Acte préparatoire52025DC0149

RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL relatif à la mise en œuvre et à l’application de l’accord de commerce et de coopération entre l’Union européenne et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord 1er janvier – 31 décembre 2024

CELEX52025DC0149
TypeActe préparatoire
Datevendredi 4 avril 2025

Résumé IA

Ce rapport de la Commission dresse le bilan de la mise en œuvre de l'accord de commerce et de coopération UE-Royaume-Uni pour l'année 2024. Il évalue l'application des dispositions relatives au commerce des biens et services, à la pêche, à la concurrence et à la mobilité, tout en identifiant les difficultés persistantes, notamment en matière de contrôles douaniers et de reconnaissance des qualifications. Ce document sert de base de travail pour les discussions futures entre les parties et pour d'éventuelles adaptations de l'accord.

Texte intégral

Bruxelles, le 4.4.2025

COM(2025) 149 final

RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL

relatif à la mise en œuvre et à l’application de l’accord de commerce et de coopération entre l’Union européenne et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord






1er janvier – 31 décembre 2024


Table des matières

1.Introduction

2.Cadre institutionnel

3.Plaintes et règlement des différends

3.1. Plaintes

3.2. Règlement des différends

4.Mise en œuvre sectorielle

4.1. Commerce des marchandises

4.2. Services et investissements, commerce numérique, marchés publics, et petites et moyennes entreprises

4.3. Droits de propriété intellectuelle

4.4. Conditions de concurrence équitables

4.5. Énergie

4.6. Transport

4.7. Pêche

4.8. Coordination de la sécurité sociale

4.9. Coopération des services répressifs et judiciaires en matière pénale

4.10. Association du Royaume-Uni à certains programmes de l’UE

5.Évolution de la législation du Royaume-Uni

5.1. Aspects horizontaux

5.2. Contrôle des subventions et fiscalité

5.3. Normes sociales et du travail, environnement et climat

6.Conclusions

Annexe 1: Réunions en 2024 des organes mixtes et autres structures institués en vertu de l’ACC

Annexe 2: Vue d’ensemble des actions de mise en œuvre approuvées par le conseil de partenariat le 16 mai 2024

Annexe 3: Décisions et recommandations adoptées en 2024 par le conseil de partenariat ou les comités institués par l’ACC

1.Introduction

En 2024, les relations entre l’Union européenne (UE) et le Royaume-Uni de Grande-Bretagne et d’Irlande du Nord (Royaume-Uni) ont été axées sur la poursuite de la collaboration dans le cadre de l’accord de commerce et de coopération (ci-après l’«ACC» ou l’«accord») 1 .

Depuis son entrée en vigueur le 1er janvier 2021, l’ACC a établi un cadre global de collaboration entre l’Union européenne et le Royaume-Uni dans des domaines tels que le commerce, les transports, la pêche, l’énergie, la coordination de la sécurité sociale et la coopération des services répressifs et judiciaires en matière pénale, tout en favorisant une concurrence loyale, le développement durable et le respect des droits fondamentaux.

Ce quatrième rapport sur la mise en œuvre de l’ACC, établi comme prévu à l’article 2, paragraphe 4, de la décision (UE) 2021/689 du Conseil du 29 avril 2021 2 , donne un aperçu des principales évolutions survenues dans le fonctionnement des structures de gouvernance de l’ACC (section 2) et en ce qui concerne les outils d’application, le règlement des différends et les plaintes (section 3). Il résume également les progrès réalisés dans les différents domaines relevant de l’ACC (section 4) et décrit les évolutions pertinentes de la législation du Royaume-Uni qui ont une incidence sur sa mise en œuvre (section 5).

2.Cadre institutionnel

En 2024, les organes mixtes et autres structures institués en vertu de l’ACC ont activement surveillé et facilité la mise en œuvre de celui-ci et 35 réunions ont été organisées, portant sur les différents domaines d’action couverts par l’accord. Il s’agit là d’une fréquence d’interaction plus élevée qu’avec n’importe quel autre pays tiers avec lequel l’UE entretient des relations comparables en matière de commerce et de coopération. Une liste exhaustive de ces réunions est présentée à l’annexe 1. La Commission continue de publier en ligne les ordres du jour et les procès-verbaux des réunions de ces organes mixtes 3 .

