Acte préparatoire52025BP1704

Résolution (UE) 2025/1704 du Parlement européen du 7 mai 2025 contenant les observations qui font partie intégrante des décisions concernant la décharge sur l’exécution du budget des entreprises communes de l’Union européenne pour l’exercice 2023

CELEX52025BP1704
TypeActe préparatoire
Datemercredi 7 mai 2025

Résumé IA

Cette résolution du Parlement européen, adoptée le 7 mai 2025, intègre les observations de l'autorité de décharge dans les décisions relatives à l'exécution du budget 2023 des entreprises communes de l'UE. Elle évalue la gestion financière, la performance et la régularité des dépenses de ces partenariats public-privé, en formulant des recommandations pour améliorer leur efficacité et leur contrôle budgétaire. Pour un professionnel du droit français, ce texte constitue une source d'interprétation administrative et de jurisprudence budgétaire européenne, utile pour apprécier la conformité des financements européens aux principes de bonne gestion financière.

Texte intégral

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Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série L


2025/1704

8.10.2025

RÉSOLUTION (UE) 2025/1704 DU PARLEMENT EUROPÉEN

du 7 mai 2025

contenant les observations qui font partie intégrante des décisions concernant la décharge sur l’exécution du budget des entreprises communes de l’Union européenne pour l’exercice 2023

LE PARLEMENT EUROPÉEN,

vu sa décision concernant la décharge sur l’exécution du budget de l’entreprise commune «Aviation propre» pour l’exercice 2023,

vu sa décision concernant la décharge sur l’exécution du budget de l’entreprise commune «Une Europe fondée sur la bioéconomie circulaire» pour l’exercice 2023,

vu sa décision concernant la décharge sur l’exécution du budget de l’entreprise commune «Hydrogène propre» pour l’exercice 2023,

vu sa décision concernant la décharge sur l’exécution du budget de l’entreprise commune «Système ferroviaire européen» pour l’exercice 2023,

vu sa décision concernant la décharge sur l’exécution du budget de l’entreprise commune pour le calcul à haute performance européen pour l’exercice 2023,

vu sa décision concernant la décharge sur l’exécution du budget de l’entreprise commune européenne pour ITER et le développement de l’énergie de fusion pour l’exercice 2023,

vu sa décision concernant la décharge sur l’exécution du budget de l’entreprise commune «EDCTP3 pour la santé mondiale» pour l’exercice 2023,

vu sa décision concernant la décharge sur l’exécution du budget de l’entreprise commune «Initiative en matière de santé innovante» pour l’exercice 2023,

vu sa décision concernant la décharge sur l’exécution du budget de l’entreprise commune «Semi-conducteurs» pour l’exercice 2023,

vu sa décision concernant la décharge sur l’exécution du budget de l’entreprise commune «Recherche sur la gestion du trafic aérien dans le ciel unique européen 3» pour l’exercice 2023,

vu sa décision concernant la décharge sur l’exécution du budget de l’entreprise commune «Réseaux et services intelligents» pour l’exercice 2023,

vu l’article 102 et l’annexe V de son règlement intérieur,

vu l’avis de la commission des transports et du tourisme,

vu le rapport de la commission du contrôle budgétaire (A10-0056/2025),

A.

considérant que l’entreprise commune «Recherche sur la gestion du trafic aérien dans le ciel unique européen 3», l’entreprise commune «Aviation propre», l’entreprise commune «Initiative en matière de santé innovante», l’entreprise commune «Hydrogène propre», l’entreprise commune «Une Europe fondée sur la bioéconomie circulaire», l’entreprise commune «Système ferroviaire européen», l’entreprise commune «Réseaux et services intelligents» et l’entreprise commune «EDCPT3 pour la santé mondiale» ont été créées par le règlement (UE) 2021/2085 du Conseil (1) établissant les entreprises communes dans le cadre d’Horizon Europe et abrogeant les règlements (CE) no 219/2007, (UE) no 557/2014, (UE) no 558/2014, (UE) no 559/2014, (UE) no 560/2014, (UE) no 561/2014 et (UE) no 642/2014 (ci-après l’«acte de base unique»);

B.

considérant que l’entreprise commune «Technologies numériques clés» a été créée par le règlement (UE) 2021/2085; que l’entreprise commune «Technologies numériques clés» est devenue l’entreprise commune «Semi-conducteurs» en juillet 2023 en vertu du règlement (UE) 2023/1782 du Conseil (2);

C.

considérant que l’entreprise commune européenne pour ITER et le développement de l’énergie de fusion a été créée en avril 2007 par la décision 2007/198/Euratom du Conseil (3);

D.

considérant que l’entreprise commune pour le calcul à haute performance européen a été créée par le règlement (UE) 2021/1173 du Conseil (4);

E.

considérant que l’entreprise commune «Recherche sur la gestion du trafic aérien dans le ciel unique européen 3» est un partenariat public-privé pour le développement d’une gestion du trafic aérien modernisée en Europe et l’accélération de la mise en place du ciel européen numérique grâce à la recherche et à l’innovation;

F.

considérant que l’entreprise commune «Aviation propre» est un partenariat public-privé axé sur la recherche et l’innovation visant à transformer l’aviation en vue d’un avenir durable et neutre sur le plan climatique;

G.

considérant que l’entreprise commune «Initiative en matière de santé innovante» est un partenariat public-privé axé sur la recherche et l’innovation interdisciplinaires, durables et centrées sur le patient dans le domaine de la santé;

H.

considérant que l’entreprise commune «Hydrogène propre» est un partenariat public-privé en matière de recherche et d’innovation dans le domaine de la technologie de l’hydrogène et des piles à combustible;

I.

considérant que l’entreprise commune «Semi-conducteurs» est un partenariat public-privé axé sur la recherche et l’innovation relatives aux technologies numériques clés qui sont essentielles pour l’avantage concurrentiel de l’Europe en matière d’économie numérique, notamment dans le secteur des composants et systèmes électroniques;

J.

considérant que l’entreprise commune «Une Europe fondée sur la bioéconomie circulaire» est un partenariat public-privé axé sur la recherche et l’innovation pour un secteur des bio-industries circulaires durable et compétitif;

K.

considérant que l’entreprise commune «Système ferroviaire européen» est un partenariat public-privé pour la recherche et l’innovation dans le secteur ferroviaire;

L.

considérant que l’entreprise commune pour le calcul à haute performance européen est un partenariat public-privé qui permet la mise en commun de ressources pour le développement et le déploiement du calcul à haute performance en Europe;

M.

considérant que l’entreprise commune «Réseaux et services intelligents» est un partenariat public-privé destiné à renforcer la primauté technologique de l’Union et son alignement stratégique sur le secteur des télécommunications ainsi qu’à encourager l’adoption de solutions numériques;

N.

considérant que l’entreprise commune «EDCTP3 pour la santé» est un partenariat public-privé destiné à réduire la charge socio-économique que représentent les maladies infectieuses en Afrique subsaharienne grâce à des applications technologies nouvelles et améliorées dans le domaine de la santé ainsi qu’à améliorer la préparation et la réaction aux maladies infectieuses dans le monde;

O.

considérant que l’entreprise commune européenne pour ITER et le développement de l’énergie de fusion a pour objectif d’apporter la contribution de l’Union au projet international ITER pour l’énergie de fusion, de mettre en œuvre l’accord relatif à l’approche élargie entre Euratom et le Japon, et de préparer la construction d’un réacteur à fusion de démonstration et des installations correspondantes;

Observations générales

1.

fait observer que le rôle des entreprises communes devrait être de soutenir les activités de recherche et d’innovation dans les domaines des transports, de l’énergie, de la santé, des bio-industries circulaires, des composants électroniques clés, du supercalcul et des systèmes de réseaux; invite les entreprises communes à encourager la transformation des connaissances scientifiques en innovations commercialisables et à mettre en place des mécanismes permettant à leur activité de contribuer à l’amélioration de la compétitivité de l’Europe dans le monde;

2.

souligne que, selon la Cour des comptes (ci-après la «Cour»), au titre du cadre financier pluriannuel actuel, les entreprises communes devraient recevoir un budget total de 17 milliards d’EUR sous la forme de contributions en espèces de l’Union et 21,1 milliards d’EUR sous la forme de contributions d’autres membres;

3.

fait observer que les entreprises communes sont par nature des partenariats public-privé destinés à orienter les investissements et à mobiliser des fonds publics et privés pour financer des objectifs communs; rappelle, à cet égard, que les contributions des membres privés doivent atteindre les objectifs fixés pour que ces partenariats restent mutuellement avantageux; invite les entreprises communes qui autorisent les contributions en nature aux activités supplémentaires qu’elles doivent éviter dans toute la mesure du possible de trop dépendre de ces contributions pour atteindre les objectifs fixés;

