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CELEX52022IP0326
TypeInitiative législative
Datejeudi 15 septembre 2022

Texte intégral

5.4.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 125/100


P9_TA(2022)0326

Cohésion économique, sociale et territoriale dans l’UE: le 8e rapport sur la cohésion

Résolution du Parlement européen du 15 septembre 2022 sur la cohésion économique, sociale et territoriale dans l’UE: le 8e rapport sur la cohésion (2022/2032(INI))

(2023/C 125/09)

Le Parlement européen,

—

vu les articles 2 et 3 du traité sur l’Union européenne,

—

vu les articles 4, 162, 174 à 178, et 349 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (traité FUE),

—

vu le règlement (UE) 2021/1060 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 portant dispositions communes relatives au Fonds européen de développement régional, au Fonds social européen plus, au Fonds de cohésion, au Fonds pour une transition juste et au Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture, et établissant les règles financières applicables à ces Fonds et au Fonds «Asile, migration et intégration», au Fonds pour la sécurité intérieure et à l’instrument de soutien financier à la gestion des frontières et à la politique des visas (1) (règlement portant dispositions communes),

—

vu le règlement (UE) 2021/1058 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 relatif au Fonds européen de développement régional et au Fonds de cohésion (2),

—

vu le règlement (UE) 2021/1056 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 établissant le Fonds pour une transition juste (3),

—

vu le règlement (UE) 2021/1059 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 portant dispositions particulières relatives à l’objectif «Coopération territoriale européenne» (Interreg) soutenu par le Fonds européen de développement régional et les instruments de financement extérieur (4),

—

vu le règlement (UE) 2021/1057 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 instituant le Fonds social européen plus (FSE+) et abrogeant le règlement (UE) no 1296/2013 (5),

—

vu le règlement (UE) 2020/460 du Parlement européen et du Conseil du 30 mars 2020 modifiant les règlements (UE) no 1301/2013, (UE) no 1303/2013 et (UE) no 508/2014 en ce qui concerne des mesures spécifiques visant à mobiliser des investissements dans les systèmes de soins de santé des États membres et dans d’autres secteurs de leur économie en réaction à la propagation du COVID-19 (initiative d’investissement en réaction au coronavirus) (6),

—

vu le règlement (UE) no 1305/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 relatif au soutien au développement rural par le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader) et abrogeant le règlement (CE) no 1698/2005 du Conseil (7),

—

vu le paquet «Ajustement à l’objectif 55» adopté par la Commission le 14 juillet 2021,

—

vu le règlement (UE) 2021/1119 du Parlement européen et du Conseil du 30 juin 2021 établissant le cadre requis pour parvenir à la neutralité climatique et modifiant les règlements (CE) no 401/2009 et (UE) 2018/1999 (loi européenne sur le climat) (8),

—

vu le règlement (UE) 2021/2116 du Parlement européen et du Conseil du 2 décembre 2021, relatif au financement, à la gestion et au suivi de la politique agricole commune et abrogeant le règlement (UE) no 1306/2013 (9),

—

vu le règlement (UE) 2022/562 du Parlement européen et du Conseil du 6 avril 2022 modifiant les règlements (UE) no 1303/2013 et (UE) no 223/2014 en ce qui concerne l’action de cohésion pour les réfugiés en Europe (CARE) (10),

—

vu le règlement (UE) 2021/1755 du Parlement européen et du Conseil du 6 octobre 2021 établissant la réserve d’ajustement au Brexit (11),

—

vu le règlement (UE) 2020/461 du Parlement européen et du Conseil du 30 mars 2020 modifiant le règlement (CE) no 2012/2002 du Conseil en vue de fournir une aide financière aux États membres et aux pays dont l’adhésion à l’Union est en cours de négociation qui sont gravement touchés par une urgence de santé publique majeure (12) (Fonds de solidarité de l’Union européenne — FSUE),

—

vu le règlement (UE, Euratom) 2020/2092 du Parlement européen et du Conseil du 16 décembre 2020 relatif à un régime général de conditionnalité pour la protection du budget de l’Union (13) (Règlement sur la conditionnalité liée à l’état de droit),

—

vu la proposition de règlement du Parlement européen et du Conseil du 29 mai 2018 relatif à la création d’un mécanisme visant à lever les obstacles juridiques et administratifs dans un contexte transfrontalier (COM(2018)0373),

—

vu la communication de la Commission du 4 février 2022 intitulée «8e rapport sur la cohésion: la cohésion en Europe à l’horizon 2050» (COM(2022)0034),

—

vu la communication de la Commission du 3 mai 2022 intitulée «Donner la priorité aux citoyens, assurer une croissance durable et inclusive, libérer le potentiel des régions ultrapériphériques de l’Union» (COM(2022)0198),

—

vu la communication de la Commission du 30 juin 2021 intitulée «Une vision à long terme pour les zones rurales de l’UE — Vers des zones rurales plus fortes, connectées, résilientes et prospères à l’horizon 2040» (COM(2021)0345),

—

vu le pacte d’Amsterdam créant le programme urbain de l’Union européenne, conclu lors de la réunion informelle des ministres européens chargés des questions urbaines le 30 mai 2016 à Amsterdam,

—

vu le socle européen des droits sociaux, proclamé le 17 novembre 2017 à Göteborg par le Parlement, le Conseil et la Commission,

—

vu le rapport du groupe d’experts intergouvernemental de l’ONU sur l’évolution du climat intitulé «Changement climatique 2022: atténuation du changement climatique»,

—

vu l’avis du Comité des régions du 10 décembre 2020 intitulé «Stratégie de l’Union pour la revitalisation du milieu rural» (14),

—

vu l’avis du Comité économique et social européen (CESE) du 18 septembre 2020 sur le rôle des politiques structurelles et de cohésion de l’Union dans la transformation intelligente et innovante de l’économie (15),

—

vu l’avis du CESE du 25 septembre 2021 intitulé «Le rôle de la politique de cohésion dans la lutte contre les inégalités durant la nouvelle période de programmation après la crise de la COVID-19. Complémentarités et chevauchements éventuels avec la facilité pour la reprise et la résilience (FRR) et les plans de relance nationaux» (16),

—

vu l’avis du CESE du 27 avril 2021 sur le rôle de l’économie sociale dans la création d’emplois et la mise en œuvre du socle européen des droits sociaux (17),

—

vu la recommandation (UE) 2021/402 de la Commission du 4 mars 2021 concernant un soutien actif et efficace à l’emploi (EASE) à la suite de la crise de la COVID-19 (18),

—

vu l’initiative de la Commission sur le nouveau Bauhaus européen, lancée le 14 octobre 2020,

—

vu l’initiative de la Commission pour le rattrapage (également connue sous le nom d’initiative pour les régions en retard de développement) lancée en 2015,

—

vu les objectifs de développement durable des Nations unies établis en septembre 2015 dans le cadre du programme de développement durable à l’horizon 2030,

—

vu l’accord adopté lors de la 21e conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21) à Paris le 12 décembre 2015 («accord de Paris»),

—

vu sa résolution du 8 mars 2022 sur la politique de cohésion en tant qu’outil de réduction des disparités et de renforcement de la coopération transfrontière en matière de santé (19),

