Acte préparatoire52025BP1609

Résolution (UE) 2025/1609 du Parlement européen du 7 mai 2025 contenant les observations qui font partie intégrante de la décision concernant la décharge sur l’exécution du budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2023, section IX — Contrôleur européen de la protection des données

CELEX52025BP1609
TypeActe préparatoire
Datemercredi 7 mai 2025

Résumé IA

Cette résolution du Parlement européen, adoptée le 7 mai 2025, constitue la décision de décharge budgétaire pour l'exercice 2023 concernant le Contrôleur européen de la protection des données (CEPD). Elle intègre les observations du Parlement sur la gestion financière de cette institution, évaluant la régularité, l'efficacité et la performance de l'exécution de son budget. Pour un professionnel du droit français, ce texte offre un aperçu des priorités politiques et des exigences de contrôle parlementaire pesant sur le CEPD, autorité indépendante clé pour la protection des données au sein de l'UE.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série L


2025/1609

8.10.2025

RÉSOLUTION (UE) 2025/1609 DU PARLEMENT EUROPÉEN

du 7 mai 2025

contenant les observations qui font partie intégrante de la décision concernant la décharge sur l’exécution du budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2023, section IX — Contrôleur européen de la protection des données

LE PARLEMENT EUROPÉEN,

vu sa décision concernant la décharge sur l’exécution du budget général de l’Union européenne pour l’exercice 2023, section IX — Contrôleur européen de la protection des données,

vu l’article 102 et l’annexe V de son règlement intérieur,

vu l’avis de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures,

vu le rapport de la commission du contrôle budgétaire (A10-0053/2025),

A.

considérant, dans le contexte de la procédure de décharge, que l’autorité de décharge tient à souligner qu’il est particulièrement important de renforcer davantage la légitimité démocratique des institutions de l’Union en améliorant la transparence et la responsabilité, et en appliquant les concepts de budgétisation axée sur les performances et de bonne gestion des ressources humaines;

B.

considérant que la protection des données est un droit fondamental protégé par le droit de l’Union et inscrit à l’article 8 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne;

C.

considérant que l’article 16 du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne dispose que le respect des règles relatives à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel les concernant est soumis au contrôle d’une autorité indépendante;

D.

considérant que le règlement (UE) 2018/1725 du Parlement européen et du Conseil (1) prévoit la création d’une autorité indépendante, le Contrôleur européen de la protection des données (ci-après le «CEPD»), chargée de protéger et de garantir le droit à la protection des données et à la vie privée, et à laquelle il incombe de s’assurer que les institutions, organes et organismes de l’Union adoptent une culture forte de la protection des données;

E.

considérant que le CEPD s’acquitte de ses fonctions en étroite coopération avec ses homologues, les autorités de protection des données, dans le cadre du comité européen de la protection des données (ci-après le «comité»), et qu’il sert l’intérêt général tout en étant guidé par des principes d’impartialité, d’intégrité, de transparence et de pragmatisme et en respectant la législation de l’Union;

1.

note que le budget du CEPD relève de la rubrique 7 du CFP, «Administration publique européenne», qui s’élevait au total à 12,3 milliards d’EUR en 2023, soit 6,4 % des dépenses budgétaires de l’Union; relève que le budget du CEPD représentait 0,18 % des crédits de la rubrique 7 du CFP;

2.

observe que, dans son rapport annuel relatif à l’exercice 2023 (ci-après le «rapport de la Cour»), la Cour des comptes européenne (ci-après la «Cour») a examiné un échantillon de 70 opérations sous la rubrique 7 du CFP, dont 21 (soit 30 %) comportaient des erreurs; observe, par ailleurs, que pour cinq de ces erreurs, qui ont été quantifiées par la Cour, celle-ci a estimé que le niveau d’erreur était inférieur au seuil de signification;

3.

relève l’observation du rapport de la Cour selon laquelle les dépenses administratives comprennent les dépenses relatives aux ressources humaines, y compris les pensions, qui ont représenté environ 70 % du total des dépenses administratives en 2023, ainsi que les dépenses liées aux immeubles, à l’équipement, à l’énergie, aux communications et aux technologies de l’information; se félicite de ce que la Cour ait une nouvelle fois fait le constat que, dans l’ensemble, les dépenses administratives présentent un risque faible;

4.

relève, à la lecture du rapport de la Cour, qu’en 2023, elle a contrôlé le paiement du salaire d’un fonctionnaire dont la dernière déclaration concernant des droits aux allocations familiales et pour enfant à charge remontait à 2020; partage l’inquiétude de la Cour selon laquelle les retards dans la réception et la vérification de ces déclarations augmentent le risque de versements inappropriés;

Gestion budgétaire et financière

5.

relève que le budget définitif adopté pour le CEPD pour l’exercice 2023 était de 22 711 559 EUR, ce qui représente une hausse de 12,06 % par rapport à 2022; note que le budget du CEPD couvre également les travaux du secrétariat indépendant du comité européen de la protection des données; relève, à la lecture du rapport annuel du CEPD pour 2023 (ci-après le «rapport annuel»), que le budget adopté pour ce comité s’élevait à 7,67 millions d’EUR en 2023, dont 300 000 EUR octroyés au moyen d’un budget rectificatif nécessaire en raison d’une augmentation des activités de contentieux en 2023;

6.

