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AccueilDroit européen52021SC0720
Acte préparatoire52021SC0720

Acte préparatoire — 52021SC0720

CELEX52021SC0720
TypeActe préparatoire
Datemardi 20 juillet 2021

Texte intégral

european flagCOMMISSION EUROPÉENNE

Bruxelles, le 20.7.2021

SWD(2021) 720 final

DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION

Rapport 2021 sur l'état de droit









Chapitre consacré à la situation de l'état de droit à Malte

accompagnant le document:

COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS

Rapport 2021 sur l'état de droit



La situation de l'état de droit dans l'Union européenne

{COM(2021) 700 final} - {SWD(2021) 701 final} - {SWD(2021) 702 final} - {SWD(2021) 703 final} - {SWD(2021) 704 final} - {SWD(2021) 705 final} - {SWD(2021) 706 final} - {SWD(2021) 707 final} - {SWD(2021) 708 final} - {SWD(2021) 709 final} - {SWD(2021) 710 final} - {SWD(2021) 711 final} - {SWD(2021) 712 final} - {SWD(2021) 713 final} - {SWD(2021) 714 final} - {SWD(2021) 715 final} - {SWD(2021) 716 final} - {SWD(2021) 717 final} - {SWD(2021) 718 final} - {SWD(2021) 719 final} - {SWD(2021) 721 final} - {SWD(2021) 722 final} - {SWD(2021) 723 final} - {SWD(2021) 724 final} - {SWD(2021) 725 final} - {SWD(2021) 726 final} - {SWD(2021) 727 final}


Résumé

Les réformes de 2020, en particulier la réforme du système de nomination aux fonctions judiciaires et de discipline judiciaire, ont contribué à renforcer l’indépendance du système de justice maltais. La perception de l’indépendance du système de justice s’est nettement améliorée. Des mesures ont été prises pour dépolitiser la nomination du juge en chef (Chief Justice), mais certains aspects de cette procédure doivent encore être examinés. Le transfert des poursuites de la police au procureur général (Attorney General) progresse. Même si ce transfert exige du temps, il est important qu’il couvre également les infractions moins graves. Des discussions sont en cours pour renforcer l’indépendance des tribunaux spécialisés. De sérieuses difficultés persistent en ce qui concerne l’efficience du système de justice, notamment s’agissant de la longueur des procédures judiciaires, des conséquences du faible nombre de juges et de la numérisation de la justice.

Une nouvelle stratégie ciblée de lutte contre la fraude et la corruption a été approuvée par le gouvernement. Si les organes chargés des enquêtes et des poursuites ont amélioré leur capacité à traiter les affaires de corruption, comme en témoigne l’augmentation du nombre d’affaires ouvertes, les enquêtes restent longues par rapport à leur complexité, et un bilan des condamnations dans les affaires de corruption de haut niveau doit encore être établi. Les réformes concernant la nomination du chef de la police (Police Commissioner) et des commissaires de la commission permanente contre la corruption (Permanent Commission Against Corruption), ainsi que la réorganisation de la coopération entre la police et l’Attorney General, sont récentes, et leurs résultats ne sont pas encore visibles. En ce qui concerne les règles relatives à l’intégrité des fonctionnaires, y compris à l’intégrité des députés et des ministres, des modifications supplémentaires sont envisagées. Des orientations spécifiques ont été mises en place pour atténuer les risques de corruption dans les marchés publics pendant la pandémie de COVID-19.

Des témoignages ont continué d’être entendus tout au long de 2020 et 2021 dans le cadre de l’enquête publique sur l’assassinat de la journaliste d’investigation Daphne Caruana Galizia, dont les travaux ont été conclus le 15 juillet 2021. Des éléments nouveaux sont apparus dans les procédures pénales distinctes relatives à cette affaire. Les journalistes restent confrontés à des obstacles lorsqu’ils demandent l’accès aux informations détenues par les autorités publiques, ainsi que dans l’exercice de leur profession de manière plus générale. Les modifications apportées à la loi maltaise sur la radiodiffusion n’ont introduit aucun changement susceptible de renforcer l’indépendance effective de l’autorité de la radiodiffusion (Broadcasting Authority). Compte tenu du fait que les deux principaux partis politiques sont propriétaires de leurs propres chaînes de télévision et de radio, l’autorité de régulation des médias a saisi la Cour constitutionnelle (Constitutional Court) au sujet de la section concernée de la loi maltaise sur la radiodiffusion et de l’application de cette disposition. En 2020, Malte a mis en place un régime d’aide en faveur des médias d’information afin de contrer les effets négatifs de la pandémie de COVID-19.

De nouvelles réformes ont été menées pour améliorer l’équilibre des pouvoirs. Les réformes concernant la nomination des personnes exerçant les hautes fonctions de l’exécutif et des personnes siégeant au sein de certaines commissions indépendantes, proposées en 2020, ont été adoptées. Les préoccupations qui subsistent quant au processus de nomination au sein de certains autres organismes publics seront abordées dans le cadre de la convention constitutionnelle. Toutefois, en raison de la pandémie de COVID-19, le calendrier et l’organisation de cette convention doivent encore être déterminés. Le rôle du médiateur a été renforcé, même si ce dernier a constaté un manque de cohérence dans le suivi de ses recommandations. Le projet de loi sur la création d’une institution nationale des droits de l’homme est toujours en discussion au Parlement. Des difficultés persistent en ce qui concerne le recours limité aux consultations publiques dans le processus législatif, y compris pour ce qui est des réformes structurelles. Si les organisations de la société civile continuent de participer activement au débat public, elles ont fait part de certaines préoccupations quant à l’accès au financement et aux actions du commissaire chargé des organisations bénévoles (Commissioner for Voluntary Organisations).

I.Système de justice

Le système de justice maltais est influencé simultanément par les traditions juridiques continentale et de common law 1 . Les cours et tribunaux sont répartis en juridictions supérieures et inférieures. Les juridictions supérieures se composent de juges et comprennent le tribunal civil (Civil Court), la Cour pénale (Criminal Court), la Cour d’appel (Court of Appeal), la Cour d’appel pénale (Court of Criminal Appeal) et la Cour constitutionnelle (Constitutional Court). Les juridictions inférieures se composent de magistrats et comprennent le Court of Magistrates (tribunal de première instance) de Malte et le Court of Magistrates de Gozo. Le pouvoir judiciaire est dirigé par le Chief Justice, qui préside également la Constitutional Court. Une commission pour l’administration de la justice (Commission for the Administration of Justice) supervise le travail du pouvoir judiciaire. Il existe plusieurs juridictions spécialisées, qui statuent dans des domaines spécifiques. Un ministère public entièrement distinct a été créé en 2019. Malte participe au Parquet européen. L’ordre des avocats (la Chamber of Advocates) est l’organe professionnel indépendant et autonome des avocats 2 .

Indépendance

La perception de l’indépendance du système de justice s’est améliorée et est désormais élevée. La perception plutôt satisfaisante ou très satisfaisante de l’indépendance du système de justice au sein du grand public (69 %) s’est nettement améliorée par rapport à 2020 (52 %) et 2016 (44 %) 3 . La perception plutôt satisfaisante ou très satisfaisante de l’indépendance du système de justice par les entreprises (67 %) s’est aussi nettement améliorée par rapport à 2020 (48 %), inversant la tendance à la baisse observée antérieurement 4 .

Le nouveau système de nomination aux fonctions judiciaires a contribué à renforcer l’indépendance du système de justice. Le nouveau système de nomination aux fonctions judiciaires 5 , adopté en juillet 2020, a été évalué par la Commission de Venise dans son avis d’octobre 2020 6 . La Commission de Venise s’est félicitée de la réforme, et elle a donné une évaluation positive de la nouvelle composition du comité de nomination aux fonctions judiciaires (Judicial Appointments Committee), de la publication des sièges vacants, des propositions directes de candidats aux fonctions judiciaires par le Judicial Appointments Committee au président de Malte, de la présentation de rapports détaillés sur les candidats par le Judicial Appointments Committee et de la présentation, par ce dernier, des trois candidats les plus aptes à être nommés 7 . Ces réformes, qui tiennent compte des recommandations du Conseil de l’Europe, contribuent à renforcer l’indépendance du système de justice 8 . La Chamber of Advocates 9 et les organisations de la société civile 10 ont salué les réformes. Toutefois, la Commission de Venise a regretté la procédure suivie par le gouvernement maltais pour leur adoption, qui n’a pas permis une consultation plus large de la société civile ou un débat public plus large 11 , comme l’a également souligné la société civile 12 . Elle a également fait observer que, au vu de ses recommandations précédentes, les noms des trois candidats proposés par le Judicial Appointments Committee devraient être rendus publics avant que le président maltais ne décide de la nomination afin de garantir la transparence du processus, étant donné que cela ne fait pas partie des dispositions de la réforme adoptée 13 . La nouvelle procédure de nomination aux fonctions judiciaires a été appliquée pour le recrutement de quatre juges et de quatre magistrats, respectivement en avril et en juin 2021.

La réforme de la procédure de révocation des magistrats et des juges a également renforcé l’indépendance du système de justice. Des modifications ont été apportées à la procédure de révocation des magistrats et des juges. Dans le cadre du nouveau système 14 , la procédure de révocation relève de la compétence de la Commission for the Administration of Justice, composée en majorité de membres du pouvoir judiciaire, par opposition au système précédent, dans lequel le Parlement était chargé de cette procédure. Dans son avis d’octobre 2020, la Commission de Venise a jugé que la réforme était globalement conforme aux normes existantes 15 .

Des mesures ont été prises pour dépolitiser la nomination du Chief Justice. Dans son avis d’octobre 2020, la Commission de Venise a réaffirmé la nécessité de dépolitiser autant que possible la nomination du Chief Justice 16 . Dans le même avis, elle a estimé que l’exigence d’une majorité des deux tiers au Parlement pour la nomination du Chief Justice conduirait à une telle dépolitisation 17 , mais elle a regretté qu’aucun mécanisme antiblocage n’ait été prévu à cet égard 18 . Plus généralement, la nomination du Chief Justice par le Parlement, sans la participation du pouvoir judiciaire, ainsi que la possibilité qu’une personne extérieure à l’appareil judiciaire puisse être nommée en tant que Chief Justice, devront faire l’objet d’une attention accrue 19 . La Chamber of Advocates a estimé que le Chief Justice nommé devrait être sélectionné parmi les hauts magistrats, éliminant ainsi la possibilité que des personnes extérieures à l’appareil judiciaire puissent être nommées directement à cette fonction, et que sa nomination devrait être effectuée par les membres du pouvoir judiciaire eux-mêmes, sans intervention d’un pouvoir politique 20 .

Le transfert de certains types de poursuites de la police à l’Attorney General progresse selon un calendrier, mais il n’y a pas de calendrier pour le transfert des infractions moins graves. Jusqu’à récemment, toutes les poursuites devant les juridictions inférieures (les Courts of Magistrates) étaient menées par la police, tandis que l’Attorney General engageait les poursuites dans les affaires introduites devant les juridictions supérieures (Criminal Court et Court of Criminal Appeal, tant dans leurs juridictions inférieures que supérieures) 21 . La mise en œuvre du transfert a commencé début 2020 avec le recrutement de 20 nouveaux juristes au bureau de l’Attorney General afin de lui permettre de gérer de manière plus efficiente la charge de travail supplémentaire. Le 1er octobre 2020, la première phase de la période transitoire s’est terminée 22 et l’Attorney General a récupéré le pouvoir de décision de mener et d’engager des poursuites pour un certain nombre d’infractions graves, dont la corruption 23 . Le plan du gouvernement est de continuer, jusqu’au 1er octobre 2024, à transférer chaque année un certain nombre d’infractions supplémentaires à l’Attorney General. Toutefois, ce plan ne prévoit pas le transfert de contraventions ou d’infractions passibles d’une amende ou d’une peine maximale de deux ans d’emprisonnement ou moins (affaires mineures). À l’heure actuelle, il n’existe aucune indication claire quant à la question de savoir si ces cas seraient également transférés. Bien que ce transfert ait besoin de temps 24 , il serait important de transférer toutes les poursuites, y compris celles pour des infractions mineures, à l’Attorney General, et de le faire dès que possible 25 .

