Initiative législative — 52022IP0015
| CELEX | 52022IP0015 |
| Type | Initiative législative |
| Date | jeudi 20 janvier 2022 |
Texte intégral
| 2.9.2022 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 336/20 |
P9_TA(2022)0015
Protection des animaux pendant le transport
Recommandation du Parlement européen du 20 janvier 2022 à l'intention du Conseil et de la Commission à la suite de l’enquête sur les allégations d’infraction et de mauvaise administration dans l’application du droit de l’Union en ce qui concerne la protection des animaux pendant le transport, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Union (2021/2736(RSP))
(2022/C 336/04)
Le Parlement européen,
| — | vu les articles 13 et 226 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (traité FUE), |
| — | vu la décision 95/167/CE, Euratom, CECA du Parlement européen, du Conseil et de la Commission du 19 avril 1995 portant modalités d’exercice du droit d’enquête du Parlement européen (1), |
| — | vu la décision (UE) 2020/1089 du Parlement européen du 19 juin 2020 sur la constitution d’une commission d’enquête chargée d’examiner les allégations d’infractions au droit de l’Union et de mauvaise administration dans l’application du droit de l’Union en ce qui concerne la protection des animaux pendant le transport, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Union, et sur la définition de ses attributions, et la détermination de sa composition numérique et de la durée de son mandat (2), |
| — | vu le règlement (CE) no 1/2005 du Conseil du 22 décembre 2004 relatif à la protection des animaux pendant le transport et les opérations annexes (3), |
| — | vu le chapitre 7.2 du code sanitaire pour les animaux aquatiques 2015 de l’Organisation mondiale de la santé animale intitulé «Bien-être des poissons d’élevage pendant le transport», |
| — | vu les lignes directrices de la plateforme de l’Union européenne sur le bien-être animal du 3 novembre 2020 sur les mouvements commerciaux de chats et de chiens par voie terrestre, |
| — | vu le projet de recommandation de la commission d’enquête sur la protection des animaux pendant le transport, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Union, |
| — | vu le rapport définitif de la commission d’enquête sur la protection des animaux pendant le transport, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’Union (A9-0350/2021), |
| — | vu l’article 208, paragraphe 12, de son règlement intérieur, |
Constatations générales
| 1. | souligne que toutes les conditions nécessaires pour garantir le bien-être des animaux pendant le transport doivent être assurées à tout moment pour tous les animaux transportés, indépendamment de leur espèce, de leur âge, de leur catégorie ou de leur condition physique, des moyens de transport utilisés, de la durée du voyage et du lieu de destination, y compris les pays tiers; fait observer que les agriculteurs ont généralement un intérêt particulier à ce que les animaux arrivent à destination dans les meilleures conditions possibles; |
| 2. | invite la Commission à tenir compte du rapport et des recommandations de la commission d’enquête sur la protection des animaux pendant le transport lorsqu’elle procédera au contrôle de l’adéquation de la législation en matière de bien-être animal, et notamment du règlement (CE) no 1/2005; |
| 3. | souligne que l’Union et ses États membres ont la conviction que les animaux sont des êtres sensibles dont il convient de prendre en considération les besoins particuliers, conformément à l’article 13 du traité FUE; |
| 4. | constate que des millions d’animaux vivants sont transportés chaque année sur de longues distances, au sein des États membres mais aussi vers des pays tiers, à des fins de reproduction, d’engraissement et d’abattage; |
| 5. | souligne que les citoyens de l’Union européenne manifestent de plus en plus leur volonté de voir respectées les normes en matière de bien-être animal, en particulier dans le cadre du transport d’animaux vivants; |
| 6. | est d’accord avec la Cour des comptes européenne quand celle-ci affirme que si les normes réglementaires de l’Union européenne en matière de bien-être animal font partie des plus strictes au monde, celles-ci ne sont pas appliquées de manière adéquate par tous les États membres (4); insiste sur le fait que celles-ci ne deviennent effectives que si elles sont pleinement appliquées, sont mises en œuvre de manière harmonisée et reflètent les dernières connaissances scientifiques; estime que l’Union européenne doit redoubler d’efforts pour veiller à ce que le bien-être des animaux pendant le transport soit pleinement respecté dans chaque État membre, à tout moment et par chaque partie concernée, du point d’origine jusqu’à la destination finale; souligne que les mauvaises pratiques ne sont pas généralisées à l’ensemble du secteur; reconnaît que le transport d’animaux vivants joue actuellement un rôle crucial sur le plan économique et social pour certaines zones rurales, en particulier lorsqu’elles sont essentiellement agricoles, plus éloignées ou dépeuplées; |
| 7. | souligne que l’Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA) a souligné que la littérature scientifique sur le bien-être animal (5) était insuffisante et invite instamment la Commission européenne et les États membres à promouvoir la réalisation d’études scientifiques permettant d’améliorer les connaissances et de contribuer à une meilleure garantie du bien-être animal en Europe; |
| 8. | souligne que l’Union doit s’efforcer de créer les conditions nécessaires pour permettre une période de transition équitable et adéquate vers un système plus efficace, économique et éthique qui favorise, dans la mesure du possible, le transport de sperme ou d’embryons à la place d’animaux de reproduction, ainsi que de carcasses et de viande à la place d’animaux emmenés vers l’abattoir; |
| 9. | note que les dispositions du règlement (CE) no 1/2005 ne sont pas en adéquation avec la stratégie «De la ferme à la table» et se félicite de la proposition de la Commission de contrôler l’adéquation de la législation de l’Union européenne dans le cadre de cette stratégie; souligne que le règlement (CE) no 1/2005 révisé devrait être mis en conformité avec la stratégie «De la ferme à la table»; fait remarquer que le remplacement, lorsque cela est possible, du transport d’animaux vivants par le transport de carcasses, de produits à base de viande et de matériel génétique serait conforme à l’objectif principal de la stratégie, à savoir de créer des chaînes d’approvisionnement alimentaire courtes plus résilientes, plus durables et moins dépendantes du transport d’animaux sur de longues distances; estime, en outre, que le transport de produits germinaux, qui prennent moins de place, peut permettre de réduire les conséquences environnementales en matière d’émissions de CO2 et de consommation de carburant; considère par ailleurs qu’accorder une priorité aux petites exploitations et aux réseaux régionaux d’abattoirs peut contribuer à limiter le transport des animaux tout en s’inscrivant dans l’objectif d’un système alimentaire résilient et durable offrant aux agriculteurs des conditions de vie décentes; note que la stratégie «De la ferme à la table» rappelle qu’il est important d’évoluer vers une consommation alimentaire plus saine, d’origine végétale, équilibrée et durable; |
| 10. | invite la Commission à présenter d’urgence, et au plus tard en 2023, un plan d’action qui définisse clairement les facteurs d’influences s’exerçant dans le domaine du transport des animaux, propose des actions politiques concrètes, notamment des mesures réglementaires, et fixe un calendrier précis et des étapes destinées à atténuer ces facteurs tout en réduisant la nécessité de transporter des animaux vivants grâce au remplacement, dans la mesure du possible, de leur transport par le commerce de viande, de carcasses et de matériel génétique; rappelle la nécessité de réduire au minimum les incidences socioéconomiques d’un tel changement en consacrant différents fonds, notamment au titre de la politique agricole commune (PAC), à cet objectif et en prévoyant les incitations adéquates pour encourager les agriculteurs et les transporteurs à effectuer cette transition et leur permettre d’y parvenir; insiste sur le fait que la transition n’est possible que si une démarche pluridisciplinaire allant au-delà du règlement (CE) no 1/2005 est adoptée afin de faciliter et de soutenir la transition, de sorte qu’elle s’opère sans accroc et de manière socialement responsable; |
| 11. | souligne les avantages du transport de matériel génétique (sperme et embryons) pour diffuser l’amélioration génétique de certaines espèces; rappelle toutefois que le transport d’animaux peut contribuer à enrichir le patrimoine génétique dans les exploitations agricoles, par exemple dans les pays tiers, et note que, dans certains cas, la reproduction naturelle et/ou par la lignée maternelle des espèces nécessite un transport à partir des centres de reproduction, des unités de «multiplication» et des exploitations agricoles vers d’autres exploitations; rappelle que ce transport reste important pour assurer la subsistance des petites exploitations agricoles et des exploitations familiales dans l’Union européenne; précise en outre que la PAC et d’autres fonds doivent être utilisés pour développer et promouvoir les nouvelles technologies et les innovations en matière de manipulation et de transport du matériel génétique, ainsi que pour soutenir les éleveurs; |
