COMMISSION EUROPÉENNE
Bruxelles, le 20.7.2021
SWD(2021) 702 final
DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION
Rapport sur l’état de droit 2021
Chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Belgique
accompagnant la
COMMUNICATON DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS
Rapport sur l’état de droit 2021
La situation de l’état de droit dans l’Union européenne
{COM(2021) 700 final} - {SWD(2021) 701 final} - {SWD(2021) 703 final} - {SWD(2021) 704 final} - {SWD(2021) 705 final} - {SWD(2021) 706 final} - {SWD(2021) 707 final} - {SWD(2021) 708 final} - {SWD(2021) 709 final} - {SWD(2021) 710 final} - {SWD(2021) 711 final} - {SWD(2021) 712 final} - {SWD(2021) 713 final} - {SWD(2021) 714 final} - {SWD(2021) 715 final} - {SWD(2021) 716 final} - {SWD(2021) 717 final} - {SWD(2021) 718 final} - {SWD(2021) 719 final} - {SWD(2021) 720 final} - {SWD(2021) 721 final} - {SWD(2021) 722 final} - {SWD(2021) 723 final} - {SWD(2021) 724 final} - {SWD(2021) 725 final} - {SWD(2021) 726 final} - {SWD(2021) 727 final}
Résumé
Le système de justice belge continue de faire l’objet de réformes relatives à la numérisation et à la gestion des ressources par le pouvoir judiciaire, bien que peu de progrès aient été réalisés au cours de l’année écoulée. En ce qui concerne la numérisation, des initiatives globales et ambitieuses sont prévues dans les prochaines années. Le transfert au pouvoir judiciaire de compétences autonomes en matière de gestion des ressources devrait être achevé en 2024, et un outil de mesure de la charge de travail sera mis en place. Le Conseil supérieur de la justice a continué de prendre des mesures pour parfaire le fonctionnement du système de justice, en particulier en formulant des recommandations sur les enquêtes judiciaires concernant les services répressifs, en promouvant le cadre d’intégrité des juges et en adoptant des formulaires standards permettant d’améliorer l’établissement de rapports par les entités judiciaires. La disponibilité de moyens humains et financiers suffisants reste un problème et des initiatives sont en cours pour améliorer la situation. Il subsiste un manque constant de données judiciaires cohérentes, fiables et uniformes, ce qui freine les progrès en matière d’efficience de la justice. Des délais particulièrement longs dans certaines cours d’appel suscitent des inquiétudes.
Des mesures visant à prévenir la corruption sont généralement en place. Toutefois, des lacunes subsistent en ce qui concerne la prévention des conflits d’intérêts pour les ministres et leurs conseillers, la transparence de la déclaration de patrimoine, ainsi que les activités de lobbying. La pandémie de COVID19 a eu un effet négatif sur les enquêtes en matière de corruption. Les mesures de prévention de la corruption sont coordonnées par plusieurs réseaux et plateformes de coopération au niveau fédéral. L’accord visant à augmenter le budget du pouvoir judiciaire, de la police fédérale et des services de sécurité est un élément positif qui devrait renforcer la lutte contre la corruption. Plusieurs réflexions sont en cours pour proposer d’éventuelles nouvelles règles visant à renforcer le cadre de lutte contre la corruption. Aucune réglementation globale protégeant les lanceurs d’alerte n’a été mise en place.
La mise à jour de la législation sur les médias a encore renforcé l’indépendance des autorités de régulation des médias, notamment par une nouvelle obligation de motiver dûment toute décision visant à démettre de ses fonctions le président de l’autorité de régulation. Les régulateurs ont également reçu des ressources supplémentaires pour exécuter de nouvelles tâches. Les autorités régionales ont mis en place des mesures spécifiques applicables aux médias pour atténuer les effets de la pandémie de COVID-19, y compris des fonds d’aide d’urgence. En dépit d’un cadre solide de protection des journalistes, certains d’entre eux, notamment des femmes journalistes et des journalistes appartenant aux minorités ethniques, ont été la cible de menaces et d’attaques, en particulier en ligne.
La branche consultative du Conseil d’État connaît toujours des difficultés pour exercer efficacement son mandat consistant à garantir la qualité de la législation. La cour d’appel a estimé que les mesures liées à la COVID-19 avaient été adoptées sur une base juridique appropriée, annulant ainsi un jugement de première instance. Une «loi pandémie» visant à fournir une nouvelle base juridique pour les mesures d’urgence liées à la pandémie a été adoptée. Le nouvel Institut fédéral pour la protection et la promotion des droits humains a été créé et est à présent opérationnel; il a pour mission de protéger et de promouvoir les droits de l’homme au niveau fédéral. Dans le cadre de la préparation d’une future réforme de l’État, le gouvernement a annoncé une vaste consultation des citoyens. La société civile est associée aux initiatives gouvernementales, bien que certaines préoccupations concernant le financement aient été signalées.
