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Initiative législative — 52022IR1727

CELEX52022IR1727
TypeInitiative législative
Datejeudi 28 avril 2022

Texte intégral

5.8.2022

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 301/45


Avis du Comité européen des régions — Mise en place d’un niveau minimal d’imposition mondial pour les groupes multinationaux dans l’Union

(2022/C 301/08)

Rapporteur général:

Federico BORGNA (IT/PSE)

Texte de référence:

Proposition de directive du Conseil relative à la mise en place d’un niveau minimal d’imposition mondial pour les groupes multinationaux dans l’Union

COM(2021) 823 final

I. RECOMMANDATIONS D’AMENDEMENT

Amendement 1

Considérant 7

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

S’il est nécessaire de faire en sorte de décourager les pratiques d’évasion fiscale, il convient d’éviter les incidences négatives sur les petites EMN opérant sur le marché intérieur. À cette fin, la présente directive devrait s’appliquer uniquement aux entités situées dans l’Union qui sont membres de groupes d’EMN ou de groupes nationaux de grande envergure atteignant le seuil annuel d’au moins 750 000 000 EUR de chiffre d’affaires consolidé. Ce seuil serait compatible avec le seuil des règles fiscales internationales existantes, telles que les règles relatives à la déclaration par pays. Les entités relevant du champ d’application de la présente directive sont appelées «entités constitutives». Certaines entités devraient être exclues du champ d’application compte tenu de leur objet et de leur statut particuliers. Les entités exclues seraient celles qui ne poursuivent pas de but lucratif et exercent des activités d’intérêt général et qui, pour ces raisons, ne sont pas susceptibles d’être soumises à l’impôt dans l’État membre où elles sont situées. Pour protéger ces intérêts spécifiques, il est nécessaire d’exclure du champ d’application de la directive les entités publiques, les organisations internationales, les organisations à but non lucratif et les fonds de pension. Les fonds d’investissement et les véhicules d’investissement immobilier devraient également être exclus du champ d’application lorsqu’ils se trouvent au sommet de la chaîne de détention, étant donné que, pour ces «entités transparentes localement», les revenus perçus sont imposés au niveau des entités détentrices.

Il est nécessaire de faire en sorte de décourager les pratiques d’évasion fiscale. Dans le même temps, il convient d’éviter les incidences négatives sur les petites EMN opérant sur le marché intérieur. À cette fin, la présente directive devrait s’appliquer uniquement aux entités situées dans l’Union qui sont membres de groupes d’EMN ou de groupes nationaux de grande envergure atteignant le seuil annuel d’au moins 750 000 000 EUR de chiffre d’affaires consolidé. Ce seuil serait compatible avec le seuil des règles fiscales internationales existantes, telles que les règles relatives à la déclaration par pays. Les entités relevant du champ d’application de la présente directive sont appelées «entités constitutives». Certaines entités devraient être exclues du champ d’application compte tenu de leur objet et de leur statut particuliers. Les entités exclues seraient celles qui ne poursuivent pas de but lucratif et exercent des activités d’intérêt général et qui, pour ces raisons, ne sont pas susceptibles d’être soumises à l’impôt dans l’État membre où elles sont situées. Pour protéger ces intérêts spécifiques, il est nécessaire d’exclure du champ d’application de la directive les entités publiques (y compris les collectivités locales et régionales et leurs associations) , les organisations internationales, les organisations à but non lucratif et les fonds de pension.

Exposé des motifs

Ressort du texte.

Amendement 2

Article 2, paragraphe 3, point a)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

a)

une entité publique, une organisation internationale, une organisation à but non lucratif, un fonds de pension , une entité d’investissement qui est une entité mère ultime et un véhicule d’investissement immobilier qui est une entité mère ultime ; ou

a)

une entité publique (y compris une collectivité locale ou régionale, ou une association de ces collectivités) , une organisation internationale, une organisation à but non lucratif, un fonds de pension; ou

Exposé des motifs

Clarification du texte. Ressort du texte.