4.

relève l’apport important des entreprises communes au progrès de la recherche, de l’innovation et du développement technologique dans différents secteurs, dont l’aviation, le transport ferroviaire et la gestion du trafic aérien, qui sont indispensables à la réalisation des objectifs stratégiques de l’Union dans les domaines de la durabilité, de la transformation numérique et de la compétitivité;

5.

salue le rapport annuel de la Cour sur les entreprises communes de l’Union européenne relatif à l’exercice 2023 (ci-après le «rapport de la Cour»); souligne que la mission de la Cour est essentielle à la bonne exécution du budget de l’Union et au contrôle du budget;

6.

salue le fait que la Cour ait communiqué à l’autorité de décharge un rapport annuel sur les entreprises communes de l’UE qui comporte une déclaration d’assurance séparée pour chacune des entreprises communes en ce qui concerne leurs comptes annuels et les opérations sous-jacentes; partage le point de vue selon lequel, outre les dispositions juridiques que la Cour doit respecter, le cadre institutionnel des entreprises communes mérite que la Cour y prête une attention particulière; demande la poursuite de cette bonne pratique; salue la bonne collaboration entre les entreprises communes et la Cour lors de l’établissement du rapport de la Cour ainsi que les explications données à propos de certains observations et paragraphes d’observation dans les réponses des entreprises communes;

7.

salue le fait que deux entreprises communes soient parvenues à l’autonomie financière au cours de l’exercice 2023, à savoir l’entreprise commune «Réseaux et services intelligents» le 24 octobre 2023 et l’entreprise commune «EDCTP3 pour la santé mondiale» le 23 novembre 2023; relève également qu’en conséquence, la Cour a contrôlé pour la première fois ces deux entreprises communes en plus des neuf entreprises communes que la Cour avait déjà contrôlées pour l’exercice 2022;

8.

souligne être conscient qu’au cours de l’exercice 2023, certaines entreprises communes ont été considérablement touchées par des événements importants dont les conséquences affecteront vraisemblablement leur performance; souligne plus précisément ce qui suit:

a)

la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine a eu des conséquences considérables sur l’économie de l’Union et les chaînes d’approvisionnement, ce qui a énormément affecté les activités de certaines entreprises communes;

b)

les conséquences de la pandémie de COVID-19 se font toujours sentir aujourd’hui en Europe et, au cours de l’exercice 2023, elles ont continué d’affecter massivement les activités économiques et administratives;

c)

les niveaux élevés d’inflation dus à ces deux facteurs ont eu des répercussions sur les délais d’approvisionnement et de livraison des entreprises communes;

9.

reconnaît les avantages des entreprises communes, l’importance de la coopération entre le secteur public et le secteur privé pour encourager l’innovation et promouvoir la recherche et le développement ainsi que les avantages économiques des partenariats; relève qu’en combinant les ressources et l’expertise du secteur public et du secteur privé, les entreprises communes sont en mesure de relever plus efficacement les défis; souligne l’importance de la transparence, de la responsabilité et de la bonne utilisation des deniers publics par les entreprises communes;

10.

reconnaît l’utilité des initiatives favorisant l’engagement et la participation des parties prenantes, telles que les appels à manifestation d’intérêt ouverts et les appels conjoints lancés par différentes entreprises communes, qui sont essentielles pour mobiliser les compétences et ressources collectives; attire l’attention en particulier sur l’appel à propositions conjoint lancé par l’entreprise commune «Système ferroviaire européen» et l’entreprise commune «Recherche sur la gestion du trafic aérien dans le ciel unique européen 3», premier appel conjoint du genre entre entreprises communes visant à mettre en place un réseau aérien et ferroviaire intégré dans le cadre d’un système de transport multimodal durable;

11.

rappelle que les entreprises communes doivent faire preuve de bonne gestion financière dans leurs activités, ce qui contribue effectivement aux objectifs stratégiques de l’Union ainsi qu’à la bonne exécution du budget de l’Union; se dit néanmoins préoccupé par une série d’éléments que les conclusions de la Cour ont mis en lumière et qui sont exposés dans la présente résolution;

Comptes annuels

12.

relève que, selon le rapport de la Cour, les comptes annuels 2023 des onze entreprises communes contrôlées présentent fidèlement, dans tous leurs aspects significatifs, leur situation financière au 31 décembre 2023, le résultat de leurs opérations, leurs flux de trésorerie, ainsi que l’état de variation de l’actif net pour l’exercice clos à cette date, conformément à leur règlement financier et aux règles comptables adoptées par le comptable de la Commission; relève en outre qu’en conséquence, la Cour a émis des opinions d’audit sans réserve sur la fiabilité des comptes annuels des entreprises communes;

13.

relève que, d’après le rapport de la Cour, les opérations sous-jacentes aux comptes annuels sont légales et régulières dans tous leurs aspects significatifs; relève en outre qu’en conséquence, la Cour a émis des opinions d’audit sans réserve sur la légalité et la régularité des recettes et des paiements sous-jacents aux comptes des entreprises communes;

14.

relève que, selon la Cour, les entreprises communes «Réseaux et services intelligents» et «EDCTP3 pour la santé mondiale» n’ont pas reçu suffisamment d’orientations en ce qui concerne leurs premiers comptes annuels, notamment en ce qui concerne la clarté nécessaire pour distinguer les ressources financières gérées par la Commission avant que ces entreprises communes ne parviennent à l’autonomie financière de celles dont les entreprises communes ont assumé la gestion après être devenues financièrement autonomes; fait sienne la recommandation d’action de la Cour en la matière, qui recommande d’élaborer, de manière claire et compréhensible, des lignes directrices comptables énonçant les règles de présentation des premiers comptes annuels des nouvelles entreprises communes et d’inclure, dans ces lignes directrices, des instructions sur la manière de séparer les ressources financières exécutées par la Commission de celles exécutées par l’entreprise commune, une fois celle-ci devenue financièrement autonome; observe qu’il a été estimé que la fiabilité des comptes annuels présentait un risque faible pour toutes les entreprises communes à l’exception des entreprises communes «Réseaux et services intelligents» et «EDCTP3 pour la santé mondiale», pour lesquelles il a été estimé que la fiabilité présentait un risque moyen en raison de la complexité du transfert des crédits budgétaires et des actifs de la responsabilité de la Commission à celle de l’entreprise commune;

15.

prend acte du fait que les comptes annuels de l’entreprise commune européenne pour ITER et le développement de l’énergie de fusion sont établis en fonction de la base de référence du projet ITER en place en 2023, mais que cette base de référence fait actuellement l’objet d’une révision dont le résultat entraînera vraisemblablement des changements importants pour l’entreprise commune européenne pour ITER et le développement de l’énergie de fusion et pour son coût total estimé lors de son achèvement; souligne que l’entreprise commune en question devrait prendre toutes les mesures nécessaires pour que la future base de référence et ses conséquences en termes de contributions en espèces de l’Union à l’entreprise commune ne créent pas de passif pour le budget de l’Union; relève que, d’après l’audition de l’entreprise commune en question par la commission du contrôle budgétaire, au moment de l’audition et selon l’entreprise commune, il est trop tôt pour donner une estimation de l’incidence financière de cette révision; se dit par ailleurs préoccupé par les retards qui affectent le projet ITER en raison de facteurs échappant au contrôle de l’entreprise commune;

16.

se dit préoccupé par les conséquences potentielles que la réorganisation de l’entreprise commune européenne pour ITER et le développement de l’énergie de fusion aura sur ses activités, notamment les instabilités à court et à moyen terme et les risques opérationnels pour l’entreprise commune; se félicite que l’entreprise commune en question soit consciente de ces problèmes et salue l’explication donnée à propos de ce qu’elle pense de la situation; salue les informations complémentaires communiquées lors de l’audition de l’entreprise commune en question par la commission du contrôle budgétaire, notamment en ce qui concerne le fait que le risque pour la continuité des activités a pu être limité jusqu’à présent en faisant majoritairement appel aux programmes et aux projets existants; salue la flexibilité que permet la nouvelle structure matricielle;

17.

relève que, pour toutes les entreprises communes, il a été estimé que la légalité et la régularité des recettes présentaient un risque faible;

Gestion budgétaire et financière

18.