Les garanties concernant la procédure de nomination et de révocation de l’Attorney General peuvent encore être renforcées. En vertu d’une modification de la Constitution adoptée en juillet 2020, le président de Malte peut révoquer l’Attorney General à la suite d'une résolution adoptée à la majorité des deux tiers au Parlement. Des modifications similaires ont été introduites pour l’avocat de l’État (State Advocate) 26 . Dans son avis d’octobre 2020, la Commission de Venise recommandait qu’un organe d’experts décide des motifs de la révocation ou qu’un recours devant la Constitutional Court soit possible contre une décision d’une commission parlementaire, avant que la plénière du Parlement ne prenne la décision définitive sur la révocation 27 . En ce qui concerne la procédure de nomination, bien que des garanties aient été ajoutées à la suite d’une réforme en 2019, dans la pratique, la nomination de l’Attorney General reste essentiellement une compétence du Premier ministre, ce qui a été signalé comme un problème 28 .

Un nombre important de tribunaux spécialisés continuent à fonctionner. Nombre de ces tribunaux 29 sont nommés dans le cadre d’une procédure impliquant le pouvoir exécutif. La Commission de Venise a soulevé des inquiétudes concernant le fonctionnement de ces tribunaux spécialisés 30 , estimant qu’ils ne jouissent pas du même degré d’indépendance que les tribunaux ordinaires, et elle a réitéré en octobre 2020 ses recommandations à cet égard 31 . Les parties prenantes, y compris la Chamber of Advocates, ont également fait part de leurs préoccupations 32 . Des discussions sont en cours dans le cadre de la facilité pour la reprise et la résilience au sujet du réexamen de l’indépendance de ces tribunaux spécialisés.

Qualité

Il existe d’importantes lacunes dans la numérisation du système de justice, que la mise en œuvre d’une future stratégie numérique pourrait contribuer à combler. En 2020, une consultation publique sur une stratégie numérique et un plan d’action a été annoncée. Elle sera supervisée par la Commission européenne pour l’efficacité de la justice (CEPEJ) du Conseil de l’Europe et financée par le programme d’appui à la réforme structurelle. À l’issue du processus de consultation, un projet de stratégie numérique et de plan d’action sera présenté au ministère de la justice vers la mi-2021. La mise en œuvre de la stratégie est nécessaire pour combler les importantes lacunes actuelles dans la numérisation du système de justice, comme l’ont souligné les parties prenantes, en particulier en ce qui concerne la possibilité limitée d'introduire et de suivre une procédure par voie électronique 33 . Parmi les domaines qui pourraient être encore renforcés figurent l’utilisation du numérique par les tribunaux et le ministère public 34 , l’utilisation d’outils de communication électronique par les tribunaux 35 et le ministère public 36 , et l’utilisation de solutions numériques pour mener et suivre des procédures judiciaires dans des affaires pénales 37 . Une loi adoptée en février 2021 permet au ministre de la justice d’adopter des règlements qui autoriseraient le dépôt électronique d’actes judiciaires en matière pénale, de soumettre des notifications par voie électronique et de mener des procédures pénales en ligne 38 . Afin de faire face à la pandémie de COVID-19, des modifications du code d’organisation et de procédure civile ont été adoptées en novembre 2020 en vue de permettre la tenue de procédures civiles en ligne 39 .

Des modifications ont été proposées afin d’habiliter les autorités administratives à infliger des sanctions en cas d’infractions relevant actuellement de la compétence des tribunaux. En février 2021, des modifications législatives 40 ont été proposées pour réglementer les types d'infractions qui pourraient être considérés comme de nature pénale dans les cas où une autorité publique inflige une sanction civile, une amende administrative ou d’autres sanctions ou mesures civiles ou administratives 41 . Les projets de modification habiliteraient les autorités administratives à infliger certaines sanctions pour des infractions de nature pénale qui ne peuvent actuellement être prononcées que par les autorités judiciaires. Les parties prenantes ont fait part de leurs préoccupations à cet égard, étant donné que ces modifications pourraient donner lieu à des violations du droit à un procès équitable, car elles entraîneraient une augmentation du nombre d’affaires traitées par les autorités administratives plutôt que par les tribunaux, et parce que les modifications proposées ne pourraient être introduites que par une modification constitutionnelle et non par des dispositions réglementaires, comme le propose le gouvernement 42 . Dans son avis urgent du 1er juin 2021, la Commission de Venise a estimé que la réforme proposée devrait nécessiter une modification de la Constitution, tout en apportant davantage de précisions en ce qui concerne ses relations avec l’article 6 de la convention européenne des droits de l’homme 43 .

Efficience

La longueur des procédures reste très préoccupante 44 . En 2019, la durée des affaires civiles et commerciales contentieuses en première instance est restée très longue (465 jours), et elle tend à croître depuis 2017 45 . La durée des procédures en appel était également très longue (875 jours) en 2019 46 . La durée moyenne des affaires relatives au blanchiment de capitaux est restée particulièrement longue en 2019 (plus de 1 350 jours), même si la tendance est à la baisse 47 . Si le temps nécessaire pour trancher les affaires administratives en première instance est resté long, il affiche une tendance à la baisse depuis 2017 48 . Le taux de variation du stock d’affaires pendantes pour les affaires civiles, commerciales, administratives et autres en 2019 était inférieur à 100 % et a continué de baisser 49 . Les parties prenantes ont exprimé de vives inquiétudes quant à l’efficience du système de justice maltais 50 . Ces préoccupations sont exacerbées par la pandémie de COVID-19, qui a entraîné l’interruption du travail des tribunaux pendant un certain temps en 2020 51 et continue d’entraver l’activité des tribunaux. En ce qui concerne les procédures pénales, le ministre de la justice a annoncé en novembre 2020 des modifications visant à accélérer les enquêtes de magistrats et les procédures pénales, ainsi qu’à réduire l’arriéré de la Court of Appeal 52 . En outre, une nouvelle loi 53 dans le domaine des procédures civiles a été adoptée, qui permettrait de raccourcir la collecte des preuves. La loi semble également avoir pour objectif de réduire l’arriéré de la Court of Appeal en prévoyant la possibilité pour la juridiction d’appel d’accorder une audience uniquement lorsque cela est nécessaire.

La faiblesse relative du nombre des juges et des magistrats pourrait nuire à l’efficience du système de justice. Le nombre de juges par habitant figure parmi les plus bas de l’UE 54 . Si quatre juges ont été nommés en avril 2021 pour pourvoir les postes vacants existants et quatre magistrats ont été nommés en juin 2021, le nombre total des juges et des magistrats n’a augmenté que d’un seul poste, étant donné que la plupart des postes vacants ont été ouverts pour remplacer les juges et magistrats retraités ou promus 55 . L’association des juges et des magistrats a invité le gouvernement à nommer au moins six nouveaux magistrats afin de garantir l’efficience du système de justice maltais 56 .

II.Cadre de lutte contre la corruption

Le cadre institutionnel de lutte contre la corruption se constitue de plusieurs autorités. La Permanent Commission Against Corruption s’occupe de la prévention de la corruption et mène des enquêtes administratives dans les pratiques de corruption. Le commissaire aux normes dans la vie publique (Commissioner for Standards in Public Life) contrôle le respect de la déontologie des ministres, des secrétaires parlementaires et des députés. Les enquêtes et les poursuites relatives à la criminalité économique, y compris celles relatives aux délits de corruption et au blanchiment de capitaux, relèvent respectivement de la police (département des enquêtes sur les délits financiers) et de l’Attorney General. Ce dernier prendra en charge, au cours d’une période de transition entre 2021 et 2024, toutes les infractions sanctionnées par une condamnation de plus de deux ans d’emprisonnement. La cellule de renseignement financier (FIAU) et le département des audits et des enquêtes internes prennent eux aussi part à la lutte contre la corruption. Le second mène des audits et enquêtes internes auprès de toutes les administrations publiques et agences gouvernementales. Comme indiqué dans le rapport sur l’état de droit de 2020, l’enquête et l’enquête publique distincte en cours concernant l’assassinat de la journaliste d’investigation Daphne Caruana Galizia ont mis au jour des pratiques bien ancrées de corruption et ont déclenché une forte demande émanant de la société en faveur d’un renforcement notable de la capacité de lutte contre la corruption et de la mise en œuvre de réformes plus larges en matière d’état de droit 57 .

Les experts et les dirigeants d’entreprises estiment que le niveau de corruption reste relativement élevé dans le secteur public. Dans l’indice de perception de la corruption de Transparency International, publié en 2020, Malte obtient un score de 53/100 et se classe au 15e rang dans l’Union européenne et au 52e rang dans le monde 58 . Cette perception s’est nettement détériorée 59 au cours des cinq dernières années 60 .

Une stratégie nationale ciblée de lutte contre la fraude et la corruption pour la période 2021-2024 a été approuvée par le gouvernement en mars 2021 61 . Le cabinet des ministres a approuvé la stratégie, qui a été notifiée publiquement au Parlement 62 en mai 2021. Les piliers de la stratégie sont la formation et l’éducation, le partage d’informations, la coopération institutionnelle (au niveau national et international), ainsi que l’obligation de rendre des comptes en matière de financement public 63 . La mise en œuvre de la stratégie est coordonnée par un comité présidé par le département des audits et des enquêtes internes (IAID). Des représentants du bureau du médiateur, du secteur privé, de la société civile et des organisations non gouvernementales ont regretté de ne pas avoir été invités ou consultés avant l’adoption de la stratégie 64 .

Si les organes chargés des enquêtes et des poursuites ont amélioré leur capacité à traiter les affaires de corruption, comme en témoigne l’augmentation du nombre d’affaires ouvertes, les enquêtes restent longues par rapport à leur complexité, et un bilan des condamnations dans des affaires de corruption à haut niveau doit encore être établi 65 . Depuis octobre 2020, l’Attorney General assure la poursuite de certaines infractions graves 66 , dont la corruption à haut niveau. Au total, 14 procureurs travaillent exclusivement sur des affaires de criminalité financière et, depuis le deuxième trimestre de 2020, un groupe de travail sur les délits financiers complexes a été mis en place 67 . Le nombre d’enquêtes ouvertes et résolues concernant des affaires de criminalité financière a considérablement augmenté 68 , ce qui s’explique par le renforcement récent des ressources et des capacités du département des enquêtes sur les délits financiers, qui a été effectué entre 2019 et septembre 2020 69 . Toutefois, les enquêtes et les poursuites en matière de corruption restent longues, en particulier dans les affaires qui nécessitent une analyse approfondie des données financières ou qui sont considérées comme complexes 70 . Plusieurs affaires de corruption à haut niveau sont actuellement pendantes devant les tribunaux.

