Initiative législative52022IP0031

Initiative législative — 52022IP0031

CELEX52022IP0031
TypeInitiative législative
Datemercredi 16 février 2022

Texte intégral

6.9.2022

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 342/58


P9_TA(2022)0031

Activités du Médiateur européen — rapport annuel 2020

Résolution du Parlement européen du 16 février 2022 sur le rapport annuel relatif aux activités du Médiateur européen en 2020 (2021/2167(INI))

(2022/C 342/07)

Le Parlement européen,

vu le rapport annuel relatif aux activités du Médiateur européen en 2020,

vu l’article 10, paragraphe 3, du traité sur l’Union européenne (traité UE),

vu l’article 15, l’article 24, paragraphe 3, l’article 228 et l’article 298, paragraphe 1, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE),

vu les articles 11, 41, 42 et 43 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (ci-après «la Charte»),

vu la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées (CNUDPH),

vu le règlement (UE, Euratom) 2021/1163 du Parlement européen du 24 juin 2021 fixant le statut et les conditions générales d’exercice des fonctions du Médiateur (statut du Médiateur européen) et abrogeant la décision 94/262/CECA, CE, Euratom (1),

vu le code européen de bonne conduite administrative, adopté par le Parlement le 6 septembre 2001,

vu l’accord-cadre sur la coopération conclu entre le Parlement et le Médiateur européen le 15 mars 2006, entré en vigueur le 1er avril 2006,

vu ses résolutions précédentes sur les activités du Médiateur européen,

vu l’article 54 et l’article 142, paragraphe 2, de son règlement intérieur,

vu le rapport de la commission des pétitions (A9-0342/2021),

A.

considérant que le rapport annuel relatif aux activités du Médiateur européen en 2020 a été officiellement présenté au Président du Parlement le 6 septembre 2021 et que la Médiatrice européenne, Emily O’Reilly, a présenté le rapport à la commission des pétitions le 14 juillet 2021 à Bruxelles;

B.

considérant que les articles 20, 24 et 228 du traité FUE et l’article 43 de la charte habilitent le Médiateur européen à recevoir des plaintes relatives à des cas de mauvaise administration dans l’action des institutions, organes ou organismes de l’Union, à l’exclusion de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) dans l’exercice de ses fonctions juridictionnelles;

C.

considérant que l’article 10, paragraphe 3, du traité UE dispose que «[t]out citoyen a le droit de participer à la vie démocratique de l’Union» et que «[l]es décisions sont prises aussi ouvertement et aussi près que possible des citoyens»;

D.

considérant que l’article 15 du traité FUE dispose qu’«[a]fin de promouvoir une bonne gouvernance, et d’assurer la participation de la société civile, les institutions, organes et organismes de l’Union œuvrent dans le plus grand respect possible du principe d’ouverture» et que «[t]out citoyen de l’Union et toute personne physique ou morale résidant ou ayant son siège statutaire dans un État membre a un droit d’accès aux documents des institutions, organes et organismes de l’Union»; que la fourniture de services de qualité aux citoyens de l’Union et la capacité de l’administration de l’Union à répondre à leurs besoins et à leurs préoccupations sont essentielles pour protéger les droits et les libertés fondamentales des citoyens;

E.

considérant que l’article 41 de la charte, qui porte sur le droit à la bonne administration, dispose, entre autres, que «[t]oute personne a le droit de voir ses affaires traitées impartialement, équitablement et dans un délai raisonnable par les institutions, organes et organismes de l’Union»;

F.

considérant que l’article 43 de la charte dispose que «[t]out citoyen ou toute citoyenne de l’Union ou toute personne physique ou morale résidant ou ayant son siège statutaire dans un État membre a le droit de saisir le Médiateur de l’Union en cas de mauvaise administration dans l’action des institutions, organes ou organismes de l’Union, à l’exclusion de la Cour de justice de l’Union européenne dans l’exercice de ses fonctions juridictionnelles»;

G.

considérant que l’article 298, paragraphe 1, du traité FUE prévoit que, «[d]ans l’accomplissement de leurs missions, les institutions, organes et organismes de l’Union s’appuient sur une administration européenne ouverte, efficace et indépendante»;

H.

considérant qu’en 2020, la Médiatrice a ouvert 370 enquêtes, dont 365 sur la base de plaintes et cinq enquêtes d’initiative, et clôturé 394 enquêtes (dont 392 sur la base de plaintes et deux enquêtes d’initiative); que la plupart des enquêtes concernaient la Commission (210 enquêtes, soit 56,8 %), suivie des agences de l’Union européenne (34 enquêtes, soit 9,2 %), de l’Office européen de sélection du personnel (EPSO) (30 enquêtes, soit 8,1 %), du Service européen pour l’action extérieure (SEAE) (14 enquêtes, soit 3,8 %), de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) (12 enquêtes, soit 3,2 %), du Parlement (11 enquêtes, soit 3 %), de la Banque centrale européenne (9 enquêtes, soit 2,4 %), de la Banque européenne d’investissement (9 enquêtes, soit 2,4 %) et d’autres institutions (41 enquêtes, soit 11,1 %);