relève que le budget total disponible en 2023 pour les onze entreprises communes contrôlées par la Cour s’établissait à 4,25 milliards d’EUR en crédits d’engagement et à 3,87 milliards d’EUR en crédits de paiement selon la Cour, qui estime que le budget total disponible comprend les crédits inutilisés des exercices précédents, que les entreprises communes ont reporté au budget de l’exercice en cours, ainsi que les recettes affectées et les réaffectations à l’exercice suivant; relève plus précisément ce qui suit:

a)

le budget total disponible de l’entreprise commune «Recherche sur la gestion du trafic aérien dans le ciel unique européen 3» en 2023 s’élevait à 111,2 millions d’EUR en crédits d’engagement (contre 158,8 millions d’EUR en 2022) et à 241,5 millions d’EUR en crédits de paiement (contre 146,9 millions d’EUR en 2022); comprend également que, selon le rapport sur la gestion budgétaire et financière de l’entreprise commune «Recherche sur la gestion du trafic aérien dans le ciel unique européen 3», le taux d’exécution de son budget total pour l’exercice 2023 a atteint 92 % pour les crédits d’engagement et 81 % pour les crédits de paiement, ce qui témoigne de l’absence de problème grave dans le rythme d’exécution du budget; souligne néanmoins le faible taux d’exécution de ses crédits de paiement consacrés aux dépenses d’infrastructure et de fonctionnement, qui était de 55 %; prend acte de l’explication fournie par l’entreprise commune et invite celle-ci de manière générale à veiller à un bon rythme d’exécution de chaque section de son budget;

b)

le budget total disponible de l’entreprise commune «Aviation propre» en 2023 s’élevait à 269 millions d’EUR en crédits d’engagement (contre 411,2 millions d’EUR en 2022) et à 486,4 millions d’EUR en crédits de paiement (contre 415,3 millions d’EUR en 2022); comprend également que, selon le rapport sur la gestion budgétaire et financière de l’entreprise commune «Aviation propre», le taux d’exécution de son budget total pour l’exercice 2023 a atteint 98,58 % pour les crédits d’engagement et 51,18 % pour les crédits de paiement, ce qui témoigne de graves problèmes dans le rythme d’exécution du budget; relève notamment que les taux d’exécution de ses deux titres de dépenses opérationnelles sont de 80,50 % et de 81,11 % respectivement pour les crédits de paiement; souligne en outre le faible taux d’exécution de ses crédits de paiement consacrés aux dépenses d’infrastructure, qui était de 60,52 %; déplore vivement le montant important de 177 millions d’EUR affecté au titre 5 de son budget pour les crédits de paiement non utilisés, dont le taux d’exécution technique est de 0 %; prend acte de l’explication fournie par l’entreprise commune et invite celle-ci de manière générale à veiller à un bon rythme d’exécution de chaque section de son budget;

c)

le budget total disponible de l’entreprise commune «Initiative en matière de santé innovante» en 2023 s’élevait à 223,2 millions d’EUR en crédits d’engagement (contre 272,4 millions d’EUR en 2022) et à 225,9 millions d’EUR en crédits de paiement (contre 174,8 millions d’EUR en 2022); comprend également que, selon le rapport sur la gestion budgétaire et financière de l’entreprise commune «Initiative en matière de santé innovante», le taux d’exécution de son budget total pour l’exercice 2023 a atteint 92,65 % pour les crédits d’engagement et 90,29 % pour les crédits de paiement, ce qui témoigne de l’absence de problème grave dans le rythme d’exécution du budget; souligne néanmoins les faibles taux d’exécution de ses crédits d’engagement et de paiement consacrés aux dépenses d’infrastructure, qui étaient de 68,67 % et de 67,30 % respectivement; prend acte de l’explication fournie par l’entreprise commune et invite celle-ci de manière générale à veiller à un bon rythme d’exécution de chaque section de son budget;

d)

le budget total disponible de l’entreprise commune «Hydrogène propre» en 2023 s’élevait à 268,9 millions d’EUR en crédits d’engagement (contre 314,3 millions d’EUR en 2022) et à 327,8 millions d’EUR en crédits de paiement (contre 118,3 millions d’EUR en 2022); comprend également que, selon le rapport sur la gestion budgétaire et financière de l’entreprise commune «Hydrogène propre», le taux d’exécution de son budget total pour l’exercice 2023 a atteint 96,62 % pour les crédits d’engagement et 85,43 % pour les crédits de paiement, ce qui témoigne de l’absence de problème grave dans le rythme d’exécution du budget; souligne néanmoins le faible taux d’exécution des crédits de paiement consacrés à ses dépenses opérationnelles financées par Horizon 2020, qui était de 69,41 %; souligne en outre les faibles taux d’exécution de ses crédits d’engagement et de paiement consacrés aux dépenses d’infrastructure, qui étaient de 71,21 % et de 60,60 % respectivement; prend acte des explications fournies par l’entreprise commune et invite celle-ci de manière générale à veiller à un bon rythme d’exécution de chaque section de son budget;

e)

le budget total disponible de l’entreprise commune «Semi-conducteurs» en 2023 s’élevait à 835,7 millions d’EUR en crédits d’engagement (contre 261,4 millions d’EUR en 2022) et à 518,4 millions d’EUR en crédits de paiement (contre 222,2 millions d’EUR en 2022); comprend également que, selon le rapport sur la gestion budgétaire et financière de l’entreprise commune «Semi-conducteurs», le taux d’exécution de son budget total pour l’exercice 2023 a atteint 100 % pour les crédits d’engagement et 37 % pour les crédits de paiement, ce qui témoigne de graves problèmes dans le rythme d’exécution du budget; souligne en particulier le très faible taux d’exécution de ses crédits de paiement consacrés aux dépenses opérationnelles, qui était de 36 %; prend acte de l’explication fournie par l’entreprise commune, mais déplore vivement un taux d’exécution aussi faible et invite celle-ci de manière générale à veiller à un bon rythme d’exécution de chaque section de son budget; note que, compte tenu du financement supplémentaire dont l’entreprise commune «Semi-conducteurs» a bénéficié en 2023 et que l’entreprise commune devait exécuter, ces éléments ont conduit la Cour à estimer que la gestion budgétaire présentait un risque moyen pour cette entreprise commune;

f)

le budget total disponible de l’entreprise commune «Une Europe fondée sur la bioéconomie circulaire» en 2023 s’élevait à 227,4 millions d’EUR en crédits d’engagement (contre 264,2 millions d’EUR en 2022) et à 137,4 millions d’EUR en crédits de paiement (contre 80,3 millions d’EUR en 2022); comprend également que, selon le rapport sur la gestion budgétaire et financière de l’entreprise commune «Une Europe fondée sur la bioéconomie circulaire», le taux d’exécution de son budget total pour l’exercice 2023 a atteint 97,6 % pour les crédits d’engagement et 90,3 % pour les crédits de paiement, ce qui témoigne de l’absence de problème grave dans le rythme d’exécution du budget; souligne néanmoins les faibles taux d’exécution des crédits d’engagement et de paiement de la partie de ses dépenses administratives consacrée aux salaires, qui étaient de 64 % et de 57 % respectivement, ainsi que le faible taux d’exécution des crédits de paiement de la partie de ses dépenses administratives consacrée aux autres dépenses administratives, qui était de 54 %; prend acte de l’explication fournie par l’entreprise commune et invite celle-ci de manière générale à veiller à un bon rythme d’exécution de chaque section de son budget;

g)

le budget total disponible de l’entreprise commune «Système ferroviaire européen» en 2023 s’élevait à 102,6 millions d’EUR en crédits d’engagement (contre 171,4 millions d’EUR en 2022) et à 120,3 millions d’EUR en crédits de paiement (contre 180,8 millions d’EUR en 2022); comprend également que, selon le rapport sur la gestion budgétaire et financière de l’entreprise commune «Système ferroviaire européen», le taux d’exécution de son budget total pour l’exercice 2023 a atteint 97 % pour les crédits d’engagement et 82 % pour les crédits de paiement, ce qui témoigne de l’absence de problème grave dans le rythme d’exécution du budget; souligne néanmoins le faible taux d’exécution des crédits de paiement de la partie de ses dépenses opérationnelles financées par Horizon 2020, qui était de 67 %; prend acte de l’explication fournie par l’entreprise commune et invite celle-ci de manière générale à veiller à un bon rythme d’exécution de chaque section de son budget; relève que l’entreprise commune «Système ferroviaire européen» a reporté les paiements finaux à 2024 en raison des difficultés techniques rencontrées par les bénéficiaires; prend acte de ce que les bénéficiaires n’ont pas demandé l’intégralité du budget alloué pour plusieurs projets, ce qui a encore réduit d’environ 4,1 millions d’EUR les paiements opérationnels nécessaires; invite l’entreprise commune en question à élaborer un plan visant à lui permettre de mieux respecter ses obligations d’information comptable; souligne qu’il importe de soutenir l’entreprise commune compte tenu des avantages qu’elle apporte en matière ferroviaire sur le plan de la performance environnementale, de l’aménagement de l’espace, de la consommation énergétique et de la sécurité;