De nouvelles mesures ont été introduites pour améliorer l’intégrité de la police. En septembre 2020, sous la direction du Police Commissioner nouvellement nommé 71 , la police a lancé une stratégie de transformation pour la période 2020-2025 72 dans le but de renforcer les mesures de lutte contre la corruption 73 . La police a mis en œuvre une politique régissant les intérêts commerciaux et le cumul de professions, dont le suivi relève du mandat du comité d’évaluation, nommé par le Police Commissioner 74 . En 2020, la loi sur la police 75 a été modifiée afin de permettre aux policiers de faire des signalements anonymes d’atteintes à l’intégrité au sein de la police. Toutefois, l’efficacité de cette mesure dépendra de sa mise en œuvre effective.

Bien que l’indépendance de la Permanent Commission Against Corruption ait été renforcée, les résultats des récentes réformes n’ont toujours pas été clairement établis. La Permanent Commission Against Corruption (PCAC) s’occupe de la prévention de la corruption dans l’administration publique et peut mener des enquêtes administratives. Comme indiqué en 2020, la PCAC a fait l’objet d’une réforme structurelle 76 visant à améliorer la procédure de nomination de ses trois commissaires et à élargir le champ de ses compétences d’enquête. Si la PCAC peut demander l’assistance de la police dans la conduite des enquêtes, elle ne dispose pas d’enquêteurs internes ni d’analystes de données; ses ressources restent donc limitées et des inquiétudes subsistent quant à sa capacité à mener des enquêtes efficaces 77 . Les enquêtes policières et les évaluations de la PCAC peuvent en outre être très longues 78 . La PCAC a examiné quatre cas de corruption en 2020, et deux cas au début de 2021. Toutefois, il n’existe pas d’informations détaillées sur sa charge de travail 79 . À ce jour, très peu de lanceurs d’alerte ont adressé leurs plaintes à la PCAC 80 . Une fois l’examen d’un dossier terminé, la PCAC peut classer l’affaire ou la transmettre à l’Attorney General 81 . Si ce dernier décide de ne pas engager de poursuites, la PCAC peut contester cette décision 82 . Depuis août 2020 83 , la PCAC a transmis deux affaires au bureau de l’Attorney General 84 .

De nouvelles dispositions permettent à l’auditeur général de notifier ses constatations au ministère public. Le département des audits et des enquêtes internes (IAID) est chargé de contrôler toutes les administrations publiques, y compris en vérifiant les livres financiers des institutions publiques et les conflits d’intérêts des fonctionnaires 85 . Le bureau de l’auditeur général est compétent pour contrôler les comptes des services publics, y compris des entreprises publiques 86 . Le 15 mars 2021, des modifications de la loi sur l’auditeur général et la Cour des comptes nationale 87 ont été adoptées; elles prévoient que, dans des circonstances particulières, l’auditeur général peut transmettre ses constatations directement à l’Attorney General 88 .

Le mandat du médiateur, qui est responsable de l’intégrité des fonctionnaires, a expiré. Le bureau du médiateur 89 est habilité à mener des enquêtes sur les fonctionnaires et les institutions exerçant des fonctions administratives, y compris dans les affaires de corruption, qui sont transmises à l’Attorney General. Le bureau du médiateur a le droit de former un recours contre une décision de l’Attorney General de ne pas engager de poursuites dans une affaire de corruption. À ce jour, ce droit n’a pas été exercé 90 . Le mandat de l’actuel médiateur ayant expiré en mars 2021, le président actuel continue de siéger jusqu’à ce qu’un successeur soit nommé 91 .

Les règles déontologiques applicables aux hauts fonctionnaires, aux députés et aux ministres sont en place, notamment en ce qui concerne la divulgation des avoirs et le lobbying, même si d’autres modifications du cadre d’intégrité sont envisagées. Le Commissioner for Standards in Public Life (ci-après le «commissaire») contrôle l’éthique des ministres, des secrétaires parlementaires et des députés. Le règlement sur le lobbying et les codes de déontologie pour les ministres et les députés sont en cours de révision 92 . En 2020, le commissaire a présenté un rapport sur le code de déontologie 93 , qui doit encore être examiné par le Parlement 94 . Chaque année, les députés et les ministres soumettent leur déclaration de patrimoine au cabinet du président de l’Assemblée, tandis que le commissaire effectue les vérifications. Le commissaire assure actuellement le suivi de huit cas de conflits d’intérêts potentiels concernant des députés 95 .

Les règles déontologiques applicables aux personnes de confiance ont été modifiées, mais des préoccupations ont été exprimées quant à la faisabilité et à l’efficacité des contrôles. Les personnes de confiance sont tenues de fournir les informations de base relatives au patrimoine 96 . Des recommandations de modification du projet de loi sur la nomination des personnes de confiance ont été formulées tant par la Commission de Venise que par le Groupe d’États contre la corruption (GRECO) 97 . Depuis mars 2021, à la suite de l’adoption d’une base juridique claire pour leur nomination 98 , un fonctionnaire détaché auprès d’une autre administration reste lié par les règlements applicables à l’administration publique d’origine. Toutefois, le Commissioner for Standards in Public Life a fait part de ses préoccupations quant à la faisabilité et à l’efficacité du contrôle du respect de la déontologie des personnes de confiance, en particulier pour celles qui travaillent plus étroitement avec un ministre ou sous son autorité 99 .

Le programme destiné aux investisseurs individuels, qui permet l’octroi de la citoyenneté en échange de paiements et d’investissements prédéterminés, a été remplacé par un nouveau régime 100 . Les documents publiés par différents médias dans le cadre de l’enquête dite des «passport papers» ont soulevé des doutes quant au respect des exigences du programme par les candidats au programme destiné aux investisseurs individuels 101 . La Commission européenne a engagé une procédure d’infraction à l’encontre de Malte en ce qui concerne le régime précédent et le nouveau régime de citoyenneté par investissement pour non-respect du droit de l’UE 102 .

Des orientations spécifiques ont été mises en place pour atténuer les risques de corruption dans les marchés publics pendant la pandémie de COVID-19. En 2020, le département des marchés publics au sein du ministère des finances et de l’emploi a mis en œuvre les règlements sur les marchés publics portant sur des biens immobiliers 103 , qui ont été publiés le 30 avril 2020 et prévoient notamment des dispositions visant à lutter contre la corruption et la collusion 104 . Le département des marchés publics a également mis en place un module en ligne post-marché, accessible depuis le portail officiel des marchés publics 105 , visant à prévenir les conflits d’intérêts dans les procédures d’appel d’offres.

III.Pluralisme et liberté des médias

La liberté d’expression est inscrite dans la Constitution de Malte 106 , ainsi que dans la loi sur la convention européenne (chapitre 319 des lois de Malte). La loi sur les médias et la diffamation du 14 mai 2018 a abrogé la loi sur la presse de 1974 et a entraîné la révision globalement positive des lois en matière de diffamation. La Constitution définit la composition, les procédures de nomination et de révocation ainsi que l’indépendance de l’autorité de la radiodiffusion et énonce ses fonctions de base 107 . La loi sur la liberté d’information établit le cadre juridique régissant l’accès aux informations détenues par les autorités publiques 108 . Une législation a été adoptée en 2020 pour transposer la directive «Services de médias audiovisuels» 109 en droit maltais.

Les modifications apportées à la loi maltaise sur la radiodiffusion n’ont entraîné aucun changement susceptible de renforcer l’indépendance et d'améliorer le fonctionnement de l’autorité de la radiodiffusion. Les membres de l’autorité de la radiodiffusion sont nommés par le président, sur avis du Premier ministre et après consultation du chef de l’opposition. Bien que les cinq membres du conseil d’administration de l’autorité soient tous nommés pour des raisons politiques, étant donné que l’autorité a des responsabilités clairement définies en droit et qu’elle est généralement transparente quant à ses activités, l'instrument de surveillance du pluralisme des médias 2021 (Media Pluralism Monitor 2021, ci-après le «rapport MPM 2021») considère que l’indépendance et l’efficacité de l’autorité présentent un faible risque 110 . La loi nº LVI de 2020, qui a modifié la loi sur la radiodiffusion afin de la mettre en conformité avec la directive «Services de médias audiovisuels», n’a introduit aucun changement en ce qui concerne l’indépendance de l’autorité de la radiodiffusion 111 .

La possession de médias par des partis politiques et l’influence de ces derniers sur les travaux de plusieurs médias et radiodiffuseurs continuent de susciter des inquiétudes. Les deux principaux partis politiques représentés au Parlement 112 possèdent, contrôlent ou gèrent effectivement plusieurs médias et radiodiffuseurs maltais, y compris des portails d’information en ligne. Le rapport MPM 2021 considère que cette situation signifie que ces deux partis «contribuent activement à façonner l’environnement de travail des journalistes», tandis que leurs médias ont «une influence majeure sur le discours public» 113 . Cela amène une fois de plus le rapport MPM 2021 à considérer que l’indépendance politique des médias est fortement menacée dans le pays 114 . Comme indiqué dans le rapport MPM 2020 et réitéré dans le rapport MPM 2021 115 , l’autorité de la radiodiffusion contrôle et réglemente principalement les médias du service public [à savoir Public Broadcasting Services (PBS)], tout en permettant de facto aux deux autres principaux médias (respectivement détenus par le parti travailliste et le parti nationaliste) de «se compléter mutuellement sur le plan éditorial». À la lumière de cette situation, une affaire constitutionnelle a été introduite pour contester une clause conditionnelle de l’article 13, paragraphe 2, de la loi sur la radiodiffusion et l’application par le régulateur de cette clause conditionnelle qui, selon la partie requérante, consolide un paysage médiatique polarisé 116 .

Des modifications mineures ont été apportées au statut de l’Institut des journalistes maltais (IGM). L’IGM, l’association professionnelle de journalistes du pays fondée en 1989, a approuvé à l’unanimité un certain nombre de modifications de son statut (y compris une augmentation du nombre de membres de son conseil d’administration et un contrôle supplémentaire de ses finances) proposées par le Commissioner for Voluntary Organisations 117 . Alors que le rapport MPM 2020 avait souligné que l’institut n’était généralement pas considéré comme efficace pour préserver l’indépendance éditoriale 118 , le rapport MPM 2021 constate qu'un changement d’approche a eu lieu en une année, au cours de laquelle l’institut «s’est davantage fait entendre concernant les besoins de ses membres, et s’est montré plus proactif dans la résolution des obstacles rencontrés par les journalistes dans l’exercice de leurs fonctions» 119 .

Aucune évolution n’est à signaler en ce qui concerne la transparence de la propriété des médias et aucune modification législative n’est prévue. L’autorité de la radiodiffusion recueille des informations relatives à la propriété des médias, sans toutefois être tenue de les rendre facilement accessibles au public. Compte tenu de la taille relativement réduite du marché des médias, le public connaît dans une large mesure l’identité des propriétaires des sociétés de médias dans le pays. Par conséquent, le rapport MPM 2021 maintient sa note de risque moyen pour ce qui est de la transparence de la propriété des médias 120 . La loi sur la radiodiffusion contient des limitations spécifiques visant à empêcher un degré élevé de concentration horizontale de la propriété dans le secteur des médias audiovisuels. Toutefois, en l’absence de données complètes, il est difficile de procéder à une évaluation complète 121 .

L’absence de cadre juridique réglementant la publicité d’État continue de permettre des abus tant par le gouvernement que par des responsables politiques agissant à titre individuel. Cela ressort des enquêtes menées par le Commissioner for Standards in Public Life de Malte concernant l’attribution de fonds publics pour des allégations de publicité politique dans la presse écrite par un ministre en exercice du gouvernement 122 . Un projet de lignes directrices sur la publicité et le matériel promotionnel du gouvernement a été publié pour la première fois par le Commissioner for Standards in Public Life en juin 2021 et est en attente de consultation 123 .

