Résolution (UE) 2025/1601 du Parlement européen du 7 mai 2025 contenant les observations qui font partie intégrante de la décision concernant la décharge sur l’exécution du budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2023, section V — Cour des comptes
| CELEX | 52025BP1601 |
| Type | Acte préparatoire |
| Date | mercredi 7 mai 2025 |
Résumé IA
Texte intégral
| Journal officiel | FR Série L |
| 2025/1601 | 8.10.2025 |
RÉSOLUTION (UE) 2025/1601 DU PARLEMENT EUROPÉEN
du 7 mai 2025
contenant les observations qui font partie intégrante de la décision concernant la décharge sur l’exécution du budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2023, section V — Cour des comptes
LE PARLEMENT EUROPÉEN,
| — | vu sa décision concernant la décharge sur l’exécution du budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2023, section V — Cour des comptes, |
| — | vu l’article 102 et l’annexe V de son règlement intérieur, |
| — | vu le rapport de la commission du contrôle budgétaire (A10-0047/2025), |
| A. | considérant, dans le contexte de la procédure de décharge, que l’autorité de décharge tient à souligner qu’il importe particulièrement de renforcer davantage la légitimité démocratique des institutions de l’Union en améliorant la transparence et la responsabilité et en appliquant les concepts de budgétisation axée sur les performances et de bonne gestion des ressources humaines; |
| B. | considérant que la Cour des comptes (ci-après la «Cour») est l’auditeur externe de l’Union, chargé, au moyen de travaux d’audit indépendants, professionnels et efficaces, d’évaluer l’économie, l’efficacité, l’efficience, la légalité et la régularité de l’action de l’Union afin d’améliorer la responsabilité, la transparence et la gestion financière, et ainsi de renforcer la confiance des citoyens et de répondre efficacement aux défis actuels et futurs auxquels l’Union est ou sera confrontée; |
| C. | considérant que, sans préjudice des articles 287 et 319 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (traité FUE), la Cour, depuis la clôture de l’exercice 1987, fait annuellement vérifier son compte de gestion par un réviseur externe indépendant et que les rapports de ce dernier sont, depuis celui relatif à l’exercice 1992, publiés au Journal officiel de l’Union européenne; |
| D. | considérant que la Cour rend compte de sa gestion aux autorités budgétaires au moyen d’un rapport annuel d’activité de son secrétaire général, document qui, conformément à l’article 74, paragraphe 9, du règlement financier, a pour objet de fournir des informations sur l’utilisation des ressources, y compris les systèmes, et sur l’efficience et l’efficacité des systèmes de contrôle interne de la Cour; |
| E. | considérant qu’en accomplissant ses missions de manière transparente et indépendante, la Cour contribue au contrôle démocratique, au débat public et à la bonne gestion financière de l’Union; |
| F. | considérant que la Cour a adopté la position selon laquelle, pour évaluer la gouvernance de l’Union, son obligation de rendre des comptes et sa transparence ainsi que la qualité et la fiabilité des informations et des données communiquées sur la mise en œuvre des politiques de l’Union, la meilleure solution serait que la Cour soit chargée de contrôler l’ensemble des institutions, organes et organismes de l’Union créés par les traités ou en vertu de ceux-ci, ainsi que toutes les structures intergouvernementales présentant un intérêt majeur pour le fonctionnement de l’Union; que le Parlement soutient résolument la Cour et qu’il accueillerait favorablement les initiatives qui renforceraient la capacité de celle-ci à accomplir son mandat; |
| 1. | note que le budget de la Cour relève de la rubrique 7 du CFP, «Administration publique européenne», qui s’élevait à 12,3 milliards d’EUR en 2023 (soit 6,4 % du total du budget de l’Union); relève que le budget de la Cour, qui s’élève à environ 0,2 milliard d’EUR, représente approximativement 1,5 % du total des dépenses administratives de l’Union et moins de 0,1 % de ses dépenses totales; |
| 2. | observe que, dans son rapport annuel relatif à l’exercice 2023, la Cour a examiné un échantillon de 70 opérations sous la rubrique «Administration», soit 10 de plus qu’en 2022; note en outre que la Cour a indiqué que les dépenses administratives comprenaient les dépenses relatives aux ressources humaines, notamment les dépenses en matière de pensions, qui, en 2023, représentaient environ 70 % des dépenses administratives totales, ainsi que les dépenses relatives aux bâtiments, aux équipements, à l’énergie, aux communications et aux technologies de l’information, et que ses travaux au fil des ans montrent que, dans l’ensemble, ces dépenses présentent peu de risques; |
| 3. | se félicite de la hausse continue du nombre d’opérations contrôlées par la Cour sous la rubrique «Administration»; prend acte du fait qu’un audit de la fonction publique européenne est planifié mais rappelle l’importance de réaliser une enquête plus approfondie sur les dépenses administratives et demande une nouvelle fois d’inclure dans ses travaux des données complètes sur toutes les institutions afin de fournir une base cohérente pour une procédure de décharge cohérente; |
| 4. | relève que 21 des 70 opérations, soit 30 %, comportaient des erreurs, mais que la Cour, sur la base des cinq erreurs quantifiées, estime que le niveau d’erreur est inférieur au seuil de signification; |
| 5. | relève que les bilans financiers de la Cour sont contrôlés par un réviseur externe indépendant afin de veiller à ce que les principes de transparence, de responsabilité et d’indépendance qu’elle applique aux entités qu’elle contrôle lui soient également appliqués; |
Gestion budgétaire et financière
| 6. | relève que le budget global de la Cour pour 2023 s’élevait à 175 059 922 EUR, soit une augmentation de 7,97 % par rapport aux 162 141 175 EUR de 2022; note que cette augmentation était principalement due à des adaptations des rémunérations et à neuf nouveaux postes temporaires liés à l’instrument NextGenerationEU; relève qu’en 2023, 88,5 % des crédits concernaient ses membres et son personnel, tandis que 11,5 % étaient destinés aux bâtiments, aux équipements et aux dépenses diverses; |