I.

considérant que les trois principaux thèmes abordés dans les enquêtes clôturées par la Médiatrice en 2020 étaient la transparence et la responsabilité (l’accès aux informations et aux documents) (25 %), la culture du service (24 %) et le bon exercice des pouvoirs discrétionnaires (y compris dans les procédures d’infraction (17 %); que parmi les autres thèmes abordés figurent les questions éthiques dans l’administration de l’Union, le respect des droits fondamentaux, la bonne gestion financière, la dénonciation des dysfonctionnements, le respect des droits procéduraux, le recrutement et la bonne gestion des questions relatives au personnel de l’Union;

J.

considérant que le Médiateur joue un rôle crucial pour garantir la pleine transparence, la responsabilité démocratique et l’intégrité des processus décisionnels de l’Union;

K.

considérant que la mission prioritaire du Médiateur consiste à veiller au plein respect des droits des citoyens et à faire en sorte que le droit à la bonne administration des institutions, organes et organismes de l’Union respecte les normes les plus élevées;

L.

considérant que la Médiatrice a effectué un travail considérable, depuis la pandémie de COVID-19, pour s’assurer que toutes les institutions de l’Union respectent les normes les plus élevées en matière de bonne administration, et ce afin de protéger les droits des citoyens et de renforcer la confiance du public;

M.

considérant que la Médiatrice a examiné les travaux menés par la Commission pendant la crise de la COVID-19 et a demandé des informations, entre autres, sur la transparence des échanges de la Commission avec les représentants d’intérêts, sur ses décisions relatives aux marchés publics d’urgence et sur la transparence et l’indépendance des avis scientifiques concernant la pandémie;

N.

considérant qu’à la suite d’une enquête sur les performances du Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) pendant la crise de la COVID-19, la Médiatrice a relevé des lacunes dans les pratiques de l’ECDC en matière de transparence, notamment en ce qui concerne les données sous-tendant ses évaluations des risques et ses interactions avec les partenaires internationaux, et a formulé des propositions visant à améliorer le contrôle public des activités de l’ECDC liées aux vaccins contre la COVID-19;

O.

considérant que la publicité et la transparence sont les grands principes qui sous-tendent le processus législatif de l’Union, comme le confirme la jurisprudence de la CJUE, qui a fourni des orientations juridiques claires sur la manière de garantir leur respect intégral et systématique; que la CJUE a déclaré que le manque de transparence et d’information affaiblit la confiance des citoyens dans la légitimité du processus législatif de l’Union dans son ensemble; que, contrairement à ces principes, la Commission n’a pas fait preuve de transparence au cours de la négociation, de l’achat et de la distribution des vaccins contre la COVID-19;

P.

considérant que le droit des citoyens de l’Union à l’information et l’obligation de transparence totale des institutions de l’Union, en particulier pour ce qui est des contrats concernant les vaccins contre la COVID-19 entre ces institutions et les entreprises pharmaceutiques, l’emportent sur tout droit présumé de ces entreprises ou de ces institutions de dissimuler ou de ne pas totalement divulguer certaines informations relatives à ces contrats ou aux vaccins contre la COVID-19;

Q.

considérant que l’Union a prévu une période de dépenses et d’investissements d’un niveau sans précédent dans le cadre de NextGenerationEU, ce qui créera également des liens importants avec le secteur privé, rendant dès lors encore plus crucial le fait que les institutions de l’Union disposent d’un processus décisionnel fondé sur une transparence totale et sur les règles éthiques les plus strictes afin de prévenir les conflits d’intérêts et les affaires de corruption;

R.

considérant que le Conseil n’a pas suivi les recommandations finales de la Médiatrice, refusant de publier en temps utile les documents législatifs concernant l’adoption des règlements annuels fixant les quotas de pêche, qui contenaient des informations environnementales fondamentales au sens du règlement Aarhus, portant ainsi atteinte à la transparence de son processus décisionnel; que la Médiatrice a estimé que la décision du Conseil constituait un cas de mauvaise administration, en soulignant que celui-ci ne saisit toujours pas pleinement l’importance du lien qui existe entre la démocratie et la transparence du processus décisionnel;

S.

considérant que la Médiatrice a ouvert une enquête sur le refus du Conseil d’aborder la question du parrainage commercial des présidences du Conseil de l’Union; que la Médiatrice a estimé que l’inaction du Conseil en matière d’élimination des risques de réputation que comportent ces parrainages commerciaux en ce qui concerne l’impartialité de sa présidence et l’image de l’Union dans son ensemble constituait un cas de mauvaise administration;

T.

