sauf si elle agit conformément à l'article XI du GATT de 1994, y compris ses notes et ses dispositions additionnelles. À cette fin, l'article XI du GATT de 1994 ainsi que ses notes et ses dispositions additionnelles sont incorporés au présent accord et en font partie intégrante, mutatis mutandis.
2. Une partie n'adopte ni ne maintient de prescriptions de prix à l'exportation et à l'importation, sauf dans la mesure autorisée pour l'exécution d'ordonnances en matière de droits antidumping et compensateurs ou d'engagements de prix.
ARTICLE 2.12
Utilisation des préférences
1. En vue d'assurer un suivi du fonctionnement du présent accord et de calculer les taux d'utilisation des préférences, les parties échangent chaque année des statistiques sur les importations pour une période débutant 1 (un) an après la date d'entrée en vigueur du présent accord et s'achevant 10 (dix) ans après l'achèvement du démantèlement tarifaire pour toutes les marchandises conformément aux listes de l'annexe 2-A. À moins que le comité «Commerce» n'en décide autrement, cette période est automatiquement prolongée pour 5 (cinq) ans et le comité «Commerce» peut décider de la prolonger à nouveau.
2. L'échange de statistiques sur les importations visé au paragraphe 1 porte sur les données relatives à l'année disponible la plus récente et inclut la valeur, et, le cas échéant, le volume, de chaque ligne tarifaire pour les importations des marchandises de l'autre partie bénéficiant d'un traitement tarifaire préférentiel au titre du présent accord et pour celles auxquelles est appliqué un traitement non préférentiel.
3. Sans préjudice du paragraphe 2 et sous réserve des exigences de confidentialité prévues par les dispositions législatives et réglementaires de chaque partie, une partie n'est pas tenue d'échanger des statistiques sur les importations.
ARTICLE 2.13
Mesures spéciales concernant la gestion du traitement préférentiel
1. Les parties coopèrent en vue de prévenir et de détecter les violations de leurs dispositions législatives et réglementaires, les irrégularités et les fraudes relatives au traitement préférentiel accordé en vertu du présent chapitre, et de lutter contre ces dernières, conformément au chapitre 3 et à l'annexe 4-A.
2. Une partie peut, conformément à la procédure prévue au paragraphe 4, décider de suspendre temporairement le traitement préférentiel applicable aux produits concernés si cette partie constate, sur la base d'informations objectives, convaincantes et vérifiables:
| a) | que des violations des dispositions législatives et réglementaires pertinentes, des irrégularités ou des fraudes ont été commises de manière systématique et à large échelle afin d'obtenir le traitement tarifaire préférentiel accordé en vertu du présent chapitre; et |
| b) | que l'autre partie refuse ou manque systématiquement de se conformer à ses obligations visées au paragraphe 1, conformément au chapitre 3 et à l'annexe 4-A. |
3. Aux fins du présent article, un manquement aux obligations visées au paragraphe 1 correspond, entre autres, aux comportements suivants, mis en œuvre de façon systématique et clairement démontrée:
| a) | le non-respect de l'obligation de vérifier le caractère originaire des produits concernés, selon les procédures établies aux articles 3.24 et 3.25; et |
| b) | le refus de communiquer le résultat d'une vérification de l'origine effectuée conformément aux articles 3.25 et 3.26, ou un retard injustifié en la matière; ou |
| c) | l'absence de la coopération administrative prévue à l'annexe 4-A. |
4. La partie ayant fait une constatation telle qu'elle est visée au paragraphe 2 en donne notification sans retard injustifié au comité «Commerce» et lui communique les informations sur lesquelles elle fonde sa constatation.
5. Lorsque les exigences du paragraphe 4 sont remplies, la partie qui a fait une constatation engage des consultations avec l'autre partie, au sein du comité «Commerce», en vue de parvenir à une solution acceptable pour les deux parties. Si les parties ne s'accordent pas sur une solution mutuellement acceptable dans un délai de 3 (trois) mois à compter de la date de notification, la partie ayant constaté les faits peut décider de suspendre temporairement le traitement préférentiel des produits concernés. En pareil cas, la partie qui a fait la constatation notifie la suspension temporaire au comité «Commerce» sans retard injustifié.
6. La décision de suspendre temporairement le traitement préférentiel applicable du produit concerné au titre du paragraphe 5 ne s'applique que durant une période proportionnée à l'incidence sur les intérêts financiers de la partie concernée et ne dépassant pas 3 (trois) mois. S'il peut être établi de manière objective et vérifiable que les conditions ayant donné lieu à cette décision de suspension persistent à l'expiration de la période de suspension, la partie concernée peut décider de renouveler cette décision de suspension pour une durée égale. Toute suspension fait l'objet de consultations périodiques au sein du comité «Commerce». En cas de renouvellement, des consultations ont lieu au sein du comité «Commerce» au moins 15 (quinze) jours avant l'expiration de la période de suspension.
7. Chaque partie publie, conformément à ses procédures internes, des communications destinées aux importateurs sur toute notification d'une constatation visée au paragraphe 4 et toute décision de suspension temporaire visée aux paragraphes 5 et 6.
SECTION C
DISPOSITIONS INSTITUTIONNELLES
ARTICLE 2.14
Sous-comité «Commerce des marchandises»
1. Le sous-comité «Commerce des marchandises», institué en vertu de l'article 22.3, paragraphe 4, exerce les fonctions suivantes, en plus de celles énumérées aux articles 5.14 et 22.3:
| a) | favoriser le commerce des marchandises entre les parties; |
| b) | évaluer chaque année l'utilisation et l'administration des contingents et des préférences accordés au titre du présent accord; et |
| c) | examiner, élucider et traiter toute question technique qui peut se poser entre les parties sur des questions liées à l'application de la nomenclature tarifaire de chaque partie, telle qu'elle est définie aux paragraphes 3 et 4 de l'annexe 2-A. |
ARTICLE 2.15
Sous-comité «Commerce des produits vitivinicoles et spiritueux»
1. Le sous-comité «Commerce des produits vitivinicoles et spiritueux», institué conformément à l'article 22.3, paragraphe 4, exerce les fonctions suivantes, en plus de celles énumérées à l'article 22.3:
| a) | notifier en temps utile les modifications apportées aux dispositions législatives et réglementaires relatives aux questions régies par l'annexe 2-D qui ont une incidence sur les produits vitivinicoles et spiritueux faisant l'objet de commerce entre les parties; et |
| b) | adopter des décisions pour préciser les modalités des règles énoncées au paragraphe 2 de l'appendice 2-D-3, en particulier les formulaires à utiliser et le détail des informations à fournir dans le rapport d'analyse. |
ARTICLE 2.16
Coopération en matière de commerce des produits vitivinicoles et spiritueux et points focaux
1. Les parties coopèrent en matière de commerce des produits vitivinicoles et spiritueux et traitent les questions liées à ce commerce, en particulier les aspects suivants:
| a) | définitions des produits, certification et étiquetage des produits vitivinicoles; |
| b) | utilisation des cépages dans la vinification et indication de ceux-ci dans l'étiquetage; et |
| c) | définitions des produits, certification et étiquetage des spiritueux. |
2. Les parties travaillent en étroite coopération et cherchent des moyens d'améliorer l'assistance qu'elles se prêtent dans l'application de l'annexe 2-D, notamment en vue de lutter contre les pratiques frauduleuses.
3. Afin de faciliter l'assistance mutuelle entre les autorités et organismes des parties chargés de faire respecter la législation dans les matières régies par l'annexe 2-D, chaque partie désigne les autorités et organismes chargés d'appliquer et de faire respecter ladite annexe. Si une partie désigne plusieurs autorités ou organismes compétents, elle veille à ce que les travaux de ces organismes et autorités soient coordonnés. Dans ce cas, une partie désigne également une autorité ou un organisme de liaison unique qui est le seul point focal pour l'autorité ou l'organisme de l'autre partie.
4. Les parties s'informent, par l'intermédiaire du sous-comité «Commerce des produits vitivinicoles et spiritueux», des coordonnées des organismes, autorités et points focaux visés au paragraphe 3 au plus tard 6 (six) mois après la date d'entrée en vigueur du présent accord. Les parties s'informent de toute modification des coordonnées de ces organismes, autorités et points focaux.
CHAPITRE 3
RÈGLES D'ORIGINE ET PROCÉDURES D'ORIGINE
SECTION A
RÈGLES D'ORIGINE
ARTICLE 3.1
Définitions
Aux fins du présent chapitre, on entend par:
| a) | «classé»: le fait, pour un produit ou une matière, d'être classé dans une section, un chapitre, une position ou une sous-position spécifiques du système harmonisé; |
| b) | «envoi»: les produits envoyés simultanément par un même exportateur à un même destinataire ou transportés sous le couvert d'un document de transport unique de l'exportateur au destinataire ou, en l'absence d'un tel document, couverts par une facture unique; |
| c) | «autorité douanière ou autorité gouvernementale compétente»:
|
| d) | «exportateur»: une personne installée sur le territoire d'une partie qui exporte le produit originaire et établit une attestation d'origine; |
| e) | «matières fongibles»: des matières qui sont de nature et de qualité commerciale identiques, qui possèdent les mêmes caractéristiques techniques et physiques et qui ne peuvent être distinguées les unes des autres une fois qu'elles sont incorporées dans le produit; |
| f) | «marchandises»: les matières et les produits; |
| g) | «importateur»: une personne qui importe le produit originaire et demande un traitement tarifaire préférentiel pour ce produit; |
| h) | «fabrication»: toute ouvraison ou transformation, y compris l'assemblage ou les opérations spécifiques; |
| i) | «matière»: tout ingrédient, toute matière première, tout composant ou toute partie utilisés dans la fabrication d'un produit; et |
| j) | «produit»: le produit obtenu, même s'il est destiné à être utilisé ultérieurement au cours d'une autre opération de fabrication. |
ARTICLE 3.2
Exigences générales
1. Aux fins de l'application du traitement tarifaire préférentiel par une partie à des marchandises originaires de l'autre partie conformément au présent accord, les produits suivants sont considérés comme originaires de l'Union européenne, pour autant qu'ils remplissent toutes les autres exigences applicables prévues par le présent chapitre:
| a) | les produits entièrement obtenus dans l'Union européenne conformément à l'article 3.4; |
| b) | les produits obtenus dans l'Union européenne exclusivement à partir de matières originaires; ou |
| c) | les produits obtenus dans l'Union européenne incorporant des matières non originaires, à condition qu'ils satisfassent aux exigences énoncées à l'annexe 3-B. |
2. Aux fins de l'application du traitement tarifaire préférentiel par une partie à des marchandises originaires de l'autre partie conformément au présent accord, les produits suivants sont considérés comme originaires du Mercosur, pour autant qu'ils remplissent toutes les autres exigences applicables prévues par le présent chapitre:
| a) | les produits entièrement obtenus dans le Mercosur conformément à l'article 3.4; |
| b) | les produits obtenus dans le Mercosur exclusivement à partir de matières originaires; ou |
| c) | les produits obtenus dans le Mercosur incorporant des matières non originaires, à condition qu'ils satisfassent aux exigences énoncées à l'annexe 3-B. |
3. Si un produit a acquis le caractère originaire, les matières non originaires utilisées dans sa fabrication ne sont pas considérées comme non originaires lorsque ce produit est incorporé comme matière dans un autre produit.
ARTICLE 3.3
Cumul bilatéral de l'origine
1. Les produits originaires de l'Union européenne sont considérés comme des matières originaires du Mercosur lorsqu'ils sont incorporés dans un produit qui y est obtenu, à condition qu'ils aient fait l'objet d'ouvraisons ou de transformations allant au-delà des opérations visées à l'article 3.6.
2. Les produits originaires du Mercosur sont considérés comme des matières originaires de l'Union européenne lorsqu'ils sont incorporés dans un produit qui y est obtenu, à condition qu'ils aient fait l'objet d'ouvraisons ou de transformations allant au-delà des opérations visées à l'article 3.6.
ARTICLE 3.4
Produits entièrement obtenus
1. Sont considérés comme des produits entièrement obtenus dans l'Union européenne ou dans le Mercosur:
| a) | les produits minéraux et autres substances naturelles extraits de leur sol ou de leur fond marin; |
| b) | les plantes et les produits du règne végétal qui y sont cultivés ou récoltés; |
| c) | les animaux vivants qui y sont nés et élevés; |
| d) | les produits provenant d'animaux vivants qui y font l'objet d'un élevage; |
| e) | les produits issus d'animaux abattus qui y sont nés et y ont été élevés; |
| f) | les produits de la chasse ou de la pêche qui y sont pratiquées; |
| g) | les produits issus de l'aquaculture, lorsque les poissons, crustacés, mollusques et autres invertébrés aquatiques y sont nés et élevés; |
| h) | les produits de la pêche et autres produits tirés de la mer par leurs navires (8); |
| i) | les produits fabriqués à bord de leurs navires-usines, exclusivement à partir de produits visés au point h); |
| j) | les produits minéraux et autres ressources naturelles non biologiques qui sont extraits ou tirés du fond marin, du sol ou du sous-sol marin, selon le cas:
|
| k) | les articles usagés qui y sont collectés et qui ne peuvent servir qu'à la récupération de matières premières; |
| l) | les déchets et débris provenant d'opérations manufacturières qui y sont effectuées (9); ou |
| m) | les marchandises qui y sont fabriquées exclusivement à partir de produits visés aux points a) à l). |
2. Les expressions «leurs navires» et «leurs navires-usines» utilisées au paragraphe 1, points h) et i), ne s'appliquent qu'aux navires et navires-usines:
| a) | qui sont immatriculés dans un État membre de l'Union européenne ou dans un État du Mercosur signataire et, le cas échéant, qui disposent d'un permis de pêche délivré par un État du Mercosur signataire ou l'Union européenne au nom d'entreprises de pêche dûment enregistrées pour exercer des activités dans cet État membre de l'Union européenne ou dans cet État du Mercosur signataire; |
| b) | qui battent pavillon du même État membre de l'Union européenne ou État du Mercosur signataire d'immatriculation (10); et |
| c) | qui remplissent l'une des conditions suivantes:
|
ARTICLE 3.5
Tolérances
1. Si une matière non originaire utilisée dans la fabrication d'un produit ne satisfait pas aux exigences énoncées à l'annexe 3-B, ce produit est néanmoins considéré comme originaire d'une partie si:
| a) | la valeur totale des matières non originaires n'excède pas 10 % (dix pour cent) du prix départ usine du produit; et |
| b) | aucun des pourcentages correspondant à la valeur ou au poids maximal de matières non originaires indiqués à l'annexe 3-B n'est dépassé par l'application du présent paragraphe. |
2. Le paragraphe 1 ne s'applique pas aux produits relevant des chapitres 50 à 63 du système harmonisé, pour lesquels s'appliquent les tolérances prévues dans les notes 6 et 7 de l'annexe 3-A.
ARTICLE 3.6
Ouvraisons ou transformations insuffisantes
1. Nonobstant l'article 3.2, paragraphe 1, point c), et paragraphe 2, point c), un produit n'est pas considéré comme originaire d'une partie si la fabrication du produit consiste uniquement en les opérations suivantes pratiquées sur des matières non originaires dans ladite partie:
| a) | les opérations dont le but est d'assurer la conservation des produits pendant le transport et le stockage; |
| b) | les changements d'emballage et les divisions et réunions de colis; |
| c) | le lavage, le nettoyage, le dépoussiérage, l'enlèvement d'oxyde, d'huile, de peinture ou d'autres revêtements; |
| d) | le repassage ou le pressage des textiles; |
| e) | les opérations simples de peinture et de polissage; |
| f) | le décorticage, le blanchiment partiel ou total, le lissage et le glaçage des céréales et du riz; |
| g) | les opérations consistant à colorer ou à aromatiser le sucre, ou à le mouler en morceaux; la mouture partielle ou totale du sucre cristallisé; |
| h) | l'épluchage, le dénoyautage ou l'écorçage des fruits, des fruits à coque et des légumes; |
| i) | l'aiguisage, le simple broyage, la séparation ou le simple découpage; |
| j) | le criblage, le tamisage, le triage, le classement, le calibrage et l'assortiment, y compris la composition d'assortiments de marchandises; |
| k) | la simple mise en bouteilles, en canettes, en flacons, en sacs, en étuis ou en boîtes, sur cartes, sur planchettes ou toute autre opération simple de conditionnement; |
| l) | l'apposition ou l'impression, sur les produits ou sur leurs emballages, de marques, d'étiquettes, de logos et d'autres signes similaires; |
| m) | le simple mélange de produits, même d'espèces différentes, et le simple mélange de sucre et de toute autre matière; |
| n) | le simple assemblage de parties non originaires en vue de constituer un produit complet ou le démontage de produits en parties; |
| o) | la simple addition d'eau, la dilution, la déshydratation ou la dénaturation des produits; |
| p) | la combinaison de deux ou plusieurs des opérations visées aux points a) à o); ou |
| q) | l'abattage d'animaux. |
2. Aux fins du paragraphe 1, les opérations sont qualifiées de simples si elles ne nécessitent ni qualifications particulières, ni machines, appareils ou outils fabriqués ou installés spécialement pour leur réalisation.
ARTICLE 3.7
Unité à prendre en considération
1. L'unité à prendre en considération aux fins de l'application du présent chapitre est le produit particulier tel qu'il est classé dans le système harmonisé.
2. Dans le cas d'un produit composé d'un groupe ou d'un assemblage d'articles qui est classé dans une seule position du système harmonisé, l'ensemble constitue l'unité à prendre en considération.
3. Dans le cas d'un envoi composé d'un certain nombre de produits identiques classés à la même position du système harmonisé, le présent chapitre s'applique à ces produits considérés individuellement.
ARTICLE 3.8
Matières de conditionnement, matières d'emballage et contenants
1. Si, au titre de la règle générale no 5 pour l'interprétation du système harmonisé, les emballages sont classés avec le produit qu'ils contiennent, ils doivent être considérés comme formant un tout avec le produit aux fins de la détermination de l'origine
2. Les matières d'emballage et les contenants utilisés pour l'expédition qui servent à protéger les produits pendant leur transport ne sont pas pris en considération pour déterminer l'origine de ces produits.
ARTICLE 3.9
Accessoires, pièces de rechange et outillages
Les accessoires, pièces de rechange et outillages livrés avec un matériel, une machine, un appareil ou un véhicule, qui sont usuels pour ce produit et sont compris dans le prix ou ne sont pas facturés à part, sont considérés comme formant un tout avec le matériel, la machine, l'appareil ou le véhicule considéré.
ARTICLE 3.10
Séparation comptable
1. Si des matières fongibles originaires et non originaires sont utilisées dans la fabrication d'un produit, ces matières sont séparées physiquement, en fonction de leur origine, durant le stockage de sorte que les matières originaires préservent leur caractère originaire
2. Nonobstant le paragraphe 1, la séparation physique des matières fongibles originaires et non originaires n'est pas nécessaire dans la fabrication d'un produit si l'origine de ce produit est déterminée conformément à la méthode de séparation comptable utilisée pour la gestion des stocks.
3. La séparation comptable est consignée et appliquée conformément aux principes de comptabilité généralement admis qui sont applicables dans la partie où le produit est fabriqué.
4. La méthode de séparation comptable peut être utilisée seulement s'il peut être garanti que, à tout moment, le caractère originaire n'est pas attribué à plus de produits que ce qui serait le cas si les matières avaient été séparées physiquement.
5. Une partie peut exiger que l'application de la méthode de séparation comptable soit soumise à l'autorisation préalable des autorités compétentes concernées. Les autorités compétentes peuvent délivrer l'autorisation sous réserve des conditions qu'elles estiment appropriées et, dans ce cas, contrôlent l'usage qui est fait de l'autorisation. Ces autorités peuvent retirer l'autorisation à tout moment si le bénéficiaire de l'autorisation fait un usage abusif de la méthode de séparation comptable de quelque manière que ce soit ou ne remplit pas l'une des autres conditions énoncées dans le présent chapitre.
ARTICLE 3.11
Assortiments
Les assortiments, au sens de la règle générale no 3 pour l'interprétation du système harmonisé, sont considérés comme originaires dès lors que tous les articles entrant dans leur composition sont des produits originaires. Toutefois, si un assortiment est composé de produits originaires et non originaires, il est considéré dans son ensemble comme originaire, à condition que la valeur des produits non originaires n'excède pas 15 % (quinze pour cent) du prix départ usine de l'assortiment.
ARTICLE 3.12
Éléments neutres
Pour déterminer si un produit est originaire, il n'est pas nécessaire de déterminer l'origine des éléments suivants utilisés lors de sa fabrication:
| a) | énergie et combustibles; |
| b) | installations et équipements; |
| c) | machines et outils; ou |
| d) | marchandises qui n'entrent pas et ne sont pas destinées à entrer dans la composition finale du produit. |
ARTICLE 3.13
Principe de territorialité
1. Les conditions énoncées dans le présent chapitre concernant l'acquisition du caractère originaire sont remplies sans interruption dans l'Union européenne ou dans le Mercosur.
2. Si des marchandises originaires exportées de l'Union européenne ou du Mercosur vers un pays tiers sont retournées, elles sont considérées comme non originaires, à moins qu'il puisse être démontré à la satisfaction des autorités douanières que les marchandises retournées:
| a) | sont celles qui ont été exportées; et |
| b) | n'ont pas subi d'opérations au-delà de ce qui est nécessaire pour assurer leur conservation pendant qu'elles étaient dans ce pays tiers ou qu'elles étaient exportées. |
ARTICLE 3.14
Conditions de transport
1. Les produits déclarés en vue de leur importation dans une partie sont ceux qui ont été exportés de l'autre partie dont ils sont considérés comme originaires. Ils n'ont subi aucune modification ou transformation d'aucune sorte, ni fait l'objet d'opérations autres que celles qui sont nécessaires pour assurer leur conservation ou que l'ajout ou l'apposition de marques, d'étiquettes, de scellés ou de tout autre signe distinctif, afin de garantir le respect d'exigences internes spécifiques de la partie importatrice, avant d'être déclarés pour l'importation.
2. Il est possible de procéder à l'entreposage des produits ou des envois et au fractionnement des envois si cela est effectué sous la responsabilité de l'exportateur ou d'un détenteur ultérieur des marchandises et si les produits restent sous le contrôle de la douane du ou des pays de transit.
3. En cas de doute quant au respect des conditions prévues aux paragraphes 1 et 2, les autorités douanières de la partie importatrice peuvent demander à l'importateur de produire des preuves du respect de ces conditions, qui peuvent être apportées par tous moyens, y compris des documents de transport contractuels tels que des connaissements, des preuves factuelles ou concrètes basées sur le marquage ou la numérotation des emballages, ou toute preuve liée au produit lui-même.
ARTICLE 3.15
Expositions
1. Les produits originaires envoyés pour être exposés dans un pays et qui sont vendus, après l'exposition, en vue d'être importés dans l'Union européenne ou le Mercosur bénéficient à l'importation des dispositions du présent accord à condition qu'il soit démontré à la satisfaction des autorités douanières de la partie importatrice:
| a) | qu'un exportateur a expédié les produits de l'Union européenne ou du Mercosur vers le pays tiers de l'exposition et les y a exposés; |
| b) | que cet exportateur a vendu les produits ou les a cédés à une personne dans l'Union européenne ou le Mercosur; |
| c) | que les produits ont été expédiés durant l'exposition ou immédiatement après dans l'état où ils ont été expédiés en vue de l'exposition; et |
| d) | que, depuis le moment où ils ont été expédiés en vue de l'exposition, les produits n'ont pas été utilisés à des fins autres que la présentation à cette exposition. |
2. Une attestation d'origine est établie conformément à la section B et soumise aux autorités douanières de la partie importatrice. La désignation et l'adresse de l'exposition y sont indiquées.
3. Le paragraphe 1 s'applique à toutes les expositions, foires ou manifestations publiques analogues, de caractère commercial, industriel, agricole ou artisanal, organisées à des fins autres que privées dans des locaux ou magasins commerciaux et qui ont pour objet la vente de produits étrangers, et pendant lesquelles les produits restent sous contrôle de la douane.
SECTION B
PROCÉDURES D'ORIGINE
ARTICLE 3.16
Exigences générales
Les produits originaires de l'Union européenne qui sont importés dans le Mercosur et les produits originaires du Mercosur qui sont importés dans l'Union européenne bénéficient d'un traitement tarifaire préférentiel au titre du présent accord sur présentation d'une attestation d'origine conformément à l'article 3.17 et aux dispositions législatives et réglementaires de chaque partie (13).
ARTICLE 3.17
Conditions d'établissement d'une attestation d'origine
1. L'attestation d'origine visée à l'article 3.16 peut être établie par:
| a) | un exportateur conformément aux dispositions législatives et réglementaires pertinentes de la partie exportatrice; ou |
| b) | tout exportateur pour tout petit envoi constitué d'un ou de plusieurs colis contenant des produits originaires dont la valeur totale n'excède pas le seuil fixé dans les dispositions législatives et réglementaires pertinentes de la partie exportatrice. |
2. Les parties échangent des informations sur les dispositions législatives et réglementaires pertinentes visées au paragraphe 1:
| a) | à la date d'entrée en vigueur du présent accord; |
| b) | si des modifications sont apportées à ces dispositions législatives et réglementaires, avant leur entrée en vigueur; et |
| c) | à la demande de l'une des parties, à tout moment après l'entrée en vigueur du présent accord. |
3. Une attestation d'origine peut être établie si les produits concernés sont des produits originaires de l'Union européenne ou du Mercosur et remplissent les autres exigences du présent chapitre.
4. L'exportateur établissant une attestation d'origine doit pouvoir présenter à tout moment, à la demande des autorités douanières ou des autorités gouvernementales compétentes de la partie exportatrice, tous les documents appropriés prouvant le caractère originaire des produits concernés ainsi que le respect des autres exigences du présent chapitre.
5. L'exportateur établit une attestation d'origine sur la facture, le bon de livraison ou tout autre document commercial qui décrit le produit originaire de façon suffisamment détaillée pour permettre son identification en se servant de l'une des versions linguistiques indiquées à l'annexe 3-C et conformément aux dispositions législatives et réglementaires de la partie exportatrice.
6. L'attestation d'origine porte la signature manuscrite originale de l'exportateur, sauf disposition contraire des dispositions législatives et réglementaires pertinentes de la partie exportatrice.
7. Une attestation d'origine peut être établie par l'exportateur au moment où les produits auxquels elle se rapporte sont exportés ou après exportation, pour autant que sa présentation dans la partie importatrice n'intervienne pas plus de 2 (deux) ans après l'importation des produits auxquels elle se rapporte.
ARTICLE 3.18
Validité d'une attestation d'origine
1. Une attestation d'origine est valable 12 (douze) mois à compter de la date à laquelle elle a été établie par l'exportateur, et est présentée aux autorités douanières de la partie importatrice au cours de cette période de validité.
