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AccueilDroit européen52023XC01338
Communication52023XC01338

Communication — 52023XC01338

CELEX52023XC01338
TypeCommunication
Datevendredi 1 décembre 2023

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Séries C


C/2023/1338

1.12.2023

COMMUNICATION DE LA COMMISSION

Lignes directrices relatives à la clôture des programmes de coopération transfrontalière au titre de l’IEV

(C/2023/1338)

AVERTISSEMENT:

Le présent document de travail a été rédigé par les services de la Commission. Sur la base de la législation de l’Union applicable, il fournit des orientations techniques destinées aux collègues et aux organismes intervenant dans la clôture des programmes de coopération transfrontalière relevant de l'instrument européen de voisinage (programmes de coopération transfrontalière au titre de l'IEV). Les présentes orientations sont sans préjudice de l’interprétation de la Cour de justice et du Tribunal.

TABLE DES MATIERES

1.

Introduction et objet 2

2.

Cadre juridique et principes généraux 3

3.

Préparation de la clôture 5

3.1.

Délais et calendrier indicatif 5

3.2.

Modification des programmes 6

3.3.

Bonnes pratiques et mesures pour la clôture en temps utile des projets et des programmes 6

4.

Gestion financière 7

4.1.

Dégagement à la clôture 7

4.2.

Cofinancement et contribution maximale de l’UE 7

4.3.

Apurement de la contribution de l’UE versée au titre du préfinancement 8

4.4.

Calcul du solde final compte tenu de la flexibilité lors de la clôture 8

4.5.

Surcomptabilisation 8

5.

Indicateurs et performance à la clôture 9

6.

Projets non intégralement mis en œuvre 9

7.

Projets concernés par une procédure judiciaire ou un recours administratif ayant un effet suspensif ou par une enquête en cours 10

8.

Traitement des irrégularités au cours du dernier exercice comptable 11

9.

Recouvrements et renonciations 11

9.1.

Règles communes 11

9.2

Déclaration des montants recouvrables et irrécouvrables à la clôture 11

9.3

Montants recouvrés après clôture 12

10.

Intérêts sur les préfinancements 12

11.

Programmes dont la mise en œuvre fait l’objet de perturbations 12

11.1.

Évaluation de l’incidence de la coopération transfrontalière 12

11.2.

Utilisation des infrastructures 13

11.3.

Taux de cofinancement 13

11.4.

Procédure de recouvrement spécifique pour les programmes dont la mise en œuvre fait l’objet de perturbations 13

12.

Présentation des documents de clôture 13

12.1.

Délai de présentation des documents de clôture 13

12.2.

Modification des documents de clôture après la date limite de communication 14

12.3.

Disponibilité des documents et des enregistrements informatiques 14

13.

Contenu des documents de clôture 14

13.1.

Dispositions générales du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV 14

13.2.

Partie technique finale 14

13.3.

Comptes finaux 15

13.4.

Déclaration de gestion et résumé annuel des contrôles 15

13.5.

Avis d’audit et rapport de contrôle 15

14.

Paiement ou recouvrement du solde final 16

15.

Questions relatives à la légalité et à la régularité 16
Annexe 17

1. Introduction et objet

Les présentes lignes directrices relatives à la clôture des programmes de coopération transfrontalière au titre de l’IEV 2014-2020 (ci-après les «lignes directrices») établissent un cadre clair en ce qui concerne la clôture des programmes opérationnels conjoints (ci-après les «programmes») du volet «coopération transfrontalière» de l’instrument européen de voisinage pour la période 2014-2020 («coopération transfrontalière au titre de l'IEV»), financés par l’IEV, le Fonds européen de développement régional (FEDER) et, dans certains cas, l’instrument d’aide de préadhésion (IAP).

Les lignes directrices ont pour objet de faciliter la procédure de clôture en fournissant aux autorités de gestion et d’audit de la coopération transfrontalière au titre de l'IEV le cadre méthodologique relatif à la clôture des programmes. Les présentes lignes directrices sont alignées autant que possible sur les «Lignes directrices de la Commission concernant la clôture des programmes opérationnels adoptés pour bénéficier d’une assistance du Fonds européen de développement régional, du Fonds social européen, du Fonds de cohésion et du Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche et des programmes de coopération transfrontalière relevant de l’instrument d’aide de préadhésion (IAP II) (2014-2020)» (1) (les «lignes directrices des Fonds ESI»). Elles régissent de manière exhaustive la procédure de clôture des programmes de coopération transfrontalière au titre de l'IEV et tiennent compte des spécificités découlant du cadre juridique relatif à la coopération transfrontalière au titre de l'IEV. Dès lors, seul le présent document devrait être utilisé en vue d’obtenir de l’aide concernant la clôture des programmes relatifs à la coopération transfrontalière au titre de l'IEV.

Les lignes directrices tiennent compte de la crise de la COVID-19 en 2020 et 2021, ainsi que de son incidence sur la mise en œuvre des programmes. En outre, en raison de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, la mise en œuvre de la plupart des programmes de coopération transfrontalière au titre de l'IEV a été perturbée et les présentes lignes directrices tiennent compte de l’acte juridique spécifique du 9 novembre 2022 (2) qui examine les défis en résultant pour ces programmes. Un des chapitres des présentes lignes directrices est spécifiquement consacré à ce sujet.

La procédure de clôture qui vise à aboutir, pour un programme donné, au règlement financier des engagements budgétaires restant à liquider de l’Union, ainsi qu’à d’éventuels dégagements ou recouvrements, s'appuie sur la procédure d’examen et d’acceptation annuelle des comptes. La clôture finale du programme doit se fonder uniquement sur les documents relatifs au dernier exercice comptable (comptes finaux, déclaration de gestion et résumé annuel des contrôles, avis d'audit et rapport d'audit, l’ensemble formant le dossier «assurance») ainsi que sur le rapport final (parties technique et financière). À cette fin, les lignes directrices fournissent des orientations en ce qui concerne les différentes étapes à suivre par les autorités responsables des programmes ainsi qu’un modèle spécifique pour la partie financière finale.

2. Cadre juridique et principes généraux

Les principaux textes juridiques pertinents pour la clôture des programmes de coopération transfrontalière au titre de l'IEV sont les suivants:

—

Règlement (UE, Euratom) 2018/1046 du Parlement européen et du Conseil (3) relatif aux règles financières applicables au budget général de l’Union, ci-après le «règlement financier»;

—

Règlement (UE) no 232/2014 du Parlement européen et du Conseil (4) instituant un instrument européen de voisinage;

—

Règlement (UE) no 236/2014 du Parlement européen et du Conseil (5) relatif à la mise en œuvre des instruments de l’Union pour le financement de l’action extérieure;

—

Décision d’exécution de la Commission portant adoption d’un document de programmation pour le soutien de l’Union européenne à la coopération transfrontalière dans le cadre de l'IEV sur la période 2014-2020 (C(2014) 7172 final);

—

Règlement d’exécution (UE) no 897/2014 de la Commission (6), tel que modifié par le règlement d’exécution (UE) 2020/879 de la Commission (le «règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV») (7);

—

Règlement (UE) 2022/2192 du Parlement européen et du Conseil (8) relatifs aux programmes dont la mise en œuvre fait l’objet de perturbations («le règlement relatif aux perturbations dans la mise en œuvre»);

—

Dispositions des programmes de coopération transfrontalière au titre de l'IEV;

—

Dispositions des conventions de financement signées avec les pays partenaires.

Les articles suivants du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV contiennent les dispositions essentielles relatives à la clôture:

Article

Contenu

15

Période d’exécution

18

Délai pour la signature des contrats de subvention et fin de la période de mise en œuvre du projet

19

Activités éligibles après la fin de la période de mise en œuvre du projet, définition de la clôture et contrôles par la Commission après celle-ci

48

Délai relatif à l’éligibilité des dépenses du projet

64

Paiement du solde

65

Cas d’exception à la règle de dégagement

68

Contenu du rapport final

70

Période de conservation

77

Délai pour la présentation du rapport final

Aux fins des présentes lignes directrices, on entend par:

—

«rapport final»: le rapport que les autorités de gestion doivent présenter pour le dernier exercice comptable et pour la durée totale du programme et qui est constitué d'une partie technique et d’une partie financière;

—

«partie technique finale»: la partie technique du rapport final contenant les éléments énoncés à l’article 77, paragraphe 2, du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV;

—

«partie financière finale»: la partie financière du rapport final, constituée des éléments suivants:

—

les «comptes finaux» présentés dans le modèle fourni à l’annexe I pour toute la durée du programme;

—

les documents visés à l’article 68, paragraphe 2, et à l’article 68, paragraphe 3, du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV.

Image 1

Le paquet législatif et les lignes directrices relatifs à la clôture des programmes relevant de la politique de cohésion, y compris les programmes Interreg, ne s’appliquent pas aux programmes de coopération transfrontalière au titre de l'IEV.