considérant que la Médiatrice a fait part de ses préoccupations concernant les pratiques actuelles de la Commission en matière d’approbation des «substances actives» utilisées dans les pesticides et le fait que, selon le système de vérification des conflits d’intérêts mis en place par la Commission, les experts scientifiques externes qui la conseillent ne sont pas tenus de déclarer leurs intérêts financiers en dessous d’un seuil de 10 000 euros;

U.

considérant que la Médiatrice a estimé que la Commission aurait dû procéder à un examen plus critique de tous les risques de conflits d’intérêts avant d’attribuer un contrat portant sur la réalisation d’une étude relative à l’intégration des objectifs environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG) dans les règles bancaires de l’Union à BlackRock Investment Management, une société gérant des investissements dans le secteur des combustibles fossiles et le secteur bancaire, qui relèvent du champ d’application des nouvelles règles ESG; que la Médiatrice a souligné que les règles de l’Union en matière de marchés publics ne sont pas suffisamment solides et claires pour prévenir les conflits d’intérêts;

V.

considérant que l’ancien vice-président de la Banque européenne d’investissement (BEI) a quitté le comité de direction de la Banque en novembre 2020 et que, moins de trois mois plus tard, il a rejoint le conseil d’administration de la multinationale espagnole de services publics Iberdrola; que l’ancien vice-président de la BEI était responsable de la supervision des opérations de prêts de la BEI en Espagne, y compris celles qui concernaient Iberdrola; que, depuis 2019, Iberdrola a bénéficié d’un grand nombre de prêts d’une valeur totale de 1,39 milliard d’euros, ce qui fait de cette entreprise l’un des meilleurs clients de la BEI au cours des dernières années; que cette affaire témoigne de la pratique controversée qui a toujours cours au sein de la BEI et qui permet à ses vice-présidents, nommés par les États membres, de se voir confier la supervision des prêts accordés par la BEI à leur pays d’origine, ce qui risque d’entraîner des conflits d’intérêts;

W.

considérant que, selon la Médiatrice, le fait que la Commission n’ait pas finalisé une «évaluation de l’impact sur le développement durable» (EID) avant de conclure les négociations sur un accord commercial entre l’Union européenne et le Mercosur constitue un cas de mauvaise administration; que les conclusions de la Médiatrice ont permis de souligner que la Commission avait ignoré ses propres lignes directrices sur l’utilisation des EID avant la conclusion des négociations commerciales;

X.

considérant que la Médiatrice a trouvé des exemples de mauvaise administration dans la décision prise par l’Autorité bancaire européenne (ABE) d’approuver le changement de poste de son directeur exécutif de l’époque, devenu président-directeur général de l’Association pour les marchés financiers en Europe (AFME), un groupe de lobbying financier, et dans le fait que l’ABE ne soit pas parvenue à atténuer les risques de conflits d’intérêts et qu’elle ait continué à lui donner accès à des informations confidentielles; que l’ABE a commencé à mettre en œuvre les recommandations de la Médiatrice, lui permettant ainsi de clôturer l’affaire;

Y.

considérant que la stratégie de la Commission pour le traitement des pétitions repose sur sa communication de 2016 intitulée «Le droit de l’Union: une meilleure application pour de meilleurs résultats», dont les dispositions n’établissent aucune procédure ni pratique administrative concernant les pétitions; que la manière de procéder de la Commission, qui se traduit par un refus systématique de sa part de prendre des mesures en ce qui concerne des pétitions individuelles et les pétitions portant sur des domaines relevant de l’article 6 du traité FUE, ne respecte pas les dispositions de l’article 227 du traité FUE et suscite la frustration et la déception des citoyens, tout en diminuant les possibilités de déceler les défaillances systématiques concernant le droit de l’Union au sein des États membres;

Z.

considérant que de nombreuses pétitions reçues par la commission des pétitions ont trait au manque de transparence de la Commission et demandent la publication, dans le détail, des contrats sur les vaccins contre la COVID-19 signés entre la Commission, les États membres et l’industrie pharmaceutique, ainsi que des données sur les essais cliniques réalisés avec des patients;

AA.

considérant que le Médiateur européen offre une possibilité de recours aux citoyens qui rencontrent des difficultés pour accéder à des documents détenus par les institutions de l’Union; qu’un nombre considérable d’enquêtes menées par la Médiatrice en 2020 ont permis de donner accès à des documents présentant un intérêt public plus large, en dépit du fait que la législation européenne applicable est structurellement inadéquate, car elle est dépassée et ne reflète plus les pratiques actuelles des institutions de l’Union;

AB.

considérant que la Médiatrice a mis en place une série d’actions visant à promouvoir une mise en œuvre plus efficace et plus cohérente de la convention des Nations unies relative aux droits des personnes handicapées (CNUDPH) dans l’ensemble de l’administration de l’Union et a lancé une initiative stratégique portant sur la manière dont la Commission a répondu aux besoins particuliers du personnel handicapé dans le contexte de la crise de la COVID-19;