constate que les efforts de suivi et de planification du CEPD au cours de l’exercice 2023 se sont traduits par un taux d’exécution budgétaire des crédits d’engagement pour l’exercice en cours de 96 % (un taux légèrement inférieur à celui de 2022, à savoir 98 %); relève en outre, à la lecture du rapport sur les comptes annuels du CEPD pour 2023, que le taux d’exécution des crédits de paiement pour l’exercice en cours était de 84 % (un taux inférieur à celui de 2022, soit 88 %); souligne, par ailleurs, d’après les réponses du CEPD au questionnaire soumis par la commission du contrôle budgétaire pour la décharge budgétaire 2023 (ci-après le «questionnaire»), que le taux d’exécution global des crédits de paiement était de 91,33 % en 2023 (soit un taux inférieur à celui de 94,09 % enregistré en 2022);

7.

relève également que le montant des reports (C8) de 2023 à 2024 s’élevait à 2 517 942,67 EUR, soit 11,08 % du budget total pour 2023, contre 1 827 354,23 EUR, soit 9,01 % du budget total pour 2022; observe que le taux d’exécution du budget C8 en 2023 était de 76,65 % (supérieur au chiffre de 73,77 % enregistré en 2022);

8.

se félicite de l’amélioration du délai moyen de paiement, qui est passé de 25 jours en 2022 à 19 jours en 2023, 97,50 % des paiements étant traités dans les délais; relève que cette amélioration est également due au fait que le CEPD a corrigé un ancien bug lié au système de paiement électronique pour les factures relatives aux frais de mission; constate en outre une augmentation significative du nombre de paiements, qui est passé de 799 en 2022 à 1 335 en 2023; observe, dans ce contexte, que le nombre de transactions reste inférieur aux niveaux d’avant la pandémie en raison de changements dans la manière de travailler (certaines réunions avec des experts se déroulant en ligne ou au format hybride);

9.

note que les effets de la guerre d’agression illégale menée par la Russie contre l’Ukraine ont continué de générer une pression budgétaire sur le CEPD en 2023, notamment en raison de la hausse de l’inflation et de l’augmentation des coûts de l’énergie qui en a résulté, les lignes budgétaires les plus touchées étant les salaires du personnel, la sécurité des bâtiments ainsi que les frais de location, les frais de mission et les services fournis par le personnel externe; félicite, dans ce contexte, le CEPD d’avoir réajusté ses priorités et d’avoir procédé à une redistribution interne au sein des chapitres budgétaires; comprend que l’optimisation budgétaire était nécessaire pour gérer avec succès l’indexation des salaires du personnel et des frais de location, ainsi qu’une augmentation des coûts des services d’assistance juridique externe en raison d’un nombre accru de décisions contraignantes du CEPD qui ont conduit à un plus grand nombre d’affaires à défendre devant la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) nécessitant une assistance juridique externe; regrette, dans ce contexte, que le CEPD ait dû reporter certaines de ses activités, telles qu’une étude de faisabilité sur l’intelligence artificielle; invite le CEPD à respecter les compétences que lui confère son mandat dans le cadre d’une approche collaborative avec les institutions et agences de l’Union et à s’abstenir d’engager des actions en justice, en particulier lorsqu’elles sont manifestement irrecevables, afin d’éviter des répercussions négatives sur la gestion des ressources, qui l’empêcheraient d’exercer ses activités en tant qu’institution;

10.

se déclare préoccupé par l’augmentation importante des frais de mission du personnel du CEPD, qui sont passés de 28 789 EUR en 2021 et 176 903 EUR en 2022 à 284 580 EUR en 2023; invite le CEPD à évaluer si les ressources consacrées aux missions sont utilisées de manière appropriée et efficace; relève que le CEPD a cessé de rendre publics le nombre de missions financées par les organisateurs ainsi que des informations sur l’unité ou le secteur participant à chaque mission, au détriment de la transparence en ce qui concerne les frais de mission; invite le CEPD à rétablir cette pratique; encourage le CEPD à promouvoir l’utilisation d’outils de visioconférence le cas échéant, car cela pourrait contribuer à réduire le nombre de missions ainsi que les coûts; invite le CEPD à évaluer si les ressources consacrées aux missions sont utilisées de manière appropriée et efficace;

Gestion interne, performances et contrôle interne

11.

note que le CEPD a utilisé neuf indicateurs de performance clés (IPC) pour suivre ses performances en 2023, conformément aux principaux objectifs de la stratégie 2020-2024 du CEPD, qui est mise en œuvre dans le cadre du plan de gestion annuel; relève, à la lecture du rapport annuel, que le CEPD a dépassé les objectifs fixés dans presque tous les domaines, comme l’indiquent les résultats des indicateurs performance clés pour 2023, à l’exception d’un IPC (le nombre d’abonnés du CEPD sur certains comptes de médias sociaux); constate avec inquiétude que le CEPD a rencontré des difficultés considérables en raison d’une charge de travail croissante et de problèmes de protection des données complexes découlant de l’évolution rapide du paysage numérique, ainsi que de l’extension du mandat du CEPD aux activités de contrôle (telles que les audits et les enquêtes) et des réponses aux consultations et aux consultations préalables, tout cela avec un budget limité; relève, à la lecture du rapport du CEPD donnant suite à la résolution du Parlement sur l’exécution du budget du CEPD pour 2022 (ci-après le «rapport de suivi»), que plusieurs évolutions législatives au cours des deux dernières années ont eu une incidence sur les travaux et les ressources du CEPD, en raison de l’extension du mandat d’Eurojust, des nouvelles informations que doit recevoir Europol au titre de la législation sur les services numériques, du déploiement des nouvelles bases de données à grande échelle de l’Union et du cadre d’interopérabilité dans le domaine de la justice et des affaires intérieures et de l’entrée en vigueur du règlement sur l’intelligence artificielle (ci-après le «règlement sur l’IA»); invite la Commission et l’autorité budgétaire à tenir compte de ces éléments dans le cadre de la procédure budgétaire annuelle;

12.