I.Système de justice
Le système de justice est composé de 13 tribunaux de première instance de droit commun, d’un certain nombre de tribunaux de première instance spécialisés, de cinq cours d’appel et d’une Cour de cassation. La branche juridictionnelle, dite «section du contentieux administratif», du Conseil d’État fait office de juridiction administrative suprême. Les cours d’assises, qui sont des juridictions non permanentes, examinent les affaires pénales les plus graves. La Cour constitutionnelle a compétence pour contrôler la constitutionnalité de la législation. La plupart des compétences en matière de justice sont fédérales L’indépendance des juges et du ministère public est consacrée dans la constitution. Un Conseil supérieur de la justice indépendant est chargé du recrutement des magistrats et de l’amélioration de la qualité de la justice, grâce à des mécanismes de contrôle comme des audits; il rend également des avis au gouvernement et au Parlement sur des questions liées à la justice, à la demande de ces derniers ou de sa propre initiative. Les candidats à un poste de magistrat sont sélectionnés par le Conseil supérieur de la justice et sont nommés à vie par le gouvernement, sur proposition du ministre de la justice. Le Collège des cours et tribunaux, composé de présidents de juridictions élus par leurs pairs, est responsable du fonctionnement général des juridictions. L’Ordre des barreaux flamands et l’Ordre des barreaux francophones et germanophone représentent les avocats des différentes parties du pays. La Belgique participe au Parquet européen.
Indépendance
Les citoyens perçoivent le degré d’indépendance de la justice comme élevé, tandis que les entreprises le perçoivent comme moyen. Globalement, en 2021, 66 % de la population et 58 % des entreprises estiment que l’indépendance des juridictions et des juges est «très bonne» ou «plutôt bonne». Ce niveau de perception de l’indépendance du pouvoir judiciaire est relativement constant depuis 2016; ce pourcentage a augmenté entre 2016 et 2019, avant de diminuer légèrement par la suite pour les entreprises et d’augmenter légèrement pour la population en général.
La réforme de la procédure de sélection des juges suppléants est terminée et le cadre déontologique pour tous les membres du pouvoir judiciaire a été amélioré. À la suite d’inquiétudes exprimées par le Conseil de l’Europe concernant le système des juges suppléants , la loi du 23 mars 2019 a modifié le code judiciaire en vue de renforcer la qualité de la procédure de sélection et le cadre d’intégrité applicable . La réforme a pour but de renforcer l’indépendance judiciaire en améliorant la procédure de sélection et en consolidant le cadre d’intégrité des juges suppléants . À la suite de l’entrée en vigueur de la loi en janvier 2020, deux sessions d’examen pour les candidats à la fonction de juge suppléant ont eu lieu en 2020, et environ un tiers des candidats a été admis . Par ailleurs, la loi prévoit également l’application des principes déontologiques généraux à toutes les catégories de membres du pouvoir judiciaire, ainsi que des formations en matière d’éthique pour les juges ordinaires et non professionnels .
Des incidents survenus récemment ont suscité des critiques quant au respect du secret professionnel. À la suite de la publication d’informations, en mai 2021, concernant des réunions entre des suspects et leurs avocats qui auraient été enregistrées sur vidéo dans un commissariat de police, l’Ordre des barreaux flamands a déposé une plainte officielle auprès du Comité P . L’Ordre des barreaux francophones et germanophone a aussi réagi publiquement, en soulignant l’importance du secret professionnel pour l’État de droit. Une enquête pénale est en cours, qui vise à établir quelles personnes avaient connaissance de cette possibilité technique et s'il en a été fait usage pour enregistrer des conversations confidentielles entre les suspects et leurs avocats.
Qualité
Des progrès limités ont été réalisés en ce qui concerne la numérisation du système de justice, mais des initiatives ambitieuses sont prévues dans les années à venir. Étant donné qu’il reste nécessaire d’améliorer la numérisation du système de justice, le gouvernement envisage des initiatives ambitieuses à mener à bien d’ici à 2025 . Il s’agit notamment de la création d’un portail de la justice en ligne unique pour les citoyens et les entreprises, de la mise en place d’un système de gestion des affaires unique pour toutes les juridictions, de la facilitation de la transmission numérique des affaires et de la consultation numérique des dossiers, de la publication en ligne de la majorité de la jurisprudence et de la gestion des ressources du système de justice sur la base des données. Bien que la concrétisation de ces initiatives aboutirait à une amélioration importante de la numérisation pour les juridictions civiles et pénales, la justice administrative ne relève pas du champ d’application de celles-ci. Toutefois, dans les tribunaux administratifs flamands, les parties peuvent à présent déposer les documents relatifs à un litige de manière électronique.