AC.

considérant que la Médiatrice a ouvert une enquête sur la méthodologie employée par la Commission pour s’assurer que l’utilisation, par la Hongrie et par le Portugal, des Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI) en faveur des établissements de soins destinés aux personnes handicapées est conforme aux obligations juridiques découlant de la charte, de la réglementation relative aux Fonds ESI et de la CNUDPH;

1.

approuve le rapport annuel 2020 présenté par la Médiatrice européenne et salue son excellente présentation des principaux faits et chiffres ayant trait aux travaux de la Médiatrice en 2020;

2.

félicite Emily O’Reilly pour son travail remarquable visant à renforcer l’ouverture, la responsabilité et l’intégrité des institutions, organes et organismes de l’Union, en protégeant les droits fondamentaux des citoyens, en particulier au cours d’une année tragique marquée par les conséquences dévastatrices de la pandémie de COVID-19; rappelle que la transparence est inscrite dans l’état de droit et constitue un principe essentiel de la démocratie participative;

3.

rappelle que le Médiateur peut formuler des recommandations, des propositions de solutions et des suggestions d’amélioration pour résoudre un problème dans les cas de mauvaise administration; fait remarquer que lorsqu’une plainte ne relève pas du mandat du Médiateur, celui-ci peut conseiller au plaignant de l’adresser à une autre autorité ou à la commission des pétitions; relève qu’en 2020, le Médiateur a reçu plus de 1 400 plaintes qui ne relevaient pas de son mandat, essentiellement parce qu’elles ne concernaient pas les activités liées à l’administration de l’Union;

4.

félicite la Médiatrice pour la surveillance qu’elle exerce s’agissant de la manière dont les institutions de l’Union en première ligne effectuent leur travail pendant la pandémie et pour avoir mis l’accent sur leur obligation en matière de transparence; salue la question adressée par la Médiatrice à la Commission au sujet de la transparence des avis scientifiques qu’elle reçoit, de ses réunions avec les représentants d’intérêts ainsi que de ses décisions relatives aux marchés publics d’urgence;

5.

exprime sa satisfaction à l’égard de la Médiatrice pour sa coopération constructive avec le Parlement, en particulier la commission des pétitions, et avec les autres institutions de l’Union; félicite la Médiatrice pour sa capacité à améliorer la qualité et l’accessibilité des services fournis aux citoyens et pour le fait que, malgré le contexte de la pandémie, ses activités principales n’ont pas été interrompues et le traitement des plaintes n’a pas été perturbé;

6.

constate que les travaux de la Médiatrice ont permis d’apporter des changements positifs au sein des institutions et des organes de l’Union;

7.

souligne que la transparence et la bonne administration jouent un rôle crucial dans les travaux des institutions de l’Union; déplore que la Commission n’ait pas fourni d’explications satisfaisantes aux demandes de la Médiatrice sur des éléments essentiels de son travail pendant la crise de la COVID-19; demande à la Commission de clarifier son processus décisionnel sur les marchés publics d’urgence, y compris en ce qui concerne les procédures de nomination des membres des différents comités, et ce afin d’assurer la pleine transparence du processus;

8.

constate que la Commission a reconnu le caractère concurrentiel du marché des vaccins; estime qu’il est dans l’intérêt des citoyens européens de faire preuve de clarté et de transparence en ce qui concerne les contrats d’achat anticipé et les contrats d’achat des vaccins contre la COVID-19, et que cela doit prévaloir sur la demande des fabricants qui souhaitent que des clauses de non-divulgation soient introduites; souligne que la confiance entre les citoyens et les institutions revêt une importance capitale, en particulier dans le contexte de la crise liée à la COVID-19; encourage la Médiatrice à poursuivre ses enquêtes et à demander à la Commission de publier les versions non expurgées de ces contrats d’achat anticipé et de ces contrats d’achat; demande instamment à la Commission de garantir la pleine transparence de tous les détails concernant la recherche sur les vaccins contre la COVID-19 ainsi que le développement, l’achat et la distribution de ceux-ci, en publiant les versions non expurgées des accords d’achat anticipé et des accords d’achat, et en faisant de la divulgation de tous les détails qui figureront dans les futurs contrats concernant les vaccins contre la COVID-19 une condition préalable à l’ouverture de futures négociations avec les entreprises pharmaceutiques; souligne que tout manque de transparence dans le cadre de la pandémie de COVID-19 est contraire au droit des citoyens à l’information et alimente la désinformation et la méfiance;

9.

insiste sur le fait qu’il est primordial de garantir la mise en œuvre intégrale et cohérente des propositions faites par la Médiatrice à la suite de son enquête stratégique sur l’amélioration des pratiques de transparence et du travail général de l’ECDC, qui joue un rôle crucial dans la collecte et la diffusion d’informations clés sur les vaccins contre la COVID-19 et dans le renforcement de la confiance du public dans la stratégie de vaccination de l’Union contre la COVID-19;