2. Les attestations d'origine présentées après l'expiration du délai visé au paragraphe 1 ne peuvent être acceptées aux fins de l'application du traitement préférentiel que si le non-respect du délai de présentation est dû à des circonstances exceptionnelles.
3. Dans les autres cas de présentation tardive, les autorités douanières de la partie importatrice peuvent accepter l'attestation d'origine si les produits leur ont été présentés avant l'expiration de la date limite.
ARTICLE 3.19
Importation par envois échelonnés
Si, à la demande de l'importateur et aux conditions fixées par les autorités douanières de la partie importatrice, des produits démontés ou non montés, au sens de la règle générale no 2 a) pour l'interprétation du système harmonisé, relevant des sections XV à XXI du système harmonisé sont importés par envois échelonnés, une seule attestation d'origine est présentée pour ces produits aux autorités douanières lors de l'importation du premier envoi.
ARTICLE 3.20
Exemptions concernant l'attestation d'origine
1. Sont admis comme produits originaires, sans qu'il y ait lieu de produire une attestation d'origine, les produits qui font l'objet de petits envois adressés à des particuliers par des particuliers ou qui sont contenus dans les bagages personnels des voyageurs, à condition qu'il s'agisse d'importations dépourvues de tout caractère commercial, qu'ils aient été déclarés comme répondant aux exigences du présent chapitre et qu'il n'existe aucun doute quant à la sincérité de la déclaration. Si les produits sont envoyés par la poste, la déclaration peut être faite sur la déclaration en douane CN22 ou CN23 ou sur une feuille annexée à ce document.
2. Sont considérées comme dépourvues de tout caractère commercial les importations qui présentent un caractère occasionnel et qui portent uniquement sur des produits réservés à l'usage personnel ou familial des destinataires ou des voyageurs, ces produits ne devant traduire, par leur nature et leur quantité, aucune intention d'ordre commercial.
3. La valeur totale des produits visés au paragraphe 1 ne dépasse pas les valeurs fixées dans les dispositions législatives et réglementaires de la partie importatrice. Les parties échangent des informations concernant ces valeurs.
ARTICLE 3.21
Pièces justificatives
Les documents visés à l'article 3.17, paragraphe 4, peuvent inclure:
| a) | des preuves directes des procédés mis en œuvre par l'exportateur ou le fournisseur afin d'obtenir les marchandises concernées, contenues, par exemple, dans ses comptes ou sa comptabilité interne; |
| b) | des documents établissant le caractère originaire des matières utilisées, délivrés ou établis dans l'Union européenne ou dans le Mercosur, si ces documents sont utilisés, délivrés ou établis conformément aux dispositions législatives et réglementaires de la partie; |
| c) | des documents établissant l'ouvraison ou la transformation des matières subie dans l'Union européenne ou dans le Mercosur, délivrés ou établis dans l'Union européenne ou dans le Mercosur, si ces documents sont utilisés, délivrés ou établis conformément aux dispositions législatives et réglementaires de la partie; et |
| d) | une attestation d'origine établissant le caractère originaire des matières utilisées établie dans l'Union européenne ou dans le Mercosur conformément au présent chapitre. |
ARTICLE 3.22
Obligations d'archivage
L'exportateur établissant une attestation d'origine conserve, pendant au moins 3 (trois) ans à compter de la date d'établissement de l'attestation d'origine, une copie de cette attestation et des documents visés à l'article 3.17, paragraphe 4. L'importateur conserve cette attestation d'origine, ou sa copie si l'original est conservé par l'autorité douanière ou l'autorité gouvernementale compétente, pendant au moins 3 (trois) ans à compter de la date d'importation des produits auxquels cette attestation d'origine se rapporte.
ARTICLE 3.23
Divergences et erreurs formelles
1. De légères divergences entre les attestations d'origine et les documents présentés au bureau de douane en vue de l'accomplissement des formalités d'importation des produits n'entraînent pas la nullité de l'attestation d'origine s'il est dûment établi que cette attestation correspond au produit présenté.
2. Les erreurs formelles manifestes dans une attestation d'origine n'entraînent pas le refus de cette attestation si ces erreurs ne mettent pas en doute l'exactitude des informations contenues dans l'attestation.
ARTICLE 3.24
Coopération entre les autorités douanières et les autorités gouvernementales compétentes
1. Les autorités douanières ou les autorités gouvernementales compétentes des États membres de l'Union européenne et de l'État du Mercosur signataire se communiquent mutuellement, par voie de communication entre la Commission européenne et le secrétariat du Mercosur, les adresses des autorités douanières ou des autorités gouvernementales compétentes chargées de vérifier les attestations d'origine.
2. Afin de garantir la bonne application du présent chapitre, l'Union européenne et le Mercosur se prêtent mutuellement assistance, par l'intermédiaire de leurs autorités douanières ou de leurs autorités gouvernementales compétentes, pour le contrôle de l'authenticité des attestations d'origine et de l'exactitude des informations fournies dans ces attestations.
3. Afin de prévenir, rechercher et combattre les infractions à la législation douanière, l'annexe 4-A prévoit une coopération entre les autorités douanières ou les autorités gouvernementales compétentes, notamment par la présence d'agents dûment autorisés d'une partie sur le territoire de l'autre partie, avec l'accord de la partie sur le territoire de laquelle l'assistance est accordée et dans les conditions fixées par cette dernière.
ARTICLE 3.25
Vérification des attestations d'origine
1. Les vérifications des attestations d'origine sont effectuées par sondage ou chaque fois que les autorités douanières ou les autorités gouvernementales compétentes de la partie importatrice ont des doutes raisonnables en ce qui concerne l'authenticité de ces attestations, le caractère originaire des produits concernés ou le respect des autres exigences du présent chapitre.
2. Aux fins de l'application du paragraphe 1, les autorités douanières ou les autorités gouvernementales compétentes de la partie importatrice renvoient l'attestation d'origine, ou une copie de celle-ci, aux autorités douanières ou aux autorités gouvernementales compétentes de la partie exportatrice, en motivant la demande de vérification. À l'appui de la demande de vérification, sont fournis tous les documents ou informations obtenus qui donnent à penser que les mentions portées sur l'attestation d'origine sont inexactes.
3. La demande de vérification et la réponse ultérieure sont présentées dans une langue officielle de l'autorité douanière ou de l'autorité gouvernementale compétente de la partie importatrice qui demande la vérification, dans une langue acceptable par cette partie ou conformément à l'article 5, paragraphe 3, de l'annexe 4-A.
4. La vérification est effectuée par les autorités douanières ou par les autorités gouvernementales compétentes de la partie exportatrice. À cet effet, elles sont habilitées à exiger toutes les preuves et à effectuer tous les contrôles des comptes de l'exportateur ou tout autre contrôle qu'elles estiment utiles.
5. Si les autorités douanières ou les autorités gouvernementales compétentes de la partie importatrice décident de surseoir à l'octroi du traitement préférentiel aux produits concernés dans l'attente des résultats de la vérification, elles offrent à l'importateur la mainlevée des produits, sous réserve des mesures conservatoires que les autorités douanières ou les autorités gouvernementales compétentes jugent nécessaires. Le traitement préférentiel suspendu est rétabli le plus rapidement possible, dès lors que la partie importatrice a déterminé l'origine des produits.
6. Les autorités douanières ou les autorités gouvernementales compétentes de la partie exportatrice informent dès que possible les autorités de la partie importatrice qui demandent la vérification des résultats de celle-ci. La partie exportatrice fournit aux autorités douanières ou aux autorités gouvernementales compétentes de la partie importatrice les informations suivantes:
| a) | les résultats de la vérification; |
| b) | une description du produit qui a fait l'objet de la vérification et le classement tarifaire pertinent pour l'application des règles d'origine; |
| c) | une description et une explication de la fabrication qui sont suffisantes pour étayer la motivation du caractère originaire du produit; |
| d) | des informations sur la manière dont la vérification a été effectuée; et |
| e) | au besoin, des pièces justificatives. |
7. En l'absence de réponse à l'expiration d'un délai de 10 (dix) mois à compter de la date de la demande de vérification, ou si les informations contenues dans la réponse sont insuffisantes pour établir l'authenticité de l'attestation en cause ou l'origine des produits, les autorités douanières ou les autorités gouvernementales compétentes qui ont demandé la vérification refusent, sauf circonstances exceptionnelles, le traitement tarifaire préférentiel aux produits auxquels se rapporte l'attestation d'origine. Le délai de 10 (dix) mois peut être prolongé d'un commun accord entre les parties, en fonction du nombre de demandes de vérification et de la complexité des vérifications.
8. Les autorités douanières ou les autorités gouvernementales compétentes de la partie importatrice qui demandent la vérification notifient aux autorités douanières ou aux autorités gouvernementales compétentes de la partie exportatrice, à la demande de celles-ci, leur décision concernant le processus de vérification.
ARTICLE 3.26
Consultations
1. Dans le cadre des procédures de vérification prévues à l'article 3.25, si les autorités douanières ou les autorités gouvernementales compétentes de la partie importatrice entendent effectuer une détermination de l'origine qui ne concorde pas avec la réponse fournie par les autorités douanières ou les autorités gouvernementales compétentes de la partie exportatrice conformément à l'article 3.25, paragraphe 6, la partie importatrice notifie cette intention à la partie exportatrice dans un délai de 60 (soixante) jours à compter de la réception de la réponse conformément à l'article 3.25, paragraphe 6.
2. À la demande de l'une des parties, les parties procèdent à des consultations dans un délai de 90 (quatre-vingt-dix) jours à compter de la date de la notification visée au paragraphe 1 ou dans un délai convenu, dans le but de régler les différends en ce qui concerne les procédures de vérification. Les parties peuvent, d'un commun accord écrit, prolonger au cas par cas la période de consultations.
3. Si des différends surviennent à l'occasion des procédures de vérification qui ne peuvent être réglés entre les autorités douanières ou les autorités gouvernementales compétentes de la partie importatrice qui demandent la vérification et les autorités douanières ou les autorités gouvernementales compétentes de la partie exportatrice responsables de sa réalisation, ou si ces différends soulèvent des questions quant à l'interprétation du présent chapitre, ces différends ou ces questions sont soumis au sous-comité «Douanes, facilitation des échanges commerciaux et règles d'origine» visé à l'article 3.32.
4. Les autorités douanières ou les autorités gouvernementales compétentes de la partie importatrice qui demandent une vérification peuvent effectuer une détermination de l'origine après consultation au sein du sous-comité «Douanes, facilitation des échanges commerciaux et règles d'origine», uniquement sur la base de raisons valables et après avoir accordé à l'importateur le droit d'être entendu. La détermination est notifiée à la partie exportatrice.
5. Aucune disposition du présent article ne modifie les procédures ou les droits des parties prévus au chapitre 21.
6. Dans tous les cas, les différends entre l'importateur et les autorités douanières ou les autorités gouvernementales compétentes de la partie importatrice sont réglés selon le droit de cette partie.
ARTICLE 3.27
Confidentialité
1. Chaque partie préserve, conformément à son droit, le caractère confidentiel des informations recueillies en vertu du présent chapitre et protège ces informations contre toute divulgation.
2. Les informations obtenues par les autorités de la partie importatrice ne peuvent être utilisées par ces autorités qu'aux fins du présent chapitre. Chaque partie fait en sorte que les informations confidentielles recueillies au titre du présent chapitre ne soient pas utilisées à d'autres fins que l'administration et la mise en application de déterminations de l'origine et de questions douanières, sauf avec la permission de la personne ou de la partie qui a communiqué ces informations confidentielles.
3. Nonobstant le paragraphe 2, la partie importatrice peut permettre que les informations recueillies en vertu du présent chapitre soient utilisées ou divulguées dans le cadre de toute procédure administrative, judiciaire ou juridictionnelle engagée au motif d'une infraction aux dispositions législatives en matière douanière mettant en œuvre le présent chapitre. Dans ce cas, la partie importatrice notifie à la partie exportatrice l'utilisation ou la divulgation des informations.
ARTICLE 3.28
Mesures et sanctions administratives
Une partie impose des mesures et sanctions administratives, conformément à ses dispositions législatives et réglementaires, à toute personne qui établit ou fait établir un document contenant des informations inexactes en vue de faire admettre un produit au bénéfice du traitement tarifaire préférentiel.
SECTION C
DISPOSITIONS FINALES
ARTICLE 3.29
Ceuta et Melilla
1. Aux fins du présent chapitre, pour l'Union européenne, le terme «partie» n'inclut pas Ceuta et Melilla.
2. Les produits originaires du Mercosur qui sont importés à Ceuta et à Melilla bénéficient à tous égards du même traitement douanier, en vertu du présent accord, que celui qui est appliqué aux produits originaires du territoire douanier de l'Union européenne au titre du protocole no 2 de l'acte d'adhésion du Royaume d'Espagne et de la République portugaise à l'Union européenne. Le Mercosur accorde aux importations de produits couverts par le présent accord et originaires de Ceuta et Melilla le même traitement douanier que celui qu'il accorde aux produits importés de l'Union européenne et originaires de celle-ci.
3. Les règles d'origine et les procédures d'origine du présent chapitre s'appliquent, mutatis mutandis, aux produits exportés du Mercosur vers Ceuta et Melilla et aux produits exportés de Ceuta et Melilla vers le Mercosur.
4. Ceuta et Melilla sont considérés comme un seul territoire.
5. L'exportateur appose la mention «Mercosur» ou «Ceuta et Melilla» dans le champ 2 du texte de l'attestation d'origine, selon l'origine du produit.
6. Les autorités douanières du Royaume d'Espagne sont chargées de l'application et de la mise en œuvre du présent chapitre à Ceuta et à Melilla.
ARTICLE 3.30
Contingents tarifaires
Les produits exportés dans le cadre de contingents tarifaires accordés par l'Union européenne sont accompagnés d'un document officiel délivré par les États du Mercosur signataires, dont le modèle devrait être communiqué à l'Union européenne par le Mercosur au plus tard à la date d'entrée en vigueur du présent accord (14).
ARTICLE 3.31
Marchandises en transit ou entreposées
Le présent accord peut s'appliquer aux marchandises qui satisfont au présent chapitre et qui, à la date d'entrée en vigueur du présent accord, sont en transit ou se trouvent en dépôt temporaire en entrepôt douanier ou en zone franche dans l'Union européenne ou dans le Mercosur, sous réserve de la présentation aux autorités douanières de la partie importatrice, dans un délai de 6 (six) mois à compter de cette date, d'une attestation d'origine et, le cas échéant, des documents attestant que les marchandises sont conformes à l'article 3.14.
ARTICLE 3.32
Sous-comité «Douanes, facilitation des échanges commerciaux et règles d'origine»
1. Le sous-comité «Douanes, facilitation des échanges commerciaux et règles d'origine» institué en vertu de l'article 22.3, paragraphe 4, exerce les fonctions suivantes, outre celles énumérées à l'article 4.6, paragraphe 10, à l'article 4.21 et à l'article 22.3:
| a) | réaliser les travaux internes préparatoires nécessaires pour le comité «Commerce» concernant:
|
| b) | adopter des notes explicatives en vue de faciliter la mise en œuvre du présent chapitre; et |
| c) | procéder, le cas échéant, aux consultations prévues à l'article 3.26. |
ARTICLE 3.33
Notes explicatives
Le sous-comité «Douanes, facilitation des échanges commerciaux et règles d'origine» adopte, le cas échéant, des notes explicatives relatives à l'interprétation, à l'application et à l'administration du présent chapitre.
ARTICLE 3.34
Modification du présent chapitre
Le conseil «Commerce» peut modifier le présent chapitre conformément à l'article 22.1, paragraphe 6, point f).
CHAPITRE 4
DOUANES ET FACILITATION DES ÉCHANGES COMMERCIAUX
ARTICLE 4.1
Objectifs et champ d'application
1. Les parties reconnaissent l'importance des questions liées aux douanes et à la facilitation des échanges commerciaux dans le contexte évolutif du commerce mondial.
2. Les parties reconnaissent que les normes et instruments internationaux relatifs au commerce et aux douanes constituent la base des exigences et des procédures en matière d'importation, d'exportation et de transit.
3. Les parties reconnaissent que leur législation devrait être non discriminatoire et que les procédures douanières et autres procédures liées au commerce devraient être fondées sur l'utilisation de méthodes modernes et de contrôles efficaces permettant de lutter contre la fraude, de protéger la santé et la sécurité des consommateurs et de promouvoir le commerce légitime. Chaque partie devrait soumettre sa législation et ses régimes douaniers à un réexamen périodique. Les parties reconnaissent également que leurs procédures douanières et autres procédures liées au commerce ne devraient pas être plus lourdes sur le plan administratif ou plus restrictives pour le commerce que ce qui est nécessaire pour atteindre des objectifs légitimes, et qu'elles devraient être appliquées d'une manière prévisible, cohérente et transparente.
4. Les parties renforcent leur coopération afin de garantir que les dispositions législatives et réglementaires pertinentes, ainsi que la capacité administrative des administrations concernées, permettent la réalisation des objectifs consistant à promouvoir la facilitation des échanges commerciaux tout en assurant un contrôle efficace lors de l'importation, de l'exportation et du transit de marchandises aux frontières.
5. Les parties coopèrent en vue de soutenir le développement de l'intégration régionale tant au sein de l'Union européenne qu'au sein du Mercosur.
ARTICLE 4.2
Coopération douanière
1. Les parties veillent à ce que leurs autorités respectives coopèrent sur les questions douanières ou d'autres questions liées au commerce pour atteindre les objectifs définis à l'article 4.1.
2. Cette coopération peut inclure les activités suivantes:
| a) | échanger des informations concernant la législation douanière et d'autres législations liées au commerce et leur mise en œuvre ainsi que les régimes douaniers, notamment dans les domaines suivants:
|
| b) | échanger des informations concernant les normes et instruments internationaux relatifs au commerce et aux douanes; |
| c) | collaborer sur les aspects douaniers de la sécurisation et de la facilitation de la chaîne d'approvisionnement du commerce international conformément au cadre de normes SAFE visant à sécuriser et à faciliter le commerce mondial (ci-après dénommé «cadre de normes SAFE) de l'Organisation mondiale des douanes» (OMD); |
| d) | mettre en place des initiatives communes concernant les procédures d'importation et d'exportation, notamment l'assistance technique, le renforcement des capacités et des mesures visant à fournir un service efficace aux entreprises; |
| e) | renforcer la coopération entre les parties dans les domaines des douanes et de la facilitation des échanges au sein d'organisations internationales telles que l'OMC, l'OMD et la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (CNUCED); |
| f) | établir, lorsque c'est pertinent et approprié, la reconnaissance mutuelle des programmes de partenariat commercial et des contrôles douaniers, et notamment des mesures équivalentes de facilitation des échanges commerciaux; |
| g) | favoriser la coopération entre les autorités douanières et d'autres autorités ou agences gouvernementales en ce qui concerne les programmes relatifs aux opérateurs économiques agréés, par exemple en harmonisant les exigences, en facilitant l'accès aux avantages et en réduisant au minimum les doubles emplois inutiles; |
| h) | collaborer en vue d'adopter une démarche commune pour les questions relatives à la détermination de la valeur en douane; et |
| i) | collaborer pour réduire encore le temps nécessaire à la mainlevée et assurer la mainlevée des marchandises sans retard injustifié, en particulier dans le cas des marchandises périssables. |
3. Les parties se prêtent une assistance administrative mutuelle en matière douanière conformément aux dispositions de l'annexe 4-A.
ARTICLE 4.3
Dispositions législatives et réglementaires douanières et autres dispositions législatives et réglementaires liées au commerce
1. Les dispositions législatives et réglementaires douanières et les dispositions législatives et réglementaires liées au commerce de chaque partie (15) sont fondées sur:
| a) | les normes et instruments internationaux applicables dans le domaine des douanes et du commerce, y compris: l'accord de l'OMC sur la facilitation des échanges fait à Bali le 7 décembre 2013 (ci-après dénommé «accord de l'OMC sur la facilitation des échanges»); la convention internationale sur le système harmonisé de désignation et de codification des marchandises, faite à Bruxelles le 14 juin 1983; le cadre de normes SAFE et le modèle de données de l'OMD, adoptés en juin 2005, et, dans la mesure du possible, les éléments de fond de la convention de Kyoto révisée pour la simplification et l'harmonisation des régimes douaniers, faite à Kyoto le 18 mai 1973; |
| b) | l'objectif commun de faciliter le commerce légitime par l'application effective et le respect des exigences prévues par la législation; et |
| c) | une législation qui est proportionnée et non discriminatoire, évite les charges inutiles pour les opérateurs économiques, prévoit des mesures de facilitation supplémentaires pour les opérateurs respectant scrupuleusement la législation, notamment un traitement favorable en ce qui concerne les contrôles douaniers préalables à la mainlevée des marchandises, et offre des garanties contre la fraude et les activités illicites ou dommageables. |
2. Afin d'améliorer les méthodes de travail, et de garantir la non-discrimination, la transparence, l'efficacité, l'intégrité et la fiabilité des opérations, chacune des parties:
| a) | simplifie et réexamine, dans la mesure du possible, les exigences et formalités en vue d'assurer la mainlevée et le dédouanement rapides des marchandises; |
| b) | œuvre en faveur de la poursuite de la simplification et de la normalisation des données et des documents exigés par les autorités douanières et d'autres organismes; et |
| c) | veille au maintien des normes d'intégrité les plus élevées par l'application de mesures reflétant les principes des conventions internationales et des instruments applicables dans ce domaine. |
ARTICLE 4.4
Mainlevée des marchandises
1. Chaque partie adopte ou applique des exigences et des procédures qui:
| a) | prévoient la mainlevée rapide des marchandises, dans un délai ne dépassant pas la durée nécessaire pour garantir la conformité avec son droit douanier et d'autres dispositions législatives et formalités relatives au commerce; |
| b) | assurent la transmission et le traitement électroniques préalables de la documentation et de tout autre renseignement requis avant l'arrivée des marchandises, afin de permettre la mainlevée des marchandises dès leur arrivée (16); et |
| c) | permettent la mainlevée des marchandises avant la détermination finale des droits de douane, taxes, redevances et impositions, si ceux-ci n'ont pas été déterminés avant l'arrivée, ou à l'arrivée, ou le plus rapidement possible après l'arrivée et à condition qu'il ait été satisfait à toutes les autres prescriptions réglementaires. |
2. Aux fins du paragraphe 1, point c), comme condition de cette mainlevée, chaque partie peut exiger une garantie pour tout montant n'ayant pas encore été déterminé, sous la forme d'une caution, d'un dépôt ou d'un autre instrument approprié prévu dans ses dispositions législatives et réglementaires. Ladite garantie n'est pas supérieure au montant exigé par la partie pour assurer le paiement des droits de douane, taxes, redevances et impositions dus en définitive pour les marchandises couvertes par la garantie. La garantie est libérée quand elle n'est plus requise (17).
3. Chaque partie s'efforce de réduire encore le temps nécessaire à la mainlevée et d'assurer la mainlevée des marchandises sans retard injustifié.
ARTICLE 4.5
Marchandises périssables
1. Aux fins de la présente disposition, les marchandises périssables sont des marchandises se décomposant rapidement en raison de leurs caractéristiques naturelles, en particulier faute de conditions d'entreposage appropriées.
2. Chaque partie accorde le degré de priorité approprié aux marchandises périssables lorsqu'elle planifie et effectue les examens pouvant être requis.
3. À la demande d'un opérateur économique, chaque partie, dans la mesure où cela est réalisable et compatible avec ses dispositions législatives et réglementaires:
| a) | prévoit le dédouanement d'un envoi de marchandises périssables en dehors des heures d'ouverture des autorités douanières et autres autorités compétentes; et |
| b) | autorise le dédouanement des envois de marchandises périssables dans les locaux de l'opérateur économique. |
ARTICLE 4.6
Décisions anticipées
1. Aux fins du présent article, on entend par «décision anticipée» une décision écrite communiquée à un requérant par une partie avant l'importation d'une marchandise visée par la demande, qui indique le traitement que la partie accorde à la marchandise au moment de l'importation en ce qui concerne:
| a) | le classement tarifaire de la marchandise; et |
| b) | l'origine de la marchandise. |
2. Chaque partie, par l'intermédiaire de ses autorités douanières, rend une décision anticipée qui indique le traitement à accorder aux marchandises concernées. Si un requérant présente une demande écrite, y compris au format électronique, contenant tous les renseignements nécessaires, en conformité avec les dispositions législatives et réglementaires de la partie qui rend la décision, cette décision anticipée est rendue d'une manière raisonnable et dans un délai donné.
3. La décision anticipée est valable pendant une période de 3 (trois) ans au moins à compter de la date à laquelle elle a été rendue, à moins que la loi, les faits ou les circonstances ayant motivé la décision anticipée ne changent.
4. Une partie peut refuser de rendre une décision anticipée si la question soulevée fait l'objet d'un réexamen administratif ou judiciaire, ou si la demande ne concerne pas la finalité de la décision anticipée. Si une partie refuse de rendre une décision anticipée, elle en informe le requérant par écrit dans les plus brefs délais en indiquant les faits pertinents et le fondement de sa décision.
5. Chaque partie publie, au minimum:
| a) | les prescriptions relatives à l'application d'une décision anticipée, y compris les renseignements devant être communiqués et leur mode de présentation; |
| b) | le délai dans lequel elle rendra une décision anticipée; et |
| c) | la durée de validité de la décision anticipée. |
6. Dans les cas où la partie abroge, modifie ou invalide la décision anticipée, elle le notifie au requérant par écrit en indiquant les faits pertinents et le fondement de sa décision. Une partie ne peut abroger, modifier ou invalider une décision anticipée avec effet rétroactif que si la décision était fondée sur des renseignements qui étaient incomplets, inexacts, faux ou de nature à induire en erreur.
7. Une décision anticipée rendue par une partie est contraignante pour cette partie en ce qui concerne le requérant qui en a fait la demande. La partie peut prévoir que la décision anticipée est contraignante pour le requérant.
8. Chaque partie prévoit, à la demande écrite d'un requérant, un réexamen de la décision anticipée ou de la décision de l'abroger, de la modifier ou de l'invalider (18).
9. Sous réserve de toute exigence de confidentialité, les éléments de fond de ces décisions sont publiés, en ligne ou dans d'autres formats appropriés.
10. Afin de faciliter les échanges commerciaux, le sous-comité «Douanes, facilitation des échanges commerciaux et règles d'origine», visé à l'article 4.21, examine régulièrement les mises à jour concernant les changements apportés aux dispositions législatives et réglementaires des parties sur les questions énumérées dans le présent article.
11. Les parties peuvent convenir de décisions anticipées sur toute autre question.
ARTICLE 4.7
Transit et transbordement
1. Chaque partie veille au libre transit à travers son territoire, par l'itinéraire le plus approprié.
2. Sans préjudice d'un contrôle légitime, chaque partie accorde au trafic en transit à destination ou en provenance du territoire de l'autre partie un traitement non moins favorable que celui accordé à ses propres marchandises similaires et à leur circulation, y compris les importations et exportations, lorsque ces marchandises sont transportées sur le même itinéraire dans des conditions similaires.