se félicite qu’en 2023, le CEPD ait renforcé sa capacité à étudier, afin de s’y préparer, les tendances technologiques émergentes et leur incidence potentielle sur la vie privée et la protection des données; note que cet objectif a été atteint au moyen d’une approche prospective, en mettant l’accent sur l’étude des évolutions dans des domaines tels que les grands modèles linguistiques, les portefeuilles d’identité numérique, l’internet des comportements, la réalité augmentée et la détection des hypertrucages; se félicite, dans ce contexte, de la publication par le CEPD de sa troisième initiative TechSonar sur les technologies émergentes; félicite en outre le CEPD pour avoir remporté les Global Privacy and Data Protection Awards 2023 (prix du respect de la vie privée et de la protection des données) dans la catégorie de l’innovation décernés au niveau international par la Global Privacy Assembly (GPA);

13.

relève que l’année 2023 a été marquée par plusieurs changements ou remaniements organisationnels qui étaient nécessaires pour réagir et s’adapter à l’évolution des enjeux en matière de protection des données; se félicite, dans ce contexte, de la nomination d’un secrétaire général à partir du 1er juillet 2023; souligne en outre que deux secteurs tels que «Information et communication» et «Gouvernance et contrôle interne» sont devenus des unités et que trois nouveaux secteurs spécialisés ont été créés au sein de l’unité «Technologies et vie privée»: «Supervision et audit des systèmes», «Veille et prospective technologiques» et «Transformation numérique»;

14.

souligne le rôle du CEPD dans la surveillance du traitement des données à caractère personnel par les institutions, organes et organismes de l’Union; constate avec inquiétude la longueur des procédures devant le CEPD, ce dernier n’ayant clos aucune enquête en 2023, mais relève que, par rapport à l’exercice précédent, le nombre de notifications faites au-delà du délai de 72 heures a considérablement diminué en 2023;

15.

relève que le CEPD a reçu 420 réclamations, soit 53 de plus qu’en 2022, dont 73 étaient recevables et 347 irrecevables en 2023; note que le CEPD a rendu une décision finale, un avis ou une réponse pour 31 des 73 réclamations reçues en 2023 dans un délai de 44 jours en moyenne et a répondu à l’ensemble des 347 réclamations irrecevables; relève que, sur l’ensemble des plaintes recevables (celles en cours et celles reçues en 2023), 55 dossiers ont été clos en 2023, ce qui représente une augmentation de 17 % par rapport à 2022; prend acte des efforts déployés par le CEPD pour réduire le nombre élevé de réclamations en développant un outil dynamique sur le site internet du CEPD, bien que le volume des réclamations soit resté problématique en raison de ressources limitées en 2023; constate avec satisfaction que le CEPD a élaboré divers outils procéduraux et politiques pour améliorer ses procédures d’enquête en 2023; félicite, dans ce contexte, le CEPD pour avoir modifié son règlement intérieur afin de remplacer la «procédure de révision» par une «évaluation préliminaire» dans le but de préserver le droit de toutes les parties concernées d’être entendues, contribuant ainsi à un traitement équitable et en temps utile des réclamations et des enquêtes;

16.

souligne le rôle important de consultation et de conseil du CEPD dans le processus législatif; relève que, conformément à l’article 42, paragraphe 1, du règlement (UE) 2018/1725, le CEPD a répondu à 80 consultations législatives formelles et que ses conseils se sont traduits par 54 avis (27 en 2022), 26 observations formelles (49 en 2022) et 34 observations informelles (30 en 2022) adressés à la Commission et aux colégislateurs en réponse à des demandes de consultation législative reçues en 2023; félicite le CEPD pour sa contribution au règlement sur l’IA, en particulier son avis d’initiative sur celui-ci et ses conseils sur les règles de responsabilité en matière d’IA, ainsi que pour sa contribution à la résolution de la GPA sur les systèmes d’IA générative; constate une augmentation significative (+ 93 %) des demandes de consultation au cours des cinq dernières années;

17.

relève qu’en 2023, le CEPD a mené huit enquêtes et cinq enquêtes préalables, ce qui représente une augmentation significative par rapport aux années précédentes; observe qu’en 2023, le CEPD a participé activement à un total de 13 enquêtes et sept enquêtes préalables, soit lancées en 2023, soit reportées d’années antérieures; souligne que le CEPD a poursuivi deux enquêtes formelles complexes et coûteuses en ressources débutées en 2021 sur l’utilisation par les institutions, organes et organismes de l’Union européenne de services en nuage fournis par des entités de pays hors UE/EEE, notamment axés sur l’utilisation de Microsoft 365 par la Commission; demande instamment l’achèvement à temps de ces enquêtes en raison de leur incidence significative sur le fonctionnement des institutions; souligne en outre que le CEPD a également lancé cinq enquêtes fondées sur des plaintes concernant les sites internet des institutions, organes et organismes de l’Union, ces enquêtes portant essentiellement sur les questions en matière de respect de la vie privée et de protection des données, avec des évaluations préliminaires attendues en 2024;

18.

prie instamment le CEPD de donner la priorité aux procédures de traitement des données à caractère personnel de mineurs de moins de 15 ans et d’améliorer ces procédures, en particulier dans le contexte des systèmes d’Europol, dans lesquels ces mineurs peuvent être qualifiés de suspects; reconnaît la vulnérabilité accrue de ce groupe et la nécessité de garanties solides;

19.