Conformément à l’article 19, paragraphes 2 et 3, du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV, «un programme est considéré comme clos lorsque:

a)

l’ensemble des marchés ou contrats passés dans le cadre de ce programme ont été clos;

b)

le solde final a été payé ou remboursé;

c)

le solde des crédits a été dégagé par la Commission».

Par conséquent, les principales étapes de la procédure de clôture peuvent être présentées comme suit:

Image 2

Les étapes mentionnées avant la présentation du rapport final relèvent de la responsabilité de l’autorité de gestion et de l’autorité d'audit, alors que les étapes qui suivent la présentation du rapport final seront effectuées par les services de la Commission, qui pourraient demander des informations complémentaires à l’autorité de gestion et à l’autorité d'audit au cours de la procédure d’évaluation.

3. Préparation de la clôture

3.1. Délais et calendrier indicatif

Les délais fixés dans le règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV sont les suivants:

—

31 décembre 2022: délai pour la signature des contrats de subvention. Ce délai n’est pas applicable aux programmes dont la mise en œuvre fait l’objet de perturbations (9);

—

31 décembre 2023: fin de la période de mise en œuvre du projet. Seules les activités liées à la clôture de projets par les bénéficiaires (10) ou liées à la clôture de programmes relevant de l’assistance technique peuvent être exécutées entre le 1er janvier 2024 et le 30 septembre 2024 (11);

—

30 septembre 2024 : fin des activités liées à la clôture de projets par les bénéficiaires ou liées à la clôture des programmes et par les autorités nationales. Le dernier exercice comptable a une durée de 15 mois: il débute le 1er juillet 2023 et prend fin le 30 septembre 2024;

—

15 février 2025 : délai pour la présentation du rapport final et du dossier «assurance» (12). Ce délai peut exceptionnellement être prolongé jusqu’au 1er mars par la Commission;

—

31 mai 2025 : délai pour l’examen des comptes finaux et la communication d'informations à ce sujet par la Commission;

—

31 décembre 2025 : fin de la période d’exécution du programme.

La durée allant du délai final (31 décembre 2023) pour la mise en œuvre du projet à la date de présentation du rapport final par l’autorité de gestion (15 février 2025) est de 13,5 mois, ce qui est plus court que pour le volet de coopération transfrontalière de l’instrument européen de voisinage et de partenariat (IEVP) (13) .

Sur la base de l’expérience acquise, il est raisonnable de tenir compte du temps indicatif suivant pour chaque étape des projets et la finalisation des travaux des autorités de gestion:

Étapes

Durée

(en mois)

Durée cumulée

(en mois)

Présentation du rapport final des projets

3

3

Révision du rapport final du projet, clarifications et informations complémentaires et décision de paiement ou de recouvrement

1,5

4,5

Paiement final et recouvrements non contestés

2

6,5

Dernier audit réalisé par l’autorité d’audit sur un échantillon de projets

2

8,5

Obtention des décisions relatives aux recouvrements finaux, aux procédures contradictoires et aux recouvrements non contestés.

2

10,5

Rédaction du projet de comptes finaux et de rapport final

1,5

12

Avis d’audit relatif aux comptes annuels et rapport d’audit final

1,5

13,5


Image 3

La durée indicative pour la finalisation des projets correspond à la période s’écoulant entre la date limite finale de mise en œuvre du projet et la date limite de présentation du rapport final à la Commission, les projets s’achevant dans les six derniers mois de 2023 devront être finalisés plus rapidement pour être prêts à temps.

Tous les contrats ayant trait au recours à l’assistance technique, à la fois pour le personnel et pour les contractants externes, doivent être finalisés avant l’établissement des comptes finaux, afin qu’ils puissent être audités et inclus dans le rapport final.

3.2. Modification des programmes

Afin de garantir la bonne mise en œuvre des programmes et la préparation en temps utile de leur clôture, les autorités de gestion peuvent envisager d’adapter ou de réviser les programmes.

Les demandes de révision des programmes (14), y compris les révisions des plans de financement visant à transférer des fonds entre objectifs thématiques, doivent être présentées à la Commission suffisamment tôt pour permettre l’adoption des décisions avant le 31 décembre 2023 (date limite de mise en œuvre des projets).

Les autorités de gestion devraient notifier à la Commission les adaptations apportées aux programmes conformément à l’article 6, paragraphe 1, point a), du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV ou à l’article 4, paragraphe 2, du règlement relatif aux perturbations dans la mise en œuvre avant la date limite de mise en œuvre des projets, à savoir le 31 décembre 2023.

3.3. Bonnes pratiques et mesures pour la clôture en temps utile des projets et des programmes

Le défi le plus difficile à relever dans l’ensemble de la procédure consiste à veiller à clôturer les projets de manière efficace, efficiente et rapide car tout retard occasionné, même pour un nombre limité de bénéficiaires, peut empêcher la présentation en temps utile du rapport final du programme à la Commission.

Bien que la plupart des contrats de subvention précisent que le rapport final du projet doit être présenté dans un délai de trois mois à compter de la date de fin de la période de mise en œuvre, un nombre important de bénéficiaires de projets soumettent leurs rapports finaux tardivement. Il est conseillé aux autorités de gestion de suivre de près cet élément afin que les vérifications puissent être effectuées de manière complète et en temps utile. Il pourrait également s’avérer nécessaire d'accorder une assistance appuyée aux projets s’achevant au cours du second semestre de 2023 afin d’éviter de tels retards.

Image 4

Entre le 1er janvier 2024 et le 30 septembre 2024, seules les dépenses relatives à des activités liées à la clôture de projets ou liées à la clôture de programmes relevant de l’assistance technique sont éligibles.

Conformément à l’article 48, paragraphe 2, point a) iii), du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV, les exemples de coûts liés à la clôture d’un projet ou d’un programme incluent la vérification des dépenses ainsi que l’audit et l’évaluation finale des projets. En outre, la plupart des programmes prévoient dans leurs contrats de subvention une période d’exécution de 12 ou 18 mois. Dans ce dernier cas, les délais pour les projets dont la mise en œuvre s’achève au cours du second semestre de 2023 seraient en contradiction avec les délais de clôture des programmes prévus par le règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV. Il convient que l’autorité de gestion tienne compte de ce fait dans la préparation de ses travaux de clôture.

Image 5

Les délais applicables à la clôture des programmes mentionnés au point 3.1 prévalent sur les périodes d’exécution qui peuvent avoir été fixées dans les contrats de subvention.

Au cours de la période de programmation précédente, les autres bonnes pratiques suivantes permettant de garantir une clôture en temps utile ont été relevées:

—

Réalisation d’une évaluation des risques spécifique afin d’identifier les bénéficiaires susceptibles de présenter des rapports de piètre qualité ou tardivement et d’apporter un soutien aux bénéficiaires des projets concernés;

—

Publication de notes d’information aux bénéficiaires en soulignant l’importance de présenter rapidement les rapports et en fournissant éventuellement des instructions spécifiques pour la clôture;

—

Révision des procédures et des critères applicables aux contrôles administratifs effectués par le secrétariat technique commun et par l’autorité de gestion, réduction de la charge formelle et réduction au minimum du temps requis pour la procédure contradictoire;

—

Non-exigence d’une nouvelle présentation non indispensable de documents par les bénéficiaires et les partenaires lorsque les erreurs recensées peuvent être facilement quantifiées, que des conclusions peuvent être tirées, que le rapport peut être approuvé et que le solde de la subvention à payer peut être déterminé si nécessaire;

—

Amélioration, si nécessaire, du flux de communication entre les bénéficiaires et les organismes du programme ainsi qu’entre les différentes unités de ces organismes travaillant à la clôture;

—

Sélection à un stade précoce de l’échantillon des projets à soumettre aux derniers contrôles sur place, en tenant compte du fait que la population de rapports en suspens en ce qui concerne les projets est connue à l’avance.

4. Gestion financière

4.1. Dégagement à la clôture

Il n’existe pas de règles spécifiques en ce qui concerne le dégagement des fonds au cours de la procédure de clôture, au-delà des dispositions de l’article 19 du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière de l’IEV, qui dispose qu’une fois le solde final payé ou remboursé, tous les montants non utilisés, c’est-à-dire les crédits restants, doivent être dégagés.

L'article 65 du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV prévoit les exceptions au dégagement pour les comptes annuels. En ce qui concerne la clôture, les montants faisant l’objet de ces exceptions seront traités différemment puisqu’ils peuvent être déclarés dans les comptes finaux. C’est un point important dont les autorités de gestion doivent tenir compte car les comptes finaux sont la dernière possibilité de déclaration des dépenses.