3. Chaque partie applique, dans la mesure du possible, aux marchandises transbordées des régimes douaniers moins contraignants que ceux appliqués au trafic en transit.
4. Chaque partie met en place des régimes de transport sous douane permettant le transit de marchandises sans paiement de droits de douane ou autres charges, sous réserve de la remise d'une garantie appropriée.
5. Chaque partie s'emploie à promouvoir et à mettre en œuvre des accords de transit régionaux afin de faciliter le trafic en transit et de réduire les obstacles au commerce.
6. Chaque partie recourt aux normes et instruments internationaux en matière de transit de marchandises.
7. Les régimes de transit douaniers peuvent également s'appliquer lorsque le transit des marchandises commence ou se termine sur le territoire d'une partie (transit intérieur).
8. Les parties veillent à ce que toutes les autorités et tous les organismes concernés sur leurs territoires respectifs coopèrent et se coordonnent en matière douanière en vue de faciliter le trafic en transit.
ARTICLE 4.8
Opérateurs économiques agréés
1. Chaque partie établit ou maintient un programme de partenariat pour la facilitation des échanges commerciaux pour les opérateurs qui satisfont à des critères spécifiés (ci-après dénommés «opérateurs économiques agréés»).
2. Les critères spécifiés que les opérateurs doivent remplir pour pouvoir être considérés comme des opérateurs économiques agréés (ci-après dénommés «critères spécifiés») sont liés au respect, ou au risque de non-respect, des prescriptions spécifiées dans les dispositions législatives et réglementaires de chacune des parties. Les critères spécifiés sont publiés et peuvent inclure:
| a) | l'absence d'infractions graves ou répétées aux dispositions législatives et réglementaires en matière douanière et fiscale, y compris l'absence d'infractions pénales graves liées à l'activité économique du demandeur; |
| b) | la démonstration par le demandeur qu'il exerce un niveau élevé de contrôle sur ses opérations et les mouvements de marchandises au moyen d'un système de gestion des écritures commerciales et, le cas échéant, des documents relatifs au transport, permettant d'exercer les contrôles douaniers nécessaires; |
| c) | la solvabilité financière, qui est considérée comme prouvée si le demandeur présente une situation financière satisfaisante lui permettant de s'acquitter de ses engagements, en tenant dûment compte des caractéristiques du type de l'activité économique concernée; |
| d) | les compétences et qualifications professionnelles qui sont directement liées à l'activité exercée; et |
| e) | des normes appropriées de sécurité et de sûreté. |
3. Les critères spécifiés ne sont pas conçus ni appliqués de manière à permettre ou à créer une discrimination arbitraire ou injustifiable entre les opérateurs pour lesquels les mêmes conditions existent et ils permettent la participation des PME.
4. Le programme de partenariat pour la facilitation des échanges commerciaux comprend au moins quatre des avantages suivants:
| a) | des prescriptions moins nombreuses en matière de documents et de données requis, lorsqu'il y a lieu; |
| b) | un faible taux de contrôles physiques et d'examens, lorsqu'il y a lieu; |
| c) | une mainlevée rapide, lorsqu'il y a lieu; |
| d) | le paiement différé des droits, taxes, redevances et impositions; |
| e) | l'utilisation de garanties globales ou de garanties réduites; |
| f) | une déclaration en douane unique pour toutes les importations ou exportations pendant une période donnée; et |
| g) | le dédouanement des marchandises dans les locaux de l'opérateur économique agréé ou dans un autre lieu agréé par les autorités douanières. |
5. Les parties veillent à la coordination entre les autorités douanières et les autres organes de contrôle aux frontières dans l'élaboration de leurs programmes respectifs relatifs aux opérateurs économiques agréés par des moyens tels que la convergence des exigences, la réduction au minimum des doubles emplois inutiles et l'accès aux avantages liés aux contrôles et aux exigences gérés par des organismes autres que les autorités douanières.
ARTICLE 4.9
Guichet unique
Chaque partie s'efforce de mettre en place des systèmes de guichet unique permettant aux opérateurs de présenter aux autorités ou aux organismes participants, à un point d'entrée unique, les documents et les données nécessaires à l'importation, à l'exportation ou au transit de marchandises.
ARTICLE 4.10
Transparence
1. Les parties reconnaissent l'importance de consulter en temps utile les représentants du milieu des affaires sur leurs propositions législatives et leurs procédures en matière de douanes et de facilitation des échanges commerciaux respectives.
2. Chaque partie veille à ce que ses exigences et procédures douanières et liées au commerce continuent de répondre aux besoins des opérateurs commerciaux, soient inspirées des meilleures pratiques et restent de nature à limiter le moins possible les échanges commerciaux.
3. Chaque partie prévoit des consultations régulières appropriées entre les organes de contrôle aux frontières et les opérateurs ou les autres parties prenantes situés sur son territoire.
4. Chaque partie publie dans les plus brefs délais, d'une manière non discriminatoire et aisément accessible, et dans la mesure du possible par voie électronique, les nouvelles dispositions législatives et réglementaires ainsi que les nouvelles procédures générales en matière de douanes et de facilitation des échanges commerciaux avant leur application, ainsi que les modifications et interprétations de ces dispositions législatives et réglementaires et procédures générales. Celles-ci comprennent:
| a) | les procédures d'importation, d'exportation et de transit, y compris dans les ports, les aéroports et aux autres points d'entrée et les heures d'ouverture, et les formulaires et documents requis; |
| b) | les taux de droits appliqués et taxes de toute nature imposés à l'importation ou à l'exportation, ou à l'occasion de l'importation ou de l'exportation; |
| c) | les redevances et impositions imposées par ou pour des organismes gouvernementaux à l'importation, à l'exportation ou en transit, ou à l'occasion de l'importation, de l'exportation ou du transit; |
| d) | les règles pour la classification ou l'évaluation des produits à des fins douanières; |
| e) | les dispositions législatives et réglementaires et les décisions administratives d'application générale relatives aux règles d'origine; |
| f) | les restrictions ou interdictions à l'importation, à l'exportation ou en transit; |
| g) | les pénalités prévues en cas de non-respect des formalités d'importation, d'exportation ou de transit; |
| h) | les procédures de recours; |
| i) | les accords ou parties d'accords conclus avec un ou plusieurs pays concernant l'importation, l'exportation ou le transit; |
| j) | les procédures relatives à l'administration des contingents tarifaires; |
| k) | les points de contact auxquels adresser des demandes de renseignements; et |
| l) | les autres informations pertinentes à caractère administratif en rapport avec ce qui précède. |
5. Chaque partie veille à ménager un délai raisonnable entre la publication de dispositions législatives et réglementaires, de procédures générales et de redevances ou impositions nouvelles ou modifiées et leur entrée en vigueur.
6. Chaque partie met à disposition en ligne, et met à jour, s'il y a lieu, les éléments suivants:
| a) | une description de ses procédures d'importation, d'exportation et de transit, y compris les procédures de recours, qui informe des démarches pratiques nécessaires aux fins de l'importation, de l'exportation et du transit; |
| b) | les formulaires et documents requis pour l'importation sur son territoire ou l'exportation à partir de celui-ci, ou pour le transit par son territoire; et |
| c) | les coordonnées de ses points d'information. |
7. Chaque partie établit ou maintient un ou plusieurs points d'information pour répondre dans un délai raisonnable aux demandes présentées par des gouvernements, des négociants et d'autres parties intéressées concernant les douanes et d'autres sujets liés au commerce. Les parties n'exigent pas le paiement d'une redevance pour les réponses aux demandes de renseignements ni pour la fourniture des formulaires et documents requis. Les points d'information répondent aux demandes de renseignements et fournissent les formulaires et documents dans un délai raisonnable fixé par chaque partie, qui peut varier selon la nature ou la complexité de la demande.
ARTICLE 4.11
Valeur en douane
L'accord sur la mise en œuvre de l'article VII du GATT de 1994 régit les règles de détermination de la valeur en douane appliquées aux échanges réciproques entre les parties. Ses dispositions sont incluses dans le présent accord et en font partie intégrante.
ARTICLE 4.12
Gestion des risques
1. Chaque partie adopte ou maintient un système de gestion des risques pour le contrôle douanier.
2. Chaque partie conçoit et applique la gestion des risques de manière à éviter toute discrimination arbitraire ou injustifiable, ou toute restriction déguisée au commerce international.
3. Chaque partie concentre le contrôle douanier et les autres contrôles pertinents à la frontière sur les envois présentant un risque élevé et accélère la mainlevée des envois présentant un risque faible. Chaque partie peut aussi sélectionner, sur une base aléatoire, des envois devant faire l'objet de ces contrôles dans le cadre de son système de gestion des risques.
4. Chaque partie fonde sa gestion des risques sur une évaluation des risques reposant sur des critères de sélection appropriés.
5. Les dispositions du présent article sont, dans la mesure du possible, applicables aux procédures gérées par d'autres organes de contrôle aux frontières.
ARTICLE 4.13
Contrôle après dédouanement
1. En vue d'accélérer la mainlevée des marchandises, chaque partie adopte ou maintient un contrôle après dédouanement pour assurer le respect de ses dispositions législatives et réglementaires douanières et de ses autres dispositions législatives et réglementaires connexes.
2. Chaque partie réalise les contrôles après dédouanement d'une manière fondée sur les risques.
3. Chaque partie réalise les contrôles après dédouanement d'une manière transparente. Si un contrôle est effectué et qu'il produit des résultats concluants, la partie notifie sans retard à la personne dont le dossier a été contrôlé les résultats, les droits dont cette personne dispose et les obligations qui lui incombent ainsi que les raisons ayant conduit à ces résultats.
4. Les parties reconnaissent que les renseignements obtenus lors d'un contrôle après dédouanement peuvent être utilisés dans des procédures administratives ou judiciaires ultérieures.
5. Les parties utilisent, dans la mesure du possible, les résultats du contrôle après dédouanement pour appliquer la gestion des risques.
ARTICLE 4.14
Commissionnaires en douane
Chaque partie publie ses mesures concernant le recours à des commissionnaires en douane. Le cas échéant, chaque partie applique des règles transparentes, non discriminatoires et proportionnées pour l'octroi de licences à des commissionnaires en douane. Une partie s'abstient d'adopter de nouvelles mesures introduisant le recours obligatoire à des commissionnaires en douane.
ARTICLE 4.15
Inspections avant expédition
Une partie s'abstient d'exiger la réalisation obligatoire d'inspections avant expédition, telles qu'elles sont définies dans l'accord sur l'inspection avant expédition de l'OMC, ou de toute autre activité d'inspection au lieu de destination avant dédouanement, par des sociétés privées.
ARTICLE 4.16
Recours
1. Chaque partie prévoit des procédures efficaces, rapides, non discriminatoires et aisément accessibles garantissant un droit de recours contre les mesures administratives, arrêts et décisions des autorités douanières et autres autorités compétentes ayant une incidence sur des marchandises importées, exportées ou en transit.
2. Les procédures de recours peuvent inclure le réexamen administratif par l'autorité de tutelle et le contrôle judiciaire des décisions prises au niveau administratif, conformément aux dispositions législatives et réglementaires de chaque partie.
3. A également le droit d'exercer un recours quiconque a sollicité une décision auprès des autorités douanières mais n'a pas obtenu de décision sur la demande dans les délais applicables.
4. Chaque partie fournit à la personne à qui elle adresse une décision administrative les motifs de cette décision, de manière à lui permettre d'engager des procédures de recours, le cas échéant.
ARTICLE 4.17
Formalités d'importation, d'exportation et de transit et prescriptions en matière de données et de documents
1. Chacune des parties fait en sorte que les formalités d'importation, d'exportation et de transit ainsi que les prescriptions en matière de données et de documents:
| a) | soient adoptées ou appliquées en vue d'assurer une mainlevée rapide des marchandises, en particulier les marchandises périssables, à condition que les conditions de la mainlevée soient remplies; |
| b) | soient adoptées ou appliquées d'une manière qui vise à réduire le temps et le coût nécessaires pour le respect des exigences par les négociants et les opérateurs; |
| c) | constituent la mesure choisie la moins restrictive pour le commerce si deux ou plusieurs mesures alternatives sont raisonnablement disponibles pour atteindre l'objectif ou les objectifs d'action en question; et |
| d) | ne soient pas maintenues, même en partie, si elles ne sont plus requises, en totalité ou en partie. |
2. Le Mercosur s'efforce d'appliquer des procédures douanières communes et des prescriptions uniformes en matière de données douanières pour la mainlevée des marchandises.
ARTICLE 4.18
Utilisation des technologies de l'information
1. Chaque partie utilise des technologies de l'information propres à accélérer les procédures de mainlevée des marchandises afin de faciliter les échanges commerciaux entre les parties.
2. Chaque partie:
| a) | rend accessibles sous forme électronique les déclarations en douane et, dans la mesure du possible, les autres documents requis pour l'importation, l'exportation ou le transit des marchandises; |
| b) | permet la présentation sous forme électronique d'une déclaration en douane et, dans la mesure du possible, de toute autre donnée requise pour l'importation et l'exportation des marchandises; |
| c) | met en place les moyens d'assurer l'échange électronique d'informations douanières avec ses opérateurs commerciaux; |
| d) | encourage l'échange électronique de données entre ses négociants, les administrations douanières, ainsi que d'autres organismes concernés par le commerce; et |
| e) | utilise des systèmes électroniques de gestion des risques pour l'évaluation et le ciblage qui permettent à ses autorités douanières et, dans la mesure du possible, aux autres organes de contrôle aux frontières de concentrer leurs inspections sur les marchandises présentant un risque élevé et qui facilitent la mainlevée et le mouvement des marchandises présentant un risque faible. |
3. Chaque partie adopte ou maintient des procédures offrant la possibilité de payer par voie électronique les droits, taxes, redevances et impositions à l'importation et à l'exportation recouvrés par les autorités douanières et, lorsque cela est possible et applicable, par les autres organes de contrôle aux frontières.
ARTICLE 4.19
Sanctions
1. Chaque partie veille à ce que ses dispositions législatives et réglementaires douanières prévoient que toute sanction infligée en cas d'infraction aux dispositions réglementaires ou aux prescriptions procédurales en matière douanière soit proportionnée et non discriminatoire.
2. Les sanctions infligées en cas d'infraction aux dispositions législatives et réglementaires d'une partie ou à ses prescriptions procédurales en matière douanière sont imposées uniquement à la personne responsable de l'infraction en vertu du droit de cette partie.
3. Les sanctions infligées dépendent des faits et des circonstances de l'affaire et sont proportionnelles au degré et à la gravité de l'infraction. Chaque partie évite les incitations ou les conflits d'intérêts lors de la fixation et du recouvrement des sanctions.
4. Chaque partie est encouragée à considérer comme un facteur atténuant potentiel pour l'établissement d'une sanction la divulgation préalable volontaire à une administration des douanes des circonstances d'une infraction à une disposition législative ou réglementaire ou à une prescription procédurale en matière douanière.
5. Lorsqu'une sanction est imposée en cas d'infraction à une disposition législative ou réglementaire ou à une prescription procédurale en matière douanière, la personne à laquelle la sanction est imposée reçoit une explication écrite précisant la nature de l'infraction et la disposition législative ou réglementaire ou la procédure applicable en vertu de laquelle le montant ou la fourchette de la sanction relative à l'infraction a été imposé.
ARTICLE 4.20
Admission temporaire
1. Aux fins du présent article, on entend par «admission temporaire» le régime douanier qui permet de recevoir certaines marchandises, y compris leurs moyens de transport, dans un territoire douanier dans un but défini en suspension des droits et taxes à l'importation, sans application des interdictions ou restrictions à l'importation de caractère économique. Ces marchandises doivent être destinées à être réexportées, dans un délai déterminé, sans avoir subi de modification, exception faite de la dépréciation normale des marchandises par suite de l'usage qui en est fait.
2. Aucune disposition du présent article ne saurait être interprétée comme dispensant les marchandises importées de satisfaire à des exigences non économiques liées au commerce, en particulier les mesures sanitaires et phytosanitaires.
3. Chaque partie accorde, conformément à son droit, l'admission temporaire, en suspension totale des droits et taxes à l'importation et sans application des interdictions ou restrictions à l'importation de caractère économique, aux marchandises suivantes:
| a) | les marchandises destinées à être présentées ou utilisées à une exposition, une foire, un congrès ou une manifestation similaire; |
| b) | le matériel professionnel de presse ou de radiodiffusion et de télévision; le matériel cinématographique; tout autre matériel nécessaire à l'exercice du métier ou de la profession d'une personne qui se rend dans le territoire d'un autre pays pour y accomplir un travail déterminé; |
| c) | les marchandises importées dans le cadre d'une opération commerciale, mais dont l'importation ne constitue pas en soi une opération commerciale; |
| d) | les marchandises importées dans le cadre d'une opération de fabrication (telles que les plaques, dessins, moules, projets et modèles, destinés à être utilisés pendant un procédé de fabrication); les moyens de production de remplacement; |
| e) | les marchandises importées exclusivement dans un but éducatif, scientifique ou culturel; |
| f) | les effets personnels des passagers et les marchandises importées dans un but sportif; |
| g) | le matériel de propagande touristique; |
| h) | les marchandises importées dans un but humanitaire; et |
| i) | les animaux importés à des fins spécifiques. |
4. Chaque partie accepte, aux fins de l'admission temporaire des marchandises visées au paragraphe 3 et quelle que soit leur origine, les carnets ATA délivrés et approuvés par l'autre partie conformément à la convention douanière sur le carnet ATA pour l'admission temporaire de marchandises, faite à Bruxelles le 6 décembre 1961, et qui sont garantis par une association faisant partie de la chaîne de garantie internationale, certifiés par les autorités compétentes et valables sur le territoire douanier de la partie importatrice (19).
ARTICLE 4.21
Sous-comité «Douanes, facilitation des échanges commerciaux et règles d'origine»
Le sous-comité «Douanes, facilitation des échanges commerciaux et règles d'origine», institué en vertu de l'article 22.3, paragraphe 4, a pour fonction, outre les fonctions énumérées à l'article 3.32, à l'article 4.6, paragraphe 10, et à l'article 22.3, de renforcer la coopération dans le domaine de l'élaboration, de l'application et du contrôle du respect des procédures douanières et liées au commerce, de l'assistance administrative mutuelle en matière de douane, des règles d'origine et de la coopération administrative.
ARTICLE 4.22
Conseil «Commerce»
En vue de mettre en œuvre les dispositions pertinentes du présent chapitre, le conseil «Commerce» est habilité à adopter des décisions concernant les programmes relatifs aux opérateurs économiques agréés et leur reconnaissance mutuelle, ainsi que les initiatives communes relatives aux régimes douaniers et à la facilitation des échanges.
CHAPITRE 5
OBSTACLES TECHNIQUES AU COMMERCE
ARTICLE 5.1
Objectif
L'objectif du présent chapitre est de faciliter le commerce des marchandises entre les parties en recensant, en prévenant et en éliminant les obstacles techniques non nécessaires au commerce (OTC) et de renforcer la coopération entre les parties sur les questions relevant du présent chapitre.
ARTICLE 5.2
Relation avec l'accord OTC
1. Les parties réaffirment leurs droits et obligations au titre de l'accord OTC, qui est incorporé au présent accord dont il fait partie intégrante.
2. Les références au «présent accord» figurant dans l'accord OTC s'entendent, le cas échéant, comme des références à l'accord intérimaire sur le commerce entre l'Union européenne, d'une part, et le Marché commun du Sud, la République argentine, la République fédérative du Brésil, la République du Paraguay et la République orientale de l'Uruguay, d'autre part.
3. Le terme «membres» employé dans l'accord OTC renvoie aux parties au présent accord.
ARTICLE 5.3
Champ d'application
1. Le présent chapitre s'applique à l'élaboration, à l'adoption et à l'application des normes, des règlements techniques et des procédures d'évaluation de la conformité qui sont susceptibles d'avoir une incidence sur les échanges de marchandises entre les parties.
2. Le présent chapitre ne s'applique pas:
| a) | aux spécifications en matière d'achat élaborées par des organismes gouvernementaux pour les besoins de la production ou de la consommation de ces organismes; et |
| b) | aux mesures sanitaires et phytosanitaires telles qu'elles sont définies à l'annexe A de l'accord SPS. |
ARTICLE 5.4
Définitions
Aux fins du présent chapitre:
| a) | les définitions figurant à l'annexe 1 de l'accord OTC s'appliquent; |
| b) | on entend par «déclaration de conformité du fournisseur»: une attestation de première partie délivrée par le fabricant sous l'entière responsabilité de celui-ci sur la base des résultats d'un type approprié d'activité d'évaluation de la conformité et hors évaluation obligatoire par un tiers; |
| c) | on entend par «ISO»: l'Organisation internationale de normalisation; |
| d) | on entend par «CEI»: la Commission électrotechnique internationale; |
| e) | on entend par «UIT»: l'Union internationale des télécommunications; |
| f) | on entend par «Codex Alimentarius»: la Commission du Codex Alimentarius; |
| g) | on entend par «CILE»: la Coopération internationale pour l'accréditation des laboratoires; |
| h) | on entend par «IAF»: le Forum international de l'accréditation; et |
| i) | on entend par «méthode OC de l'IECEE»: les méthodes du système d'évaluation de la conformité des équipements et composants électrotechniques de la CEI pour la reconnaissance mutuelle des certificats d'essai des équipements électriques. |
ARTICLE 5.5
Coopération conjointe en matière d'initiatives de facilitation des échanges
1. Les parties reconnaissent l'importance d'une intensification de leur coopération en vue d'améliorer la compréhension mutuelle de leurs systèmes respectifs et de contribuer à éliminer ou à éviter la création d'OTC. À cet égard, les parties œuvrent au recensement, à la promotion, au développement et à la mise en œuvre, selon le cas, des initiatives de facilitation des échanges, au cas par cas.
2. Une partie peut proposer à l'autre partie des initiatives sectorielles dans des domaines visés par le présent chapitre. Ces propositions sont transmises au coordinateur du chapitre sur les OTC, désigné conformément à l'article 5.13, et peuvent comprendre:
| a) | un échange d'informations sur les approches et pratiques réglementaires; |
| b) | une analyse conjointe d'un secteur ou d'un groupe de produits; |
| c) | des initiatives visant à aligner davantage les règlements techniques et les procédures d'évaluation de la conformité sur les normes internationales pertinentes; |
| d) | la promotion du recours à l'accréditation pour évaluer la compétence des organismes d'évaluation de la conformité; et |
| e) | une réflexion sur la reconnaissance mutuelle ou unilatérale des résultats de l'évaluation de la conformité. |
3. Chaque fois que l'une des parties propose une initiative spécifique de facilitation des échanges, l'autre partie examine dûment cette proposition et y répond dans un délai raisonnable. Si l'autre partie rejette l'initiative proposée, elle explique les raisons de sa décision à la partie dont émane la proposition.
4. Les modalités des travaux prévus au présent article sont définies, d'une part, par l'Union européenne et, d'autre part, par le Mercosur ou les États du Mercosur signataires engagés dans chaque activité de facilitation des échanges, si nécessaire, et peuvent comprendre la création de groupes de travail ad hoc. Afin de bénéficier d'un point de vue non gouvernemental sur les questions liées au présent article, chaque partie peut, le cas échéant et conformément à ses règles et procédures, consulter des parties prenantes et autres parties intéressées.
5. Le sous-comité «Commerce des marchandises», institué en vertu de l'article 22.3, paragraphe 4, examine les résultats des travaux effectués en vertu du présent article et peut envisager des mesures appropriées.
6. Aucune disposition du présent article ne saurait être interprétée comme obligeant une partie:
| a) | à s'écarter de ses procédures internes en matière de préparation ou d'adoption de mesures réglementaires; |
| b) | à prendre des mesures qui compromettraient ou empêcheraient l'adoption en temps utile de mesures réglementaires en vue d'atteindre ses objectifs de politique publique; ou |
| c) | à adopter un résultat réglementaire particulier. |
7. Si les initiatives visées au présent article sont approuvées et si cela est nécessaire à leur mise en œuvre, chaque partie facilite l'interaction des équipes techniques afin qu'elles présentent leurs méthodes et systèmes d'évaluation de la conformité dans le but d'améliorer la compréhension mutuelle.
8. Aux fins du présent article, l'Union européenne agit par l'intermédiaire de la Commission européenne.
ARTICLE 5.6
Règlements techniques
1. Chaque partie a recours de la manière la plus adéquate aux bonnes pratiques réglementaires en ce qui concerne l'élaboration, l'adoption et l'application des règlements techniques, telles qu'elles sont prévues par l'accord OTC, y compris, par exemple, la préférence pour des règlements techniques basés sur les propriétés d'emploi, le recours à des analyses d'impact ou la consultation des parties prenantes.
2. En particulier, les parties:
| a) | utilisent les normes internationales pertinentes comme base de leurs règlements techniques, y compris les éléments de l'évaluation de la conformité qui y sont inclus, sauf si ces normes internationales seraient inefficaces ou inappropriées pour réaliser les objectifs légitimes recherchés; si les normes internationales ne sont pas utilisées comme base pour un règlement technique qui est susceptible d'avoir une incidence significative sur le commerce, une partie explique, à la demande de l'autre partie, les raisons pour lesquelles ces normes sont jugées inappropriées ou inefficaces pour réaliser l'objectif légitime recherché; |
| b) | lors du réexamen de leurs règlements techniques respectifs, en plus de ce qui est prévu à l'article 2.3, de l'accord OTC et sans préjudice de son article 2.4, et de son article 12.4, améliorent la convergence de ces règlements avec les normes internationales pertinentes; une partie tient compte, entre autres, de toute nouvelle évolution des normes internationales pertinentes et détermine si les circonstances ayant donné lieu à des divergences par rapport aux normes internationales pertinentes existent toujours; |
| c) | encouragent l'élaboration de règlements techniques régionaux et incitent à ce qu'ils soient adoptés au niveau national et remplacent les règlements existants, afin de faciliter les échanges entre les parties; |
| d) | prévoient un délai raisonnable entre la publication des règlements techniques et leur entrée en vigueur pour permettre aux opérateurs économiques de l'autre partie de s'adapter (20); |
| e) | procèdent aux analyses d'impact en ce qui concerne les règlements techniques prévus, conformément à leurs propres règles et procédures; et |
| f) | lors de l'élaboration des règlements techniques, tiennent dûment compte des caractéristiques et des besoins particuliers des PME. |
ARTICLE 5.7
Normes
1. Les parties réaffirment les obligations qui leur incombent, en vertu de l'article 4.1, de l'accord OTC, notamment celle de prendre toutes les mesures raisonnables pour faire en sorte que tous les organismes de normalisation situés sur leur territoire acceptent et respectent le Code de pratique pour l'élaboration, l'adoption et l'application des normes qui est reproduit à l'annexe 3 dudit accord.