Le conseil de partenariat, principal organe créé en vertu de l’ACC, supervise la mise en œuvre de celui-ci au niveau politique. Il s’est réuni le 16 mai 2024 4 . L’UE, représentée par M. Maroš Šefčovič, alors vice-président, et le Royaume-Uni, représenté M. David Cameron, alors ministre des affaires étrangères, ont réaffirmé leur volonté d’exploiter pleinement le potentiel de l’ACC. Le conseil de partenariat a fait le point sur les progrès réalisés dans la mise en œuvre de l’ACC, et a constaté des mesures positives telles que l’association du Royaume-Uni au programme Horizon Europe et à la composante Copernicus du programme spatial de l’UE, ainsi que l’intense activité des organes mixtes de l’ACC, qui a débouché sur plus de 25 réunions formelles en 2024. Parmi les sujets importants abordés figurait la coopération en matière de climat et d’énergie, notamment des projets concernant la création d’un nouveau groupe de travail sur la sécurité de l’approvisionnement et l’élaboration d’une feuille de route pour les échanges d’électricité. En ce qui concerne le commerce et l’égalité des conditions de concurrence, les coprésidents ont soutenu la coopération dans le domaine de la concurrence et des échanges réguliers sur la surveillance du marché; ils ont également discuté du nouveau «modèle cible opérationnel pour les frontières» 5 du Royaume-Uni. Les coprésidents ont également mis l’accent sur le renforcement de la collaboration en matière de sécurité sanitaire entre le Centre européen de contrôle des maladies et l’Agence de sécurité sanitaire du Royaume-Uni (United Kingdom Health Security Agency). Dans le domaine de la sécurité intérieure, ils ont constaté des avancées dans la lutte contre le terrorisme et sur les questions liées au cyberespace et se sont accordés sur la poursuite des travaux techniques visant à permettre le partage des données relatives aux véhicules. L’annexe 2 donne une vue d’ensemble des actions de mise en œuvre convenues au sein du conseil de partenariat. En ce qui concerne la pêche, l’Union européenne a soulevé la question de l’accès aux eaux après 2026. Elle a également abordé la question du système de parrainage du Royaume-Uni pour la circulation temporaire des fournisseurs de services (pour de plus amples informations sur les services et les investissements, voir la section 4.2).

Les 19 comités institués en vertu de l’article 8 de l’ACC se sont réunis tout au long de l’année et ont suivi et facilité activement la mise en œuvre de l’accord dans tous les secteurs concernés. Ces réunions ont permis de faire le point, de manière structurée, sur les progrès réalisés en ce qui concerne les engagements pris dans le cadre de l’ACC, et ont servi de plateforme pour des échanges techniques sur diverses questions liées à la mise en œuvre, notamment sur les évolutions réglementaires à venir. Plusieurs décisions et recommandations clés ont également été adoptées; elles sont résumées à l’annexe 3.

L’assemblée parlementaire de partenariat, constituée en vertu de l’article 11 de l’ACC, ne s’est pas réunie en 2024. Sa cinquième réunion, initialement prévue les 18 et 19 mars 2024 à Bruxelles, a été reportée en raison du calendrier du Parlement du Royaume-Uni.

Des représentants de la société civile ont continué d’être associés activement à la mise en œuvre de l’ACC. Le groupe consultatif interne de l’UE, institué conformément à l’article 13 de l’ACC, s’est réuni régulièrement et a apporté une contribution précieuse 6 . La Commission continue d’accorder une attention particulière aux activités et aux recommandations du groupe, qui fournissent des informations importantes sur les points de vue de la société civile concernant la mise en œuvre de l’ACC et, plus largement, sur les relations entre l’UE et le Royaume-Uni.