h)

le budget total disponible de l’entreprise commune pour le calcul à haute performance européen en 2023 s’élevait à 1 136 millions d’EUR en crédits d’engagement (contre 1 374,5 millions d’EUR en 2022) et à 1 058 millions d’EUR en crédits de paiement (contre 629,9 millions d’EUR en 2022); comprend également que, selon le rapport sur la gestion budgétaire et financière de l’entreprise commune pour le calcul à haute performance européen, le taux d’exécution de son budget total pour l’exercice 2023 a atteint 83 % pour les crédits d’engagement et 19 % pour les crédits de paiement, ce qui témoigne de graves problèmes dans le rythme d’exécution du budget; souligne en particulier le très faible taux d’exécution des crédits de paiement consacrés aux dépenses opérationnelles, qui était de 19 %; prend acte de l’explication fournie par l’entreprise commune, mais déplore vivement un taux d’exécution aussi faible; souligne en outre les faibles taux d’exécution de ses crédits d’engagement et de paiement consacrés aux dépenses administratives, qui étaient de 45 % et de 42 % respectivement; prend acte de l’explication fournie par l’entreprise commune et invite celle-ci de manière générale à veiller à un bon rythme d’exécution de chaque section de son budget; note que, compte tenu du financement supplémentaire dont l’entreprise commune pour le calcul à haute performance européen a bénéficié en 2023 et que l’entreprise commune devait exécuter, ces éléments ont conduit la Cour à estimer que la gestion budgétaire présentait un risque moyen pour cette entreprise commune; se félicite des informations complémentaires communiquées à propos des raisons d’un taux d’exécution aussi faible lors de l’audition de l’entreprise commune en question par la commission du contrôle budgétaire;

i)

le budget total disponible de l’entreprise commune «Réseaux et services intelligents» en 2023 s’élevait à 134,7 millions d’EUR en crédits d’engagement et à 122,9 millions d’EUR en crédits de paiement; comprend également que, selon le rapport sur la gestion budgétaire et financière de l’entreprise commune «Réseaux et services intelligents», le taux d’exécution de son budget total pour l’exercice 2023 a atteint 99 % pour les crédits d’engagement et 89 % pour les crédits de paiement; estime que, compte tenu de la période relativement courte au cours de laquelle l’entreprise commune a atteint l’autonomie financière pendant l’exercice 2023, le Parlement ne dispose pas d’éléments suffisants qui lui permettraient d’émettre un avis de bonne foi sur la qualité de la gestion financière de l’entreprise commune; fait néanmoins observer qu’en raison de cette situation, il a été estimé que la légalité et la régularité des dépenses administratives présentaient un risque moyen pour l’entreprise commune;

j)

le budget total disponible de l’entreprise commune «EDCTP3 pour la santé mondiale» en 2023 s’élevait à 136,4 millions d’EUR en crédits d’engagement et à 2,2 millions d’EUR en crédits de paiement; comprend également que, selon le rapport sur la gestion budgétaire et financière de l’entreprise commune «EDCTP3 pour la santé mondiale», le taux d’exécution de son budget total pour l’exercice 2023 a atteint 100 % pour les crédits d’engagement et 47 % pour les crédits de paiement; estime que, compte tenu de la période relativement courte au cours de laquelle l’entreprise commune a atteint l’autonomie financière pendant l’exercice 2023, le Parlement ne dispose pas d’éléments suffisants qui lui permettraient d’émettre un avis de bonne foi sur la qualité de la gestion financière de l’entreprise commune; fait néanmoins observer qu’en raison de cette situation, il a été estimé que la légalité et la régularité des dépenses administratives présentaient un risque moyen pour l’entreprise commune;

k)

le budget total disponible de l’entreprise commune européenne pour ITER et le développement de l’énergie de fusion en 2023 s’élevait à 807 millions d’EUR en crédits d’engagement (contre 981,2 millions d’EUR en 2022) et à 631,5 millions d’EUR en crédits de paiement (contre 844 millions d’EUR en 2022); comprend également que, selon le rapport sur la gestion budgétaire et financière de l’entreprise commune européenne pour ITER et le développement de l’énergie de fusion, le taux d’exécution de son budget total pour l’exercice 2023 a atteint 73 % pour les crédits d’engagement et 95 % pour les crédits de paiement, ce qui témoigne de graves problèmes dans le rythme d’exécution du budget; souligne en particulier le faible taux d’exécution des crédits d’engagement consacrés aux dépenses opérationnelles, qui était de 70 %; prend acte de l’explication fournie par l’entreprise commune ainsi que des montants revirés en conséquence en faveur des contributions initialement prévues des États membres d’Euratom et de l’État d’accueil d’ITER et invite l’entreprise commune de manière générale à veiller à un bon rythme d’exécution de chaque section de son budget; note que ces éléments, qui concernent des retards et des problèmes d’exécution, ont conduit la Cour à estimer que la gestion budgétaire présentait un risque moyen pour cette entreprise commune;

19.

fait siennes les préoccupations de la Cour à propos des crédits inutilisés lors de la mise en œuvre des programmes de certaines entreprises communes et demande aux entreprises communes concernées d’éviter que de telles situations ne se reproduisent étant donné que l’accumulation de crédits non utilisés entraîne l’apparition d’excédents de trésorerie, qui ne sont dès lors pas disponibles pour l’Union pour financer d’autres activités et d’autres programmes; souligne que cette façon d’agir n’est pas conforme au principe de bonne gestion financière et qu’elle a entraîné l’apparition d’un excédent de trésorerie de 1,5 milliard d’EUR au total pour l’exercice 2023; fait sienne la recommandation d’action de la Cour en la matière, qui recommande que les entreprises communes concernées mettent en place des mécanismes correcteurs pour ramener leurs excédents de trésorerie à des niveaux raisonnables et aligner ensuite leurs demandes de fonds pour chaque exercice sur leurs prévisions de dépenses, en coordination avec la Commission; est conscient des possibilités qu’offrent les règles financières des entreprises communes concernées pour reporter les crédits inutilisés dans l’état prévisionnel des dépenses et des recettes jusqu’à trois exercices après leur réception; se dit toutefois plus particulièrement préoccupé par ce qui suit:

a)

les défauts dans la planification de la trésorerie de l’entreprise commune «Aviation propre» à la suite de la demande d’une contribution financière supplémentaire de l’Union dépassant de 178 millions d’EUR les besoins de trésorerie liés aux paiements prévus en 2023, entraînant un excédent de trésorerie de 237 millions d’EUR à la fin de 2023; prend toutefois note de l’explication donnée par l’entreprise commune; demande néanmoins une nouvelle fois à l’entreprise commune «Aviation propre» d’éviter que de telles situations ne se reproduisent et salue les ajustements annoncés par l’entreprise commune pour 2024;

b)

les défauts dans la planification de la trésorerie de l’entreprise commune «Semi-conducteurs» à la suite de la demande d’une contribution financière supplémentaire de l’Union dépassant de 196 millions d’EUR les besoins de trésorerie liés aux paiements prévus en 2023, entraînant un excédent de trésorerie de 438 millions d’EUR à la fin de 2023; prend toutefois note de l’explication donnée par l’entreprise commune; demande néanmoins une nouvelle fois à l’entreprise commune «Semi-conducteurs» d’éviter que de telles situations ne se reproduisent et salue l’ambition annoncée par l’entreprise commune pour 2024;

c)

les défauts dans la planification de la trésorerie de l’entreprise commune pour le calcul à haute performance européen à la suite de la demande d’une contribution financière supplémentaire de l’Union dépassant de 488,6 millions d’EUR les besoins de trésorerie liés aux paiements prévus en 2023, entraînant un excédent de trésorerie de 840,7 millions d’EUR à la fin de 2023; comprend la situation qui était celle de l’entreprise commune et qui a entraîné cet excédent et salue les informations complémentaires communiquées lors de l’audition de l’entreprise commune en question par la commission du contrôle budgétaire, notamment en ce qui concerne les importantes sorties de trésorerie qui devraient découler des projets relatifs à l’intelligence artificielle; demande néanmoins une nouvelle fois à l’entreprise commune pour le calcul à haute performance européen d’éviter que de telles situations ne se reproduisent;

20.