| 7. | constate que le taux d’exécution des engagements et des paiements était élevé, mais légèrement inférieur à celui de l’exercice 2022; observe que le taux d’utilisation des crédits était de 97,92 % et que les paiements représentaient 94,45 % du total des engagements, contre, respectivement, 98,12 % et 95,26 % en 2022; |
| 8. | constate que la guerre d’agression illégale et injustifiée menée par la Russie contre l’Ukraine a, de diverses manières, engendré des pressions budgétaires pour la Cour, notamment en raison de la hausse de l’inflation et des adaptations des rémunérations, ainsi que de la forte augmentation des coûts d’électricité et de chauffage; |
| 9. | souligne que deux facteurs ont eu des répercussions sur l’exécution budgétaire pour l’exercice 2023, ce qui explique le taux légèrement inférieur par rapport à 2022:
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| 10. | constate qu’au cours de l’année 2023, la Cour a procédé à 36 virements budgétaires, pour un montant total de 5 676 379 EUR, afin d’assurer le bon fonctionnement de ses différents départements et la satisfaction de tous les besoins connexes; |
| 11. | relève qu’en 2023, la Cour a acquis des biens et des services pour un montant total de 23 426 750,05 EUR (contre 5 512 853 EUR en 2022 et 15 215 515 EUR en 2021) et que les achats auprès de fournisseurs locaux ont représenté 21 453 665,05 EUR (contre 4 848 701 EUR en 2022 et 10 144 812 EUR en 2021); |
| 12. | constate avec satisfaction que le réviseur indépendant a déclaré que les ressources allouées avaient été utilisées aux fins prévues et que les procédures de contrôle mises en place par les ordonnateurs offraient les garanties nécessaires pour assurer la conformité des opérations financières avec les règles et règlements applicables; |
| 13. | se félicite que, initialement fixé à 2 722 500 EUR, le budget global de la Cour consacré aux missions (Membres et personnel) ait reculé de 4,4 % pour atteindre 2 602 500 EUR, compte tenu de l’évolution des méthodes de travail de la Cour après la pandémie; |
| 14. | demande à la Cour d’examiner de manière exhaustive les indemnités de voyage et de réunion, en veillant à ce que les dépenses soient efficaces au regard des coûts, justifiées et durables sur le plan environnemental, notamment en ayant davantage recours aux réunions hybrides afin de réduire les dépenses inutiles et les émissions de carbone; |
Gestion interne, performances et contrôle interne
| 15. | se félicite que la Cour ait effectué beaucoup plus de visites sur place en 2023 qu’au cours des trois années précédentes où s’appliquaient encore partiellement des restrictions en matière de déplacements et des règles de santé publique du fait de la COVID-19; constate qu’en tout, la Cour y a consacré 4 897 jours dans les États membres et en dehors de l’Union (contre 2 984 jours en 2022, 1 156 jours en 2021, 1 190 jours en 2020 et 3 605 jours en 2019); |
| 16. | relève qu’au cours de l’année 2023, la Cour a présenté 2 rapports annuels, 4 rapports annuels spécifiques, 29 rapports spéciaux, 4 avis et 6 documents d’analyse, soit 45 documents au total; |
| 17. | constate que sur les 29 mesures stratégiques que comporte la stratégie de la Cour pour la période 2021-2025, une a été annulée et les 28 autres ont été pleinement mises en œuvre; |
| 18. | se félicite que la Cour mesure la mise en œuvre de ses recommandations sur la base du suivi assuré par ses auditeurs; relève qu’au cours de l’exercice 2023, la Cour s’est intéressée aux recommandations adressées à la Commission et à d’autres institutions formulées dans les rapports publiés en 2019; se félicite que son analyse ait montré que, sur les recommandations ayant fait l’objet d’un suivi, 100 % des 15 recommandations du rapport annuel de la Cour relatif à 2019 et 85 % des 208 recommandations des rapports spéciaux de la Cour publiés en 2019 avaient été mises en œuvre, que ce soit intégralement, à pratiquement tous égards ou à certains égards; |
| 19. | se félicite que la Cour soit disposée à répondre à la demande du Parlement d’axer ses travaux d’audit sur les problèmes les plus urgents et à améliorer la coopération avec la CPC du Parlement; souligne que la Cour devrait avoir pleinement accès aux outils d’évaluation des risques de fraude, notamment aux bases de données de la Commission et des États membres concernant les affaires de fraude liées au financement de l’Union, afin de renforcer les systèmes d’alerte rapide contre les activités frauduleuses; regrette vivement que l’accès de la Cour à FENIX, le nouvel outil de communication d’informations relatif à la facilité pour la reprise et la résilience (FRR), constitue toujours une question ouverte étant donné que la Commission ne lui donne accès qu’à certains de ses modules et que les informations contenues ne sont pas actualisées en temps opportun; presse la Commission de donner sans tarder à la Cour un accès intégral et immédiat à tous les modules de FENIX; prend acte du fait que la direction générale des affaires économiques et financières de la Commission s’est efforcée de permettre à la Cour d’accéder aux dossiers FENIX dans un délai de deux semaines après l’approbation d’une demande de paiement; est toutefois alarmé par le fait qu’en pratique, ce délai n’est pas respecté dans de nombreux cas et que des retards d’une durée maximale de 2,5 mois ont parfois été observés, ce qui a ralenti significativement la publication des conclusions de la Cour; rappelle qu’au cours de la réunion de la commission CONT du 10 octobre 2024, le commissaire chargé du budget a déclaré ouvertement que la Cour disposait d’un mandat complet pour la FRR et qu’il fallait donc lui permettre rapidement d’avoir plus facilement accès à tous les outils afin d’accomplir son mandat; |