4.2. Cofinancement et contribution maximale de l’UE

Image 6

Dans les présentes lignes directrices, on désigne par «cofinancement» la différence entre les dépenses éligibles et la contribution de l’UE.

L’article 12 du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV établit que le cofinancement représente au moins 10 % du montant de la contribution de l'Union. Il était permis de fixer un taux de cofinancement plus élevé dans les programmes (comme indiqué dans le plan de financement des programmes).

La Commission doit pouvoir vérifier à la clôture que le montant de cofinancement prévu ou minimal a été atteint, ce qui signifie que les dépenses déclarées dans le rapport final doivent montrer que le pourcentage de cofinancement établi dans le programme a été respecté. À cette fin, deux colonnes indiquant la contribution et le taux de cofinancement réels de l’UE ont été prévues dans le modèle de la partie financière finale.

Dans le cas des programmes pour lesquels l’option de non-cofinancement a été choisie pour certains exercices en réaction à la crise de la COVID-19 ou à la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine (15), il est possible d’indiquer «pas de cofinancement» pour les exercices concernés. Toutefois, il reste à démontrer pour ces programmes que le pourcentage de cofinancement prévu ou minimal fixé pour les autres exercices comptables a bien été respecté.

Les informations pertinentes devraient figurer dans la feuille de calcul des comptes finaux «1.3 Rapprochement avec le POC et cofinancement».

4.3. Apurement de la contribution de l’UE versée au titre du préfinancement

L’article 60, paragraphe 3, du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV dispose que « Chaque exercice d'exécution du programme, la Commission apure les préfinancements antérieurs sur la base des dépenses éligibles effectivement exposées [...] ».

Cela signifie que la Commission procédera par conséquent à un exercice d’apurement des exercices comptables finaux, en tenant compte des dépenses éligibles réellement exposées au cours du dernier exercice comptable et également des dépenses éligibles figurant dans les comptes finaux.

Ces informations devraient figurer dans la feuille de calcul des comptes finaux «1.4. Informations relatives à l’apurement»

En ce qui concerne les programmes dont la mise en œuvre fait l’objet de perturbations, les montants exposés et payés par les bénéficiaires et contractants russes et biélorusses, qui ont été exclus de l’apurement pour les comptes annuels présentés après la suspension des conventions de financement signées avec la Russie et la Biélorussie, ne seront plus considérés comme des dépenses éligibles au titre du programme concerné en raison de l’impossibilité d’effectuer des vérifications et des audits complets et fiables. Cette exclusion s’applique également aux montants qui ont été initialement acceptés par l’autorité de gestion entre le 1er juillet 2021 et la date limite de suspension des conventions de financement et pour lesquels aucun travail d’audit n’a pu être réalisé.

4.4. Calcul du solde final compte tenu de la flexibilité lors de la clôture

La Commission confirmera le calcul du solde final sur la base des données communiquées par les autorités de gestion.

Contrairement à l’apurement annuel des préfinancements, cet exercice tiendra également compte de la contribution de l’UE correspondant au montant total des dépenses éligibles du programme, tant pour les projets que pour l’assistance technique, comme «certifié par l’avis d’audit» (16) dans le rapport final. C’est nécessaire afin de garantir que le taux de cofinancement correspondant a été respecté dans les programmes.

Le montant dû à payer/recouvrer, calculé conformément aux règles expliquées ci-avant, constituera le solde final du programme.

Conformément à l’article 64 du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV, le paiement du solde final peut excéder de 10 % au maximum la contribution totale de l’UE allouée à chaque objectif thématique. Toutefois, le paiement final effectué par la Commission ne peut excéder la contribution totale de l’UE pour chaque programme telle qu’elle est déterminée par la décision d’exécution de la Commission portant approbation du programme.

Il est à noter que le solde final inclura les montants irrécouvrables auprès de bénéficiaires non publics dans les pays partenaires, comme indiqué dans les conventions de financement. De même, le montant du solde final inclura les montants irrécouvrables sur la base des dispositions de l’article 14 du règlement relatif aux perturbations dans la mise en œuvre.

Les montants irrécouvrables auprès des bénéficiaires dans les États membres et des bénéficiaires publics dans les pays partenaires seront exclus du calcul du solde final, étant donné qu’ils doivent être remboursés à l’autorité de gestion par le pays concerné.

Le chapitre 9 fournit de plus amples informations sur le traitement des montants irrécouvrables.

Ces informations devraient figurer dans la feuille de calcul des comptes finaux «1.5. Solde final»

4.5. Surcomptabilisation

La surcomptabilisation est acceptable pour les programmes de coopération transfrontalière au titre de l'IEV. Les autorités de gestion peuvent déclarer à la Commission des dépenses éligibles dépassant la contribution maximale de l’UE fixée dans la décision d’exécution de la Commission portant approbation du programme. Quel que soit l’exercice comptable pendant lequel elles ont été exposées et payées, ces dépenses surcomptabilisées déclarées à la Commission au cours du dernier exercice comptable seront prises en considération au moment de la clôture et après celle-ci pour remplacer les montants irréguliers (déclarés au cours de n’importe quel exercice comptable, y compris le dernier) et pour la flexibilité de 10 % conformément entre objectifs thématiques à la clôture.

5. Indicateurs et performance à la clôture

Les données relatives aux indicateurs de réalisation et de résultat doivent être incluses dans la partie technique finale et comprendre:

—

les valeurs cumulées pour les indicateurs de réalisation et de résultat atteintes à la fin de l’exercice 2023;

—

toute question affectant la performance du programme, y compris la réalisation des valeurs cibles.

La réalisation des indicateurs et des valeurs cibles associées sera évaluée par la Commission en tenant compte des informations fournies dans la partie technique finale, y compris les éléments et les facteurs, tels que les perturbations des programmes, qui pourraient avoir gravement entravé la réalisation des valeurs cibles fixées.

Les valeurs de réalisation liées aux indicateurs de réalisation figurant dans le rapport final d’un programme doivent faire référence à ce qui a été atteint au moyen des projets bénéficiant d’un soutien dans le cadre du programme avant la fin de la période de mise en œuvre (31 décembre 2023). Bien que les valeurs de réalisation liées aux indicateurs doivent correspondre à la situation au 31 décembre 2023, dans la pratique, les réalisations atteintes grâce aux opérations cofinancées jusqu’à la date de présentation du rapport final peuvent être indiquées dans ces documents.

Seules les réalisations effectivement atteintes sur la base des dépenses déclarées et considérées comme éligibles dans le cadre du programme devraient figurer dans le rapport final. Dans certains cas, cela signifie qu’aucune réalisation n’est déclarée.

Les autorités responsables des programmes sont encouragées à expliquer si la crise de la COVID-19 et ses répercussions ont empêché la réalisation de certaines valeurs cibles. En outre, elles devraient également évaluer dans quelle mesure l’incapacité à atteindre les valeurs cibles est due à l’incidence de facteurs socio-économiques ou environnementaux ou à des changements importants des conditions économiques ou environnementales dans la zone couverte par le programme.

De même, les autorités responsables des programmes devraient également décrire l’incidence qu’ont eue les perturbations dans la mise en œuvre dues à la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine et l’implication de la Biélorussie dans cette agression (voir chapitre 11).

6. Projets non intégralement mis en œuvre

Conformément à l’article 38 du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV, « un projet consiste en une série d'activités définies et gérées en fonction des objectifs, réalisations, résultats et incidences à atteindre avec un budget et dans un délai donnés» et contribue à la réalisation des priorités du programme. Dans ce contexte, il convient de veiller à mettre en œuvre intégralement l’ensemble des projets au cours de la période prévue ou au plus tard le 31 décembre 2023, date à laquelle toutes les activités du projet devraient prendre fin conformément à l’article 18 du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV.

L’article 48 du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV fixe des critères clairs en ce qui concerne l’éligibilité des dépenses. Cela signifie que les coûts réellement exposés par les bénéficiaires et au titre de l’assistance technique sont éligibles dans les cas suivants:

—

ils sont exposés au cours de la période de mise en œuvre du projet, et

—

ils ont été payés avant la présentation des projets de rapports finaux ou

—

ils sont mentionnés dans le rapport final du projet, avec la date estimée de paiement et sont remboursés ultérieurement (17) (cette pratique est fortement découragée, étant donné qu’elle retarderait la procédure de vérification et de clôture);

—

ils ont été exposés et payés après la période de mise en œuvre du projet en ce qui concerne les coûts liés aux activités de clôture du projet;

—

ils ont été mentionnés dans le budget prévisionnel global du projet;

—

ils sont nécessaires à l'exécution du projet;

—

ils sont identifiables et contrôlables ;

—

ils satisfont aux exigences de la législation fiscale et sociale applicable;

—

ils sont raisonnables et justifiés;

—

ils sont attestés par des factures ou d'autres documents de valeur probante équivalente.

