| CELEX | 52022IP0318 |
| Type | Initiative législative |
| Date | mercredi 14 septembre 2022 |
| 5.4.2023 | FR | Journal officiel de l'Union européenne | C 125/154 |
P9_TA(2022)0318
Partenariat renouvelé avec le voisinage méridional — un nouveau programme pour la Méditerranée
Recommandation du Parlement européen du 14 septembre 2022 à la Commission et au vice-président de la Commission/haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité sur le partenariat renouvelé avec le voisinage méridional — un nouveau programme pour la Méditerranée (2022/2007(INI))
(2023/C 125/14)
Le Parlement européen,
| — | vu la communication conjointe de la Commission et du haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité du 9 février 2021 intitulée «Un partenariat renouvelé avec les pays du voisinage méridional: Un nouveau programme pour la Méditerranée» (JOIN(2021)0002), |
| — | vu la déclaration de Barcelone, adoptée lors de la conférence euro-méditerranéenne des 27 et 28 novembre 1995, établissant un partenariat euro-méditerranéen et le programme de travail détaillé qui l’accompagne, |
| — | vu l’article 8 du traité sur l’Union européenne, |
| — | vu la résolution 70/1 des Nations unies intitulée «Transformer notre monde: programme de développement durable à l’horizon 2030» (le programme 2030), adoptée lors du sommet des Nations unies sur le développement durable organisé à New York le 25 septembre 2015, laquelle établit les 17 objectifs de développement durable (ODD), |
| — | vu l’OOD 14, «conserver et exploiter de manière durable les océans, les mers et les ressources marines aux fins du développement durable»; |
| — | vu l’accord de Paris, adopté par la décision 1/CP.21 lors de la 21e conférence des parties (COP21) à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), ainsi que la 11e conférence des parties (COP11), |
| — | vu la 26e conférence des parties (COP 26) à la CCNUCC, qui s’est tenue à Glasgow (Royaume-Uni), du 31 octobre au 13 novembre 2021, |
| — | vu la communication de la Commission du 11 décembre 2019 intitulée «Le pacte vert pour l’Europe» (COM(2019)0640), |
| — | vu la convention sur l’élimination de toutes les formes de discrimination à l’égard des femmes (CEDAW), |
| — | vu la convention du Conseil de l’Europe sur la prévention et la lutte contre la violence à l’égard des femmes et la violence domestique (ci-après, la «convention d’Istanbul»), |
| — | vu les huit conventions fondamentales de l’Organisation internationale du travail (OIT), à savoir: la convention concernant la liberté syndicale et la protection du droit syndical (1948), la convention sur le droit d’organisation et de négociation collective (1949), la convention sur le travail forcé (1930) et son protocole de 2014, la convention sur l’abolition du travail forcé (1957), la convention sur l’âge minimum (1973), la convention sur les pires formes de travail des enfants (1999), la convention sur l’égalité de rémunération (1951), et la convention concernant la discrimination (emploi et profession) (1958), |
| — | vu la convention sur la protection du milieu marin et du littoral de la Méditerranée (convention de Barcelone) et les protocoles et décisions connexes de l’Union, |
| — | vu la déclaration ministérielle des États côtiers méditerranéens (la déclaration MedFish4Ever) adoptée à La Valette (Malte) le 30 mars 2017, |
| — | vu le document de travail conjoint des services du 9 février 2021 intitulé «Partenariat renouvelé avec le voisinage méridional Plan économique et d’investissement en faveur du voisinage méridional» (SWD(2021)0023), |
| — | vu les conclusions du Conseil du 16 avril 2021 intitulé «Un partenariat renouvelé avec le voisinage méridional — un nouveau programme pour la Méditerranée», |
| — | vu les conclusions du Conseil européen des 10 et 11 décembre 2020, |
| — | vu la déclaration des membres du Conseil européen du 26 février 2021, |
| — | vu l’avis du Comité des régions intitulé «Un partenariat renouvelé avec les pays du voisinage méridional — Un nouveau programme pour la Méditerranée» adopté lors de sa 145e réunion plénière des 30 juin et 1er juillet 2021, |
| — | vu sa résolution du 27 mars 2019 intitulée «L’après-printemps arabe: voie à suivre pour la région MENA» (1), |
| — | vu l’avis sous forme de lettre de la commission du commerce international, |
| — | vu l’article 118 de son règlement intérieur, |
| — | vu le rapport de la commission des affaires étrangères (A9-0220/2022), |