| 12. | invite la Commission et les États membres à élaborer des stratégies en vue de limiter les étapes de transport subies par un animal d’élevage au cours de sa vie en réduisant la division entre exploitations d’élevage, d’engraissement et d’abattage, grâce à l’établissement d’une sorte de «système d’élevage de proximité» afin de diminuer les distances entre ces exploitations en vue de revenir à une approche plus régionale de l’élevage; |
| 13. | rappelle aux États membres qu’ils peuvent, selon une jurisprudence constante (6), adopter des directives nationales plus strictes en ce qui concerne la protection des animaux lors de leur transport, tant que ces directives sont conformes à l’objectif principal du règlement (CE) no 1/2005; |
| 14. | estime que les opérateurs du secteur et toutes les parties concernées par le transport d’animaux vivants, y compris les agriculteurs, doivent disposer d’un ensemble clair de règles et de définitions à respecter, de prévisibilité et de périodes de transition adéquates pour mettre en œuvre les changements; demande à la Commission d’en tenir compte dans sa révision de la législation et sa proposition de nouveau règlement; |
| 15. | invite la Commission à revoir avec soin les définitions du lieu de départ et du lieu de destination afin de tenir compte de la durée réelle de l’ensemble du processus de transport depuis l’exploitation d’origine jusqu’à l’exploitation de destination ou le lieu d’abattage, y compris le temps passé dans les centres de rassemblement, pour empêcher le contournement des règles spécifiques relatives au temps de transport ainsi qu’aux interdictions de transport vers certains pays par le réacheminement des transports par d’autres États membres ou par des pays tiers; |
| 16. | estime que l’attribution d’une compétence plus claire et plus explicite en matière de bien-être animal aux institutions de l’Union serait d’une grande importance pour améliorer l’application de la législation existante sur le bien-être animal, la détection de lacunes significatives et l’élaboration de propositions nécessaires pour apporter des réponses efficaces lorsque cela est nécessaire; |
| 17. | demande à la Commission de consacrer des fonds provenant de programmes existants, y compris les fonds du second pilier de la PAC, et d’envisager la mise en place de nouveaux dispositifs de financement dans les prochains instruments financiers dédiés à une recherche et à un établissement de preuves scientifiques plus spécifiques, afin d’assurer une formation adéquate de tous les acteurs concernés par le transport des animaux, y compris les fonctionnaires et les conducteurs, en vue de l’amélioration du bien-être des animaux pendant le transport, ainsi que de construire des infrastructures d’abattage, notamment des abattoirs mobiles, dans les régions à forte concentration d’animaux, en vue de la réduction de la durée du transport et de l’amélioration de sa qualité, mais aussi du renforcement des moyens de subsistance dans les zones rurales et de mesures favorisant la transition vers le transport de viande, de carcasses et de matériel génétique; rappelle l’importance des chaînes de valeur régionales pour le bien-être des animaux; |
| 18. | réclame, dans la perspective de la prochaine réforme de la PAC, le maintien et le renforcement du lien entre des paiements plus importants au titre de la PAC et de meilleures conditions de bien-être animal, qui respectent pleinement les normes établies dans le règlement (CE) no 1/2005 ou aillent au-delà; |
| 19. | invite la Commission à élaborer des campagnes et des initiatives visant à bien informer les citoyens de l’Union européenne et à mieux les sensibiliser au bien-être des animaux dans les exploitations agricoles et pendant leur transport, à la nécessité d’améliorer et de faire appliquer correctement les normes de l’Union et de soutenir ceux qui travaillent dans le secteur du transport des animaux pour les aider à améliorer les normes, ainsi qu’aux incidences économiques et sociales du transport d’animaux vivants; considère que l’objectif principal est d’inspirer, parmi les consommateurs, une confiance accrue envers la grande valeur et la qualité du secteur agricole et alimentaire européen en mettant en œuvre une communication à la fois meilleure et transparente, que ce soit directement de la part des agriculteurs ou indirectement de la part des institutions de l’Union; |
| 20. | souligne que l’éducation dans les écoles et les campagnes publicitaires améliorent notablement la prise de conscience et la compréhension du public vis-à-vis du bien-être des animaux dans la production alimentaire; |
| 21. | attire l’attention sur le fait que les modifications apportées au règlement (CE) no 1/2005 ont des incidences plus fortes sur des régions telles que les régions ultrapériphériques, notamment en raison de leur éloignement, de leur insularité et de leur petite taille, parmi d’autres facteurs; insiste sur le fait que, conformément à l’article 349 du traité FUE, les caractéristiques et les contraintes particulières des régions ultrapériphériques doivent être prises en considération lors de l’application de politiques communes à ces régions, notamment le règlement (CE) no 1/2005; |
| 22. | demande à la Commission et aux États membres d’accorder une protection particulière aux personnes qui travaillent dans le domaine du transport ou effectuent des contrôles vétérinaires, lorsqu’elles seraient amenées à constater et à dénoncer des infractions à la législation sur la protection animale dans le cadre de leurs fonctions; |
| 23. | se félicite des efforts déployés pour promouvoir le développement d’un label commun de l’Union pour le bien-être des animaux qui tienne également compte de l’aspect «transport» et qui devrait se fonder sur des critères harmonisés et techniquement justifiés; |
| 24. | demande que le label pour le bien-être des animaux inclue des informations sur les méthodes de production ainsi qu’une sélection d’indicateurs scientifiquement fondés relatifs à la protection des animaux, notamment sur les systèmes d’élevage et le transport; |
| 25. | invite la Commission à élargir la liste des infractions environnementales afin d’y ajouter la violation du règlement (CE) no 1/2005 qui se matérialise par des actes de cruauté, des blessures graves et l’abandon; |
| 26. | invite la Commission et les États membres à réviser le règlement (CE) no 1/2005 afin que les conducteurs n’aient pas à choisir entre le respect de la réglementation et la préservation du bien-être des animaux, en particulier l’obligation de s’arrêter et de se reposer, qui peut parfois porter atteinte au bien-être des animaux; |
| 27. | demande que la compétence du bien-être animal figure expressément dans le titre du commissaire européen compétent et dans l’intitulé de la direction générale concernée de la Commission, afin de refléter l’importance que cette question revêt pour les citoyens européens et de veiller à ce que suffisamment d’attention politique lui soit accordée; |
| 28. | rappelle que le bien-être animal est lié à la sécurité alimentaire à moyen et à long terme, par sa contribution à la résilience, à l’utilisation efficace des ressources et à l’égalité sociale; |
| 29. | invite la Commission et les États membres à étudier la possibilité d’introduire un système d’étiquetage transparent et harmonisé relatif au bien-être des animaux pour les produits d’origine animale et leurs dérivés, qui devrait également prendre en considération les conditions de transport et d’abattage; |
Application du règlement (CE) no 1/2005
| 30. | invite instamment tous les États membres, surtout ceux où l’application de la réglementation fait particulièrement défaut, et la Commission à prendre toutes les mesures nécessaires pour améliorer la mise en œuvre, l’exécution et la pleine application du cadre réglementaire existant, notamment en établissant une procédure de contrôle rigoureuse et harmonisée au niveau de l’Union européenne; constate que l’application de la législation existante sur le transport des animaux varie d’un État membre à l’autre; estime que le principal moyen de traiter de manière harmonisée dans l’ensemble de l’Union européenne certaines des questions relatives au bien-être animal pendant le transport, qui devrait entrer en compte dans les dernières recherches, connaissances et recommandations scientifiques, consiste à réviser le règlement (CE) no 1/2005 en vue d’établir des dispositions applicables et exécutoires pour tous les animaux transportés; |
| 31. | constate que le contrôle rigoureux du transport d’animaux provenant de pays tiers peut réduire la concurrence déloyale au détriment de nos producteurs et à inciter les pays tiers à améliorer leurs normes de transport des animaux; |
| 32. | invite tous les États membres à adopter des mesures nationales plus contraignantes visant à améliorer le bien-être des animaux durant leur transport; |
| 33. | prend acte de l’engagement pris par la Commission de réviser la législation relative au bien-être animal, y compris le règlement (CE) no 1/2005, dans le but de l’adapter en fonction des connaissances, recommandations et expériences pratiques scientifiques les plus récentes, d’en élargir le champ d’application, de faciliter son application et d’assurer à terme un niveau plus élevé de bien-être animal; précise que le bien-être des animaux connaîtrait une amélioration si la législation sur le transport des animaux vivants était correctement appliquée; |