—

vu sa résolution du 8 mars 2022 sur le rôle de la politique de cohésion dans la promotion d’une transformation innovante et intelligente ainsi que de la connectivité régionale aux TIC (20),

—

vu sa résolution du 15 février 2022 sur les défis à relever pour les zones urbaines à l’ère post-COVID-19 (21),

—

vu sa résolution du 14 septembre 2021 intitulée «Vers un renforcement du partenariat avec les régions ultrapériphériques de l’Union» (22),

—

vu sa résolution du 9 juin 2021 sur la dimension de genre dans la politique de cohésion (23),

—

vu sa résolution du 20 mai 2021 sur l’inversion des tendances démographiques dans les régions de l’Union utilisant les instruments de la politique de cohésion (24),

—

vu sa résolution du 25 mars 2021 sur la politique de cohésion et les stratégies régionales en matière d’environnement dans la lutte contre le changement climatique (25),

—

vu sa résolution du 13 mars 2018 sur les régions en retard de développement dans l’Union européenne (26),

—

vu sa résolution du 13 juin 2018 sur la politique de cohésion et l’économie circulaire (27),

—

vu le rapport final de la conférence sur l’avenir de l’Europe et ses recommandations,

—

vu l’étude intitulée «Régions de l’Union en retard de développement: état des lieux et enjeux pour l’avenir», publiée par sa direction générale des politiques internes en septembre 2020 (28),

—

vu le rapport de la Cour des comptes no 01/2020 sur le suivi des dépenses liées au climat dans le budget de l’Union,

—

vu l’article 54 de son règlement intérieur,

—

vu les avis de la commission des budgets et de la commission de l’agriculture et du développement rural,

—

vu le rapport de la commission du développement régional (A9-0210/2022),

A.

considérant que lors de la dernière période de financement, entre 2014 et 2020, la politique de cohésion, soit la principale politique d’investissement public, a permis de soutenir plus de 1,4 million d’entreprises, a contribué à la construction de 1 544 km de lignes ferroviaires et à la sécurisation des routes, a aidé 45,5 millions de personnes à intégrer le marché du travail et a permis une augmentation du PIB allant jusqu’à 5 % dans les régions les moins développées;

B.

considérant que pendant la pandémie, le risque de chômage, la hausse de la pauvreté et l’écart entre les hommes et les femmes ont été particulièrement marqués dans les régions moins développées de l’Union; que l’écart entre les hommes et les femmes en matière d’emploi y est presque deux fois plus grand que dans les régions plus développées;

C.

considérant que la politique de cohésion, sans être un instrument de crise, a aidé de manière répétée et efficace les régions à réagir efficacement aux urgences et aux chocs asymétriques tels que la crise de la COVID-19, le Brexit et la crise actuelle des réfugiés causée par l’invasion russe de l’Ukraine, notamment en soutenant les États membres en première ligne dans l’accueil des réfugiés; que cette aide d’urgence ne devrait toutefois pas compromettre l’approche stratégique de la période de financement dans son ensemble, étant donné que la politique de cohésion est en soi une politique d’investissement à long terme;

D.

considérant qu’il est de la plus haute importance que la future politique de cohésion soit élaborée sur la base d’une stratégie suivie tout au long de la période de financement, qui pourrait toutefois être réévaluée et ajustée lors de la révision à mi-parcours;

E.

considérant que, si les régions développées de l’est de l’Union rattrapent leur retard par rapport au reste de l’Union, plusieurs régions à revenu intermédiaire et moins développées connaissent une stagnation ou un déclin économiques, ce qui laisse penser qu’elles sont prises dans un «piège du développement»; que la répartition des fonds doit tenir compte de l’évolution des disparités non seulement entre les États membres, mais aussi au sein de ceux-ci;

F.

considérant que la convergence a été favorisée par une forte croissance dans les régions moins développées, mais que les avantages qu’elles tirent de coûts plus faibles et les retours sur investissements risquent de diminuer au fil du temps; qu’il sera nécessaire pour les régions moins développées d’encourager l’éducation et la formation, d’accroître les investissements dans la recherche et l’innovation et d’améliorer la qualité de leurs institutions, tout en continuant d’investir dans les infrastructures afin de maintenir une croissance constante et d’éviter de tomber dans un piège du développement, de combler le déficit de connectivité, et de garantir l’accès à des services de qualité et à des conditions de vie décentes;

G.

considérant que, si le nombre de personnes menacées de pauvreté et d’exclusion sociale a diminué entre 2012 et 2019, 20 % de la population totale de l’Union reste exposée au risque de pauvreté et d’exclusion sociale;

H.

considérant que la qualité des infrastructures, la fourniture de services, l’accès aux soins de santé et les solutions de transport et de mobilité diffèrent considérablement entre les régions urbaines et rurales;

I.

considérant que les villes et les liens entre les zones urbaines fonctionnelles et les zones rurales sont des moteurs importants du développement local et régional, de la cohésion et d’une transition juste;

J.

considérant que l’augmentation des coûts des matières premières et des matériaux de construction a une incidence négative directe sur de nombreux projets d’infrastructure financés par l’Union et met leur mise en œuvre en péril;

K.

considérant que le déclin démographique est plus marqué dans les régions rurales et que 50 % de la population de l’Union vivra, d’ici à 2050, dans une région confrontée au déclin et au vieillissement de sa population; que ces évolutions sont susceptibles d’affecter le potentiel de croissance et l’accès aux services dans les zones rurales; que, compte tenu du vieillissement de la population, il est essentiel d’associer les jeunes générations au développement futur de leurs régions;

L.

considérant que la fuite des cerveaux touche de manière disproportionnée les régions moins développées et que, s’il n’y est pas remédié, le phénomène aura des effets à long terme et permanents sur l’avenir de l’Union européenne;

M.

considérant que la politique de cohésion revêt une importance primordiale pour les investissements en capital des pouvoirs publics, puisqu’elle fournit plus de la moitié du financement total des investissements publics dans certains États membres; que le soutien apporté par les Fonds structurels et d’investissement européens (Fonds ESI) devrait s’ajouter aux dépenses publiques des États membres, et non les remplacer;

N.

considérant que l’objectif visant à parvenir à une Europe neutre en carbone pour 2050 au plus tard devrait aller de pair avec l’objectif visant à assurer une transition juste et équitable; que la pollution de l’air et de l’eau reste, de manière générale, trop élevée dans de nombreuses régions moins développées; que toutes les régions de l’Union doivent jouer un rôle important dans la lutte contre le changement climatique, grâce à des mesures coordonnées avec les régions environnantes;

O.

considérant que la fracture en matière d’innovation s’est creusée entre les régions et que les disparités en matière d’éducation, de formation et de compétences sont souvent importantes entre les régions plus et moins développées; que les dotations en compétences sont concentrées en particulier dans les régions capitales et qu’une importante fracture entre les zones urbaines et rurales est apparue;

P.

considérant que l’initiative du nouveau Bauhaus européen établit une passerelle entre le pacte vert pour l’Europe et les espaces de vie des zones urbaines et rurales, par la transformation de l’environnement bâti;

Q.

considérant que des disparités subsistent en Europe en ce qui concerne la vitesse de la transition numérique; que les connexions internet à très haut débit ne sont accessibles qu’à deux habitants sur trois dans les villes et à un habitant sur six dans les campagnes;