Le processus visant à assurer la gestion autonome des ressources par le pouvoir judiciaire se poursuit . Le Collège des cours et tribunaux et le collège des procureurs généraux poursuivent leurs efforts dans le cadre du processus de transfert de la gestion des ressources au pouvoir judiciaire, qui est en suspens depuis des années. En 2022 et 2023, un outil de mesure de la charge de travail devrait être mis en place, nécessaire pour répartir de façon optimale les ressources entre les juridictions . L’objectif est d’assurer des compétences autonomes en matière de gestion des ressources par le pouvoir judiciaire en 2024. Le gouvernement a interjeté appel du jugement du tribunal de première instance francophone de Bruxelles du 13 mars 2020 , qui a condamné l’État pour ne pas avoir mis à la disposition du pouvoir judiciaire les ressources humaines requises par la loi. Bien que le recours soit sans effet suspensif, le gouvernement n’a pas encore franchi toutes les étapes nécessaires pour se conformer à l’arrêt . Le Conseil supérieur de la justice poursuit ses réflexions sur la manière de rendre la carrière judiciaire plus attrayante, dans le but de lancer des projets concrets après l’été 2021. De plus, plusieurs augmentations des moyens financiers alloués au système judiciaire sont prévues pour les prochaines années. Ces initiatives visent à améliorer la situation des ressources humaines et financières dans le système judiciaire.
Le Conseil supérieur de la justice a formulé des recommandations relatives aux enquêtes judiciaires concernant les services répressifs. À la suite du lancement de son enquête spéciale sur l’enquête judiciaire (en cours) relative aux circonstances entourant le décès de Jozef Chovanec , le Conseil supérieur de la justice a adopté son rapport d’enquête le 28 octobre 2020. Le Conseil supérieur a recommandé d’améliorer la communication entre les différentes autorités judiciaires participant à une même enquête, d’améliorer le protocole régissant les enquêtes judiciaires à la suite de violences commises contre ou par les forces de police et de mettre en place un mécanisme de suivi régulier et approfondi de ces affaires, tant en ce qui concerne les faits que les mesures d’enquête. Le Conseil supérieur a présenté ses recommandations au ministre de la justice, qui a demandé au ministère public d’en tenir dûment compte . Le Conseil supérieur prévoit de mener une nouvelle enquête lorsque l’enquête judiciaire, lancée le 27 février 2018 , sera terminée . Il contrôlera également le suivi de ses recommandations.
Plusieurs initiatives visent à améliorer la qualité du système de justice. Faisant suite à la recommandation du GRECO concernant l’établissement de rapports généraux périodiques d’ensemble sur le fonctionnement des entités judiciaires , un groupe de travail créé par le Conseil supérieur de la justice a maintenant terminé d’élaborer des formulaires types pour les rapports annuels du ministère public et des cours et tribunaux . Par ailleurs, des initiatives visant à renforcer la qualité de la justice sont en cours comme la réforme de la procédure de plainte relative au fonctionnement de la justice et l’initiative visant à favoriser l’utilisation d’un langage clair dans les décisions judiciaires . En ce qui concerne l’accès à la justice, le relèvement à 1 226 EUR par mois du seuil de revenu pour l’aide juridictionnelle, intervenu au 1er septembre 2020, est une bonne nouvelle et d’autres augmentations progressives jusqu’à 1 526 EUR sont prévues jusqu’au 1er septembre 2023.
Des mesures ont été prises pour assurer la continuité de l’activité du système de justice pendant la pandémie de COVID-19. Plusieurs lois ont été adoptées pour assurer la continuité de l’activité du système de justice pendant cette pandémie. Par exemple, la loi du 20 mai 2020 a provisoirement autorisé l’envoi des documents sous forme numérique pour engager une procédure judiciaire. Par ailleurs, le Collège des cours et tribunaux a adopté des directives contraignantes pour veiller à ce que les palais de justice restent ouverts et les auditions se poursuivent dans les salles d’audience ou virtuellement . Les affaires ont également été traitées par écrit lorsque les parties y ont consenti.
Efficience
Un manque constant de données empêche de dresser un bilan global de l’efficience du système de justice . D’importantes lacunes dans les données subsistent en ce qui concerne la longueur des procédures judiciaires, ce qui empêche d’obtenir une vue d’ensemble complète de l’efficience du système de justice . Il ressort des données limitées disponibles que le taux élevé d’affaires tranchées en première instance est tombé à environ 100 % pour les affaires civiles et commerciales en 2019. Le taux d’affaires administratives tranchées en première instance reste supérieur à 100 %, bien que les procédures soient encore longues. Les parties prenantes font également état de délais particulièrement longs dans certaines juridictions, comme la Cour d’appel de Bruxelles. La Belgique continue de faire l’objet d’une surveillance renforcée par le Comité des ministres du Conseil de l’Europe pour la durée excessive des procédures civiles en première instance . En ce qui concerne les affaires de droit administratif, la branche juridictionnelle du Conseil d’État accuse un important arriéré dans ses dossiers, aggravé par la pandémie de COVID-19 . Par ailleurs, la durée moyenne des procédures augmente et l’arriéré devrait probablement s’accroître davantage étant donné que le taux de variation du stock d’affaires pendantes est inférieur à 100 % .
II.Cadre de lutte contre la corruption
Les experts et les dirigeants d’entreprises estiment que le niveau de corruption reste relativement faible dans le secteur public. Dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International, publié en 2020, la Belgique obtient un score de 76/100 et se classe au 5e rang dans l’Union européenne et au 15e rang dans le monde. Cette perception a été relativement stable au cours des cinq dernières années.