Amendement 3

Article 3, paragraphe 31, point d)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

d)

à une entité publique, une organisation internationale, une organisation à but non lucratif, un fonds de pension , une entité d’investissement qui ne fait pas partie du groupe d’EMN, ou une compagnie d’assurance vie, dès lors que les dividendes sont perçus en lien avec une activité de fonds de pension et soumis à l’impôt de la même façon qu’un fonds de pension ;

d)

à une entité publique (y compris une collectivité locale ou régionale, ou une association de ces collectivités) , une organisation internationale, une organisation à but non lucratif, un fonds de pension;

Exposé des motifs

Clarification du texte. Ressort du texte.

Amendement 4

Article 11

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Application d’une RPII à l’ensemble du groupe d’EMN

Application d’une RPII à l’ensemble du groupe d’EMN

Lorsque l’entité mère ultime d’un groupe d’EMN est située dans une juridiction de pays tiers qui n’applique pas de règle d’inclusion du revenu qualifiée, les États membres veillent à ce que ses entités constitutives situées dans l’Union soient soumises, dans l’État membre où elles sont situées, à un impôt complémentaire au titre de l’année fiscale (ci-après l’«impôt complémentaire pour la RPII») pour le montant attribué audit État membre conformément à l’article 13.

Les entités constitutives qui sont des entités d’investissement ou des fonds de pension ne sont pas soumises à l’impôt complémentaire pour la RPII.

Lorsque l’entité mère ultime d’un groupe d’EMN est située dans une juridiction de pays tiers qui n’applique pas de règle d’inclusion du revenu qualifiée, les États membres veillent à ce que ses entités constitutives situées dans l’Union soient soumises, dans l’État membre où elles sont situées, à un impôt complémentaire au titre de l’année fiscale (ci-après l’«impôt complémentaire pour la RPII») pour le montant attribué audit État membre conformément à l’article 13. Les fonds de pension ne sont pas soumis à l’impôt complémentaire pour la RPII.

Exposé des motifs

Ressort du texte.

Amendement 5

Article 12

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Application d’une RPII dans la juridiction de l’entité mère ultime

Application d’une RPII dans la juridiction de l’entité mère ultime

Lorsque l’entité mère ultime d’un groupe d’EMN est située dans une juridiction à faible imposition, les États membres veillent à ce que ses entités constitutives situées dans un État membre soient soumises à l’impôt complémentaire pour la RPII au titre de l’année fiscale et pour le montant attribué audit État membre conformément à l’article 13 en ce qui concerne les entités constitutives faiblement imposées qui sont situées dans la juridiction de l’entité mère ultime, que ladite juridiction applique ou non une règle d’inclusion du revenu qualifiée.

Les entités constitutives qui sont des entités d’investissement ou des fonds de pension ne sont pas soumises à l’impôt complémentaire pour la RPII.

Lorsque l’entité mère ultime d’un groupe d’EMN est située dans une juridiction à faible imposition, les États membres veillent à ce que ses entités constitutives situées dans un État membre soient soumises à l’impôt complémentaire pour la RPII au titre de l’année fiscale et pour le montant attribué audit État membre conformément à l’article 13 en ce qui concerne les entités constitutives faiblement imposées qui sont situées dans la juridiction de l’entité mère ultime, que ladite juridiction applique ou non une règle d’inclusion du revenu qualifiée. Les fonds de pension ne sont pas soumis à l’impôt complémentaire pour la RPII.

Exposé des motifs

Ressort du texte.

Amendement 6

Article 36, paragraphe 2, point b)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

b)

soit une entité publique, une organisation internationale, une organisation à but non lucratif ou un fonds de pension , autre qu’une entité de services de fonds de pension, qui a sa résidence fiscale dans la juridiction où est située l’entité mère ultime et détienne des titres de participation donnant droit à 5 % ou moins des bénéfices et actifs de l’entité mère ultime .

b)

soit une entité publique (y compris une collectivité locale ou régionale, ou une association de ces collectivités) , une organisation internationale, une organisation à but non lucratif ou un fonds de pension.

Exposé des motifs

Clarification du texte. Ressort du texte.