note que le CEPD a enquêté sur l’utilisation présumée du microciblage par la Commission sur la plateforme X et a poursuivi deux enquêtes préalables: l’une concernant l’utilisation par les institutions, organes et organismes du service en nuage Trello, qui a été close en 2023, et l’autre, menée en 2024, concernant l’utilisation du profilage par les institutions, organes et organismes de l’Union; relève qu’au total, six enquêtes et quatre enquêtes préalables (une enquête préalable en 2022) ont été lancées au sein de l’espace de liberté, de sécurité et de justice, ce qui reflète une augmentation significative par rapport à 2022; prend acte des préoccupations du CEPD en ce qui concerne les difficultés susceptibles de se poser dans le cas d’enquêtes pour lesquelles une action commune entre les autorités nationales et les institutions, organes et organismes de l’Union est nécessaire; souligne en outre que, dans le cadre de son plan d’audit pour 2023, le CEPD a contrôlé les organismes suivants: l’Office européen de sélection du personnel, la Banque européenne d’investissement, la Banque centrale européenne, le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies et l’Agence européenne des médicaments;

20.

rappelle qu’en 2022, le CEPD a saisi le tribunal d’un recours en annulation contre deux dispositions du règlement Europol modifié, lequel a ensuite été rejeté; relève que, dans l’intervalle, le CEPD a décidé de former un recours contre l’ordonnance du Tribunal dans l’affaire T-578/22 (2), estimant que les questions soulevées devraient être traitées au plus haut niveau; regrette que le CEPD ne se soit pas rendu compte de l’irrecevabilité manifeste de son recours, même si l’institution n’avait pas l’intention de contester un acte d’Europol, mais bien une modification rétroactive du cadre juridique visant à neutraliser les effets des mesures répressives du CEPD; invite l’institution à coopérer avec les institutions et agences de l’Union avant d’engager des actions en justice qui empêchent l’accomplissement de son mandat et l’utilisation de ses ressources aux fins auxquelles elles étaient destinées; observe en outre que le CEPD a également assuré le suivi de la mise en œuvre de sa décision du 3 janvier 2022, notamment au moyen de contrôles sur les rapports d’Europol; déplore qu’il ait fallu attendre le 22 juillet 2024 pour qu’il communique un rapport final sur cette question;

21.

note qu’après la mise en œuvre pilote du nouveau cadre de gestion des risques au CEPD fin 2022, une enquête de satisfaction anonyme a été menée en mai 2023 afin d’évaluer son efficacité et de recueillir des suggestions supplémentaires; relève en outre que les résultats de l’enquête ont été positifs, ce qui a conduit à l’adoption formelle du cadre le 26 juin 2023;

22.

souligne que le service d’audit interne (SAI) a réalisé un audit sur la méthodologie de planification des audits du CEPD au sein du CEPD en 2023; observe que l’audit s’est conclu par deux recommandations pour lesquelles le CEPD a présenté un plan d’action au SAI; invite le CEPD à tenir l’autorité de décharge régulièrement informée des progrès réalisés à cet égard;

23.

rappelle qu’au titre du traité sur l’Union européenne, l’Union et ses institutions promeuvent la solidarité et l’égalité entre les femmes et les hommes;

Ressources humaines, égalité et bien-être du personnel

24.

observe que, à la fin de 2023, le CEPD comptait 129 agents, contre 127 en 2022; relève qu’en 2023, le CEPD a employé 50 agents contractuels au titre de l’article 3, point b), du statut des fonctionnaires et du régime applicable aux autres agents (contre 52 en 2022) et 7 agents temporaires au titre de l’article 2, point b), et de l’article 2, point c) (contre 6 en 2022), et qu’il a eu recours aux services de 12 prestataires de services externes travaillant intramuros en 2023 (contre 8 en 2022); encourage le CEPD à poursuivre ses efforts en vue de parvenir à une représentation géographique plus équilibrée entre tous les États membres, en particulier au niveau de l’encadrement; se félicite de la diversité accrue des nationalités représentées, mais déplore la sous-représentation persistante des femmes aux postes d’encadrement supérieur; demande l’adoption d’une feuille de route sur la parité entre les femmes et les hommes, comprenant des mesures de recrutement proactives et des programmes de formation à l’encadrement pour les membres du personnel féminins;

25.

relève que 23 nationalités (des États membres) étaient représentées au sein du personnel du CEPD en 2023, ce qui représente une amélioration par rapport aux 22 nationalités recensées en 2022; déplore la surreprésentation de cinq nationalités et la sous-représentation d’autres nationalités; invite instamment le CEPD à poursuivre ses efforts pour parvenir à une répartition géographique équilibrée des ressortissants de tous les États membres au sein de son personnel, en améliorant la communication, en favorisant la visibilité et en offrant de meilleures conditions d’emploi afin d’attirer les nationalités sous-représentées;

26.

observe qu’en 2023, les effectifs du CEPD s’étaient maintenus à 65 % de femmes et 35 % d’hommes, dans le droit fil des tendances des années précédentes; déplore l’absence de femmes aux postes d’encadrement supérieur, bien que la parité femmes-hommes ait été atteinte pour les six postes d’encadrement intermédiaire; prie instamment le CEPD de redoubler d’efforts pour garantir une représentation équilibrée entre les femmes et les hommes à tous les niveaux du personnel, et invite le CEPD à encourager les candidatures de femmes, notamment dans la perspective de la prochaine nomination d’un contrôleur par le Parlement européen;

27.

constate que le tableau des effectifs pour 2023 reflète un taux d’occupation élevé (95,65 %), mais aussi un taux de rotation élevé (13 %); note que la plupart des postes non pourvus résultaient de l’inaptitude des candidats, étant donné que le CEPD a besoin de profils hautement spécialisés et que le nombre de candidats admissibles est limité; se félicite que ces difficultés aient été surmontées grâce à une republication de l’avis de vacance avec une diffusion plus large ou plus ciblée ou à une reformulation des exigences; se félicite des mesures prises par le CEPD en ce qui concerne le processus de recrutement; invite le CEPD à continuer de faire face aux difficultés rencontrées dans la recherche de candidats appropriés et à tenir l’autorité de décharge informée des améliorations en matière de recrutement et de rotation du personnel;