Les autorités de gestion devront tenir compte de ces critères lors de la déclaration des dépenses éligibles dans le rapport final. Les autorités de gestion peuvent considérer que les dépenses supportées et payées pour des activités exécutées au cours de la période de mise en œuvre du projet sont éligibles quel que soit le degré de la mise en œuvre finale du projet, sauf si les conditions de mise en œuvre du projet en disposent autrement.

Huit des quinze programmes incluent dans leurs contrats de subvention un article relatif aux projets dont la mise en œuvre a été partielle ou mal exécutée:

«[…] si la mise en œuvre du projet a été mal exécutée, partielle – et donc non conforme à la description de l’action figurant à l’annexe I — ou tardive, l'autorité de gestion peut, par décision dûment motivée et après avoir permis au(x) bénéficiaire(s) de présenter des observations, réduire le montant de la subvention initiale en fonction de la mise en œuvre effective du projet […]»

En pareil cas, l'autorité de gestion devrait évaluer la qualité de la mise en œuvre de chacun des projets et décider s’il y a lieu de réduire le montant final de la subvention/des coûts éligibles du projet déclaré à la Commission en tenant compte par exemple du degré de réalisation des indicateurs par rapport aux valeurs cibles figurant dans le contrat de subvention et des raisons expliquant ces écarts.

Lorsque l’autorité de gestion prend la décision de réduire la subvention d’un ou de plusieurs bénéficiaires d’un projet, il est recommandé qu’elle en informe le comité mixte de suivi étant donné qu’une telle décision peut être contestée par le ou les bénéficiaires du projet. Tout cas de ce type sera traité en dehors de la procédure de clôture, étant donné qu’une partie des dépenses en question pourrait ne pas être déclarée à la Commission sur la base de la décision de l’autorité de gestion.

En ce qui concerne les programmes dont la mise en œuvre a fait l’objet de perturbations, l’autorité de gestion devra également tenir compte des circonstances exceptionnelles lors de l’analyse de la mise en œuvre des projets à la lumière des possibilités offertes par le règlement relatif aux perturbations dans la mise en œuvre (voir chapitre 11).

7. Projets concernés par une procédure judiciaire ou un recours administratif ayant un effet suspensif ou par une enquête en cours

Avant de transmettre le rapport final, les autorités de gestion devraient décider d’exclure ou non des comptes des derniers exercices comptables tout ou partie des dépenses pour chaque opération concernée par des enquêtes en cours ou suspendue par une procédure judiciaire ou par un recours administratif ayant un effet suspensif.

Les exemples d’enquêtes en cours comprennent les enquêtes menées par des organismes nationaux qui ne sont pas les autorités responsables des programmes (telles que les enquêtes de police, les enquêtes judiciaires ou pénales), dont le résultat peut affecter la légalité et la régularité des dépenses.

La suspension d’un projet par une procédure judiciaire ou par un recours administratif ne prolonge pas la date limite d’engagement des dépenses éligibles prévue à l’article 18, du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV.

Les autorités responsables des programmes sont invitées à exclure des comptes finaux les dépenses concernées par d’éventuelles irrégularités constatées dans le cadre d’enquêtes en cours de l’OLAF, de rapports de l’OLAF ou d’audits de la Commission ou de la Cour des comptes européenne.

Étant donné que les comptes finaux constituent la dernière possibilité de déclarer des dépenses, ils peuvent également inclure les montants faisant l’objet de procédures judiciaires en cours et de recours administratifs ayant un effet suspensif. Les dépenses de ce type peuvent être considérées comme des dépenses éligibles au moment de la présentation des comptes finaux et peuvent être certifiées par les autorités d’audit.

Si les dépenses relatives à des projets concernés par des enquêtes en cours ou à des projets suspendus à la suite d’une procédure judiciaire ou d’un recours administratif ayant un effet suspensif ne sont pas exclues des comptes finaux, il convient que l’autorité de gestion transmette, avec le rapport final, les montants et la liste des opérations en cause et de celles pour lesquelles les dépenses font l’objet d’une enquête, au moyen du modèle figurant dans la feuille de calcul des comptes finaux « 2.2 Corrections financières, recouvrements, OLAF, procédures judiciaires (fonds de l’UE) ».

Les autorités de gestion doivent informer la Commission des résultats des enquêtes et, lorsque des irrégularités sont constatées après la clôture du programme, procéder au recouvrement des montants indûment versés et les rembourser à la Commission.

8. Traitement des irrégularités au cours du dernier exercice comptable

Après la demande de paiement du solde final, aucune demande de paiement ultérieure ne peut être présentée à la Commission. Par conséquent, toute correction financière rendue nécessaire en raison d’irrégularités individuelles ou systémiques doit être effectuée dans les comptes finaux, même si cette correction concerne des dépenses déclarées au cours d’exercices comptables antérieurs.

Si l’autorité de gestion décide de ne pas déclarer de montants parce qu’une évaluation de la légalité et de la régularité des dépenses du dernier exercice comptable est en cours, les dépenses en question ne pourront pas être redéclarées même si elles s'avèrent légales et régulières par la suite. Par conséquent, toutes les évaluations du programme et les éventuelles corrections financières en cours devraient être finalisées à l’avance afin de permettre l’établissement des comptes finaux.

9. Recouvrements et renonciations

9.1. Règles communes

Conformément à l’article 68, paragraphe 3, point b), du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière de l’IEV, les comptes de tous les exercices comptables, y compris le dernier, doivent inclure les dépenses exposées et payées ainsi que les recettes perçues par l’autorité de gestion:

—

les montants auxquels il a été renoncé ou qui ont été recouvrés au cours de l’exercice comptable;

—

les montants irrécouvrables.

Les autorités de gestion devraient essayer de recouvrer l’ensemble des montants avant la fin du dernier exercice comptable et, en tout état de cause, au moment de la finalisation des comptes avant la présentation du rapport final, étant donné qu’elles ne pourront plus les déclarer irrécouvrables par la suite. C’est la raison pour laquelle les comptes finaux ne contiennent pas de tableau «montants à recouvrer».

Les montants irrécouvrables sont répartis dans deux tableaux: l’un reprenant les montants relevant des États membres ou des pays partenaires et l’autre reprenant les montants ne relevant pas de ceux-ci. Ces derniers, y compris les montants irrécouvrables auprès de bénéficiaires non publics dans les pays partenaires, sont pris en compte dans le calcul du solde final.

Les montants au recouvrement desquels l’autorité de gestion a renoncé après approbation du comité mixte de suivi ne doivent pas être inclus dans le calcul du solde final.

Les informations visées dans la présente section sont fournies dans les tableaux spécifiques de la feuille de calcul 2.2.

9.2 Déclaration des montants recouvrables et irrécouvrables à la clôture

Dans les comptes finaux, les autorités de gestion peuvent déclarer les montants irrécouvrables relatifs aux dépenses déclarées au cours des exercices comptables précédents ou également au cours du dernier exercice comptable. Il est également possible de déclarer, dans les comptes finaux, les montants devenus recouvrables ou irrécouvrables après la fin du dernier exercice comptable avant la présentation du rapport final.

Les autorités de gestion devraient avant tout toujours tenter de recouvrer les montants afin de démontrer qu’elles ont fait preuve de la diligence requise.

Les dispositions du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV et des conventions de financement correspondantes n’ont pas prévu la responsabilité des autorités de gestion en ce qui concerne les montants non recouvrés auprès de bénéficiaires non publics établis dans les pays partenaires. Par conséquent, les types suivants de montants non recouvrés doivent être déclarés dans les comptes finaux:

—

montants non recouvrés auprès de bénéficiaires d’États membres et d’entités publiques de pays partenaires, en dehors des dispositions du règlement relatif aux perturbations dans la mise en œuvre. Ces montants seront exclus du calcul du solde final (et ne doivent pas être inscrits dans la feuille de calcul 1.5) car ils relèvent du régime de responsabilité d’un tiers. Dès lors, conformément à l’article 74 du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV, l’État membre concerné doit «verser le montant dû à l’autorité de gestion»; le niveau de responsabilité du pays partenaire concerné est prévu par la convention de financement correspondante;

—

montants non recouvrés auprès de bénéficiaires non publics dans les pays partenaires, en dehors des dispositions du règlement relatif aux perturbations dans la mise en œuvre. Ces montants seront inclus dans le calcul du solde final de la même manière que les montants certifiés à la Commission, car les conventions de financement correspondantes ne prévoient pas la responsabilité des pays partenaires. Pour ces montants, la Commission peut reprendre la procédure de recouvrement;

—

montants non recouvrés relevant des dispositions de l’article 14 du règlement relatif aux perturbations dans la mise en œuvre. Ces montants seront inclus dans le calcul du solde final de la même manière que les montants certifiés à la Commission. L'autorité de gestion qui inclut ces montants dans le tableau 4 de la feuille de calcul 2.2 est réputée avoir demandé à la Commission de reprendre la procédure de recouvrement des montants.