R.

considérant que les prix du logement et de l’énergie augmentent, ce qui met en évidence la nécessité de logements sociaux meilleur marché et d’une rénovation accélérée de l’habitat pour lutter contre la précarité énergétique;

S.

considérant que des avancées notables ont été obtenues sur le front de l’emploi et de l’inclusion sociale, mais que les disparités régionales restent plus importantes qu’avant la crise financière de 2008; que la politique de cohésion devrait apporter des réponses efficaces pour lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale, créer de l’emploi et de la croissance, accroître la compétitivité, promouvoir les investissements dans l’éducation, y compris l’éducation numérique, la santé, la recherche et l’innovation, lutter contre le changement climatique et relever les défis démographiques; que la politique de cohésion ne peut remplir toutes ces missions que si elle s’appuie sur un financement solide;

T.

considérant que les régions et les zones énumérées à l’article 174 du traité FUE doivent faire l’objet d’une attention particulière; que les mesures spécifiques et le financement supplémentaire doivent être maintenus pour les régions ultrapériphériques et les plus septentrionales à faible densité de population afin de compenser les handicaps naturels et démographiques graves et permanents de ces régions;

U.

considérant que la politique de cohésion devrait être mise en œuvre conformément aux principes de bonne gouvernance et dans le plein respect des valeurs communes de l’Union énoncées à l’article 2 du traité FUE, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne et du code de conduite européen en matière de partenariat; que l’état de droit s’est détérioré au fil du temps dans plusieurs États membres; que la politique de cohésion devrait contribuer au renforcement de la démocratie et de l’état de droit;

V.

considérant que la pandémie de COVID-19 et les tensions géopolitiques actuelles ont confirmé la nécessité de réfléchir au cadre de gouvernance économique, notamment à une suspension temporaire (jusqu’en 2023) et à une révision du pacte de stabilité et de croissance, et d’envisager la possibilité que les dépenses publiques au titre de la politique de cohésion des États membres et des autorités régionales et locales dans le cadre des Fonds ESI ne soient pas considérées comme des dépenses structurelles nationales ou équivalentes au sens du pacte de stabilité et de croissance;

W.

considérant que le budget du Fonds de solidarité de l’Union européenne (FSUE) est loin d’apporter une réponse adéquate aux catastrophes naturelles majeures et d’exprimer la solidarité européenne envers les régions sinistrées; que cette inadéquation va se creuser en raison de l’augmentation attendue des catastrophes naturelles qui sont dues au changement climatique et entraînent des changements plus radicaux dans la vie des personnes; que les contributions des fonds européens ne couvrent que le rétablissement du statu quo ante en ce qui concerne les infrastructures et les équipements, tandis que les coûts supplémentaires liés à la reconstruction de structures plus résilientes au changement climatique doivent être (co)financés par les États membres;

1.

est convaincu que la politique de cohésion ne peut continuer à jouer son rôle actuel de vecteur d’investissements et de création d’emplois, d’instrument de réduction des disparités régionales et intrarégionales, et de mécanisme de solidarité pour toutes les régions de l’Union que si elle dispose d’un financement solide fondé sur le principe de partenariat et d’une gouvernance à plusieurs niveaux; souligne que cela implique de prévoir au moins le même niveau de financement que pour la période de financement 2021-2027, compte tenu également de la récession attendue, en y ajoutant les ressources budgétaires du Fonds pour une transition juste (FTJ) II; rappelle que les nouveaux défis nécessitent de nouveaux fonds et demande de compléter la politique de cohésion par de nouvelles ressources budgétaires afin de permettre aux États membres et aux autorités régionales de faire face aux différents défis et crises qui touchent l’Union européenne;

2.

note que les États membres peuvent présenter une demande dûment justifiée de flexibilité accrue dans le cadre actuel du pacte de stabilité et de croissance pour les dépenses structurelles publiques ou assimilables, soutenues par l’administration publique au moyen du cofinancement d’investissements activés dans le cadre du Fonds européen de développement régional (FEDER), du Fonds de cohésion (FC) et du Fonds pour une transition juste (FTJ); rappelle que lors de la définition de l’ajustement budgétaire au titre du volet préventif ou correctif du pacte de stabilité et de croissance, la Commission doit évaluer soigneusement la demande concernée de façon à refléter l’importance stratégique des investissements cofinancés par le FEDER, le FC et le FTJ;

3.

réaffirme son engagement ferme en faveur de la politique de cohésion, partie intégrante de l’acquis communautaire, qui est de ce fait indissociable du projet européen et est fondée sur le principe de la solidarité entre les États membres et les régions; souligne que la politique de cohésion s’est révélée être un outil moderne et flexible, qui peut être rapidement déployé en situation d’urgence; fait ressortir que l’objectif initial de la politique de cohésion, à savoir promouvoir et soutenir le «développement harmonieux global» de ses États membres et de ses régions, devrait rester le rôle clé des programmes de la politique de cohésion; insiste toutefois sur le fait que la politique de cohésion ne devrait pas devenir une source de financement pour combler les lacunes en matière de flexibilité budgétaire, ni faire face à des coupes budgétaires en réponse à la crise, et qu’en tant que politique d’investissement à long terme, la politique de cohésion devrait contribuer à préparer les régions aux défis à venir;

4.

déplore que les lenteurs dans les négociations sur le cadre financier pluriannuel (CFP) aient entraîné des retards considérables dans la période de programmation, avec des répercussions sur les autorités de gestion et les bénéficiaires; invite instamment la Commission et les États membres à accélérer l’adoption des accords de partenariat et des programmes, car la sous-exécution prolongée des fonds de cohésion pourrait entraîner un retard anormal des paiements dans la seconde moitié de la période d’exécution du CFP, ce qui aurait pour effet d’exercer une pression supplémentaire sur les paiements lors des négociations relatives au CFP pour l’après-2027; invite dès lors la Commission à envisager la possibilité juridique de créer deux parties distinctes dans le règlement portant dispositions communes (RPDC), soit une partie portant sur le contenu (politique) et une partie relative au CFP (ressources financières) pour la période de programmation postérieure à 2027; estime que la partie portant sur le contenu devrait être négociée et conclue avant la partie relative au CFP, afin de permettre aux autorités de gestion de commencer à se préparer en temps utile; souligne, dans ce cadre, la nécessité d’adopter rapidement le prochain CFP, afin que les États membres et les autorités régionales et locales aient une vision claire de leurs enveloppes financières et soient en mesure de faire des choix politiques et d’établir des priorités d’investissement;

5.

salue la facilité pour la reprise et la résilience (FRR), instrument important pour atténuer les conséquences économiques et sociales de la pandémie de coronavirus et rendre les économies et les sociétés européennes plus durables, plus résilientes et mieux préparées aux défis et aux perspectives des transitions écologique et numérique; souligne qu’il importe de garantir ses complémentarités et synergies avec la politique de cohésion; critique l’absence de dimension territoriale au sein de la FRR et réaffirme l’importance du principe de partenariat dans les politiques territoriales de l’Union; regrette que le déploiement de la FRR ait été fortement centralisé et n’ait pas fait l’objet de consultations avec les régions et les municipalités, et souligne que la formulation et la mise en œuvre des politiques et actions de l’Union doivent tenir compte des objectifs énoncés à l’article 174 du traité FUE et contribuer à leur réalisation; estime, en outre, que les plans nationaux de relance financés par la FRR ne devraient pas affecter la capacité de mobilisation des Fonds ESI;