| A. | considérant qu’en novembre 1995, la Communauté européenne a signé la déclaration de Barcelone avec 12 pays de la Méditerranée méridionale afin de promouvoir l’émergence d’un espace commun ayant pour objectif ultime d’assurer la paix, la stabilité et la prospérité; |
| B. | considérant qu’en 2004, à la suite de son élargissement à de nouveaux États membres de l’est et du sud, l’Union européenne a décidé de mettre en place sa politique européenne de voisinage, qui englobe à la fois la dimension orientale et méridionale de l’Union et vise à faire progresser le dialogue et la coopération avec ses pays voisins; que la politique européenne de voisinage a fait l’objet d’une mise à jour en 2015; que cette politique a été, pendant de nombreuses années, complétée par un instrument financier spécifiquement consacré à l’action extérieure de l’Union fournissant des ressources, fixant des objectifs généraux et conférant à la Commission le mandat de proposer une programmation annuelle et pluriannuelle pour l’assistance de l’Union; que l’instrument financier de l’Union pour la politique européenne de voisinage a désormais été remplacé par l’instrument de voisinage, de coopération au développement et de coopération internationale — L’Europe dans le monde (IVCDCI); |
| C. | considérant que l’année 2008 a marqué le début de l’Union pour la Méditerranée (UpM), une organisation intergouvernementale qui a été créée en tant que prolongement du processus de Barcelone et qui offre un espace important de dialogue et de coopération au niveau politique, ainsi qu’au niveau des organisations de la société civile et des acteurs politiques concernés; que l’UpM est complétée par une Assemblée parlementaire (AP-UpM), qui constitue un cadre essentiel de dialogue et de convergence politiques, ainsi que de coopération multilatérale entre les représentants élus de l’Union et de ses pays partenaires du sud de la Méditerranée; |
| D. | considérant que, le 9 février 2021, la Commission et le vice-président de la Commission/haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité (VP/HR) ont adopté une communication conjointe pour un partenariat ambitieux et renouvelé avec le voisinage méridional, intitulé «Un nouveau programme pour la Méditerranée», accompagné d’un document de travail conjoint des services établissant un plan économique et d’investissement mettant l’accent sur cinq priorités, à savoir: le développement humain, la bonne gouvernance et l’état de droit; la résilience, la prospérité et la transition numérique; la paix et la sécurité; la migration et la mobilité; et la transition écologique: la résilience climatique, l’énergie et l’environnement; que ce nouveau programme pour la Méditerranée constitue une étape constructive sur la voie du renforcement de l’intégration économique et politique avec les pays du voisinage méridional; que la déclaration sur les accords d’Abraham reconfirme les accords d’Abraham signés en août 2020 et renvoie aux accords qui ont suivi dans le cadre des efforts de normalisation des relations entre Israël et d’autres États arabes; |
| E. | considérant que la région méditerranéenne revêt une importance stratégique vitale et complémentaire pour l’Union; que le processus dit de Barcelone, lancé en 1995, avait pour objectif de créer un espace commun de paix, de stabilité et de prospérité partagée, de mettre en place une zone de libre-échange euro-méditerranéenne, d’œuvrer en faveur du renforcement de la démocratie et du respect des droits de l’homme, et de développer un partenariat euro-méditerranéen pour plus de compréhension et de proximité entre les peuples; que plus de 25 ans après la déclaration de Barcelone, la plupart des objectifs n’ont pas été pleinement atteints; qu’il faut redynamiser les relations entre l’Union et ses partenaires méditerranéens pour répondre aux enjeux communs, profiter des possibilités partagées et libérer le potentiel de notre région partagée; que les pays du voisinage méridional partagent des enjeux, mais qu’ils font cependant chacun face à une situation politique et économique spécifique et à des problèmes particuliers qui doivent être reconnus dans les politiques de l’Union concernant chacune des régions; |
| F. | considérant que le nouveau programme pour la Méditerranée est supposé établir un cadre stratégique global pour faciliter la préparation des cadres politiques bilatéraux, qui peuvent prendre la forme de documents conjoints, de priorités du partenariat ou de dispositifs équivalents établissant les programmes de réforme politiques et économiques convenus conjointement ainsi que les outils de mise en œuvre connexes; qu’il est essentiel d’assurer la cohérence des politiques des États membres avec la politique relative au voisinage méridional pour permettre à l’Union d’atteindre ses objectifs de politique étrangère dans la région; |