| 34. | souligne qu’une grande partie des problèmes actuels d’application du règlement (CE) no 1/2005 résultent de différences d’interprétation et invite la Commission à établir des normes claires, mesurables et quantifiables lors de la révision du règlement, afin de parvenir à une application harmonisée dans toute l’Union européenne, ainsi que des indicateurs innovants de bien-être animal; invite la Commission, à cet égard, à tenir compte des connaissances scientifiques les plus récentes, y compris la prochaine évaluation de l’EFSA relative au bien-être des animaux lors du transport dans l’Union européenne; |
| 35. | invite instamment la Commission à accompagner sa révision du règlement (CE) no 1/2005 d’une analyse d’impact ex ante fondée sur une étude scientifique rigoureuse des conséquences du transport sur les animaux de toutes espèces et de tous âges et sur une évaluation approfondie des incidences socioéconomiques, environnementales et sanitaires tenant compte de la diversité des situations et des spécificités géographiques, notamment des îles, des régions éloignées et des régions ultrapériphériques, ainsi que des modes d’élevage dans l’Union européenne; invite la Commission à mettre les résultats de ces évaluations à la disposition du public au plus vite afin de garantir aux agriculteurs la certitude et la prévisibilité nécessaire à l’élaboration de leurs plans et leur donner le temps d’apprendre à s’adapter aux nouvelles réglementations, sans compromettre le bien-être des animaux; |
| 36. | demande qu’un système européen transparent de vérification et de notification soit mis en place pour que les États membres et la Commission soient pleinement responsables de la mise en œuvre et de l’application du règlement (CE) no 1/2005 et veillent à ce que les violations du règlement soient efficacement combattues et réduites; |
| 37. | constate que l’abattage des animaux et la transformation de la viande effectués à proximité du lieu d’élevage contribuent au bien-être animal, en limitant la durée de transport, mais sont aussi utiles pour réduire les émissions de gaz à effet de serre; |
| 38. | constate que la disparition des abattoirs de proximité, facteur d’allongement du transport, est un défi à relever pour l’Union et les États membres; demande à la Commission et aux États membres de prévoir des mécanismes de financement afin de rendre les abattoirs locaux économiquement viables et proches des élevages et de veiller à ce qu’ils soient répartis de manière géographiquement équitable; |
| 39. | demande à la Commission et aux États membres d’encourager la mise en œuvre de l’abattage à la ferme, par l’intermédiaire des abattoirs mobiles, de façon à supprimer le transport d’animaux vivants quand cela est possible; |
| 40. | est consciente de la rareté de la littérature scientifique consacrée au bien-être animal pendant le transport et encourage vivement la Commission et les États membres à faciliter la mise à jour des connaissances scientifiques sur ce sujet; |
| 41. | demande à la Commission de prendre en considération la question des animaux qui ne sont plus aptes au transport lors de la révision des règles et de faire appel à des experts afin de trouver des solutions en la matière; |
| 42. | invite la Commission et les États membres à mettre en place des procédures harmonisées pour l’approbation des transports et à prendre des mesures pour prévenir la propagation des maladies infectieuses animales durant le transport, tant au sein de l’Union que depuis les pays tiers; |
| 43. | demande à la Commission d’exercer des pouvoirs d’exécution renforcés lorsqu’elle est confrontée à des violations récurrentes et répétées du règlement (CE) no 1/2005, d’engager des procédures d’infraction et d’appliquer des sanctions contre les États membres qui n’appliquent pas correctement la réglementation; considère que les sanctions doivent avoir pour principal objectif de remédier aux problèmes existants et avoir un effet dissuasif sur les infractions futures; |
| 44. | invite les États membres à former correctement les vétérinaires officiels et les agents de police et à en engager un nombre suffisant pour assurer des contrôles efficaces et fréquents sur la route, ainsi qu’à garantir la présence d’un vétérinaire lors du chargement avant chaque voyage; |
| 45. | demande aux États membres et aux transporteurs de promouvoir et d’appliquer pleinement, d’ici à l’entrée en vigueur du règlement (CE) no 1/2005 révisé, les guides de bonnes pratiques pour le transport des animaux de l’Union européenne approuvés par la Commission, qui visent à établir de bonnes pratiques destinées à aider le secteur à améliorer le bien-être des animaux pendant le transport; invite la Commission à favoriser la traduction des guides dans toutes les langues officielles de l’Union, à encourager les échanges d’expériences dans ce domaine et à faire prévaloir les bonnes pratiques et les lignes directrices existantes afin d’aider les autorités compétentes et les acteurs intervenant dans le transport d’animaux vivants à mieux mettre en œuvre et respecter les normes en matière de bien-être animal; |
| 46. | demande à la Commission de veiller à ce que les lignes directrices soient mises à jour en fonction des dernières données scientifiques et soient conformes au règlement (CE) no 1/2005; rappelle toutefois que les lignes directrices destinées à combler les lacunes de la législation ne sont pas juridiquement contraignantes et invite la Commission à inclure des dispositions en vue de protéger dûment les espèces insuffisamment couvertes par la législation, telles que les volailles, les lapins et les poissons; |
| 47. | estime que doter toutes les personnes autorisées travaillant dans le secteur du transport des animaux d’une formation suffisante et les faire bénéficier d’un apprentissage permanent est une condition essentielle pour garantir le bien-être des animaux pendant le transport; insiste, par conséquent, sur l’élaboration d’un système de formation harmonisé obligatoire pour toutes les personnes participant à des opérations de transport d’animaux, qui devrait constituer une condition préalable à l’autorisation de transport; demande, en outre, que cette formation englobe tous les aspects du processus de transport, tels que le moyen de transport, le type et la nature du déplacement, la manipulation appropriée des animaux et le processus de prise de décision en ce qui concerne les évaluations et les exigences d’aptitude au transport liées à l’espèce, à la catégorie, à l’âge, à la condition physique, au comportement, à la physiologie et aux mécanismes de gestion du stress de l’animal; |
| 48. | demande instamment aux États membres de veiller à ce que la formation à l’obtention du certificat d’aptitude professionnelle soit spécifique à chaque espèce, à chaque catégorie et à chaque âge, et soit valable pour une durée maximale de cinq ans, et à ce que l’obligation de suivre un cours de remise à niveau soit instaurée afin d’en assurer le renouvellement; |
| 49. | demande instamment aux États membres de dispenser aux secouristes une formation spécifique sur le sauvetage des animaux et de veiller à ce que les secouristes qui interviennent sur les lieux d’un accident soient autorisés à accéder aux sites, aux véhicules et aux navires concernés afin d’effectuer leur travail; |
| 50. | invite la Commission, lors de l’adoption d’actes délégués en vertu du règlement (UE) 2017/625 (7), à veiller à ce que les dispositions d’exécution prévues par ce règlement et par ses actes délégués soient au moins aussi strictes que celles qui doivent être abrogées; |
Procédures d’autorisation et agrément du moyen de transport
| 51. | insiste sur le fait que les dispositions relatives au choix du moment et aux moyens de transport doivent toujours tenir compte de l’état physiologique propre à chaque espèce animale, du nombre d’animaux à transporter, ainsi que de la race au sein de chaque espèce, du sexe et de l’âge des animaux; souligne que les méthodes de transport utilisées devraient toujours respecter les besoins physiologiques, comportementaux et mentaux de l’animal et son bien-être; |
| 52. | demande l’inclusion des exigences de l’Association internationale du transport aérien pour le transport des animaux dans l’Union et en dehors de celle-ci, y compris en ce qui concerne les animaux de zoo, dans le règlement (CE) no 1/2005; |
| 53. | insiste pour que les dispositions concernant l’espace disponible au sol et en hauteur ainsi que les densités de bétail soient adaptées selon les données scientifiques les plus récentes et la législation pertinente de l’Union relative au poids et aux dimensions maximums des camions, et pour que les règles appelées à être fixées dans le règlement soient énoncées d’une manière précise qui élimine toute ambiguïté, ne laisse aucune place aux divergences d’interprétation et tienne compte des besoins spécifiques des espèces; demande que davantage d’études soient menées sur ces questions; invite les États membres à veiller à ce que les véhicules de transport respectent les normes minimales en matière de hauteur intérieure; |
| 54. | rappelle la recommandation de l’EFSA d’utiliser des équations allométriques pour définir l’espace disponible pour les bovins, les ovins et les porcins, ainsi que la superficie par kilogramme pour les chevaux; estime que l’utilisation de ces modes de calcul plus objectifs est de nature à améliorer les normes de bien-être animal et à favoriser une interprétation plus cohérente par les transporteurs et les autorités de contrôle; |