6.

souligne que la Cour des comptes européenne a critiqué l’absence de distinction entre l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à celui-ci; insiste sur le fait que la future politique de cohésion devrait distinguer entre ces deux concepts dans le suivi des dépenses et dans sa concentration thématique; souligne que le changement climatique représente la plus grave menace pesant sur les sociétés humaines partout dans le monde et touche toutes les régions; souligne par conséquent la nécessité d’intensifier les efforts pour lutter contre le changement climatique et renforcer l’atténuation du changement climatique; souligne que la politique de cohésion doit favoriser la pleine prise en compte des questions climatiques;

7.

se félicite que la Commission ait mis en place le FTJ afin de soutenir les régions confrontées à des difficultés dans leur transition vers la neutralité carbone; exhorte les États membres réticents à poursuivre sa mise en œuvre et invite la Commission à tirer les enseignements de la mise en œuvre du FTJ; demande qu’un nouveau fonds, le FTJ II, soit créé au cours de la période de programmation post-2027 au niveau NUTS 3, avec une méthode d’allocation révisée; estime que le Fonds devrait être pleinement intégré dans le règlement portant dispositions communes, tout en appliquant les principes de gestion partagée et de partenariat; estime que les régions à forte intensité de CO2 par habitant, ainsi que les industries en transition, devraient avoir accès à ce fonds, qui devrait être doté de moyens financiers plus importants que l’actuel FTJ et d’un champ d’application plus large; demande que le nouveau FTJ II fasse la distinction entre l’atténuation du changement climatique et l’adaptation à celui-ci, et souligne la nécessité de concevoir une architecture simple pour la future politique de cohésion;

8.

salue l’idée d’un principe consistant à «ne pas nuire à la cohésion», en vertu duquel aucune action ne doit entraver le processus de convergence ou contribuer aux disparités régionales; estime que le Comité européen des régions devrait être associé à la conception de ce principe, qui devrait être intégré dans la législation en tant que principe transversal des politiques de l’Union disposant d’un champ d’application et de modalités d’application clairement définis;

9.

note que, même si la politique de cohésion n’est pas un instrument de crise, il convient de maintenir un montant de flexibilité non affectée aussi élevé qu’au cours de la période actuelle jusqu’à après l’examen à mi-parcours afin de renforcer la résilience et la réactivité des régions, en leur permettant de relever les défis nouveaux et à venir et d’absorber les chocs asymétriques; soutient qu’une politique de cohésion forte, dotée d’un financement accru, devrait être garantie dans le CFP de l’après-2027, mais que cette politique ne devrait pas être utilisée pour relever tous les nouveaux défis; invite la Commission à proposer la mobilisation des dotations de cohésion non utilisées pour 2021 en vue d’une plus grande flexibilité à partir de 2022 afin de trouver des solutions à l’augmentation des coûts des projets d’infrastructure financés par l’Union (transports, énergie, numérique, etc.); rappelle que le prix des matières premières et des matériaux de construction met en péril la mise en œuvre de nombreux projets d’infrastructure financés par l’Union;

10.

souligne que le changement climatique représente pour les décennies à venir la plus grave menace pesant sur les sociétés humaines partout dans le monde; rappelle que le changement climatique a déjà pour conséquence visible et tangible l’augmentation en nombre et en intensité des catastrophes naturelles et des phénomènes climatiques extrêmes (inondations, tempêtes, cyclones, sécheresses, canicules, feux de forêts,…); estime que les coûts pour l’Union, pour chaque État et pour chaque région de la non-anticipation et de la non-adaptation au changement climatique seront extrêmement élevés; appelle de ses vœux l’augmentation significative du budget du FSUE afin d’aider les régions à anticiper et à atténuer les effets du changement climatique, ainsi qu’à élargir le champ d’application de ce Fonds, de sorte qu’il intervienne également à l’appui de la construction ou de la restauration d’infrastructures publiques et privées plus résilientes face au changement climatique; demande à la Commission d’évaluer si le budget du FSUE peut être augmenté au moyen d’une sorte d’assurance pour laquelle les États membres paient une redevance annuelle en fonction de leur nombre d’habitants, à investir dans des actifs sûrs et à mettre à disposition en cas de crise;

11.

estime que le taux de cofinancement au titre de l’objectif «Investissement pour l’emploi et la croissance» au niveau de chaque priorité, dans des circonstances normales, ne devrait pas excéder:

a)

85 % pour les régions moins développées et les régions ultrapériphériques;

b)

75 % pour les régions en transition, si elles sont maintenues;

c)

70 % pour les régions plus développées;

estime que les trois taux devraient être augmentés en cas d’urgence, en utilisant le montant de flexibilité;

12.

est d’avis que le Fonds de cohésion devrait soutenir les États membres dont le RNB par habitant, mesuré en standards de pouvoir d’achat et calculé à partir des données de l’Union pour la période 2025-2027, est inférieur à 90 % du RNB moyen par habitant de l’Union pour la même période de référence;

13.

souligne que le PIB utilisé comme seul indicateur de développement ne tient pas compte de la durabilité environnementale, de l’efficacité des ressources, de l’intégration et du progrès social; rappelle qu’outre les questions économiques, la santé, l’éducation, la durabilité, l’équité et l’inclusion sociale font partie intégrante du modèle de développement de l’Union; plaide pour que le PIB soit complété par de nouveaux indicateurs (sociaux, environnementaux, démographiques, par exemple) afin de disposer de meilleurs repères socioéconomiques sur les régions, de répondre aux priorités européennes actuelles, telles que le pacte vert pour l’Europe ou le socle européen des droits sociaux, et de mieux refléter les transitions écologique, numérique et démographique ainsi que le bien-être des personnes;

14.

suggère d’ouvrir une réflexion sur la contribution de la politique de cohésion à la réalisation des objectifs stratégiques à long terme de l’Union, en particulier à la lumière des nouveaux défis qui se présentent; estime que les transitions écologique et numérique restent des défis majeurs sur lesquels nous devrions concentrer nos investissements afin d’éviter que de nouvelles disparités se multiplient; invite la Commission, les États membres et les autorités de gestion à renforcer le dialogue et à unir leurs forces pour définir les objectifs stratégiques auxquels la future cohésion devrait contribuer;

15.

constate que la plupart des États membres comptent toujours des régions désindustrialisées; demande instamment de soutenir la transition industrielle, sociale et environnementale de ces territoires et estime que, pour faire face aux conséquences potentiellement négatives de la transition des anciennes industries, telles que l’acier et l’aluminium, et pour soutenir ces secteurs, les ressources du FTJ II devraient être orientées vers leur modernisation lorsque c’est possible et la mise en place de stratégies de spécialisation intelligente adaptées aux différentes régions en transition industrielle, en favorisant une croissance fondée sur l’innovation et en veillant à répartir les bienfaits de la croissance;

16.