28.

relève qu’au cours du second semestre de 2023, l’équipe des ressources humaines du CEPD a lancé un projet pilote concernant un nouveau processus d’intégration des nouveaux arrivants, avec des sessions couvrant, entre autres, des présentations du travail des unités centrales, et des sujets comme l’éthique, les procédures de passation de marchés et la sécurité de l’information, et que trois sessions d’intégration ont été proposées en 2023; invite le CEPD à continuer à proposer aux nouveaux arrivants des sessions d’intégration et à tous les membres du personnel des sessions obligatoires qui rappellent l’importance de principes tels que l’éthique, la prévention des conflits d’intérêts, la transparence, le contrôle interne et la lutte contre la fraude, comme cela est devenu la norme dans les institutions de l’Union; relève en outre que 12 sessions individuelles ont été proposées au personnel du CEPD et du comité européen de la protection des données, ainsi que six sessions de coaching de groupe au cours desquelles les participants (membres de l’encadrement) ont appris les uns des autres, et un coaching d’équipe d’un an avec un concepteur chargé du développement du leadership à l’École européenne d’administration en 2023;

29.

relève, à la lecture du questionnaire, que le CEPD propose des formules de travail flexibles et hybrides appréciées des membres du personnel, qui peuvent bénéficier, entre autres, d’un congé parental, de crédit-temps, de travail à temps partiel ou de télétravail depuis l’étranger pendant un certain nombre de jours par an; relève qu’en 2023, la majorité du personnel a eu recours à ces conditions de travail, et que 86,30 % du personnel ont eu recours aux formules de télétravail en 2023; estime que l’infrastructure des bâtiments devrait être optimisée afin de tenir compte de ce taux élevé de télétravail, ce qui pourrait contribuer à réduire les coûts opérationnels et à garantir une utilisation plus efficace des espaces de bureaux; salue les efforts continus du CEPD pour améliorer activement le bien-être physique et mental de son personnel;

30.

félicite le CEPD d’avoir mené plusieurs actions de sensibilisation au cours de l’année 2023, puisqu’il a diffusé des informations sur l’élimination de la discrimination raciale, la Journée internationale des droits des femmes, le mois de la diversité européenne et la neurodiversité; observe qu’à l’heure actuelle, le CEPD n’emploie pas de personnel handicapé, mais qu’une clause d’égalité des chances figure dans tous ses avis de vacance et qu’il encourage activement les candidatures de personnes handicapées;

31.

relève, à la lecture du questionnaire, que le CEPD considère comme confidentielles toutes les informations sur les cas d’épuisement professionnel, y compris le nombre de personnes concernées; marque son désaccord avec cette position et appelle le CEPD à communiquer chaque année à l’autorité de décharge le nombre de cas d’épuisement professionnel recensés; se réjouit du fait qu’en 2023, aucun cas de harcèlement n’ait été relevé au sein du CEPD; se félicite qu’en 2023, le CEPD ait continué de fournir une présentation de lutte contre le harcèlement dispensée par l’une des personnes de confiance du CEPD, dans le cadre de la formation à l’entrée en service intitulée «Journée d’accueil du CEPD»; salue la publication sur l’intranet du CEPD de la décision relative à la lutte contre le harcèlement et du rôle des personnes de confiance;

Cadre éthique et transparence

32.

note qu’en 2023, le CEPD a concentré ses efforts sur la sensibilisation du personnel au cadre éthique du CEPD et du comité européen de la protection des données en organisant des sessions de formation spécifiques obligatoires pour l’ensemble du personnel et des formations à l’entrée en service pour les nouveaux arrivants du CEPD et du comité européen de la protection des données, en nommant un nouveau responsable des questions éthiques et en participant au groupe de travail «Comité paritaire des questions statutaires», qui s’occupe des questions d’éthique; se félicite que le CEPD ait mis en place une boîte aux lettres électronique permettant aux membres du personnel de poser toute question liée à l’éthique, et qu’il utilise le module «éthique» de la Commission disponible dans Sysper; encourage le CEPD à poursuivre les opérations de sensibilisation et l’organisation d’enquêtes afin d’évaluer le niveau de sensibilisation du personnel au cadre éthique du CEPD/du comité;

33.

se félicite du niveau général élevé de transparence atteint par le CEPD en ce qui concerne ses activités, en particulier en ce qui concerne la publication du calendrier et de la déclaration d’intérêts du Contrôleur et du chef de l’administration du CEPD, conformément au code de conduite du Contrôleur de 2019; relève, à la lecture du rapport de suivi, que le CEPD a adopté deux codes de conduite, un qui s’applique au Contrôleur et un autre pour le personnel du CEPD; comprend que, dans les cas où le secrétaire général est appelé à remplacer le Contrôleur, le code de conduite de ce dernier lui est également applicable;

34.

relève avec satisfaction que le CEPD n’a jamais été impliqué dans une enquête de l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) depuis sa création;

35.

relève que, sur les cinq enquêtes ouvertes par le Médiateur en 2023 concernant le CEPD, quatre ont été closes sans autre forme d’enquête; souligne que, pour la cinquième, la décision était toujours en suspens et attendue pour le dernier trimestre de 2024; demande au CEPD de tenir l’autorité de décharge informée des conclusions de cette enquête;

36.