9.3 Montants recouvrés après clôture

Tout montant qui a été déclaré à la Commission et qui est ensuite recouvré après la clôture doit être reversé au budget de l’Union par les autorités de gestion.

10. Intérêts sur les préfinancements

L’article 8, paragraphe 4, du règlement financier dispose que « les intérêts produits par les versements de préfinancement effectués à partir du budget ne sont pas dus à l’Union, sauf disposition contraire prévue par [...] les conventions de financement concernées. ».

Par conséquent, les intérêts générés ne doivent à aucun moment être déclarés, y compris dans les comptes finaux, et ne seront donc pas déduits du calcul du solde final.

11. Programmes dont la mise en œuvre fait l’objet de perturbations

Le règlement relatif aux perturbations dans la mise en œuvre a été adopté le 9 novembre 2022 à la suite de la guerre d’agression non provoquée et injustifiée menée par la Russie contre l’Ukraine. Ledit règlement concerne 13 des 15 programmes de coopération transfrontalière au titre de l'IEV concernés par des perturbations dans la mise en œuvre (18) et il traite de différents points, tels que les suivants:

—

évaluation de l’incidence de la coopération transfrontalière,

—

utilisation des infrastructures,

—

taux de cofinancement,

—

procédure de recouvrement,

—

reliquats des fonds de cofinancement transférés par un pays partenaire.

11.1. Évaluation de l’incidence de la coopération transfrontalière

L’article 8, paragraphe 1, du règlement relatif aux perturbations dans la mise en œuvre prévoit que l’incidence positive des projets sur la coopération transfrontalière doit être évaluée en trois phases:

—

une première phase jusqu’à la date à laquelle la perturbation dans la mise en œuvre du programme a commencé;

—

une deuxième phase 2 pour la durée de la perturbation de la mise en œuvre du programme;

—

une troisième phase après la fin de la perturbation dans la mise en œuvre du programme.

À cette fin, les programmes indiqueront la date de début et le type de perturbation, conformément aux définitions figurant à l’article 2 du règlement relatif aux perturbations dans la mise en œuvre.

La partie technique finale devrait inclure les valeurs agrégées pour les indicateurs définis dans le programme, compte tenu des valeurs atteintes par les bénéficiaires dans les États membre et dans les pays partenaires au cours de la première phase (et de la troisième phase, le cas échéant) et des valeurs cibles atteintes par les bénéficiaires dans les États membres lors de la deuxième phase.

Pour les programmes, on peut également rendre compte des indicateurs atteints dans les pays partenaires au cours de la deuxième phase, en fournissant les explications pertinentes dans la partie technique finale.

L’incidence transfrontalière des projets, y compris sur l’éligibilité des dépenses, ne sera pas remise en cause en raison des perturbations dans la mise en œuvre des projets dans les pays partenaires concernés au cours de la deuxième phase.

11.2. Utilisation des infrastructures

L’article 8, paragraphe 3, du règlement relatif aux perturbations dans la mise en œuvre prévoit une exception à l’article 39, paragraphe 3, du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV qui définit une obligation de durabilité pour les projets comportant un volet «infrastructures», ces derniers ne devant pas faire l'objet, dans un délai de cinq ans à compter de la clôture du projet ou dans le délai fixé par les règles en matière d'aides d'État, d'une modification substantielle ayant une incidence sur leur nature, leurs objectifs ou leurs conditions de mise en œuvre, portant atteinte à leurs objectifs initiaux. Lorsqu’il n’est pas possible à l’autorité de gestion de vérifier le respect de l’obligation de durabilité pour les projets situés dans des pays partenaires touchés par des perturbations dans la mise en œuvre, ladite autorité ne sera pas tenue de recouvrer les sommes ni de rembourser la contribution de l’Union. Il convient de garantir la disponibilité d’une piste d’audit appropriée pour ces projets.

11.3. Taux de cofinancement

L’article 3 du règlement relatif aux perturbations dans la mise en œuvre prévoit qu’aucun cofinancement de la contribution de l’Union n’est exigé de la part des États membres ou des pays partenaires pour les dépenses exposées et payées qui figurent dans les comptes annuels du programme pour les trois derniers exercices comptables de la période de mise en œuvre du programme, c’est-à-dire ceux commençant le 1er juillet 2021, 2022 et 2023 respectivement.

Le modèle des comptes finaux indique la ventilation des dépenses et du cofinancement. Il établit une distinction entre les exercices n'ayant donné lieu à aucune mesure de cofinancement exceptionnelle et ceux pour lesquels la contribution de l’UE peut aller jusqu’à 100 %, en raison de la crise de la COVID-19 ou de perturbations dans la mise en œuvre. La section spécifique de la feuille de calcul 1.3 des comptes finaux doit être remplie uniquement pour les programmes n’ayant appliqué aucun cofinancement.

11.4 Procédure de recouvrement spécifique pour les programmes dont la mise en œuvre fait l’objet de perturbations

Lorsque le recouvrement est lié à une créance vis-à-vis d'un bénéficiaire établi dans un pays partenaire, l’article 14, paragraphe 5, du règlement relatif aux perturbations dans la mise en œuvre permet à l'autorité de gestion de demander à la Commission de reprendre la procédure de recouvrement des montants lorsqu'elle n’est pas en mesure d’en garantir la compensation. Cette solution est possible à condition que l’autorité de gestion échoue dans sa tentative de recouvrement simplifié. Comme décrit à l’article 14, paragraphe 3, du règlement relatif aux perturbations dans la mise en œuvre, il suffit à l’autorité de gestion de documenter sa décision de ne pas effectuer plus d’une tentative de recouvrement.

Le modèle de comptes finaux comprend, dans la feuille de calcul 2.2, un tableau spécifique contenant la liste des recouvrements dont la procédure a été reprise par la Commission conformément à l’article 14, paragraphe 5, du règlement relatif aux perturbations dans la mise en œuvre.

Les comptes finaux incluent également un tableau spécifique relatif au cofinancement d’un pays partenaire sur les comptes bancaires de l’autorité de gestion à la date de la perturbation dans la mise en œuvre du programme (feuille de calcul «2.4 Compensations» ).

12. Présentation des documents de clôture

12.1. Délai de présentation des documents de clôture

Les documents de clôture doivent être transmis au plus tard le 15 février 2025 via SFC. Ce délai peut être prolongé par la Commission jusqu’au 1er mars 2025, sur communication de l’autorité de gestion concernée, conformément à l’article 77 du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV.

La non-communication de l’un des documents de clôture peut révéler une grave insuffisance du système de gestion ou de contrôle du programme mettant en péril la participation de l’Union déjà versée au programme. En pareil cas, la Commission peut décider d’imposer une correction financière conformément à l’article 72 du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV.

Toutefois, à la demande de l’autorité de gestion, les services de la Commission accorderont une souplesse identique à celle proposée pour les programmes de cohésion et permettront la présentation du rapport final au plus tard le 15 février 2026.

12.2. Modification des documents de clôture après la date limite de communication

Les autorités de gestion ne peuvent modifier aucun des documents de clôture après la date limite de leur communication, sauf si la Commission demande une modification ou en cas d’erreur matérielle.

12.3. Disponibilité des documents et des enregistrements informatiques

L’article 70 du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV fixe à cinq ans à compter de la date de paiement du solde du programme la période pendant laquelle l’autorité de gestion et les bénéficiaires doivent conserver les données relatives à un programme ou à un projet.

Il convient de conserver les rapports, les pièces justificatives, ainsi que les comptes, les documents comptables et tout autre document relatif au financement du programme (notamment l'ensemble des documents relatifs à l'attribution des marchés) et des projets.

Même si cela ne figure pas explicitement dans le règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV, les autorités de gestion sont invitées à conserver les enregistrements informatiques, les sites web, les logiciels, les bases de données et tout élément livrable sous forme électronique qui concernent des projets cofinancés ou l’assistance technique.

Il incombe à l’autorité de gestion de garantir l’existence d’une piste d’audit appropriée, y compris une liste des opérations, en vue de la réalisation d’éventuels audits supplémentaires par la Commission ou la Cour des comptes européenne.

Les documents relatifs aux audits, aux recours, aux litiges ou aux réclamations découlant de l'exécution du programme ou d'un projet doivent être conservés jusqu'à ce que ces audits, recours, litiges ou réclamations aient été tranchés, même si cette période dépasse le délai de cinq ans visé précédemment.

13. Contenu des documents de clôture

13.1. Dispositions générales du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV

Conformément à l’article 77 du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV, la partie technique finale que l’autorité de gestion doit communiquer à la Commission au plus tard le 15 février 2025, après approbation par le comité mixte de suivi, contiendra, mutatis mutandis, les informations requises en ce qui concerne les rapports annuels, le dernier exercice comptable et toute la durée du programme.