| 20. | demande à la Cour d’élargir la portée de ses audits afin d’y inclure les opérations que la Banque européenne d’investissement (BEI) finance au moyen de ses propres fonds, compte tenu du rôle croissant qu’elle joue dans la politique économique, financière et industrielle de l’Union; presse la Commission et les États membres de donner à la Cour le mandat juridique nécessaire à cette expansion; |
| 21. | salue la pertinence et l’opportunité des rapports spéciaux sur la mise en œuvre de la facilité pour la reprise et la résilience, qui permettent à l’autorité de décharge d’exercer effectivement ses prérogatives et d’adresser à la Commission des recommandations sur les améliorations à apporter au fonctionnement de cet instrument; invite instamment la Cour à renforcer le rôle qu’elle joue dans la lutte contre la fraude au détriment du budget de l’Union en recensant les faiblesses, en participant à des discussions sur la lutte contre la fraude, en intensifiant les audits, en coopérant avec les organismes chargés de détecter les fraudes et en fournissant à l’autorité de décharge un retour d’informations pertinent; |
| 22. | constate que fin 2023, les effectifs de la Cour comptaient 969 personnes; relève qu’en 2023, les femmes représentaient 53 % des effectifs et les hommes, 47 %, une situation inchangée par rapport à l’année précédente, 2022; déplore que les femmes ne représentent que 30 % du personnel d’encadrement supérieur, ce qui constitue un déclin significatif par rapport à 2022 (36,4 %); souligne que la proportion globale de femmes aux postes d’encadrement a baissé en 2023; invite la Cour à poursuivre ses efforts visant à promouvoir l’équilibre hommes-femmes au sein de l’encadrement intermédiaire et supérieur; |
Ressources humaines, égalité et bien-être du personnel
| 23. | est alarmé par le fait que les procédures de recrutement ont nécessité des efforts supplémentaires, étant donné qu’environ 50 % des candidats ont refusé les offres d’emploi de la Cour, en partie du fait de l’attractivité limitée du Luxembourg en tant que lieu d’affectation et du coût de la vie; constate toutefois que les grandes sociétés d’audit présentes au Luxembourg rencontrent également des problèmes et se tournent désormais vers les marchés asiatiques pour recruter des auditeurs; souligne que la Cour ne peut pas appliquer une telle approche en raison de problèmes de sécurité et d’éligibilité; reconnaît les mesures prises par la Cour et l’encourage à coopérer avec d’autres institutions basées au Luxembourg dans le cadre du groupe interinstitutionnel de haut niveau afin d’améliorer l’attractivité du Luxembourg pour le personnel potentiel grâce à des mesures déterminées, telles que des indemnités de déménagement plus élevées, des aides au logement pour atténuer les coûts élevés des loyers supportés par le personnel de grades inférieurs et des logements temporaires à des prix raisonnables pour les séjours de courte durée, afin de rendre l’emploi au Luxembourg plus attractif; |
| 24. | rappelle qu’au titre du traité sur l’Union européenne, l’Union et ses institutions promeuvent la solidarité et l’égalité entre les femmes et les hommes; |
| 25. | partage la préoccupation de la Cour, selon laquelle d’une manière générale, la profession d’auditeur est confrontée à des problèmes de recrutement dus à un manque d’intérêt des jeunes travailleurs pour les emplois dans le domaine de l’audit et du contrôle; demande des solutions volontaristes et une coopération interinstitutionnelle systématique et immédiate pour résoudre ce problème; |
| 26. | souscrit aux observations de la Cour selon lesquelles les concours EPSO ne permettent pas toujours d’attirer et de sélectionner des profils de candidats intéressants issus du secteur privé; souligne plusieurs problèmes rencontrés avec les concours EPSO, par exemple des problèmes techniques survenus dans le cadre d’épreuves à distance qui ont donné lieu à l’annulation d’un concours et à la suspension de tous les autres; reconnaît les préoccupations liées au recrutement et aux procédures de sélection de nouveaux membres du personnel; encourage la Cour à poursuivre ses efforts en vue de remédier à cette situation afin de garantir la continuité de ses activités; constate avec satisfaction que la Cour coopère avec l’Office européen de sélection du personnel pour organiser régulièrement des concours dans le domaine de l’audit; suggère une éventuelle coopération avec d’autres organismes de l’Union concernés afin d’optimiser les procédures d’embauche; |
| 27. | se félicite que la Cour ait organisé des procédures de sélection flexibles et variées, comme le prévoient le statut et le régime applicable aux autres agents de l’Union européenne, et qu’elle ait mis en place des procédures visant à retenir le personnel talentueux; |
| 28. | prend acte du régime de télétravail (jusqu’à 10 jours par mois) offert par la Cour afin d’atténuer les problèmes de recrutement; salue les mesures prises par la Cour en 2023 afin de veiller au bien-être physique et mental du personnel; |
| 29. | observe qu’en décembre 2023, le taux de vacance était de 2,27 % et le taux de rotation du personnel (nombre d’agents quittant l’institution par rapport à l’ensemble du personnel) de 6,6 %; |
| 30. | se félicite des mesures prises par la Cour pour que le taux de vacance demeure faible en 2023; partage toutefois pleinement la préoccupation concernant l’absence d’équilibre géographique parmi les nouvelles recrues, qui rend le personnel de la Cour dans son ensemble encore moins représentatif sur le plan géographique; constate que, selon la Cour, dans cinq ans, plusieurs États membres nordiques risquent de ne plus être couverts par l’audit étant donné l’absence éventuelle d’auditeurs issus de ces États membres; |