souligne que toutes les entreprises communes doivent renforcer leurs contrôles financiers internes et leurs mécanismes de transparence publique pour que les fonds soient répartis avec efficacité et conformément aux objectifs stratégiques de l’Union;

21.

fait sienne la préoccupation de la Cour relative à la contribution des membres à certaines entreprises communes, notamment en ce qui concerne l’éventualité que certaines entreprises communes n’atteignent pas leurs objectifs en matière de contribution ou qu’elles ne l’atteignent qu’en s’appuyant largement sur les contributions en nature aux activités supplémentaires et invite les entreprises communes concernées à prendre toutes les mesures voulues pour éviter que de telles situations ne surviennent à l’avenir; souligne que la réalisation des objectifs de contribution relève de la responsabilité et des obligations des entreprises communes concernées et que le fait de ne pas atteindre les objectifs en matière de contribution va à l’encontre de la notion même d’entreprise commune; se dit plus particulièrement préoccupé par ce qui suit:

a)

la situation de l’entreprise commune «Recherche sur la gestion du trafic aérien dans le ciel unique européen 3», où les contributions opérationnelles d’Eurocontrol, qui en est membre, n’ont atteint que 70 % du niveau cible, raison pour laquelle l’entreprise commune ne disposait pas des contributions prévues pour mettre pleinement en œuvre sa partie du programme Horizon 2020; relève toutefois que ce fait n’a pas amené la Cour à estimer que la mise en œuvre du programme présentait un risque moyen ou élevé pour cette entreprise commune, risque qu’elle a jugé faible;

b)

la situation de l’entreprise commune «Une Europe fondée sur la bioéconomie circulaire», qui a atteint son objectif en matière de contributions au titre d’Horizon 2020, mais qui y est notamment parvenue en révisant la part des objectifs des contributions en nature aux activités opérationnelles et des contributions en nature aux activités supplémentaires, ces dernières ayant été revues à la hausse pour atteindre 2 444,5 millions d’EUR, soit 90 % de l’objectif global; souligne qu’une telle dépendance à l’égard des contributions en nature aux activités supplémentaires présente un risque pour la mise en œuvre du programme Horizon 2020; souligne l’incidence considérable de la révision des objectifs par l’entreprise commune; prend acte de l’explication donnée par l’entreprise commune et du fait que les activités supplémentaires contribuent aux objectifs globaux de l’entreprise commune; souligne néanmoins que cette situation traduit une dépendance trop importante à l’égard des contributions en nature aux activités supplémentaires permettant d’atteindre les objectifs fixés et demande à l’entreprise commune d’éviter qu’une telle situation ne se reproduise; relève que ce fait a amené la Cour à estimer que la mise en œuvre du programme présentait un risque élevé pour cette entreprise commune;

c)

la situation de l’entreprise commune pour le calcul à haute performance européen, dont les contributions des membres privés dans le cadre d’Horizon 2020 n’ont atteint que le montant déclaré de 18,4 millions d’EUR, un montant considérablement inférieur à l’objectif de 420 millions d’EUR; relève en outre que cette situation pourrait se reproduire dans le cadre d’Horizon Europe et du programme pour une Europe numérique étant donné que l’objectif de contribution des membres privés a largement été revu à la hausse pour atteindre 900 millions d’EUR alors que les modalités de financement ayant posé problème aux membres privés dans le cadre d’Horizon 2020 n’ont pas changé; relève que ce fait a amené la Cour à estimer que la mise en œuvre du programme présentait un risque élevé pour cette entreprise commune; comprend, à la lumière des informations complémentaires données lors de l’audition de l’entreprise commune en question par la commission du contrôle budgétaire, que cette question est en voie de règlement en collaboration avec le comité directeur; fait néanmoins sienne la recommandation d’action de la Cour en la matière, qui recommande à l’entreprise commune pour le calcul à haute performance européen de soutenir la réévaluation de l’objectif actuel par la Commission afin de faire en sorte d’atteindre son objectif de contribution pour les membres privés dans le cadre d’Horizon Europe et du programme pour une Europe numérique et souligne une nouvelle fois que la réalisation des objectifs de contribution ne doit pas être considérée simplement comme une ambition, mais comme une obligation;

22.

souligne qu’en vue d’une meilleure efficacité, l’acte de base unique des entreprises communes oblige les entreprises communes à établir des synergies par la mise en place d’arrangements d’appui administratif dans une série de domaines; comprend que quatre domaines ont été retenus en priorité par les entreprises communes concernées, à savoir les activités comptables, les activités juridiques, les technologies de l’information et de la communication et les ressources humaines; salue notamment, à cet égard:

a)

le fait que les arrangements d’appui administratif relatifs aux activités comptables sont opérationnels depuis décembre 2022 et se sont donc appliqués pendant toute la durée de l’exercice 2023, comme en témoigne l’établissement des comptes annuels ainsi que la prise en charge de l’application de ces arrangements d’appui administratif par l’entreprise commune «Système ferroviaire européen»;

b)

le fait que l’application des arrangements d’appui administratif relatifs à la gestion des recrutements communs, au cadre juridique applicable aux ressources humaines et à la numérisation des ressources humaines ait été prise en charge par l’entreprise commune «Une Europe fondée sur la bioéconomie circulaire» et l’entreprise commune «Initiative en matière de santé innovante»;

c)

le fait que l’application des arrangements d’appui administratif relatifs à la gestion des services des technologies de l’information et de la communication ait été prise en charge par l’entreprise commune «Hydrogène propre» et l’entreprise commune «Initiative en matière de santé innovante»;

d)

le fait que l’application des arrangements d’appui administratif relatifs à la gestion des procédures administratives de passation des marchés publics ait été prise en charge par l’entreprise commune «Aviation propre», l’entreprise commune «Système ferroviaire européen» et l’entreprise commune pour le calcul à haute performance européen;

e)

le fait que les entreprises communes poursuivent la mise en œuvre du plan stratégique commun des entreprises communes en matière de TIC situé dans le bâtiment «White atrium»;

23.

invite les entreprises communes tenues de notifier la mise en place d’arrangements d’appui administratif en vertu de l’acte de base unique à indiquer précisément les entreprises communes effectuant des missions pour d’autres entreprises communes dans certains domaines, à intégrer au plus vite, à la liste des priorités, la communication, la logistique, les manifestations et la gestion des salles de réunion ainsi que l’appui aux stratégies d’audit et de lutte contre la fraude et à indiquer les domaines pour lesquels la mise en place d’arrangements d’appui administratif est envisagée à l’avenir lorsque les arrangements relatifs aux domaines retenus en priorité auront été mis en place;

Marchés publics et appels d’offres

24.

fait siennes les préoccupations de la Cour à propos des procédures de passation des marchés publics et invite les entreprises communes à veiller à ce que le respect des dispositions juridiques applicables et la complexité inévitable de certaines procédures n’entraînent pas d’augmentation des risques pour la légalité et la régularité des dépenses opérationnelles; se dit plus particulièrement préoccupé par ce qui suit:

a)

les situations de l’entreprise commune «Initiative en matière de santé innovante» et de l’entreprise commune «Semi-conducteurs», où la Cour a relevé des faiblesses dans la conception et l’évaluation d’une procédure importante de passation de marchés; relève toutefois que ce fait n’a pas amené la Cour à estimer que les dépenses opérationnelles de contrôle présentaient un risque moyen ou élevé pour cette entreprise commune; souligne néanmoins que ces faiblesses peuvent donner lieu à des contrats et à des paiements irréguliers s’il n’y est pas remédié dans les futures procédures de passation de marchés; salue la volonté des entreprises communes de prendre des mesures dans ces cas spécifiques et d’améliorer leurs procédures de passation de marchés;

b)

le fait que, selon l’évaluation de la Cour, les dépenses opérationnelles de passation des marchés présentent un risque moyen pour l’entreprise commune pour le calcul à haute performance européen et l’entreprise commune européenne pour ITER et le développement de l’énergie de fusion en raison de la complexité de leurs procédures de passation des marchés de valeur élevée;

25.

souligne l’exposition financière de l’entreprise commune pour le calcul à haute performance européen à un fournisseur connaissant des difficultés, lesquelles, selon l’évaluation de l’entreprise commune, vont d’une incidence potentielle faible de 0 EUR à un incidence maximale estimée à 88 millions d’EUR; comprend, d’après les comptes annuels de l’entreprise commune, que cette situation fait l’objet d’une surveillance détaillée; invite l’entreprise commune à prendre toutes les mesures nécessaires pour limiter au maximum les passifs financiers; se félicite des informations complémentaires communiquées lors de l’audition de l’entreprise commune en question par la commission du contrôle budgétaire, notamment en ce qui concerne les garanties supplémentaires demandées par l’entreprise commune afin de limiter au maximum ce passif financier ainsi que les explications données à propos du rôle essentiel de ce fournisseur particulier;