La partie technique finale doit être remplie pour répondre à cette exigence de doublement, pour le dernier exercice comptable et pour toute la durée du programme, et le modèle habituel utilisé pour les programmes en ce qui concerne les rapports d’exécution (annuels) ne doit pas être modifié à cet effet.

Toutefois, les informations relatives aux prévisions des activités à mettre en œuvre au cours de l’exercice comptable suivant (article 77, paragraphe 4, du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV) et l’estimation des coûts supportés du 1er juillet au 31 décembre de l’exercice précédent [article 68, paragraphe 2, point f), du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière de l’IEV] ne devraient être ni préparées ni présentées étant donné qu’elles ne sont pas pertinentes pour la clôture, conformément à l’article 77, paragraphe 5, dudit règlement.

13.2. Partie technique finale

Le modèle habituel correspondant à la partie technique du rapport annuel devrait également être utilisé par les autorités de gestion pour le rapport final. Les informations devraient couvrir toute la durée du programme.

En l’absence de dispositions spécifiques dans le règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV, les procédures appliquées seront similaires aux programmes relevant du règlement portant dispositions communes (19). Les autorités de gestion disposent notamment de deux mois pour répondre aux observations de la Commission relatives à un rapport final de mise en œuvre. La Commission peut prolonger ce délai de deux mois supplémentaires, à la demande d’une autorité de gestion. Le rapport final sera accepté si la Commission n’a aucune observation à formuler ou si toutes les observations de la Commission ont été traitées de manière adéquate.

13.3. Comptes finaux

Les comptes finaux doivent inclure les informations requises par l’article 68, paragraphe 2, du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière de l’IEV, à l’exception du point f) (20), tant pour le dernier exercice comptable que pour toute la durée du programme.

De même, l'article 69 du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV qui régit l’examen et l’acceptation des comptes annuels s’applique également aux comptes finaux.

La Commission examinera les comptes finaux et indiquera en temps utile à l’autorité de gestion si elle estime que les comptes finaux donnent une image fidèle de la situation et que les opérations qui y sont liées sont légales et régulières.

13.4. Déclaration de gestion et résumé annuel des contrôles

L’autorité de gestion devrait continuer à communiquer le résumé annuel des contrôles de la même manière qu’au cours des exercices précédents.

Toutefois, la déclaration de gestion pour le dernier exercice comptable devrait couvrir l’assurance pour toute la durée du programme jusqu’au dernier exercice comptable, conformément à l’article 77, paragraphe 5, du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV.

13.5. Avis d’audit et rapport de contrôle

L’avis et le rapport d’audit couvriront à la fois le dernier exercice comptable et toute la durée du programme, conformément à l’article 77, paragraphe 5, du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière de l’IEV. Par conséquent, il convient d’établir une distinction claire entre les différentes périodes couvertes. L'avis d'audit établira si les comptes finaux donnent une image fidèle, si les opérations qui y sont liées sont légales et régulières et si les systèmes de contrôle mis en place fonctionnent correctement. L’avis devra également indiquer si les travaux d’audit mettent ou non en doute les affirmations contenues dans la déclaration de gestion.

Image 7

L’avis d’audit final doit permettre de confirmer à la fois les montants totaux des dépenses éligibles et la contribution de l’UE pour l’ensemble de la période de programmation, tels qu’indiqués dans la feuille de calcul 1.3 des comptes.

En outre, le rapport d’audit comprendra:

—

des informations sur les constatations ouvertes découlant des audits réalisés par les services de la Commission ou la Cour des comptes européenne, qui devraient être communiquées dans la section « Autres informations ». Ces informations ne sont requises que dans le cas où les dépenses concernées figurent dans les comptes finaux;

—

une conclusion sur l’évaluation de l’exigence clé no 6 « Système fiable de collecte, d’enregistrement et de stockage des données à des fins de suivi, d’évaluation, de gestion financière, de vérification et d’audit, comprenant des liens avec les systèmes d’échange électronique de données avec les bénéficiaires ». Cette évaluation doit inclure la confirmation que les données agrégées communiquées à la Commission sont correctes.

En ce qui concerne les programmes concernés par la suspension de toutes les conventions de financement avec la Russie et la Biélorussie, les services de la Commission ont, en décembre 2022, informé les autorités d’audit concernées des programmes de coopération transfrontalière au titre de l'IEV du recours à des procédures d’audit spécifiques pour les programmes en cause, notamment des travaux d’audit portant sur les comptes finaux, l’audit des opérations, les stratégies d’audit et la manière de former des avis d’audit. Les modèles de rapport annuel et d’avis d’audit ne doivent pas être adaptés aux fins de la clôture et devraient être utilisés de la même manière que lors des exercices comptables précédents.

14. Paiement ou recouvrement du solde final

Le solde final sera versé ou recouvré au plus tard trois mois après la date d’apurement des comptes finaux, sans préjudice du pouvoir de la Commission d’interrompre le délai de paiement ou de suspendre ledit paiement conformément aux articles 61 et 62 du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV.

15. Questions relatives à la légalité et à la régularité

Les questions relatives à la légalité et à la régularité des transactions sous-jacentes concernant les dépenses comptabilisées dans les comptes finaux acceptés peuvent être soulevées par la Commission après le paiement du solde final et la clôture du programme.

Conformément à l'article 72, paragraphe 6, du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV, la clôture du programme n'affectera pas le droit de la Commission de procéder à des corrections financières ultérieures à l'égard de l'autorité de gestion.


(1) Communication de la Commission (JO C 474 du 14.12.2022, p. 1).

(2) Règlement (UE) 2022/2192 du Parlement européen et du Conseil du 9 novembre 2022 établissant des dispositions particulières pour les programmes de coopération 2014-2020 soutenus par l’instrument européen de voisinage et au titre de l’objectif «Coopération territoriale européenne», à la suite de perturbations dans la mise en œuvre des programmes (JO L 292 du 11.11.2022, p. 1).

(3) Règlement (UE, Euratom) 2018/1046 du Parlement européen et du Conseil du 18 juillet 2018 relatif aux règles financières applicables au budget général de l'Union, modifiant les règlements (UE) no 1296/2013, (UE) no 1301/2013, (UE) no 1303/2013, (UE) no 1304/2013, (UE) no 1309/2013, (UE) no 1316/2013, (UE) no 223/2014, (UE) no 283/2014 et la décision no 541/2014/UE, et abrogeant le règlement (UE, Euratom) no 966/2012 (JO L 193 du 30.7.2018, p. 1).

(4) Règlement (UE) no 232/2014 du Parlement européen et du Conseil du 11 mars 2014 instituant un instrument européen de voisinage (JO L 77 du 15.3.2014, p. 27).

(5) Règlement (UE) no 236/2014 du Parlement européen et du Conseil du 11 mars 2014 énonçant des règles et des modalités communes pour la mise en œuvre des instruments de l'Union pour le financement de l'action extérieure (JO L 77 du 15.3.2014, p. 95).

(6) Règlement d’exécution (UE) no 897/2014 de la Commission du 18 août 2014 fixant des dispositions spécifiques pour la mise en œuvre des programmes de coopération transfrontalière financés dans le cadre du règlement (UE) no 232/2014 du Parlement européen et du Conseil instituant un instrument européen de voisinage (JO L 244 du 19.8.2014, p. 12).

(7) Règlement d'exécution (UE) 2020/879 de la Commission du 23 juin 2020 modifiant le règlement d'exécution (UE) n° 897/2014 en ce qui concerne des dispositions spécifiques afin d'aligner les dispositions relatives à la mise en œuvre des programmes de coopération transfrontalière financés au titre de l'instrument européen de voisinage avec des mesures spécifiques en réponse à la pandémie de COVID-19 (JO L 203 du 26.6.2020, p. 59).

(8) Règlement (UE) 2022/2192 du Parlement européen et du Conseil du 9 novembre 2022 établissant des dispositions particulières pour les programmes de coopération 2014-2020 soutenus par l’instrument européen de voisinage et au titre de l’objectif «Coopération territoriale européenne», à la suite de perturbations dans la mise en œuvre des programmes (JO L 292 du 11.11.2022, p. 1).

(9) Conformément à l’article 6, paragraphe 2, du règlement relatif aux perturbations dans la mise en œuvre, l’autorité de gestion peut signer des contrats, autres que des contrats relatifs à de grands projets d’infrastructure, après le 31 décembre 2022, à condition que toutes les activités des projets financées par le programme se terminent le 31 décembre 2023 au plus tard.

(10) Conformément à l’article 19 du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV, en référence à l’article 48, paragraphe 2, point a) iii), du même règlement, les activités telles que la vérification des dépenses ainsi que l’audit et l’évaluation finale du projet peuvent encore avoir lieu après la période de mise en œuvre du projet.