| 31. | se félicite que la Cour ait pris différentes mesures pour résoudre le problème de l’équilibre géographique, comme faire davantage de publicité pour ses avis de concours et de vacance dans les États membres largement sous-représentés, coopérer avec ses membres pour diffuser ses avis et se faire connaître auprès de candidats potentiels en participant à des salons professionnels dans certains États membres; encourage la prise en compte d’autres mesures, telles que des stratégies visant à l’établissement d’un dialogue précoce, pour attirer de jeunes talents issus des pays faiblement représentés; note avec un certain regret qu’il reste encore du chemin à parcourir pour parvenir à l’équilibre hommes-femmes dans l’encadrement intermédiaire et supérieur; |
| 32. | se félicite du fait que fin 2023, les 29 postes supplémentaires requis pour l’audit de la FRR de 723,8 milliards d’EUR étaient tous pourvus; souligne toutefois que la signification, la complexité, l’importance des montants et la rapidité des décaissements de la FRR continuent de poser problème et que tous les aspects de la FRR ne peuvent pas être couverts par les ressources disponibles, qui permettent à la Cour d’évaluer la réalisation satisfaisante des jalons et des cibles et, partant, la légalité et la régularité des paiements au titre de la FRR, mais qui sont insuffisantes pour couvrir systématiquement la conformité des dépenses au titre de la FRR avec le droit national et celui de l’Union; souligne qu’il importe de veiller à ce que la Cour dispose en permanence d’effectifs suffisants pour lui permettre d’accomplir son mandat et d’assumer des responsabilités supplémentaires découlant de nouveaux instruments financiers, tels que la FRR; salue les mesures prises jusqu’alors par la Cour pour accomplir ses missions en ce qui concerne la FRR, et ce bien que des ressources totalement adaptées ne soient pas disponibles; |
| 33. | sait que la Cour n’a aucun rôle à jouer dans la procédure de sélection de ses membres au titre de l’article 286, paragraphe 2, du traité FUE; souligne toutefois qu’un important déséquilibre hommes-femmes persiste au sein des membres de la Cour, avec seulement 10 femmes sur 27 membres; regrette que 12 États membres n’aient jamais nommé de femme à la Cour; invite la Cour à évaluer sa composition globale et à transmettre cette analyse au Conseil et aux États membres, pour veiller à ce que l’équilibre hommes-femmes soit dûment pris en compte dans les futures procédures de nomination; demande de nouveau aux États membres de proposer des candidats de sexes différents, en visant à une composition plus équilibrée et plus représentative de la Cour; |
| 34. | regrette qu’au fil des années, le Conseil continue de nommer des membres de la Cour que le Parlement a refusés; insiste sur le fait que le Parlement devrait avoir un rôle contraignant dans l’évaluation de l’adéquation des candidats pour la Cour; regrette que le Conseil ait, à plusieurs reprises, nommé des membres de la Cour que le Parlement avait refusés; souligne que le Parlement devrait avoir un rôle contraignant dans l’évaluation de l’adéquation des candidats pour la Cour; |
| 35. | relève qu’en 2023, le nombre moyen de jours d’absence pour cause de maladie était de 10 jours par membre du personnel, contre 12,2 jours en 2022; constate en outre qu’en 2023, quatre membres du personnel (contre huit en 2022) ont été absents pour cause de longue maladie, définie comme durant plus de 200 jours au cours d’une année; |
| 36. | note avec inquiétude que sept cas de syndrome d’épuisement professionnel ont été signalés en 2023, ce qui représente le même chiffre préoccupant qu’en 2022; se félicite que la Cour ait pris plusieurs mesures afin de réduire le risque de syndrome d’épuisement professionnel en introduisant un programme complet de bien-être, en proposant une formation à la résilience, en publiant et en mettant en œuvre des lignes directrices concernant le retour au travail après un congé de maladie de longue durée, en continuant d’offrir des premiers secours en santé mentale et en fournissant un soutien financier aux membres du personnel en prenant en charge le coût de 10 séances auprès d’un psychologue de leur choix; |
| 37. | constate avec satisfaction qu’en 2023, la Cour a de nouveau dépassé les valeurs cibles concernant la formation professionnelle, à savoir cinq jours de formation par an, hors cours de langues, pour les auditeurs (6,7 jours), conformément aux recommandations de la Fédération internationale des experts-comptables; relève en particulier la formation suivie par les agents de la Cour sur NextGenerationEU et sur la FRR; |
| 38. | se félicite de l’adoption, en décembre 2022, d’une nouvelle politique visant à assurer un environnement de travail respectueux et sans harcèlement, qui met l’accent sur la prévention, la sensibilisation et la détection précoce; souligne les mesures prises, telles qu’une présentation faite à l’ensemble du personnel en janvier 2023 afin de mieux faire comprendre cette politique, la mise en place d’un formulaire de déclaration harmonisé et la publication du premier rapport annuel agrégé sur la mise en œuvre des politiques; |
| 39. | se félicite du plan d’action de la Cour en matière de diversité et d’inclusion pour 2021-2025; prend acte avec satisfaction de l’organisation de la troisième semaine de sensibilisation au handicap et d’initiatives interinstitutionnelles visant à favoriser l’inclusivité; souligne les mesures prises par la Cour des comptes, notamment son enquête sur l’accessibilité du lieu de travail, sa participation au prix du Médiateur récompensant la bonne administration et l’audit externe sur l’accessibilité des bâtiments, conformément à la législation luxembourgeoise de 2023 en matière d’accessibilité; |
| 40. | souligne le rôle essentiel de la Cour en tant qu’auditeur externe indépendant de l’Union et gardienne des finances de celle-ci, qui exige de la Cour qu’elle respecte les normes les plus élevées en matière d’intégrité, de professionnalisme et de responsabilité, afin de servir de modèle pour inspirer confiance et être crédible; rappelle que, conformément à l’article 285 du traité FUE, les membres de la Cour doivent exercer leurs fonctions en pleine indépendance et respecter les principes éthiques les plus élevés, en faisant preuve d’honnêteté, d’objectivité, de professionnalisme, de dignité, d’engagement et de loyauté; |