2. Les normes internationales élaborées par l'ISO, la CEI, l'UIT ou le Codex Alimentarius sont considérées comme les normes internationales pertinentes au sens des articles 2 et 5 et de l'annexe 3 de l'accord OTC.
3. Les normes élaborées par d'autres organisations internationales peuvent également être considérées comme des normes internationales pertinentes au sens des articles 2 et 5 et de l'annexe 3 de l'accord OTC à condition:
| a) | qu'elles aient été élaborées par un organisme de normalisation qui cherche à établir un consensus:
|
| b) | qu'elles aient été élaborées conformément à la décision du comité OTC de l'OMC sur les principes devant régir l'élaboration de normes, guides et recommandations internationaux en rapport avec les articles 2 et 5 et l'annexe 3 de l'accord OTC. |
4. En vue d'harmoniser les normes sur une base aussi large que possible, chaque partie encourage, dans les limites de sa compétence et de ses ressources, les organismes de normalisation établis sur son territoire, ainsi que les organismes régionaux de normalisation dont la partie ou les organismes de normalisation établis sur son territoire sont membres:
| a) | à participer, dans les limites de leurs ressources, à l'élaboration des normes internationales au sein des organismes internationaux de normalisation compétents; |
| b) | à coopérer, avec les organismes de normalisation nationaux et régionaux compétents de l'autre partie, à des activités internationales de normalisation; |
| c) | à utiliser les normes internationales pertinentes comme base des normes qu'ils élaborent, sauf lorsque ces normes internationales seraient inefficaces ou inappropriées, par exemple en raison d'un niveau de protection insuffisant, de facteurs climatiques ou géographiques fondamentaux ou de problèmes technologiques fondamentaux; |
| d) | à éviter les doubles emplois ou les chevauchements avec les travaux des organismes internationaux de normalisation; |
| e) | à promouvoir l'élaboration de normes au niveau régional et l'adoption de telles normes par les organismes nationaux de normalisation, de manière à remplacer les normes nationales existantes; |
| f) | à réexaminer, à intervalles réguliers, les normes nationales et régionales qui ne sont pas fondées sur des normes internationales pertinentes, en vue d'accroître leur convergence avec les normes internationales pertinentes; et |
| g) | à favoriser la coopération bilatérale avec les organismes de normalisation de l'autre partie. |
5. Les parties devraient échanger des informations, par l'intermédiaire des coordinateurs du chapitre sur les OTC désignés conformément à l'article 5.13, en ce qui concerne:
| a) | l'utilisation qu'elles font des normes comme base ou à l'appui des règlements techniques; |
| b) | les accords de coopération mis en œuvre par chaque partie en matière de normalisation, par exemple sur les questions de normalisation dans les accords de libre-échange conclus avec des pays tiers; et |
| c) | leurs processus respectifs de normalisation et leur utilisation des normes internationales, régionales ou sous-régionales comme base de leurs normes nationales. |
ARTICLE 5.8
Procédures d'évaluation de la conformité et accréditation
1. Les dispositions énoncées à l'article 5.6 relatives à l'élaboration, à l'adoption et à l'application des règlements techniques s'appliquent également aux procédures d'évaluation de la conformité.
2. Si une partie exige une évaluation de la conformité à titre d'assurance positive qu'un produit satisfait à un règlement technique, cette partie:
| a) | sélectionne des procédures d'évaluation de la conformité proportionnées aux risques encourus; |
| b) | considère l'utilisation de la déclaration de conformité du fournisseur, parmi d'autres solutions, dans le processus réglementaire, pour démontrer la conformité avec les règlements techniques; et |
| c) | fournit, sur demande, des informations à l'autre partie sur les raisons ayant conduit au choix d'une certaine procédure d'évaluation de la conformité pour des produits spécifiques. |
3. Si une partie exige une évaluation de la conformité par un tiers à titre d'assurance positive qu'un produit satisfait à un règlement technique, et si elle n'a pas chargé un organisme gouvernemental de cette tâche conformément au paragraphe 5, elle:
| a) | utilise de préférence l'accréditation pour habiliter les organismes d'évaluation de la conformité; |
| b) | utilise de la manière la plus adéquate les normes internationales en matière d'accréditation et d'évaluation de la conformité, ainsi que les accords internationaux associant les organismes d'accréditation des parties, par exemple par l'intermédiaire des mécanismes de la CILE et de l'IAF; |
| c) | envisage d'adhérer ou, selon le cas, encourage l'adhésion de ses organismes de contrôle, d'inspection et de certification à des accords ou arrangements internationaux opérationnels visant à harmoniser ou à faciliter l'acceptation des résultats de l'évaluation de la conformité; |
| d) | sur son territoire, promeut la concurrence entre les organismes d'évaluation de la conformité désignés par les autorités pour un produit ou un ensemble de produits donné, afin de permettre aux opérateurs économiques de choisir parmi eux; |
| e) | veille à ce que les organismes d'évaluation de la conformité soient indépendants des fabricants, des importateurs et des distributeurs, en ce sens qu'ils exercent leurs activités avec objectivité et indépendance de jugement; |
| f) | veille à ce qu'il n'y ait pas de conflit d'intérêts entre les organismes d'accréditation et les organismes d'évaluation de la conformité, ni entre les activités des autorités de surveillance du marché et celles des organismes d'évaluation de la conformité; |
| g) | autorise, dans la mesure du possible, les organismes d'évaluation de la conformité à recourir à des sous-traitants pour effectuer des essais ou des inspections en rapport avec l'évaluation de la conformité, y compris des sous-traitants situés sur le territoire de l'autre partie; et |
| h) | publie en ligne une liste des organismes qu'elle a désignés pour procéder à cette évaluation de la conformité, ainsi que les renseignements pertinents sur le champ d'application de la désignation de chacun de ces organismes. |
4. Aucune disposition du paragraphe 3, point g), ne saurait être interprétée comme interdisant à une partie d'exiger des sous-traitants qu'ils satisfassent aux exigences que l'organisme d'évaluation de la conformité avec lequel ils ont conclu un contrat serait tenu de remplir pour effectuer lui-même les essais ou inspections commandés.
5. Aucune disposition du présent article ne saurait empêcher une partie de demander que l'évaluation de la conformité relative à des produits spécifiques soit effectuée par les autorités gouvernementales spécifiées de cette partie. Dans ce cas, la partie:
| a) | fixe les redevances exigées au titre de l'évaluation de la conformité en fonction du coût approximatif des services rendus et, lorsque la personne souhaitant obtenir une évaluation de la conformité le demande, communique les différents éléments inclus dans ces redevances; et |
| b) | en principe, publie les redevances exigées au titre de l'évaluation de la conformité ou, lorsque ces informations ne sont pas publiées, les fournit sur demande. |
6. Nonobstant les paragraphes 3 à 5 du présent article, dans les domaines énumérés à l'annexe 5-A, dans lesquels l'Union européenne accepte la déclaration de conformité du fournisseur comme garantie de ce qu'un produit satisfait à un règlement technique et dans lesquels un État du Mercosur signataire impose des essais ou une certification obligatoires par un tiers, l'État du Mercosur signataire accepte des certificats, comme garantie de ce qu'un produit satisfait aux exigences des règlements techniques d'un État du Mercosur signataire, ou, dans les cas où ses dispositions législatives et réglementaires pertinentes ne prévoient pas cette acceptation, il accepte les rapports d'essais délivrés par des organismes d'évaluation de la conformité qui sont situés sur le territoire de l'Union européenne et qui ont été accrédités pour les champs d'application concernés par un organisme d'accréditation membre des arrangements internationaux pour la reconnaissance mutuelle de la CILE et de l'IAF, ou bien il accepte les certificats qui ont été délivrés selon la méthode OC de l'IECEE. Un État du Mercosur signataire peut prévoir, dans ses dispositions législatives et réglementaires pertinentes, qu'il n'acceptera ces certificats ou rapports d'essais que s'il existe des arrangements bilatéraux, y compris des protocoles d'accord, entre l'organisme d'évaluation de la conformité situé sur le territoire de l'Union européenne et l'organisme d'évaluation de la conformité situé sur le territoire de l'État du Mercosur signataire.
7. Si une déclaration de conformité du fournisseur est considérée comme une procédure d'évaluation de la conformité valable dans l'Union européenne, les rapports d'essai délivrés par des organismes d'évaluation de la conformité situés sur le territoire de l'État du Mercosur signataire sont acceptés comme un document valable en vue de démontrer qu'un produit est conforme aux exigences des règlements techniques de l'Union européenne. Le fabricant reste responsable dans tous les cas de la conformité du produit.
8. Le paragraphe 6 s'applique également lorsqu'un État du Mercosur signataire introduit de nouvelles exigences en matière d'essais ou de certification obligatoires par un tiers dans les domaines spécifiés à l'annexe 5-A, conformément au paragraphe 10 du présent article. Si l'Union européenne introduit des exigences en matière d'essais ou de certification obligatoires par un tiers dans les domaines spécifiés à l'annexe 5-A, conformément au paragraphe 10 du présent article, les parties examinent au sein du sous-comité «Commerce des marchandises», visé à l'article 5.14, s'il y a lieu de prendre des mesures pour assurer la réciprocité en ce qui concerne l'acceptation des rapports d'essais ou des certificats délivrés par les organismes d'évaluation de la conformité situés sur le territoire de l'État du Mercosur signataire.
9. Le conseil «Commerce» peut adopter une décision modifiant la section A de l'annexe 5-A.
10. Nonobstant le paragraphe 6 du présent article, une partie peut introduire des exigences en matière d'essais ou de certification obligatoires par un tiers dans les domaines spécifiés dans l'annexe 5-A, pour les produits relevant du champ d'application de ladite annexe, dans les conditions suivantes:
| a) | l'introduction de telles exigences ou procédures est justifiée au regard des objectifs légitimes visés à l'article 2.2, de l'accord OTC; |
| b) | les raisons de l'introduction de telles exigences ou procédures reposent sur des informations techniques ou scientifiques fondées concernant le fonctionnement des produits en question; |
| c) | ces exigences ou procédures n'ont pas, sur les échanges commerciaux, d'effets plus restrictifs que nécessaire pour la réalisation de l'objectif légitime visé par la partie, en tenant compte des risques qu'entraînerait leur non-application; et |
| d) | la partie n'aurait pas pu raisonnablement prévoir la nécessité d'introduire de telles exigences ou procédures le jour de l'entrée en vigueur du présent accord. |
11. Le paragraphe 6 est sans préjudice de l'exercice non discriminatoire de compétences en matière de surveillance du marché par les autorités d'une partie, y compris des essais supplémentaires sur des échantillons au point d'entrée.
ARTICLE 5.9
Transparence
1. En ce qui concerne l'élaboration, l'adoption et l'application des normes, règlements techniques et procédures d'évaluation de la conformité, chaque partie:
| a) | tient compte du point de vue de l'autre partie si le processus d'élaboration d'un règlement technique est ouvert à la consultation publique, en tout ou partie; |
| b) | veille, au moment d'élaborer des règlements techniques majeurs et des procédures d'évaluation de la conformité susceptibles d'avoir une incidence significative sur le commerce, conformément à ses propres dispositions législatives et réglementaires, à ce qu'il existe des procédures de transparence permettant aux personnes des parties d'apporter leur contribution dans le cadre d'une procédure de consultation publique formelle, sauf lorsque des problèmes urgents de sécurité, de santé, de protection de l'environnement ou de sécurité nationale se posent ou menacent de se poser; |
| c) | autorise les personnes de l'autre partie à participer à la procédure de consultation visée au point b) dans des conditions non moins favorables que celles accordées à ses propres personnes, et elle rend publics les résultats de cette procédure de consultation, dans la mesure du possible; |
| d) | ménage en principe un délai d'au moins 60 (soixante) jours pour permettre à l'autre partie de présenter ses observations écrites sur les propositions de règlements techniques et de procédures d'évaluation de la conformité, et examine toute demande raisonnable visant à prolonger le délai imparti pour présenter des observations; |
| e) | fournit, lorsque le texte notifié n'est pas rédigé dans l'une des langues officielles de l'OMC, une description claire et complète du contenu de la mesure dans le format de notification de l'OMC; |
| f) | si elle reçoit des observations écrites de l'autre partie concernant sa proposition de règlement technique ou de procédure d'évaluation de la conformité:
|
| g) | communique, lorsque l'autre partie le requiert, des renseignements concernant les objectifs, le fondement juridique et la motivation de tout règlement technique ou de toute procédure d'évaluation de la conformité qu'elle a adoptés ou qu'elle se propose d'adopter; |
| h) | fournit des informations sur l'adoption et l'entrée en vigueur du règlement technique ou de la procédure d'évaluation de la conformité ainsi que le texte final adopté au moyen d'un addendum à la notification initiale à l'OMC; |
| i) | examine toute demande raisonnable de l'autre partie, reçue avant l'expiration du délai de présentation des observations suivant la présentation d'une proposition de règlement technique, de prolonger le délai entre l'adoption du règlement technique et son entrée en vigueur, sauf lorsqu'une telle prorogation serait inefficace pour réaliser les objectifs légitimes recherchés; et |
| j) | fournit gratuitement un accès à la version électronique du texte notifié avec la notification. |
2. Aux fins du paragraphe 1, point d), lorsque des problèmes urgents liés à la sécurité, à la santé, à la protection de l'environnement ou à la sécurité nationale se posent ou menacent de se poser, l'article 2.10, et l'article 5.7, de l'accord OTC s'appliquent.
3. Si les normes sont rendues obligatoires par leur incorporation ou leur référencement dans un projet de règlement technique ou de procédure d'évaluation de la conformité, les obligations de transparence relatives à la notification OTC énoncées dans le présent article et à l'article 2 ou 5 de l'accord OTC sont remplies.
4. Chaque partie veille à ce que tous les règlements techniques et toutes les procédures obligatoires d'évaluation de la conformité adoptés et en vigueur soient rendus publics gratuitement sur un site internet officiel. Chaque partie accorde toujours un accès illimité à toutes les informations nécessaires pour assurer la conformité avec un règlement technique. Si des normes confèrent une présomption de conformité avec les règlements techniques et que ces normes ne sont pas mentionnées dans ces règlements techniques, chaque partie garantit l'accès aux informations relatives aux normes correspondantes.
5. À la suite d'une demande raisonnable de l'autre partie ou de ses opérateurs économiques, chaque partie fournit, sans retard injustifié, des informations sur les règlements techniques en vigueur et, s'il y a lieu et si elles existent, des orientations écrites sur le respect des règlements techniques.
ARTICLE 5.10
Marquage et étiquetage
1. Les règlements techniques des parties qui traitent en partie ou en totalité de marquage ou d'étiquetage obligatoire sont conformes aux principes énoncés à l'article 2 de l'accord OTC.
2. En particulier, si une partie impose le marquage ou l'étiquetage obligatoire des produits:
| a) | elle exige uniquement des informations qui sont utiles aux consommateurs ou aux utilisateurs du produit ainsi qu'aux autorités pour connaître la conformité du produit avec les prescriptions techniques obligatoires; |
| b) | et si une partie exige l'approbation, l'enregistrement ou la certification préalables des étiquettes ou des marquages des produits, comme prérequis à la mise sur le marché de produits qui satisfont par ailleurs à ses exigences techniques obligatoires, elle veille à ce que les demandes présentées par les opérateurs économiques de l'autre partie donnent lieu à une décision sans retard injustifié et de manière non discriminatoire; |
| c) | et dans le cas où une partie impose l'utilisation d'un numéro d'identification unique, elle délivre un tel numéro aux opérateurs économiques de l'autre partie sans retard injustifié et de manière non discriminatoire; |
| d) | et à condition que les éléments ci-après ne soient pas de nature à induire en erreur ou contradictoires et qu'ils ne prêtent pas à confusion en ce qui concerne les prescriptions réglementaires de la partie importatrice et que les objectifs légitimes de l'accord OTC ne soient pas compromis, elle autorise:
|
| e) | elle accepte, dans la mesure du possible, que l'étiquetage supplémentaire et l'introduction de corrections à l'étiquetage soient réalisés dans des entrepôts douaniers ou dans d'autres sites désignés au point d'importation, et non dans le pays d'origine; |
| f) | si elle estime que cela ne compromet en rien la protection de la santé publique et de l'environnement, la protection contre les pratiques trompeuses et tout autre objectif légitime au titre de l'accord OTC, elle s'efforce d'accepter des étiquettes non permanentes ou détachables, plutôt que des étiquettes physiquement attachées au produit, ou l'inclusion d'informations pertinentes dans la documentation d'accompagnement. |
3. Le paragraphe 2 ne s'applique pas au marquage ou à l'étiquetage des médicaments.
4. Si une partie estime que les prescriptions en matière de marquage ou d'étiquetage d'un produit ou d'un secteur dans l'autre partie pourraient être améliorées, elle peut proposer une initiative de facilitation des échanges afin de répondre à ses préoccupations conformément à l'article 5.5.
ARTICLE 5.11
Coopération et assistance technique
1. Afin de contribuer à la réalisation des objectifs du présent chapitre, chaque partie, entre autres:
| a) | encourage la coopération et les activités et projets communs entre ses organisations respectives, qu'elles soient publiques ou privées, nationales ou régionales, dans les domaines de la réglementation technique, de la normalisation, de l'évaluation de la conformité, de la métrologie et de l'accréditation; |
| b) | encourage les bonnes pratiques réglementaires par l'échange d'informations, d'expériences et de meilleures pratiques concernant, entre autres, l'analyse d'impact réglementaire, la gestion des stocks et l'évaluation des risques réglementaires et la consultation publique; |
| c) | échange des points de vue sur la surveillance du marché; |
| d) | renforce les capacités techniques et institutionnelles des organismes nationaux de réglementation, de métrologie, de normalisation, d'évaluation de la conformité et d'accréditation, en soutenant le développement de leurs infrastructures techniques, y compris les laboratoires et les équipements d'essai, et en favorisant la formation continue des ressources humaines; |
| e) | promeut, facilite et, dans la mesure du possible, coordonne la participation desdits organismes nationaux aux organisations internationales et aux autres enceintes liées aux règlements techniques, à l'évaluation de la conformité, aux normes, à l'accréditation et à la métrologie; |
| f) | soutient les activités d'assistance technique menées par des organisations nationales, régionales et internationales dans les domaines de la réglementation technique, de la normalisation, de l'évaluation de la conformité, de la métrologie et de l'accréditation; et |
| g) | s'efforce de partager les données scientifiques et les informations techniques disponibles entre les autorités de réglementation des parties, dans la mesure nécessaire pour coopérer ou mener des discussions techniques au titre du présent chapitre, à l'exception des informations confidentielles ou d'autres informations sensibles. |
2. Une partie accorde une attention appropriée aux propositions de coopération faites par l'autre partie au titre du présent chapitre.
ARTICLE 5.12
Discussions techniques
1. Chaque partie peut demander la tenue de discussions sur toute préoccupation découlant du présent chapitre, y compris tout projet de règlement technique ou de procédure d'évaluation de la conformité de l'autre partie qui, selon elle, est susceptible d'avoir une incidence négative significative sur les échanges entre les parties. La partie à l'origine de la demande communique celle-ci au coordinateur du chapitre sur les OTC de l'autre partie désigné en vertu de l'article 5.13 en indiquant:
| a) | la question; |
| b) | les dispositions du présent chapitre auxquelles se rapportent les préoccupations; et |
| c) | les motifs de la demande, y compris une description des préoccupations de la partie à l'origine de la demande. |
2. Toute information ou explication demandée conformément au paragraphe 1 est fournie au plus tard 60 (soixante) jours après la date de la demande d'une partie visée au paragraphe 1. Le délai peut être prolongé moyennant justification préalable par la partie à laquelle la demande est adressée.
3. Si une question a été précédemment abordée entre les parties au sein d'une instance quelconque, une partie peut demander directement qu'elle soit examinée, en personne ou par vidéoconférence ou téléconférence, au plus tard 60 (soixante) jours après la date de cette demande. Dans ce cas, la partie à laquelle la demande est adressée met tout en œuvre pour être disponible à une telle fin.
4. Si les parties n'ont pas tenu de discussions au titre du présent article au cours de la période de douze mois précédente, la demande ne peut être rejetée par l'autre partie. Si la partie à l'origine de la demande estime que la question est urgente, elle peut demander qu'une réunion ait lieu dans un délai plus court. En pareilles circonstances, la partie à laquelle la demande est adressée examine celle-ci favorablement. Les parties font tout ce qui est en leur pouvoir pour parvenir à une solution mutuellement satisfaisante.
5. Il est entendu qu'une partie peut solliciter des discussions techniques avec l'autre partie en vertu du paragraphe 2 au sujet des règlements techniques ou des procédures d'évaluation de la conformité des pouvoirs publics nationaux, régionaux ou locaux, selon le cas, au niveau directement inférieur à celui du gouvernement central, qui peuvent avoir un effet notable sur le commerce.
6. À l'issue de la discussion technique, les parties peuvent conclure que la question pourrait être mieux traitée dans le cadre d'une initiative de facilitation des échanges, conformément à l'article 5.5.
7. Le présent article est sans préjudice des droits et obligations d'une partie au titre du chapitre 21.
ARTICLE 5.13
Coordinateur du chapitre sur les OTC
1. Chaque partie désigne un coordinateur du chapitre sur les OTC et notifie à l'autre partie toute modification. Les coordinateurs du chapitre sur les OTC collaborent pour faciliter la mise en œuvre du présent chapitre et la coopération entre les parties en ce qui concerne toutes les questions relatives aux OTC.
2. Les fonctions des coordinateurs du chapitre sur les OTC consistent à:
| a) | soutenir le sous-comité «Commerce des marchandises», visé à l'article 5.14, dans l'exercice de ses fonctions; |
| b) | encourager les initiatives de facilitation des échanges et les discussions techniques, le cas échéant, conformément aux articles 5.5 et 5.12 respectivement; |
| c) | échanger des informations sur les travaux menés dans les enceintes non gouvernementales, régionales et multilatérales, en matière de normes, de règlements techniques et de procédures d'évaluation de la conformité; et |
| d) | communiquer au sous-comité «Commerce des marchandises», visé à l'article 5.14, toute évolution pertinente en ce qui concerne la mise en œuvre du présent chapitre, le cas échéant. |
3. Les coordinateurs du chapitre sur les OTC communiquent entre eux selon toute méthode convenue qui est appropriée à l'exercice de leurs fonctions, telle que le courrier électronique, la vidéoconférence et les réunions.
ARTICLE 5.14
Sous-comité «Commerce des marchandises»
Le sous-comité «Commerce des marchandises», institué en vertu de l'article 22.3, paragraphe 4, exerce les fonctions suivantes, en plus de celles énumérées aux articles 2.14 et 22.3:
| a) | examiner les résultats des travaux effectués en vertu de l'article 5.5 et envisager des mesures appropriées; |
| b) | constituer une enceinte permettant aux parties d'examiner la nécessité de prendre des mesures pour assurer la réciprocité conformément à l'article 5.8, paragraphe 8; |
| c) | favoriser la coopération conformément à l'article 5.11 et encourager les discussions techniques, le cas échéant, conformément à l'article 5.12; |
| d) | s'efforcer d'examiner au moins une fois par an les questions relevant du paragraphe 2 de la section C de l'annexe 5-B; et |
| e) | constituer une enceinte permettant aux parties de coopérer et d'échanger des informations sur toute question pertinente pour la mise en œuvre de l'annexe 5-B. |
CHAPITRE 6
MESURES SANITAIRES ET PHYTOSANITAIRES
ARTICLE 6.1
Objectifs
Les objectifs du présent chapitre sont les suivants:
| a) | protéger la santé ou la vie humaine, animale ou végétale sur le territoire des parties, tout en facilitant les échanges commerciaux entre les parties en ce qui concerne les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS); |
| b) | établir une coopération pour la mise en œuvre de l'accord SPS; |
| c) | veiller à ce que les mesures SPS ne créent pas d'obstacles injustifiés au commerce entre les parties; |
| d) | renforcer la coopération sur les questions techniques et scientifiques liées à l'adoption et à l'application des mesures SPS; |
| e) | améliorer l'échange d'informations et les consultations entre les parties sur les questions SPS; et |
| f) | mettre en place une coopération au sein des instances multilatérales traitant des questions SPS. |
ARTICLE 6.2
Champ d'application
1. Le présent chapitre s'applique à toutes les mesures SPS (21) qui peuvent, directement ou indirectement, affecter le commerce entre les parties.
2. Le présent chapitre s'applique à la coopération au sein des instances multilatérales traitant des questions SPS.
ARTICLE 6.3
Définitions
1. Aux fins du présent chapitre, les définitions suivantes s'appliquent:
| a) | les définitions figurant à l'annexe A de l'accord SPS; |
| b) | les définitions adoptées par le Codex Alimentarius; |
| c) | les définitions adoptées par l'Organisation mondiale de la santé animale (OMSA); |
| d) | les définitions adoptées par la convention internationale pour la protection des végétaux (CIPV); et |
| e) | on entend par «zone protégée»: une zone géographique officiellement définie du territoire de l'Union européenne dans laquelle rien ne laisse penser qu'un organisme nuisible réglementé spécifique est établi, bien que les conditions soient favorables à son établissement et qu'il soit présent dans d'autres parties du territoire de l'Union européenne. |
Les zones protégées sont des zones exemptes d'organismes nuisibles sous contrôle de l'Union européenne sur le territoire de l'Union européenne. Elles sont reconnues dans le règlement (UE) 2016/2031 du Parlement européen et du Conseil du 26 octobre 2016 relatif aux mesures de protection contre les organismes nuisibles aux végétaux, modifiant les règlements du Parlement européen et du Conseil (UE) no 228/2013, (UE) no 652/2014 et (UE) no 1143/2014 et abrogeant les directives du Conseil 69/464/CEE, 74/647/CEE, 93/85/CEE, 98/57/CE, 2000/29/CE, 2006/91/CE et 2007/33/CE (22). Ce concept n'est pas appliqué en dehors du territoire de l'Union européenne. Aux fins du commerce, l'Union européenne n'exige pas de l'autre partie qu'elle établisse des zones protégées sur son territoire. Dans de tels cas, les conditions applicables aux zones exemptes d'organismes nuisibles s'appliquent. Aux fins du chapitre 6 et pour la reconnaissance des zones protégées, les mêmes conditions s'appliquent que pour les zones exemptes d'organismes nuisibles.
2. En cas d'incompatibilité entre les définitions figurant à l'annexe A de l'accord SPS et les définitions convenues par les parties ou les définitions adoptées par le Codex Alimentarius, l'OMSA et la CIPV, les définitions figurant à l'annexe A de l'accord SPS priment.
ARTICLE 6.4
Droits et obligations
Les parties affirment leurs droits et obligations au titre de l'accord SPS. Aucune disposition du présent chapitre n'affecte les droits et obligations de chaque partie au titre de l'accord SPS.