En avril 2020, Malta Enterprise a lancé un régime d’aide en faveur des médias d’information afin d’atténuer les effets négatifs de la pandémie de COVID-19. Ce régime, qui, en février 2021, avait distribué un peu plus de 1,2 million d’euros de fonds, était destiné à aider les opérateurs de médias qui emploient au moins quatre journalistes à temps plein et qui fournissent des services d’information quotidiens. Plusieurs grands médias indépendants ont défendu le système. D’autres parties prenantes, y compris certains autres médias et organes de presse indépendants, ont fait observer que le système manquait de transparence en ce qui concerne les critères utilisés pour déterminer les montants alloués et qu’il était conçu d’une manière qui profiterait aux médias détenus par les partis politiques 124 . Le rapport MPM 2021 indique que plusieurs demandes en matière de liberté d’information formulées à ce sujet sont restées sans réponse 125 . Pour les raisons susmentionnées, le rapport MPM 2021 maintient sa note de risque moyen pour ce qui est de la réglementation des ressources par l’État et le soutien de celui-ci au secteur médiatique 126 .

Le gouvernement a entamé une révision du cadre juridique permettant l’accès aux informations détenues par les autorités publiques. La loi sur la liberté d’information établit que les citoyens maltais, les citoyens de l’UE et les personnes ayant résidé à Malte pendant une période d’au moins cinq ans ont le droit de demander l’accès aux informations détenues par les autorités publiques 127 . Tout refus d’accès doit être motivé et peut être contesté. Les journalistes, les ONG 128 et le rapport MPM 2021 indiquent que les journalistes rencontrent systématiquement des difficultés lorsqu’ils demandent un tel accès, en raison de rejets catégoriques, de retards importants ou d’absences de réponse. L’IGM a en outre souligné que les pouvoirs publics refusaient habituellement, dans un premier temps, l’accès intégral aux informations et aux données, tout en faisant part de ses préoccupations en ce qui concerne le traitement de certaines conférences de presse liées à la COVID-19 au cours desquelles les questions des journalistes n’étaient pas retransmises 129 . Pour ces raisons, le rapport MPM 2021 a considérablement augmenté la note de risque pour ce domaine, tout en la maintenant dans la catégorie de risque moyen 130 . Le gouvernement a annoncé qu’à la lumière des recommandations du GRECO en la matière 131 , une étude indépendante avait été lancée en janvier 2021 pour examiner la question.

Des témoignages dans le cadre de l’enquête publique mise en place pour déterminer si l’État est responsable des circonstances qui ont conduit à l’assassinat de la journaliste Daphne Caruana Galizia ont continué d’être entendus 132 . Au cours des années 2020 et 2021, l’enquête publique a mis en évidence ce que certaines parties prenantes ont qualifié de cas inquiétants d’ingérence politique, de dissimulation policière et de collusion avec des criminels 133 . Un document soumis à l’enquête publique, rédigé par l’organisation internationale de liberté d’expression Article 19 et soutenu par plusieurs associations de presse internationales conclut que si le mandat de l’enquête est achevé et si ses recommandations sont mises en œuvre, «cela peut constituer un précédent important pour rendre justice aux journalistes dans le monde entier», ajoutant que le travail de l’enquête «est essentiel pour garantir des réparations à la victime, à sa famille et à la société maltaise» 134 .

Les journalistes continuent de faire face à un certain nombre de défis dans l’exercice de leur profession. Ce point a été confirmé par des journalistes, l’IGM, le rapport MPM ainsi que des ONG 135 , bien que le rapport MPM 2021 fasse état d’une légère réduction du risque par rapport au rapport MPM 2020 136 . La plateforme du Conseil de l’Europe visant à promouvoir la protection du journalisme et la sécurité des journalistes a recensé deux nouvelles alertes en 2020 137 , non résolues à ce jour, concernant l’ouverture de poursuites-bâillons 138 par un homme d’affaires britannique et azerbaïdjanais contre cinq médias maltais et la corruption présumée d’un journaliste du Times of Malta. Les deux alertes sont liées, respectivement, au journalisme d’investigation mené par Daphne Caruana Galizia et à la procédure pénale relative à son assassinat 139 . L’IGM a fait part de ses préoccupations quant à ce qu’il décrit comme la «normalisation du ridicule et de la dérision» des journalistes sur les réseaux sociaux 140 .

IV.Autres questions institutionnelles en rapport avec l’équilibre des pouvoirs

Malte est une république parlementaire dans laquelle le pouvoir législatif est conféré à la Chambre des représentants, un parlement monocaméral élu pour un mandat de cinq ans. L’autorité exécutive est conférée au président, qui est élu par le Parlement, et au cabinet dirigé par le Premier ministre. Tous les ministres du gouvernement, y compris le Premier ministre, doivent être des députés. La Constitutional Court connaît des affaires constitutionnelles. La Constitution établit un ensemble d’autorités indépendantes, y compris le bureau du médiateur.

L’équilibre des pouvoirs dans la procédure de nomination et de révocation du président de Malte a été renforcé. La réforme adoptée en juillet 2020 prévoit que le président de Malte est élu à la majorité des deux tiers au Parlement, au lieu de la majorité simple. Cela est conforme aux avis de la Commission de Venise, qui a néanmoins également demandé qu’un mécanisme antiblocage soit prévu, ce qui n’est actuellement pas le cas 141 . En outre, la révocation du président requiert désormais une majorité des deux tiers au Parlement et ne peut être décidée qu’en cas d’incapacité avérée à exercer les fonctions de sa charge 142 ou de «mauvaise conduire avérée». Tout en saluant la réforme, la Commission de Venise a recommandé que le président dispose d’un droit de recours devant la Constitutional Court contre la constatation d’une telle mauvaise conduite, idéalement avant le vote final au Parlement 143 .

Le rôle renforcé du médiateur pourrait encore être amélioré et le projet de loi établissant une institution nationale des droits de l’homme est toujours en discussion au Parlement. Une réforme adoptée en juin 2020 a introduit les règles relatives à la nomination 144 , à la suspension et à la révocation du médiateur au niveau constitutionnel. Dans son avis d’octobre 2020, la Commission de Venise s’est félicitée de la réforme, tout en formulant un certain nombre de recommandations supplémentaires 145 , indiquant notamment qu’il conviendrait que le médiateur bénéficie d’un droit de recours en justice contre toute décision concernant sa révocation en raison d’une «mauvaise conduite avérée» 146 . Le médiateur en exercice a regretté l’absence de consultation sur la réforme, tout en formulant des propositions visant à renforcer encore le bureau du médiateur 147 . En outre, le médiateur a fait part de ses préoccupations quant au manque de suivi de ses recommandations et a proposé que le Parlement soit tenu de discuter des avis présentés 148 . Le mandat du médiateur actuel a expiré le 21 mars 2021, mais aucun successeur n’a été désigné à la date de publication du présent rapport 149 . La proposition de création d’une institution nationale des droits de l’homme, introduite en 2019, fait toujours l’objet de discussions au Parlement.

Une réforme constitutionnelle concernant les nominations à certaines commissions indépendantes a été adoptée. La réforme adoptée le 24 mars 2021 150 prévoit que les pouvoirs relatifs à la nomination d’un certain nombre de commissions indépendantes 151 seront désormais dévolus au cabinet des ministres, et non au Premier ministre. La Commission de Venise a salué la réforme comme une étape positive, en émettant des recommandations quant à la formulation exacte à utiliser à cet égard 152 . La Commission de Venise a également réitéré sa recommandation de renforcer les procédures de nomination de la commission électorale, de la commission de la fonction publique et de l’autorité de la radiodiffusion 153 . Le gouvernement prévoit de débattre de cette question dans le cadre de la convention constitutionnelle. En raison de la pandémie actuelle de COVID-19, le calendrier de la convention n’a pas encore été arrêté. Les organisations de la société civile ont souligné la nécessité d’obtenir des informations sur le calendrier, le processus et la participation à la convention 154 .

Les réformes proposées en 2020 en ce qui concerne la nomination des personnes exerçant de hautes fonctions exécutives dans l’administration publique ont été adoptées 155 . Le 24 mars 2021, un amendement établissant une base claire pour la désignation des personnes de confiance a été adopté 156 . Un autre amendement, adopté le 24 mai 2021, garantit que la commission de la fonction publique, qui est un organe constitutionnel indépendant, présente des recommandations au président de la République concernant la nomination et la révocation des secrétaires permanents sur la base d’exigences claires et prédéfinies 157 . Ces amendements visent à donner suite aux recommandations de la Commission de Venise et du GRECO 158 .

Il est nécessaire d’assurer un suivi cohérent des arrêts de la Constitutional Court concluant à l'inconstitutionnalité de certaines lois. Selon l’ordre constitutionnel maltais, les arrêts de la Cour constitutionnelle n’ont pas d’effet erga omnes. Les lois jugées inconstitutionnelles restent en vigueur jusqu’à leur abrogation par le Parlement. La Commission de Venise a estimé que, dans la pratique, le Parlement ne semble pas systématiquement assurer ce suivi et a recommandé à cet égard 159 d’introduire une obligation pour le Parlement d’abroger ou de modifier les dispositions jugées inconstitutionnelles dans un délai limité. Aucune initiative n’est actuellement prévue pour remédier à ce problème 160 .

Une réflexion sur le rôle du Parlement pourrait être menée dans le cadre de la convention constitutionnelle. La Commission de Venise a réitéré les recommandations formulées à l’égard du Parlement, notamment en ce qui concerne la mise à disposition d’une capacité de recherche suffisante pour les députés, l’octroi de conseils juridiques indépendants à ces députés et le fait de veiller à ce que les députés d’arrière-ban soient moins dépendants des postes du gouvernement 161 . À cet égard, le gouvernement a annoncé son intention de discuter, dans le cadre de la réforme constitutionnelle, de la question de savoir si les députés devraient avoir le choix entre travailler à temps plein ou travailler à temps partiel 162 . Les discussions relatives à l’allocation de fonds supplémentaires pour l’engagement de fonctionnaires de recherche par chaque groupe parlementaire sont en cours.

Des difficultés persistent dans le processus législatif en ce qui concerne l’utilisation limitée d’instruments fondés sur des données factuelles et l’efficacité des consultations publiques 163 . Les préoccupations antérieures concernant le recours limité aux consultations publiques restent valables en ce qui concerne les réformes adoptées en juin 2020 164 . Les organisations de la société civile ont également fait part de leurs préoccupations concernant l’absence de consultations relatives aux lois qui ont une incidence sur leur fonctionnement 165 . La plateforme de participation en ligne, qui est en cours de développement par le gouvernement 166 , devrait être utilisée pour mener des consultations publiques 167 .

Des mesures visant à faire face à la pandémie de COVID-19 ont continué d’être adoptées. La loi sur la santé publique 168 confère au surintendant de la santé publique le pouvoir de déclarer l’état d’urgence sanitaire, sans qu’il soit nécessaire de fixer le calendrier de sa durée 169 . La même loi confère au surintendant le pouvoir de prendre, de modifier ou de révoquer des ordonnances en cas d’épidémies et de maladies infectieuses. Ces pouvoirs ont été utilisés plus de 55 fois entre juin et décembre 2020 et deux fois en (janvier et février) 2021 170 . Les règlements et ordonnances adoptés dans le cadre de l’état d’urgence sanitaire peuvent faire l’objet d’un examen par le Parlement 171 .