regrette que le CEPD n’ait toujours pas officiellement adhéré au registre de transparence de l’Union; souligne toutefois, à la lecture du rapport de suivi, qu’en vue d’adhérer officiellement au registre de transparence de l’Union, le CEPD a lancé une évaluation interne des mesures de transparence, et qu’en 2023, des réunions exploratoires et des échanges entre le CEPD et le secrétariat du registre de transparence ont eu lieu; invite le CEPD à informer l’autorité de décharge des résultats de cet exercice d’évaluation; demande une nouvelle fois au CEPD d’adhérer au registre de transparence et de l’utiliser, y compris pour déclarer de manière proactive les réunions avec des tiers afin de garantir la transparence dans ses fonctions de réglementation et de conseil;

37.

constate avec satisfaction qu’en 2023, le CEPD a établi des règles internes applicables à l’audition de personnes susceptibles d’être concernées par une décision finale du CEPD adoptée dans le cadre d’enquêtes et d’enquêtes d’initiative afin de garantir le bon exercice de leur droit fondamental d’être entendues dans le cadre de ce type de procédures; félicite le CEPD d’avoir publié une nouvelle fiche d’information sur les enquêtes du CEPD et une nouvelle politique d’enquête du CEPD, ainsi que d’avoir fait en sorte que tous les rapports financiers, y compris ceux consacrés aux budgets annuels, les rapports comptables et les rapports d’audit, soient rendus accessibles au public sur le site web d’une institution de l’Union et par d’autres voies officielles, étant donné que le CEPD joue un rôle de premier plan dans l’amélioration de la préparation des institutions de l’Union en matière de cybersécurité;

38.

constate avec satisfaction, à la lecture du questionnaire, qu’aucun cas de conflit d’intérêts, de dénonciation de dysfonctionnements ou de fraude n’a été signalé au CEPD en 2023; note que le CEPD a mis en place un cadre pour prévenir les conflits d’intérêts au niveau de l’encadrement supérieur et du personnel au moyen de codes de conduite, d’efforts de sensibilisation et de déclarations de confidentialité et d’absence de conflits d’intérêts; note que, outre l’introduction obligatoire du cadre éthique du CEPD pour tous les nouveaux membres du personnel, les nouveaux membres du personnel sont également initiés à la stratégie antifraude du CEPD;

39.

note que, d’après le questionnaire, le CEPD dispose de règles internes sur la dénonciation des dysfonctionnements, qui définissent des voies et des canaux sûrs par lesquels le personnel peut faire part de préoccupations concernant la fraude, la corruption ou tout autre acte répréhensible grave, sans préjudice de la confidentialité de l’identité du lanceur d’alerte et des informations communiquées; souligne qu’à ce jour, aucun cas de dénonciation de dysfonctionnements n’a été signalé au CEPD;

40.

prie instamment le CEPD de divulguer publiquement toute récusation en raison de conflits d’intérêts dans ses décisions exécutoires, de manière à garantir une transparence totale dans la surveillance réglementaire et la prise de décision;

Numérisation, cybersécurité et protection des données

41.

relève que, d’après le questionnaire, le budget 2023 pour le matériel et les projets informatiques était supérieur de 9,5 % à celui de 2022; souligne que cette diminution s’explique principalement par le fait qu’aucune nouvelle étude de faisabilité informatique n’a été commandée en 2023, alors qu’en 2022, ces études représentaient une part importante du budget informatique; souligne en outre que d’autres éléments de coût restent relativement stables, si l’on compare ces deux années, y compris les services informatiques généraux et la maintenance informatique;

42.

prend acte, à la lecture du rapport de suivi et du questionnaire, des conclusions de l’étude de faisabilité informatique réalisée en 2022, selon lesquelles les outils et services informatiques fournis par la Commission et le Parlement ne répondent pas complètement aux besoins spécifiques du CEPD; note que ces lacunes devraient être comblées en développant des capacités et des applications internes et que, pour ce faire, il a été jugé nécessaire de mobiliser au moins cinq membres du personnel informatique et d’externaliser une partie des services; regrette qu’en raison de contraintes budgétaires, la mise en œuvre des recommandations de l’étude soit restée en suspens; invite le CEPD à adopter une approche progressive en commençant par les recommandations et les projets qui nécessitent le moins de ressources;

43.

salue les progrès accomplis en 2023 par le CEPD dans la numérisation de ses flux de travail et de ses processus, avec l’introduction d’ARES, de la signature numérique qualifiée (e-IDAS) et d’une plateforme collaborative (Nextcloud) pour la rédaction de documents et les visioconférences, ainsi que les mises à jour de l’outil (Website Evidence Collector) qui automatise la collecte du traitement des données à caractère personnel sur les sites internet des responsables du traitement et des sous-traitants, l’adoption de l’environnement d’acceptation de EU Send Web, un service/canal d’échange d’informations sensibles non classifiées avec d’autres institutions, organes et organismes de l’Union, ainsi que les progrès accomplis dans la mise en œuvre de services qui ne peuvent être externalisés, tels que le formulaire et le flux de travail électronique pour gérer les notifications de violations de données; relève néanmoins des problèmes liés à l’utilisation et à la maintenance du système de passation électronique des marchés publics;

44.

se félicite que le CEPD s’attache à faire en sorte que les contractants externes respectent les normes morales et éthiques nécessaires attendues de l’ensemble des institutions, organes et organismes de l’Union, en particulier à la lumière du recours antérieur par le CEPD aux services d’entreprises externes qui, selon le classement de l’université de Yale, continuent d’exercer leurs activités en Russie;

45.

reconnaît que le CEPD s’appuie avec succès sur de nombreux systèmes administratifs utilisés par la Commission, en particulier dans le domaine des ressources humaines et des processus d’administration d’entreprise, ainsi que sur certains services du Parlement, y compris la fourniture d’ordinateurs portables, l’infrastructures de réseau et la visioconférence; se félicite de l’achèvement du projet visant à améliorer la qualité et les performances des ordinateurs fournis au personnel du CEPD, en collaboration avec le Parlement, afin de généraliser le travail hybride;