Amendement 7

Article 37, paragraphe 3, point c)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

c)

soit une entité publique, une organisation internationale, une organisation à but non lucratif ou un fonds de pension , autre qu’une entité de services de fonds de pension, qui a sa résidence fiscale dans la juridiction où est située l’entité mère ultime et détienne des titres de participation donnant droit à 5 % ou moins des bénéfices et actifs de l’entité mère ultime .

c)

soit une entité publique (y compris une collectivité locale ou régionale, ou une association de ces collectivités) , une organisation internationale, une organisation à but non lucratif ou un fonds de pension.

Exposé des motifs

Clarification du texte. Ressort du texte.

Amendement 8

Article 53 bis (nouveau)

Texte proposé par la Commission européenne

Amendement du CdR

Trois ans après l’entrée en vigueur de la présente directive, la Commission européenne en examine les résultats et propose, le cas échéant, une modification du texte, notamment en ce qui concerne l’adaptation des définitions relatives au seuil de chiffre d’affaires et au taux d’imposition minimal, en fonction des évolutions au niveau international.

Exposé des motifs

En l’absence d’analyse d’impact réalisée par la Commission européenne lors de l’élaboration de la directive, il est d’autant plus important d’effectuer un réexamen pour analyser ses résultats et les conséquences de sa mise en œuvre.

II. RECOMMANDATIONS POLITIQUES

LE COMITÉ EUROPÉEN DES RÉGIONS (CdR),

Observations générales

1.

accueille favorablement la proposition de directive du Conseil relative à la mise en place d’un niveau minimal d’imposition mondial pour les groupes multinationaux dans l’Union (1);

2.

réaffirme que l’article 3 du traité sur l’Union européenne (TUE) fait référence au «développement durable de l’Europe fondé sur une croissance économique équilibrée et sur la stabilité des prix, une économie sociale de marché hautement compétitive, qui tend au plein emploi et au progrès social», et que l’article 113 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE) prévoit que le Conseil, statuant à l’unanimité, vise à «assurer l’établissement et le fonctionnement du marché intérieur et éviter les distorsions de concurrence»;

3.

estime que les travaux menés jusqu’à présent par l’OCDE pour élaborer des mesures visant à lutter contre l’érosion de la base d’imposition et le transfert de bénéfices (BEPS) en dehors de l’Union peuvent avoir des effets bénéfiques importants sur les réalités locales et régionales, non seulement en ce qui concerne l’augmentation des recettes fiscales à la disposition des États membres, mais aussi dans le but de garantir une plus grande équité et compétitivité des PME, lesquelles, au niveau national et local, sont actuellement confrontées à des conditions d’imposition plus défavorables, ainsi que des retombées favorables à l’emploi et aux travailleurs;

4.

est convaincu que l’introduction de la proposition relative à un niveau minimal d’imposition constitue la première étape vers la mise en place d’un régime unique d’imposition au sein de l’Union, qui est absolument nécessaire pour s’engager sur la voie d’une concurrence adéquate des entreprises sur le marché intérieur européen, pour accroître la compétitivité de l’Europe et pour éviter la délocalisation ou la fermeture arbitraire des centres de production, ce qui aurait de lourdes conséquences pour les travailleurs, contraints de chercher un nouvel emploi ou d’effectuer des déplacements pénibles pour ne pas perdre leur emploi;

5.

estime qu’il est absolument indispensable que les règles n’alourdissent pas la charge bureaucratique pesant sur les entreprises et freinent ainsi leur développement, en particulier dans les domaines de la recherche et de l’innovation et de la neutralité climatique, qui sont d’autant plus essentielles pour assurer la nécessaire transition numérique et écologique;

Harmonisation parfaite des règles à l’intérieur de l’UE

6.

espère que la mise en œuvre de la directive s’effectuera de manière complète et cohérente entre les États membres de l’Union, et qu’elle sera pleinement conforme à l’accord de l’OCDE: l’absence d’harmonisation des règles d’imposition minimale au sein de l’Union ou entre l’Union et les pays tiers pourrait donner lieu à d’éventuels différends en matière de double imposition, avec un effet négatif direct sur un grand nombre d’entreprises de premier plan au niveau mondial et des répercussions potentielles sur leurs fournisseurs (souvent des PME) en ce qui concerne les recettes fiscales perçues, le commerce et les investissements;