estime que, si certaines régions en transition industrielle sont confrontées à des défis spécifiques tels que la désindustrialisation due à l’externalisation de la production industrielle vers les économies émergentes, les faibles niveaux de productivité et l’absence de véritable stratégie pour les métiers d’avenir, d’autres régions ont un potentiel relativement important, comme une tradition de fabrication et des activités d’innovation sophistiquées dans des industries de niche locales; constate que les régions plus industrialisées sont plus résilientes face aux différents chocs économiques et sociaux, et invite l’Union à élaborer une politique de réindustrialisation ambitieuse pour les régions de l’Union; souligne l’importance de la production et de la consommation locales et régionales; appelle également de ses vœux une initiative spécifique de l’Union visant à soutenir les régions à faible croissance et les régions les plus pauvres de l’Union qui divergent à la fois sur le plan interne et extérieur de la moyenne de l’Union, en s’appuyant sur les enseignements tirés de l’initiative de rattrapage «Catching Up»; réaffirme la nécessité d’une élaboration des politiques territorialisée au moyen d’une analyse appropriée des modèles de faible croissance et des outils nécessaires pour y remédier;

17.

constate qu’en 2019, plus d’un quart de la population de l’Union vivait dans une région où le PIB réel n’avait pas encore retrouvé son niveau d’avant la crise financière de 2007, en particulier en Grèce, à Chypre, en Italie et en Espagne; souligne que ces mêmes pays ont de nouveau été plus durement touchés par la crise économique et sociale provoquée par la COVID-19;

18.

souligne qu’il importe de soutenir les zones rurales en valorisant leur diversité et leur potentiel, en améliorant la connectivité des transports, le haut débit, la fourniture de services, la diversification économique et la création d’emplois, et en les aidant à faire face aux enjeux tels que la désertification rurale, le vieillissement, le dépeuplement et l’exode rural, le déclin du tissu local en général, dont les centres villes, et l’insuffisance des soins de santé et des possibilités d’éducation, tout en mettant l’accent sur l’importance des liens entre villes et campagnes dans le contexte des zones urbaines fonctionnelles; souligne en particulier le rôle souvent précaire des jeunes femmes dans les zones rurales; est d’avis que l’initiative du nouveau Bauhaus européen contribuerait à rendre les zones rurales plus attrayantes; note que toutes ces mesures aideraient également les villes en expansion à relever les défis auxquels elles sont confrontées;

19.

souligne l’importance de solutions de mobilité durables dans l’ensemble de l’Union; invite la Commission à promouvoir la mobilité intelligente et verte et la suppression progressive des combustibles fossiles afin de contribuer au pacte vert pour l’Europe et au paquet «Ajustement à l’objectif 55»; souligne l’importance du pacte vert et du paquet «Ajustement à l’objectif 55» et fait observer que les investissements aux niveaux régional et local sont essentiels à leur réussite; prie instamment la Commission de continuer à soutenir les dépenses liées au climat et de renforcer le principe consistant à «ne pas causer de préjudice important»;

20.

souligne le caractère multidimensionnel du développement rural, qui va au-delà de l’agriculture à proprement parler; insiste sur la nécessité de mettre en œuvre un mécanisme de test rural destiné à évaluer l’incidence des initiatives législatives de l’Union sur les zones rurales; relève que seuls 11,5 % des habitants des zones rurales travaillent dans les secteurs de l’agriculture, de la sylviculture et de la pêche; demande, par conséquent, la réintégration du Feader dans le cadre stratégique du règlement portant dispositions communes en tant que fonds distinct; souligne que le fait de faire partie des fonds de la politique de cohésion renforce les possibilités et les synergies, grâce à une approche intégrée et plurifonds, pour les investissements dans les zones rurales au-delà de l’agriculture et pour le développement régional; met en avant la précieuse contribution au développement rural apportée par le programme Leader, qui vise à associer les acteurs locaux à la conception et à la mise en œuvre des stratégies, à la prise de décision et à l’allocation des ressources pour le développement de leurs zones rurales;

21.

appelle au renforcement des articles 174 et 349 du traité FUE dans toutes les politiques de l’Union afin de promouvoir la réalisation des objectifs qui y sont définis; regrette que le 8e rapport n’accorde aucune attention particulière aux progrès accomplis dans la réalisation de la cohésion économique, sociale et territoriale dans les régions qui souffrent de handicaps naturels ou démographiques graves et permanents telles que les régions ultrapériphériques, les régions les plus septentrionales à très faible densité de population et les régions insulaires, transfrontalières et de montagne; rappelle le rôle essentiel de la politique de cohésion dans les régions ultrapériphériques; souligne l’importance de concevoir des mesures et des programmes adaptés à ces régions et insiste sur la nécessité de maintenir toutes les mesures spécifiquement conçues pour ces régions, étant donné que la majorité des régions ultrapériphériques font encore partie des régions les moins développées, représentant 6 des 30 régions de l’Union dont le PIB par habitant est le plus faible; réaffirme, dans ce contexte, l’importance d’une coopération régionale dynamique afin d’optimiser le potentiel des régions ultrapériphériques;

22.

est convaincu qu’il est nécessaire de renforcer le rôle des petites et grandes villes ainsi que des villages pour soutenir les économies locales et s’attaquer aux enjeux démographiques et climatiques; réaffirme l’importance des liens entre les zones urbaines et rurales et de l’élaboration de stratégies fondées sur des zones fonctionnelles, en accordant une attention particulière aux petites et moyennes villes, dans le but d’empêcher le déclin des zones rurales; souligne l’importance de mettre en œuvre des approches territoriales sur mesure et d’investir en particulier dans l’initiative «villages intelligents» dans le but de revitaliser les services ruraux grâce à l’innovation numérique et sociale; souligne l’importance des synergies entre les différents outils de financement, tels que le Fonds européen agricole pour le développement rural (FEADER), le Fonds européen de développement régional (FEDER), le Fonds social européen plus (FSE+) et le Fonds européen pour les affaires maritimes, la pêche et l’aquaculture (FEAMPA), afin de consacrer un niveau suffisant de ressources financières aux zones rurales au moyen d’une approche plurifonds;

23.

réaffirme le rôle de la politique de cohésion dans l’harmonisation et l’amélioration des conditions de vie pour tous dans l’ensemble de l’Union; note toutefois l’émergence croissante de zones défavorisées et pauvres, y compris dans les régions plus développées; souligne que, si les villes sont des moteurs régionaux de croissance et de transition, et qu’y vivre et y travailler présente de nombreux avantages, une forte concentration de la population et une croissance démographique supérieure à la moyenne dans certaines zones urbaines peuvent également avoir des répercussions sur l’accessibilité financière au logement, les niveaux de pollution et la qualité de vie; demande par conséquent à la Commission de présenter une proposition visant à faire de l’initiative du nouveau Bauhaus européen un programme de l’Union pour le CFP post-2027, doté d’un budget spécifique fondé sur de nouvelles ressources qui fournirait des solutions pour le développement de zones urbaines durables et innovantes; estime que les villes et les autorités urbaines devraient avoir un accès direct aux financements de l’Union à l’avenir; rappelle l’importance des garanties qui permettraient d’éviter une pénalisation injuste des autorités régionales et locales situées dans des pays susceptibles d’être soumis à l’activation du mécanisme de l’état de droit et demande à la Commission de mettre en place des possibilités de versement direct de ces fonds par la Commission à leurs bénéficiaires finaux;