(11) L’article 19, paragraphe 1, du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV, tel que modifié.

(12) Davantage de détails sont disponibles dans la section 12.

(13) Période de programmation 2007-2013.

(14) Voir l’article 6, paragraphe 1, du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV sur les adaptations du programme et sa révision au titre du paragraphe 2.

(15) Conformément à l’article 12, paragraphe 4, du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV ou à l’article 3 du règlement établissant des dispositions particulières [...] à la suite de perturbations dans la mise en œuvre des programmes.

(16) L’article 69 du règlement d’exécution relatif à la coopération transfrontalière au titre de l’IEV.

(17) Comme prévu à la section 3, pour être considérés comme éligibles, les coûts liés à la mise en œuvre des projets doivent être exposés et payés au plus tard le 31 décembre 2023. Seuls les coûts liés à la clôture des projets et des programmes et à l’assistance technique sont éligibles jusqu’au 30 septembre 2024.

(18) Hongrie-Slovaquie-Roumanie-Ukraine, Estonie-Russie, Lettonie-Russie, Pologne-Biélorussie-Ukraine, Pologne-Russie, Lituanie-Russie, Lettonie-Lituanie-Russie, Roumanie-République de Moldavie, Bassin de la mer Noire, Roumanie-Ukraine, Finlande du Sud-Est-Russie, Carélie et Kolarctic.

(19) Règlement (UE) no 1303/2013 du Parlement européen et du Conseil du 17 décembre 2013 portant dispositions communes relatives au Fonds européen de développement régional, au Fonds social européen, au Fonds de cohésion, au Fonds européen agricole pour le développement rural et au Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche, portant dispositions générales applicables au Fonds européen de développement régional, au Fonds social européen, au Fonds de cohésion et au Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche, et abrogeant le règlement (CE) no 1083/2006 du Conseil (JO L 347 du 20.12.2013, p. 320).

(20) «une estimation des dépenses exposées entre le 1er juillet et le 31 décembre de l'année écoulée»


ANNEXE

[INTITULÉ DU PROGRAMME]

[No de la décision CE]

Rapport final

[Date de présentation]

II. Partie financière finale

Article 68, paragraphe 2, du règlement d'exécution (UE) no 897/2014 de la Commission

Autorité de gestion: <indiquer le nom de l’autorité de gestion>

Les tableaux devraient refléter les spécificités des programmes lorsqu’il y en a.

TABLE DES MATIERES

1.

Aperçu de la mise en œuvre du programme

1.1.

Paiements des services de la Commission européenne

1.2.

Paiements des pays participants au niveau du programme

1.3.

Rapprochement avec le POC et cofinancement

1.4.

Informations relatives à l’apurement

1.5.

Solde final

2.

Projets

2.1.

Projets — dernier exercice comptable

2.2.

Corrections financières, recouvrements, OLAF, procédures judiciaires

2.3.

Recettes provenant des projets

2.4.

Cofinancement transféré à l’autorité de gestion par le pays partenaire et liste des compensations

3.

Assistance technique

3.1.

Assistance technique — dernier exercice comptable

PARTIE FINANCIÈRE FINALE

[INTITULÉ DU PROGRAMME]

1.1. Paiements de la Commission européenne (tous les montants sont exprimés en EUR)

Description de l’élément

Date de réception

Montant

Remarques

PÉRIODE DE RAPPORT EN COURS

PÉRIODE DE RAPPORT PRÉCÉDENTE

TOTAL POUR TOUTE LA DURÉE DU PROGRAMME

PARTIE FINANCIÈRE FINALE

[INTITULÉ DU PROGRAMME]

1.2. Paiements des pays participants au niveau du programme (Tous les montants sont exprimés en EUR)

Description de l’élément

Date de réception

Montant

Remarques

PÉRIODE DE RAPPORT EN COURS

PÉRIODE DE RAPPORT PRÉCÉDENTE

TOTAL POUR TOUTE LA DURÉE DU PROGRAMME

PARTIE FINANCIÈRE FINALE

[INTITULÉ DU PROGRAMME]

1.3. Rapprochement avec le POC et cofinancement

Budget du programme (dernier approuvé par le POC)

Contribution et cofinancement de l’UE au cours des exercices comptables ordinaires (à l’exclusion des exercices comptables pour lesquels le cofinancement est concerné par la crise de la COVID-19 ou par des mesures liées aux perturbations)

Contribution de l’UE (jusqu’à 100 %) et cofinancement au cours des exercices comptables concernés par la crise de la COVID-19 ou par des mesures liées aux perturbations (2020-2021, 2021-2022, 2022-2023, 2023-2024)

État de la mise en œuvre du programme

Contribution de l’UE (A)

Cofinancement (1) (B)

Financement total (C)

Contribution de l’UE (D)

Cofinancement (E)

Taux de cofinancement (%) (F) = (E) / (D)

Financement total (G)

Contribution de l’UE (H)

Cofinancement (1) (I)

Taux de cofinancement (%) (J) = (I) / (H)

Financement total (K)

Contribution de l’UE (L)

Taux d’absorption de la contribution de l’UE (%) (M)=(L)/(A) (2)

Total des dépenses exposées et payées (P)

Taux d’absorption des dépenses totales (%) (R)=(P)/(C)

Projets

Priorité [indiquer l’intitulé / le numéro de la priorité]

Priorité [indiquer l’intitulé / le numéro de la priorité]

Priorité [indiquer l’intitulé / le numéro de la priorité]

Priorité [indiquer l’intitulé / le numéro de la priorité]

Assistance technique

Total

PARTIE FINANCIÈRE FINALE

[INTITULÉ DU PROGRAMME]

1.4. Informations relatives à l’apurement

Contribution de l’UE à l’apurement dans le RAPPORT FINAL

Contribution de l’UE au total des dépenses éligibles supportées et payées au cours du dernier exercice comptable (3)

Dépenses du projet

(4)

Dépenses d’assistance technique

(5)

MOINS

Montant exclu de l’apurement

(6)

MONTANT TOTAL

PARTIE FINANCIÈRE FINALE

[INTITULÉ DU PROGRAMME]

1.5. Solde final

(À compléter le cas échéant)

Calcul du solde final

Contribution de l’UE nécessaire à l’apurement au cours du dernier exercice comptable

(7)

Contribution de l’Union apurée pendant toute la période de mise en œuvre (au cours des exercices comptables précédents)

(8)

Montants irrécouvrables auprès d’entités non publiques dans les pays partenaires (hors montants dus aux perturbations de la mise en œuvre)

(9)

Montants irrécouvrables en raison des perturbations de la mise en œuvre (article 14, paragraphe 3, du règlement relatif aux perturbations dans la mise en œuvre)

(10)

SOUS-TOTAL

MOINS

Paiements des services de la Commission européenne

(11)

MONTANT TOTAL DU SOLDE FINAL

(12)

PARTIE FINANCIÈRE FINALE

[INTITULÉ DU PROGRAMME]

2.1. Projets (fonds de l’UE) — dernier exercice comptable

Objectif thématique/Priorités

Montant total du contrat au cours du dernier exercice comptable

[EUR] (A)

Financement de l’UE

[EUR] (B)

Financement de l’UE

% (C) = (B)/(A)

Total des dépenses éligibles supportées et payées au cours du dernier exercice comptable

[EUR] (13) (D)

Financement de l’UE

[EUR] (E)

Financement de l’UE

% (F) = (E)/(D)

Total

Priorité [indiquer l’intitulé / le numéro de la priorité]

Priorité [indiquer l’intitulé / le numéro de la priorité]

Priorité [indiquer l’intitulé / le numéro de la priorité]

Priorité [indiquer l’intitulé / le numéro de la priorité]

PARTIE FINANCIÈRE FINALE

[INTITULÉ DU PROGRAMME]

2.2. Corrections financières, recouvrements, OLAF, procédures judiciaires

Les comptes doivent inclure, au niveau des priorités et de l’assistance technique, les montants recouvrés au cours de l’exercice comptable, les montants à recouvrer au plus tard à la fin de l’exercice comptable et les montants irrécouvrables, ainsi que les montants correspondant à l’intégralité de la durée du programme.

Les corrections financières sont inscrites par l'autorité de gestion (AG) dans les comptes annuels de l'exercice comptable au cours duquel l'annulation a été décidée.