Le forum de la société civile, créé en vertu de l’article 14 de l’ACC pour faciliter le dialogue sur la mise en œuvre de la deuxième partie de l’accord (qui couvre le commerce, le transport, la pêche et d’autres arrangements), s’est réuni le 20 septembre 2024 à Bruxelles. Comme les années précédentes, la réunion a essentiellement porté sur les grandes questions de mise en œuvre liées au commerce des marchandises, à l’égalité des conditions de concurrence, à la coopération réglementaire, au commerce des services et à l’énergie. La Commission attache de l’importance aux points de vue exprimés par les organisations de la société civile, les syndicats, les entreprises de l’UE et autres organisations de travailleurs au sein du forum, et s’efforce de défendre ces intérêts dans ses discussions avec le Royaume-Uni sur la mise en œuvre de l’ACC.

3.Plaintes et règlement des différends

La Commission a mis en place des mécanismes pour veiller au respect des engagements pris dans le cadre de l’ACC, régler les éventuels différends et traiter les plaintes émanant de parties prenantes de l’UE.

3.1.Plaintes

En 2024, sept plaintes ont été déposées au moyen des outils centralisés mis en place par la Commission pour garantir un suivi efficace de la mise en œuvre de l’ACC 7 . Deux de ces plaintes portaient sur le modèle cible opérationnel pour les frontières du Royaume-Uni, et plus particulièrement sur les longs délais d’attente à la frontière et la proportionnalité des redevances perçues au titre des redevances d’usage communes du Royaume-Uni en l’absence d’activités de contrôle effectives. La Commission a engagé un dialogue avec le Royaume-Uni pour répondre à ces préoccupations. Les cinq autres plaintes portaient sur des questions qui ne relèvent pas du champ d’application de l’ACC et il y a été donné suite de la manière appropriée 8 .

3.2.Règlement des différends

La décision du Royaume-Uni d’interdire la pêche du lançon dans les eaux britanniques à partir du 26 mars 2024 a conduit l’UE à invoquer le mécanisme de règlement des différends de l’ACC le 16 avril 2024. La procédure suit son cours. La Commission reste néanmoins disposée à trouver une solution à l’amiable.

Pour de plus amples informations, voir la section 4.7 sur la pêche.

4.Mise en œuvre sectorielle

La mise en œuvre sectorielle de l’ACC a progressé sans heurts, tous les engagements pris pour 2024 ayant été respectés ou étant en voie de l’être. La présente section présente les principales réalisations et met en évidence les principales évolutions de la politique du Royaume-Uni dans différents secteurs. Elle fournit également, dans la mesure du possible, des données sur les flux commerciaux entre l’UE et le Royaume-Uni.

4.1.Commerce des marchandises

Dans l’ensemble, les dispositions relatives au commerce énoncées dans l’ACC ont été efficaces et ont bien fonctionné.

Conformément à l’article 31 de l’ACC, l’UE et le Royaume-Uni ont échangé des statistiques d’importation en 2024 9 . Celles-ci indiquent que les taux d’utilisation des préférences 10 restent élevés et sont comparables à ceux de l’année précédente: 89,1 % des marchandises de l’UE admissibles aux préférences qui ont été exportées vers le Royaume-Uni et 80,4 % des marchandises admissibles aux préférences qui ont été importées du Royaume-Uni ont bénéficié des préférences au titre de l’ACC. Ces taux concordent avec ceux observés pour les autres partenaires avec lesquels l’UE a conclu des accords de libre-échange 11 .

La coopération entre l’UE et le Royaume-Uni en ce qui concerne la taxe sur la valeur ajoutée et les créances relatives à des taxes, impôts et droits est devenue pleinement opérationnelle en 2024, à la suite à l’adoption, en 2023, des quatre décisions nécessaires à la mise en œuvre intégrale du protocole sur la coopération administrative et la lutte contre la fraude dans le domaine de la taxe sur la valeur ajoutée et sur l’assistance mutuelle en matière de recouvrement des créances relatives à des taxes, impôts et droits (protocole TVA) visé à l’article 120 de l’ACC, rendant ainsi obsolètes les mesures transitoires antérieures. Les statistiques communiquées par les États membres dans le cadre des mesures transitoires susmentionnées 12 montrent que le nombre de demandes, qu’il s’agisse de demandes d’information ou de recouvrement, reste stable, et est limité.