24.

souligne l’importance du renforcement de l’approche ascendante du développement rural et local, vecteur d’innovation sociale et de renforcement des capacités qui permet aux citoyens de s’approprier le développement de leurs territoires; demande dès lors que les collectivités locales et régionales ainsi que les citoyens et les ONG soient pleinement associés au processus décisionnel et au processus d’exécution afin de veiller à ce que leurs besoins soient correctement pris en compte; fait observer que le potentiel qui existe au niveau local pourrait être mobilisé de manière plus efficace en renforçant et en facilitant le développement local participatif; estime que le développement local participatif devrait être obligatoire pour les États membres;

25.

souligne que les sociétés et les économies devraient libérer leur potentiel créatif tout en relevant les défis posés par la transition vers la neutralité carbone, comme dans le cas des anciennes régions industrielles, qui devraient utiliser l’industrie créative comme catalyseur pluridisciplinaire des processus de transition, en intégrant les idées des secteurs de la culture et de la création dans les processus administratifs; estime que les autorités de gestion peuvent aider les anciennes régions industrielles; souligne par conséquent la nécessité de soutenir la coopération pluridisciplinaire; souligne, en outre, l’importance de la culture dans la politique de cohésion, qui contribue à assurer le dynamisme des régions et à accroître leur attractivité, à encourager les échanges culturels et à promouvoir la diversité et la solidarité;

26.

relève avec inquiétude les enjeux démographiques auxquels l’Union fait face, en particulier dans certaines régions, tels que le vieillissement de la population, le dépeuplement des zones rurales et isolées, la pression démographique exercée sur d’autres zones, telles que les zones côtières et urbaines, les flux migratoires et l’arrivée de réfugiés; insiste sur la nécessité de préparer une réponse immédiate face à l’arrivée de réfugiés dans les zones rurales afin d’assurer leur intégration rapide et facile; encourage aussi les États membres à concevoir et à mettre en œuvre des mesures spécifiques afin de promouvoir la formation et l’emploi et de préserver les droits fondamentaux; souligne que les collectivités locales et régionales, les associations professionnelles et les ONG sont essentielles à l’identification et à l’évaluation des besoins spécifiques en matière d’investissement et des services de base pour la mobilité et l’accessibilité territoriale dans les zones rurales et urbaines, et qu’elles devraient jouer un rôle décisif en tant que participantes actives à l’élaboration de stratégies territoriales émanant des communautés locales; souligne qu’il importe d’intégrer dans les programmes pertinents de l’Union une réponse budgétaire spécifique pour les zones rurales, y compris pour inverser les tendances démographiques négatives;

27.

souligne la nécessité d’améliorer le lien entre la politique de cohésion et la gouvernance économique européenne en évitant les approches punitives; souligne que le Semestre européen devrait être conforme aux objectifs de la politique de cohésion au titre des articles 174 et 175 du traité FUE; appelle de ses vœux la participation des régions à la réalisation de ces objectifs et une approche territoriale plus forte; plaide pour un processus de réflexion sur le concept de conditionnalité macroéconomique et sur la possibilité de le remplacer par de nouvelles formes de conditionnalité afin de mieux refléter les nouveaux défis à venir; estime que la situation socio-économique de l’Union, aggravée par les conséquences de la crise de la COVID-19 et de l’agression de la Russie contre l’Ukraine, exige la suspension du pacte de stabilité jusqu’en 2023 et sa révision;

28.

observe que certaines régions à revenu intermédiaire sont confrontées au «piège du revenu intermédiaire» et connaissent souvent un déclin et un vieillissement de la population, des industries manufacturières en difficulté, une croissance molle, un manque d’innovation, une compétitivité en berne, une productivité basse, une piètre qualité des institutions et des pouvoirs publics, peu de progrès vers une transition juste, et une vulnérabilité aux chocs causés par la mondialisation; attire l’attention sur l’aggravation inquiétante de cette tendance et invite instamment la Commission et les États membres à prendre des mesures sérieuses pour relever ce défi et à trouver des solutions pour ces régions afin qu’elles ne soient pas laissées pour compte à long terme, mais qu’elles soient plutôt soutenues dans le développement de leurs atouts spécifiques;

29.

relève néanmoins que des lacunes subsistent et que de nombreux moteurs de la croissance restent concentrés dans les régions plus développées et les zones urbaines; est convaincu qu’un enjeu majeur de la future politique de cohésion sera d’apporter un soutien adapté aux régions sous-développées et que la politique de cohésion doit à la fois réduire les disparités et prévenir le décrochage de ces territoires, en prenant en compte les différentes tendances et dynamiques et en apportant une réponse budgétaire spécifique aux zones rurales, y compris pour inverser les tendances démographiques négatives dans les programmes de l’Union concernés;

30.

constate avec inquiétude la forte baisse, ces dernières années, du niveau de financement des États membres en faveur de leurs régions les plus pauvres; rappelle qu’il importe de respecter le principe d’additionnalité de l’Union; invite la Commission à veiller à ce que les autorités nationales tiennent dûment compte de la cohésion interne lors de l’élaboration et de la mise en œuvre des projets des Fonds ESI;

31.

souligne que les régions qui se trouvent confrontées à ce «piège du revenu intermédiaire» ou qui en sont menacées présentent des caractéristiques différentes et ont besoin de solutions sur mesure pour stimuler les investissements dans une éducation de qualité, le capital humain, la recherche et le développement, la formation de la main-d’œuvre, les services sociaux et les stratégies d’atténuation; prie instamment la Commission de définir ces régions afin de mieux comprendre les facteurs structurels qui conduisent au piège du revenu intermédiaire, de les soutenir par une approche différenciée et territorialisée et de leur allouer des montants plus élevés au titre du FSE+ au cours de la prochaine période de programmation;

32.

est d’avis que la simplification devrait être l’un des principaux moteurs de la future politique de cohésion; demande à la Commission et aux États membres d’éviter de faire peser une charge administrative supplémentaire sur les autorités de gestion et rappelle la nécessité de réduire au minimum la charge administrative pour les autorités régionales et locales et pour les bénéficiaires; invite les États membres à éviter une réglementation excessive, à rendre les programmes stratégiques et concis et les instruments flexibles, et à utiliser les accords de financement entre les autorités de gestion et les bénéficiaires comme des outils de simplification; encourage la poursuite du recours aux options simplifiées en matière de coûts, éventuellement en relevant les seuils en dessous desquels le recours aux options de coûts simplifiés devrait être obligatoire; invite les États membres à accélérer la mise en œuvre de l’e-cohésion; met en évidence le potentiel de la numérisation pour ce qui est du contrôle et de la déclaration des activités; invite en outre la Commission à améliorer la transparence de ses règles en matière d’audit et à étendre l’utilisation du principe de l’audit unique afin d’éviter la duplication des audits et la vérification de gestion des mêmes dépenses; estime que la relation entre la Commission et les autorités de gestion devrait évoluer vers un «contrat de confiance» fondé sur l’élaboration et l’établissement de critères objectifs, et estime nécessaire d’introduire un label pour récompenser les autorités de gestion qui ont démontré leur capacité à respecter les règles et à réduire leur taux d’erreur;

33.

