LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilDroit européen52022IP0217
Initiative législative52022IP0217

Initiative législative — 52022IP0217

CELEX52022IP0217
TypeInitiative législative
Datejeudi 19 mai 2022

Texte intégral

16.12.2022

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 479/65


P9_TA(2022)0217

Création d’un espace européen de l’éducation d’ici 2025 — microcertifications, comptes de formation individuels et apprentissage pour un environnement durable

Résolution du Parlement européen du 19 mai 2022 sur l’établissement d’un espace européen de l’éducation d’ici à 2025 — microcertifications, comptes de formation individuels et apprentissage pour un environnement durable (2022/2568(RSP))

(2022/C 479/06)

Le Parlement européen,

—

vu les articles 165 et 166 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne,

—

vu l’article 5, paragraphe 3, du traité sur l’Union européenne et le protocole no 2 sur l’application des principes de subsidiarité et de proportionnalité,

—

vu l’article 14 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne,

—

vu la proclamation interinstitutionnelle sur le socle européen des droits sociaux (1),

—

vu la communication de la Commission du 1er juillet 2020 intitulée «Stratégie européenne en matière de compétences en faveur de la compétitivité durable, de l’équité sociale et de la résilience» (COM(2020)0274),

—

vu la communication de la Commission du 11 décembre 2019 intitulée «Le pacte vert pour l’Europe» (COM(2019)0640),

—

vu la communication de la Commission du 17 janvier 2018 concernant le plan d’action en matière d’éducation numérique (COM(2018)0022),

—

vu le rapport final de la Commission de décembre 2020 intitulé «Une approche européenne des microcertifications — résultats du groupe consultatif de l’enseignement supérieur sur les microcertifications»,

—

vu sa résolution du 11 novembre 2021 sur l’Espace européen de l’éducation: une approche globale commune (2),

—

vu les questions à la Commission et au Conseil sur l’établissement d’un espace européen de l’éducation d’ici à 2025 — microcertifications, comptes de formation individuels et apprentissage pour un environnement durable (O-000011/2022 — B9-0013/2022 and O-000012/2022 — B9-0014/2022),

—

vu l’article 136, paragraphe 5, et l’article 132, paragraphe 2, de son règlement intérieur,

—

vu la proposition de résolution de la commission de la culture et de l’éducation,

A.

considérant que, conformément au socle européen des droits sociaux, l’accès à une éducation et une formation tout au long de la vie inclusives et de qualité est un droit fondamental de chacun et est indispensable pour acquérir et préserver des compétences, pour participer pleinement et activement à la société et pour s’assurer un accès effectif au marché du travail;

B.

considérant que la Commission vise à mettre en place l’espace européen de l’éducation d’ici à 2025;

C.

considérant que les changements sur le marché du travail ont eu pour effet d’accélérer l’obsolescence des compétences et ont entraîné une demande croissante de possibilités d’apprentissage flexibles; que la motivation, le temps et le financement sont des facteurs clés du renforcement des compétences et de la reconversion professionnelle;

1.

se félicite des propositions de la Commission visant à développer une approche européenne des microcertifications, des comptes de formation individuels et de l’apprentissage de la durabilité environnementale dans le cadre de l’espace européen de l’éducation d’ici à 2025, qui contribuerait à rendre les parcours d’apprentissage plus flexibles, à élargir les possibilités d’apprentissage, à approfondir la reconnaissance mutuelle, à créer des liens avec les transitions numérique et écologique et à renforcer le rôle joué par les établissements d’enseignement supérieur et d’enseignement et de formation professionnels (EFP) dans l’apprentissage tout au long de la vie;

2.

souligne que les microcertifications et les comptes de formation individuels peuvent être importants pour les personnes qui souhaitent se perfectionner, se reconvertir et obtenir des qualifications officiellement reconnues afin de suivre l’évolution rapide de la société et d’un marché du travail de plus en plus numérisé, ainsi que de changer de voie de développement personnel ou de mobilité sociale ascendante;

3.