10.

soutient la Médiatrice dans ses travaux destinés à s’assurer que les citoyens puissent exercer pleinement leurs droits démocratiques, notamment en participant directement au processus décisionnel au sein des institutions de l’Union, en le suivant de près et en ayant accès à toutes les informations pertinentes, comme le prévoit également la jurisprudence de la CJUE;

11.

se félicite des mesures prises par la Médiatrice à la suite des demandes adressées à la Commission afin qu’elle rende accessibles au public les documents relatifs aux plans pour la reprise et la résilience des États membres, pour lesquels il existe un vif intérêt de la part du public et qui portent sur le montant sans précédent qui sera alloué dans le cadre de NextGenerationEU; se félicite du fait que la Commission ait déjà mis à disposition un grand nombre de documents qui concernent la facilité pour la reprise et la résilience; souligne qu’une transparence accrue et une surveillance renforcée de la part des autorités compétentes sont nécessaires à cet égard, y compris une surveillance renforcée de la Médiatrice en ce qui concerne les procédures administratives relatives aux fonds de l’Union; demande à la Médiatrice d’envisager, conjointement avec les membres du Réseau européen des médiateurs, d’autres actions possibles relevant de leur compétence en matière de contrôle de l’attribution et de l’utilisation des fonds de l’Union afin de protéger les droits des citoyens de l’Union contre d’éventuels conflits d’intérêts et affaires de corruption, et contre les violations de l’état de droit, contribuant ainsi à garantir l’intégrité, la pleine transparence et la responsabilité démocratique des institutions de l’Union;

12.

souligne que la transparence de la procédure législative fait partie intégrante de toute démocratie représentative; regrette que les pratiques actuelles du Conseil en ce qui concerne son processus décisionnel soient toujours entachées d’un manque de transparence; déplore que le Conseil continue d’empêcher les citoyens d’accéder directement et rapidement à ses documents législatifs tout au long de la procédure législative, en violation du droit des citoyens de participer effectivement au processus décisionnel;

13.

félicite la Médiatrice pour sa détermination à parvenir à la pleine transparence dans le processus décisionnel de l’Union; rappelle que le Parlement, dans sa résolution du 17 janvier 2019 sur l’enquête stratégique OI/2/2017 de la Médiatrice sur la transparence des débats législatifs dans les instances préparatoires du Conseil de l’Union européenne (2), a appuyé les propositions de la Médiatrice relatives à la transparence législative; souligne qu’il est nécessaire de contrôler la mise en œuvre des recommandations de la Médiatrice relatives à la transparence dans les trilogues; demande au Conseil de redoubler d’efforts en matière de transparence, en particulier en enregistrant et en publiant les positions des États membres et en mettant à disposition davantage de documents de trilogue, afin de faire valoir les droits démocratiques des citoyens;

14.

se félicite du fait que, dans le contexte d’un travail stratégique plus vaste engagé sur la réaction de l’administration de l’Union pendant la crise de la COVID-19, la Médiatrice a également ouvert une enquête d’initiative sur les procédures décisionnelles extraordinaires mises en place par le Conseil; encourage le Conseil à se conformer aux propositions qui ont été formulées par la Médiatrice pour améliorer ses travaux;

15.

demande instamment à la Commission de s’abstenir d’approuver les «substances actives» utilisées dans les pesticides s’il existe de sérieux doutes, si aucune utilisation sûre n’a été déterminée ou lorsque des données supplémentaires confirmant leur innocuité sont nécessaires, compte tenu des conséquences déjà graves que l’utilisation de pesticides a causées pour la santé humaine et l’environnement;

16.

demande à la Commission de veiller à ce qu’une procédure d’approbation des «substances actives» dans les pesticides soit mise en place et à ce qu’elle soit totalement transparente et exempte de conflits d’intérêts; fait remarquer que l’initiative citoyenne européenne intitulée «Sauvons les abeilles et les agriculteurs» a rassemblé plus d’un million de signatures à travers l’Union et que cette initiative demande une réduction progressive de l’utilisation de pesticides de synthèse dans l’Union, la mise en place de mesures destinées à rétablir la biodiversité et des aides pour accompagner les agriculteurs dans leur transition vers une agriculture durable; demande à la Médiatrice de continuer à enquêter sur les systèmes qui existent au niveau de l’Union pour s’assurer que les politiques et les sauvegardes procédurales actuellement en vigueur dans ce domaine garantissent les plus hauts niveaux de protection de la santé humaine et de l’environnement, et que la collecte et l’examen des preuves scientifiques sont totalement transparents, précis et exempts de conflits d’intérêts;

17.