Il existe plusieurs réseaux et plateformes de coopération en matière de lutte contre la corruption au niveau fédéral. Le ministère des affaires étrangères est chargé de l’échange avec les organes internationaux dans le domaine de la lutte contre la corruption au sein d’une plateforme où les cabinets ministériels sont invités. Par ailleurs, le ministère de la justice a récemment créé une nouvelle plateforme informelle qui prévoit des réunions jusqu’à trois fois par an pour coordonner les actions de lutte contre la corruption et pour répondre aux recommandations internationales. Les autorités nationales ont fait part de leur volonté de poursuivre le développement de synergies entre les deux plateformes. Cette mesure complète le réseau fédéral existant en matière d’intégrité, qui assure la coordination entre les agents chargés de l’intégrité nommés dans le service public. L’objectif de ce réseau est de soutenir la coopération entre les coordinateurs chargés de l’intégrité et d’offrir une plateforme permettant le partage d’expériences et de bonnes pratiques. En outre, le réseau Personnes de confiance d’intégrité vise à encourager la coopération entre les personnes de confiance d’intégrité nommées pour offrir protection et soutien aux fonctionnaires dénonçant une atteinte suspectée à l’intégrité dans l’administration fédérale.
Les lacunes en matière de délai de prescription pour les enquêtes concernant des affaires de corruption transnationale n’ont pas été corrigées. Selon les dernières recommandations de l’OCDE, en matière de lutte contre la corruption transnationale, la Belgique a remédié au problème de la responsabilité pénale des personnes morales; toutefois des lacunes ont été signalées en ce qui concerne le délai de prescription des enquêtes générales et approfondies et les poursuites dans le cadre des affaires de corruption transnationale. Le mécanisme de signalement des éventuelles affaires de corruption transnationale est en place; toutefois, comme l’ont confirmé les autorités nationales, aucun signalement n’a été saisi dans le système en 2020.
L’intégrité au sein de la police fait l’objet d’un contrôle par le Comité P et l’Inspection générale. La police possède son propre système de signalement, tandis que le Comité P et l’Inspection générale se chargent des enquêtes internes portant sur d’éventuelles violations des règles d’éthique et d’intégrité. En 2020, six signalements ont été saisis dans le système; trois ont été rejetés et les trois autres ont donné lieu à l’ouverture d’une enquête officielle. Le 6 novembre 2020, le ministère de l’intérieur a annoncé son intention de proposer une nouvelle législation sur le signalement des violations des règles d’intégrité.
Certaines mesures sont envisagées dans le domaine de la prévention des conflits d’intérêts pour les ministres et leurs conseillers. Les fonctionnaires publics fédéraux sont tenus de respecter le code de déontologie adopté en juillet 2018. Toutefois, les ministres et les membres de leur cabinet ne relèvent toujours pas de ces règles. Le Groupe d’États contre la corruption du Conseil de l’Europe (GRECO) a estimé que les recommandations en la matière n’ont pas été pleinement mises en œuvre. Seuls les chefs de cabinet et leurs adjoints sont tenus par les règles du Code de déontologie pour les mandataires publics fédéraux. Les règles en matière d’intégrité pour les membres des cabinets restent faibles, et il n’existe aucune procédure de vérification de l’intégrité de ces membres. À cet égard, le GRECO a également souligné que les règles régissant le recrutement des membres des cabinets devraient prévoir davantage de transparence.
Les lacunes relevées en matière de déclaration de patrimoine subsistent. Les lacunes relevées dans le rapport 2020 sur l’état de droit en matière de déclarations de patrimoine subsistent, car la Cour des comptes reçoit les déclarations sous enveloppes fermées, qui ne sont pas publiées et dont l’exactitude n’est pas vérifiée. Seuls les juges d’instruction ont accès aux déclarations dans le cadre des enquêtes pénales.
Les règles relatives à l’intégrité des députés sont en place; toutefois, les lacunes relevées en ce qui concerne les règles applicables aux cadeaux et gratifications n’ont pas été corrigées. Les députés doivent respecter le code de déontologie du Parlement, mais toutes les lacunes relevées par le GRECO n’ont pas été corrigées. C’est particulièrement le cas pour les gratifications et cadeaux reçus par les députés puisqu’aucune réglementation complète n’a été adoptée en la matière.
Certaines lacunes subsistent en ce qui concerne les règles en matière de lobbying pour les députés et les règles régissant les interactions entre les personnes occupant de hautes fonctions de l’exécutif et les lobbyistes. Selon les règles en vigueur, les lobbyistes doivent signer et respecter certaines règles de conduite lorsqu’ils cherchent à influencer directement ou indirectement l’élaboration des politiques. Il n’a pas encore été donné suite à la recommandation du GRECO concernant l’adoption de règles régissant les interactions entre les députés et les lobbyistes, ainsi que de règles régissant la relation entre certaines hautes fonctions de l’exécutif et les lobbyistes. Comme indiqué l’an dernier, si les règles relatives au «pantouflage» pour les députés et les fonctionnaires sont généralement adéquates, des lacunes subsistent en ce qui concerne les règles figurant dans le code de conduite pour les hautes fonctions de l’exécutif. Il n’existe pratiquement aucune règle pour les ministres et les membres de leurs cabinets.