invite le Conseil à adopter une définition commune, pour l’espace européen de l’éducation, des microcertifications et des normes communes, qui constitueraient la base de l’assurance de la qualité, de la reconnaissance, de la transparence et de la portabilité;

4.

invite la Commission à élaborer un instrument solide qui incite les États membres à mettre en œuvre les microcertifications, qui devraient rester facultatives; constate que cet aspect ne figure pas, à ce jour, dans la proposition de recommandation du Conseil et souligne, à cet égard, le succès du projet pilote de l’initiative «universités européennes» en tant que modèle;

5.

insiste sur l’importance de mettre à disposition des registres nationaux conviviaux et régulièrement mis à jour, qui devraient être visibles et facilement accessibles par l’intermédiaire d’un portail de l’Union, afin de garantir la qualité des microcertifications et de rendre les microcertifications disponibles dans un format numérique afin de soutenir le renforcement des compétences, la reconversion professionnelle et l’acquisition de nouvelles compétences, d’accroître la transparence et d’améliorer la mobilité, les échanges et la coopération transfrontaliers et internationaux;

6.

souligne que les microcertifications européennes sont particulièrement nécessaires pour la reconnaissance transsectorielle et transfrontalière de périodes d’apprentissage plus courtes, ce qui est fondamental pour encourager une plus grande mobilité dans toute l’Europe; demande à la Commission d’évaluer et de rendre compte de l’utilisation des microcertifications dans la reconnaissance des aptitudes et des compétences acquises dans le cadre de la mobilité à des fins d’apprentissage et de l’engagement civique en Europe dans le cadre des programmes Erasmus + et du corps européen de solidarité;

7.

souligne le rôle de soutien que les microcertifications devraient jouer pour relier l’apprentissage informel et non formel à l’éducation formelle; demande instamment qu’un cadre commun soit élaboré et mis en œuvre pour reconnaître les aptitudes, les compétences et les méthodes acquises dans le cadre de l’apprentissage informel et non formel;

8.

invite instamment la Commission à proposer une approche commune des compétences psychosociales et non techniques, conformément aux définitions adoptées par l’Organisation mondiale de la santé et l’Unesco; souligne que cette approche devrait s’inspirer des initiatives et projets en cours financés au titre des programmes de l’Union et du rapport politique du Centre commun de recherche de la Commission sur les compétences tout au long de la vie (3), et qu’elle devrait être élaborée en consultation avec les États membres, les établissements d’enseignement, les enseignants et les acteurs du marché du travail afin, entre autres, d’aborder les aspects pratiques de sa mise en œuvre;

9.

observe que la reconnaissance mutuelle automatique des microcertifications au sein de l’espace européen de l’éducation pourrait constituer un pas vers la facilitation de la reconnaissance automatique des qualifications de manière plus générale; estime que la mise en place d’un système européen cohérent de microcertifications associant les parties prenantes concernées constituerait un pas en avant dans le renforcement de la puissance éducative de l’Europe et de sa compétitivité mondiale;

10.

rappelle aux pouvoirs publics leur rôle essentiel en vue d’assurer un équilibre dans la formation aux compétences offerte aux adultes et souligne, en particulier, que les compétences de base, transversales, psychosociales et non techniques sont aussi importantes pour les transitions écologique et numérique que les compétences techniques;

11.

invite les établissements d’enseignement supérieur à développer des microcertifications afin d’offrir aux apprenants des expériences socialement engagées, de qualité et inclusives, y compris le volontariat, le tutorat et l’animation socio-éducative au cours de leurs études;

12.

fait remarquer qu’il importe de doter de ressources les services d’orientation et de conseil afin d’aider les adultes et les jeunes à identifier et à certifier les aptitudes et les compétences qu’ils ont déjà acquises dans le cadre de l’apprentissage informel et de les orienter vers des possibilités de développer davantage leurs ensembles de compétences, de sorte que les microcertifications deviennent des outils d’inclusion plutôt que de les voir perpétuer ou enraciner les inégalités existantes dans l’accès au perfectionnement et à la reconversion professionnels; insiste sur l’utilisation de microcertifications au niveau du premier cycle afin de veiller à ce que les bénéficiaires primaires ne soient pas des apprenants issus de groupes qui bénéficient déjà d’avantages dans les domaines de l’éducation et du statut professionnel;