Les organisations de la société civile ont fait part de leurs préoccupations concernant l’accès au financement et le rôle du Commissioner for Voluntary Organisations. L’espace civique continue d’être considéré comme rétréci en raison, entre autres, des conditions qui prévalent pour les journalistes 172 . Les organisations de la société civile participent activement au débat public. Toutefois, elles ont fait part de leurs préoccupations concernant les nouvelles règles relatives aux activités de collecte de fonds adoptées en septembre 2020 173 , car celles-ci sont considérées comme créant un double obstacle empêchant les associations de mener leurs activités 174 et accordent au Commissioner for Voluntary Organisations une marge de manœuvre excessive lui permettant de refuser à quiconque de collecter des fonds 175 . Les organisations de la société civile ont fait part de leurs préoccupations quant au fait que les actions du Commissioner for Voluntary Organisations pourraient être motivées politiquement 176 . Plusieurs programmes ont été ouverts en 2020, dont un fonds d’urgence 177 créé en 2020 pour aider les organisations bénévoles à surmonter les difficultés liées à la pandémie de COVID-19, qui a été prolongé jusqu’en mars 2021 et doté d’une enveloppe supplémentaire de 150 000 EUR. Plus de 120 groupements sans but lucratif ont bénéficié de la première phase du programme lancé en mai 2020, avec un financement de 125 000 EUR 178 . Le 1er juillet 2021, le Commissioner for Voluntary Organisations a démissionné 179 .

Annexe I: liste des sources par ordre alphabétique*

La liste des contributions reçues dans le cadre de la consultation préalable à l’élaboration du rapport 2021 sur l’état de droit peut être consultée à l’adresse suivante: https://ec.europa.eu/info/policies/justice-and-fundamental-rights/upholding-rule-law/rule-law/rule-law-mechanism/2021-rule-law-report-targeted-stakeholder-consultation .

Arrêt de la Cour de justice du 20 avril 2021, Repubblika/Il-Prim Ministru, C-896/19, ECLI:EU:C:2021:311.

Article 19 (2021), Public Inquiry into the assassination of Daphne Caruana Galizia. Written submission, 31 mars 2021 [ soumission à l’enquête publique (mfrr.eu) ].

Association des juges et des magistrats de Malte (2021), communiqué de presse du 11 février 2021 [article sur le communiqué de presse: Government urged to issue a call for more magistrates (timesofmalta.com) ].

BBC (2021), Malta golden passports: “Loopholes” found in citizenship scheme, 22 avril 2021 ( https://www.bbc.com/news/world-europe-56843409 ).

Centre pour le pluralisme et la liberté des médias (2021), Media pluralism monitor 2021 ( https://cmpf.eui.eu/media-pluralism-monitor/mpm-2021/ ).

Chamber of Advocates (2020), communiqué de presse du 14 mai 2020 ( https://www.avukati.org/2020/05/14/press-release-chamber-of-advocates-may-14-2020/ ).

Chamber of Advocates (2021) A Position Paper of the Chamber of Advocates – Bill 198 – the Supremacy of the Constitution and due process –, 10 mars 2021 ( https://www.avukati.org/2021/03/10/bill-198-the-supremacy-of-the-constitution-and-due-process/ ).

Chamber of Advocates (2021), MFSA Consultation on new CSP Rulebook. Chamber of Advocates Feedback and Position Paper ( https://www.avukati.org/wp-content/uploads/2021/01/Chambers-response-MFSA-consultation-CSP-Rulebook.pdf ).

CIVICUS, Outil de surveillance de l’espace civique, Malte ( https://monitor.civicus.org/country/malta/ ).

Commission européenne (2020), Rapport sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit à Malte.

Commission européenne (2021), Tableau de bord de la justice dans l’UE.

Commissioner for Standards in Public Life (2021), affaire nº K/028, Allocation of public funds for alleged political advertising in print media, case report ( https://standardscommissioner.com/wp-content/uploads/Commissioner-for-Standards-case-report-K028.pdf ).

Conseil de l’Europe: Comité des Ministres (2010), Recommandation CM/Rec(2010)12 du Comité des Ministres aux États membres sur les juges: indépendance, efficacité et responsabilités.

Conseil de l’Europe: Comité des ministres (2016), Recommandations et déclarations du Comité des ministres du Conseil de l’Europe dans le domaine des médias et de la société de l’information ( https://rm.coe.int/16806461dc ).

Conseil de l’Europe: Conseil consultatif de juges européens (2016), Avis nº 19 – Le rôle des présidents des tribunaux ( https://www.coe.int/fr/web/ccje/avis-n-19-sur-le-role-des-presidents-de-tribunaux ).

Conseil de l’Europe: Plateforme pour renforcer la protection du journalisme et la sécurité des journalistes ( https://www.coe.int/fr/web/media-freedom ).

Conseil de l’Europe: Avis de la Commission de Venise CDL-AD(2020)019 du 8 octobre 2020 sur Malte – Avis sur dix lois et projets de loi mettant en œuvre des propositions législatives objets de l’avis CDL-AD(2020)006 ( https://www.venice.coe.int/webforms/documents/default.aspx?pdffile=CDL-AD(2020)019-f ).

Direction générale de la communication (2020), Eurobaromètre Flash 482 sur les entreprises et la corruption dans l’UE.

Direction générale de la communication (2020), Eurobaromètre spécial 502: corruption.

Gouvernement maltais (2021), National Anti-Fraud and Corruption Strategy ( https://parlament.mt/media/112436/national-anti-fraud-and-corruption-strategy_en.pdf ).

GRECO (2019), Cinquième cycle d’évaluation – Rapport d’évaluation concernant Malte sur la prévention de la corruption et la promotion de l’intégrité au sein des gouvernements centraux (hautes fonctions de l’exécutif) et des services répressifs.

Médiateur parlementaire de Malte (2020), Rapport annuel 2019 ( https://www.ombudsman.org.mt/category/annual-reports/ ).

Parlement de Malte (2021), Document nº 6624, National Anti-Fraud and Corruption Strategy, publié par le cabinet du Premier ministre, daté de mai 2021 ( https://parlament.mt/en/paper-laid/?id=34616 ).

Reporters sans frontières – Malte. https://rsf.org/fr/malte ( https://rsf.org/en/taxonomy/term/150 ).

Repubblika (2020), communiqué de presse nº 117/2020 ( Stqarrija PR 117/2020 - Repubblika ).

Repubblika (2021), communiqué de presse nº 34/2021, Reply to the Commissioner for Voluntary Organisations, 16 mars 2021 ( https://repubblika.org/press-release/reply-commissioner-voluntary-organisations-remarks-press/ ).

Repubblika (2021), communiqué de presse nº 52/2021, We congratulate four people who will be appointed to serve as judges in the Superior Courts of Malta. We wish them wisdom and courage to do work without looking anyone in the face, 15 avril 2021 ( https://repubblika.org/press-release/we-congratulate-four-people-who-will-be-appointed-to-serve-as-judges-in-the-superior-courts-of-malta-we-wish-them-wisdom-and-courage-to-do-work-without-looking-anyone-in-the-face/ ).

Times of Malta (2021), Exposed: the great residency sham to obtain a Maltese passport, 22 avril 2021 ( https://timesofmalta.com/articles/view/exposed-the-great-residency-sham-to-obtain-a-maltese-passport.866220 ).

Transparency International (2021), Indice 2020 de perception de la corruption.

Annexe II: visite à Malte

Les services de la Commission ont tenu des réunions virtuelles en avril 2021 avec:

·l’association des juges et des magistrats de Malte;

·l’auditeur général;

·l’Aditus Foundation;

·la Broadcasting Authority;

·la Chamber of Advocates;

·le Chief Justice et les membres de la Commission for the Administration of Justice;

·le Commissioner for Standards in Public Life;

·la Daphne Caruana Galizia Foundation;

·l’Industrial Tribunal;

·le commissaire à l’information et à la protection des données;

·le département des audits et des enquêtes internes;

·l’Institut des journalistes maltais;

·Lovin Malta;

·le ministère de la justice, de l’égalité et de la gouvernance;

·le bureau de l’Attorney-General;

·le bureau du médiateur parlementaire – Malte;

·la Permanent Commission Against Corruption;

·le département des enquêtes sur les délits financiers de la police;

·la commission de la fonction publique;

·le professeur Justin Borg-Barthet;

·Repubblika;

·le secrétariat du Parlement;

·le State Advocate.

* La Commission a également rencontré les organisations suivantes dans le cadre d’un certain nombre de réunions horizontales:

·Amnesty international;

·le centre pour les droits de reproduction;

·CIVICUS;

·l’Union des libertés civiles pour l’Europe;

·Civil Society Europe;

·la Conférence des Églises européennes;

·EuroCommerce;

·le Centre européen pour le droit des associations à but non lucratif;

·le Centre européen pour la liberté de la presse et des médias;

·le Forum civique européen;

·la Fédération européenne des journalistes;

·le Partenariat européen pour les batteries;

·le Forum européen de la jeunesse;

·Front Line Defenders;

·la Human Rights House Foundation;

·Human Rights Watch;

·ILGA-Europe;

·la Commission internationale de juristes;

·la Fédération internationale des ligues des droits de l’homme;

·l'International Planned Parenthood Federation European Network (IPPF EN);

·l’International Press Institute;

·le Comité d’Helsinki aux Pays-Bas;

·l’Open Society European Policy Institute;

·Philanthropy Advocacy;

·Protection International;

·Reporters sans frontières;

·Transparency International EU.