| 55. | estime que davantage de preuves scientifiques sont nécessaires pour trouver de meilleures solutions et améliorer la conception des moyens de transport, y compris les équipements de chargement et de déchargement, en tenant compte des exigences spécifiques aux espèces et aux catégories, des exigences liées à la physiologie, au comportement et à l’âge et des variations liées à la race au sein des espèces; considère qu’il convient également de fonder cette conception des moyens de transport sur la configuration géographique d’une zone et sur le fait que, souvent, les petites exploitations doivent transporter un seul animal ou plusieurs animaux de différentes espèces en même temps; souligne que la qualité de l’environnement dans les véhicules de transport d’animaux est très importante pour le bien-être de ceux-ci; |
| 56. | est d’avis que les moyens de transport doivent être mieux conçus et les distances de transport raccourcies afin de prévenir la transmission des maladies, compte tenu de la grave menace que représente la résistance aux antimicrobiens; |
| 57. | invite la Commission à définir et à proposer un ensemble de critères harmonisés et de normes minimales, élaborés avec un groupe d’experts à l’échelle de l’Union européenne composé de vétérinaires, notamment de professionnels qualifiés travaillant dans les organisations non gouvernementales concernées, d’ingénieurs techniques, d’autorités maritimes, de transporteurs, de constructeurs et de membres des autorités compétentes, qui pourraient être utilisés par les autorités nationales compétentes pour l’agrément de tous les moyens de transport des animaux et de tous les conteneurs; |
| 58. | demande la création d’un système centralisé à l’échelle de l’Union européenne permettant l’agrément des navires selon une procédure uniforme, compte tenu de la nature pluridisciplinaire de la certification des navires, qui fait intervenir aussi bien des ingénieurs que des vétérinaires; juge fondamentale la mise en œuvre dans tous les États membres des recommandations du document du réseau sur l’agrément et l’inspection des navires de transport de bétail (8); considère qu’il est urgent d’empêcher les navires d’opérer sous un autre nom et de demander ainsi de nouvelles licences, surtout lorsqu’ils ont été impliqués dans de graves violations du règlement (CE) no 1/2005; |
| 59. | demande à la Commission et aux États membres de renforcer le contrôle du respect des normes de sécurité maritime par les navires de transport d’animaux; demande aux États membres, en particulier, de se montrer plus rigoureux dans leurs procédures de certification des navires; |
| 60. | note que les États membres ne devraient pas autoriser l’utilisation de véhicules et de navires transportant des animaux qui ne respectent pas les dispositions du règlement (CE) no 1/2005; demande que les États membres se montrent plus rigoureux dans leurs procédures de certification et d’agrément, tant en ce qui concerne les véhicules et les navires que pour l’octroi de certificats d’aptitude professionnelle aux conducteurs; invite les États membres à se montrer plus stricts dans le rejet de la certification et des agréments en cas de non-conformité et à retirer les autorisations déjà accordées, le cas échéant; demande à la Commission de sanctionner plus rigoureusement les États membres qui approuvent des moyens de transport non conformes aux exigences de bien-être des animaux; |
| 61. | invite les États membres à veiller à ce qu’il n’y ait aucun espace entre le plancher ou la paroi du véhicule et les cloisons des véhicules de transport; |
| 62. | demande aux États membres de créer les conditions permettant aux ingénieurs d’appuyer de manière appropriée les vétérinaires ou d’autres personnes autorisées par une certification lors de l’agrément des moyens de transport en ce qui concerne des éléments précis, comme les systèmes de ventilation, la climatisation et le chauffage, l’approvisionnement en eau et en nourriture, les équipements de contrôle et de maintenance de la qualité de l’eau et les systèmes d’urgence des navires, ainsi que les sources d’énergie primaires associées; |
| 63. | estime qu’il convient de rendre obligatoire l’installation d’un système de télévision en circuit fermé (CCTV) dans les moyens de transport, pour les voyages sur de longues distances, et de mettre en particulier l’accent sur les opérations de chargement et de déchargement, dans un souci de protection du bien-être animal et afin de protéger les opérateurs qui respectent les règles d’une concurrence déloyale; souligne que la protection des données et le respect de la vie privée, y compris pour les personnes qui ne sont pas associées au transport des animaux et qui sont susceptibles d’être filmées à leur insu, doivent être garantis par les autorités compétentes tout au long du processus; estime que les transporteurs doivent conserver les enregistrements vidéo pendant une période déterminée et les mettre à la disposition des autorités compétentes à la demande de celles-ci; |
| 64. | estime que les plans d’urgence présentés par les transporteurs doivent s’étendre à tous les types d’incidents et à tous les scénarios d’urgence susceptibles de se produire pendant le transport, qu’il s’agisse d’incidents naturels ou résultant d’actions humaines, dont la réparation des problèmes mécaniques, la gestion des retards et la mise en place d’itinéraires de remplacement si nécessaire, et garantir un approvisionnement nécessaire en eau et en nourriture, entre autres; estime que les plans d’urgence doivent être adaptés pour tenir compte des spécificités de chaque voyage; estime qu’il est essentiel d’établir des règles claires qui interdisent l’autorisation de transports dont les plans d’urgence sont irréalistes, peu plausibles ou inexistants et invite les États membres à refuser tout carnet de route qui ne comporte pas de plan d’urgence crédible ou complet; |
| 65. | invite la Commission à interdire le transport lorsqu’il est impossible de décharger, d’abriter, de nourrir ou d’abreuver les animaux aux points de passage des frontières et dans les ports ou dans d’autres lieux clés dangereux; |
| 66. | demande aux États membres et à leurs autorités compétentes de procéder à des inspections adéquates des opérations de chargement, comme le requiert l’article 20 du règlement (CE) no 1/2005; |
Contrôles et recueil et échange de données
| 67. | invite instamment la Commission à mettre en place rapidement une base de données centrale des transporteurs agréés et des certificats d’aptitude professionnelle dans l’Union; demande la publication d’un rapport annuel sur les infractions au règlement (CE) no 1/2005 et les sanctions appliquées, qui devrait également être pris en considération en vue du futur règlement; estime que les certificats d’aptitude professionnelle devraient être établis selon un modèle multilingue uniforme, à définir dans la législation de l’Union; demande à la Commission d’élaborer un système de certification européen pour les cargos et leurs équipages, garantissant que les premiers sont suffisamment équipés et les seconds suffisamment formés pour le transport d’animaux vivants; invite la Commission à établir une liste des opérateurs ayant enfreint la réglementation de façon grave et répétée, qui devrait être mise à jour régulièrement et partagée avec les autorités nationales; |
| 68. | demande aux États membres de mieux utiliser le système informatique vétérinaire intégré (Traces) et de tirer parti de ses nouvelles fonctionnalités afin d’améliorer le ciblage de leurs inspections ou audits sur la base d’une évaluation des risques, de soutenir la préparation d’analyses de risques pour les contrôles du transport d’animaux vivants par les États membres et d’améliorer leurs contrôles de plausibilité lors de l’approbation des carnets de route et lors de la réalisation de contrôles a posteriori; invite la Commission à veiller à la facilité d’accès de la plateforme Traces, en accordant un accès plus large à tous les utilisateurs autorisés et en la rendant facilement accessible aux autorités compétentes, et à contribuer à l’harmonisation des procédures entre les États membres; invite les États membres à assurer une meilleure formation des opérateurs qui utilisent ce système; considère que le système Traces devrait être utilisé pour tout transport impliquant un déplacement par voie maritime; |
| 69. | souligne la nécessité de simplifier les processus de planification des carnets de route; appelle de ses vœux le passage rapide des carnets de route papier à des carnets de route numériques qui, une fois approuvés par un vétérinaire officiel, devraient être envoyés aux instances compétentes et accessibles aux autorités compétentes de tous les États membres; invite les États membres à veiller à ce que les autorités compétentes vérifient que les carnets de route contiennent des informations réalistes et soient ainsi conformes à l’article 14, paragraphe 1, du règlement (CE) no 1/2005, et à ce que la planification des transports comprenne la preuve d’une réservation à un poste de contrôle et prévoit de la nourriture et de l’eau; |
| 70. | invite la Commission à établir un cadre commun minimal pour le nombre de contrôles des voyages destinés au transport d’animaux, en veillant à ce que le nombre de contrôles nationaux et européens soit proportionnel au nombre d’animaux quittant chaque État membre; demande en outre à la Commission de proposer des options de contrôle qui ne s’accompagnent pas d’obstacles bureaucratiques supplémentaires susceptibles de compromettre le bien-être des animaux destinés au transport ou l’uniformité des contrôles dans l’ensemble de l’Union européenne; estime que les États membres devraient mettre en place des systèmes de contrôle vérifiant l’existence, la qualité et la mise en œuvre des analyses de risques lorsqu’ils délèguent des contrôles à d’autres autorités; |
