| CELEX | 52023XC01478 |
| Type | Communication |
| Date | vendredi 8 décembre 2023 |
| Journal officiel | FR Séries C |
| C/2023/1478 | 8.12.2023 |
Informations sur les modifications apportées aux compétences de l’Union européenne à la suite de l’adoption du traité de Lisbonne dans les domaines régis par la Convention des Nations unies contre la corruption (CNUCC)
(C/2023/1478)
En sa qualité de représentant extérieur de l’Union, la Commission européenne a transmis au secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, dépositaire de la Convention des Nations unies contre la corruption, les informations relatives aux modifications apportées aux compétences de l’Union européenne à la suite de l’adoption du traité de Lisbonne dans les domaines régis par ladite Convention. Les informations ont été publiées sur le site internet de la Collection des Traités des Nations unies le 5 octobre 2022. Le texte des informations est le suivant:
«Informations sur les modifications apportées aux compétences de l’Union européenne à la suite de l’adoption du traité de Lisbonne dans les domaines régis par la Convention des Nations unies contre la corruption (UNCAC)
Le présent document porte sur les modifications apportées aux compétences de l’Union européenne dans les domaines régis par la Convention des Nations Unies contre la corruption depuis l’entrée en vigueur du Traité de Lisbonne. Avec l’entrée en vigueur du traité de Lisbonne, les compétences de l’Union européenne, qui a succédé à la Communauté (1), ont évolué. Les informations ci-après complètent celles contenues dans la notification du 8 mars 2010.
L’UE a acquis de nouvelles compétences en matière de droit pénal en vertu du titre V du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (articles 82 et 83). L’UE a exercé ses compétences en légiférant dans divers domaines d’action pertinents pour la Convention (à savoir, la lutte contre le blanchiment de capitaux, l’intégrité des marchés financiers et la lutte contre les opérations d’initiés, les manipulations de marché et d’autres formes de comportements abusifs sur les marchés financiers, le gel, la gestion et la confiscation des avoirs liés à la corruption, la lutte contre la corruption dans le secteur privé au moyen du droit pénal, la lutte contre les infractions pénales portant atteinte aux intérêts financiers de l’Union et la prévention de la corruption impliquant des fonctionnaires de l’Union européenne ou des fonctionnaires des États membres de l’Union européenne; la protection des informateurs (“lanceurs d’alerte”).
L’UE rappelle qu’elle est également compétente pour lutter contre la fraude et toute autre activité illégale portant atteinte à ses intérêts financiers (article 325 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne), notamment pour traiter les questions relatives à la lutte contre la corruption et qu’elle a exercé ses compétences dans ce domaine, notamment en créant l’Office européen de lutte antifraude et en adoptant des règles détaillées sur les aspects administratifs de la lutte contre les activités illégales portant atteinte à ses intérêts financiers. Elle a également acquis la compétence de créer le Parquet européen (article 86 du Traité sur le fonctionnement de l’Union européenne). Créé par le Règlement (EU) 2017/1939 du Conseil (2), le Parquet européen est compétent pour rechercher, poursuivre et renvoyer en jugement les auteurs des infractions portant atteinte aux intérêts financiers de l’UE et leurs complices. Conformément à ce règlement, ces infractions sont notamment: le blanchiment d’argent impliquant des biens obtenus à la suite de telles infractions et la fraude, la corruption et le détournement d’argent qui portent atteinte ou sont susceptibles de porter atteinte aux intérêts financiers de l’UE (3). Dans les domaines susmentionnés, c’est à l’UE seule qu’il incombe de conclure avec d’autres pays ou des organisations internationales compétentes des accords internationaux si une telle entreprise peut avoir des répercussions sur ces mesures ou en modifier la portée.
Dans le domaine de la coopération au service du développement, l’UE est compétente pour mener des activités et conduire une politique commune. Elle aide notamment les pays partenaires à ratifier et à appliquer la Convention des Nations Unies contre la corruption et s’appuie sur les dispositions relatives à la lutte contre la criminalité transfrontière pour élaborer des accords avec les pays partenaires. L’exercice de cette compétence ne doit pas empêcher les États membres d’exercer leurs propres compétences. La politique de coopération au service du développement de l’UE et celle de ses États membres se complètent et se renforcent mutuellement.».
La présente publication est purement informative.
(1) Voir la notification du 8 mars 2010 au secrétaire général de l’Organisation des Nations unies, en sa qualité de dépositaire des conventions des Nations unies (y compris la CUNCAC).
(2) Règlement (UE) 2017/1939 du Conseil du 12 octobre 2017 mettant en œuvre une coopération renforcée concernant la création du Parquet européen, JO L 283, 31.10.2017, p. 1-71.
(3) Le Parquet européen a vu le jour le 1er juin 2021, date à laquelle il a assumé les tâches d’enquête et de poursuite qui lui incombaient, conformément au paragraphe 2 de l’article 120 du Règlement (UE) 2017/1939.
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2023/1478/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)