13.

se félicite que les comptes de formation individuels et les microcertifications soient conçus pour rendre l’apprentissage tout au long de la vie plus inclusif, accessible et abordable; rappelle que ces initiatives sont destinées à tous, indépendamment de leur âge, de leur sexe, de leur statut professionnel, de leurs revenus ou de leur niveau d’éducation; souligne la nécessité de promouvoir l’esprit d’apprentissage tout au long de la vie chez les jeunes;

14.

insiste sur le fait que les choix offerts par l’intermédiaire des comptes de formation individuels ne devraient pas être trop limités aux besoins du marché du travail, mais au contraire servir à donner aux citoyens les moyens d’agir en leur permettant d’opérer des choix individuels et en ouvrant des possibilités de travail indépendant et d’entrepreneuriat;

15.

encourage les États membres à accorder la priorité en matière de droits à la formation dans les comptes d’apprentissage individuels aux adultes peu qualifiés, aux personnes handicapées, aux apprenants défavorisés, aux personnes appartenant à des groupes vulnérables ou marginalisés, aux réfugiés et aux personnes vivant dans des zones reculées ou rurales, ainsi qu’à établir des critères clairs pour leur attribution;

16.

avertit que la mise en œuvre des microcertifications et des comptes individuels de formation ne devrait pas créer d’obstacles involontaires pour les apprenants adultes qui doivent couvrir le coût des programmes d’éducation à long terme et/ou formels;

17.

estime que l’apprentissage de la durabilité environnementale devrait être intégré dans les programmes éducatifs dans l’ensemble de l’Union dans une perspective d’apprentissage tout au long de la vie, y compris par l’éducation à la citoyenneté européenne et mondiale, afin de donner aux apprenants les moyens de devenir des partisans actifs de sociétés plus inclusives et durables;

18.

attire l’attention sur les multiples avantages potentiels des trois initiatives, étant donné que la participation accrue aux programmes d’éducation et de formation des adultes est associée à des améliorations de l’éducation à l’environnement, à une plus grande participation civique et à une meilleure relation avec l’environnement, ainsi qu’à un sentiment de bien-être et la satisfaction retirée de la vie;

19.

souligne qu’il importe d’inclure les secteurs de la culture et de la création afin de favoriser l’épanouissement de mentalités axées sur le développement durable dans la revitalisation des réalités économiques, comme l’illustrent certaines capitales européennes de la culture et les nouvelles possibilités offertes par le nouveau Bauhaus européen;

20.

insiste pour que ces initiatives bénéficient d’une excellente visibilité aux niveaux national, régional et local, y compris leur dimension européenne et leur valeur ajoutée, afin que les Européens puissent repérer aisément les avantages possibles et prendre conscience des bienfaits d’un espace européen de l’éducation;

21.

charge sa Présidente de transmettre la présente résolution à la Commission et au Conseil, ainsi qu’aux gouvernements et aux parlements des États membres.

(1) JO C 428 du 13.12.2017, p. 10.

(2) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2021)0452.

(3) Centre commun de recherche, «Science for Policy Report», LifeComp: Le cadre européen pour les compétences clés dans les domaines personnel, social et de l’apprentissage, Luxembourg: Office des publications de l’Union européenne, 2020.


Documents similaires

Initiative législative52022IP0451

Initiative législative — 52022IP0451

15/12/2022

Initiative législative52022IP0450

Initiative législative — 52022IP0450

15/12/2022

Initiative législative52022IP0449

Initiative législative — 52022IP0449

15/12/2022

Initiative législative52022IP0448

Initiative législative — 52022IP0448

15/12/2022

← Retour au droit européenVoir aussi sur EUR-Lex →