rappelle que la Médiatrice a clôturé, en mars 2020, une enquête sur la méthodologie adoptée par la Commission pour s’assurer que les experts scientifiques qui lui proposent leurs conseils n’ont pas de conflits d’intérêts; invite la Commission à améliorer ses processus d’évaluation de l’indépendance des experts scientifiques qui la conseillent, y compris en mettant pleinement en œuvre les propositions formulées par la Médiatrice à la suite de l’enquête qu’elle a lancée sur cette question, en s’assurant que les experts concernés n’ont aucun conflit d’intérêts;

18.

encourage la Médiatrice à ouvrir une enquête sur l’approche stratégique adoptée par la Commission dans le traitement des pétitions, car l’action de la Commission, qui se limite uniquement aux questions qui, d’après elle, revêtent une importance stratégique ou qui reflètent des problèmes structurels, et qui, par conséquent, exclut les affaires individuelles, pourrait porter atteinte au droit de pétition des citoyens et à leur droit à une bonne administration;

19.

reproche à la Commission de ne pas avoir finalisé l’EID avant de conclure les négociations commerciales entre l’Union européenne et le Mercosur; rappelle l’avis du Parlement selon lequel les incidences environnementales et sociales des accords de libre-échange doivent être minutieusement évaluées avant la conclusion des négociations commerciales;

20.

critique la décision prise par les États membres qui ont assuré la présidence du Conseil de recourir au parrainage d’entreprises, car cela engendre des risques graves pour la réputation de l’image renvoyée par l’Union, en soulignant qu’il est essentiel, à l’avenir, de refuser tout parrainage; estime qu’il est primordial d’adopter les règles les plus strictes qui permettent d’empêcher de telles pratiques afin de préserver la réputation et l’intégrité du Conseil et de l’Union dans son ensemble; demande aux États membres de se conformer pleinement à l’obligation qui leur incombe de collaborer avec la Médiatrice en toute transparence;

21.

se félicite du travail accompli par la Médiatrice pour protéger le droit des citoyens de l’Union d’accéder aux documents détenus par les institutions de l’Union et pour mettre à la disposition des citoyens des documents dans toutes les langues officielles de l’Union; se félicite de l’initiative de la Médiatrice en faveur de la procédure rapide applicable aux affaires concernant l’accès à des documents, dont le but est d’obtenir une décision sur les documents demandés dans un délai de 40 jours ouvrables; souligne qu’en 2020, la durée moyenne de traitement des plaintes relatives à l’accès du public a été divisée par trois par rapport à la période précédant 2018, année au cours de laquelle cette procédure a été mise en place; estime que celle-ci est primordiale pour garantir la pleine transparence et l’accès du public aux documents détenus par les institutions de l’Union, et ce afin de garantir les plus hauts niveaux de protection des droits démocratiques des citoyens et de s’assurer qu’ils ont confiance dans les institutions de l’Union; estime que la révision du règlement (CE) no 1049/2001 (3) doit intervenir en priorité; déplore que la législation de l’Union relative à l’accès aux documents soit plus que dépassée et, partant, entrave les activités de la Médiatrice dans ce domaine;

22.

approuve l’engagement répété de la Médiatrice en faveur de la lutte contre les affaires de «pantouflage», y compris celle dans laquelle est impliquée l’ABE, qui a permis de persuader l’Autorité d’adhérer aux recommandations de la Médiatrice en adoptant une nouvelle politique d’évaluation des restrictions et des interdictions imposées au personnel qui change d’emploi ainsi que de nouvelles procédures visant à suspendre immédiatement l’accès aux informations confidentielles du personnel qui quitte ses fonctions;

23.

invite la Médiatrice à poursuivre son travail afin d’assurer la publication en temps utile des noms de l’ensemble des fonctionnaires de l’Union impliqués dans des affaires de pantouflage et de garantir une transparence totale sur toutes les informations qui s’y rapportent;

24.

se félicite de l’ouverture, par la Médiatrice, de l’enquête sur la manière dont la BEI a géré le fait que son ancien vice-président, après avoir décidé de cesser d’exercer ses fonctions, a présenté sa candidature à un poste de haut niveau au sein de l’entreprise espagnole Iberdrola, à laquelle la BEI avait accordé un grand nombre de prêts; reproche à la BEI de ne pas avoir donné suite à la demande du Parlement d’intégrer dans le code de conduite du comité de direction de la BEI des dispositions permettant d’empêcher que ses membres supervisent l’octroi de prêts ou la mise en œuvre de projets dans leur pays d’origine; demande à la BEI de respecter pleinement et de manière cohérente la requête formulée par le Parlement ainsi que de renforcer ses règles en matière d’intégrité et leur application de manière à prévenir les conflits d’intérêts et les atteintes à sa réputation;

25.