Une modification des règles de financement des partis politiques a été adoptée afin de tenir compte des recommandations internationales sur la question des donateurs étrangers. Le 21 mai 2021, le Sénat a adopté une modification de l’article 16 bis de la loi du 4 juillet 1989 relative au financement des partis politiques. La nouvelle disposition réglemente la question des donateurs étrangers, comme le recommande également le GRECO.
Aucune législation complète sur les lanceurs d’alerte n’a encore été mise en place. L’accord de gouvernement prévoit l’adoption de règles complètes visant à protéger les lanceurs d’alerte, mentionnant spécifiquement la protection des fonctionnaires qui, de bonne foi, dénoncent des faits répréhensibles avant la fin de 2021.
La pandémie de COVID-19 a ralenti les enquêtes sur la corruption. Selon les autorités, la pandémie a eu une incidence négative sur les activités de la police et de la justice, y compris dans la lutte contre la corruption. Les services répressifs ont dû s’adapter à la nouvelle situation en essayant de mener leurs activités à distance et en reportant certaines mesures d’enquête nécessitant la présence physique d’agents sur le terrain. Néanmoins, les enquêtes et les poursuites concernant les affaires complexes se sont poursuivies de manière régulière.
III.Pluralisme et liberté des médias
La Belgique compte trois communautés linguistiques et culturelles, qui disposent de compétences en rapport avec le pluralisme des médias. Le cadre juridique relatif à ce dernier repose sur un ensemble de garanties constitutionnelles, telles que la liberté de la presse et la liberté d’expression. Une législation a été adoptée pour transposer la directive révisée sur les services de médias audiovisuels. Les autorités indépendantes de régulation des médias audiovisuels veillent à la transparence de la propriété des médias.
L’indépendance et les ressources des régulateurs des médias ont été renforcées. À la suite de la transposition de la directive révisée sur les services de médias audiovisuels (directive SMA), l’indépendance de l’autorité de régulation des médias audiovisuels de la Communauté flamande (VRM) a été renforcée, notamment par une nouvelle obligation de motiver dûment toute décision visant à démettre de ses fonctions le président de l’autorité de régulation. Deux agents supplémentaires ont été recrutés par le VRM pour assurer des tâches supplémentaires découlant de la directive SMA, portant le total des effectifs à 21 personnes. L’indépendance de l’autorité de régulation des médias audiovisuels de la Communauté française (CSA) a été renforcée de manière similaire, à la suite de la transposition de la directive SMA révisée, au moyen d’une nouvelle exigence de transparence quant aux motifs de toute décision visant à démettre de ses fonctions le président du CSA. Le budget de l’autorité de régulation a été augmenté de près de 9 % par rapport à 2020, ce qui a permis le recrutement de 4 membres du personnel supplémentaires, portant le total des effectifs à 31 personnes. L’autorité de régulation des médias audiovisuels de la Communauté germanophone a été restructurée, l’organe de décision — la chambre de décision — ayant été séparé du conseil consultatif, qui a intégré de nouveaux membres représentant les services en ligne et la société civile. En outre, son budget a doublé par rapport à 2020, ce qui lui a permis de recruter de nouveaux agents pour atteindre un effectif total de 4 personnes. L’instrument de surveillance du pluralisme des médias (Media pluralism monitor ou MPM 2021) fait état d’un risque très faible pour l’indépendance des autorités des médias.
Des structures solides d’autorégulation des médias sont en place et s’améliorent. Le Conseil de déontologie journalistique et le Raad voor de journalistiek ont fait état d’un intérêt croissant du public pour l’exactitude des contenus médiatiques et d’un nombre limité de plaintes concernant la couverture médiatique de la pandémie de COVID-19. Le Conseil de déontologie journalistique envisage de procéder à un examen accéléré des plaintes déposées contre les journalistes d’investigation afin d’éviter l’autocensure, qui est souvent un effet secondaire des périodes d’examen prolongées. Selon le Conseil de déontologie journalistique, le désaccord avec le CSA sur les compétences des deux organismes en ce qui concerne le respect des normes déontologiques dans les services de médias audiovisuels, mentionné dans le rapport 2020 sur l’état de droit, a été résolu et ils mettent en place un système de coopération globale.
La transparence de la propriété des médias est largement garantie. Afin de garantir la transparence de la propriété des médias, le VRM publie un rapport annuel sur la concentration des médias et donne accès aux informations relatives à la propriété sur son site web, tandis que le CSA gère un site internet présentant l’offre médiatique en Communauté française. Toutefois, selon le MPM 2021, pour les acteurs des médias d’information numérique, les autorités de régulation des médias en Belgique disposent de données limitées concernant les structures financières ou de propriété. Les parties prenantes ont signalé de rares cas dans lesquels certains médias en ligne, par exemple des sites web satiriques, font valoir l’anonymat comme moyen d’assurer leur sécurité. La concentration des médias d’information est élevée en Belgique.