Cadre éthique et transparence
| 41. | se félicite que les règles internes pour le signalement d’irrégularités graves («alerte éthique») aient été actualisées afin de les rendre plus claires et plus détaillées, ainsi que de fournir davantage d’informations au personnel; relève que la Cour n’a enregistré aucun cas d’alerte éthique en 2023; constate d’autre part qu’en 2023, la Cour a également commencé à mettre à jour ses règles relatives à la conduite d’enquêtes administratives et de procédures disciplinaires, mise à jour qui a été finalisée début 2024; |
| 42. | prend acte du fait qu’en 2023, la Cour a organisé trois formations spécifiquement consacrées à l’éthique, qui ont attiré 60 participants; tient compte du fait que les formations de la Cour liées à l’éthique étaient ouvertes à tout le personnel, y compris les cadres, et que les formations standard sont obligatoires pour les nouveaux et couvrent l’éthique publique et la politique de lutte contre le harcèlement de la Cour; déplore que tous les membres du personnel n’aient pas été obligés d’assister régulièrement aux formations consacrées à l’éthique; |
| 43. | se félicite que la Cour ait organisé six formations sur la fraude, notamment la fraude en matière de passation de marchés publics, la fraude à la TVA et la fraude liée à la FRR; se félicite également qu’en juin 2023, l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) ait assuré une formation sur la façon de mener des entretiens en cas de soupçon de fraude et de corruption; constate qu’en novembre 2023, la Cour s’est jointe au Parquet européen et à l’OLAF pour organiser une formation de deux jours sur la fraude en matière de passation de marchés publics dans l’Union; |
| 44. | est préoccupé par l’information communiquée par les médias, selon laquelle une enquête du Parquet européen sur un détournement de fonds par l’ancien président de la Cour est actuellement bloquée par la décision de la Cour de ne pas lever son immunité; demande à la Cour de coopérer pleinement avec le Parquet européen dans toutes les enquêtes qu’il pourrait ouvrir et d’indiquer les raisons de sa décision de ne pas lever l’immunité; |
| 45. | demande à la Cour de veiller à ce que l’ensemble de ses membres et de ses cadres supérieurs publient leurs déclarations d’intérêts financiers, de cadeaux et d’hospitalité dans une base de données en ligne accessible au public, conformément aux bonnes pratiques relatives aux règles de l’Union en matière de transparence; |
| 46. | regrette que la Cour n’ait pas pleinement coopéré avec le Parquet européen en refusant de lever l’immunité de son ancien président et en refusant de permettre au Parquet d’accéder à ses locaux pour qu’il puisse y effectuer une recherche en rapport avec une enquête sur d’éventuels actes répréhensibles, ce qui, selon le Parquet européen, pourrait être considéré comme une ingérence dans la bonne conduite d’une enquête; rappelle qu’en tant qu’auditeur externe de l’Union, la Cour est liée par les principes de responsabilité, d’intégrité et de transparence ainsi que par le principe de coopération loyale entre les institutions de l’Union; demande à la Cour de veiller à ce que l’immunité ne soit pas invoquée pour entraver des procédures judiciaires légitimes et de prendre toutes les mesures qui s’imposent pour garantir le plein respect de la coopération interinstitutionnelle dans la prévention de la fraude et les enquêtes en la matière; |
| 47. | constate avec préoccupation que, selon des informations parues dans les médias, le Parquet européen a demandé la levée de l’immunité de plusieurs agents de la Cour des comptes européenne en 2023 et que, à ce jour, la Cour a refusé d’accéder à cette demande; souligne que si l’immunité sert à protéger l’indépendance des institutions de l’Union, elle ne doit pas être utilisée à mauvais escient pour éviter à des personnes de faire l’objet d’un contrôle juridictionnel légitime; estime que les demandes de levée d’immunité ne devraient être rejetées que dans des circonstances exceptionnelles; invite la Cour à donner à l’autorité de décharge une justification détaillée de sa décision dans cette affaire, dans laquelle elle exposera les préoccupations juridiques et procédurales spécifiques qui ont abouti à ce refus, le cas échéant; presse également la Cour de maintenir un niveau élevé de transparence et de responsabilité dans le cadre de sa coopération avec le Parquet européen et les autres organismes de l’Union chargés de la lutte contre la fraude et les comportements répréhensibles; |
| 48. | relève qu’en 2023, ni l’OLAF ni le Médiateur européen n’ont ouvert d’enquêtes impliquant la Cour; |
| 49. | se félicite qu’en 2024, la Cour, conjointement avec la Cour de justice, ait invité la Commission à participer à un dialogue interinstitutionnel en vue de convenir de règles communes concernant l’utilisation de voitures de fonctions, ce qui s’inscrit dans le droit fil de l’observation figurant dans les résolutions du Parlement du 11 avril 2022 concernant la décharge sur l’exécution du budget de la Cour des comptes et sur l’exécution du budget de la Cour de justice; met l’accent sur l’appel lancé à toutes les institutions de l’Union à convenir d’un système unique à appliquer horizontalement, ce qui réduirait la confusion et accroîtrait la transparence et l’efficacité dans l’utilisation des deniers publics; prend acte du fait qu’un groupe de travail sera créé dans le cadre du comité interinstitutionnel de préparation des questions statutaires; se félicite que la Cour soit disposée à adapter les règles aux règles de la Commission applicables mais critique de nouveau, comme il l’avait déjà fait dans de précédentes résolutions de décharge, la nouvelle décision de 2022 concernant les déplacements, les missions et l’utilisation des chauffeurs et des voitures des membres, qui est contraire au principe général selon lequel le parc automobile ne doit en aucun cas être utilisé hors du cadre strict de l’exercice des fonctions des membres de la Cour; |