| G. | considérant que l’Union et ses partenaires du voisinage méridional ont un même intérêt à soutenir un système multilatéral redynamisé et adapté à son objet, articulé autour des Nations unies, pour relever les défis communs, tels que la résolution et la prévention des conflits, la consolidation de la paix, le changement climatique, la corruption, la criminalité organisée et le terrorisme ainsi que la violence envers les femmes; |
| H. | considérant que l’investissement de l’Union dans son voisinage méridional est une priorité; que la sécurité, la stabilité, la prospérité et la résilience climatique du voisinage méridional de l’Union renforceront la sécurité, la stabilité, la prospérité et la résilience climatique de l’Union; que le renouvellement des investissements dans le voisinage méridional et l’intensification du dialogue politique et stratégique entre l’Union et les pays du voisinage méridional offriront une occasion précieuse de coopération étroite et de synergies entre les politiques au bénéfice, à la fois, de l’Union et de ses États membres, d’une part, et des pays du voisinage méridional, d’autre part; que le voisinage méridional ne devrait pas être considéré hors contexte, mais en étroite corrélation avec le voisinage oriental et, plus généralement, la politique européenne de voisinage (PEV), telle que définie lors du réexamen de la PEV en 2015, et dans le cadre d’une réflexion stratégique globale sur la manière d’instaurer des relations plus étroites, mutuellement bénéfiques et équilibrées entre l’Union et ses voisins; que le voisinage méridional et oriental de l’Union revêtent tous deux une importance stratégique pour l’Union dans divers domaines, tels que la stabilité et la sécurité, la gestion des conflits et du risque de terrorisme, la lutte contre le changement climatique, le commerce, la sécurité des chaînes d’approvisionnement et la diversification de l’accès aux marchés, ainsi que la gestion des migrations, entre autres, car ils peuvent favoriser les droits de l’homme et les réformes démocratiques et, partant, garantir un espace plus sûr et efficace pour les relations économiques et les investissements, à la faveur de chaînes d’approvisionnement plus courtes, par exemple; que l’Union devrait s’efforcer d’établir un espace réglementaire commun incluant son voisinage méridional et oriental, et garantir ainsi à ses voisins un accès aux normes les plus élevées en matière d’action des pouvoirs publics, de lutte contre la corruption et de droits de l’homme, lesquelles ont non seulement un effet de levier sur l’investissement et une croissance économique durable et équitable, mais sont également indispensables pour améliorer la sécurité et la stabilité politique des pays du voisinage méridional et oriental et de l’Union, ainsi que pour la protection de l’environnement; |
| I. | considérant qu’avec la crise de la COVID-19 et les répercussions sur la sécurité alimentaire de la guerre en Ukraine, le risque que l’instabilité s’aggrave encore a progressé, car leurs répercussions socio-économiques sont très importantes pour les pays du voisinage méridional; que l’Union devrait reconnaître la diversité et l’hétérogénéité de la région et adapter ses relations au contexte spécifique de chaque État; |
| J. | considérant que la politique relative au voisinage méridional devrait établir pour les pays concernés un cadre d’action efficace et un accès aux ressources et aux investissements, dans le but de favoriser une véritable intégration socio-économique à grande échelle, le développement économique, l’emploi et le renforcement des capacités ainsi que, pour les institutions concernées, la démocratie; que la politique relative au voisinage méridional devrait contribuer, à court et moyen terme, à la désescalade des conflits dans le voisinage européen et à la prévention de conflits à l’avenir; que les femmes et les enfants sont particulièrement touchés par les conflits dans les pays méditerranéens; |
| K. | considérant qu’en 2021, selon le Haut-Commissaire des Nations unies pour les réfugiés, 1 924 personnes ont péri ou ont été portées disparues sur les routes migratoires de la Méditerranée centrale et occidentale, tandis que 1 153 autres ont péri ou ont été portées disparues sur la route maritime de l’Afrique du Nord-Ouest vers les îles Canaries; que 1 776 personnes ont péri ou disparu sur ces trois routes en 2020; que 23 000 personnes ont péri ou ont été portées disparues en Méditerranée depuis 2014 selon le Projet migrants disparus, une initiative mise sur pied en 2014 par l’Organisation internationale pour les migrations; |