Les autorités ont mis en place des mesures spécifiques applicables aux médias pour atténuer les effets de la pandémie de COVID-19. En raison de la pandémie de COVID-19, la plupart des médias audiovisuels et imprimés ont enregistré une baisse de leur chiffre d’affaires en raison de la baisse des recettes publicitaires, certains petits médias faisant état de problèmes de liquidités. Les journalistes indépendants ont été particulièrement touchés. Dans le même temps, l’audience du journalisme de confiance semble s’être accrue, ce qui témoigne de l’intérêt du public pour des reportages objectifs et fondés sur des faits. Les mesures mises en place par les trois Communautés comprennent des campagnes de communication publique, des fonds d’aide d’urgence pour les médias, un soutien direct aux journalistes indépendants et sans revenus, le report du paiement des droits de licence pour les radios et le lancement de projets visant à assurer la viabilité à long terme du secteur. Le MPM 2021 souligne que ces mesures ont été mises en œuvre tout en préservant le faible risque pour l’indépendance politique des médias.
L’accès aux informations détenues par les pouvoirs publics pourrait être amélioré. Selon le MPM 2021, les systèmes d’accès aux informations détenues par les pouvoirs publics ne sont toujours pas aussi opérationnels qu’ils devraient l’être pour garantir de manière adéquate le droit à l’information . Les parties prenantes ont relevé plusieurs problèmes spécifiques aux conditions de travail des journalistes dans le contexte de la pandémie de COVID-19, tels que la suspension de certaines réunions publiques (par exemple celles des conseils communaux) et l’accès limité aux salles d’audience. En revanche, en tant qu’activité essentielle, le journalisme a bénéficié de dérogations aux règles de confinement et autres restrictions de déplacement.
Certaines préoccupations concernant des menaces en ligne et juridiques à l’encontre de journalistes ont été soulevées. La plateforme du Conseil de l’Europe pour renforcer la protection du journalisme et la sécurité des journalistes a publié trois alertes pour la Belgique depuis octobre 2020 concernant des menaces en ligne à l’encontre de journalistes et une perquisition au domicile d’un journaliste après une histoire choc en rapport avec la corruption vaccinale. Selon les informations recueillies par le syndicat des journalistes flamands sur l’utilisation d’une ligne d’assistance spéciale en cas d’agression contre des journalistes, les attaques en ligne visent souvent des femmes journalistes et des journalistes appartenant à des minorités ethniques. Les parties prenantes ont également signalé des cas de cyberharcèlement à l’encontre de journalistes ainsi que des cas récents de menaces d’action en justice et un cas de confiscation, par la police, de la carte de presse d’un journaliste qui couvrait une manifestation. En conséquence, le MPM 2021 estime que l’indicateur relatif aux protections et aux normes pour la profession de journaliste présente un risque moyen. Les inquiétudes relatives aux limitations potentielles découlant de la loi sur les informations classifiées semblent avoir été apaisées grâce à une exception pour la liberté d’information que le gouvernement a ajoutée à son projet.
IV.Autres questions institutionnelles en rapport avec l’équilibre des pouvoirs
La Belgique est un État fédéral dans lequel les Régions et les Communautés disposent de pouvoirs importants. Au niveau fédéral, la Belgique est dotée d’un régime parlementaire bicaméral. Le Parlement est composé de la Chambre des représentants et du Sénat. Les propositions législatives peuvent émaner du gouvernement ainsi que des membres des deux chambres du Parlement. La branche consultative du Conseil d’État rend des avis sur les projets d’actes législatifs. La Cour constitutionnelle a compétence pour contrôler les actes législatifs adoptés par le Parlement fédéral et par les parlements des Régions et des Communautés. Outre le système de justice, des autorités indépendantes jouent un rôle important dans le système d’équilibre des pouvoirs.
La branche consultative du Conseil d’État connaît toujours des difficultés pour exercer efficacement son mandat . Un manque de ressources, en particulier budgétaires et humaines, continue de poser des difficultés à la branche consultative. En raison de ces difficultés, associées au recours fréquent à des procédures assorties de délais raccourcis, le Conseil d’État n’est pas en mesure, dans certains cas, de rendre un avis sur les projets de législation. En outre, les récentes restrictions budgétaires ont encore aggravé les difficultés auxquelles la branche consultative est confrontée pour exercer efficacement son mandat, qui consiste à assurer la qualité de la législation.