(1) Voir le rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit à Malte – Partie I.
(2) La loi (de réforme) nº XIX de 2021 sur les professions juridiques a été publiée le 20 avril 2021. Selon le gouvernement maltais (dans sa contribution au présent rapport), le projet de loi vise à donner suite aux recommandations formulées par le comité d’experts du Conseil de l’Europe sur l’évaluation des mesures de lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme (MONEYVAL) en ce qui concerne la réglementation des professions juridiques (voir les mesures de lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme à Malte présentées par le MONEYVAL dans son rapport du 5e cycle d’évaluations mutuelles). La Chamber of Advocates a fait part de ses préoccupations au sujet de ce projet de loi, faisant valoir qu’il ne résout pas les problèmes persistants (tels que le renforcement des normes d’éthique et de professionnalisme dans les professions juridiques et la réglementation des mesures d’entrée sur le marché pour les professionnels du droit) (informations reçues dans le cadre de la visite effectuée à Malte). Voir également Chamber of Advocates (2021), Malta Financial Services Authority Consultation on new Company Service Providers Rulebook. Chamber of Advocates Feedback and Position Paper.
(3) Graphique 48 du tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE. Le niveau de perception de l’indépendance du système de justice est classé comme suit: très faible (moins de 30 % des répondants perçoivent l’indépendance du système judiciaire comme étant plutôt satisfaisante ou très satisfaisante), faible (entre 30 % et 39 %), moyen (entre 40 % et 59 %), élevé (entre 60 % et 75 %) et très élevé (plus de 75 %).
(4) Graphique 50 du tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE.
(5) Voir le rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit à Malte, p. 2. La Cour de justice a évalué la conformité du système antérieur de nomination aux fonctions judiciaires, en vigueur entre 2016 et 2020, dans le cadre d’une procédure de renvoi préjudiciel (arrêt du 20 avril 2021 dans l’affaire C-896/19, Repubblika). La Cour a jugé que l’article 19, paragraphe 1, du TUE doit être interprété en ce sens qu’il ne s’oppose pas à des dispositions nationales qui confèrent au Premier ministre de l’État membre concerné un pouvoir décisif dans le processus de nomination des juges, tout en prévoyant l’intervention, dans ce processus, d’un organe indépendant chargé, notamment, d’évaluer les candidats à un poste de juge et de fournir un avis à ce Premier ministre.
(6) Avis de la Commission de Venise CDL-AD(2020)019 du 8 octobre 2020 sur Malte – Avis sur dix lois et projets de loi mettant en œuvre des propositions législatives objets de l’avis CDL-AD(2020)006.
(7) Ibidem, points 24 à 40.
(8) Avis de la Commission de Venise CDL-AD(2020)019 et recommandation du Comité des Ministres du Conseil de l’Europe CM/Rec(2010)12 sur les juges: indépendance, efficience et responsabilités.
(9) Chamber of Advocates, communiqué de presse du 14 mai 2020.
(10) Voir Repubblika, communiqué de presse nº 52/2021.
(11) Commission de Venise, CDL-AD(2020)019, point 13.
(12) Voir Repubblika, communiqué de presse nº 117/2020.
(13) Commission de Venise, CDL-AD(2020)019, point 31.
(14) Les modalités du processus d’adoption sont détaillées dans le chapitre consacré à la situation de l’état de droit à Malte du rapport 2020 sur l’état de droit (Partie I, p. 2-3).
(15) Commission de Venise, CDL-AD(2020)019, point 48.
(16) Commission de Venise, CDL-AD(2020)019, point 41.
(17) Commission de Venise, CDL-AD(2020)019, point 42.
(18) Commission de Venise, CDL-AD(2020)019, point 43. En particulier, la Commission de Venise estime qu’il serait préférable que le Chief Justice soit élu par les juges de la Cour suprême. Dans ses observations à la Commission de Venise, le gouvernement a souligné qu’aucun accord sur un mécanisme antiblocage n’a pu être trouvé au sein du Parlement.
(19) Il convient de noter que la nomination du Chief Justice par le Parlement sans intervention du pouvoir judiciaire conserve un élément politique fort. Cette question revêt une importance particulière compte tenu des nombreux rôles joués par le Chief Justice dans le système de justice maltais (voir également le rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit à Malte – Partie I). En ce qui concerne les normes applicables aux présidents de tribunaux, voir Conseil consultatif de juges européens (CCJE), Avis nº 19 (2016), Le rôle des présidents de tribunaux, point 53. L’actuel Chief justice, qui était déjà un haut magistrat, a été nommé en avril 2020 conformément à la procédure exigeant une majorité des deux tiers au Parlement (avant que celle-ci ne devienne une obligation légale).
(20) Chamber of Advocates, communiqué de presse du 14 mai 2020.
(21) Comme indiqué dans le rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit à Malte (Partie I).
(22) En vertu des règlements de 2020 sur la poursuite des infractions (dispositions transitoires) (notification juridique 378 de 2020).
(23) Parmi ces infractions graves figurent également les homicides volontaires, le terrorisme, le blanchiment d’argent, la corruption, les affaires de fraude et de détournement entraînant des pertes financières d’au moins cinquante mille euros (50 000 EUR), ainsi que la fraude aux droits de douane.
(24) Commission de Venise, CDL-AD(2020)019, point 57.
(25) Voir également Commission de Venise, CDL-AD(2020)019, point 98. Dans ce contexte, des procédures opérationnelles normalisées entre la police et le bureau de l’Attorney General sont en place afin d’assurer la bonne reprise de ces fonctions par les procureurs au sein du bureau de l’Attorney General.
(26) Voir l’article 91 bis, paragraphe 5, de la Constitution de Malte. Il convient toutefois de noter que les modalités applicables à la révocation du State Advocate ne sont pas ancrées dans la Constitution et peuvent être modifiées à la majorité absolue du Parlement. Il convient également de noter que la révocation de l’Attorney General et du State Advocate ne peut être effectuée «qu’en cas d’incapacité avérée à exercer les fonctions de sa charge (qu’elle soit due à une infirmité physique ou mentale ou à toute autre cause) ou de mauvaise conduite avérée».
(27) Commission de Venise, CDL-AD(2020)019, points 49 et 50. Le bureau de l’Attorney General a indiqué que la Constitutional Court pouvait être saisie si la décision de révocation était susceptible d’entraîner une violation des droits de l’homme (informations reçues dans le cadre de la visite effectuée à Malte). Il convient de noter que la Commission for the Administration of Justice agit en tant qu’organe chargé d’enquêter sur les allégations relatives à une telle révocation.
(28) Dans la pratique, la nomination de l’Attorney General est effectuée par le président sur recommandation du Premier ministre, après avoir dûment pris en considération les recommandations de la commission de nomination. Voir aussi le rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit à Malte – Partie I, p. 5.
(29) Voir le rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit à Malte – Partie I.
(30) Ces tribunaux spécialisés concernent notamment les domaines ci-après: réfugiés (Refugee Appeals Board), environnement et aménagement (Environment and Planning Review Tribunal), plaintes de consommateurs (Consumer Claims Tribunal), concurrence et consommation (Competition and Consumer Appeals Tribunal), emploi (Industrial Tribunal), information et protection des données (Information and Data Protection Appeals Tribunal), santé mentale (Mental Health Review Tribunal), brevets (Patent Tribunal), permis délivrés par la police (Police Licences Appeals Tribunal), collèges du tribunal administratif d’appel (Panels of the Administrative Review Tribunal) et prisons (Prison Appeals Tribunal).
(31) Commission de Venise, CDL-AD(2020)019, point 98; voir également Commission de Venise, CDL-AD(2020)006, points 97 et 98, et CDL-AD(2018)028, points 80 à 83.
(32) Ces préoccupations portent, entre autres, sur la méthode de nomination des membres des tribunaux. Information de la Chamber of Advocates reçue dans le cadre de la visite à Malte.
(33) Information de la Chamber of Advocates reçue dans le cadre de la visite à Malte.
(34) Graphique 41 du tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE.
(35) Graphique 42 du tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE.
(36) Graphique 43 du tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE.
(37) Graphique 45 du tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE.
(38) Loi nº III de 2021.
(39) Loi nº LIII de 2020.
(40) Projet de loi nº 198 proposant des modifications à la loi d’interprétation, chapitre 249. En octobre 2020, des modifications législatives (projet de loi nº 166 de 2020) de l’article 39 de la Constitution ont été proposées afin d’affirmer que les autorités de régulation peuvent infliger des sanctions administratives de nature pénale, pour autant que la décision d’infliger de telles sanctions soit soumise au droit de recours devant une juridiction indépendante et impartiale établie par la loi. La majorité des deux tiers requise au Parlement pour modifier l’article 39 n’a toutefois pas été obtenue.
(41) Voir l’article 2 du projet de loi nº 198.
(42) Communiqué de presse de la Chamber of Advocates du 10 mars 2021. Information de la Chamber of Advocates reçue dans le cadre de la visite à Malte. Selon les informations reçues, le projet de loi pourrait contourner l’article 39 de la Constitution tel qu’interprété par la Constitutional Court et, à ce titre, justifier une modification de la Constitution.
(43) Commission de Venise, CDL-PI(2021)009, points 96 à 104. Selon les informations communiquées par les autorités maltaises, le gouvernement a l’intention de proposer des modifications au projet de loi nº 166 de 2020 et de reprendre le débat parlementaire à ce sujet (c’est-à-dire la modification constitutionnelle), conformément à l’avis urgent de la Commission de Venise.
(44) Voir le rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit à Malte – Partie I.
(45) Graphique 7 du tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE.
(46) Graphique 8 du tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE.
(47) Graphique 22 du tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE.
(48) Graphique 9 du tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE.
(49) Graphique 11 du tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE.
(50) Informations reçues de la Chamber of Advocates dans le cadre de la visite à Malte et contribution reçue de la Aditus Foundation à la suite de cette visite.
(51) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit à Malte, p. 6.
(52) Voir la contribution de Malte au rapport 2021 sur l’état de droit, p. 23 (présentée à la suite de la visite à Malte). En particulier, un projet de loi détaillant la réforme des procédures de collecte de preuves a été élaboré et devrait être présenté prochainement au cabinet des ministres.
(53) Loi nº XXXII de 2021 – Loi sur la réforme de la justice (procédure civile).
(54) Graphique 31 du tableau de bord 2021 de la justice dans l’UE. Malte comptait 8,7 juges pour 100 000 habitants en 2019.
(55) Communiqué de presse de l’association des juges et des magistrats de Malte, 22 avril 2021.
(56) Ibidem.
(57) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit à Malte – Partie II.
(58) Transparency International, Indice de perception de la corruption 2020 (2021), p. 2 et 3. Le niveau de perception de la corruption est classé comme suit: faible (le score de perception de la corruption dans le secteur public parmi les experts et les dirigeants d’entreprise est supérieur à 79); relativement bas (score compris entre 79 et 60), relativement haut (score compris entre 59 et 50), élevé (score inférieur à 50).
(59) En 2015, le score était de 60, alors qu’en 2020, il atteint 53. Il y a augmentation/diminution sensible de l’indice lorsque celui-ci gagne/perd plus de cinq points, augmentation/diminution lorsque la variation est comprise entre 4 et 5 points, et stabilité relative lorsque la variation est comprise entre 1 et 3 points au cours des cinq dernières années.
(60) Les données de l’Eurobaromètre concernant la perception et l’expérience des citoyens et des entreprises en matière de corruption, telles qu’elles ont été communiquées l’année dernière, sont mises à jour tous les deux ans. Les derniers jeux de données proviennent de l’Eurobaromètre spécial 502 (2020) et de l’Eurobaromètre Flash 482 (2019).