ARTICLE 6.5
Autorités compétentes
1. Aux fins du présent chapitre, l'autorité compétente officielle d'une partie est l'autorité qui, conformément au droit d'une partie, est habilitée à faire respecter ses dispositions législatives et réglementaires qui relèvent du champ d'application du présent chapitre afin d'assurer le respect de ses prescriptions, ou toute autre autorité à laquelle ces autorités ont délégué ce pouvoir (ci-après dénommées «autorités compétentes»).
2. À la date d'entrée en vigueur du présent accord, chaque partie communique par écrit à l'autre partie le nom des autorités compétentes visées au paragraphe 1, en précisant où ces informations sont mises à la disposition du public, ainsi qu'une description de la répartition des compétences entre les autorités compétentes respectives.
3. Les parties s'informent, conformément à l'article 6.11, paragraphe 4, de toute modification apportée à ces autorités compétentes.
ARTICLE 6.6
Obligations générales
1. Les produits exportés d'une partie satisfont aux exigences SPS applicables de la partie importatrice.
2. Les exigences SPS de la partie importatrice sont les mêmes pour l'ensemble du territoire de la partie exportatrice, pour autant que les mêmes conditions SPS prévalent sur l'ensemble de ce territoire, sans préjudice des décisions et mesures adoptées conformément à l'article 6.10. Chaque partie fait en sorte que ses mesures SPS soient appliquées de manière proportionnée et n'établissent pas de discrimination arbitraire ou injustifiable entre des États membres de l'Union européenne ou des États du Mercosur signataires où existent des conditions identiques ou similaires, y compris entre son propre territoire et celui de l'autre partie. Les mesures SPS ne sont pas appliquées de façon à constituer une restriction déguisée au commerce entre les parties.
3. Les procédures visées au présent chapitre sont appliquées sans retard injustifié et de manière transparente, et les informations demandées sont limitées à ce qui est nécessaire pour que l'agrément, le contrôle, l'inspection et la vérification soient appropriés.
4. Chaque partie veille à ce que les redevances éventuellement imposées dans le cadre des procédures d'importation liées à la vérification et au respect des exigences SPS soient équitables par rapport aux redevances qui seraient perçues pour des produits similaires d'origine intérieure ou originaires de tout autre membre de l'OMC et ne soient pas plus élevées que le coût effectif du service.
5. Sauf dans les cas prévus à l'article 6.14, au moment de modifier les exigences SPS à l'importation, chaque partie, et le cas échéant le Mercosur, prévoit une période de transition, compte tenu de la nature de la modification, afin d'éviter toute interruption ou perturbation inutile des flux commerciaux de produits et de permettre à la partie exportatrice d'adapter ses procédures d'exportation en conséquence.
6. La mise en œuvre du présent chapitre ne compromet pas les exigences SPS applicables au commerce entre les parties existant à la date d'entrée en vigueur du présent accord.
7. Sans préjudice des dispositions similaires figurant dans d'autres chapitres du présent accord, aucune disposition du présent chapitre n'affecte les droits et obligations de chaque partie en matière de protection des informations confidentielles, conformément aux dispositions législatives et réglementaires pertinentes de chaque partie. Chaque partie veille à ce que des procédures soient en place pour empêcher la divulgation d'informations confidentielles obtenues au cours des procédures visées au présent chapitre.
8. Chaque partie veille à ce que les ressources nécessaires soient disponibles pour la mise en œuvre effective du présent chapitre.
ARTICLE 6.7
Mesures de facilitation des échanges
1. La partie importatrice peut exiger l'agrément d'établissements situés sur le territoire de la partie exportatrice pour l'importation d'animaux, de produits animaux, de produits d'origine animale et de sous-produits animaux depuis ces établissements.
2. Les établissements reçoivent l'agrément de la partie importatrice, sans inspection préalable, si:
| a) | la partie importatrice a reconnu le système de contrôle officiel de l'autorité compétente de la partie exportatrice; |
| b) | la partie importatrice a autorisé l'importation des produits concernés; et |
| c) | l'autorité compétente de la partie exportatrice a fourni des garanties suffisantes que ces établissements satisfont aux exigences sanitaires de la partie importatrice. |
3. La partie exportatrice autorise les exportations uniquement à partir des établissements agréés visés au paragraphe 1. La partie exportatrice suspend ou retire l'agrément des établissements qui ne satisfont pas aux exigences sanitaires de la partie importatrice et notifie cette suspension ou ce retrait à la partie importatrice.
4. La partie exportatrice propose à la partie importatrice une liste d'établissements à agréer. Cette liste est accompagnée des garanties fournies par l'autorité compétente de la partie exportatrice quant au respect, par les établissements, des garanties visées au paragraphe 2, point c).
5. La partie importatrice autorise les importations en provenance d'établissements agréés au plus tard 40 (quarante) jours ouvrables après la réception de la liste et des garanties de la partie exportatrice visées au paragraphe 4. Si des informations complémentaires sont demandées et qu'un agrément ne peut donc pas être accordé dans le délai de 40 (quarante) jours ouvrables, la partie importatrice en informe la partie exportatrice et fixe un nouveau délai pour cet agrément. Ce délai ne peut pas dépasser 40 (quarante) jours ouvrables à compter de la réception des informations complémentaires.
6. La partie importatrice dresse des listes d'établissements agréés et les rend publiques.
7. La partie importatrice peut refuser l'agrément des établissements qui ne sont pas conformes à ses exigences sanitaires. Dans ce cas, la partie importatrice informe la partie exportatrice de ce refus, ainsi que des raisons qui le justifient.
8. La partie importatrice peut procéder à des vérifications du système de contrôle officiel conformément à l'article 6.15. Selon les résultats de ces vérifications, la partie importatrice peut modifier les listes des établissements agréés.
9. Chaque partie adopte ou maintient des procédures relatives aux contrôles SPS à l'importation permettant la mainlevée rapide des produits pour l'importation sans retard injustifié.
10. Chaque partie simplifie, le cas échéant, les contrôles et vérifications et réduit la fréquence des contrôles SPS à l'importation effectués par la partie importatrice sur les produits de la partie exportatrice. Chaque partie fonde sa décision sur les éléments suivants:
| a) | les risques encourus; |
| b) | les contrôles effectués par les producteurs ou les importateurs et validés par les autorités compétentes des parties; |
| c) | les garanties données par l'autorité compétente de la partie exportatrice que les établissements satisfont aux exigences sanitaires de la partie importatrice; et |
| d) | les directives, normes et recommandations internationales du Codex Alimentarius, de l'OMSA ou de la CIPV, selon le cas. |
11. Chaque partie peut appliquer d'autres critères pour simplifier les contrôles et vérifications en application du paragraphe 10 s'ils ne compromettent pas les critères adoptés d'un commun accord qui y sont énumérés.
12. Si les contrôles à l'importation révèlent un non-respect des exigences SPS à l'importation et que des produits ou des envois sont refusés, la partie importatrice en informe la partie exportatrice conformément à la procédure visée à l'article 6.12, dès que possible et au plus tard 5 (cinq) jours ouvrables après la date du rejet.
13. Si les contrôles à l'importation révèlent un non-respect des exigences SPS à l'importation, les mesures prises par la partie importatrice sont justifiées sur la base du non-respect constaté et ne sont pas plus restrictives pour le commerce qu'il n'est requis pour atteindre le niveau approprié de protection sanitaire et phytosanitaire de la partie.
14. Les parties reconnaissent les niveaux différents atteints par les processus d'intégration régionale au sein de l'Union européenne, d'une part, et du Mercosur, d'autre part. En vue de faciliter les échanges entre leurs territoires respectifs, le Mercosur fait tout son possible pour adopter progressivement, aux fins des procédures d'importation et d'agrément des produits et des établissements de l'Union européenne, le cas échéant:
| a) | un questionnaire unique; |
| b) | un certificat unique; et |
| c) | une liste des établissements agréés. |
15. Le Mercosur fera tout son possible pour harmoniser les exigences SPS à l'importation, les certificats et les contrôles à l'importation des différents États du Mercosur signataires.
ARTICLE 6.8
Mesures de substitution
1. À la demande de la partie exportatrice, la partie importatrice examine si, à titre exceptionnel, une autre mesure SPS que la mesure SPS de la partie importatrice garantit le niveau approprié de protection de la partie importatrice. La mesure de substitution peut être fondée sur des directives, normes et recommandations internationales du Codex Alimentarius, de l'OMSA ou de la CIPV ou sur des mesures SPS de la partie exportatrice.
2. L'article 6.9 ne s'applique pas aux mesures SPS de substitution.
ARTICLE 6.9
Équivalence
1. Une partie exportatrice peut demander à la partie importatrice la détermination de l'équivalence entre une mesure SPS spécifique ou des mesures SPS spécifiques concernant un produit ou un groupe de produits, ou à l'échelle des systèmes, et ses propres mesures SPS.
2. Afin de mettre en œuvre le présent article, le sous-comité «SPS», visé à l'article 6.18, formule des recommandations en vue d'établir une procédure de reconnaissance de l'équivalence fondée sur la décision relative à la mise en œuvre de l'article 4 de l'accord sur les mesures sanitaires et phytosanitaires du comité des mesures sanitaires et phytosanitaires de l'OMC (23) et sur ses mises à jour ultérieures, ainsi que sur les directives, normes et recommandations internationales adoptées dans le cadre du Codex Alimentarius, de l'OMSA et de la CIPV. Cette procédure doit comprendre un processus par lequel les parties procèdent à des consultations afin de déterminer l'équivalence des mesures SPS, les informations à demander aux parties, les responsabilités des parties et les délais pour la reconnaissance de l'équivalence.
3. Dès réception d'une demande spécifique, les parties entament des consultations en suivant la procédure à établir conformément au paragraphe 2, en vue de parvenir à un accord sur la reconnaissance de l'équivalence.
4. À la demande de la partie exportatrice, la partie importatrice informe la partie exportatrice de l'avancement de la procédure de reconnaissance de l'équivalence.
ARTICLE 6.10
Reconnaissance du statut zoosanitaire, de la situation concernant les organismes nuisibles aux végétaux et des conditions régionales
1. Les parties reconnaissent les concepts de zonage et de compartimentation, y compris les zones exemptes d'organismes nuisibles ou indemnes de maladies et les zones à faible prévalence d'organismes nuisibles ou de maladies, et les appliquent aux échanges entre les parties, conformément à l'accord SPS, aux directives pour favoriser la mise en œuvre dans la pratique de l'article 6 de l'accord SPS adoptées par le comité des mesures sanitaires et phytosanitaires de l'OMC (24) et aux directives, recommandations et normes pertinentes de l'OMSA et de la CIPV.
2. À la demande de la partie exportatrice, la partie importatrice décide de reconnaître les zones exemptes d'organismes nuisibles ou indemnes de maladies, les zones à faible prévalence d'organismes nuisibles ou de maladies et les compartiments de la partie exportatrice, que ce soit pour la première fois ou après l'apparition d'un foyer de maladie animale ou d'un organisme nuisible aux végétaux. La partie importatrice fonde cette décision sur les informations fournies par la partie exportatrice conformément à l'accord SPS et aux normes de l'OMSA et de la CIPV, et tient compte de l'établissement par la partie exportatrice de zones exemptes d'organismes nuisibles ou indemnes de maladies, de zones à faible prévalence d'organismes nuisibles ou de maladies et de compartiments. Les parties suivent les procédures définies à l'annexe 6-A.
3. La partie importatrice prend la décision visée au paragraphe 2 sans retard injustifié. Si, sans préjudice de l'article 6.14, la partie importatrice décide de reconnaître des zones exemptes d'organismes nuisibles ou indemnes de maladies, des zones à faible prévalence d'organismes nuisibles ou de maladies et des compartiments de la partie exportatrice, elle autorise le commerce en provenance de ces zones ou compartiments sans retard injustifié.
4. Le sous-comité «SPS», visé à l'article 6.18, peut définir d'autres modalités pour la procédure de reconnaissance des zones exemptes d'organismes nuisibles ou indemnes de maladies, des zones à faible prévalence d'organismes nuisibles ou de maladies et des compartiments visée au paragraphe 2, en tenant compte de l'accord SPS et des directives, normes et recommandations de la CIPV et de l'OMSA.
5. La procédure de reconnaissance des zones indemnes de maladies ou de compartiments en ce qui concerne les animaux, les produits animaux, les produits d'origine animale et les sous-produits animaux est définie aux paragraphes 7 à 9 du présent article et à l'annexe 6-A.
6. Pour définir ou maintenir les zones ou les compartiments visés au paragraphe 2 en ce qui concerne les animaux, les produits animaux, les produits d'origine animale et les sous-produits animaux, les parties tiennent compte de facteurs tels que la situation géographique, les écosystèmes, la surveillance épidémiologique et l'efficacité des contrôles sanitaires.
7. Au plus tard 60 (soixante) jours ouvrables après la réception des informations visées au paragraphe 2 transmises par la partie exportatrice, la partie importatrice peut:
| a) | s'opposer explicitement à la demande de reconnaissance de compartiments ou de zones indemnes de maladies en ce qui concerne les animaux, les produits animaux, les produits d'origine animale et les sous-produits animaux; |
| b) | demander un complément d'information à la partie exportatrice; ou |
| c) | demander des vérifications au titre de l'article 6.15. |
La partie importatrice examine le complément d'information dans un délai de 30 (trente) jours ouvrables à compter de sa réception. Si des vérifications sont exigées par la partie importatrice, le délai d'évaluation du complément d'information est suspendu.
8. La partie importatrice accélère la procédure établie au paragraphe 7 si les zones ou compartiments pour lesquels la reconnaissance est demandée par la partie exportatrice sont officiellement reconnus par l'OMSA comme indemnes de maladies ou ont recouvré ce statut après l'apparition d'un foyer.
9. Si, après avoir suivi la procédure visée au paragraphe 7, la partie importatrice décide de ne pas reconnaître les zones ou compartiments pour lesquels la reconnaissance a été demandée par la partie exportatrice, elle notifie sa décision à la partie exportatrice et explique les raisons pour lesquelles elle refuse de reconnaître les zones ou compartiments concernés et, sur demande, procède à des consultations conformément à l'article 6.13.
10. Chaque partie établit une liste des organismes nuisibles réglementés et des végétaux et produits végétaux réglementés pour lesquels existent des exigences phytosanitaires. La partie importatrice communique à l'autre partie sa liste des organismes nuisibles réglementés et des végétaux et produits végétaux réglementés, ainsi que les exigences phytosanitaires à l'importation qui s'y appliquent. Les exigences phytosanitaires à l'importation applicables aux végétaux et produits végétaux réglementés sont limitées à ce qui est nécessaire pour protéger la santé des végétaux ou pour sauvegarder l'usage auquel sont destinés les végétaux et produits végétaux. La partie importatrice informe l'autre partie de toute déclaration complémentaire requise.
11. Les exigences phytosanitaires de la partie importatrice sont établies en tenant compte du statut phytosanitaire dans la partie exportatrice et, si la partie importatrice l'exige, du résultat d'une analyse du risque phytosanitaire (ARP). L'ARP est réalisée conformément aux normes internationales pour les mesures phytosanitaires (NIMP) pertinentes de la CIPV. Elle tient compte des informations scientifiques et techniques disponibles ainsi que de l'usage auquel sont destinés les végétaux et produits végétaux en question.
12. La partie importatrice met à jour les listes visées au paragraphe 10 lorsque la partie exportatrice présente une demande d'exportation de nouveaux produits à destination de l'autre partie. Lorsque la partie importatrice exige une ARP pour autoriser l'importation d'un produit donné, une ARP déjà effectuée pour des produits identiques ou similaires peut servir de base afin d'accélérer la procédure, de même que toute information supplémentaire que la partie importatrice juge nécessaire d'analyser.
13. Lorsqu'elle détermine la situation d'un organisme nuisible dans la partie exportatrice, la partie importatrice tient compte des paragraphes 10 à 17 du présent article, de l'annexe 6-A et des recommandations figurant dans les NIMP de la CIPV.
14. Les parties reconnaissent les concepts de zones exemptes d'organismes nuisibles, de lieux de production exempts d'organismes nuisibles et de sites de production exempts d'organismes nuisibles, ainsi que de zones à faible prévalence d'organismes nuisibles, comme spécifié dans les NIMP de la CIPV, et de zones protégées, qu'elles appliquent dans leurs échanges commerciaux.
15. Lorsqu'elle établit ou maintient des mesures phytosanitaires, la partie importatrice tient compte des zones exemptes d'organismes nuisibles, des lieux de production exempts d'organismes nuisibles, des sites de production exempts d'organismes nuisibles, des zones à faible prévalence d'organismes nuisibles ainsi que des zones protégées s'ils sont établis par la partie exportatrice.
16. La partie exportatrice communique à l'autre partie les zones exemptes d'organismes nuisibles, les lieux de production exempts d'organismes nuisibles, les sites de production exempts d'organismes nuisibles et les zones à faible prévalence d'organismes nuisibles et fournit, sur demande, une explication et des informations à l'appui, comme prévu dans la NIMP applicable ou sous d'autres formes jugées appropriées. La partie importatrice reconnaît le statut de la partie exportatrice, à moins que la partie importatrice:
| a) | s'oppose explicitement à la demande d'approbation des zones exemptes d'organismes nuisibles, des lieux de production exempts d'organismes nuisibles, des sites de production exempts d'organismes nuisibles, des zones à faible prévalence d'organismes nuisibles ou des zones protégées s'ils sont établis par la partie exportatrice; |
| b) | demande un complément d'information à la partie exportatrice; |
| c) | demande des vérifications au titre de l'article 6.15; ou |
| d) | entame des consultations en vertu de l'article 6.13 au plus tard 150 (cent cinquante) jours ouvrables après avoir reçu ces informations. |
17. La partie importatrice examine le complément d'information demandé en vertu du paragraphe 16 au plus tard 90 (quatre-vingt-dix) jours après sa réception. Les vérifications éventuellement demandées par la partie importatrice en vertu du paragraphe 16 sont effectuées conformément à l'article 6.15 en tenant compte des caractéristiques biologiques de l'organisme nuisible et du végétal concerné. Si la partie importatrice demande de telles vérifications, le délai d'évaluation du complément d'information est suspendu.
18. Si, après avoir suivi la procédure visée au paragraphe 16, la partie importatrice décide de ne pas approuver les zones exemptes d'organismes nuisibles, les lieux de production exempts d'organismes nuisibles, les sites de production exempts d'organismes nuisibles, les zones à faible prévalence d'organismes nuisibles ou les zones protégées s'ils sont établis par la partie exportatrice, pour lesquels la reconnaissance a été demandée par la partie exportatrice, elle notifie sa décision à la partie exportatrice et explique les raisons pour lesquelles elle ne les approuve pas et, sur demande, procède à des consultations conformément à l'article 6.13.
ARTICLE 6.11
Transparence et échange d'informations
1. À la demande d'une partie et au plus tard 15 (quinze) jours ouvrables après la date de la demande, les parties échangent des informations sur:
| a) | les procédures d'autorisation de l'importation d'un produit, y compris, si possible, le calendrier prévu; |
| b) | les exigences relatives à l'importation d'un produit, y compris le modèle de certificat, le cas échéant; |
| c) | le statut zoosanitaire et la situation concernant les organismes nuisibles aux végétaux d'un produit au regard des organismes nuisibles, y compris les programmes de surveillance, d'éradication et d'enrayement et leurs résultats, à l'appui dudit statut et de ladite situation et des mesures sanitaires ou phytosanitaires à l'importation; |
| d) | l'état d'avancement de la procédure d'approbation de l'importation d'un produit; et |
| e) | le rapport entre une mesure SPS et les directives, normes et recommandations internationales et, si une mesure SPS n'est pas fondée sur des directives, normes et recommandations internationales, les informations scientifiques montrant de quelle manière la mesure SPS n'est pas conforme aux directives, normes et recommandations internationales, ainsi qu'une explication des raisons pour lesquelles la mesure a été adoptée. |
2. Dans les cas où les preuves scientifiques pertinentes sont insuffisantes, une partie qui adopte une mesure SPS provisoire fournit les renseignements pertinents disponibles sur lesquels la mesure est fondée et, le cas échéant, un complément d'information permettant une évaluation plus objective du risque, et elle réexamine la mesure SPS dans un délai raisonnable.
3. Les parties mettent à la disposition du public, par quelque moyen que ce soit, des informations actualisées sur:
| a) | les exigences SPS à l'importation et les procédures d'approbation; et |
| b) | une liste des organismes nuisibles réglementés. |
4. Les parties s'informent de:
| a) | toute modification de la situation SPS susceptible d'affecter le commerce entre les parties; |
| b) | toute question liée à l'élaboration et à l'application de mesures SPS susceptible d'affecter le commerce entre les parties; et |
| c) | toute autre information utile à la bonne mise en œuvre du présent chapitre. |
5. Sans préjudice du paragraphe 1, si les informations visées au présent article ont été mises à disposition par les parties par voie de notification à l'OMC ou à l'organisme international de normalisation compétent conformément à ses règles pertinentes, ou sur les sites internet des parties, accessibles au public et gratuits, l'échange d'informations prévu au paragraphe 1 n'est pas requis.
6. Chaque partie désigne un point de contact pour toute communication concernant les questions régies par le présent chapitre et en informe l'autre partie au plus tard 1 (un) mois après la date d'entrée en vigueur du présent accord. Chaque partie notifie dans les plus brefs délais à l'autre partie tout changement de son point de contact.
ARTICLE 6.12
Notifications
1. Tout risque grave ou significatif pour la santé ou la vie humaine, animale ou végétale, y compris la nécessité d'interventions urgentes touchant les denrées alimentaires ou les aliments pour animaux, est notifié aux points de contact de l'autre partie désignés à l'article 6.11, dans un délai de 2 (deux) jours ouvrables à compter de l'identification de ce risque.
2. Les risques non graves pour la santé ou la vie humaine, animale ou végétale sont également notifiés aux points de contact de l'autre partie dans un délai raisonnable qui est suffisant pour éviter de menacer la santé ou la vie humaine, animale ou végétale, ou de compromettre le commerce existant entre les parties.
3. Les notifications visées aux paragraphes 1 et 2 sont effectuées au moyen d'un système de notifications établi ou de notifications ad hoc spécifiques, conformément à la législation de la partie notifiante. Dans les deux cas, la notification est envoyée aux autorités compétentes des parties concernées.
4. Si la partie notifiante adopte ou maintient une mesure SPS liée à la notification (y compris le rejet d'un produit ou d'un envoi), la notification est accompagnée d'une explication des raisons justifiant cette mesure.
5. La partie notifiante retire toute notification fondée sur des informations qui se révèlent par la suite non étayées ou qui ont été transmises par erreur. Ce retrait a lieu dès que possible et est notifié à la partie exportatrice, afin d'éviter une incidence négative sur le commerce entre les parties.
6. Les parties désignent des points de contact pour les notifications au titre du présent article et en informent l'autre partie s'il ne s'agit pas des points de contact désignés conformément à l'article 6.11, paragraphe 6.
ARTICLE 6.13
Consultations
1. Sans préjudice du chapitre 21, si les mesures SPS ou les projets de mesures de la partie importatrice, ou leur mise en œuvre, sont considérés comme incompatibles avec le présent chapitre, les parties engagent des consultations au plus tard 60 (soixante) jours après que la partie exportatrice a présenté une demande motivée en ce sens.
2. Nonobstant le paragraphe 1, si une partie transmet une notification en vertu de l'article 6.12 ou si une partie a de sérieuses préoccupations concernant un risque pour la santé humaine, animale ou végétale au sujet de produits faisant l'objet d'échanges commerciaux entre les parties, des consultations ont lieu dès que possible, à la demande d'une partie. Chaque partie s'efforce, dans ces conditions, de fournir les informations nécessaires pour éviter de perturber les échanges commerciaux ou de les limiter.
3. À la demande de la partie exportatrice, la partie importatrice fournit les informations nécessaires pour éviter de perturber les échanges commerciaux ou de les limiter. Ces informations incluent celles visées à l'article 6.11, paragraphe 1.
4. Les consultations peuvent se tenir pendant une période raisonnable qui permet aux parties de parvenir à une solution mutuellement satisfaisante.
5. Les consultations peuvent avoir lieu par courrier électronique, par vidéoconférence, par audioconférence ou par tout autre moyen de communication à la disposition des deux parties. La partie qui a demandé les consultations se charge d'établir le procès-verbal. Le procès-verbal est formellement approuvé par les parties aux consultations.
6. Si les parties aux consultations ne parviennent pas à une solution mutuellement satisfaisante, la question peut être soumise au sous-comité «SPS», visé à l'article 6.18.
ARTICLE 6.14
Mesures d'urgence
1. Si une partie adopte une mesure visant à maîtriser tout risque grave pour la santé ou la vie humaine, animale ou végétale, cette mesure vise également, sans préjudice du paragraphe 2, à prévenir l'introduction de tout risque SPS sur le territoire de l'autre partie.
2. La partie importatrice peut, en cas de risques graves pour la santé ou la vie humaine, animale ou végétale, adopter des mesures d'urgence contre ces risques.
3. Pour les produits en transit entre les parties, la partie importatrice examine la solution proportionnée la plus adaptée pour éviter toute perturbation inutile des échanges.
4. Les mesures visées au paragraphe 2 peuvent être adoptées sans notification préalable au titre de l'article 6.12. La partie qui adopte des mesures d'urgence en donne notification à l'autre partie dans les meilleurs délais et, en tout état de cause, au plus tard 48 (quarante-huit) heures après l'adoption des mesures.
5. Chaque partie peut demander toute information relative à la situation SPS et aux mesures d'urgence adoptées. Chaque partie répond dès que les informations demandées sont disponibles.
6. À la demande de l'une des parties, et conformément à l'article 6.13, les parties procèdent à des consultations sur les mesures d'urgence au plus tard 15 (quinze) jours ouvrables après la notification des mesures d'urgence. Les parties peuvent envisager des solutions visant à faciliter la mise en œuvre ou le remplacement des mesures d'urgence.
ARTICLE 6.15
Vérifications du système de contrôle officiel
1. Chaque partie, dans le champ d'application du présent chapitre, a le droit:
| a) | d'effectuer des vérifications, notamment des audits, du système de contrôle officiel de l'autre partie, y compris des visites de vérification; et |
| b) | de recevoir des informations sur le système de contrôle officiel de l'autre partie et sur les résultats des contrôles effectués dans le cadre de ce système. |
2. La nature et la fréquence des vérifications, dont les audits, sont déterminées par la partie importatrice, en tenant compte des exigences à l'importation, des caractéristiques propres au produit concerné, des résultats des contrôles à l'importation antérieurs et d'autres informations disponibles, telles que les audits et contrôles effectués par l'autorité compétente de la partie exportatrice.
3. L'objectif des vérifications est d'évaluer la capacité des autorités compétentes de la partie exportatrice à s'assurer que les produits exportés ou à exporter satisfont aux exigences SPS de la partie importatrice.
4. Les visites de vérification sont effectuées sans retard injustifié et sont notifiées à la partie exportatrice au moins 60 (soixante) jours ouvrables au préalable, sauf en cas d'urgence ou si les parties en décident autrement. Toute modification de la date de la visite fait l'objet d'un accord entre les parties.