7.

estime qu’il est essentiel que les observations de l’OCDE et les détails techniques supplémentaires relatifs aux règles types soient repris exhaustivement dans la directive de l’Union et ne fassent pas l’objet d’une transposition précipitée, sans exclure la possibilité qu’à l’avenir des mesures soient activées en vertu d’un règlement;

8.

souligne l’importance, lors de la rédaction finale de la directive et de son application ultérieure, d’une terminologie commune et univoque. En effet, certaines des nouvelles définitions utilisées dans la directive pourraient ne pas être pleinement alignées sur celles déjà établies dans le droit fiscal international: afin de garantir une plus grande sécurité juridique, il sera essentiel de recouper les traductions de la directive de l’UE afin de parvenir à un alignement précis sur les concepts de droit fiscal des différents pays;

9.

demande, en ce qui concerne les grands groupes nationaux, de mettre tout en œuvre pour veiller à ce que la nouvelle imposition minimale soit conforme au droit de l’Union, afin d’éviter l’insécurité juridique, et encourage vivement la mise en place, autant que possible, de mesures de simplification pour ces groupes purement nationaux. À l’heure actuelle, on ne voit pas clairement combien de grands groupes exclusivement nationaux existent dans l’UE et quel serait le coût fiscal et administratif d’une telle mesure;

Interaction et conditions de concurrence équitables avec les pays tiers

10.

souhaite que, au moment de la transposition dans sa législation de l’imposition minimale proposée par l’OCDE, l’Union se concerte constamment avec ses partenaires mondiaux et fasse valoir ses orientations politiques, afin d’éviter que les entreprises européennes ne soient confrontées à des règles plus strictes que leurs concurrents directs, ce qui reléguerait l’Union européenne au rang d’environnement économique moins ouvert, disposant d’une croissance économique moindre, de moins d’emplois et de capacités et de ressources limitées pour répondre aux défis de l’innovation; estime en particulier que la non-participation des États-Unis au premier pilier pourrait compromettre l’objectif et l’équilibre de l’accord de l’OCDE dans son ensemble;

11.

demande à l’Union de suivre de près l’influence que l’introduction du deuxième pilier aura sur le comportement des investisseurs et des entreprises, afin de comprendre quels seront les effets des nouvelles règles sur l’investissement, l’emploi, la croissance, le commerce ou l’incidence fiscale. Un tel suivi est essentiel pour éviter les retombées négatives sur les travailleurs (baisse des salaires), les consommateurs (hausse des prix) ou les actionnaires (baisse des dividendes). Étant donné qu’il est vital que tous les principaux partenaires commerciaux de l’Union appliquent le niveau minimal d’imposition, il est non moins essentiel que les pays tiers se conforment à la législation internationale, afin d’éviter que les entreprises de l’Union ne soient soumises à un régime plus strict que les autres et laissées à la merci d’un système mondial non coordonné;

12.

souligne que la règle relative aux paiements insuffisamment imposés (RPII) peut, dans une certaine mesure, limiter les conditions de concurrence inégales entre les entreprises, mais que cela ne résout pas complètement la situation, notamment parce que la règle est très complexe à appliquer dans la pratique et pourrait rendre l’Union moins attrayante, par exemple pour les activités de R&D ou les investissements dans la transition énergétique et climatique;

13.

estime qu’il est indispensable d’éviter que les entreprises de l’Union ne soient soumises à une double imposition, par exemple en raison d’un manque de coordination entre le BEPS ou la règle d’inclusion du revenu (RDIR) européens, et l’impôt sur l’érosion de la base d’imposition et la lutte contre les abus (BEAT) ou le régime GILTI américains;

Harmonisation avec les incitations et les autres règles fiscales de l’UE

14.