| 71. | souligne qu’il faudrait promouvoir le déploiement d’abattoirs régionaux et autoriser les abattages à la ferme, afin d’éviter les longs trajets et, de ce fait, améliorer encore le bien-être des animaux d’élevage; |
| 72. | souligne que les plans d’action présentés par les États membres pour remédier aux lacunes constatées dans la mise en œuvre du règlement (CE) no 1/2005 doivent comporter des initiatives concrètes et un calendrier précis pour mener celles-ci à bien; invite la Commission à procéder à un suivi approfondi des plans afin de garantir la pleine exécution des actions et la pleine réalisation des objectifs; insiste sur le fait que les États membres ont la possibilité d’imposer des règles strictes pour garantir le bien-être des animaux vivants pendant le transport; |
| 73. | demande à la Commission de proposer et de mettre en place un système de sanctions effectif et harmonisé à l’échelle de l’Union, assorti d’une définition de critères minimaux communs pour les sanctions en cas d’infraction à la réglementation, afin de jeter les bases d’un système efficace, proportionné et dissuasif dans toute l’Union et de tenir compte, dans le système de sanctions, de la nature, de la gravité, de l’ampleur et de la durée de l’infraction ainsi que de l’existence d’infractions antérieures; |
| 74. | invite les États membres à veiller à ce que leurs forces de police nationales soient formées pour détecter activement toute infraction à la législation de l’Union sur le transport des animaux; |
| 75. | souligne la nécessité d’une formation uniforme des forces de police dans les États membres afin de garantir des contrôles adéquats à toutes les étapes des voyages; |
| 76. | invite la Commission à proposer des mesures permettant d’assurer des contrôles complets et homogènes du respect des règles relatives au transport afin d’éviter un dumping animal dans l’Union européenne; |
| 77. | demande à la Commission et aux États membres de mettre en place une procédure permettant de retirer rapidement les autorisations aux entreprises qui enfreignent de manière grave et répétée le règlement (CE) no 1/2005 et qui induisent, de ce fait, une concurrence déloyale; |
| 78. | demande que des indicateurs de bien-être fondés sur les animaux tels que des indicateurs physiques, physiologiques et comportementaux (c’est-à-dire fondés sur les observations des animaux) ainsi que l’utilisation éventuelle de moniteurs portables et de marqueurs biochimiques soient intégrés dans le règlement (CE) no 1/2005 et utilisés par les autorités compétentes et la Commission à des fins de recueil de données, ainsi que par les inspecteurs vétérinaires, les transporteurs et les opérateurs dans des conditions commerciales; considère que de tels outils seraient nécessaires pour évaluer le bien-être des animaux avant, pendant et après le transport; fait observer que certains de ces indicateurs existent déjà, tandis que d’autres sont en cours d’élaboration par des centres de référence européens, mais souligne la nécessité de poursuivre les recherches et la collecte de données sur le terrain; |
| 79. | juge essentiel que les autorités compétentes et les transporteurs puissent accéder en temps réel aux systèmes de navigation par satellite et aux enregistrements de température à tout moment lors du transport; estime que les moyens de transport devraient être équipés de systèmes de contrôle plus modernes, surveillés par les autorités compétentes, notamment en ce qui concerne les mesures de température et d’humidité à l’intérieur et à l’extérieur du véhicule, les informations relatives à la mise à disposition d’eau et l’enregistrement des opérations de chargement et de déchargement; rappelle que la protection des données et le respect de la vie privée doivent être garantis par les autorités compétentes de bout en bout; |
| 80. | insiste sur le fait que les autorités compétentes doivent se voir octroyer un accès en temps réel aux données électroniques originales par l’organisateur ou le transporteur, dès l’expédition de l’envoi sur le lieu de départ jusqu’au déchargement des animaux sur le lieu de destination afin de veiller à ce que les données ne puissent pas être manipulées; |
| 81. | invite les États membres à procéder, par l’intermédiaire des autorités compétentes, à des contrôles inopinés axés sur la planification et la mise en œuvre du transport d’animaux; |
| 82. | souligne que les lots transportés au sein de l’Union devraient également être inspectés au moment du chargement; demande que, lors du chargement, les autorités compétentes procèdent à des contrôles afin de s’assurer du respect des exigences du règlement (CE) no 1/2005 relatives à la surface de plancher et à la hauteur libre, ainsi que du bon fonctionnement des systèmes d’aération, des systèmes d’approvisionnement en eau et des installations d’abreuvement, et vérifient que celles-ci sont adaptées aux espèces transportées, qu’aucun animal inapte n’est chargé et que les animaux disposent d’aliments et de litières en quantité suffisante; |
| 83. | demande instamment aux États membres, pour des raisons de bien-être animal, de procéder à des contrôles a posteriori pour vérifier si les animaux ont bien été déchargés pendant toute la durée du temps de repos exigée par la législation de l’Union; invite la Commission à donner des instructions claires aux États membres pour que leurs autorités compétentes agissent de façon harmonisée afin de n’autoriser que les transports qui font régulièrement l’objet de contrôles a posteriori; |
Durées des trajets et périodes de repos
| 84. | recommande la mise en place d’une procédure basée sur les espèces à l’échelle de l’Union européenne pour l’enregistrement de la fréquence d’alimentation et d’abreuvement depuis la dernière alimentation avant le chargement dans l’exploitation d’origine jusqu’à la fin du voyage, sans entraîner de retards supplémentaires ou constituer une source de stress accru, que ce soit lors des arrêts, du chargement ou du déchargement; insiste pour que la Commission prenne des mesures afin de s’assurer que les États membres sanctionnent de manière appropriée les infractions relatives au dépassement des durées de transport autorisées; |
| 85. | invite les États membres à tenir compte des transports au sein de l’Union pour l’inspection du chargement des animaux dans les véhicules afin de vérifier si les dispositions du règlement (CE) no 1/2005 sont respectées; |
| 86. | invite les États membres à veiller à ce qu’un nombre suffisant d’abreuvoirs soient accessibles, propres, fonctionnels et adaptés aux besoins de la race de l’animal, que le réservoir d’eau soit plein et qu’une litière fraîche soit fournie en quantité suffisante; |
| 87. | estime qu’à l’avenir, dans la législation, la durée du transport des animaux domestiques destinés à l’abattage ne devrait en principe pas dépasser huit heures, et qu’il convient de tenir compte des caractéristiques géographiques spécifiques de certaines régions, telles que les îles, les régions ultrapériphériques, les régions éloignées et les zones où les infrastructures sont peu développées; souligne que la durée maximale du voyage doit s’appliquer à tous les moyens de transport, à l’exception du transport par voie maritime; |
| 88. | insiste pour que les dispositions relatives à la durée maximale du voyage soient réexaminées de manière à intégrer les données issues d’études scientifiques existantes et en cours et à tenir compte des besoins spécifiques liés à l’espèce, à l’âge et à la catégorie des animaux; |
| 89. | demande que des fonds européens existants soient mis en réserve pour apporter un soutien financier aux abattoirs mobiles et aux unités de transformation à petite échelle, locaux et collectifs, de façon que les animaux puissent être abattus à la ferme ou aussi près que possible de leur lieu d’élevage; préconise vivement des stratégies de substitution au transport de longue durée, telle que la mise en place d’abattoirs et d’installations de transformation locaux économiquement viables et dans un plus grand nombre de sites, avec, le cas échéant, le soutien financier de l’Union, ainsi que des initiatives législatives dans les États membres visant à faciliter l’abattage à la ferme; invite les États membres à permettre, si l’animal est jugé inapte au transport, l’abattage d’urgence, directement dans l’exploitation d’élevage ou d’engraissement; |
| 90. | recommande aux États membres de créer des voies rapides dédiées au transport des animaux aux frontières de l’Union européenne afin de réduire la durée du voyage; |
| 91. | demande que la «durée de voyage» soit définie comme la durée totale du transport, à l’exclusion du temps de chargement dans un moyen de transport et du temps de déchargement du moyen de transport après l’arrivée à la destination finale; invite les autorités compétentes à vérifier si les temps de chargement et de déchargement prévus sont réalistes, proportionnels au nombre d’animaux à charger ou à décharger et indiqués avec précision dans le carnet de route; estime en outre qu’il importe d’adopter des mesures visant à empêcher la pratique consistant à transférer les animaux d’un centre de rassemblement à un autre pour contourner les contraintes liées au transport jusqu’à la destination finale; |