5. Les vérifications sont effectuées conformément au plan d'audit convenu par les parties concernées, sur la base des directives sur la conception, l'application, l'évaluation et l'homologation de systèmes d'inspection et de certification des importations et des exportations alimentaires (25). En cas de modification du plan d'audit de la visite, la partie importatrice communique à l'autre partie les raisons du changement.
6. Les coûts de la vérification sont supportés par la partie qui l'effectue.
7. La partie qui effectue la vérification transmet un projet de rapport de vérification à la partie faisant l'objet de la vérification au plus tard 60 (soixante) jours ouvrables après la fin de la visite de vérification. La partie faisant l'objet de la vérification peut formuler des observations sur le projet de rapport au plus tard 60 (soixante) jours ouvrables après sa réception. Les observations et un plan d'action, le cas échéant, sont joints au rapport final. La partie qui effectue la vérification transmet le rapport final à la partie faisant l'objet de la vérification au plus tard 30 (trente) jours ouvrables après la réception des observations sur le projet de rapport.
8. Toute mesure prise à la suite de vérifications est proportionnée aux lacunes ou aux risques recensés. Sur demande, des consultations techniques sur la question ont lieu conformément à l'article 6.13.
9. Si un risque important pour la santé publique, animale ou végétale est apparu au cours de la vérification, la partie faisant l'objet de la vérification en est informée aussi rapidement que possible et, en tout état de cause, au plus tard 10 (dix) jours ouvrables après la fin de la vérification.
ARTICLE 6.16
Coopération au sein des instances multilatérales
1. Les parties favorisent la coopération entre elles dans toutes les instances multilatérales concernées par les questions SPS, en particulier au sein des organismes internationaux de normalisation reconnus dans le cadre de l'accord SPS, et échangent des informations à cette fin.
2. Le sous-comité «SPS», visé à l'article 6.18, est l'enceinte chargée de promouvoir la coopération visée au paragraphe 1.
ARTICLE 6.17
Coopération
1. Les parties s'efforcent de coopérer à la mise en œuvre du présent chapitre et d'optimiser ses résultats, l'objectif étant d'élargir les possibilités et de maximiser les avantages pour les parties. Cette coopération s'inscrit dans le cadre juridique et institutionnel régissant les relations de coopération entre les parties.
2. Pour atteindre les objectifs visés au paragraphe 1, les parties tiennent compte des besoins en matière de coopération mis en évidence par le sous-comité «SPS» visé à l'article 6.18.
ARTICLE 6.18
Sous-comité «SPS»
1. Le sous-comité «SPS», institué en vertu de l'article 22.3, paragraphe 4, se réunit pour la première fois au plus tard 1 (un) an après l'entrée en vigueur du présent accord.
2. Le sous-comité «SPS» exerce les fonctions suivantes, en plus de celles énumérées à l'article 22.3:
| a) | constituer un forum de discussion sur les problèmes découlant de l'application des mesures SPS afin de trouver des solutions mutuellement acceptables, à condition que les parties aient d'abord tenté de les résoudre au moyen de consultations techniques conformément à l'article 6.13 et que le sous-comité ait ensuite été saisi de la question; |
| b) | constituer un forum de discussion sur les informations échangées conformément à l'article 6.11; |
| c) | promouvoir l'échange d'informations et la coopération au sein des instances multilatérales en vertu de l'article 6.16; |
| d) | échanger les listes de points de contact en vertu de l'article 6.11, paragraphe 6, afin de partager des informations relatives au présent chapitre; |
| e) | réaliser les travaux internes préparatoires nécessaires à la modification de l'annexe 6-A par le conseil «Commerce»; |
| f) | formuler des recommandations en vue d'établir une procédure de reconnaissance de l'équivalence conformément à l'article 6.9, paragraphe 2; |
| g) | définir, s'il le souhaite, des modalités supplémentaires pour la procédure de reconnaissance des zones exemptes d'organismes nuisibles ou indemnes de maladies, des zones à faible prévalence d'organismes nuisibles ou de maladies et des compartiments conformément à l'article 6.10, paragraphe 4; et |
| h) | mettre en évidence les besoins en matière de coopération dans la mise en œuvre du présent chapitre, en vertu de l'article 6.17, paragraphe 2. |
ARTICLE 6.19
Traitement spécial et différencié
Conformément à l'article 10 de l'accord SPS, si le Paraguay rencontre des difficultés en ce qui concerne une proposition de mesure notifiée par l'Union européenne, il peut demander, dans ses observations soumises à l'Union européenne en vertu de l'annexe B de l'accord SPS, à pouvoir discuter de la question. Sans préjudice de l'article 6.13, l'Union européenne et le Paraguay entament des consultations afin de parvenir à un accord sur:
| a) | d'autres conditions à appliquer à l'importation par la partie importatrice en vertu de l'article 6.8 du présent chapitre; |
| b) | la fourniture d'une assistance technique conformément à l'article 6.17 du présent chapitre; ou |
| c) | une période de transition de 6 (six) mois pour l'application des mesures proposées aux produits en provenance du Paraguay, période qui pourrait être exceptionnellement prolongée de 6 (six) mois maximum. |
CHAPITRE 7
DIALOGUES SUR LES QUESTIONS LIÉES À LA CHAÎNE AGROALIMENTAIRE
ARTICLE 7.1
Objectifs
En vue de renforcer leur confiance et leur compréhension mutuelles, les parties établissent des dialogues et échangent des informations sur les sujets suivants:
| a) | le bien-être animal; |
| b) | l'application de la biotechnologie agricole; |
| c) | la lutte contre la résistance aux antimicrobiens; et |
| d) | les questions scientifiques liées à la sécurité des denrées alimentaires et à la santé animale et végétale. |
ARTICLE 7.2
Sous-comité «Dialogues sur les questions liées à la chaîne agroalimentaire»
Le sous-comité «Dialogues sur les questions liées à la chaîne agroalimentaire», institué en vertu de l'article 22.3, paragraphe 4, exerce les fonctions énumérées aux articles 7.7 et 22.3 et se réunit au niveau des experts pour mener les dialogues visés à l'article 7.1.
ARTICLE 7.3
Bien-être animal
Reconnaissant que les animaux sont des êtres sensibles, le sous-comité «Dialogues sur les questions liées à la chaîne agroalimentaire» mène un dialogue portant notamment sur les questions suivantes:
| a) | des sujets spécifiques sur le bien-être animal susceptibles d'affecter les échanges; |
| b) | l'échange d'informations, d'expertise et d'expériences dans le domaine du bien-être animal afin d'améliorer, dans l'intérêt des parties, leurs approches respectives en matière de normes réglementaires relatives à la reproduction, l'élevage, la manipulation, le transport et l'abattage des animaux; |
| c) | le renforcement de leur collaboration en matière de recherche; et |
| d) | la collaboration au sein des enceintes internationales en vue de promouvoir la poursuite de l'élaboration de normes internationales en matière de bien-être animal par l'OMSA, les bonnes pratiques dans ce domaine et leur mise en œuvre. |
ARTICLE 7.4
Biotechnologie agricole
Le sous-comité «Dialogues sur les questions liées à la chaîne agroalimentaire» mène un dialogue sur la biotechnologie agricole portant, entre autres, sur les questions suivantes:
| a) | l'échange d'informations concernant les politiques, les législations, les lignes directrices, les bonnes pratiques et les projets dans le domaine des produits biotechnologiques; |
| b) | des discussions sur des sujets spécifiques liés à la biotechnologie susceptibles d'affecter les échanges, notamment la coopération en matière d'essais portant sur les organismes génétiquement modifiés (OGM); |
| c) | l'échange d'informations sur des sujets liés aux autorisations asynchrones d'OGM afin de réduire au minimum l'incidence possible sur le commerce; |
| d) | l'échange d'informations sur les perspectives économiques et commerciales des autorisations d'OGM; et |
| e) | l'échange d'informations sur les cas où l'on constate la présence de faibles quantités d'OGM non autorisés par la partie importatrice mais autorisés par la partie exportatrice. |
ARTICLE 7.5
Lutte contre la résistance aux antimicrobiens
Le sous-comité «Dialogues sur les questions liées à la chaîne agroalimentaire» mène un dialogue sur la lutte contre la résistance aux antimicrobiens portant, entre autres, sur les questions suivantes:
| a) | une collaboration visant à assurer le suivi des directives, normes, recommandations et actions existantes et futures élaborées au sein des organisations internationales compétentes ainsi que des initiatives et des plans nationaux existants et à venir visant à promouvoir une utilisation prudente et responsable des antibiotiques et concernant la production animale et les pratiques vétérinaires; |
| b) | une collaboration dans la mise en œuvre des recommandations de l'OMSA, de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) et du Codex Alimentarius, en particulier le code d'usages visant à réduire au minimum et à maîtriser la résistance aux antimicrobiens d'origine alimentaire (CAC/RCP 61-2005); |
| c) | l'échange d'informations en ce qui concerne les bonnes pratiques agricoles; |
| d) | la promotion de la recherche, de l'innovation et du développement; et |
| e) | la promotion d'approches pluridisciplinaires pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens, y compris l'approche fondée sur le principe «Une seule santé» de l'OMS, de l'OMSA et du Codex Alimentarius. |
ARTICLE 7.6
Questions scientifiques liées à la sécurité des denrées alimentaires et à la santé animale et végétale
1. Les parties devraient favoriser la coopération entre leurs organismes scientifiques officiels respectifs responsables de la sécurité des denrées alimentaires et de la santé animale et végétale sur le plan scientifique. Cette coopération vise à approfondir les informations scientifiques dont disposent les parties à l'appui de leurs approches respectives en matière de normes réglementaires qui sont susceptibles d'affecter le commerce entre elles.
2. Le sous-comité «Dialogues sur les questions liées à la chaîne agroalimentaire», visé à l'article 7.2, mène un dialogue sur les questions scientifiques liées à la sécurité des denrées alimentaires et à la santé animale et végétale, portant, entre autres, sur les questions suivantes:
| a) | l'échange d'informations scientifiques et techniques sur la sécurité des denrées alimentaires et des aliments pour animaux, les domaines relevant de la santé animale et végétale, y compris l'évaluation des risques et les informations scientifiques sur lesquelles repose l'établissement des limites maximales applicables aux résidus; |
| b) | la collecte de données; et |
| c) | la collaboration en vue de parvenir à une compréhension commune des normes de l'OMSA, de la CIPV et du Codex Alimentarius. |
ARTICLE 7.7
Dispositions supplémentaires
1. Les parties veillent à ce que les activités du sous-comité «Dialogues sur les questions liées à la chaîne agroalimentaire», visé à l'article 7.2, ne compromettent pas l'indépendance de leurs agences nationales ou régionales respectives. Le sous-comité «Dialogues sur les questions liées à la chaîne agroalimentaire» fixe les règles relatives aux conflits d'intérêts applicables aux participants à ses réunions.
2. Aucune disposition du présent chapitre ne porte atteinte aux droits et obligations de chaque partie liés à la protection des informations confidentielles, conformément à la législation pertinente de chaque partie. Chaque partie veille à ce que des procédures soient en place pour empêcher la divulgation d'informations confidentielles obtenues au cours du processus visé au présent chapitre.
3. Dans le plein respect du droit des parties de réglementer, aucune disposition du présent chapitre ne saurait être interprétée comme obligeant une partie:
| a) | à s'écarter de ses procédures internes en matière de préparation ou d'adoption de mesures réglementaires; |
| b) | à prendre des mesures qui compromettraient ou empêcheraient l'adoption en temps utile de mesures réglementaires en vue d'atteindre ses objectifs de politique publique; ou |
| c) | à adopter un résultat réglementaire particulier. |
CHAPITRE 8
DÉFENSE COMMERCIALE ET MESURES DE SAUVEGARDE GLOBALES
SECTION A
PRINCIPES GÉNÉRAUX
ARTICLE 8.1
Relations avec les accords de l'OMC
1. Le présent chapitre s'applique sans préjudice des droits et obligations des parties découlant de l'accord antidumping, de l'accord SMC, de l'accord sur les sauvegardes et du mémorandum d'accord sur le règlement des différends.
2. Les parties exemptent les échanges bilatéraux bénéficiant d'un traitement préférentiel de l'application de la sauvegarde spéciale en matière d'agriculture prévue par l'accord sur l'agriculture.
3. Les règles d'origine préférentielles prévues par le présent accord ne s'appliquent pas aux enquêtes en matière de mesures de défense commerciale et de sauvegarde globales menées conformément au présent chapitre.
ARTICLE 8.2
Transparence
1. Les mesures de défense commerciale et de sauvegarde devraient être utilisées en parfaite conformité avec les exigences applicables de l'OMC et se fonder sur un système équitable et transparent.
2. Dès que possible après l'institution d'une mesure provisoire, une partie donne pleinement accès aux parties intéressées aux faits sur lesquels reposent les décisions, l'évaluation du préjudice, le calcul des marges de dumping et de subvention et le lien de causalité. En outre, avant l'adoption de la décision définitive, une partie procède à la communication complète et appropriée de l'ensemble des faits et considérations essentiels sur lesquels repose la décision d'instituer une mesure. Le présent paragraphe est sans préjudice de l'article 6.5, de l'accord antidumping, de l'article 12.4, de l'accord SMC et de l'article 3.2, de l'accord sur les sauvegardes.
3. Une partie communique toutes les informations visées au paragraphe 2 par écrit, de préférence au format électronique, et les parties intéressées devraient disposer d'un délai suffisant pour présenter leurs observations. Dans le cas des parties dont les autorités chargées de l'enquête tiennent des dossiers électroniques, toutes les informations visées au paragraphe 2 peuvent être mises à disposition en ligne.
SECTION B
MESURES ANTIDUMPING ET COMPENSATOIRES
ARTICLE 8.3
Considérations concernant les mesures antidumping et compensatoires
Chaque partie:
| a) | analyse avec un soin particulier les engagements de prix proposés par les exportateurs de l'autre partie; |
| b) | favorise l'institution d'un droit inférieur à la marge de dumping ou de subvention, si ce niveau est suffisant pour éliminer le préjudice causé à la branche de production intérieure; |
| c) | analyse avec un soin particulier les demandes d'extension des mesures en vigueur à l'égard des exportateurs de l'autre partie; et |
| d) | prend en considération les informations fournies par les utilisateurs industriels du produit faisant l'objet de l'enquête, les importateurs et, le cas échéant, les organisations représentatives des consommateurs dans le contexte de l'article 6.12, de l'accord antidumping et de l'article 12.10, de l'accord SMC. |
SECTION C
MESURES DE SAUVEGARDE GLOBALES
ARTICLE 8.4
Transparence en matière de mesures de sauvegarde globales
1. À la demande de la partie exportatrice, et pour autant qu'elle ait un intérêt substantiel à exporter le produit concerné tel qu'il est défini au paragraphe 3 du présent article, la partie qui ouvre une enquête de sauvegarde ou envisage d'adopter des mesures de sauvegarde provisoires ou définitives fournit immédiatement:
| a) | les renseignements visés à l'article 12.2, de l'accord sur les sauvegardes, au format prescrit par le comité des sauvegardes de l'OMC; |
| b) | la version publique de la plainte déposée par la branche de production intérieure, le cas échéant; et |
| c) | un rapport public exposant les constatations et les conclusions motivées concernant tous les points de fait et de droit pertinents examinés dans le cadre de l'enquête de sauvegarde. |
Le rapport public visé au point c) du présent paragraphe comprend une analyse qui établit un lien entre le dommage et les facteurs qui en sont la cause, et expose la méthode utilisée pour définir les mesures de sauvegarde.
2. Si des renseignements sont communiqués en application du présent article, la partie importatrice propose de tenir des consultations informelles avec la partie exportatrice afin d'examiner les renseignements fournis.
3. Aux fins du présent article, une partie est considérée comme ayant un intérêt substantiel dès lors qu'elle compte parmi les 5 (cinq) principaux fournisseurs des produits importés concernés au cours de la période de 3 (trois) ans la plus récente, que ce soit en volume absolu ou en valeur absolue.
ARTICLE 8.5
Application de mesures définitives
1. Une partie qui adopte des mesures de sauvegarde s'efforce de les appliquer d'une manière qui affecte le moins possible le commerce bilatéral.
2. La partie importatrice propose de tenir des consultations informelles avec la partie exportatrice afin d'examiner la question visée au paragraphe 1. La partie importatrice n'adopte aucune mesure dans un délai de 30 (trente) jours à compter de la date à laquelle elle a proposé de tenir des consultations informelles.
SECTION D
RÈGLEMENT DES DIFFÉRENDS
ARTICLE 8.6
Non-application du règlement des différends
Aucune partie ne peut recourir au mécanisme de règlement des différends prévu au chapitre 21 pour une question découlant du présent chapitre.
CHAPITRE 9
MESURES DE SAUVEGARDE BILATÉRALES
SECTION A
CHAMP D'APPLICATION
ARTICLE 9.1
Champ d'application
1. Les sections B à I du présent chapitre s'appliquent aux marchandises autres que les véhicules relevant des positions 8703 et 8704 du SH.
2. Les dispositions applicables aux véhicules relevant des positions 8703 et 8704 du SH sont détaillées à l'annexe 9-A.
SECTION B
DÉFINITIONS
ARTICLE 9.2
Définitions
Aux fins du présent chapitre, on entend par:
| a) | «autorité compétente en matière d'enquête»:
|
| b) | «branche de production intérieure»: l'ensemble des producteurs de produits similaires ou directement concurrents qui exercent leur activité sur le territoire d'une partie ou, à défaut, ceux dont les productions additionnées de produits similaires ou directement concurrents représentent normalement plus de 50 % (cinquante pour cent) et, dans des circonstances exceptionnelles, pas moins de 25 % (vingt-cinq pour cent) de la production totale de ces produits; |
| c) | «parties intéressées»:
cette liste n'empêche pas les parties de permettre aux parties intérieures ou étrangères autres que celles qui sont mentionnées ci-dessus d'être considérées comme des parties intéressées; |
| d) | «produit similaire ou directement concurrent»:
cette liste de facteurs n'est pas exhaustive et un seul ni même plusieurs de ces facteurs ne constitueront pas nécessairement une base de jugement déterminante; |
| e) | «préjudice grave»: une dégradation générale notable de la situation d'une branche de production intérieure; |
| f) | «menace de préjudice grave»: un préjudice grave qui est clairement imminent sur la base de faits et non pas seulement d'allégations, de conjectures ou de lointaines possibilités; et |
| g) | «période de transition»:
|
SECTION C
CONDITIONS D'APPLICATION DES MESURES DE SAUVEGARDE BILATÉRALES
ARTICLE 9.3
Application de mesures de sauvegarde bilatérales
1. Sans préjudice des droits et obligations visés au chapitre 8, une partie peut, dans des circonstances exceptionnelles, pour les marchandises autres que les véhicules relevant des positions 8703 et 8704 du SH, appliquer des mesures de sauvegarde bilatérales dans les conditions prévues par la présente section si, après la date d'entrée en vigueur du présent accord, les importations d'un produit en provenance de l'autre partie à des conditions préférentielles ont augmenté dans des quantités, absolues ou par rapport à la production ou à la consommation intérieures, et dans des conditions telles qu'elles causent ou menacent de causer un préjudice grave à sa branche de production intérieure des produits similaires ou directement concurrents.
2. Pour les marchandises énumérées au paragraphe 1, des mesures de sauvegarde bilatérales ne sont appliquées que dans la mesure nécessaire pour prévenir ou réparer un préjudice grave ou la menace de préjudice grave.
3. Des mesures de sauvegarde bilatérales sont appliquées à la suite d'une enquête menée par les autorités compétentes en matière d'enquête de la partie importatrice selon les procédures établies dans le présent chapitre.
ARTICLE 9.4
Délai d'application des mesures de sauvegarde bilatérales
Une partie ne peut appliquer, prolonger ni maintenir aucune mesure de sauvegarde bilatérale au-delà de l'expiration de la période de transition.
ARTICLE 9.5
Conditions et restrictions
1. Le Mercosur peut adopter des mesures de sauvegarde bilatérales à l'égard des importations en provenance de l'Union européenne:
| a) | en tant qu'entité unique, pour autant que toutes les exigences permettant de déterminer l'existence d'un préjudice grave ou d'une menace de préjudice grave causé par les importations d'un produit à des conditions préférentielles soient remplies, suivant les conditions appliquées au Mercosur; ou |
| b) | au nom d'un ou de plusieurs États du Mercosur signataires, auquel cas les exigences relatives à la détermination de l'existence d'un préjudice grave ou d'une menace de préjudice grave causé par les importations d'un produit à des conditions préférentielles sont fondées sur les conditions qui prévalent dans l'État ou les États du Mercosur signataires concernés de l'union douanière; à cela s'ajoute que la mesure est limitée à cet État ou à ces États du Mercosur signataires. L'adoption d'une mesure de sauvegarde bilatérale par le Mercosur au nom d'un ou de plusieurs États du Mercosur signataires n'empêche pas un autre État du Mercosur signataire d'adopter ultérieurement une mesure à l'égard du même produit. |
2. L'Union européenne peut appliquer des mesures de sauvegarde bilatérales aux importations en provenance du Mercosur en tant qu'entité unique ou d'un ou de plusieurs États du Mercosur signataires si le préjudice grave ou la menace de préjudice grave est causé par des importations de produits à des conditions préférentielles.
3. Dans les cas où l'Union européenne décide qu'une mesure doit s'appliquer au Mercosur en tant qu'entité unique, le Paraguay est exempté de l'application de la mesure, à moins que le résultat d'une enquête ne démontre que l'existence d'un préjudice grave ou d'une menace de préjudice grave est également causée par des importations de produits en provenance du Paraguay à des conditions préférentielles.
SECTION D
FORME ET DURÉE DES MESURES DE SAUVEGARDE BILATÉRALES
ARTICLE 9.6
Forme des mesures de sauvegarde bilatérales
Pour les marchandises autres que les véhicules relevant des positions 8703 et 8704 du SH, les mesures de sauvegarde bilatérales adoptées en vertu du présent chapitre sont les suivantes:
| a) | une suspension temporaire de l'annexe 2-A pour le produit concerné, comme prévu par le présent accord; ou |
| b) | une réduction temporaire de la préférence tarifaire pour le produit concerné, de sorte que le taux du droit de douane ne dépasse pas le moins élevé des deux taux suivants:
|
ARTICLE 9.7
Marge de préférence
À l'expiration d'une mesure de sauvegarde bilatérale, la marge de préférence est celle qui serait appliquée au produit en l'absence de la mesure en vertu de l'annexe 2-A.
ARTICLE 9.8
Durée des mesures de sauvegarde bilatérales
Les mesures de sauvegarde bilatérales ne s'appliquent que pendant la période nécessaire pour prévenir ou réparer le préjudice grave et faciliter l'ajustement de la branche de production intérieure. Cette période, qui comprend la période d'application de toute mesure provisoire, ne dépasse pas 2 (deux) ans.
ARTICLE 9.9
Prorogation des mesures de sauvegarde bilatérales
1. Les mesures de sauvegarde bilatérales peuvent être prorogées une fois pour une période maximale égale à la période d'application initialement prévue, s'il a été déterminé, conformément aux procédures énoncées dans le présent chapitre, que la mesure demeure nécessaire pour prévenir ou réparer un préjudice grave et si la branche de production intérieure apporte la preuve qu'elle procède à des ajustements. La mesure prorogée ne peut pas être plus restrictive qu'elle ne l'était à la fin de la période initiale.
2. Aucune mesure de sauvegarde n'est de nouveau appliquée à l'importation d'un produit visé à l'annexe 2-A qui a fait l'objet d'une telle mesure, sauf si une période égale à la moitié de la durée totale d'application de la mesure de sauvegarde précédente s'est écoulée.
SECTION E
PROCÉDURES D'ENQUÊTE ET DE TRANSPARENCE
ARTICLE 9.10
Enquête
1. Lorsqu'elle mène l'enquête visant à déterminer si l'augmentation des importations a causé ou menace de causer un préjudice grave à une branche de production intérieure au sens de l'article 9.3, l'autorité compétente en matière d'enquête évalue tous les facteurs pertinents de nature objective et quantifiable qui influent sur la situation de cette branche de production, notamment le taux et le volume de la hausse des importations du produit concerné, en termes absolus et relatifs, la part du marché intérieur absorbée par cette hausse et les variations du niveau des ventes, y compris les prix, la production, la productivité, l'utilisation des capacités, les profits et pertes ainsi que l'emploi.
2. L'autorité compétente en matière d'enquête démontre, sur la base d'éléments de preuve objectifs, l'existence d'un lien de causalité entre l'augmentation des importations du produit concerné et le préjudice grave ou la menace de préjudice grave. L'autorité compétente en matière d'enquête évalue également tous les facteurs connus autres que l'augmentation des importations aux conditions préférentielles prévues par le présent accord qui pourraient causer au même moment un préjudice à la branche de production intérieure. Les effets d'une augmentation des importations des produits concernés en provenance d'autres pays ne sont pas imputés aux importations à des conditions préférentielles.
3. Lorsqu'elle mène une enquête sur un préjudice conformément au paragraphe 1, une autorité compétente en matière d'enquête devrait recueillir des données sur une période d'au moins 36 (trente-six) mois se terminant le plus près possible de la date de présentation de la demande d'ouverture d'une enquête.
ARTICLE 9.11
Ouverture d'une enquête
1. S'il existe des éléments de preuve suffisants justifiant à première vue l'ouverture d'une enquête, une enquête de sauvegarde bilatérale peut être ouverte à la demande:
| a) | de la branche de production intérieure ou d'un groupement professionnel commercial et industriel agissant au nom des producteurs intérieurs de produits similaires ou directement concurrents dans la partie importatrice; ou |
| b) | d'un ou plusieurs États membres importateurs de l'Union européenne ou États du Mercosur signataires. |
2. La demande d'ouverture d'une enquête contient au moins les renseignements suivants:
| a) | le nom et la description du produit importé concerné, sa position tarifaire et le traitement tarifaire en vigueur, ainsi que le nom et la description du produit similaire ou directement concurrent; |
| b) | les noms et adresses des producteurs ou des groupements qui présentent la demande, le cas échéant; |
| c) | si elle est raisonnablement disponible, une liste de tous les producteurs connus du produit similaire ou directement concurrent; et |
| d) | la preuve que les conditions d'institution de la mesure de sauvegarde énoncées à l'article 9.3, paragraphe 1, sont remplies. |
Aux fins du point d) du présent paragraphe, la demande d'ouverture d'une enquête contient les informations suivantes:
| i) | le volume de production des producteurs qui soumettent la demande ou qui sont représentés dans la demande ainsi qu'une estimation de la production d'autres producteurs connus du produit similaire ou directement concurrent; |
| ii) | le taux et le volume de la hausse des importations totales et bilatérales du produit concerné, en termes absolus et relatifs, pendant au moins les 36 (trente-six) mois précédant la date de présentation de la demande d'ouverture d'une enquête pour lesquels des informations sont disponibles; |
| iii) | le niveau des prix à l'importation au cours de la même période; et |
| iv) | si ces informations sont disponibles, des données objectives et quantifiables à propos du produit similaire ou directement concurrent concernant le volume de la production totale et des ventes totales sur le marché intérieur, les stocks, les prix pour le marché intérieur, la productivité, l'utilisation des capacités, l'emploi, les profits et pertes et la part de marché des entreprises qui soumettent la demande ou qui sont représentées dans la demande, pendant au moins la période des 36 (trente-six) derniers mois précédant la présentation de la demande pour lesquels des informations sont disponibles. |
ARTICLE 9.12
Informations confidentielles
1. Les autorités compétentes en matière d'enquête traitent toute information de nature confidentielle ou fournie à titre confidentiel comme telle, sur exposé de raisons valables. Ces informations ne sont pas divulguées sans l'autorisation de la partie intéressée qui les a fournies. Il peut être demandé à une partie intéressée qui fournit des informations confidentielles d'en donner des résumés non confidentiels, ou, si cette partie indique que ces informations ne peuvent pas être résumées, d'en exposer les raisons.