(61) Cette stratégie vise à mettre en place un «cadre normatif, institutionnel et opérationnel pour lutter de manière effective et efficiente contre les irrégularités, la fraude et la corruption à Malte», ainsi qu’à «réduire au minimum les cas d’irrégularité, de fraude et de corruption» et à «mettre en place un cadre qui facilite la dissuasion, la détection, la constatation, les enquêtes et les poursuites concernant les cas de fraude et de corruption» ( https://parlament.mt/media/112504/06624.pdf ). La stratégie est le résultat de discussions menées par un comité de coordination créé en vertu de la loi sur l’audit interne et les enquêtes financières (chapitre 461 des lois de Malte), composé de plusieurs représentants institutionnels (à savoir des représentants du cabinet du Premier ministre; du ministère de la justice, de l’égalité et de la gouvernance; du ministère des finances et de l’emploi; du ministère de l’intérieur, de la sécurité nationale et de l’application de la loi; et le secrétaire permanent principal). Information reçue dans le contexte de la visite à Malte.
(62) Parlement de Malte (2021), Document nº 6624, National Anti-Fraud and Corruption Strategy, publié par le cabinet du Premier ministre, daté de mai 2021 ( https://parlament.mt/en/paper-laid/?id=34616 ).
(63) Gouvernement maltais (2021), National Anti-Fraud and Corruption Strategy.
(64) Informations reçues dans le cadre de la visite à Malte.
(65) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit à Malte – Partie II.
(66) Conformément aux règlements de 2020 sur la poursuite des infractions (dispositions transitoires) (notification juridique 378 de 2020), parmi ces infractions figurent le terrorisme, le blanchiment d'argent, la corruption, la fraude et le détournement, ainsi que la fraude aux droits de douane.
(67) Informations reçues dans le cadre de la visite à Malte.
(68) Tant pour ce qui est des enquêtes (augmentation d’environ 245 %) que des affaires résolues (augmentation d’environ 280 %) et du nombre d’affaires et de personnes poursuivies (respectivement + 50 % et + 173 %). Contribution de Malte au rapport 2021 sur l’état de droit.
(69) Voir le rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit à Malte – Partie II.
(70) La complexité peut être due à l’extraterritorialité qui s’applique à certains suspects ou à la survenance de faits susceptibles de nécessiter une action conjointe ou une collaboration avec des juridictions étrangères. Information reçue dans le contexte de la visite à Malte.
(71) En 2020, le Police Commissioner a été nommé conformément à la procédure récemment modifiée. Pour de plus amples informations, voir le rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit à Malte – Partie II.
(72) Contribution de Malte au rapport 2021 sur l’état de droit. Les résultats escomptés sont les suivants: i) renforcer la confiance, l’assurance, la légitimité et la réactivité, du point de vue externe de la population et du point de vue interne des policiers et du personnel; ii) transformer l’organisation actuelle de la police pour en faire une force de police flexible, efficace, guidée par les données, centrée sur la communauté, axée sur les résultats et moderne; iii) favoriser l’innovation et pérenniser les changements positifs résultant de la réforme grâce à des pratiques d’encadrement et de gestion qui soient à la fois efficaces et efficientes. Onze objectifs stratégiques ont été définis sur la base des trois résultats escomptés.
(73) La mise en œuvre de cette stratégie est contrôlée par le conseil de gouvernance de la police. Contribution de Malte au rapport 2021 sur l’état de droit.
(74) Le comité d’évaluation évalue si un intérêt commercial ou un cumul d’emplois peut être autorisé alors qu'il pourrait susciter un conflit d’intérêts avec le travail de l’agent de police ou nuire à la réputation de la police ou à la capacité de l’agent à s’acquitter de ses fonctions de manière impartiale. Cette politique fournit également une définition de l’intérêt commercial et prévoit la procédure qu’un agent doit suivre pour se voir accorder l’autorisation de poursuivre un tel intérêt. En cas de violation de la politique, l’agent est passible d’une sanction disciplinaire.
(75) Règlements de 2020 relatifs à la loi sur la police (modification de la deuxième annexe).
(76) Loi nº XLVI de 2020 – Loi sur la Permanent Commission Against Corruption (modification).
(77) Voir le rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit à Malte – Partie II.
(78) On sait que les enquêtes policières ont duré jusqu’à cinq ans, et la PCAC ne dispose pas de procédures opérationnelles normalisées qui prescrivent la durée des affaires qui lui sont soumises. Information reçue dans le contexte de la visite à Malte.
(79) Par exemple en ce qui concerne le nombre de signalements de lanceurs d’alerte reçus, le nombre d’enquêtes et d’auditions effectuées chaque année ou le nombre et les types d’affaires clôturées, classées ou transmises au ministère de la justice ou au bureau de l’Attorney General.
(80) Informations reçues dans le cadre de la visite à Malte. Comme indiqué dans le rapport sur l’état de droit de 2020, la loi de 2013 sur la protection des lanceurs d’alerte, qui couvre à la fois le secteur privé et le secteur public, impose aux employeurs de désigner un agent (whistleblower reporting officer) chargé de recevoir les signalements, et contient des dispositions contre les représailles pour les employés qui souhaitent divulguer, sous protection, une pratique inappropriée.
(81) Conformément à la loi nº XLVI de 2020 (ancien projet de loi nº 143), l’affaire est transmise à l’Attorney General si «la conduite faisant l’objet de l’enquête est corrompue ou liée ou propice à des pratiques corrompues».
(82) Loi nº XLI de 2020 (ancien projet de loi nº 154). Toutefois, dans son avis d’octobre 2020 [CDL-AD(2020)019], la Commission de Venise a suggéré d’accorder aux personnes ayant le statut de partie lésée (y compris à la PCAC) le droit de contester la décision de l’Attorney General d’abandonner les poursuites «indépendamment du fait qu’elles aient elles-mêmes fait rapport à l’Attorney General ou non».
(83) Nouvelle loi sur la Permanent Commission Against Corruption, modifiée par la loi nº XLVI de 2020.
(84) Contribution de Malte au rapport 2021 sur l’état de droit.
(85) L’IAID dispose d’un personnel composé de 20 agents d’audit, en plus d’un secrétariat divisé en quatre départements, dont un pour les enquêtes (avec trois enquêteurs).
(86) Le bureau de l’auditeur général dispose d’un personnel composé de 50 auditeurs. En 2020, 40 audits de conformité et sept audits de performance ont été réalisés, et 19 rapports ont été publiés (sur la page web de la Cour des comptes nationale: https://nao.gov.mt/en/recent-publications ), pour un total de 120 entités contrôlées. Information reçue dans le contexte de la visite à Malte.
(87) Loi nº 74 sur l’auditeur général et la Cour des comptes nationale (modification).
(88) Dans son avis d’octobre 2020 sur ce projet de loi, la Commission de Venise a recommandé d’utiliser la formulation «liée ou propice à des pratiques corrompues». CDL-AD(2020)019.
(89) Pour de plus amples informations, voir la partie IV ci-dessous.
(90) Informations reçues dans le cadre de la visite à Malte.
(91) Informations reçues dans le cadre de la visite à Malte. Le médiateur désigné devra être soutenu «à la majorité des deux tiers par les députés» [conformément à l’article 64 bis, paragraphe 2, de la Constitution, modifié en 2020, https://www.venice.coe.int/webforms/documents/default.aspx?pdffile=CDL-REF(2020)055-e ].
(92) Informations reçues dans le cadre de la visite à Malte. Le projet a pour objectifs de réviser les codes de déontologie existants et, sur la base de recommandations, d’examiner et d’améliorer la proposition de réglementation du lobbying, notamment en ce qui concerne le registre de l’intégrité, qui contient les déclarations de patrimoine et de fonctions.
(93) Pour les députés, les ministres et les secrétaires parlementaires.
(94) Contribution de Malte au rapport 2021 sur l’état de droit.
(95) Informations reçues dans le cadre de la visite à Malte.
(96) Conformément au code de déontologie des fonctionnaires annexé à la loi sur l’administration publique.
(97) CDL-AD(2020)019, avis dans lequel la Commission de Venise a estimé que «deux questions doivent être réglées directement dans la loi: le nombre maximum et la durée de ces engagements» (s’agissant des personnes de confiance). Dans le rapport de son cinquième cycle d’évaluation concernant la «prévention de la corruption et la promotion de l’intégrité au sein des gouvernements centraux (hautes fonctions de l’exécutif) et des services répressifs», publié le 3 avril 2019, le GRECO du Conseil de l’Europe «recommande que des mesures soient prises pour résoudre la situation juridique des personnes de confiance et pour limiter au strict minimum le nombre de ces fonctionnaires nommés à titre discrétionnaire».
(98) Loi nº XVI de 2021 portant modification des lois relatives à la nomination des personnes de confiance . Aujourd’hui, les personnes de confiance ne sont que les personnes qui proviennent du secteur privé et sont nommées à titre temporaire dans l’administration publique. Si, en revanche, un fonctionnaire est détaché temporairement dans un autre service public (tel qu’un ministère ou toute autre institution), il n’est pas considéré par la loi comme une personne de confiance stricto sensu.
(99) Dans la pratique, le contrôle de la déontologie (y compris des conflits d’intérêts et des fonctions extérieures) d’un fonctionnaire détaché est confié à l’autorité investie du pouvoir de nomination, ce qui crée un possible conflit d’intérêts entre le contrôleur et la personne contrôlée. Informations obtenues dans le contexte de la visite sur place.
(100) Le programme destiné aux investisseurs individuels a permis de naturaliser jusqu’à 1 800 investisseurs, sans compter les personnes à charge, en échange d’investissements importants (règlement 12 du programme destiné aux investisseurs individuels de la République de Malte, 2014). Ce régime a été abrogé à la suite de l’adoption de la loi de 2020 sur la citoyenneté maltaise (modification nº 2) (loi XXXVIII de 2020). Les dispositions relatives à l’octroi de la nationalité au moyen du programme destiné aux investisseurs individuels ne sont donc plus en vigueur et ont été remplacées par le régime «Citoyenneté maltaise par naturalisation pour des services exceptionnels par investissement direct», établi par le règlement de 2020 sur l’octroi de la citoyenneté pour des services exceptionnels. Le nouveau régime permet la naturalisation d’un maximum de 400 investisseurs par an et de 1 500 investisseurs au total, sans compter les personnes à charge, en échange d’investissements importants. Contribution de Malte au rapport 2021 sur l’état de droit.
(101) Times of Malta, Exposed: the great residency sham to obtain a Maltese passport, 22 avril 2021.
(102) Communiqués de presse de la Commission IP 20/1925 et INF/21/2743. Le 20 octobre 2020, la Commission a adopté une lettre de mise en demeure concernant le régime de citoyenneté par investissement et, à la suite de la modification du programme, elle a adopté, le 9 juin 2021, une lettre de mise en demeure supplémentaire pour étendre ses préoccupations au nouveau régime appliqué par Malte.
(103) Législation subsidiaire 601.03, Règlements sur les marchés publics .
(104) Voir article 187 de la législation subsidiaire 601.03, Règlements sur les marchés publics .
(105) http://www.etenders.gov.mt .
(106) Article 41 de la Constitution.
(107) Articles 118 et 119 de la Constitution.
(108) Malte a maintenu sa 81e position dans le classement mondial de la liberté de la presse établi par Reporters sans frontières, Cela signifie que le pays occupe la 25e place dans l’UE.
(109) Directive (UE) 2018/1808 du 14 novembre 2018.
(110) Instrument de surveillance du pluralisme des médias 2021, rapport sur Malte, p. 10-11.
(111) Loi nº LVI de 2020 modifiant la loi sur la radiodiffusion, chapitre 350.
(112) Le parti au pouvoir Partit Laburista (PL) et le parti d’opposition Partit Nazzjonalista (PN).
(113) Instrument de surveillance du pluralisme des médias 2021, rapport sur Malte, p. 7.
(114) Ibidem, p. 14.
(115) Ibidem, p. 11.
(116) Affaire 47/2021 – Lovin Malta Ltd. et c. the State Advocate, introduite le 1er février 2021.
(117) Contribution de Malte au rapport 2021 sur l’état de droit, p. 47, et informations reçues dans le cadre de la visite effectuée à Malte le 19 avril 2021.
(118) Instrument de surveillance du pluralisme des médias 2020, rapport sur Malte, p. 11.
(119) Instrument de surveillance du pluralisme des médias 2021, rapport sur Malte, p. 10.
(120) Instrument de surveillance du pluralisme des médias 2021, rapport sur Malte, p. 12.
(121) Le rapport MPM 2021 fait notamment état d’un manque général de données relatives à la part de marché des différents organes de presse, à l’exception des taux d’audience des quatre premières chaînes de télévision.
(122) Commissioner for Standards in Public Life, rapport de cas du 17 mars 2021, nº K/028.