| 92. | recommande à la Commission d’examiner les preuves scientifiques afin d’améliorer la qualité de tout transport d’animaux vivants, et de se concentrer en particulier sur les aspects négatifs qui y sont associés et qui sont à l’origine des problèmes en matière de bien-être, notamment en ce qui concerne l’aptitude au transport, l’alimentation et l’abreuvement, les périodes de repos et l’environnement thermique, tout en différenciant les moyens de transport lorsque la distinction est pertinente; |
| 93. | invite la Commission à prévoir, dans la révision du règlement (CE) no 1/2005, des dispositions relatives au choix de l’itinéraire le plus court et le plus adapté vers la destination finale; |
Température pendant le transport
| 94. | invite les États membres à s’assurer que la température soit optimale à l’intérieur des véhicules pour les espèces transportées à tout moment du trajet, que le moyen de transport soit à l’arrêt ou en mouvement et quelle que soit la température extérieure; invite en outre les États membres à appliquer strictement les normes en matière de température minimale et maximale à l’intérieur des moyens de transport, comme le prévoit le règlement (CE) no 1/2005; estime que les États membres ne devraient approuver un voyage, un carnet de route ou un transport planifié que lorsque les températures prévues pour toute la durée du voyage sont comprises entre 5 oC et 30 oC, quel que soit le moyen de transport utilisé, à moins que celui-ci ne soit équipé de systèmes de climatisation capables de maintenir les températures dans la fourchette requise; |
| 95. | constate que la chaleur corporelle des animaux peut faire monter les températures à l’intérieur d’un moyen de transport, de sorte que celles-ci peuvent dépasser les températures extérieures; |
| 96. | invite les États membres à effectuer des contrôles supplémentaires et suffisants pendant les vagues de chaleur et demande que des études soient menées pour combler les lacunes dans les connaissances relatives à l’incidence des températures sur le bien-être des animaux; |
| 97. | invite la Commission à établir clairement que la règle en matière de température du véhicule s’applique pendant toute la durée du voyage, jusqu’à la destination finale; insiste pour que la Commission veille, notamment par des actions en justice, à ce que les États membres ne manquent pas d’observer cette règle; |
| 98. | demande la mise en place d’un système de prévision météorologique uniforme fondé sur les données du Centre européen pour les prévisions météorologiques à moyen terme, afin de faciliter le contrôle de vraisemblance effectué par les vétérinaires officiels; |
| 99. | demande aux États membres de veiller à ce que les véhicules de transport respectent les exigences en matière de surface minimale prévues à l’annexe I, chapitre VII, du règlement (CE) no 1/2005 et que, par conséquent, les animaux disposent de davantage d’espace lorsque les températures sont élevées; |
| 100. | juge essentiel d’établir à l’avenir des règles plus spécifiques en ce qui concerne la fourchette de température optimale dans les véhicules de transport, en tenant compte des besoins spécifiques des espèces, de l’âge et de la catégorie, ainsi que de l’état physiologique de l’animal, des variations de race au sein des espèces, de l’âge, du sexe, de l’adaptation à l’environnement et de la régulation de la température des animaux; estime que la fourchette de température approuvée devrait être fondée sur la température effective, c’est-à-dire sur la combinaison de la température et de l’humidité; recommande en outre l’enregistrement de la température, de l’humidité et du taux d’ammoniac par des dispositifs de contrôle placés dans les différents compartiments du moyen de transport, que le transport s’effectue par voie maritime, aérienne ou routière; souligne que les instruments de surveillance de la température doivent être examinés, calibrés et certifiés par les autorités nationales compétentes; |
Aptitude au transport et catégories d’animaux vulnérables: animaux non sevrés, en gestation et en fin de carrière
| 101. | considère que davantage de recherches sont nécessaires afin de déterminer les besoins des animaux en matière d’alimentation, d’intervalles d’alimentation et de rumination, de thermorégulation et de repos, de même que leur capacité physique à supporter le transport sans subir de dommages, et ce, pour toutes les espèces et catégories d’animaux transportés; estime que le bien-être des animaux devrait constituer la principale préoccupation et que les lacunes en matière de connaissances doivent être comblées par une recherche scientifique accrue; |
| 102. | estime que davantage de recherches doivent être axées sur l’amélioration des connaissances sur les besoins de transport particuliers et spécifiques des jeunes animaux non sevrés, notamment en ce qui concerne la durée optimale du voyage en fonction du moyen de transport utilisé, l’espace libre optimal, l’âge adéquat, des dispositifs d’abreuvement et des aliments d’allaitement appropriés, une gestion de l’alimentation adéquate dans les centres de collecte, des intervalles d’alimentation pendant le transport, des conditions optimales d’élevage des animaux dans l’exploitation d’origine et l’évaluation de l’aptitude des animaux au transport, qui doit être correctement assurée; |
| 103. | demande que la définition des animaux non sevrés soit clarifiée de manière à désigner les animaux incapables d’absorber de manière autonome une quantité suffisante d’aliments solides et d’eau, avec un âge minimum précis en semaines, en fonction de l’espèce et en tenant compte des connaissances scientifiques les plus récentes sur le système immunitaire et les besoins alimentaires de ces animaux; |
| 104. | demande à la Commission de fixer, en s’appuyant sur des études scientifiques évaluées par les pairs, des limites de durée de voyage pour les animaux non sevrés; estime que le transport d’animaux non sevrés devrait être évité et ne devrait pas être permis pour les veaux de moins de quatre semaines, sauf dans le cas où le transport est effectué par les éleveurs sur une distance inférieure à 50 km; estime que la restriction du transport de ces animaux doit être sérieusement envisagée dans le futur règlement, compte tenu également de la nécessité de mettre en place des actions destinées à garantir des soins appropriés pour tous les animaux dans leur exploitation d’origine; |
| 105. | invite les États membres à promouvoir les abattoirs mobiles dans les zones reculées, notamment dans les zones insulaires et de montagne; rappelle que ces abattoirs mobiles sont de nature à améliorer le bien-être des animaux blessés qui ne peuvent être transportés vers les abattoirs et à favoriser les ventes directes; |
| 106. | recommande à la Commission de donner un mandat à l’EFSA pour élaborer des lignes directrices européennes communes et obligatoires en vue de déterminer si les animaux sont aptes à être transportés afin d’assurer une approche harmonisée dans l’ensemble de l’Union; estime en outre que l’utilisation de ces lignes directrices doit être contrôlée et associée à des systèmes de sanction; |
| 107. | est conscient des différences entre le transport d’animaux routier et maritime; préconise la réalisation de recherches plus approfondies pour mieux comprendre les effets de chaque mode de transport sur le bien-être animal; |
| 108. | estime que la situation géographique particulièrement difficile des régions insulaires et ultrapériphériques entraîne la nécessité d’y favoriser l’élevage et les circuits courts afin de réduire les temps de transport des animaux; |
| 109. | demande aux États membres de promouvoir les abattoirs mobiles dans les territoires insulaires, plus particulièrement dans les régions ultrapériphériques; rappelle que ces abattoirs mobiles permettraient de réduire considérablement le transport routier et maritime d’animaux vivants dans ces régions; |
| 110. | souligne la vulnérabilité des femelles en gestation, qui présentent des besoins biologiques très spécifiques et sont particulièrement fragilisées lors des transports, ceux-ci étant susceptibles de provoquer des fausses couches ou des naissances au cours du voyage, avec un risque de décès de la mère ou du jeune animal; considère que le transport d’animaux en gestation doit être évité et estime que le transport d’animaux dans leur dernier trimestre de gestation devrait être limité à une durée maximale de quatre heures, étant donné que ces femelles courent un plus grand risque de voir leur bien-être mis à mal lors du transport; demande que davantage de recherches soient menées afin de mettre au point des méthodes plus précises permettant de déterminer l’âge gestationnel et d’évaluer l’aptitude au transport en fonction de l’état d’avancement de la gestation; invite les autorités des États membres à faire preuve d’une grande vigilance de façon que les animaux inaptes, en particulier les femelles en gestation au-delà de la période de gestation maximale autorisée par le règlement (CE) no 1/2005, ne soient pas transportés; |
| 111. | estime que les risques que le niveau de protection des animaux vulnérables, de moindre valeur économique, en particulier les animaux en fin de vie productive, soit moins élevé sont très réels et devraient donc être pris en considération dans la révision des dispositions, de même que la nécessité d’éviter le transport de ces animaux sur de longues distances en raison de la difficulté d’évaluer leur aptitude ainsi que leur capacité à supporter le transport; considère que le transport des animaux en fin de carrière ne devrait être autorisé que vers l’abattoir le plus proche adapté à leur espèce; invite la Commission à promouvoir des initiatives et des investissements visant à élargir le réseau d’abattoirs mobiles, locaux et régionaux en vue d’atteindre à l’avenir une limite maximale de quatre heures de transport pour les animaux en fin de carrière; |