2. Nonobstant le paragraphe 1, si les autorités compétentes estiment qu'une demande de traitement confidentiel n'est pas justifiée, et si la partie intéressée ne veut ni rendre publics les renseignements ni en autoriser la divulgation en termes généraux ou sous forme de résumé, elles peuvent ne pas tenir compte des renseignements en question, sauf s'il peut leur être démontré de manière convaincante, de sources appropriées, que les renseignements sont corrects.
3. Si des informations concernant la production, les capacités de production, l'emploi, les salaires, le volume et la valeur des ventes intérieures ou le prix moyen sont présentées à titre confidentiel, les autorités compétentes en matière d'enquête veillent à ce que soient fournis des résumés non confidentiels pertinents contenant au moins des données agrégées ou, dans les cas où la divulgation de données agrégées compromettrait la confidentialité des données de l'entreprise, des indices pour chaque période de 12 (douze) mois faisant l'objet de l'enquête, de manière à garantir le droit de la défense approprié des parties intéressées. À cet égard, les demandes de traitement confidentiel devraient être examinées dans les situations où des structures de marché ou des structures industrielles intérieures particulières le justifient. La présente disposition n'empêche pas de présenter des résumés non confidentiels plus détaillés.
4. Les demandes de traitement confidentiel ne sont pas justifiées dans le cas de renseignements relatifs aux normes techniques et de qualité de base ou aux utilisations du produit concerné. Les demandes de traitement confidentiel dans le cas de renseignements relatifs à l'identité des demandeurs et d'autres entreprises de fabrication connues ne faisant pas partie de la demande ne sont justifiées que dans des circonstances exceptionnelles, dûment motivées par les autorités compétentes en matière d'enquête. À cet égard, de simples allégations ne suffisent pas à justifier les demandes de traitement confidentiel. Si l'identité des demandeurs ne peut être divulguée, les autorités compétentes en matière d'enquête indiquent le nombre total de producteurs inclus dans la branche de production intérieure et la proportion de la production que les demandeurs représentent par rapport à la production totale de la branche de production intérieure.
ARTICLE 9.13
Calendrier de l'enquête
Le délai entre la date de publication de la décision d'ouverture de l'enquête et la publication de la décision finale ne devrait pas dépasser 1 (un) an. Dans des circonstances exceptionnelles, ce délai peut être prolongé mais, en tout état de cause, il ne peut dépasser 18 (dix-huit) mois. Une partie n'applique pas de mesures de sauvegarde si ce délai n'a pas été respecté par les autorités compétentes en matière d'enquête.
ARTICLE 9.14
Transparence
Chaque partie met en place ou maintient des procédures transparentes, efficaces et équitables pour l'application impartiale et raisonnable des mesures de sauvegarde, conformément au présent chapitre.
SECTION F
MESURES DE SAUVEGARDE PROVISOIRES
ARTICLE 9.15
Mesures de sauvegarde provisoires
1. Dans des circonstances critiques, lorsqu'un retard peut causer un préjudice difficilement réparable, une partie peut, après notification en bonne et due forme, prendre une mesure de sauvegarde provisoire après avoir établi à titre préliminaire qu'il existe des éléments de preuve manifestes que les importations à des conditions préférentielles ont augmenté et que ces importations ont causé ou menacent de causer un préjudice grave. La durée de la mesure provisoire ne peut excéder 200 (deux cents) jours au cours desquels les exigences du présent chapitre sont remplies. Si la détermination finale permet de conclure que les importations à des conditions préférentielles n'ont pas causé de préjudice grave ou de menace de préjudice grave à la branche de production intérieure, la majoration du droit ou la garantie provisoire, s'ils sont perçus ou institués dans le cadre de mesures provisoires, sont remboursés dans les plus brefs délais, conformément à la réglementation interne de la partie concernée.
2. Aucune mesure de sauvegarde provisoire n'est prise à l'égard du Paraguay, à moins que le résultat de la détermination préliminaire visée au paragraphe 1 ne démontre que l'existence d'un préjudice grave ou d'une menace de préjudice grave est également causée par les importations de produits en provenance du Paraguay à des conditions préférentielles.
SECTION G
PUBLICATION D'AVIS
ARTICLE 9.16
Avis au public concernant l'ouverture d'une enquête
L'avis au public concernant l'ouverture d'une enquête de sauvegarde comprend les informations suivantes:
| a) | le nom du demandeur; |
| b) | la description complète du produit importé faisant l'objet de l'enquête et son classement dans le système harmonisé; |
| c) | le délai pour la demande d'auditions; |
| d) | les délais pour s'enregistrer en tant que partie intéressée et pour communiquer des renseignements, déclarations et autres documents; |
| e) | l'adresse à laquelle la demande et les autres documents liés à l'enquête peuvent être examinés; |
| f) | le nom, l'adresse et l'adresse électronique ou le numéro de téléphone ou de télécopieur de l'institution qui peut fournir des renseignements complémentaires; et |
| g) | un résumé des faits ayant donné lieu à l'ouverture de l'enquête, y compris des données sur les importations qui auraient augmenté en valeur absolue ou par rapport à la production totale et une analyse de la situation de la branche de production intérieure fondée sur tous les éléments communiqués dans la demande. |
ARTICLE 9.17
Avis au public concernant l'application de mesures de sauvegarde bilatérales
L'avis au public concernant la décision d'appliquer une mesure de sauvegarde provisoire et d'appliquer ou de ne pas appliquer une mesure de sauvegarde définitive comprend les informations suivantes:
| a) | la description complète des produits faisant l'objet de la mesure de sauvegarde et leur classement tarifaire dans le système harmonisé; |
| b) | les renseignements et éléments de preuve ayant donné lieu à la décision, tels que:
|
| c) | d'autres constatations et conclusions motivées sur tous les éléments de fait et de droit pertinents; |
| d) | une description de la mesure à adopter, le cas échéant; et |
| e) | la date d'entrée en vigueur de la mesure et sa durée, le cas échéant. |
SECTION H
NOTIFICATIONS ET CONSULTATIONS
ARTICLE 9.18
Notifications
1. La partie importatrice notifie par écrit à la partie exportatrice la décision:
| a) | d'ouvrir une enquête au titre du présent chapitre; |
| b) | d'appliquer une mesure de sauvegarde provisoire; et |
| c) | d'appliquer ou de ne pas appliquer une mesure de sauvegarde définitive. |
2. La décision est notifiée par la partie importatrice au plus tard 10 (dix) jours après sa publication et est accompagnée de l'avis au public approprié. Dans le cas d'une décision d'ouverture d'une enquête, une copie de la demande d'ouverture de l'enquête est jointe à la notification.
ARTICLE 9.19
Consultations
1. Si une partie établit que les conditions pour instituer une mesure définitive sont remplies, elle le notifie par écrit et invite en même temps l'autre partie à des consultations.
2. La notification et l'invitation aux consultations visées au paragraphe 1 sont effectuées au moins 30 (trente) jours avant l'entrée en vigueur prévue d'une mesure définitive. À défaut d'une telle notification, une partie n'applique pas de mesure définitive.
3. La notification visée au paragraphe 1 comprend:
| a) | les données et informations objectives démontrant l'existence d'un préjudice grave ou d'une menace de préjudice grave causé à la branche de production intérieure par l'augmentation des importations à des conditions préférentielles; |
| b) | une description complète du produit importé faisant l'objet de la mesure et son classement dans le système harmonisé; |
| c) | une description de la mesure proposée; |
| d) | la date d'entrée en vigueur de la mesure et sa durée; et |
| e) | l'invitation à des consultations. |
4. L'objectif des consultations visées au paragraphe 1 est d'acquérir une compréhension mutuelle des faits connus du public et d'échanger des avis en vue d'arriver à une solution mutuellement satisfaisante. Faute de solution satisfaisante dans les 30 (trente) jours suivant la notification visée au paragraphe 1, la partie peut appliquer la mesure au terme de la période de 30 (trente) jours.
5. À n'importe quel stade de l'enquête, la partie notifiée peut demander des consultations avec l'autre partie ou tout complément d'information qu'elle juge nécessaire.
SECTION I
RÉGIONS ULTRAPÉRIPHÉRIQUES DE L'UNION EUROPÉENNE (26)
ARTICLE 9.20
Régions ultrapériphériques de l'Union européenne
1. Nonobstant l'article 9.3, si un produit originaire d'un ou de plusieurs États du Mercosur signataires est importé à des conditions préférentielles sur le territoire d'une ou de plusieurs régions ultrapériphériques de l'Union européenne dans des quantités tellement accrues et à des conditions telles qu'il cause ou menace de causer une détérioration grave de la situation économique de la ou des régions ultrapériphériques de l'Union européenne, cette dernière peut exceptionnellement prendre des mesures de sauvegarde limitées au territoire de la ou des régions concernées, à moins qu'une solution mutuellement satisfaisante ne soit trouvée.
2. Sans préjudice du paragraphe 1, les autres règles énoncées dans le présent chapitre applicables aux mesures de sauvegarde bilatérales s'appliquent également à toute mesure de sauvegarde adoptée en vertu du présent article.
3. Aux fins du paragraphe 1, on entend par «détérioration grave» des difficultés majeures rencontrées dans un secteur de l'économie produisant des produits similaires ou directement concurrents. La détermination de l'existence d'une détérioration grave se fonde sur des facteurs objectifs, dont les suivants:
| a) | l'augmentation du volume des importations en valeur absolue ou par rapport à la production intérieure et aux importations provenant d'autres pays; et |
| b) | l'effet de ces importations sur la situation de la branche de production pertinente ou du secteur économique concerné, y compris sur le niveau des ventes, la production, la situation financière et l'emploi. |
CHAPITRE 10
COMMERCE DES SERVICES ET ÉTABLISSEMENT
SECTION A
DISPOSITIONS GÉNÉRALES
ARTICLE 10.1
Objectif et champ d'application
1. Les parties, réaffirmant leurs engagements respectifs au titre de l'accord sur l'OMC, arrêtent par le présent accord les dispositions nécessaires à la libéralisation du commerce des services et de l'établissement.
2. Aucune disposition du présent chapitre ne saurait être interprétée comme exigeant la privatisation de services publics ou imposant une obligation en matière de marchés publics.
3. Les dispositions du présent chapitre ne s'appliquent pas aux subventions accordées par une partie, y compris les prêts, garanties et assurances bénéficiant d'un soutien public.
4. Conformément aux dispositions du présent chapitre, chaque partie conserve le droit de réglementer, d'adopter de nouvelles réglementations ou de fournir des services en vue d'atteindre ses objectifs d'action.
5. Les dispositions du présent chapitre ne s'appliquent à aucun régime de sécurité sociale des parties.
6. Les dispositions du présent chapitre ne s'appliquent pas aux services fournis et aux activités exercées dans l'exercice du pouvoir gouvernemental, à savoir tout service qui n'est fourni ou toute activité qui n'est exercée ni sur une base commerciale, ni en concurrence avec un ou plusieurs fournisseurs de services ou investisseurs.
7. Le présent chapitre s'applique aux mesures de chaque partie ayant une incidence sur le commerce des services et l'établissement, à l'exception:
| a) | du cabotage maritime national (27); |
| b) | des services de transport aérien intérieur et international, réguliers ou non, et des services directement liés à l'exercice de droits de trafic autres que:
|
| c) | de la navigation intérieure; et |
| d) | des services audiovisuels. |
ARTICLE 10.2
Définitions
Aux fins du présent chapitre, on entend par:
| a) | «consommation à l'étranger»: la fourniture d'un service sur le territoire d'une partie aux consommateurs de services l'autre partie (mode 2); |
| b) | «fourniture transfrontière de services»: la fourniture, à partir du territoire d'une partie, d'un service sur le territoire de l'autre partie (mode 1); |
| c) | «activité économique»: toute activité de nature économique, qu'elle soit en lien avec le secteur des services ou des secteurs autres que les services, sous réserve des dispositions de l'article 10.1; |
| d) | «entreprise»: une personne morale d'une partie, ou une succursale ou un bureau de représentation de cette personne morale d'une partie, créés au moyen de l'établissement tel qu'il est défini en vertu du présent article; |
| e) | «admission et séjour temporaire de personnes physiques»: l'admission et le séjour temporaire de personnel clé, de stagiaires diplômés, de vendeurs professionnels, de fournisseurs de services contractuels et de professionnels indépendants d'une partie sur le territoire de l'autre partie, conformément à la section B du présent chapitre; |
| f) | «établissement»:
|
| g) | «investisseur» d'une partie: toute personne qui souhaite exercer ou exerce une activité économique au moyen de l'établissement sur le territoire de l'autre partie (29); |
| h) | «personne morale»: toute entité juridique dûment constituée ou autrement organisée en vertu du droit applicable, à des fins lucratives ou non, et détenue par le secteur privé ou les pouvoirs publics, y compris toute société, société de fiducie (trust), société de personnes (partnership), coentreprise, entreprise individuelle ou association; |
| i) | une personne morale est:
|
| j) | «personne morale d'une partie»: une personne morale:
|
| k) | «mesure»: toute mesure prise par une partie, que ce soit sous forme de loi, de réglementation, de règle, de procédure, de décision, de disposition administrative ou sous toute autre forme; |
| l) | «mesures adoptées ou maintenues par une partie»: les mesures prises par:
|
| m) | «mesures prises par les parties ayant une incidence sur l'établissement, la fourniture transfrontière de services, la consommation à l'étranger et l'admission et le séjour temporaire de personnes physiques»: des mesures relatives:
|
| n) | «personne physique»: une personne qui a la nationalité, ou qui est un résident permanent (31), de l'un des États du Mercosur signataires ou de l'un des États membres de l'Union européenne conformément à leur législation respective; |
| o) | «secteur» d'une activité économique:
|
| p) | «fournisseur de services»: toute personne qui souhaite fournir ou qui fournit un service (32); et |
| q) | «fourniture d'un service»: la production, la distribution, la commercialisation, la vente et la livraison d'un service. |
ARTICLE 10.3
Accès aux marchés
1. En ce qui concerne l'accès aux marchés par l'établissement, la fourniture transfrontière de services, la consommation à l'étranger et l'admission et le séjour temporaire de personnes physiques conformément à la section B du présent chapitre, chaque partie accorde aux entreprises, investisseurs, services et fournisseurs de services de l'autre partie un traitement non moins favorable que celui prévu en application des modalités, limitations et conditions convenues qui sont précisées dans les engagements spécifiques figurant aux annexes 10-A à 10-E.
2. Dans les secteurs où des engagements en matière d'accès aux marchés sont contractés, les mesures qu'une partie ne maintient pas, ni n'adopte, que ce soit au niveau d'une subdivision régionale ou au niveau de l'ensemble de son territoire, à moins qu'il ne soit spécifié autrement dans les annexes 10-A à 10-E, se définissent comme suit:
| a) | les limitations concernant le nombre de fournisseurs de services ou d'entreprises sous la forme de contingents numériques, de monopoles, de droits exclusifs ou d'exigences d'un examen des besoins économiques; |
| b) | les limitations concernant la valeur totale des transactions ou des actifs, sous la forme de contingents numériques ou de l'exigence d'un examen des besoins économiques; |
| c) | les limitations concernant le nombre total d'opérations ou le volume total de la production, exprimées en unités numériques déterminées, sous la forme de contingents ou de l'exigence d'un examen des besoins économiques; |
| d) | les limitations concernant la participation de capital étranger, exprimées sous la forme d'une limite maximale en pourcentage de la détention d'actions par des étrangers, ou concernant la valeur totale des investissements étrangers particuliers ou des investissements étrangers globaux; |
| e) | les mesures qui limitent ou prescrivent des types spécifiques d'entités juridiques ou de coentreprises par l'intermédiaire desquelles un investisseur ou un fournisseur de services de l'autre partie peut exercer une activité économique; ou |
| f) | les limitations concernant le nombre total de personnes physiques qui peuvent être employées dans un secteur particulier ou qu'une entreprise peut employer et qui sont nécessaires, et directement liées, à l'exercice d'une activité économique, sous la forme de contingents numériques ou de l'exigence d'un examen des besoins économiques. |
3. Les examens des besoins économiques sont décrits de manière concise et claire; il est précisé, dans leur description, quels sont les éléments qui les rendent incompatibles avec le présent article et les critères sur lesquels ils se fondent.
ARTICLE 10.4
Traitement national
1. Dans les secteurs énumérés aux annexes 10-A à 10-E, et sous réserve des conditions et qualifications qui y sont indiquées, en ce qui concerne toutes les mesures ayant une incidence sur l'établissement (33), la fourniture transfrontière de services, la consommation à l'étranger et l'admission et le séjour temporaire de personnes physiques conformément à la section B du présent chapitre, chaque partie accorde aux entreprises, investisseurs, services et fournisseurs de services de l'autre partie un traitement non moins favorable que celui qu'elle accorde à ses propres entreprises, investisseurs, services et fournisseurs de services.
2. Une partie peut satisfaire à l'exigence du paragraphe 1 en accordant aux entreprises, investisseurs, services et fournisseurs de services de l'autre partie soit un traitement formellement identique à celui qu'elle accorde à ses propres entreprises, investisseurs, services et fournisseurs de services similaires, soit un traitement formellement différent.
3. Un traitement formellement identique ou formellement différent est considéré comme étant moins favorable s'il modifie les conditions de concurrence en faveur des entreprises, investisseurs, services et fournisseurs de services d'une partie par rapport aux entreprises, investisseurs, services et fournisseurs de services similaires de l'autre partie.
4. Les engagements spécifiques contractés en vertu du présent article ne sauraient être interprétés comme exigeant d'une partie qu'elle compense tout désavantage compétitif intrinsèque qui résulte du caractère étranger des entreprises, investisseurs, services et fournisseurs de services concernés.
ARTICLE 10.5
Liste des engagements spécifiques
1. Les secteurs libéralisés par chaque partie en vertu du présent chapitre ainsi que les limitations concernant l'accès aux marchés et le traitement national applicables aux services, fournisseurs de services, entreprises et investisseurs de l'autre partie dans ces secteurs, établies au moyen de réserves, figurent aux annexes 10-A à 10-E.
2. Les parties n'appliquent aucune limitation concernant l'accès aux marchés et le traitement national autre que celles figurant aux annexes 10-A à 10-E.
SECTION B
ADMISSION ET SÉJOUR TEMPORAIRE DE PERSONNES PHYSIQUES QUI FOURNISSENT DES SERVICES ET À DES FINS PROFESSIONNELLES
ARTICLE 10.6
Champ d'application
1. La présente section s'applique aux mesures d'une partie concernant l'admission et le séjour temporaire sur son territoire de personnel clé, de stagiaires diplômés, de vendeurs professionnels, de fournisseurs de services contractuels et de professionnels indépendants de l'autre partie, conformément aux paragraphes 2 et 3.
2. Les dispositions de la présente section ne s'appliquent pas aux mesures relatives aux personnes physiques qui cherchent à accéder au marché du travail d'une partie, ni aux mesures d'une partie concernant la citoyenneté, la résidence ou l'emploi à titre permanent.
3. Les dispositions de la présente section n'empêchent pas les parties d'appliquer les mesures nécessaires pour réglementer l'admission et le séjour temporaire des personnes physiques sur leur territoire, y compris les mesures nécessaires pour protéger l'intégrité de leurs frontières et assurer le passage ordonné des personnes physiques à travers celles-ci, à condition que ces mesures n'annulent pas ni ne compromettent les avantages découlant pour les parties d'un engagement spécifique (34).
4. Sous réserve des articles 10.17 et 10.18, aucune disposition de la présente section n'empêche une partie d'exiger que les personnes physiques aient les qualifications ou l'expérience professionnelle nécessaires sur le territoire où le service est fourni, dans le secteur d'activité concerné.
ARTICLE 10.7
Définitions
1. Aux fins de la présente section, on entend par:
| a) | «vendeur professionnel»: toute personne physique qui représente une personne morale d'une partie et qui veut entrer et séjourner temporairement sur le territoire de l'autre partie afin de négocier la vente de biens ou services ou de conclure des accords de vente de biens ou services pour ce fournisseur; elle n'intervient pas dans les ventes directes au grand public, ne perçoit pas de rémunération d'une source sise dans la partie hôte et n'agit pas en qualité de commissionnaire; |
| b) | «fournisseurs de services contractuels»: des personnes physiques employées par une personne morale d'une partie qui n'est pas établie sur le territoire de l'autre partie et qui a conclu un contrat en vue de fournir à un consommateur final dans l'autre partie des services nécessitant la présence temporaire de ses salariés sur le territoire de cette partie afin d'exécuter le contrat de fourniture de services (35); |
| c) | «stagiaires diplômés»: des personnes physiques qui ont été employées par une personne morale d'une partie pendant au moins 1 (un) an, qui possèdent un diplôme universitaire et qui sont détachées temporairement dans une entreprise située sur le territoire de l'autre partie, à des fins de développement professionnel ou pour acquérir une formation dans des techniques ou méthodes d'entreprise (36); |
| d) | «professionnels indépendants»: des personnes physiques assurant la fourniture d'un service et établies en tant que travailleurs indépendants sur le territoire d'une partie, qui n'ont pas été établies sur le territoire de l'autre partie et qui ont conclu un contrat en vue de fournir des services à un consommateur final situé sur le territoire de l'autre partie, ce qui rend nécessaire leur présence temporaire sur le territoire de cette partie afin d'exécuter le contrat de fourniture de services (37); |
| e) | «personnel clé»: toute personne physique employée par une personne morale d'une partie autre qu'un organisme sans but lucratif, et qui est responsable de l'établissement ou du contrôle, de l'administration et du fonctionnement adéquats d'une entreprise, et qui relève de l'une des catégories suivantes:
|
ARTICLE 10.8
Personnel clé et stagiaires diplômés
Pour chaque secteur pour lequel des engagements ont été contractés en matière d'établissement, tels qu'ils sont énumérés aux annexes 10-B et 10-E, et moyennant les éventuelles réserves énumérées aux annexes 10-C et 10-E, chaque partie permet aux investisseurs de l'autre partie d'employer dans leurs entreprises des personnes physiques de cette autre partie, pour autant que ces employés soient du personnel clé ou des stagiaires diplômés. L'admission et le séjour temporaire du personnel clé et des stagiaires diplômés ne dépassent pas:
| a) | la durée nécessaire à l'exécution du contrat ou 3 (trois) ans pour les personnes faisant l'objet d'un transfert temporaire intragroupe, si ce délai est plus court; |
| b) | 60 (soixante) jours par période de 12 (douze) mois pour les visiteurs en déplacement d'affaires; et |
| c) | 1 (un) an pour les stagiaires diplômés. |
ARTICLE 10.9
Vendeurs professionnels
Pour chaque secteur pour lequel des engagements ont été pris pour la fourniture transfrontière de services et l'établissement, tels qu'ils sont énumérés aux annexes 10-A, 10-B et 10-E, et moyennant les éventuelles réserves énumérées aux annexes 10-C et 10-E, chaque partie autorise l'admission et le séjour temporaire des vendeurs professionnels pour une période maximale de 90 (quatre-vingt-dix) jours par période de 12 (douze) mois (38).
ARTICLE 10.10
Fournisseurs de services contractuels et professionnels indépendants
1. Pour les secteurs précisés aux annexes 10-D et 10-E et moyennant les éventuelles réserves qui y sont énumérées, chaque partie autorise la fourniture de services sur son territoire par des fournisseurs de services contractuels de l'autre partie, grâce à la présence de personnes physiques, sous réserve des conditions suivantes:
| a) | la personne morale qui emploie la personne physique doit avoir obtenu un contrat de services pour une période ne dépassant pas 12 (douze) mois; |
| b) | les personnes physiques entrant sur le territoire de l'autre partie doivent posséder une formation ou une expérience adéquate en rapport avec le service à fournir; |
| c) | la personne physique ne peut recevoir, pour la fourniture d'un service, de rémunération autre que celle qui lui est versée par le fournisseur de services contractuel pendant son séjour sur le territoire de l'autre partie; |
| d) | l'admission et le séjour temporaire de personnes physiques sur le territoire de la partie concernée n'excèdent pas une durée cumulée maximale de 6 (six) mois par période de 12 (douze) mois ou la durée du contrat si celle-ci est plus courte; et |
| e) | l'accès accordé en vertu des dispositions du présent article ne concerne que l'activité de service qui fait l'objet du contrat; il ne confère pas aux personnes physiques le droit d'utiliser le titre professionnel reconnu sur le territoire de la partie où le service est fourni. |
2. Pour les secteurs précisés aux annexes 10-D et 10-E et moyennant les éventuelles réserves qui y sont énumérées, chaque partie autorise la fourniture de services sur son territoire par des professionnels indépendants de l'autre partie, grâce à la présence de personnes physiques, sous réserve des conditions suivantes:
| a) | les personnes physiques doivent avoir obtenu un contrat de services pour une période ne dépassant pas 12 (douze) mois; |
| b) | les personnes physiques entrant sur le territoire de l'autre partie doivent posséder une formation et des qualifications professionnelles adéquates en rapport avec le service à fournir; |
| c) | l'admission et le séjour temporaire de personnes physiques sur le territoire de la partie concernée n'excèdent pas une durée cumulée maximale de 6 (six) mois par période de 12 (douze) mois ou la durée du contrat si celle-ci est plus courte; et |
| d) | l'accès accordé en vertu des dispositions du présent article ne concerne que l'activité de service qui fait l'objet du contrat; il ne confère pas à la personne physique le droit d'utiliser le titre professionnel reconnu sur le territoire de la partie où le service est fourni. |
SECTION C
CADRE RÉGLEMENTAIRE
SOUS-SECTION 1
DISPOSITIONS D'APPLICATION GÉNÉRALE
ARTICLE 10.11
Reconnaissance mutuelle
1. Aucune disposition du présent chapitre n'empêche l'une des parties d'exiger que les personnes physiques aient les qualifications requises ou l'expérience professionnelle prévue sur le territoire où le service est fourni, dans le secteur d'activité concerné.