salue les enquêtes lancées par la Médiatrice sur la protection des droits fondamentaux des réfugiés, y compris l’enquête sur le traitement que l’Agence européenne de garde-frontières et de garde-côtes (Frontex) applique aux violations des droits fondamentaux et à l’extension de son mandat, sur la transparence et l’efficacité du mécanisme de réclamation ainsi que sur le rôle et l’indépendance de l’officier aux droits fondamentaux; demande à la Médiatrice d’assurer le suivi de ces enquêtes en se penchant sur les mesures que la Commission prendra à l’avenir et en enquêtant sur la méthodologie sur laquelle s’appuie le mécanisme de suivi qu’elle a mis en place pour s’assurer de l’efficacité des opérations de gestion des frontières financées par l’Union; souligne que les enquêtes de la Médiatrice influencent sensiblement la manière avec laquelle la Commission garantit que les autorités nationales respectent les droits fondamentaux dans le cadre des opérations de gestion des frontières;

26.

demande à la Commission de se conformer pleinement et en temps utile aux recommandations formulées par la Médiatrice à la suite de son enquête sur l’affaire BlackRock en adoptant des règles renforcées et plus claires, y compris dans le cadre de ses lignes directrices internes, destinées à empêcher tout conflit d’intérêts dans l’ensemble des procédures liées aux marchés publics afin de, notamment, préserver l’intégrité des processus décisionnels concernant l’adoption de nouvelles règles relatives aux questions de gouvernance sociale et environnementale au niveau de l’Union;

27.

soutient les activités engagées par la Médiatrice afin de garantir la mise en œuvre intégrale et cohérente de la CNUDPH par l’administration de l’Union, y compris la liste des bonnes pratiques destinées à promouvoir une approche cohérente dans l’ensemble de l’administration de l’Union pour répondre aux besoins particuliers des membres du personnel handicapés dans le contexte de la crise de la COVID-19; salue les enquêtes menées par la Médiatrice à la suite de plaintes déposées par des personnes handicapées et encourage ses travaux en tant que participante active au cadre de l’Union pour la CNUDPH; rappelle, à ce titre, que la Médiatrice a présidé en 2020 le cadre de l’Union pour la CNUDPH;

28.

se félicite du maintien du prix d’excellence de la bonne administration, lequel a pour objectif de reconnaître les actions menées par les services publics de l’Union européenne qui ont un effet positif sur la vie des citoyens européens; est d’avis qu’une plus grande médiatisation de ce prix permettrait de montrer aux citoyens européens que les institutions européennes agissent pour apporter des solutions concrètes;

29.

demande instamment à la Commission d’enquêter sur l’utilisation des Fonds ESI qui ont été affectés à la construction d’établissements de soins destinés aux personnes handicapées en Hongrie et au Portugal;

30.

insiste sur le fait que des Fonds ESI ont été affectés au renforcement des droits des personnes handicapées à vivre de manière autonome et à être incluses dans la société; souligne qu’il est essentiel de surveiller les fonds alloués par l’Union, qui devraient être utilisés pour soutenir la désinstitutionalisation dans les États membres;

31.

relève que le nombre de plaintes adressées à la Médiatrice a enregistré une légère augmentation au cours des dernières années, ce qui montre que les citoyens sont désormais plus nombreux à connaître l’existence de cette entité et les actions très utiles qu’elle mène pour défendre l’intérêt public;

32.

souligne que les obligations des États membres en ce qui concerne le principe de non-discrimination devraient être respectées, y compris le fait de veiller tout particulièrement à ce que les personnes handicapées participent tout au long de la préparation et de la mise en œuvre de projets;

33.

salue le fait qu’en 2020, la durée moyenne des enquêtes menées sur des affaires clôturées par la Médiatrice était de 5 mois, ce qui représente une amélioration par rapport à la moyenne de 7 mois affichée l’année précédente;

34.

constate avec satisfaction que 57 % des affaires ont été clôturées en moins de 3 mois en 2020 et que seulement 1 % des affaires ont nécessité jusqu’à 18 mois pour être résolues, contre 10 % l’année précédente et 27 % en 2013; salue par conséquent les efforts déployés pour résoudre les problèmes soulevés par les citoyens et demande à toutes les institutions concernées de répondre aux demandes du bureau du Médiateur européen en temps utile;

35.

observe que le nombre de plaintes qui ne relèvent pas du mandat du Médiateur européen est resté relativement stable au fil des années (1 420 en 2020, 1 330 en 2019 et 1 300 en 2018); relève que, selon le rapport de 2020, la plupart de ces plaintes ne concernent pas l’administration de l’Union; accueille avec satisfaction les efforts consentis par le bureau du Médiateur pour mieux informer les citoyens sur le mandat du Médiateur; met l’accent, dans le même temps, sur la nécessité d’améliorer la communication et d’accroître la sensibilisation en ce qui concerne les différents types de plaintes que les citoyens peuvent déposer aux niveaux national et européen; souligne que le Parlement et ses députés devraient également jouer un rôle à cet égard;

36.