estime que le maintien d’une dotation financière adéquate du Fonds de cohésion est particulièrement nécessaire pour les États membres qui présentent un déficit important en matière d’infrastructures de transport et d’environnement, pour autant que la gestion du Fonds soit partagée;

34.

estime que les politiques structurelles à l’échelle européenne, nationale et régionale devraient s’accompagner d’une approche territorialisée afin de contribuer à la cohésion territoriale, de tenir compte des différents niveaux de gouvernance, de garantir la coopération et la coordination et de libérer le potentiel unique des régions, tout en reconnaissant la nécessité d’élaborer des solutions sur mesure; estime en outre que la politique de cohésion devrait être davantage orientée vers l’investissement humain, car les économies régionales peuvent être stimulées par un assortiment judicieux d’investissements dans l’innovation, le capital humain, la bonne gouvernance et la capacité institutionnelle;

35.

constate que la coopération territoriale européenne est un objectif clé de la politique de cohésion; souligne la valeur ajoutée de la coopération territoriale en général et de la coopération transfrontalière en particulier; observe que les régions frontalières ont été particulièrement touchées par la pandémie et que leur reprise tend à être plus lente que celle des régions métropolitaines; fait dès lors ressortir l’importance de supprimer les obstacles à la coopération transfrontalière et souligne que le mécanisme transfrontalier européen (ECBM) proposé par la Commission aurait contribué à supprimer plus de 50 % des obstacles; déplore vivement le gel par le Conseil du processus législatif relatif à l’ECBM; invite la Commission à prendre toutes les initiatives nécessaires, y compris la relance de l’ECBM, afin de rendre cette coopération plus dynamique et plus efficace au bénéfice des citoyens; souligne l’importance d’un financement accru pour Interreg afin de soutenir la coopération transfrontalière des régions; souligne par conséquent l’importance des projets à petite échelle et transfrontaliers pour rapprocher les citoyens; souligne l’importance des investissements transfrontaliers pour renforcer l’innovation, le transfert de technologies, les solutions communes et les synergies;

36.

souligne le rôle crucial que jouent les investissements dans des services publics de haute qualité pour renforcer la résilience sociale et faire face aux crises économiques, sanitaires et sociales;

37.

note que la réforme de la politique de cohésion pour la période de financement 2021-2027 a contribué à simplifier et à assouplir l’utilisation des fonds pour les bénéficiaires et les autorités de gestion; se félicite de la flexibilité proposée par l’action de cohésion en faveur des réfugiés en Europe (CARE) et les propositions d’initiatives d’investissement en réaction au coronavirus (CRII+), qui ont démontré que la politique de cohésion est un excellent outil dans les situations de crise; rappelle toutefois que la politique de cohésion est une politique d’investissement à long terme et qu’un mécanisme spécifique de réaction aux crises devrait être créé dans le cadre du prochain CFP; invite la Commission à étudier les effets pratiques des mesures de simplification et à continuer à encourager la simplification, y compris sous la forme de la numérisation, de la flexibilité et de la participation des citoyens; invite dès lors les États membres à aider les bénéficiaires, en particulier les bénéficiaires de projets à petite échelle, à soutenir les initiatives privées qui génèrent des emplois, de la recherche, du développement et de l’innovation, et à rapprocher la politique de cohésion de tous les citoyens de l’Union;

38.

souligne que le règlement sur la conditionnalité liée à l’état de droit fait du respect de l’état de droit une condition du financement de la politique de cohésion; estime qu’il est nécessaire de renforcer le respect de l’état de droit et des droits fondamentaux dans la mise en œuvre de la politique de cohésion; demande à la Commission d’utiliser dès lors tous les instruments dont elle dispose pour trouver des moyens de veiller à ce que les citoyens d’États membres à l’encontre desquels l’article 7, paragraphe 1, du traité UE a été déclenché ne soient pas privés du bénéfice des fonds de l’Union en raison des actions de leurs gouvernements, et à ce que les autorités régionales et locales de ces États membres ne soient pas pénalisées en cas de déclenchement du mécanisme de protection de l’état de droit; attend donc de la Commission qu’elle tienne pleinement compte des aspects liés à l’état de droit tout au long du processus d’élaboration et de mise en œuvre des programmes de la politique de cohésion;

39.

invite les États membres à élaborer des stratégies audacieuses pour mobiliser des investissements publics et privés destinés aux transitions écologique, numérique et démographique afin de restructurer leur modèle d’économie sociale de marché de manière positive pour la société;

40.

encourage à réduire le nombre d’organismes intermédiaires impliqués dans la gestion et le contrôle des fonds de cohésion en renforçant la coordination et les compétences des organismes intermédiaires de taille critique et en identifiant, dans la mesure du possible, des guichets uniques pour les bénéficiaires;

41.

insiste sur la nécessité de fournir un cadre qui garantisse la stabilité juridique grâce à des règles simples, claires et prévisibles, en particulier en matière de gestion et d’audit; demande d’éviter autant que possible l’application et l’interprétation rétroactives des règles; suggère d’ouvrir une réflexion sur le seuil du taux d’erreur total pour chaque année en dessous duquel le système de gestion et de contrôle du programme est considéré comme fonctionnant efficacement et sur la capacité des autorités de gestion à se conformer à cette disposition du règlement sans pénaliser les bénéficiaires; est d’avis que ce seuil devrait être porté à 5 %;

42.

regrette que les objectifs de développement durable des Nations unies semblent avoir progressivement perdu du terrain dans le discours de l’Union, en particulier en ce qui concerne les effets de l’atténuation des crises, ce qui compromet leurs chances de mise en œuvre d’ici à 2030; encourage à continuer à mobiliser fortement les fonds de la politique de cohésion de l’Union pour contribuer à la mise en œuvre des ODD aux niveaux régional et local, par exemple en ce qui concerne l’économie circulaire; souligne, dans ce contexte, que les aspects de l’égalité et de l’inclusion devraient être encore renforcés dans le cadre du développement régional; rappelle l'importance d’une intégration des questions d'égalité entre les hommes et les femmes dans la politique de cohésion et souligne le rôle spécifique des femmes, notamment dans les régions rurales isolées, car elles jouent un rôle essentiel dans la société civile et la croissance économique durable tout en connaissant des difficultés d'accès au marché de l'emploi, en étant victimes d’écarts de rémunération par rapport aux hommes et en étant privées d’accès à des services publics tels que les soins de santé ou la garde des enfants;

43.

soutient l’augmentation du budget alloué pour la période 2021-2027 à la nouvelle politique de cohésion, qui, conformément à l’accent mis clairement sur les actions intelligentes, vertes et sociales, insufflera suffisamment de confiance envers les nouveaux projets innovants; demande une coordination étroite entre ces fonds et les programmes et actions relevant du nouveau Bauhaus européen;

44.

souligne qu’il est essentiel d’investir dans les personnes pour les aider à développer leurs compétences, stimuler leur créativité et encourager l’innovation, et que le bénévolat peut certainement y contribuer; estime qu’il convient de maintenir ou de créer des emplois de qualité, bien rémunérés, assortis d’une aide à la formation et à la reconversion, afin de lutter contre la pauvreté et d’encourager l’intégration des migrants et des réfugiés, tout en renforçant la cohésion sociale et en veillant à ce que personne ne soit laissé pour compte;