| L. | considérant que l’Union a cherché à mettre en œuvre une démarche globale en matière de migration et d’asile, fondée sur ses valeurs de solidarité, de protection des droits de l’homme et d’état de droit; |
| M. | considérant que, dans de nombreux pays vulnérables, la guerre en Ukraine a eu des répercussions dramatiques sur les prix et la production céréalière ainsi que sur l’accès aux céréales et l’approvisionnement, en particulier pour ce qui concerne le blé; que, d’un point de vue structurel, les partenaires du voisinage méridional dépendent des importations de céréales et que la guerre en Ukraine a une incidence considérable sur les chaînes d’approvisionnement en blé et en huile de cuisson, ce qui a des implications pour la sécurité alimentaire; que l’initiative internationale Food & Agriculture Resilience Mission (FARM) a été lancée le 24 mars 2022, en coopération avec l’Union européenne, le G7 et l’Union africaine, dans le but de prévenir les conséquences désastreuses pour la sécurité alimentaire mondiale de la guerre menée par la Russie en Ukraine; |
| N. | considérant que la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine a et continuera d’avoir des conséquences dévastatrices sur la région du point de vue de la sécurité alimentaire; que la guerre en Ukraine met au jour et illustre, une fois encore, la menace que constituent les pays tiers désireux de soumettre à leur contrôle politique et économique la région méditerranéenne et le voisinage de l’Union, au détriment des aspirations démocratiques et de l’intégrité territoriale des pays ciblés; que le voisinage méridional de l’Union a été la cible des jeux d’influence de grandes puissances, notamment la Russie, la Chine et l’Iran, qui cherchent tous à renforcer leurs moyens d’exercer une hégémonie politique ou économique dans certains pays du voisinage méridional, ce qui pose un sérieux problème pour l’Union, ses États membres et les pays du voisinage méridional du point de vue du développement de leur capacité à lutter contre la désinformation et à promouvoir des valeurs démocratiques telles que la liberté de la presse, la liberté d’association et de réunion et le pluralisme des médias, autant de valeurs déterminantes et de composantes indispensables au regard de l’état de droit qu’il convient de renforcer; qu’une société civile libre, forte et indépendante est fondamentale pour le développement de tous les pays de la région; |
| O. | considérant que l’Union œuvre sans cesse pour contrer les tentatives de pays tiers de déstabiliser la région; que l’Union doit réaffirmer son rôle de partenaire privilégié et de point d’ancrage politique, économique et démocratique majeur pour les pays du voisinage méridional sur le plan des droits de l’homme, de la démocratie et de l’état de droit, de la sécurité, de la migration, de lutte contre le changement climatique, de recherche et développement; que ce rôle fondamental de l’Union se traduit, et devrait continuer à se traduire dans le niveau d’engagement et le positionnement politique au niveau de l’Union en ce qui concerne le voisinage méridional; |
| P. | considérant que la lutte contre la criminalité organisée et le terrorisme, notamment le terrorisme islamique, demeure une priorité; que la lutte contre le groupe État islamique se poursuit dans la région depuis 2015; que certaines des causes profondes de la radicalisation, notamment la marginalisation sociale et politique, n’ont toujours pas été résolues; |
| Q. | considérant que la guerre en Ukraine et la nécessité qui en découle de diversifier et de décarboner davantage l’approvisionnement énergétique de l’Union ont montré le rôle essentiel du voisinage méridional en tant que partenaire indispensable pour réaliser le pacte vert pour l’Europe, mais également pour assurer à l’Union un approvisionnement gazier et pétrolier suffisant à court terme, ce dont profiterait l’Union comme les pays du voisinage méridional; que la découverte d’importantes réserves de gaz naturel et les abondantes sources d’énergie renouvelables dans les pays de la Méditerranée méridionale et occidentale, notamment le Sahara, qui recèle un potentiel considérable de production d’électricité renouvelable, ouvrent aux pays concernés des perspectives de développement économique et de coopération avec l’Union dans le domaine de l’énergie