constate que le taux d’acceptation des propositions de la Médiatrice par les institutions de l’Union s’élevait à 79 % en 2020, ce qui représente une légère amélioration par rapport à l’année précédente; est fermement convaincu que les institutions, agences et organes de l’Union doivent respecter pleinement et de manière cohérente les solutions, recommandations et propositions formulées par la Médiatrice;

37.

souligne l’importance du Réseau européen des médiateurs et des réunions annuelles avec les médiateurs nationaux et régionaux organisées par l’intermédiaire de ce réseau pour sensibiliser davantage aux actions que le bureau du Médiateur peut engager en faveur des citoyens européens; se félicite des initiatives entreprises par la Médiatrice pendant la pandémie pour rester régulièrement en contact avec ses collègues nationaux et pour organiser et animer des séminaires en ligne au cours de l’année 2020 sur des sujets tels que les conséquences de la pandémie, la promotion et le partage des bonnes pratiques en matière de réaction face aux crises, ainsi que l’impact de l’intelligence artificielle; reconnaît la contribution importante du Réseau européen des médiateurs qui a mis à disposition des informations sur les responsabilités et les compétences de ses membres ainsi que sur la mise en œuvre correcte du droit européen; demande à ce réseau de réfléchir au rôle que les médiateurs nationaux et régionaux pourraient jouer pour associer davantage les citoyens européens au processus décisionnel de l’Union; encourage la poursuite de la coopération entre les membres du Réseau européen des médiateurs, y compris en ce qui concerne la promotion de futures enquêtes parallèles;

38.

félicite la Médiatrice pour ses activités sur les plateformes numériques, qui sensibilisent les citoyens de l’Union à son travail; souligne que le canal qui a connu la croissance la plus rapide en 2020 était Instagram, dont la fréquentation a augmenté de 71 % au cours de l’année (1 068 nouveaux abonnés); sur LinkedIn, le nombre d’abonnés a augmenté de 34 % (1 237 nouveaux abonnés), tandis que sur Twitter, plateforme sur laquelle la Médiatrice touche le plus grand nombre de personnes, le nombre d’abonnés a atteint 29 200 en décembre 2020, ce qui représente une augmentation de 11 % (2 870 nouveaux abonnés);

39.

félicite la Médiatrice à l’occasion du 25e anniversaire de la création de ce poste, soulignant que depuis 1995, le bureau du Médiateur européen a traité plus de 57 000 plaintes et mené plus de 7 300 enquêtes, ce qui a largement contribué à améliorer les normes en matière d’éthique et de responsabilité des institutions de l’Union dans un large éventail de domaines; approuve la stratégie de la Médiatrice intitulée «Cap sur 2024» destinée à accroître l’influence, la visibilité et la pertinence du bureau du Médiateur européen, en définissant ses objectifs et ses priorités pour la législature actuelle, parmi lesquels figure la sensibilisation des citoyens au travail effectué par le Médiateur;

40.

se félicite de l’adoption du nouveau statut du Médiateur dont les dispositions clarifient le rôle du Médiateur et lui octroient de nouvelles compétences dans les domaines liés à la dénonciation des dysfonctionnements, au harcèlement et aux conflits d’intérêts dans les institutions, organes ou agences de l’Union; estime qu’il est de la plus haute importance d’allouer un budget accru au Médiateur afin de mettre à sa disposition les ressources nécessaires pour pouvoir faire face efficacement à l’ensemble de sa charge de travail;

41.

se félicite des recommandations pratiques formulées par la Médiatrice à l’intention de l’administration de l’Union concernant l’emploi des 24 langues officielles pour communiquer avec le public; souligne que ces recommandations sont essentielles pour protéger la richesse de la diversité linguistique de l’Europe; rappelle que les institutions de l’Union devraient veiller à mieux garantir l’égalité des langues; fait remarquer que les sites internet des institutions de l’Union devraient davantage mettre en exergue l’égalité des 24 langues officielles de l’Union et déplore que de nombreuses rubriques des sites internet des institutions de l’Union ne peuvent encore être consultées que dans certaines langues;

42.

salue les efforts déployés par la Médiatrice pour améliorer la participation des citoyens au processus décisionnel de l’Union;

43.

accueille avec satisfaction la nouvelle version du site internet du Médiateur qui est plus dynamique et plus facile à utiliser pour les citoyens européens; encourage la Médiatrice à faire traduire ses publications en plus grand nombre dans toutes les langues officielles de l’Union;

44.

charge sa Présidente de transmettre la présente résolution et le rapport de la commission des pétitions au Conseil, à la Commission, à la Médiatrice européenne, aux gouvernements et aux parlements des États membres ainsi qu’à leurs médiateurs ou aux organes compétents similaires.

(1) JO L 253 du 16.7.2021, p. 1.

(2) JO C 411 du 27.11.2020, p. 149.

(3) Règlement (CE) no 1049/2001 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2001 relatif à l’accès du public aux documents du Parlement européen, du Conseil et de la Commission (JO L 145 du 31.5.2001, p. 43).