26.

constate que les niveaux de détail et d’accessibilité varient en ce qui concerne les données quantitatives communiquées par les entreprises communes à propos de l’équilibre hommes-femmes au sein des experts sélectionnés pour collaborer avec les entreprises communes; invite toutes les entreprises communes à accroître la transparence et à faire figurer, dans leurs futurs rapports annuels d’activités, des données quantitatives précises relatives à l’équilibre hommes-femmes au sein des experts sélectionnés; invite toutes les entreprises communes à intensifier leur action pour encourager l’égalité entre les hommes et les femmes à tous les niveaux et à veiller à ce que l’équilibre hommes-femmes reste une priorité transversale de toutes les activités relatives à la passation des marchés, aux subventions et aux appels d’offres ainsi qu’à fournir des explications lorsque l’équilibre hommes-femmes ne peut pas être atteint;

27.

constate que les niveaux de détail et d’accessibilité varient en ce qui concerne les données quantitatives communiquées par les entreprises communes à propos de la répartition géographique des experts sélectionnés pour collaborer avec les entreprises communes; invite toutes les entreprises communes à faire figurer, dans leurs futurs rapports annuels d’activités, des données quantitatives précises relatives à la répartition géographique des experts sélectionnés; invite toutes les entreprises communes à veiller à ce que la répartition géographique reste une priorité transversale de toutes les activités relatives à la passation des marchés, aux subventions et aux appels d’offres ainsi qu’à fournir des explications lorsqu’une répartition géographique suffisante ne peut pas être atteinte;

28.

demande une répartition géographique juste et équitable du financement des entreprises communes afin que les régions dont la capacité d’innovation est plus faible et comptant moins de PME reçoivent une aide financière adéquate;

Personnel et recrutement

29.

se dit préoccupé par la situation du recrutement au sein de l’entreprise commune pour le calcul à haute performance européen, laquelle a reçu 39 postes supplémentaires à pourvoir pour la fin de l’exercice 2023 afin d’exécuter les importants montants reçus au titre du cadre financier pluriannuel actuel, mais n’est parvenue à recruter que 21 agents supplémentaires; se dit également préoccupé par l’évaluation de la Cour, qui a conclu que les procédures de recrutement des entreprises communes n’étaient pas suffisamment transparentes en raison de l’absence de grilles d’évaluation claires et convenues d’avance pour évaluer les candidats et leurs qualifications ainsi qu’en raison d’une documentation insuffisante du processus décisionnel concerné; déplore que, de l’avis de la Cour, cette situation a peut-être donné lieu à un manque d’égalité de traitement des candidats; rappelle qu’il est indispensable d’éviter l’application de normes différentes lors du recrutement et demande que toutes les mesures nécessaires soient prises à cet égard; fait sienne la recommandation d’action de la Cour à cet égard, laquelle recommande que l’entreprise commune pour le calcul à haute performance européen utilise ses effectifs accrus avec efficacité pour atteindre son objectif de recrutement d’ici la fin de 2024 et que, pour améliorer la transparence de ses procédures de recrutement et documenter le processus décisionnel du comité de sélection, l’entreprise commune pour le calcul à haute performance ait recours, lors de la phase de présélection, à une grille d’évaluation convenue d’avance, comme le font d’autres entreprises communes et organismes de l’Union; salue la volonté de l’entreprise commune d’intégrer les recommandations d’améliorations;

30.

souligne qu’il faut une politique du personnel cohérente et équitable dans toutes les entreprises communes afin de garantir des conditions de travail adéquates et inclusives, des possibilités d’évolution de carrière et l’équilibre entre la vie privée et la vie professionnelle du personnel; demande la mise en œuvre de mesures permettant d’éviter le recours excessif aux contrats à durée déterminée et aux emplois précaires; souligne l’importance de structures de soutien à la santé mentale, de modalités de travail flexibles et de possibilités de promotion interne équitables afin d’améliorer le bien-être du personnel;

31.

demande à toutes les entreprises communes de mettre en œuvre des mesures concrètes pour améliorer l’équilibre hommes-femmes aux postes de direction et au sein de organes de prise de décision, notamment en fixant des objectifs d’équilibre hommes-femmes et en procédant à un suivi régulier des progrès accomplis; souligne qu’il faut s’attaquer à l’écart salarial entre les femmes et les hommes et garantir l’égalité des chances dans l’évolution de carrière;

32.

relève que, selon la Cour, le risque pour la légalité et la régularité des dépenses administratives est faible pour toutes les entreprises communes, sauf pour l’entreprise commune «Semi-conducteurs» et l’entreprise commune pour le calcul à haute performance européen, pour lesquelles ce risque est jugé moyen en raison de leur niveau de recrutement élevé, ainsi que pour l’entreprise commune «Réseaux et services intelligents» et l’entreprise commune «EDCTP3 pour la santé mondiale», en raison de leur autonomie financière récente;

33.

se dit préoccupé par la situation de l’entreprise commune européenne pour ITER et le développement de l’énergie de fusion en raison d’observations de la Cour portant sur différents aspects liés à la gestion des ressources humaines, et en particulier le recours à des prestataires de services extérieurs, à savoir:

a)

la dépendance importante de l’entreprise commune à l’égard de prestataires de services extérieurs, la Cour ayant observé que près de la moitié du personnel de l’entreprise commune appartenait à des prestataires de services extérieurs (361 prestataires de services extérieurs et 429 agents statutaires en 2023), ce qui en fait une question critique susceptible d’avoir une incidence importante sur la capacité de l’entreprise commune à gérer ses ressources humaines de manière durable tout en garantissant une capacité de rétention des connaissances et de la mémoire institutionnelle, permettant par ailleurs de réaliser des économies financières à long terme;

b)

le fait que l’entreprise commune n’ait pas adopté de définition formelle unique des prestataires de services extérieurs, ce qui s’est traduit par un manque de clarté dans l’évaluation de leur incidence sur les besoins en personnel statutaire; relève par ailleurs que le registre des risques de l’entreprise commune ne reprenait pas l’ensemble des risques potentiels découlant d’une dépendance élevée à l’égard de prestataires de services extérieurs à long terme, ce qui pourrait empêcher le service de contrôle interne de l’entreprise commune de mettre en place les mesures adéquates pour atténuer ces risques;

c)

les conclusions de l’audit réalisé en la matière par le service d’audit interne de la Commission, qui ont révélé que l’entreprise commune n’avait pas créé de fonction centralisée pour la coordination et la gestion des prestataires de services extérieurs et ne disposait pas de mécanisme d’évaluation de ses besoins globaux en matière de ressources humaines, et notamment de ses besoins en matière de prestataires de services extérieurs; souligne qu’il a été observé que la décision de l’entreprise commune de recourir à des prestataires de services extérieurs avait par conséquent été motivée par des considérations budgétaires et non par des besoins en matière de ressources humaines;

d)

le manque de transparence dans les informations communiquées par l’entreprise commune à propos de ses ressources humaines, notamment en ce qui concerne la présentation des chiffres du personnel permanent et temporaire, étant donné que 224 des 386 agents temporaires et contractuels disposaient en réalité d’un contrat à durée indéterminée et pouvaient donc être considérés d’un point de vue pratique comme des agents permanents; invite l’entreprise commune à distinguer ces nuances à l’avenir dans les informations qu’elle transmet à propos des ressources humaines;

e)

fait sienne la recommandation d’action de la Cour, qui recommande que l’entreprise commune européenne pour ITER et le développement de l’énergie de fusion mette en place une fonction centralisée de coordination et de gestion des prestataires de services extérieurs et adopte un mécanisme global d’évaluation régulière de l’ensemble de ses besoins en matière de ressources humaines sur la base de la charge de travail prévisible et des compétences requises et que l’entreprise commune en question complète également son registre des risques en y ajoutant les risques les plus importants découlant de son recours important aux prestataires de services extérieurs à long terme;

f)

se félicite des engagements pris par l’entreprise commune et des explications qu’elle a fournies à propos des problèmes ayant conduit à un recours important à des prestataires de services extérieurs; se dit néanmoins préoccupé par cette dépendance considérable et les risques qui en découlent; invite l’entreprise commune à communiquer des informations plus détaillées à l’avenir à propos des processus décisionnels entraînant le recours à des prestataires de services extérieurs;

34.