propre, notamment l’hydrogène produit à partir de sources d’énergie renouvelables; que les recettes tirées des ressources naturelles devraient être réparties de manière équitable et utilisées au bénéfice des populations locales; que les réserves gazières et l’approvisionnement en gaz nécessitent des partenariats, des investissements et le partage de savoir-faire entre les pays du sud de la Méditerranée et l’Union européenne et ses États membres; que le présent partenariat, pour sa part, est déjà l’occasion de nouer un dialogue et des relations de coopération entre tous les pays concernés du sud de la Méditerranée et, ainsi, d’améliorer la stabilité de la région; que le voisinage méridional est donc non seulement essentiel pour des raisons de sécurité et de stabilité régionales, mais aussi en tant que partenaire principal pour l’accès à des sources d’énergie fiables, y compris les énergies renouvelables; qu’un véritable partenariat profitable à toutes les parties, notamment les populations des pays du voisinage méridional, est essentiel pour garantir l’accès de celles-ci à une énergie renouvelable, abordable et locale, et ce de manière inclusive; |
| R. | considérant que les effets du changement climatique vont encore entraîner le déplacement de populations vivant au Proche-Orient et en Afrique du Nord; que l’Égypte accueillera la 27e conférence des Nations unies sur les changements climatiques (COP 27) en novembre 2022; que, selon le programme des Nations unies pour l’environnement, le réchauffement de la Méditerranée est 20 % plus rapide que la moyenne mondiale; que les précipitations printanières et estivales devraient diminuer de 30 % d’ici 2080; |
| S. | considérant que la région méditerranéenne compte 510 millions d’habitants, et que la Méditerranée est la plus polluée des grandes mers du monde, avec 1,25 million de fragments de plastique au km2; que les déchets marins jouent un rôle majeur dans la crise de la biodiversité et coûtent aux secteurs de la mer, du tourisme et de la pêche environ 641 millions d’euros par an; que, selon le rapport 2019 du World Widelife Fund, 0,57 million de tonnes de plastique échouent chaque année dans la Méditerranée, un chiffre qui va quadrupler d’ici 2050; que, selon l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), 75 % des stocks halieutiques de la Méditerranée pour lesquels des estimations validées sont disponibles sont pêchés à des niveaux non durables d’un point de vue biologique; |
| T. | considérant que le développement, la sécurité, la stabilité et la démocratie dans le voisinage méridional sont étroitement liés à l’intégration socio-économique effective des femmes, des jeunes et des groupes discriminés tels que les personnes LGBTQI+, aux droits fondamentaux des minorités religieuses, culturelles et ethniques ainsi qu’à l’existence d’espaces ouverts qui permettent aux citoyens et à la société civile indépendante de s’exprimer, d’agir et partager des idées et opinions en toute liberté; que des études ont montré que leur capacité d’accéder à l’éducation, à la formation professionnelle, à l’emploi et à un développement professionnel adéquat à plus long terme est essentielle; que les droits civils, politiques, sociaux et économiques des femmes et la défense de ceux-ci dans le voisinage méridional devraient être une priorité du nouveau programme pour la Méditerranée; que l’intégration des femmes sur le marché du travail, qui atteint 19 % en moyenne selon le rapport 2020 de l’ONU Femmes qui analyse la situation des femmes dans la région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord (MENA), reste beaucoup plus faible que dans d’autres parties du monde; |
| 1. | recommande à la Commission et au VP/HR, dans le cadre de la mise en œuvre du partenariat renouvelé avec le voisinage méridional intitulé «Un nouveau programme pour la Méditerranée»:
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| 2. | charge sa Présidente de transmettre la présente recommandation au Conseil, au vice-président de la Commission et haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, à la Commission, au Comité des régions, au secrétariat de l’Union pour la Méditerranée et à son Assemblée parlementaire, ainsi qu’aux gouvernements et aux parlements des États membres de l’Union européenne et aux États membres de l’Union pour la Méditerranée et de sa dimension parlementaire. |
Initiative législative — 52022IP0451
15/12/2022
Initiative législative — 52022IP0450
15/12/2022
Initiative législative — 52022IP0449
15/12/2022
Initiative législative — 52022IP0448
15/12/2022