La cour d’appel a estimé que les mesures liées à la COVID-19 avaient été adoptées sur une base juridique appropriée, annulant ainsi un jugement de première instance. Dans une affaire portée devant le tribunal de première instance francophone de Bruxelles, il a été ordonné au gouvernement de fournir une base législative pour les mesures liées à la COVID-19 dans un délai de 30 jours , sous peine d’une astreinte de 5 000 EUR par jour de retard, à défaut de quoi les mesures deviendraient invalides à la fin de la période. Le gouvernement a interjeté appel de cette décision devant la cour d’appel de Bruxelles, qui a jugé, dans son arrêt du 7 juin 2021, que les mesures liées à la COVID-19 reposaient sur une base juridique correcte. Toutefois, la cour d’appel a estimé qu’il fallait attendre l'arrêt à venir de la Cour constitutionnelle en ce qui concerne la question de savoir si les mesures liées à la COVID-19 ont été adoptées dans le plein respect de la Constitution et des droits fondamentaux .
Une «loi pandémie» visant à fournir une nouvelle base juridique pour les mesures d’urgence liées à la pandémie a été adoptée . Après que le ministre de l’intérieur a proclamé la phase fédérale du plan d’urgence national le 13 mars 2020, des mesures liées à la COVID-19 ont été adoptées au moyen d’arrêtés ministériels, sur la base des lois existantes . À la suite de critiques croissantes selon lesquelles les mesures adoptées pour lutter contre la pandémie de COVID-19 nécessitaient une base juridique plus solide compte tenu de leur incidence sur les droits fondamentaux, le gouvernement a élaboré une «loi pandémie» qui, après plusieurs avis du Conseil d’État et de l’Institut fédéral pour la protection et la promotion des droits humains (FIRM/IFDH) , a été adoptée le 15 juillet 2021. Cette loi dispose que le gouvernement peut déclarer l’état d’urgence épidémique par arrêté royal, celui-ci devant ensuite être confirmé par le Parlement dans un délai de 15 jours. Les mesures d’urgence doivent être adoptées par arrêté royal, sauf en cas de «danger imminent», auquel cas des mesures peuvent être adoptées par arrêté ministériel.
Des mesures ont été prises pour assurer la continuité de l’activité parlementaire pendant la pandémie de COVID-19. Grâce à une modification du règlement intérieur de la Chambre des représentants, les débats et les votes en plénière ont pu se tenir avec une majorité de députés présents soit physiquement, soit à distance. En outre, le recours à la visioconférence a permis d’organiser les réunions des commissions, et les députés ont pu voter en plénière par des moyens numériques.
Le gouvernement lancera un vaste processus de consultation des citoyens afin d’alimenter la nouvelle réforme constitutionnelle envisagée. Le gouvernement se prépare à une nouvelle «réforme de l’État» après les élections de 2024, qui pourrait modifier le processus de formation du gouvernement à la suite des élections ainsi que la procédure de révision constitutionnelle. Le gouvernement a annoncé le lancement d’une plateforme de dialogue en ligne, grâce à laquelle les citoyens, la société civile, le monde universitaire et les autorités locales pourraient donner leur avis sur la réforme de l’État envisagée . La consultation, qui serait lancée en septembre 2021, serait ouverte pour une durée de six semaines. En outre, le Parlement fédéral a adopté des règles établissant les modalités selon lesquelles les pétitionnaires qui recueillent les signatures de plus de 25 000 habitants de Belgique doivent être entendus au sein de la commission compétente .
Le nouvel Institut fédéral pour la protection et la promotion des droits humains a été créé et est à présent opérationnel . À la suite de la nomination des membres du conseil d’administration de l’Institut fédéral pour la protection et la promotion des droits humains (FIRM/IFDH) en juillet 2020, le secrétariat du FIRM/IFDH a commencé ses travaux début 2021. Le mandat du FIRM/IFDH comprend l’élaboration d’avis non contraignants, de recommandations et de rapports à l’intention des autorités publiques, y compris de sa propre initiative, ainsi que la promotion des droits de l’homme. Toutefois, l’Institut n’est pas compétent pour traiter les plaintes individuelles des citoyens . La loi portant création du FIRM/IFDH prévoit la possibilité d’adopter un accord de coopération afin que la compétence de l’Institut, qui est actuellement limitée au niveau fédéral, soit étendue aux autres niveaux de pouvoir. S’il en résulte un paysage quelque peu éparpillé en ce qui concerne la protection des droits de l’homme, le FIRM/IFDH coopère avec d’autres organismes compétents en matière de protection des droits de l’homme , y compris aux autres niveaux de pouvoir.
La société civile participe à certaines initiatives gouvernementales, telles que l’élaboration d’un plan d’action contre le racisme. En Belgique, le paysage relatif à la société civile est considéré comme ouvert , et les organisations de la société civile sont invitées à participer à certaines initiatives gouvernementales, telles que l’élaboration d’un plan d’action national contre le racisme . Le plan d’action sera élaboré conjointement par les autorités gouvernementales et la «coalition NAPAR», un groupe de 60 organisations de la société civile.
Annexe I: liste des sources par ordre alphabétique*
La liste des contributions reçues dans le cadre de la consultation préalable à l’élaboration du rapport 2021 sur l’état de droit peut être consultée sur: https://ec.europa.eu/info/policies/justice-and-fundamental-rights/upholding-rule-law/rule-law/rule-law-mechanism/2021-rule-law-report-targeted-stakeholder-consultation .