| 112. | insiste sur le fait que si des animaux tombent malades ou sont blessés pendant le transport, les chauffeurs doivent immédiatement prévenir un vétérinaire et les animaux concernés doivent être considérés comme «inaptes» au transport, être séparés des autres animaux et se voir prodiguer les premiers soins; |
Espèces insuffisamment couvertes par le règlement (CE) no 1/2005
| 113. | recommande à la Commission d’élaborer des propositions législatives basées sur les connaissances scientifiques les plus récentes relatives aux besoins des poissons et autres animaux aquatiques ainsi qu’aux méthodes de transport en vue de réduire au minimum leurs souffrances lors du transport; souligne que les nouvelles dispositions devraient prévoir une liste de contrôle détaillée pour la planification et la préparation antérieures au transport, des dispositions spécifiques en ce qui concerne les paramètres de la qualité de l’eau, la densité, la manipulation pendant le chargement et le déchargement, et des contrôles du bien-être des animaux après le transport; invite la Commission à veiller à ce que les lignes directrices qu’elle publie soient mises à jour sur la base des données scientifiques les plus récentes et soient conformes au règlement (CE) no 1/2005, et appelle de ses vœux des exigences spécifiques s’appliquant aux mouvements commerciaux de poissons; souligne en outre qu’une formation et une certification spécifiques relatives au transport des poissons devraient être prévues; |
| 114. | invite la Commission à inclure dans le règlement (CE) no 1/2005 des dispositions visant à protéger efficacement les espèces qui ne sont pas déjà suffisamment couvertes par la législation; rappelle que les lignes directrices visant à combler les lacunes législatives, notamment en ce qui concerne certaines espèces spécifiques, ne sont pas juridiquement contraignantes et invite la Commission à inclure des dispositions visant à protéger efficacement les espèces insuffisamment couvertes par la législation, telles que les volailles et les lapins; demande, en outre, des dispositions propres aux espèces dans les cas suivants, y compris, le cas échéant, des durées maximales de voyage en fonction du motif de transport; considère que des conteneurs spécifiques pour les volailles sont nécessaires afin de permettre aux oiseaux de se tenir dans leur position naturelle et de garantir une circulation suffisante de l’air au-dessus de leur tête, de même que des règles pour une manipulation adéquate des volailles, notamment lorsqu’il s’agit de les attraper avant le transport; constate que l’absence de dispositions concernant les lapins dans le règlement conduit parfois à l’utilisation inadéquate de conteneurs à volailles pour le transport des lapins; considère que le transport de volailles et de lapins ne devrait être autorisé que jusqu’à l’abattoir le plus proche adapté à leur espèce; invite la Commission à promouvoir des initiatives et des investissements visant à élargir le réseau d’abattoirs mobiles, locaux et régionaux en vue d’atteindre à l’avenir une limite maximale de quatre heures de transport pour ces animaux; |
| 115. | souligne qu’il est urgent d’évaluer les informations scientifiques les plus récentes sur le bien-être des animaux de compagnie pendant le transport; considère que davantage de recherches sont nécessaires afin de déterminer les besoins des animaux de compagnie, conformément à la disposition du règlement (CE) no 1/2005 concernant la publication des avis de l’EFSA sur les besoins des chats et des chiens; invite la Commission à introduire des dispositions détaillées relatives au mouvement commercial des animaux de compagnie, sur la base des connaissances scientifiques actuelles, en accordant une attention particulière à la séparation des animaux ainsi qu’à l’espace disponible, à l’empilement des animaux, à la litière, à une température et une humidité adéquates pour assurer le bien-être des animaux, ainsi qu’à la formation appropriée du personnel chargé de la manipulation et du transport des animaux; |
| 116. | souligne qu’il est urgent d’évaluer les informations scientifiques les plus récentes sur les besoins et le bien-être des chevaux pendant le transport; attend de la Commission qu’elle tienne compte de ces espèces en proposant des dispositions qui leur sont propres dans la version révisée du règlement (CE) no 1/2005; |
Dispositions particulières relatives au transport maritime
| 117. | demande des mesures permettant la transition vers le commerce de viande, de carcasses et de matériel génétique, le cas échéant, qui pourrait se substituer au recours au transport maritime; demande instamment à la Commission d’améliorer et de clarifier les dispositions relatives au transport maritime, notamment en ce qui concerne le processus d’autorisation, la définition et l’identification des organisateurs et des transporteurs ainsi que leurs obligations, afin d’établir une chaîne de responsabilité claire et une communication transparente entre les agriculteurs, les transporteurs et les vétérinaires, d’une part, et les autorités compétentes, d’autre part; demande l’instauration de mesures dissuasives, y compris des sanctions financières, pour empêcher que les animaux morts ne soient rejetés à la mer ou sur les voies de transport, conformément à la convention internationale pour la prévention de la pollution par les navires (convention MARPOL); |
| 118. | invite les États membres à veiller à ce que des installations adéquates et suffisantes soient mises en place dans un rayon de 30 kilomètres des frontières ou des ports pour décharger, nourrir et abreuver les animaux et leur permettre de se reposer correctement, afin de préserver le bien-être des animaux en cas de retard; demande aux États membres de ne pas autoriser le transport en l’absence de telles installations; |
| 119. | invite la Commission à dresser une liste des ports disposant d’installations adéquates pour l’inspection des animaux, sur la base des informations fournies par les États membres et d’un suivi approprié de la Commission; |
| 120. | demande que les États membres veillent à ce que ces installations soient véritablement utilisées, lorsqu’un déchargement est nécessaire, avant le chargement des animaux sur les navires, et à ce que les animaux ne soient pas gardés à l’intérieur des camions pendant de longues périodes en attendant le chargement; |
| 121. | invite en outre les États membres à mieux coopérer en ce qui concerne l’organisation du transport du bétail afin d’éviter des concentrations excessives de véhicules aux contrôles frontaliers; |
| 122. | relève qu’il est nécessaire d’étudier les possibilités d’améliorer la qualité du transport maritime des animaux reproducteurs en bonne santé et de leur permettre de se reposer dans le véhicule lorsque leur déchargement pourrait compromettre leur état de santé; |
| 123. | invite les États membres limitrophes ou portuaires, chargés de contrôler les transports routiers et maritimes vers les pays tiers, à sanctionner toute violation de la législation européenne; |
| 124. | juge essentiel d’imposer la présence d’un vétérinaire indépendant, proportionnellement au nombre d’animaux, pendant les périodes de repos dans les installations d’hébergement officielles, ainsi que pendant le chargement et le déchargement, en particulier pour les transports sur de longues distances; invite les États membres à introduire des dispositions obligatoires pour le transport maritime garantissant la présence à bord de vétérinaires ou, en dernier recours, d’un professionnel certifié disposant des compétences nécessaires, pendant toute la durée du transport maritime, afin de vérifier l’application des normes pertinentes en matière de santé et de bien-être des animaux, de prodiguer des soins en temps réel aux animaux malades ou blessés sur les navires, et d’adapter l’abreuvement et l’alimentation des animaux à leurs besoins immédiats; |
| 125. | appelle de ses vœux l’introduction de dispositions obligatoires prévoyant la réalisation d’inspections à la suite du chargement d’un navire afin de prévenir les accidents; |
| 126. | juge essentiel d’imposer la présence d’un vétérinaire indépendant sur le lieu de chargement et de destination finale des transports de longue durée vers des pays extérieurs à l’Union européenne; souligne que la présence d’un vétérinaire permettra de réévaluer l’aptitude au transport des animaux et peut contribuer à garantir le respect de la législation européenne et la mise en œuvre de l’arrêt correspondant de la Cour de justice de l’Union européenne; |
Transport d’animaux vivants vers des pays tiers
| 127. | invite les États membres à inspecter tous les lots au point de chargement et au point d’arrivée à destination pour des voyages de longue durée vers des pays tiers et à procéder à une évaluation minutieuse en vue d’élaborer des procédures d’inspection couvrant des domaines tels que la quantité d’aliments et d’eau pour la durée du voyage, l’espace et la hauteur libre pour les animaux, la qualité, le placement et le bon fonctionnement des dispositifs d’abreuvement en fonction des besoins des animaux transportés, ainsi que la qualité de la litière, et à veiller à ce qu’aucun animal inapte ne soit chargé; invite la Commission à prendre des mesures à l’encontre des États membres qui approuvent les exportations d’animaux vivants lorsque l’exécution de l’arrêt rendu par la Cour de justice dans l’affaire C-424/13 (9) ne peut être garantie; |