46.

souligne le rôle de premier plan joué par le CEPD dans l’amélioration de la préparation des institutions de l’Union en matière de cybersécurité, et son étroite collaboration avec des organes tels que l’Agence de l’Union européenne pour la cybersécurité (ENISA) et des plateformes de cybersécurité telles que le service de cybersécurité pour les institutions, organes et organismes de l’Union (CERT-UE); l’invite instamment à élaborer un cadre d’audit structuré pour les risques de cybesecurité au sein des organes de l’Union; note qu’en 2023, le CEPD a continué à améliorer son état de préparation en matière de protection des données à caractère personnel et des informations sensibles contre les cyberattaques, au vu de l’évolution rapide du panorama des menaces en matière de cybersécurité; félicite, dans ce contexte, le CEPD d’avoir revu ses politiques et méthodologies de sécurité en vue de préparer la mise en œuvre du règlement sur la cybersécurité [règlement (UE, Euratom) 2023/2841 du Parlement européen et du Conseil (3)]; relève, à la lecture du questionnaire, que le CEPD a introduit une demande visant à obtenir deux équivalents temps plein supplémentaires pour couvrir les infrastructures de cybersécurité découlant des obligations du CEPD au titre de ce règlement ainsi que du rôle du CEPD en tant que membre du conseil interinstitutionnel de cybersécurité (IICB); constate en outre avec satisfaction que le CEPD a amélioré sa politique de sécurité de l’information et la politique d’utilisation acceptable du CEPD afin de faire face aux menaces de cybersécurité spécifiquement liées au télétravail, à l’utilisation d’appareils mobiles personnels et à l’interdiction des applications dangereuses (TikTok); note que le CEPD n’a été confronté à aucune cyberattaque en 2023; demande des rapports publics annuels sur les menaces détectées, les mesures prises en réponse à ces menaces et la cyberrésilience institutionnelle;

47.

félicite le CEPD d’avoir mis à jour la formation à la cybersécurité pour l’ensemble du personnel et d’avoir revu le modèle de formation à la sécurité pour les nouveaux arrivants; se félicite que le CEPD ait fait preuve d’initiative dans la sensibilisation aux risques liés à la cybersécurité, par exemple en préparant des fiches d’information, en réalisant des enquêtes auprès des institutions, organes et organismes de l’Union et en organisant des campagnes de sensibilisation; encourage le CEPD à veiller à ce que le personnel reçoive une formation obligatoire sur l’utilisation sûre et éthique des outils d’IA afin d’améliorer sa compréhension et d’atténuer les risques;

Immeubles

48.

souligne qu’en 2023, comme en 2022, le CEPD et le comité européen de la protection des données étaient les seuls locataires du bâtiment du Parlement qu’ils occupaient, à la suite du déménagement des services du Médiateur à la fin de l’année 2021, et qu’en louant ses locaux auprès du Parlement plutôt que sur le marché privé, le CEPD entend maintenir les coûts de location et d’entretien à un niveau raisonnable; observe que le CEPD a dû demander un montant supplémentaire de 81 856,84 EUR pour le paiement des frais de location au Parlement, étant donné que le taux d’indexation était de 8,82 % et donc supérieur au plafond de 2 % pour les dépenses administratives;

49.

note qu’en ce qui concerne l’accessibilité de son bâtiment, le CEPD s’appuie sur les décisions prises et mises en œuvre par le Parlement, dans le cadre de sa politique immobilière; constate, à la lecture du rapport de suivi, que le CEPD emploie du personnel présentant une déficience physique due à une maladie grave; se félicite de l’engagement pris par le Contrôleur européen de la protection des données d’étudier la possibilité d’embaucher des stagiaires à mobilité réduite ou handicapés;

Environnement et durabilité

50.

constate que le CEPD n’a pas adhéré au système de management environnemental et d’audit (EMAS), mais qu’il a mis en œuvre plusieurs mesures pour réduire son empreinte écologique, telles que la régulation automatique et centralisée de la température, l’extinction automatique des éclairages grâce à des détecteurs de mouvements, l’achat de produits et de services respectueux de l’environnement et l’automatisation des flux de travail grâce à l’introduction d’ARES; relève, à la lecture du rapport de suivi, que, selon les informations reçues par la direction générale des infrastructures et de la logistique du Parlement, responsable de la gestion du bâtiment loué par le CEPD, des panneaux solaires sont installés sur ce bâtiment; demande au CEPD d’informer l’autorité de décharge de la part (en %) que représente l’électricité produite par les panneaux solaires dans la consommation totale d’énergie du CEPD par an; invite en outre le CEPD à informer l’autorité de décharge de toute nouvelle évolution en ce qui concerne le processus de certification EMAS;

51.

constate que le CEPD n’a pas évalué son empreinte carbone en 2023; se félicite toutefois que le CEPD continue d’appliquer des mesures visant à réduire son empreinte carbone en limitant les déplacements vers le bureau grâce aux possibilités de télétravail, en remboursant 50 % des abonnements mensuels/annuels du personnel pour l’utilisation des transports publics, en encourageant le personnel à privilégier la visioconférence et les déplacements en train pour les courtes distances, en gérant le cycle de facturation par voie électronique et en mettant en place une procédure de sélection et un exercice d’évaluation entièrement dématérialisés en ce qui concerne les ressources humaines;

52.

prie instamment le CEPD d’adopter l’EMAS afin de surveiller et d’améliorer systématiquement son empreinte environnementale, notamment en ce qui concerne la consommation d’énergie, la réduction des déchets et les politiques en faveur d’espaces de travail durables;

53.