(123) https://standardscommissioner.com/wp-content/uploads/draft-guidelines-government-advertising-promotional-material.pdf
(124) Informations reçues de plusieurs parties prenantes dans le cadre de la visite à Malte.
(125) Instrument de surveillance du pluralisme des médias 2021, rapport sur Malte, p. 15-16.
(126) Instrument de surveillance du pluralisme des médias 2021, rapport sur Malte, p. 15.
(127) Loi sur la liberté d’information de 2008, telle que modifiée en 2012 (chapitre 496 des lois de Malte).
(128) Contribution de l'ONG Aditus Foundation pour le rapport 2021 sur l’état de droit, et informations reçues de plusieurs parties prenantes dans le cadre de la visite à Malte.
(129) Informations reçues dans le cadre de la visite à Malte.
(130) Instrument de surveillance du pluralisme des médias 2021, rapport sur Malte, p. 10.
(131) GRECO (2019), Cinquième cycle d’évaluation – Rapport d’évaluation.
(132) Le 15 juillet 2021, la commission d’enquête a annoncé qu’elle avait rédigé son rapport et qu’elle l’enverrait d’abord au Premier ministre et au State Advocate, puis à la famille de Mme Caruana Galizia. La date de publication sera annoncée à une date ultérieure.
(133) Reporters sans frontières, rapport 2021 sur Malte.
(134) Article 19 (2021), Public Inquiry into the assassination of Daphne Caruana, déclaration écrite, 31 mars 2021 .
(135) Contribution de la Aditus Foundation pour le rapport 2021 sur l’état de droit, et informations reçues de plusieurs parties prenantes dans le cadre de la visite à Malte.
(136) Instrument de surveillance du pluralisme des médias 2021, rapport sur Malte, p. 9-10.
(137) Conseil de l’Europe, Plateforme pour renforcer la protection du journalisme et la sécurité des journalistes. Comme indiqué dans la recommandation 2016/4 du Conseil de l’Europe, les États membres devraient mettre en place un cadre législatif complet qui permette aux journalistes et aux autres acteurs des médias de contribuer au débat public de manière effective et sans crainte.
(138) Poursuite stratégique altérant le débat public.
(139) Conseil de l’Europe, Plateforme pour renforcer la protection du journalisme et la sécurité des journalistes (alertes sur la liberté des médias).
(140) Informations reçues dans le cadre de la visite à Malte.
(141) Commission de Venise, CDL-AD(2020)019, point 44.
(142) Qu’elle soit due à une infirmité physique ou mentale ou à toute autre cause.
(143) Commission de Venise, CDL-AD(2020)019, point 45.
(144) Une loi visant à modifier différentes lois dans le but de réformer la procédure de nomination du secrétaire permanent principal et des secrétaires permanents. Voir également le rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit à Malte – Partie IV.
(145) La Commission de Venise a noté que le seuil qui conditionne l’exercice par le médiateur de son pouvoir de transmettre directement à l’Attorney General des preuves potentielles d’une pratique de corruption est trop élevé (en ce sens que ce pouvoir ne peut être exercé que si le médiateur dispose de «preuves d’une pratique de corruption» plutôt que, comme cela est recommandé, de preuves d’une conduite «liée ou propice à des pratiques corrompues»). En outre, selon la Commission de Venise, le médiateur devrait non seulement être habilité à signaler les pratiques de corruption à l’Attorney General, mais aussi tenu de le faire, et le droit de déposer une plainte auprès du médiateur ne devrait pas être limité aux personnes qui prétendent avoir été elles-mêmes victimes d’un acte répréhensible. De plus, le médiateur pourrait bénéficier du soutien et de la coopération nécessaires de la part du gouvernement. Voir l’avis CDL-AD(2020)019 de la Commission de Venise, points 67, 69 et 71.
(146) Commission de Venise, CDL-AD(2020)019, point 67.
(147) Informations reçues du médiateur dans le cadre de la visite à Malte.
(148) Rapport annuel 2019 du médiateur. À cet égard, la Commission de Venise a recommandé d’inscrire dans la Constitution le pouvoir du droit à l’information du médiateur.
(149) Dans l’attente de la nomination d’un nouveau titulaire, le médiateur en exercice continue d’exercer ses fonctions. À la suite des tentatives du gouvernement et des partis d’opposition pour trouver un candidat, les médias ont indiqué, le 16 mai 2021, qu’aucun accord n’avait été trouvé. De nouvelles consultations sont en cours à cet égard.
(150) Voir le rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit à Malte – Partie IV, p. 15.
(151) Il s’agit notamment de la Banque centrale de Malte, du commissaire chargé de la protection de l’information et des données, du président de l’autorité maltaise des services financiers et des membres de la commission du centre d’arbitrage.
(152) La Commission de Venise a noté que la formulation reste faible («en tenant compte»). La formulation utilisée ailleurs est la suivante: «agissant sur l’avis du Cabinet des ministres» ou «après avoir obtenu l’approbation du Cabinet des ministres». Commission de Venise, CDL-AD(2020)019, point 84.
(153) Commission de Venise, CDL-AD(2020)019, point 85.
(154) Informations et contribution reçues dans le cadre de la visite à Malte.
(155) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit à Malte – Partie IV, p. 9.
(156) Loi de 2020 visant à modifier les lois relatives à la nomination des personnes de confiance.
(157) Une loi visant à modifier différentes lois dans le but de réformer la procédure de nomination du secrétaire permanent principal et des secrétaires permanents.
(158) Avis de la Commission de Venise, CDL-AD(2020)006, points 115 à 129; GRECO (2019), Cinquième cycle d’évaluation – Rapport d’évaluation, points 24 à 26.
(159) Voir rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit à Malte – Partie I, p. 15. Commission de Venise, CDL-AD(2020)019, point 98; CDL-AD(2020)006, points 80 à 84; CDL-AD(2018)028, points 74 à 79. La Commission de Venise a noté qu’il appartenait au Parlement d’abroger ou de modifier des lois jugées anticonstitutionnelles. Selon la Commission de Venise, «[e]n pratique, cela ne semble pas toujours être le cas et la Cour constitutionnelle fait face à des affaires répétitives, car l’administration – et parfois même les juges semble-t-il – continue d’appliquer les dispositions jugées inconstitutionnelles».
(160) Le gouvernement maltais estime que garantir l’effet erga omnes des arrêts de la Cour constitutionnelle ne serait pas conforme aux principes du système juridique maltais. La Aditus Foundation a fait part de ses préoccupations quant à l’absence d’effet erga omnes et au respect de l’article 6 de la CEDH (informations reçues dans le cadre de la visite à Malte). Il convient également de noter que, conformément à l’article 242 du code de procédure civile (chapitre 12), lorsqu’une juridiction constate qu’une loi est invalide ou contraire à la Constitution ou aux droits fondamentaux, elle doit notifier son jugement à la Chambre des représentants. Le Premier ministre peut, dans un délai de six mois à compter de la date à laquelle le jugement est devenu définitif, adopter un règlement supprimant l’instrument pertinent ou la disposition de ce dernier déclarée contraire à la Constitution ou aux droits de l’homme.
(161) Commission de Venise, CDL-AD(2020)019, point 98.
(162) Comme indiqué dans le rapport sur l’état de droit de 2020, la Commission de Venise a estimé qu’il convenait de renforcer le Parlement maltais pour qu’il soit en mesure de contrôler plus efficacement l’action du gouvernement, et a recommandé de passer à un système de députés à plein temps, rémunérés en conséquence [CDL-AD(2020)006, points 92 à 94].
(163) Rapport 2020 sur l’état de droit, chapitre consacré à la situation de l’état de droit à Malte, p. 15.
(164) Commission de Venise, CDL-AD(2020)019, point 95.
(165) Informations reçues dans le cadre de la visite à Malte.
(166) Voir la contribution du gouvernement maltais au rapport 2021 sur l’état de droit.
(167) En particulier, les citoyens seraient constamment informés du retour d’information donné et des mesures procédurales déjà prises dans le cadre du processus de consultation. Le nouveau système introduira également des informations statistiques plus détaillées sur le type de retour d’information fourni par les départements/entités.
(168) Articles 14 et suivants de la loi.
(169) L’état d’urgence sanitaire a été déclaré le 16 mars 2020 et levé le 1er juillet 2020.
(170) Contribution de Malte au rapport 2021 sur l’état de droit.
(171) Conformément à la loi sur l’interprétation de 1975 (chapitre 249), toute législation subsidiaire – telle que les règlements et les ordonnances du surintendant – doit être soumise au contrôle parlementaire et peut être annulée ou modifiée par le Parlement dans un délai de 60 jours à compter de sa présentation. Selon les autorités publiques, aucune requête n’a été présentée à ce jour pour contester une législation subsidiaire mise en place en vertu de la loi sur la santé publique depuis sa modification en 2020; voir la contribution du secrétariat du Parlement au rapport 2021 sur l’état de droit.
(172) Notations fournies par CIVICUS, Malte. Les notations se situent sur une échelle de cinq catégories définie comme suit: ouvert, rétréci, obstrué, réprimé et fermé. Les principales considérations qui poussent CIVICUS à qualifier l’espace civique de Malte de rétréci concernent les conditions hostiles auxquelles sont soumis les journalistes et les militants anticorruption.
(173) Les règlements sur les organisations bénévoles S.L.492.03 et S.L.492.04, qui concernent respectivement les collectes publiques et les boutiques de bienfaisance. Selon les informations reçues des autorités maltaises, des modifications juridiques concernant l’accès au financement et le rôle du Commissioner for Voluntary Organisations étaient nécessaires pour mettre en œuvre les recommandations des organisations internationales.
(174) Le double obstacle signalé résulte du fait que les organisations souhaitant obtenir un financement pour leurs activités, bien qu’elles soient déjà inscrites au titre de la loi sur les organisations bénévoles, doivent demander l’autorisation des autorités chaque fois qu’elles ont l’intention de solliciter un tel financement.
(175) En 2020 et 2021, le bureau du Commissioner for Voluntary Organisations a contacté plus de 200 organisations bénévoles au sujet de problèmes relevant de leurs statuts respectifs. Rien qu’en 2020, 124 organisations ont dû modifier leurs statuts avant d’être acceptées en tant qu’organisations bénévoles enregistrées, tandis que 31 organisations ont vu leur demande rejetée parce qu’elles n’ont pas modifié leur statut afin de l’aligner sur la loi relative aux organisations bénévoles. La section de l’unité chargée des enquêtes et du suivi au sein du bureau du Commissioner for Voluntary Organisations a enquêté sur neuf cas tout au long de l’année 2019 et sur cinq cas tout au long de l’année 2020, en ce qui concerne diverses plaintes relatives à différentes organisations bénévoles. Contribution de Malte pour le rapport 2021 sur l’état de droit.
(176) Réponse de Repubblika au Commissioner for Voluntary Organisations du 6 mars 2021 dans laquelle Repubblika a fait part de ses préoccupations quant au fait qu’elle soit prise pour cible par le commissaire pour des raisons politiques dans le but de la réduire au silence (voir: https://repubblika.org/press-release/government-wants-ban-repubblika/ ). Dans sa réponse du 15 mars 2021, le commissaire a réfuté les allégations formulées. La réfutation a été rejetée par Repubblika dans sa déclaration du 16 mars 2021. Le bureau du Commissioner for Voluntary Organisations continue de procéder à des contrôles administratifs de routine afin de garantir que les statuts des organisations bénévoles déjà enregistrées auprès de celui-ci sont conformes à la loi sur les organisations bénévoles, et de vérifier la conformité des statuts des organisations qui demandent le statut d’organisation bénévole.
(177) Le fonds est géré par le conseil maltais pour le secteur du bénévolat, en collaboration avec le secrétariat parlementaire pour le sport, les loisirs et les organisations bénévoles. Les organisations actives dans le secteur du bénévolat qui ont été touchées par l’épidémie de COVID-19 peuvent recevoir jusqu’à 5 000 EUR au titre du programme.
(178) La fourniture d’informations sur les financements nationaux et de l’UE disponibles pour les organisations bénévoles est requise par la loi et assurée sur des plateformes numériques spécialisées (voir https://www.vofunding.org.mt/ et https://maltacvs.org/latest-news/mobile-app-vo-funding-malta-2/ ) . Une assistance et un soutien personnalisés aux organisations locales sont fournis pour les aspects pratiques liés aux possibilités de financement de l’UE.
(179) Independent, Jesmond Saliba nominated to be new commissioner for VOs, 2 juillet 2021.

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