| 128. | invite la Commission et les États membres à rassembler des données détaillées et à inclure dans la révision du règlement (CE) no 1/2005 l’obligation d’établir des rapports sur l’état de santé des animaux et leur taux de mortalité à l’arrivée au lieu de destination; |
| 129. | insiste pour que soit créée et mise en service, à toutes les frontières extérieures et intérieures de l’Union européenne, une voie prioritaire spécifiquement destinée au transport d’animaux, comprenant des installations de repos adaptées aux besoins des animaux transportés, afin de réduire la durée du transport et d’éliminer les temps d’attente, de limiter autant que possible les retards susceptibles d’avoir une incidence négative sur le bien-être des animaux et de réduire la durée totale du transport; recommande que les documents soient envoyés à l’avance au format électronique aux autorités destinataires, |
| 130. | insiste sur le fait qu’en ce qui concerne le transport d’animaux vivants vers des pays tiers, les lots ne devraient être autorisés que lorsque l’autorité compétente a obtenu l’assurance que le carnet de route présenté est complet, réaliste et accompagné de preuves tangibles, et que le règlement (CE) no 1/2005 sera effectivement respecté jusqu’au lieu de destination finale, y compris pour la partie du voyage devant se dérouler en dehors du territoire de l’Union européenne, conformément à l’arrêt de la Cour de justice dans l’affaire C-424/13; invite par conséquent la Commission et les États membres à veiller à ce que les règles en vigueur à l’intérieur de l’Union s’appliquent aussi aux transports d’animaux qui en sortent; constate que récemment, certains pays et certaines régions ont défendu leur décision de restreindre le transport d’animaux sur de longues distances, notamment en ce qui concerne les exportations d’animaux vivants et le transport de certaines catégories d’animaux, en particulier lorsque les trajets nécessitent un arrêt de 24 heures, en raison de l’absence de postes de contrôle dans les pays tiers; |
| 131. | demande à la Commission de dresser une liste des pays tiers appliquant des règles au moins aussi protectrices que celles de l’Union européenne, dans lesquels l’exportation d’animaux d’élevage vivants peut être directement autorisée en vertu d’un accord international; invite dans le même temps la Commission à lutter contre le fait que des pays tiers utilisent leur certification pour servir de plateforme de transit pour le transport d’animaux vers des pays tiers non certifiés; demande à la Commission d’établir, pour les autres cas, un système de contrôle certifié qui garantisse le respect de la législation de l’Union européenne en tout point du trajet lors des transports vers des pays tiers; invite, à cet égard, la Commission à évaluer les exemples de bonnes pratiques concernant les instruments de certification et d’audit afin de garantir la traçabilité et le bien-être des animaux vivants lors de leur transport vers des pays tiers; |
| 132. | reconnaît qu’il n’existe actuellement aucun système de contrôle pour le transport vers les pays tiers, et qu’il en résulte des situations où les exportations d’animaux vers les pays tiers enfreignent régulièrement le règlement (CE) no 1/2005 et l’arrêt rendu sur cette question par la Cour de justice dans l’affaire C-424/13; demande que le transport d’animaux entre l’Union et les pays tiers ne soit autorisé que lorsque le respect des normes européennes établies dans l’arrêt rendu par la Cour de justice dans l’affaire C-424/13 peut être garanti; |
| 133. | invite la Commission à rechercher, dans le cadre des négociations commerciales bilatérales, des normes uniformes en matière de bien-être animal pendant le transport entre l’Union et les pays tiers, afin que les agriculteurs européens ne soient pas victimes d’une concurrence déloyale; |
| 134. | insiste sur la nécessité de renforcer la coopération et la communication avec les pays tiers, en particulier en ce qui concerne l’assistance mutuelle et le partage rapide d’informations, et de mener différentes initiatives en vue de sensibiliser aux normes de l’Union dans les pays tiers et d’en promouvoir la mise en œuvre, en particulier pour ce qui est de la viande ou des produits d’origine animale importés dans l’Union; |
| 135. | recommande à la Commission de charger ses auditeurs, parmi lesquels se trouvent des vétérinaires et des ingénieurs techniques, d’effectuer des inspections et des évaluations approfondies afin d’élaborer une liste centralisée, auditée et accréditée des installations de repos disponibles dans les pays tiers, conformément aux exigences du règlement (CE) no 1/2005; demande aux États membres, à l’avenir, de n’approuver les carnets de route que s’il a été confirmé que les installations de repos proposées sont effectivement incluses dans la liste susmentionnée et qu’elles offrent par conséquent les conditions nécessaires au déchargement des animaux; souligne, par ailleurs, que la confirmation d’une réservation pour chaque installation de repos est essentielle pour veiller à ce que tous les animaux mentionnés dans le plan de transport disposent de suffisamment d’espace; |
| 136. | relève qu’il est nécessaire -d’examiner les moyens d’améliorer la qualité du transport des animaux reproducteurs en bonne santé et de leur permettre de se reposer dans le véhicule lorsque leur déchargement est susceptible de mettre en péril leur état de santé; |
| 137. | juge essentiel d’augmenter le soutien financier consacré à l’aide extérieure et à la coopération internationale, en particulier pour les pays tiers qui nécessitent des investissements plus importants en ce qui concerne, par exemple, le refroidissement des carcasses ou la manipulation des produits germinaux; |
| 138. | réaffirme l’importance de chapitres applicables sur le commerce et le développement durable dans tous les accords commerciaux de l’Union, afin de faire en sorte que les ambitions réglementaires plus élevées proposées soient conformes à la politique commerciale de l’Union et soient respectées par les pays tiers qui ont signé des accords commerciaux avec l’Union; souligne que les chapitres sur le commerce et le développement durable devraient également tenir compte de normes de production équivalentes, notamment en matière de bien-être animal; |
| 139. | invite la Commission à faire de la politique commerciale de l’Union un levier pour assurer un respect accru du règlement (CE) no 1/2005 en dehors de l’Union, tout en gardant en point de mire l’objectif de croissance économique et de création d’emplois au sein de l’Union, et en veillant à ce que ces coûts de mise en conformité ne touchent pas les entreprises européennes de manière disproportionnée; |
| 140. | demande le respect obligatoire des normes de l’Union en matière de protection et de bien-être des animaux, y compris pour les importations en provenance de pays tiers, afin de garantir la compétitivité des producteurs européens; |
Établissement de rapports
| 141. | exige que tous les États membres présentent chaque année un rapport à la Commission sur le nombre d’espèces animales transportées au sein de l’Union et exportées en dehors de ses frontières, sur les contrôles effectués et les violations recensées pendant ces transports, preuves à l’appui, ainsi que sur les mesures de suivi prises par les États membres, et que ce rapport soit mis à la disposition du public par la Commission dans les deux mois qui suivent sa présentation par l’État membre; |
| 142. | demande à la Commission et aux États membres de rendre compte chaque année au Parlement de leurs actions visant à améliorer la protection et le bien-être des animaux pendant le transport; |
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| 143. | charge sa Présidente de transmettre la présente recommandation et le rapport définitif de la commission d’enquête au Conseil et à la Commission ainsi qu’aux gouvernements et aux parlements des États membres. |
(1) JO L 113 du 19.5.1995, p. 1.
(2) JO L 239 I du 24.7.2020, p. 1.
(4) Rapport spécial no 31/2018 du 14 novembre 2018 intitulé «Bien-être animal dans l’UE: réduire la fracture entre des objectifs ambitieux et la réalité de la mise en œuvre».
(5) EFSA, «Transport d’animaux vivants: contribuez dès à présent à notre évaluation scientifique», 15 avril 2021.
(6) Arrêt de la Cour (première chambre) du 14 octobre 2004, Commission des Communautés européennes/Royaume des Pays-Bas, affaire C-113/02, ECLI:EU:C:2004:616, et arrêt de la Cour (troisième chambre) du 8 mai 2008, Danske Svineproducenter/Justitsministeriet, affaire C-491/06, ECLI:EU:C:2008:263.
(7) Règlement (UE) 2017/625 du Parlement européen et du Conseil du 15 mars 2017 concernant les contrôles officiels et les autres activités officielles servant à assurer le respect de la législation alimentaire et de la législation relative aux aliments pour animaux ainsi que des règles relatives à la santé et au bien-être des animaux, à la santé des végétaux et aux produits phytopharmaceutiques (JO L 95 du 7.4.2017, p. 1).
(8) Direction générale de la santé et de la sécurité alimentaire de la Commission, Audits et analyses sanitaires et alimentaires, unité F2: Animaux, document de réseau des points de contact nationaux intitulé «Network document on livestock vessels» (Document de réseau sur les navires destinés au transport des animaux d’élevage), 2020.
(9) Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 23 avril 2015, Zuchtvieh-Export GmbH/Stadt Kempten, affaire C-424/13, ECLI:EU:C:2015:259.
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