souligne que le CEPD traite les risques liés à la durabilité (tels que les risques environnementaux, sociaux et de gouvernance) de manière globale au moyen d’un exercice annuel d’évaluation des risques; se félicite, dans ce contexte, que le CEPD ait adopté son nouveau processus de gestion des risques en 2023, qui devrait l’aider à cibler et à mieux analyser ces risques et, par conséquent, à mieux calibrer les mesures d’atténuation;

Coopération interinstitutionnelle

54.

se félicite des économies budgétaires et administratives réalisées par le CEPD grâce à la coopération interinstitutionnelle, en particulier la conclusion d’accords de niveau de service avec le Parlement pour la location de ses locaux et l’utilisation d’applications informatiques, les fournitures de matériel et la maintenance informatiques, et avec la Commission pour les ressources humaines et processus d’administration d’entreprise, ainsi que la participation à de grands contrats-cadres interinstitutionnels dans des domaines tels que le conseil informatique, les services intérimaires et les fournitures de bureau; félicite en outre le CEPD d’avoir maintenu une coopération structurée avec le Médiateur, l’Agence des droits fondamentaux et le CERT-UE au moyen de protocoles d’accord;

55.

observe que le CEPD participe aux réunions de divers organes interinstitutionnels; se félicite, dans ce contexte, de la participation du CEPD aux réunions des chefs d’administration et du comité interinstitutionnel de la communication en ligne, présidées par la direction générale de la communication du Parlement; souligne que la coopération interinstitutionnelle avec le CEPD, dans son rôle de contrôle, est cruciale pour que les autres institutions de l’Union améliorent leur niveau de conformité avec le cadre juridique en matière de protection des données;

56.

demande que le CEPD, la Cour des comptes, l’OLAF et le Parquet européen coopèrent plus étroitement afin de mettre au point des protocoles communs pour la détection de la fraude dans les données numériques et les transactions financières au sein des institutions de l’Union; souligne la nécessité de réaliser des audits conjoints sur les risques de fraude fondés sur l’IA;

57.

se félicite du rôle central joué par le CEPD en 2023 dans la coordination des autorités chargées de la protection des données (APD) des États membres afin de promouvoir une protection cohérente des données dans l’ensemble de l’Union; note que le CEPD a participé avec 26 APD à une action coordonnée de mise en application concernant le rôle et les tâches des délégués à la protection des données afin d’évaluer le respect par ceux-ci du règlement (UE) 2018/1725; prend acte de la participation active continue du CEPD au comité de contrôle coordonné (CSC) au sein de l’espace de liberté, de sécurité et de justice, lequel traite de questions telles que le traitement des plaintes contre Europol et le renforcement des processus de coopération; salue en outre toutes les autres mesures prises pour améliorer la coopération entre le CEPD et les APD, telles que la conduite d’une inspection conjointe d’Europol avec les autorités nationales (Pologne et Lituanie) et la participation à l’action de contrôle coordonnée sur le traitement des données des mineurs dans les systèmes Europol, la participation à une visite opérationnelle au bureau du procureur européen délégué à Lisbonne dans le cadre d’un arrangement de travail avec l’APD portugaise et la coordination d’une inspection sur place à Lesbos avec l’APD grecque afin de vérifier les pratiques de collecte de données au cours des opérations conjointes menées par Frontex; reconnaît que ces engagements interinstitutionnels aident le CEPD à adopter les meilleures pratiques des institutions de l’Union et à tirer parti de l’échange d’informations avec les services homologues;

Communication

58.

relève que le budget consacré aux activités de communication et de promotion publiques en 2023 s’élevait à 468 000 EUR, ce qui représente une augmentation de 54 % par rapport à 2022;

59.

constate avec satisfaction que le CEPD a organisé plusieurs événements de communication en ligne et en présentiel en 2023, afin de sensibiliser un public plus large au rôle et à la mission du CEPD et à l’importance du respect des règles de l’Union en matière de protection des données, telles que la Journée de la protection des données, la conférence des stagiaires du CEPD (deux fois par an), le séminaire du CEPD sur l’essence des droits fondamentaux au respect de la vie privée et à la protection des données, ainsi que d’autres événements internationaux;

60.

note que le CEPD communique en ligne par l’intermédiaire de son site web et de ses comptes de médias sociaux sur X (ex-Twitter) (29 400 abonnés), LinkedIn (71 000 abonnés), YouTube (2 900 abonnés), EU Voice (5 900 abonnés) et EU Video (750 abonnés);

61.

souligne que le projet pilote relatif aux plateformes EU Voice et EU Video (réseaux sociaux libres et ouverts, respectueux de la vie privée et basés sur les logiciels Mastodon et PeerTube) s’est poursuivi en 2023; se félicite, dans ce contexte, de la contribution du CEPD à la stratégie de l’Union en matière de données et de souveraineté numérique afin de promouvoir l’indépendance de l’Union dans le monde numérique et le respect du cadre juridique en matière de protection des données.

(1) Règlement (UE) 2018/1725 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2018 relatif à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel par les institutions, organes et organismes de l’Union et à la libre circulation de ces données, et abrogeant le règlement (CE) no 45/2001 et la décision no 1247/2002/CE (JO L 295 du 21.11.2018, p. 39, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2018/1725/oj).

(2) Ordonnance du Tribunal du 6 septembre 2023, CEPD/Parlement et Conseil, T-578/22, ECLI:EU:T:2023:522.

(3) Règlement (UE/Euratom) 2023/2841 du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2023 établissant des mesures destinées à assurer un niveau élevé commun de cybersécurité dans les institutions, organes et organismes de l’Union (JO L, 2023/2841, 18.12.2023, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2023/2841/oj).


ELI: http://data.europa.eu/eli/res/2025/1609/oj

ISSN 1977-0693 (electronic edition)