| 50. | constate qu’en 2023, le service d’audit interne (SAI) de la Cour a formulé 16 recommandations d’audit relatives à l’éthique, au portail de transparence, aux conflits d’intérêts concernant le personnel, au comité d’éthique et aux membres de la Cour; note que sur ces 16 recommandations, les actions faisant suite à cinq d’entre elles étaient achevées au 30 juillet 2024, huit le seraient avant fin 2024 et l’achèvement des actions faisant suite à trois recommandations était retardé; |
| 51. | se félicite de l’extension de la portée des informations publiées au sujet des missions des membres, mais rappelle la demande du Parlement pour que des informations soient fournies sur les missions pour l’intégralité du mandat des membres; se félicite de la révision du code de conduite des membres, qui interdit à ceux-ci de détenir des fonctions honorifiques au sein d’organisations politiques, répondant ainsi à la demande du Parlement pour que les membres n’aient pas de liens politiques formalisés; relève que les conclusions du rapport d’audit interne sur l’éthique devaient être communiquées à la présidente du Parlement européen et au président de la commission du contrôle budgétaire au cours du troisième trimestre 2024, et invite la Cour à les partager avec l’ensemble de la commission du contrôle budgétaire; invite la Cour à publier les décisions de refus lorsque des membres ou des agents déclarent des conflits d’intérêts, en garantissant ainsi davantage de transparence dans la procédure d’audit; |
| 52. | constate que tous les membres de la Cour ont leur résidence principale au Luxembourg, comme l’exige l’article 10 du code de conduite des membres et des anciens membres de la Cour des comptes; |
| 53. | se félicite que la Cour ait révisé sa politique sur l’accès du public aux documents, tenant ainsi compte de l’évolution de la jurisprudence européenne, et qu’elle ait simplifié la procédure de traitement des demandes d’accès aux documents et des demandes confirmatives; rappelle que l’application du principe scandinave d’accès du public aux registres officiels dans l’Union était une condition préalable à l’adhésion de certains États membres à l’Union et souligne que le non-respect de cette condition porterait préjudice à la réputation de l’Union en tant que communauté fondée sur l’état de droit; |
| 54. | regrette qu’une liste annuelle des marchés d’un montant supérieur au plafond fixé par la directive (> 140 000 EUR pour les services/fournitures; > 5 382 000 EUR pour les travaux) conclus en 2023 ne soit pas disponible sur le site internet de la Cour; invite la Cour à publier cette liste dans les meilleurs délais dans un document distinct et à garantir un accès convivial à ladite liste; |
| 55. | se félicite de la consolidation par la Cour de toutes les règles stratégiques internes de lutte contre la fraude dans un seul document commun et attend avec impatience cette consolidation; |
| 56. | continue de rejeter le raisonnement invoqué par la Cour à l’appui de sa décision de ne pas adhérer au registre de transparence, étant donné qu’elle n’a pas un intérêt direct à influencer le processus décisionnel mais qu’elle se limite seulement à formuler des observations factuelles et à faire part de commentaires objectifs sur les programmes de l’Union; constate que tous les rapports de la Cour sont publiés et font l’objet d’une procédure rigoureuse de validation avec les entités contrôlées; demande une nouvelle fois instamment à la Cour d’adhérer au registre de transparence de l’Union afin d’obéir aux principes fondamentaux de transparence sans que cela ne fasse obstacle à sa pleine indépendance; |
| 57. | encourage vivement la Cour à revoir sa position sur le registre de transparence de l’Union, créé par l’accord interinstitutionnel du 20 mai 2021 entre le Parlement européen, le Conseil de l’Union européenne et la Commission européenne sur un registre de transparence obligatoire; |
| 58. | se félicite des progrès significatifs accomplis en 2023 en vue de la création de l’écosystème de gestion des documents (DOME), à savoir la livraison et la mise en œuvre par les processus concrets d’approbation des documents que sont la nouvelle signature électronique et le module de base d’approbation pour PASS (processus d’approbation, de signature et d’envoi de documents); encourage la Cour à continuer de poursuivre ses objectifs consistant à numériser les circuits d’examen et d’approbation et à en améliorer l’efficacité; |
| 59. | constate que la Cour a continué de participer activement au groupe «Technologies émergentes» du Comité interinstitutionnel pour la transformation numérique; relève que l’équipe DATA (pour Data and Technology for Audit) constituée en 2021 a poursuivi la mise en œuvre du plan de développement pour une meilleure exploitation des technologies à l’appui des objectifs d’audit de la Cour; prend acte en particulier de l’élaboration d’une analyse des possibilités et des défis qu’implique l’IA pour la Cour et pour ses travaux d’audit; rappelle qu’il importe d’améliorer la numérisation des travaux d’audit; se félicite de toutes les mesures que la Cour continue de prendre à cet égard, alors que la numérisation, associée à une augmentation du nombre de visites sur place, peut définir un système qui permet des travaux d’audit efficaces et précis; |
Numérisation, cybersécurité et protection des données
| 60. | félicite la Cour pour avoir bien progressé dans la mise en œuvre de son plan de cybersécurité 2022-2024 ces deux dernières années; relève que sept des tâches hautement prioritaires sont achevées, six sont en cours et une est suspendue; constate que deux des tâches moyennement prioritaires sont achevées, quatre sont en cours et trois n’ont pas encore commencé; |
| 61. | se félicite que les tâches suivantes figurent parmi celles qui sont achevées:
|
| 62. | presse la Cour d’élaborer un cadre d’audit en matière de cybersécurité pour les institutions et agences de l’Union, garantissant des normes de sécurité et des mesures de résilience harmonisées contre les cybermenaces; |
| 63. | constate avec satisfaction que la Cour réalise au moins trois simulations d’hameçonnage par an afin de sensibiliser les utilisateurs à cette cybermenace; observe également que la Cour réalise une évaluation globale des risques en matière de cybersécurité tous les trois ans; suggère à la Cour d’organiser régulièrement, à l’intention de l’ensemble du personnel, des formations obligatoires sur les cybermenaces, qui présenteront notamment de bonnes pratiques en vue d’une utilisation de l’IA en toute sécurité; |
| 64. | note avec soulagement qu’il n’y a eu aucune trace d’exfiltration de données ou de mouvement latéral de l’intrus vers d’autres systèmes informatiques de la Cour lors du cyberincident survenu en juillet 2023, au cours duquel l’une des passerelles vers le périmètre de sécurité a été compromise par l’exploitation d’une vulnérabilité logicielle; constate que le fournisseur avait signalé la vulnérabilité logicielle deux jours seulement avant l’incident; |
| 65. | salue le travail du service de cybersécurité pour les institutions, organes et organismes de l’Union (CERT-UE), qui a signalé l’incident à la Cour, l’a aidée à enquêter sur son ampleur et a réalisé l’analyse scientifique; constate qu’à la suite de l’incident, la Cour a restauré une sauvegarde propre du système et utilisé la mise à jour logicielle qui a remédié aux vulnérabilités exploitées par l’attaquant; note également qu’au cours des semaines qui ont suivi, la Cour a progressivement appliqué aux appareils quelques mesures de prévention supplémentaires recommandées par le CERT-UE afin de supprimer toute trace éventuelle du logiciel malveillant qui n’aurait pas été détectée; |
| 66. | constate avec satisfaction que la Cour a réexaminé et mis à ajour son plan d’intervention en cas d’incident de cybersécurité en 2023 et qu’elle a élaboré un formulaire permettant d’enregistrer les incidents de ce type dans l’outil de gestion des services informatiques; souligne que ce formulaire tient compte des enseignements tirés de l’incident survenu en juillet 2023 en ce sens qu’il vise à collecter toutes les informations susceptibles d’être utiles à la gestion d’un incident de cybersécurité; |
Bâtiments
| 67. | constate que les travaux visant à moderniser les installations techniques à tous les étages du bâtiment K2 et à optimiser l’utilisation de ses espaces communs ont été achevés en 2023; relève que la Cour a engagé 6 445 635,82 EUR sur un budget total de 6 902 185,54 EUR; félicite la Cour pour ne pas avoir dépassé le budget estimé; invite les autres institutions de l’Union à suivre l’exemple de la gestion budgétaire de la Cour; |
| 68. | se félicite que les conclusions d’un audit sur l’accessibilité de tous les bâtiments de la Cour en vue de répondre aux besoins des personnes à mobilité réduite ou présentant d’autres handicaps réalisé par un consultant externe aient été publiées en février 2023; constate que l’audit portait sur les trois bâtiments, les espaces communs, les parkings et d’autres espaces; est conscient que les actions proposées sont en cours d’examen et qu’elles devraient normalement faire l’objet d’un projet spécifique, mais que leur mise en œuvre dépendra en grande partie des disponibilités budgétaires; |
Environnement et durabilité
| 69. | constate qu’en 2023, la Cour a fait porter bon nombre de ses actions visant à réduire son incidence sur l’environnement sur des mesures d’économie d’énergie, telles que le remplacement des ampoules traditionnelles par des DEL, la réduction du nombre d’heures de ventilation et la réparation de certains systèmes techniques dans ses bâtiments; relève en outre que la Cour a introduit des mesures d’économie d’énergie spécifiques au cours de l’été 2023, qui ont permis de réduire la consommation d’électricité de 12 % par rapport à l’été 2022, générant des économies de 26 976 EUR; |
| 70. | prend acte du fait qu’en 2023, la Cour a signé un accord avec les autorités luxembourgeoises en vue d’établir un plan de mobilité; attend avec intérêt des informations actualisées sur cette initiative; |
Coopération interinstitutionnelle
| 71. | souligne qu’en 2023, les auditeurs de la Cour ont passé 1 370 jours dans les institutions, organes et organismes de l’Union ainsi que dans diverses institutions internationales et sociétés d’audit privées, contre 945 jours en 2022; |
| 72. | demande la mise en place formelle d’un dialogue interinstitutionnel annuel sur le contrôle budgétaire entre la Cour des comptes européenne, le Parlement européen, le Conseil et la Commission, qui assurera un suivi systématique des constatations d’audit et une meilleure surveillance des dépenses de l’Union; |
| 73. | rappelle une fois encore que l’efficacité de la coopération entre la Cour et la Commission restera limitée à moins que la Commission n’adopte la méthode appliquée par la Cour pour évaluer les taux d’erreur, qui est fondée sur une évaluation indépendante et globale de toutes les violations des règles, contrairement à l’accent placé par la Commission sur les erreurs réparables; |
| 74. | se félicite que la Cour coopère étroitement avec l’OLAF et le Parquet européen, notamment en organisant des ateliers, des actions de sensibilisation et des échanges de connaissances et d’expériences; note en outre qu’en 2023, la Cour a transmis 20 cas de fraude présumée à l’OLAF et 17 cas de ce type au Parquet européen; souligne que tous les soupçons de fraude devraient être rapidement transmis à l’OLAF et au Parquet européen en vue d’une enquête approfondie; |
| 75. | demande à la Cour de mettre en place un mécanisme de collaboration structuré de détection des fraudes avec l’OLAF et le Parquet européen, comprenant des accords de partage de données en temps réel et une approche d’audit commune pour les domaines de financement de l’Union à haut risque; |