recommande de lancer, dans le cadre de la réduction substantielle de l’imposition des bénéfices des entreprises au niveau européen (qui a été divisée par deux au cours des 25 dernières années), une évaluation des nombreuses mesures de lutte contre l’évasion fiscale adoptées au cours des dix dernières années et d’évaluer leur efficience, leur efficacité, leur cohérence et leur valeur ajoutée européenne sur le plan des recettes fiscales (y compris la manière dont les États membres ont mis en œuvre cette législation dans leurs travaux d’audit);

15.

invite la Commission à évaluer si le mécanisme de règlement des différends de l’Union, qui date de 2017, pourrait être utilisé pour le deuxième pilier ou si des modifications sont nécessaires;

16.

estime que la Commission et les autorités fiscales des États membres devraient mettre à jour et repenser leurs systèmes fiscaux afin de veiller à ce qu’ils puissent continuer à encourager l’innovation (écologique), la croissance et l’emploi. En effet, au cours des dernières décennies, les pays ont conçu et mis en œuvre, au niveau national, différentes taxes ainsi que de nombreuses mesures d’incitation visant à stimuler l’emploi et l’innovation dans les économies locales. Le phénomène le plus récent et le plus important est l’augmentation des incitations fiscales spécifiquement conçues pour encourager la protection du climat, la sécurité de l’approvisionnement énergétique et la recherche et le développement, dans le cadre du pacte vert pour l’Europe. Or, après l’introduction de la directive, certaines des incitations fiscales actuellement utilisées dans les États membres ne seront plus disponibles ou seront moins attrayantes du point de vue des investissements. Par conséquent, il serait utile que la Commission élabore des orientations afin de préciser comment concevoir les futures incitations fiscales en conformité avec les exigences du deuxième pilier (par exemple, des incitations prévoyant des réductions d’impôts sur les salaires ou les cotisations sociales des chercheurs, ou des régimes d’amortissement accéléré pour encourager les investissements);

17.

estime qu’il est indispensable que les États membres de l’UE continuent d’offrir des incitations fiscales pour attirer les investissements étrangers, mais à condition qu’ils stimulent l’activité de l’économie réelle en recrutant davantage de salariés, en payant davantage les travailleurs ou en investissant dans les biens matériels: les entreprises multinationales s’appuient également sur les PME locales pour ce qui est des intrants dans leurs chaînes de valeur, et leur présence peut avoir des retombées positives supplémentaires sur l’environnement des entreprises locales;

18.

fait sienne la demande, exprimée par le monde des entreprises, de mettre en place une phase de test dans l’application des sanctions prévues, par exemple pour la première année de mise en œuvre, afin de permettre à toutes les entreprises de passer par l’indispensable processus d’apprentissage des nouvelles règles, de sorte que les sanctions appliquées aux entités non conformes soient proportionnées et ne touchent pas les acteurs pour lesquels le non-respect des règles est dû à une adaptation tardive des procédures, et non à une véritable intention frauduleuse;

19.

suggère, en ce qui concerne les obligations de dépôt, que les informations relatives aux entreprises ne soient communiquées qu’au moyen d’un échange officiel d’informations entre les administrations fiscales, dans le respect de la stricte confidentialité et de conditions d’utilisation appropriées, afin d’éviter une fuite incontrôlée d’informations sensibles, sans pour autant enfreindre les obligations de transparence telles que prévues dans la recommandation du Conseil de l’OCDE sur des approches communes pour les crédits à l’exportation bénéficiant d’un soutien public et le devoir de diligence environnementale et sociale;

20.

souhaite la mise en place de simplifications administratives susceptibles de limiter les coûts de mise en conformité, tant pour les entreprises que pour les autorités fiscales: il convient de tout mettre en œuvre pour maintenir la charge administrative au niveau le plus faible possible. Une législation qui n’est pas excessivement complexe est susceptible de faciliter l’apprentissage des nouvelles règles par les entreprises, de raccourcir la période de transition nécessaire et de faciliter la vérification, par les autorités fiscales, de l’application effective des nouvelles règles.

Bruxelles, le 28 avril 2022.

Le président du Comité européen des régions

Apostolos TZITZIKOSTAS


(1) COM(2021) 823 final.


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