Gouvernement belge (2020), Accord de gouvernement ( https://www.belgium.be/sites/default/files/Accord_de_gouvernement_2020.pdf ).
Gouvernement belge (2021), Plan national pour la reprise et la résilience.
Belgique (Communauté française), Contribution de la Belgique (Communauté française) au rapport 2021 sur l’état de droit.
Blueprint for Free Speech (2021), Contribution de Blueprint for Free Speech au rapport 2021 sur l’état de droit.
Cour d’appel de Bruxelles, arrêt du 31 mars 2021.
Civicus, Monitor Civicus, outil de surveillance de l’espace civique – Belgique ( https://monitor.civicus.org/country/belgium/ ).
Centre pour le pluralisme et la liberté des médias (2021), Media pluralism monitor 2021.
Direction générale de la communication (2020), Eurobaromètre spécial 502: corruption.
Direction générale de la communication (2020), Eurobaromètre Flash 482 sur les entreprises et la corruption dans l’UE.
Commission européenne (2020), Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit en Belgique.
Commission européenne (2021), Tableau de bord de la justice dans l’UE.
Institut fédéral pour la protection et la promotion des droits humains (2021), Avis sur l’avant-projet de loi relative aux mesures de police administrative lors d’une situation d’urgence épidémique ( https://www.institutfederaldroitshumains.be/fr/documents/IFDH-2021-avis-loi-pandemie.pdf ).
Vlaamse Vereniging van Journalisten (VVJ/AVBB) (2021), Contribution de la Vlaamse Vereniging van Journalisten (VVJ/AVBB) au rapport 2021 sur l’état de droit.
GRECO (2019), Cinquième cycle d’évaluation – Rapport d’évaluation concernant la Belgique sur la prévention de la corruption et la promotion de l’intégrité au sein des gouvernements centraux (hautes fonctions de l’exécutif) et des services répressifs.
GRECO (2021), Quatrième cycle d’évaluation — Rapport d’évaluation concernant la Belgique sur la prévention de la corruption des parlementaires, juges et procureurs.
Ordre des barreaux francophones et germanophone (2021), Contribution de l’Ordre des barreaux francophones et germanophone au rapport 2021 sur l’état de droit.
Transparency International (2021), Indice de perception de la corruption 2020.
OCDE (2018), Convention de l’OCDE sur la lutte contre la corruption, Rapport de suivi supplémentaire suivant l’adoption du rapport de la Phase 3( https://one.oecd.org/document/DAF/WGB ).
Verlinden, A. (2020), (Exposé d’orientation politique de la ministre de l’intérieur, des réformes institutionnelles et du renouveau démocratique). Bruxelles, Chambre des représentants de Belgique, 6 novembre 2020, DOC 55 1610/020, pp. 23-34, ( https://verlinden.belgium.be/sites/default/files/articles/Beleidsverklaring20201112.pdf ).
Annexe II: visite en Belgique
Les services de la Commission ont tenu des réunions virtuelles en avril et mai 2021 avec les entités suivantes:
·Office central pour la répression de la corruption
·Collège des cours et tribunaux
·Comité P
·Conseil d’État
·Commission fédérale de déontologie
·Institut fédéral pour la protection et la promotion des droits humains
·Orde van vlaamse balies (ordre des barreaux flamands)
·Vlaamse Regulator voor de Media (régulateur flamand des médias)
·Ordre des barreaux francophones et germanophone de Belgique
·Conseil supérieur de la justice
·Conseil supérieur de l’audiovisuel
·Conseil de déontologie journalistique
·Liga voor Mensenrechten (ligue flamande des droits humains)
·Ligue des droits humains
·Medienrat der deutschsprachigen Gemeinschaft (conseil des médias de la Communauté germanophone)
·Ministère de l’intérieur
·Ministère de la justice
·Ministère public
·Service des juridictions de droit administratif
·Transparency International Belgium
·Cellule de traitement des informations financières
·Unité «Intégrité et culture»
La Commission a également rencontré les organisations suivantes lors de plusieurs réunions horizontales:
·Amnesty International
·Centre pour les droits reproductifs
·CIVICUS
·Union des libertés civiles pour l’Europe
·Société civile Europe
·Conférence des Églises européennes
·EuroCommerce
·Centre européen pour le droit des associations à but non lucratif
·Centre européen pour la liberté de la presse et des médias
·Forum civique européen
·Fédération européenne des journalistes
·Partenariat européen pour la démocratie
·Forum européen de la jeunesse
·Front Line Defenders
·Human Rights House Foundation
·Human Rights Watch
·ILGA-Europe
·Commission internationale de juristes
·Fédération internationale pour les droits humains
·Fédération internationale pour la planification familiale (IPPF EN)
·Institut international de la presse
·Comité Helsinki Pays-Bas
·Open Society European Policy Institute
·Philanthropy Advocacy
·Protection International
·Reporters sans frontières
·Transparency International UE