2. Aux fins d'assurer, en totalité ou en partie, le respect de ses normes ou critères concernant la délivrance d'autorisations, de licences ou de certificats pour les investisseurs et fournisseurs de services, une partie peut reconnaître la formation ou l'expérience acquise, les prescriptions remplies, ou les licences ou certificats accordés dans l'autre partie. Cette reconnaissance, qui peut s'effectuer par une harmonisation ou un autre moyen, peut se fonder sur un accord ou un arrangement ou être accordée de manière autonome.
ARTICLE 10.12
Transparence
1. Chaque partie publie dans les plus brefs délais et, sauf en cas d'urgence, au plus tard au moment de leur entrée en vigueur, toutes les mesures d'application générale pertinentes qui visent ou qui affectent le présent chapitre.
2. Les mesures visées au paragraphe 1 comprennent des mesures applicables à tous les modes de fourniture, y compris en ce qui concerne le processus d'admission et de séjour temporaire des catégories de personnes physiques définies à l'article 10.7. Les informations relatives à ces mesures sont tenues à jour. Chaque partie facilite l'accès aux informations pertinentes en indiquant à l'autre partie où se trouvent les publications et les sites internet utiles.
3. Si la publication des mesures visée au paragraphe 1 n'est pas réalisable, ces mesures sont mises à la disposition du public d'une autre manière.
4. Chaque partie apporte dans les plus brefs délais une réponse à toutes les demandes de renseignements spécifiques qui lui sont adressées par l'autre partie et concernant telle ou telle de ses mesures d'application générale pertinentes visées au paragraphe 1, dont les mesures relatives à l'admission et au séjour temporaire des fournisseurs de services visées au paragraphe 2.
5. Chaque partie établit un ou plusieurs points d'information pour fournir des renseignements spécifiques aux fournisseurs de services de l'autre partie, sur demande, concernant toute mesure d'application générale visée au paragraphe 1. Les parties se notifient ces points d'information au plus tard un an après l'entrée en vigueur du présent accord. Les points d'information n'ont pas besoin d'être dépositaires des dispositions législatives et réglementaires.
6. Aucune disposition du présent chapitre n'oblige une partie à révéler des renseignements confidentiels dont la divulgation ferait obstacle à l'application des lois ou serait d'une autre manière contraire à l'intérêt public ou porterait préjudice aux intérêts commerciaux légitimes de certaines entreprises publiques ou privées.
SOUS-SECTION 2
RÉGLEMENTATION INTERNE
ARTICLE 10.13
Champ d'application
1. La présente sous-section ne s'applique qu'aux secteurs pour lesquels une partie a contracté des engagements spécifiques tels qu'ils sont énumérés aux annexes 10-A à 10-E et dans la mesure où ceux-ci sont applicables.
2. La présente sous-section ne s'applique pas aux mesures qui constituent des limitations en vertu des articles 10.3 et 10.4.
3. Dans les secteurs où des engagements spécifiques sont contractés tels qu'ils sont énumérés aux annexes 10-A à 10-E, chaque partie fait en sorte que toutes les mesures d'application générale qui affectent le commerce des services et l'établissement soient administrées d'une matière raisonnable, objective et impartiale.
4. Chaque partie se conforme à la présente sous-section en ce qui concerne les mesures relatives aux conditions et procédures d'octroi de licences ainsi qu'aux conditions et procédures en matière de qualifications.
5. La présente sous-section s'applique aux mesures de chaque partie relatives aux conditions et procédures d'octroi de licences et aux conditions et procédures en matière de qualification qui ont une incidence sur:
| a) | la fourniture transfrontière de services; |
| b) | l'établissement sur leur territoire d'une entreprise définie à l'article 10.2; ou |
| c) | le séjour temporaire, sur leur territoire, des catégories de personnes physiques définies à l'article 10.7. |
ARTICLE 10.14
Définitions
Aux fins de la présente sous-section, on entend par:
| a) | «autorité compétente»: toute administration ou autorité centrale, régionale ou locale ou toute organisation non gouvernementale qui, dans l'exercice des pouvoirs qui lui sont délégués par une administration ou une autorité centrale, régionale ou locale, est habilitée à prendre une décision concernant l'autorisation de fournir un service ou l'autorisation d'établir une entreprise afin d'exercer une activité économique; |
| b) | «procédures d'octroi de licences»: les règles administratives et procédurales auxquelles un fournisseur de services ou un investisseur qui sollicite l'autorisation de fournir un service ou d'établir une entreprise est tenu de se conformer afin de prouver qu'il a respecté les conditions d'octroi de licences; |
| c) | «conditions d'octroi de licences»: les conditions de fond autres que les conditions en matière de qualifications auxquelles un fournisseur de services ou un investisseur doit se conformer afin d'obtenir, de la part d'une autorité compétente, une décision concernant l'autorisation de fournir un service ou l'autorisation d'établir une entreprise en vue d'exercer une activité économique, y compris une décision modifiant ou renouvelant cette autorisation; |
| d) | «procédures en matière de qualifications»: les règles administratives ou procédurales auxquelles une personne physique est tenue de se conformer afin de prouver qu'elle a respecté les conditions en matière de qualifications pour obtenir l'autorisation de fournir un service; et |
| e) | «conditions en matière de qualifications»: les conditions de fond relatives à la capacité d'une personne physique de fournir un service dont celle-ci doit démontrer le respect pour obtenir l'autorisation de fournir un service. |
ARTICLE 10.15
Conditions d'octroi des licences
1. Les mesures de chaque partie relatives aux conditions d'octroi de licences sont fondées sur des critères:
| a) | proportionnés par rapport à un objectif de politique publique; |
| b) | clairs et non ambigus; |
| c) | objectifs; et |
| d) | rendus publics à l'avance. |
2. Une licence est octroyée par l'autorité compétente dès qu'il est établi, au terme d'une analyse appropriée, que les conditions requises pour sa délivrance sont remplies.
3. Si le nombre de licences disponibles pour une activité donnée est limité en raison de la rareté des ressources naturelles ou des capacités techniques utilisables, chaque partie sélectionne des candidats selon une procédure de sélection impartiale et transparente qui prévoit, en particulier, la publicité adéquate concernant l'ouverture, le déroulement et la clôture de la procédure. Sous réserve des dispositions du présent article, chaque partie peut tenir compte d'objectifs de politique publique lors de l'établissement des règles des procédures de sélection.
ARTICLE 10.16
Procédures d'octroi de licences
1. Les procédures d'octroi de licences sont claires et rendues publiques à l'avance. Chaque partie veille à ce que les procédures d'octroi de licences appliquées et les décisions prises à cet égard par les autorités compétentes soient objectives et impartiales à l'égard de tous les demandeurs.
2. Les procédures d'octroi de licences ne sont pas dissuasives et ne compliquent ni ne retardent indûment la fourniture du service.
3. Toute redevance (39) éventuellement due par le demandeur du fait de sa demande de licence est raisonnable et n'a pas pour effet de limiter la fourniture du service. Dans la mesure où cela est réalisable, ces redevances sont proportionnées au coût des procédures d'octroi de licences en question.
4. Les autorités compétentes d'une partie fournissent, dans la mesure où cela est réalisable, un délai indicatif pour le traitement d'une demande. Les demandes sont traitées dans un délai raisonnable. Le délai ne commence à courir qu'une fois que tous les documents requis ont été reçus par les autorités compétentes. Si la complexité du dossier le justifie, l'autorité compétente peut prolonger ce délai d'une durée raisonnable. La prolongation ainsi que sa durée sont dûment motivées et notifiées au demandeur, dans la mesure où cela est réalisable, avant l'expiration du délai initial.
5. Si le dossier de demande est incomplet, le demandeur est informé le plus tôt possible de la nécessité de présenter des documents supplémentaires. Dans un tel cas, le délai visé au paragraphe 4 peut être suspendu par les autorités compétentes jusqu'à ce que celles-ci aient reçu tous les documents requis.
6. En cas de rejet d'une demande au motif qu'elle ne respecte pas les procédures ou formalités nécessaires, le demandeur est informé dans les plus brefs délais de ce rejet et des voies de recours disponibles.
ARTICLE 10.17
Conditions en matière de qualifications
1. Les conditions en matière de qualifications sont fondées sur des critères:
| a) | proportionnés par rapport à un objectif de politique publique; |
| b) | clairs et non ambigus; |
| c) | objectifs; et |
| d) | rendus publics à l'avance. |
2. Si une partie impose des conditions en matière de qualifications pour la fourniture d'un service, elle veille à ce que des procédures adéquates soient en place pour la vérification et l'évaluation des qualifications des fournisseurs de services de l'autre partie. Si l'autorité compétente d'une partie estime que l'appartenance à une association professionnelle pertinente sur le territoire d'une autre partie constitue une indication du niveau de compétence ou de l'étendue de l'expérience du demandeur, cette appartenance est dûment prise en considération.
3. Pour la fourniture de services professionnels, la portée des examens et de toute autre condition en matière de qualifications d'une autorité compétente est liée aux droits d'exercer la profession pour laquelle l'autorisation est demandée, afin d'éviter de restreindre indûment la possibilité pour les personnes de l'autre partie d'introduire une demande.
4. Lorsqu'un demandeur a présenté tous les éléments de preuve nécessaires à l'appui de ses qualifications, l'autorité compétente qui vérifie et évalue ces qualifications relève toute insuffisance et informe le demandeur des conditions à remplir pour y remédier. Ces conditions peuvent concerner, entre autres, des cours, des examens et des formations. La présentation, par un demandeur d'une partie, d'un titre de qualification obtenu sur le territoire d'un pays tiers ne constitue pas en soi a priori une raison pour que l'autorité compétente de l'autre partie rejette la demande et s'abstienne d'évaluer les qualifications présentées.
5. Si des examens sont nécessaires, chaque partie fait en sorte qu'ils soient programmés à intervalles raisonnablement fréquents. Un délai raisonnable est prévu pour présenter la demande de participation aux examens.
6. Une fois que les conditions en matière de qualifications et toute autre exigence réglementaire applicable ont été remplies, chaque partie veille à ce qu'un fournisseur de services soit autorisé à fournir le service sans retard injustifié.
ARTICLE 10.18
Procédures en matière de qualifications
1. Les procédures en matière de qualifications sont fondées sur des critères:
| a) | clairs et non ambigus; |
| b) | objectifs; et |
| c) | rendus publics à l'avance. |
2. Chaque partie veille à ce que les procédures en matière de qualifications appliquées et les décisions prises à cet égard par les autorités compétentes soient impartiales à l'égard de tous les demandeurs.
3. Un demandeur n'est, en principe, pas tenu de s'adresser à plus de 1 (une) autorité compétente pour les procédures en matière de qualifications.
4. Si des délais spécifiques s'appliquent, les demandeurs disposent d'un délai raisonnable pour l'introduction de leur demande. L'autorité compétente entame la procédure de traitement de la demande sans retard injustifié. Dans la mesure du possible, l'autorité compétente accepte les demandes présentées en format électronique dans les mêmes conditions d'authenticité qu'une demande présentée au format papier.
5. Les copies certifiées conformes devraient être acceptées par l'autorité compétente, dans la mesure du possible, en lieu et place des documents originaux.
6. Si l'autorité compétente rejette une demande, elle en informe le demandeur par écrit dans la mesure où cela est réalisable, sans retard injustifié. Elle communique au demandeur qui en fait la demande les raisons du rejet de la demande et recense les éventuelles insuffisances ainsi que les moyens d'y remédier. Elle communique au demandeur le délai dont il dispose pour contester cette décision, s'il est disponible. Elle laisse la possibilité au demandeur de soumettre une nouvelle demande dans des délais raisonnables.
7. Chaque partie veille à ce que le traitement d'une demande, y compris la vérification et l'évaluation d'une qualification, soit mené à bien dans un délai raisonnable à compter de la date de présentation du dossier de demande complet. Chaque partie s'efforce d'établir un calendrier normal pour le traitement d'une demande.
8. Chaque partie fait en sorte que les redevances éventuelles liées aux procédures en matière de qualifications soient proportionnées aux coûts supportés par les autorités compétentes et ne restreignent pas en soi la fourniture du service.
ARTICLE 10.19
Réexamen des décisions administratives
Chaque partie maintient ou institue des instances ou des procédures judiciaires, arbitrales ou administratives permettant, à la demande d'un investisseur ou d'un fournisseur de services de l'autre partie dont il n'a pas été fait droit aux prétentions, de réexaminer dans les moindres délais les décisions administratives relatives à l'établissement, à la fourniture transfrontière de services ou à l'admission et au séjour temporaire de personnes physiques fournissant des services et, dans les cas qui le justifient, de prendre des mesures correctives appropriées. Si ces procédures ne sont pas indépendantes de l'organisme chargé de prendre la décision administrative en question, chaque partie fait en sorte que les procédures permettent effectivement de procéder à un réexamen objectif et impartial.
SOUS-SECTION 3
SERVICES POSTAUX
ARTICLE 10.20
Champ d'application
1. La présente sous-section établit les principes du cadre réglementaire applicable aux services postaux pour lesquels chaque partie a pris des engagements spécifiques, énumérés aux annexes 10-A et 10-E, conformément à la présente sous-section.
2. La présente sous-section n'impose pas à une partie de libéraliser les services réservés à 1 (un) ou plusieurs opérateurs désignés énumérés aux annexes 10-A et 10-E.
ARTICLE 10.21
Définitions
Aux fins de la présente sous-section, on entend par:
| a) | «exigences essentielles»: les raisons générales de nature non économique qui amènent à imposer des conditions pour la prestation de services postaux et qui peuvent inclure la confidentialité de la correspondance, la sécurité du réseau en ce qui concerne le transport de matières dangereuses, la protection des données, la protection de l'environnement et l'aménagement du territoire; |
| b) | «licence»: toute forme d'autorisation (40) fixant les droits et les obligations spécifiques du secteur postal, accordée à un fournisseur de services individuel par une autorité de réglementation, ou tout autre organisme compétent, dont l'obtention est obligatoire avant la fourniture d'un service déterminé; |
| c) | «envoi postal»: un envoi portant une adresse sous la forme définitive dans laquelle il doit être acheminé par un fournisseur de services postaux, qu'il soit public ou privé; il peut s'agir d'une lettre, d'un colis, d'un journal, d'un catalogue, etc.; |
| d) | «service postal» (41): le service qui consiste en la levée, le tri, l'acheminement et la livraison des envois postaux, indépendamment de la destination (intérieure ou étrangère), de la rapidité du service (prioritaire, non prioritaire, urgent, express ou autre) ou de l'opérateur (public ou privé); |
| e) | «autorité de réglementation»: l'organisme ou les organismes indépendants chargés de la réglementation des services postaux mentionnés dans la présente sous-section; et |
| f) | «service universel»: une offre de services postaux de qualité déterminée, fournis de manière permanente en tout point du territoire d'une partie, à des prix abordables pour tous les utilisateurs. |
ARTICLE 10.22
Prévention des pratiques anticoncurrentielles dans le secteur postal
Chaque partie veille à ce qu'un fournisseur de services postaux soumis à l'obligation de service universel ou à un monopole postal ne se livre pas à des pratiques anticoncurrentielles, telles que:
| a) | l'utilisation des recettes tirées de la fourniture de ce service pour assurer le subventionnement croisé de la fourniture d'un service postal rapide ou de tout service postal qui n'est pas soumis à une obligation de service universel; et |
| b) | une différenciation entre clients tels que les entreprises, les expéditeurs d'envois en nombre ou les regroupeurs de colis en ce qui concerne les tarifs ou les autres modalités et conditions de la fourniture d'un service soumis à une obligation de service universel ou à un monopole postal, si cette différenciation ne repose pas sur des critères objectifs ou impartiaux. |
ARTICLE 10.23
Services universels
Chaque partie a le droit de définir le type d'obligation de service universel qu'elle souhaite maintenir et de décider de sa portée et de sa mise en œuvre. Chaque partie peut adopter les mesures nécessaires pour préserver la mise en œuvre, le développement et le maintien du service postal universel. Ces mesures et obligations ne sont pas considérées comme étant anticoncurrentielles en soi si elles sont appliquées de façon transparente, non discriminatoire et proportionnée.
ARTICLE 10.24
Licences pour la fourniture de services postaux
1. Chaque partie peut exiger des licences pour la fourniture de services postaux. Une licence devrait être accordée dans la mesure du possible, au moyen d'une procédure d'autorisation simplifiée conformément aux dispositions législatives et réglementaires nationales.
2. Une licence peut nécessiter la conformité avec des prescriptions essentielles, notamment des normes de qualité, et le respect des droits exclusifs et spéciaux des opérateurs désignés de services réservés ou de services postaux universels.
3. Si une partie exige une licence:
| a) | elle rend publics, sous une forme facilement accessible:
|
| b) | les procédures d'octroi de licence sont transparentes, non discriminatoires, proportionnées et fondées sur des critères objectifs; et |
| c) | toute redevance (42) éventuellement due du fait de la demande de licence est raisonnable et n'a pas pour effet de limiter la fourniture du service. |
4. Le statut d'une demande de licence et les motifs du refus d'une licence sont communiqués au demandeur sur demande. Chaque partie maintient ou établit, conformément à ses dispositions législatives et réglementaires, une procédure permettant aux demandeurs de former un recours contre le refus d'une licence devant un organisme indépendant interne. Cette procédure est transparente, non discriminatoire et fondée sur des critères objectifs.
ARTICLE 10.25
Indépendance de l'autorité de réglementation
Chaque partie peut désigner une autorité de réglementation, qu'elle soit ou non spécifique au secteur des services postaux. L'autorité de réglementation est juridiquement distincte de tout fournisseur de services postaux et n'est pas tenue de lui rendre des comptes. Les décisions de l'autorité de réglementation et les procédures que celle-ci applique sont impartiales à l'égard de tous les participants sur le marché.
SOUS-SECTION 4
SERVICES DE TÉLÉCOMMUNICATIONS
ARTICLE 10.26
Champ d'application
1. La présente sous-section établit les principes du cadre réglementaire applicable aux services de télécommunications, autres que la radiodiffusion (43), pour lesquels chaque partie a pris des engagements spécifiques conformément au présent chapitre.
2. Aucune disposition de la présente sous-section ne saurait être interprétée:
| a) | comme obligeant une partie à autoriser un fournisseur de services de télécommunications de l'autre partie à établir, à construire, à acquérir, à louer, à exploiter ou à fournir des réseaux ou services de transport des télécommunications autrement que selon les modalités prévues aux annexes 10-A, 10-B, 10-C et 10-E; ou |
| b) | comme prescrivant à une partie d'obliger les fournisseurs de services relevant de sa juridiction à établir, à construire, à acquérir, à louer, à exploiter ou à fournir des réseaux ou services de transport des télécommunications qui ne sont pas offerts au grand public. |
ARTICLE 10.27
Définitions
Aux fins de la présente sous-section, on entend par:
| a) | «installations essentielles de télécommunications» (44): les installations d'un réseau et d'un service publics de transport des télécommunications qui:
|
| b) | «interconnexion»: la liaison avec des fournisseurs de réseaux ou de services de transport des télécommunications permettant aux utilisateurs relevant d'un fournisseur de services de télécommunications de communiquer avec des utilisateurs relevant d'un autre fournisseur de services de télécommunications et d'avoir accès à des services de télécommunications d'un autre fournisseur de services de télécommunications; |
| c) | «licence»: toute forme d'autorisation, y compris des procédures d'enregistrement, de déclaration ou de notification ou toute autre procédure définie dans les dispositions législatives et réglementaires d'une partie, définissant les droits et obligations spécifiques au secteur des télécommunications qui est accordée à un fournisseur de services de télécommunications individuel par une autorité de réglementation et qui est exigée pour la fourniture d'un service de télécommunications; |
| d) | «fournisseur principal» dans le secteur des télécommunications: un fournisseur de réseaux ou de services de transport des télécommunications qui a la faculté d'influer de manière sensible sur les modalités de participation à un marché donné de services de télécommunications, en ce qui concerne le prix et l'offre, en conséquence de son contrôle de ressources essentielles ou de sa position sur ce marché; |
| e) | «réseau public de transport des télécommunications»: l'infrastructure publique de télécommunication qui permet les télécommunications entre deux extrémités terminales définies du réseau ou plus; |
| f) | «service public de transport des télécommunications»: tout service de transport des télécommunications qu'une partie oblige, expressément ou de fait, à offrir au grand public; |
| g) | «autorité de réglementation»: l'organisme ou les organismes chargés de la réglementation des télécommunications mentionnées dans la présente sous-section; |
| h) | «fournisseur de services»: une personne qui a obtenu une licence pour la fourniture de services de télécommunications; |
| i) | «services de télécommunications»: tous les services consistant à transmettre et à recevoir des signaux électromagnétiques, à l'exclusion des services consistant à fournir des contenus ou à exercer une responsabilité éditoriale sur ces contenus; et |
| j) | «service universel»: l'ensemble de services d'une qualité déterminée qui doivent être mis à la disposition de tous les utilisateurs sur le territoire d'une partie, indépendamment de leur situation géographique, et à un prix abordable. |
ARTICLE 10.28
Autorité de réglementation
1. Chaque partie fait en sorte que son autorité de réglementation des services de télécommunications soit juridiquement distincte et fonctionnellement indépendante de tout fournisseur de services de télécommunications.
2. L'autorité de réglementation dispose de pouvoirs et de ressources suffisants pour réglementer le secteur. Les compétences de l'autorité de réglementation sont rendues publiques sous une forme claire et facilement accessible, notamment si elles sont confiées à plusieurs instances.
3. Les décisions de l'autorité de réglementation et les procédures que celle-ci applique sont impartiales à l'égard de tous les participants sur le marché.
4. Un fournisseur de services de télécommunications lésé par une décision d'une autorité de réglementation est en droit de contester cette décision devant une instance de recours interne indépendante des parties concernées et de l'autorité de réglementation. Si l'instance de recours n'est pas de nature judiciaire, elle motive ses décisions par écrit et ses décisions font l'objet d'un réexamen par une instance judiciaire ou administrative interne impartiale et indépendante.
ARTICLE 10.29
Licences pour la fourniture de services de télécommunications
1. Chaque partie veille à ce qu'une licence soit accordée, dans la mesure du possible, au moyen d'une procédure simplifiée.
2. Chaque partie veille à ce que les modalités et conditions d'octroi des droits d'utilisation des numéros et des fréquences soient rendues publiques.
3. Si une licence est requise par une partie:
| a) | tous les critères d'octroi de licences sont rendus publics; |
| b) | le délai raisonnable normalement nécessaire pour prendre une décision sur l'octroi d'une licence, après la présentation du dossier de demande complet, est public; |
| c) | si l'octroi d'une licence est refusé, les motifs de ce refus sont communiqués par écrit au demandeur sur demande; et |
| d) | le demandeur a la possibilité de saisir une instance de recours interne chargée de déterminer si une licence a été indûment refusée. |
ARTICLE 10.30
Pratiques anticoncurrentielles
Chaque partie adopte ou maintient des mesures appropriées afin d'empêcher tous les fournisseurs de services de télécommunications qui, seuls ou ensemble, constituent un fournisseur principal (45), de se livrer à des pratiques anticoncurrentielles ou de continuer de recourir à de telles pratiques. Ces pratiques anticoncurrentielles peuvent notamment consister en un abus de position dominante, ainsi qu'en toutes pratiques, comportements ou recommandations individuels ou concertés qui ont pour effet de restreindre, de limiter, d'entraver, de fausser ou d'empêcher la concurrence actuelle ou future sur le marché en cause.
ARTICLE 10.31
Accès aux installations essentielles de télécommunications
Chaque partie veille à ce qu'un fournisseur principal (46) sur son territoire accorde aux fournisseurs l'accès à ses installations essentielles de télécommunications suivant des modalités et des conditions raisonnables et non discriminatoires (47), y compris en ce qui concerne les tarifs, les normes techniques, les spécifications, la qualité et la maintenance.
ARTICLE 10.32
Interconnexion
1. Chaque partie veille à ce que tout fournisseur autorisé à fournir des services de télécommunications sur son territoire ait le droit de négocier une interconnexion avec d'autres fournisseurs de réseaux et de services publics de transport des télécommunications. Les accords d'interconnexion doivent en principe être établis dans le cadre d'une négociation commerciale entre les fournisseurs concernés.
2. Chaque partie veille à ce que les fournisseurs de services de télécommunications qui obtiennent des informations d'un autre fournisseur de service de télécommunications lors de la négociation d'accords d'interconnexion ne les utilisent qu'aux fins pour lesquelles elles ont été fournies et respectent en toutes circonstances la confidentialité des informations transmises ou conservées.
3. L'interconnexion avec un fournisseur principal (48) est assurée en tout point du réseau où cela est techniquement possible. L'interconnexion s'effectue:
| a) | selon des modalités et à des conditions, y compris des spécifications et des normes techniques, et à des tarifs non discriminatoires, ainsi qu'avec une qualité non moins favorable que celle qui est prévue pour les services similaires dudit fournisseur principal ou pour les services similaires de fournisseurs non affiliés ou pour ses filiales ou autres sociétés affiliées; |
| b) | en temps opportun et suivant des modalités et des conditions, y compris des spécifications et des normes techniques, qui sont transparentes, raisonnables compte tenu de la faisabilité économique, et suffisamment détaillées pour que le fournisseur n'ait pas à payer pour des composants ou installations du réseau dont il n'a pas besoin pour le service à fournir; et |
| c) | à la demande d'un autre fournisseur de services de télécommunications, et sous réserve d'une évaluation par l'autorité de réglementation, le cas échéant, en tout point du réseau où cela est techniquement possible en plus des points de terminaison du réseau mis à la disposition de la majorité des utilisateurs, moyennant des tarifs raisonnables. |
4. Les règles applicables pour une interconnexion avec un fournisseur principal sont rendues publiques.
5. Les fournisseurs principaux rendent publics leurs accords d'interconnexion ou leurs offres d'interconnexion de référence, selon le cas.
6. Chaque partie v
Accord international (UE) 2025/2412
19/06/2026
Accord international (UE) 2024/211
16/06/2026
Amendements au Règlement ONU no 168 — Prescriptions uniformes relatives à l’homologation des voitures particulières et des véhicules utilitaires légers en ce qui concerne les émissions en conditions réelles de conduite (RDE) [2026/1900]
15/06/2026
DÉCISION No 1/2026 DU COMITÉ MIXTE DES TRANSPORTS AÉRIENS UNION EUROPÉENNE/SUISSE INSTITUÉ EN VERTU DE L’ACCORD ENTRE LA COMMUNAUTÉ EUROPÉENNE ET LA CONFÉDÉRATION SUISSE SUR LE TRANSPORT AÉRIEN du 15 juin 2026 remplaçant l’annexe de l’accord entre la Communauté européenne et la Confédération suisse sur le transport aérien [2026/1252]
15/06/2026