1. Liste de toutes les corrections financières décidées au cours de l’exercice comptable

Identification du projet

Objectif thématique/Priorité

Montant (en EUR)

Date de la décision

Description de la correction

MONTANT TOTAL DU CONTRAT AU COURS DU DERNIER EXERCICE COMPTABLE

MONTANT TOTAL POUR TOUTE LA DURÉE DU PROGRAMME

(14)

2. Liste des montants recouvrés

Identification du projet

Objectif thématique/Priorité

Montant (en EUR)

Date de la décision

Justification du recouvrement

MONTANT TOTAL DU CONTRAT AU COURS DU DERNIER EXERCICE COMPTABLE

MONTANT TOTAL POUR TOUTE LA DURÉE DU PROGRAMME

(15)

3. Liste des recouvrements auxquels il a été renoncé

Identification du projet

Objectif thématique/Priorité

Montant (en EUR)

Date de la décision prise par le comité mixte de suivi

Justification de la renonciation

MONTANT TOTAL DU CONTRAT AU COURS DU DERNIER EXERCICE COMPTABLE

MONTANT TOTAL POUR TOUTE LA DURÉE DU PROGRAMME

(16)

4. Liste des recouvrements repris par la CE [Art. 14, paragraphe 3, du règlement relatif aux perturbations dans la mise en œuvre]

Identification du projet

Objectif thématique/Priorité

Montant (en EUR)

Identification du partenaire

Date de la décision prise par l’AG

Justification de la transmission

MONTANT TOTAL (BÉNÉFICIAIRES DU PAYS PARTENAIRE)

MONTANT TOTAL (BÉNÉFICIAIRES DU PAYS PARTENAIRE DONT LE COFINANCEMENT A ÉTÉ TRANSFÉRÉ À L’AUTORITÉ DE GESTION)

(17)

5. Liste des montants irrécouvrables auprès de bénéficiaires dans les états membres et d’entités publiques dans les pays partenaires (sans recouvrement en raison de perturbations dans la mise en œuvre)

Identification du projet

Objectif thématique/Priorité

Montant (en EUR)

Identification du partenaire

Description de l’état du recouvrement infructueux

MONTANT TOTAL DU CONTRAT AU COURS DU DERNIER EXERCICE COMPTABLE

MONTANT TOTAL POUR TOUTE LA DURÉE DU PROGRAMME

(18)

6. Liste des montants irrécouvrables auprès d’entités non publiques dans les pays partenaires (sans recouvrement en raison de perturbations dans la mise en œuvre)

Identification du projet

Objectif thématique/Priorité

Montant (en EUR)

Identification du partenaire

Description de l’état du recouvrement infructueux

MONTANT TOTAL DU CONTRAT AU COURS DU DERNIER EXERCICE COMPTABLE

MONTANT TOTAL POUR TOUTE LA DURÉE DU PROGRAMME

(19)

7. Liste des irrégularités potentielles constatées dans les enquêtes en cours de l’OLAF, dans les rapports de l’OLAF, dans les audits de la ce ou de la Cour des comptes européenne

Identification du projet

Objectif thématique/Priorité

Montant (en EUR)

Date de la décision

État d’avancement des procédures judiciaires (20)

Justification de l’effet suspensif

MONTANT TOTAL DU CONTRAT AU COURS DU DERNIER EXERCICE COMPTABLE

MONTANT TOTAL POUR TOUTE LA DURÉE DU PROGRAMME

(21)

8. Liste des dépenses du projet concernées par des enquêtes en cours ou suspendues par une procédure judiciaire ou par un recours administratif ayant un effet suspensif

Identification du projet

Objectif thématique/Priorité

Montant (en EUR)

Date de la décision

État d’avancement de la procédure judiciaire (22)

Justification de l’effet suspensif

MONTANT TOTAL DU CONTRAT AU COURS DU DERNIER EXERCICE COMPTABLE

MONTANT TOTAL POUR TOUTE LA DURÉE DU PROGRAMME

(23)

PARTIE FINANCIÈRE DU RAPPORT FINAL

[INTITULÉ DU PROGRAMME]

2.3. Recettes des projets (pénalités, intérêts sur recouvrements différés, autres, etc.)

Description de l’élément

Date de réception

Montant des recettes

[EUR]

Remarques

MONTANT TOTAL

0

PARTIE FINANCIÈRE DU RAPPORT FINAL

[INTITULÉ DU PROGRAMME]

2.4. Cofinancement transféré à l’autorité de gestion par le pays partenaire et liste des compensations

Montant

Proportion de la compensation (facultatif) (24)

Montant sur le compte bancaire de l’AG avant les décisions de compensation

MOINS

Montants irrécouvrables

MONTANT RESTANT


LISTE DES COMPENSATIONS

LISTE DES RECOUVREMENTS REPRIS PAR LA CE [Art. 14, paragraphe 3, du règlement relatif aux perturbations dans la mise en œuvre] (25)

Identification du projet

Nom du bénéficiaire

Objectif thématique/Priorité

Date de la décision de compensation prise par l’AG

Montant irrécouvrable (EUR)

Montant de la compensation (EUR)

Montant (en EUR)

Date de la demande par l’AG

...

PARTIE FINANCIÈRE FINALE

[INTITULÉ DU PROGRAMME]

3.1. Assistance technique — dernier exercice comptable

Montant total des contrats au cours de la période de rapport [EUR]

Financement de l’UE [EUR]

Financement de l’UE %

Total des dépenses éligibles supportées et payées au cours du dernier exercice comptable [EUR]

Financement de l’UE [EUR]

Financement de l’UE %


(1) Cofinancement fourni au niveau national et au niveau du projet.

(2) Le paiement du solde final du programme lors du dernier exercice comptable ne peut excéder de plus de 10 % la contribution de l’Union pour chaque objectif thématique telle qu’elle est déterminée par la décision d’exécution de la Commission portant approbation du programme [Article 64 du règlement (UE) 2020/879].

(3) Le dernier exercice comptable est l’exercice comptable qui couvre la période allant du 1er juillet 2023 au 30 septembre 2024.

(4) Rempli automatiquement à partir de la feuille de calcul «2.1 Projets» (financement par l’UE du total des dépenses exposées et payées au cours de la période de rapport).

(5) Rempli automatiquement à partir de la feuille de calcul «3.1 Projets» (financement par l’UE du total des dépenses exposées et payées au cours de la période de rapport).

(6) Il s’agit du montant que l’autorité de gestion a décidé d’exclure de l’apurement (listes no 7 et 8 de la feuille de calcul 2.2).

(7) Complété automatiquement à partir de la feuille de calcul «1.4. Informations relatives à l’apurement».

(8) À remplir manuellement par l’autorité de gestion

(9) Complété automatiquement à partir de la feuille de calcul «2.2. Corrections financières, recouvrements, renonciations, OLAF, procédures judiciaires (Fonds de l’UE)», pour l’ensemble de la période de mise en œuvre.

(10) Complété automatiquement à partir de la feuille de calcul «2.2. Corrections financières, recouvrements, renonciations, OLAF, procédures judiciaires (Fonds de l’UE)», pour l’ensemble de la période de mise en œuvre.

(11) Complété automatiquement à partir de la feuille de calcul «1.1. Paiements de la CE».

(12) Si le montant est positif, le solde final sera versé par la CE à l’AG. Si le montant est négatif, le solde final sera recouvré par la CE auprès de l’AG.

(13) Pour les dépenses acceptées par l’AG autorisées après vérification administrative, les montants exclus de l’apurement au cours des exercices comptables précédents, qui n’ont pas donné lieu à une correction financière et qui ont finalement été acceptés, après déduction du montant des corrections financières décidées au cours de l’exercice pour les dépenses exposées, payées et acceptées au cours de l’exercice en cours.

(14) À remplir manuellement par l’AG

(15) À remplir manuellement par l’AG

(16) À remplir manuellement par l’AG

(17) Complété automatiquement à partir de la feuille de calcul «2.4. Compensations».

(18) À remplir manuellement par l’AG

(19) À remplir manuellement par l’AG

(20) Outre la description de l'état, la nature du montant suspendu doit être décrite. À l’issue de la procédure judiciaire, deux possibilités existent: 1) il est prévu que le montant soit restitué au programme (le montant est demandé au bénéficiaire/partenaire au titre du programme) ou 2) il est prévu que le montant soit transféré au bénéficiaire/partenaire (opposition à une correction financière au titre du programme).

(21) À remplir manuellement par l’AG

(22) Outre la description de l'état, la nature du montant suspendu doit être décrite. À l’issue de la procédure judiciaire, deux possibilités existent: 1) il est prévu que le montant soit restitué au programme (le montant est demandé au bénéficiaire/partenaire au titre du programme) ou 2) il est prévu que le montant soit transféré au bénéficiaire/partenaire (opposition à une correction financière au titre du programme).

(23) À remplir manuellement par l’AG

(24) Si une compensation proportionnelle est appliquée, l’AG doit indiquer la formule dans le tableau. À défaut, l’autorité de gestion devrait insérer les chiffres manuellement.

(25) Si l’intégralité du montant fait l’objet d’une compensation, les cellules doivent être laissées vierges.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2023/1338/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)


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