constate que les niveaux de détail et d’accessibilité varient en ce qui concerne les données quantitatives communiquées par les entreprises communes dans leurs rapports annuels d’activités à propos de l’équilibre hommes-femmes au sein de leur personnel et de leurs structures et organes directeurs; invite toutes les entreprises commune à faire figurer, dans leurs futurs rapports annuels d’activités, une section séparée consacrée aux données quantitatives relatives à l’équilibre hommes-femmes au sein de leur personnel et de leurs structures et organes directeurs, et notamment à ce que les données soit ventilées par niveau de responsabilité et type de contrat; invite toutes les entreprises communes à veiller à poursuivre l’objectif d’un équilibre hommes-femmes à tous les niveaux de responsabilité et à continuer leur action pour l’améliorer afin de garantir une représentation équitable de la société au sein de leur personnel et de favoriser un environnement de travail sain et productif, ainsi qu’à fournir des explications lorsque l’équilibre hommes-femmes ne peut pas être atteint;

35.

constate que les niveaux de détail et d’accessibilité varient en ce qui concerne les données quantitatives communiquées par les entreprises communes dans leurs rapports annuels d’activités à propos de la répartition géographique au sein de leur personnel et de leurs structures et organes directeurs; invite toutes les entreprises commune à faire figurer, dans leurs futurs rapports annuels d’activités, une section séparée consacrée aux données quantitatives relatives à la répartition géographique au sein de leur personnel et de leurs structures et organes directeurs, et notamment à ce que les données soit ventilées par niveau de responsabilité et type de contrat; invite toutes les entreprises communes à veiller à poursuivre l’objectif d’une répartition géographique satisfaisante à tous les niveaux de responsabilité ainsi qu’à fournir des explications lorsqu’une répartition géographique suffisante ne peut pas être atteinte;

36.

salue le travail du réseau des agences de l’Union européenne (EUAN) et de son groupe de travail sur la diversité et l’inclusion, qui a débouché sur la charte de l’EUAN sur la diversité et l’inclusion; invite les entreprises communes à adopter cette charte;

37.

souligne que les entreprises communes doivent veiller à ce que les projets financés contribuent au bien-être social et à l’inclusivité, respectent les droits des travailleurs et les conditions de travail et se conforment aux principes d’une transition juste vers des technologies durables;

Systèmes de gestion et de contrôle

38.

salue les travaux de la Cour sur l’examen des paiements de subventions effectués par les dix entreprises communes menant des projets de recherche et d’innovation, notamment en ce qui concerne son audit complémentaire d’un échantillon de paiements de subventions au niveau des bénéficiaires dans le cadre d’Horizon 2020; se dit préoccupé par les résultats de cet examen, qui révèlent la persistance d’erreurs systémiques, notamment en ce qui concerne les frais de personnel et d’équipement déclarés; demande la correction des erreurs systémiques;

39.

souligne que la Cour a détecté un cas d’erreur grave et quantifiée dans les paiements au titre d’Horizon 2020 pour l’entreprise commune «Aviation propre», l’entreprise commune «Initiative en matière de santé innovante», l’entreprise commune «Hydrogène propre», l’entreprise commune «Une Europe fondée sur la bioéconomie circulaire» ainsi que l’entreprise commune «Système ferroviaire européen»; salue les initiatives adoptées à cet égard pour sensibiliser les bénéficiaires; invite toutes les entreprises communes à garantir la légalité et la régularité des dépenses opérationnelles et souligne que la Cour a jugé que le risque lié aux paiements intermédiaires et finaux des subventions des entreprises communes était moyen;

40.

invite la Commission à mettre en place: i) une formation financière obligatoire pour les bénéficiaires des entreprises communes afin d’éviter les erreurs comptables récurrentes; ii) des outils de vérification automatique afin d’améliorer l’exactitude du calcul des frais de personnel; iii) des procédures d’audit ex ante plus strictes afin d’assurer la bonne utilisation des fonds de l’Union;

41.

salue le fait que, selon l’extrapolation de la Cour, le taux d’erreur moyen de toutes les entreprises communes se situe juste en deçà du seuil de signification de 2 % pour les dépenses relatives aux subventions et que les taux d’erreur résiduels calculés par le service d’audit commun de la Commission se situent également en deçà du seuil de signification;

42.

relève que le nombre de paiements intermédiaires au titre d’Horizon Europe et du programme pour une Europe numérique était trop faible pour figurer dans l’échantillon contrôlé par la Cour en 2023;

43.

relève que, dans le cadre d’Horizon Europe, plusieurs changements ont eu lieu dans le cadre de contrôle interne des entreprises communes, et notamment le fait que la Commission ne compte plus réaliser d’audits ex post représentatifs spécifiques pour le compte des participants à Horizon Europe tels que les entreprises communes; relève également que la Commission envisage d’appliquer le même changement aux paiements des subventions relevant du programme pour une Europe numérique;

44.

se dit préoccupé par le manque de communication, de collaboration et de coordination entre la fonction de gestion des risques de l’entreprise commune européenne pour ITER et le développement de l’énergie de fusion et sa fonction d’audit interne ainsi que par l’absence qui en découle de procédure intégrée de gestion des risques et par le fait que l’entreprise commune ait été incapable de présenter des preuves satisfaisantes indiquant qu’elle utilise régulièrement des informations provenant de la fonction de gestion des risques lorsqu’elle programme des activités d’audit interne; fait sienne la recommandation d’action formulée par la Cour à cet égard, qui recommande que l’entreprise commune en question mette en place une procédure intégrée de gestion des risques dans son cadre de contrôle interne afin de gérer ses risques avec efficacité; salue le fait que l’entreprise commune envisage d’agir en la matière;

45.

souligne qu’il importe de mettre en place un plan global et actualisé de continuité des activités et un plan global et actualisé de reprise des activités pour les entreprises communes; déplore, sur ce point, qu’à la fin de l’exercice 2023, les entreprises communes, à l’exception de l’entreprise commune européenne pour ITER et le développement de l’énergie de fusion, ne disposaient pas de politique satisfaisante en la matière; salue le fait que l’entreprise commune envisage d’agir en la matière;

46.

souligne que l’entreprise commune «Réseaux et services intelligents» et l’entreprise commune «EDCTP3 pour la santé mondiale» n’ont toujours pas pleinement mis en œuvre le cadre de contrôle interne de la Commission et invite ces deux entreprises communes à mettre pleinement ce cadre en œuvre;

Fraude, éthique et conflits d’intérêts

47.

relève que la Cour a notifié un cas de fraude présumée à l’Office européen de lutte antifraude (OLAF) lors de son audit de l’exercice 2023; comprend que ce cas a été classé par la suite par l’OLAF étant donné qu’aucune fraude n’a été constatée dans l’affaire en question ayant trait au personnel; salue la diligence de la Cour et la coopération au sein de l’architecture de lutte contre la fraude;

48.

souligne qu’il importe de mettre en place une politique de contrôle interne des fonctions sensibles pour les entreprises communes; souligne que cette politique permettra d’éviter et d’atténuer le risque d’action inappropriée ou frauduleuse; déplore qu’à la fin de l’exercice 2023, l’entreprise commune «Recherche sur la gestion du trafic aérien dans le ciel unique européen 3», l’entreprise commune «Hydrogène propre», l’entreprise commune «Semi-conducteurs», l’entreprise commune pour le calcul à haute performance européen et l’entreprise commune européenne pour ITER et le développement de l’énergie de fusion ne disposaient pas encore de politique en la matière; souligne la nature critique de cette situation et demande d’urgence aux entreprises communes d’agir sans retard injustifié;

49.

prend acte de la situation de l’entreprise commune «Semi-conducteurs» citée par la Cour, où l’un des anciens membres de son encadrement supérieur qui venait de quitter l’entreprise commune a pris de nouvelles fonctions sans en avertir au préalable l’entreprise commune concernée; invite l’entreprise commune concernée et toutes les autres entreprises communes à procéder au suivi actif des nouvelles fonctions des anciens membres de leur personnel d’encadrement supérieur ainsi que des membres de leur personnel occupant une fonction sensible; se félicite des informations complémentaires transmises par l’entreprise commune concernée à propos de ce cas particulier;

50.

demande à toutes les entreprises communes d’améliorer leur politique de transparence, notamment en ce qui concerne les conflits d’intérêts potentiels; demande instamment aux entreprises communes de publier les déclarations d’intérêts des membres de leur conseil d’administration, de leurs comités scientifiques et de leurs experts externes afin que tout lien financier, professionnel ou personnel avec des entités bénéficiant du financement de l’entreprise commune soit divulgué; insiste sur la mise en place d’un délai de carence obligatoire pour le personnel d’encadrement des entreprises communes afin que celui-ci ne puisse pas accepter de poste dans une organisation bénéficiant du financement de l’entreprise commune;