45.

insiste sur l’importance de respecter le principe de partenariat dans l’ensemble des actions de programmation, de mise en œuvre et de contrôle de la politique de cohésion de l’Union, et de mettre en place une coopération étroite entre les autorités régionales et locales, les ONG et les autres parties prenantes; souligne que la Commission devrait être plus active dans la protection des Fonds de la politique de cohésion contre les menaces découlant de la pression exercée sur la démocratie et ses valeurs dans certains États membres;

46.

rappelle que les conséquences du Brexit ont contribué à perturber l’économie, la coopération interrégionale, les écosystèmes de recherche et les systèmes d’éducation et de formation des régions de l’Union; invite toutes les parties concernées à continuer de soutenir les collectivités régionales et locales qui souffrent du retrait du Royaume-Uni de l’Union européenne; estime que la réflexion sur l’avenir de la politique de cohésion après 2027 nécessite de continuer à prendre en compte les conséquences économiques et sociales durables du Brexit dans les régions de l’Union; invite en outre le gouvernement britannique à financer la participation du Royaume-Uni aux programmes Interreg;

47.

rappelle que l’article 175 du traité FUE prévoit que la Commission présente tous les trois ans un rapport sur les progrès accomplis dans la réalisation de la cohésion économique, sociale et territoriale; estime que les effets combinés de la crise de la COVID-19 et de la guerre en Ukraine devront être évalués en détail dans le 9e rapport sur la cohésion d’ici à mai 2025;

48.

demande un meilleur accès au financement pour permettre des investissements dans la transition énergétique locale, y compris l’efficacité énergétique, la distribution décentralisée de l’énergie et l’accent mis sur les énergies renouvelables; souligne dans ce contexte la nécessité pour la politique de cohésion de soutenir une rénovation efficace sur le plan énergétique afin d’économiser les ressources et de garantir un logement à tous; souligne en outre la nécessité de préserver et de transformer les bâtiments d’importance historique et socio-économique;

49.

invite la Commission à envisager la possibilité que les dépenses publiques au titre de la politique de cohésion des États membres et des autorités régionales et locales au titre des Fonds ESI ne soient pas considérées comme des dépenses structurelles nationales ou équivalentes au sens du pacte de stabilité et de croissance, en particulier si elles ne vont pas à l’encontre de la réalisation des objectifs de l’accord de Paris;

50.

souligne que les règles en matière d’aides d’État devraient être harmonisées pour les politiques de l’Union, de sorte que les programmes de la politique de cohésion, qui doivent respecter toutes les règles en matière d’aides d’État, ne soient pas désavantagés par rapport aux autres politiques de l’Union, qui en sont exemptées; demande en outre l’introduction, dans la mesure du possible, d’une présomption de conformité avec le régime des aides d’État, afin de placer toutes les politiques d’investissement de l’Union sur un pied d’égalité et d’éviter toute concurrence entre elles;

51.

invite la Commission et les États membres à poursuivre leurs efforts de communication et de visibilité en améliorant l’échange d’informations sur les opérations d’importance stratégique et les appels à propositions à venir; se félicite du lancement de la nouvelle base de données Kohesio et demande que le site web soit disponible dans toutes les langues officielles de l’Union dès que possible; souligne que Kohesio devrait fournir des données sur tous les projets de cohésion et les projets territoriaux, y compris ceux liés au développement rural, cofinancés par le FEADER et dans le cadre du programme Leader, et permettre aux utilisateurs de rechercher des projets en rapport avec leurs domaines thématiques, dans le but de fournir une plateforme permettant de partager les bonnes pratiques et de promouvoir des projets d’excellence;

52.

souligne que les autres politiques de l’Union peuvent faire reculer la cohésion; se félicite dès lors de l’avis de la Commission selon lequel les politiques horizontales devraient intégrer la dimension régionale et invite la Commission à évaluer également l’incidence des autres politiques sur l’efficacité de la politique de cohésion;

53.

souligne que les dépenses de la politique de cohésion, comme c’est le cas pour toutes les autres dépenses de l’Union, peuvent faire l’objet d’activités irrégulières, liées à la corruption et à la fraude; demande un financement et des effectifs suffisants pour les agences et organes concernés, notamment le Parquet européen et l’Office européen de lutte antifraude, afin qu’ils puissent mener correctement des enquêtes et recouvrer les fonds détournés; demande à la Commission de procéder à une évaluation approfondie afin de prévenir toute utilisation abusive des fonds de l’Union et toute violation de l’état de droit, et de veiller au respect de la charte des droits fondamentaux avant d’approuver tout accord de partenariat et tout programme de la politique de cohésion;

54.

se dit préoccupé par le fait que la proposition REPowerEU de la Commission prévoit une possibilité accrue de transférer des dotations budgétaires de la politique de cohésion vers la FRR; souligne que plus de 100 milliards d’euros de l’enveloppe de la politique de cohésion seront investis dans la transition énergétique, la décarbonation et les énergies renouvelables d’ici 2030; demande par conséquent l’accélération de la mise en œuvre de la politique de cohésion;

55.

note la nécessité d’une mise en œuvre effective et harmonisée au niveau de l’Union du plan d’urgence visant à garantir l’approvisionnement et la sécurité alimentaires en période de crise, présenté dans la communication COM(2021)0689 de la Commission;

56.

charge sa Présidente de transmettre la présente résolution au Conseil, à la Commission, au Comité économique et social européen, au Comité européen des régions et aux parlements nationaux et régionaux des États membres.

(1) JO L 231 du 30.6.2021, p. 159.

(2) JO L 231 du 30.6.2021, p. 60.

(3) JO L 231 du 30.6.2021, p. 1

(4) JO L 231 du 30.6.2021, p. 94.

(5) JO L 231 du 30.6.2021, p. 21

(6) JO L 99 du 31.3.2020, p. 5

(7) JO L 347 du 20.12.2013, p. 487

(8) JO L 243 du 9.7.2021, p. 1.

(9) JO L 435 du 6.12.2021, p. 187.

(10) JO L 109 du 8.4.2022, p. 1.

(11) JO L 357 du 8.10.2021, p. 1.

(12) JO L 99 du 31.3.2020, p. 9.

(13) JO L 433 I du 22.12.2020, p. 1.

(14) JO C 37 du 2.2.2021, p. 16.

(15) JO C 429 du 11.12.2020, p. 153.

(16) JO C 517 du 22.12.2021, p. 1.

(17) JO C 286 du 16.7.2021, p. 13.

(18) JO L 80 du 8.3.2021, p. 1.

(19) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2022)0058.

(20) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2022)0059.

(21) Textes adoptés de cette date, P9_TA(2022)0022.

(22) JO C 117 du 11.3.2022, p. 18.

(23) JO C 67 du 8.2.2022, p. 16.

(24) JO C 15 du 12.1.2022, p. 125.

(25) JO C 494 du 8.12.2021, p. 26.

(26) JO C 162 du 10.5.2019, p. 24.

(27) JO C 28 du 27.1.2020, p. 40.

(28) «Régions de l’Union en retard de développement: état des lieux et enjeux pour l’avenir», Parlement européen, direction générale des politiques internes, département thématique des politiques structurelles et de cohésion, septembre 2020.


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