| 76. | est convaincu qu’un système informatique intégré unique d’exploration de données et de calcul du risque pourrait constituer une source de données précieuse, qui permettrait à la Cour, à l’OLAF et au Parquet européen de renforcer leurs actions d’audit et de contrôle; souligne qu’il conviendrait d’accorder un accès illimité à ce système et aux données qu’il contient, de ne placer aucune limitation injustifiée à cet accès et de permettre immédiatement d’explorer et d’utiliser d’autres outils numériques et technologies émergentes dans le cadre des audits de la Cour; |
| 77. | déplore le fait que, bien qu’elle ait plus facilement accès aux documents et aux informations de la Banque européenne d’investissement (BEI), la Cour n’a pas de mandat pour contrôler les opérations financées par les propres fonds de la BEI; demande que ce mandat soit conféré à la Cour, étant donné la mission de la BEI qui consiste à poursuivre les objectifs de l’Union et son rôle croissant dans le paysage économique et politique de l’Union, qui ne se borne pas seulement à utiliser le budget de l’Union afin de garantir ses opérations; met l’accent sur le rapport spécial 05/2023 de la Cour intitulé «Le paysage financier de l’Union européenne — Un assemblage disparate nécessitant plus de simplification et un meilleur respect de l’obligation de rendre compte», dans lequel la Cour a indiqué qu’un mandat de contrôle des comptes publics devrait être établi pour tous les types de financement des politiques de l’Union; |
| 78. | observe qu’en 2023, la Cour présenté 29 rapports spéciaux, un document d’analyse et un avis devant 22 comités et groupes de travail du Conseil; constate en outre que la même année, les représentants de la Cour ont participé à 23 réunions axées sur la décharge sur le budget de l’Union pour les exercices 2021 et 2022; |
| 79. | relève avec satisfaction que les membres et la direction de la Cour se sont montrés actifs en 2023 en présentant leurs travaux à l’occasion de 120 réunions avec des gouvernements et des organes gouvernementaux nationaux dans 25 États membres, des ministres ou ministères des finances étant intervenus dans la majorité d’entre elles; constate en outre que, la même année, les membres et le personnel de la Cour ont présenté leurs travaux à l’occasion de 91 réunions avec des parlements nationaux ou régionaux dans 19 États membres, principalement dans le cadre de commissions axées sur les affaires budgétaires, financières ou européennes, ou sur l’audit; invite instamment la Cour à coopérer davantage avec les gouvernements des pays dans lesquels les taux d’erreur sont les plus élevés, en intensifiant le dialogue et la collaboration afin de trouver une solution efficace à ces problèmes; |
Communication
| 80. | relève qu’en 2023, le budget alloué aux activités de communication et de promotion de la Cour s’élevait à 225 000 EUR, avec un taux d’utilisation de 81,13 % (182 549,84 EUR); constate que la majeure partie du budget a été utilisée pour les services de veille médiatique (81 650 EUR) et les actions de presse (12 348 EUR), suivis par les dépenses concernant les relations avec les parties prenantes, qui comprenaient principalement le coût d’une plateforme de renseignements stratégiques (57 891 EUR), les activités de communication (28 002,88 EUR), les réseaux sociaux (1 486,52 EUR) et les publications (1 171,44 EUR); |
| 81. | soutient fermement le renforcement de la stratégique médiatique de la Cour, qui s’est traduit par un nombre record de plus de 22 000 articles de presse en ligne liés à ses rapports d’audit, à d’autres publications ou à la Cour en général, ce qui confirme la tendance à la hausse observée ces dernières années en ce qui concerne la couverture médiatique (2022: 20 000; 2021: 18 000); se félicite que les quelque 54 000 messages postés sur les réseaux sociaux montrent que leur nombre continue de croître naturellement, les chiffres de 2022 étant hors norme (2022: 110 000; 2021: 49 000); |
| 82. | se félicite qu’en 2023, la Cour ait publié 45 communiqués de presse dans 24 langues de l’Union, ainsi que diverses notes d’information, avis aux médias et déclarations audio «prêtes à l’emploi» dans certaines langues; constate également que la Cour a organisé 21 points presse en ligne et 6 autres ciblant un pays en particulier pour le rapport annuel; met l’accent sur le fait qu’au total, ces événements ont attiré 590 journalistes, représentant pour la plupart de grands médias nationaux des États membres; |
| 83. | constate avec satisfaction qu’en 2023, la Cour a lancé un nouveau site internet, qui a enregistré plus d’un million et demi de visites, avec environ 700 000 visiteurs uniques, ce qui représente une augmentation de plus de 14 % par rapport à 2022; se félicite du fait qu’à la fin de 2023, les trois principaux comptes de la Cour sur les réseaux sociaux [X (ex-Twitter), LinkedIn et Facebook] avaient attiré plus de 48 000 abonnés (contre 45 000 en 2022 et 39 000 en 2021); |
| 84. | se félicite vivement que la Cour évalue l’incidence probable et l’utilité de ses travaux en se fondant sur la perception qu’en ont les lecteurs de ses rapports au Parlement européen, au Conseil et à la Commission, mais aussi dans les agences de l’Union, les représentations permanentes, les organismes et les ISC des États membres, les ONG, le monde universitaire, les médias ainsi que d’autres parties; à cet égard, relève que depuis 2018, la Cour utilise des questionnaires électroniques anonymisés pour demander à ses lecteurs d’évaluer la qualité d’un certain nombre de rapports et de formuler des suggestions d’ordre général concernant ses travaux; souligne qu’en 2023, 85 % des quelque 1 060 répondants considéraient que les rapports de la Cour étaient utiles à leurs travaux, et 78 % étaient d’avis qu’ils avaient une incidence. |
ELI: http://data.europa.eu/eli/res/2025/1601/oj
ISSN 1977-0693 (electronic edition)
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