51.

prend acte des informations communiquées par les entreprises communes à propos de leurs activités de prévention, de détection et de correction des fraudes; invite toutes les entreprises communes à renforcer leur rôle et à recenser leurs faiblesses en poursuivant leurs discussions antifraude ainsi qu’à continuer de communiquer ces éléments et à faire figurer, dans leurs futurs rapports, une présentation claire du cadre juridique et des mesures mises en place en la matière;

Observations sur les suites réservées par les entreprises communes aux décharges des exercices précédents

52.

salue le fait que les entreprises communes aient établi un rapport sur les suites réservées aux résolutions du Parlement européen contenant les observations qui font partie intégrante des décisions concernant la décharge sur l’exécution du budget des entreprises communes pour l’exercice 2022; relève que ces rapports fournissent de manière satisfaisante l’avis des entreprises communes sur les questions soulignées par le Parlement européen;

53.

salue le fait que le rapport de la Cour comporte également une analyse des suites réservées par les entreprises communes aux observations et aux recommandations d’action précédentes publiées par la Cour; relève, à cet égard, que sur 37 observations n’ayant pas fait l’objet de mesures suffisantes à la fin de 2022, 16 ont été closes et 21 étaient toujours en cours à la fin de 2023; relève en outre que, sur les 15 actions recommandées dans les rapports annuels de 2021 et de 2022, 9 ont été pleinement mises en œuvre, 2 l’ont été en majorité, 3 l’ont été sur certains points et une n’a pas du tout été mise en œuvre; comprend que certaines recommandations qui doivent encore être mises en œuvre concernent principalement des questions de ressources humaines que les entreprises communes ne peuvent mettre en œuvre qu’en collaboration avec la direction générale du budget de la Commission et qu’au moment où les applications seront prêtes à être mises en œuvre; comprend que les recommandations qui devaient être mises en œuvre avant la fin de 2023 l’ont été en temps voulu;

54.

salue le fait que la Cour a désormais fixé, pour chacune de ses recommandations d’action en cours, un délai de réalisation défini en coopération avec les entreprises communes afin d’en garantir la faisabilité; invite toutes les entreprises communes à continuer de rendre compte de ces questions à la Cour et au Parlement européen;

55.

constate avec préoccupation la persistance de problèmes liés au dépassement des coûts, aux retards et aux questions de gouvernance dans la mise en œuvre du projet ITER; demande l’amélioration de la surveillance financière et de la transparence budgétaire, et notamment la communication publique d’informations plus détaillées sur l’évolution des coûts, l’efficacité des dépenses et l’état d’avancement des grandes étapes des projets; souligne qu’il faut des mécanismes de contrôle plus stricts pour que les contributions de l’Union au projet soient utilisées à bon escient; demande instamment à l’entreprise commune de renforcer la gouvernance interne en procédant à des évaluations régulières et indépendantes des risques que présentent les projets et en améliorant les mécanismes par lesquels l’encadrement supérieur est tenu de rendre des comptes;

Autres priorités pour les entreprises communes

56.

est conscient des contraintes administratives et budgétaires des entreprises communes et invite ces dernières, sur ce point, à mieux faire connaître leur contribution aux activités de recherche et d’innovation au moyen de matériel de communication accessible à l’intention des établissements universitaires et de recherche, des organismes publics et privés ainsi que des autorités nationales et européennes; demande que ce matériel de communication accessible fasse la publicité des marchés publics et des subventions que proposent les entreprises communes dans le domaine des activités de recherche et d’innovation;

57.

invite les entreprises communes à prendre l’initiative d’activités de communication destinées à un vaste public européen afin de présenter, de manière pédagogique, leur contribution aux objectifs communs et la nécessité de partenariats institutionnalisés associant le secteur privé;

58.

invite les entreprises communes à s’engager dans la collaboration avec les universités afin de prendre contact avec les jeunes diplômés européens pour renforcer leurs futurs processus de recrutement;

59.

invite les entreprises communes à poursuivre la communication effective d’informations, dans la mesure de leurs moyens, sur leur contribution à l’emploi et à la compétitivité de l’économie européenne étant donné que tous les grands acteurs européens du domaine de la recherche et de l’innovation doivent s’atteler à la réindustrialisation de l’Union européenne;

60.

invite les entreprises communes à continuer d’assurer un niveau suffisant de participation des entreprises privées, et notamment des petites et de moyennes entreprises, qui constituent le principal atout de l’économie européenne;

61.

invite les entreprises communes à communiquer de manière effective des informations sur leur contribution aux priorités transversales du budget de l’Union européenne;

62.

invite toutes les entreprises communes à continuer à faire preuve de vigilance dans les activités qu’elles mènent avec les acteurs internationaux, compte tenu notamment du régime de mesures restrictives mis en place par l’Union européenne; souligne la situation particulière, à cet égard, de l’entreprise commune européenne pour ITER et le développement de l’énergie de fusion et salue les explications données par l’entreprise commune concernée lors de son audition par la commission du contrôle budgétaire à propos des mesures mises en place pour éviter tout problème dans le cadre du projet ITER;

63.

invite toutes les entreprises communes à veiller à ce que leur personnel tire parti à bon escient des synergies possibles avec d’autres entités de l’Union européenne, comme les agences, dans tous les domaines pertinents, et ce afin d’améliorer l’efficacité et l’impact de leurs activités; invite toutes les entreprises communes à veiller à ce que leur personnel utilise à bon escient la plateforme que constitue le réseau des agences de l’Union européenne (EUAN);

64.

souligne que la souveraineté numérique est nécessaire dans la recherche financée par l’Union; attire tout particulièrement l’attention, à cet égard, sur l’entreprise commune «Semi-conducteurs», l’entreprise commune européenne pour le calcul à haute performance et l’entreprise commune «Réseaux et services intelligents», qui doivent privilégier les projets qui améliorent l’autonomie de l’Union dans la production de semi-conducteurs, l’intelligence artificielle et la cybersécurité; invite la Commission à faire en sorte que les projets financés par les entreprises communes: i) ne dépendent pas trop de fournisseurs de pays tiers pour des technologies critiques; ii) contribuent à la résilience et à l’indépendance stratégique de l’industrie de l’Union; iii) encouragent la R&D européenne dans les grands secteurs numériques;

Suivi demandé

65.

invite chacune des entreprises communes pour lesquelles décharge doit être donnée pour l’exercice 2023 à établir un rapport de suivi séparé rendant compte de toutes les actions entreprises pour régler les problèmes spécifiques mentionnés dans la présente résolution et à communiquer au Parlement européen, au plus tard le 30 septembre 2025, ce rapport de suivi, signé par le directeur ou le directeur exécutif de l’entreprise commune;

66.

souligne que les rapports de suivi peuvent également comporter l’avis global des entreprises communes sur la présente résolution ainsi que sur d’autres questions intéressant l’autorité de décharge; espère que les entreprises communes établiront ce rapport au moyen d’une démarche globale qui aborde l’ensemble des problèmes soulevés par le Parlement européen à propos de leurs activités, et qu’elles le feront de bonne foi et dans un esprit de coopération.

(1) Règlement (UE) 2021/2085 du Conseil du 19 novembre 2021 établissant les entreprises communes dans le cadre d’Horizon Europe et abrogeant les règlements (CE) no 219/2007, (UE) no 557/2014, (UE) no 558/2014, (UE) no 559/2014, (UE) no 560/2014, (UE) no 561/2014 et (UE) no 642/2014 (JO L 427 du 30.11.2021, p. 17, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2021/2085/oj).

(2) Règlement (UE) 2023/1782 du Conseil du 25 juillet 2023 modifiant le règlement (UE) 2021/2085 établissant les entreprises communes dans le cadre d’Horizon Europe en ce qui concerne l’entreprise commune Semi-conducteurs (JO L 229 du 18.9.2023, p. 55, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2023/1782/oj).

(3) Décision 2007/198/Euratom du Conseil du 27 mars 2007 instituant une entreprise commune pour ITER et le développement de l'énergie de fusion et lui conférant des avantages (JO L 90 du 30.3.2007, p. 58, ELI: http://data.europa.eu/eli/dec/2007/198/oj).

(4) Règlement (UE) 2021/1173 du Conseil du 13 juillet 2021 établissant l’entreprise commune pour le calcul à haute performance européen et abrogeant le règlement (UE) 2018/1488 (JO L 256 du 19.7.2021, p. 3, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2021/1173/oj).


ELI: http://data.europa.eu/eli/res/2025/1704/oj

ISSN 1977-0693 (electronic edition)