En 2024, l’UE et le Royaume-Uni ont œuvré ensemble à la mise à jour des règles d’origine spécifiques aux produits énoncées à l’annexe 3 de l’ACC de façon à refléter le classement des marchandises dans le système harmonisé (SH) 2022 de l’Organisation mondiale des douanes. Cette actualisation, rendue nécessaire par les modifications apportées par l’Organisation mondiale des douanes pour tenir compte des progrès technologiques, des nouveaux produits et de l’évolution de la structure des échanges, permet de maintenir l’ACC à jour. Le conseil de partenariat a adopté la décision correspondante approuvant cette mise à jour le 5 novembre 2024 13 .

En avril 2024, le Royaume-Uni a commencé à appliquer un nouvel ensemble d’exigences et de contrôles à l’importation, conformément à son modèle cible opérationnel pour les frontières. En conséquence de ces nouvelles mesures, les contrôles d’identité et les contrôles documentaires sont également devenus obligatoires pour les produits d’origine animale, les végétaux et les produits végétaux importés de l’UE que le Royaume-Uni a classés comme présentant un risque moyen 14 . Selon les exportateurs de l’UE, la mise en œuvre du nouveau régime d’importation pose certaines difficultés, telles que i) des changements fréquents dans la catégorisation des risques sans notification appropriée; ii) la mise en œuvre intégrale des redevances d’usage communes en dépit d’une mise en œuvre partielle des contrôles aux frontières; iii) l’interprétation incohérente des exigences à l’importation par les différents postes frontaliers; iv) la non-reconnaissance de l’UE en tant qu’entité sanitaire et phytosanitaire unique en ce qui concerne les exigences en matière de certification; v) des exigences à l’importation obsolètes et incompatibles avec les normes internationales; vi) des retards dans la mise en place de la certification électronique; et vii) de longs délais d’attente pour la réalisation des contrôles des envois sélectionnés pour les contrôles physiques 15 .

L’UE n’a cessé de soulever ces problèmes avec le Royaume-Uni au sein des organes mixtes de l’ACC, notamment du comité spécialisé «Commerce» chargé des mesures sanitaires et phytosanitaires et du comité spécialisé «Commerce» chargé de la coopération douanière et des règles d’origine, ainsi qu’au sein du comité de partenariat commercial. Au cours de ces discussions, l’UE a souligné l’importance cruciale de communiquer en temps utile des informations précises sur les procédures à la frontière [article 102, point e), et article 111 de l’ACC] et d’éviter des charges excessives pesant sur les échanges [article 101, point a), de l’ACC]. Toutefois, les réponses apportées par le Royaume-Uni n’ont pas encore pleinement répondu à ces préoccupations. L’UE continue de surveiller la mise en œuvre du régime d’importation du Royaume-Uni et reste déterminée à actionner les mécanismes de l’ACC pour remédier aux problèmes actuels et réduire autant que possible les perturbations des échanges commerciaux entre l’UE et le Royaume-Uni.

Par ailleurs, le 24 janvier 2024, le Royaume-Uni a annoncé son intention de légiférer en vue de la reconnaissance du marquage CE 16 pour une durée indéterminée dans d’autres règlements relatifs aux produits. Cela concerne les 18 règlements annoncés précédemment ainsi que trois nouvelles catégories de produits: i) l’écoconception des produits liés à l’énergie, ii) les explosifs et iii) les limitations applicables aux substances dangereuses dans les équipements électriques et électroniques. Le maintien de la reconnaissance du marquage CE au Royaume-Uni atténue les difficultés liées à la conformité rencontrées par les fabricants de l’UE et facilite l’exportation du Royaume-Uni vers l’UE des produits sur lesquels ce marquage doit être apposé.

Les échanges de marchandises entre l’UE et le Royaume-Uni ont évolué comme suit en 2024 17 .

Au cours des trois premiers trimestres de 2024, les exportations de marchandises de l’UE vers le Royaume-Uni se sont élevées à 255 milliards d’euros, ce qui représente une augmentation de 1,7 % par rapport à la même période en 2023 et de 5,6 % par rapport à la même période en 2019 18 . Les importations de marchandises de l’UE en provenance du Royaume-Uni au cours des trois premiers trimestres de 2024 se sont chiffrées à 123 milliards d’euros, soit une baisse de 11,5 % par rapport à la même période en 2023 et de 14,7 % par rapport à la même période en 2019. Par conséquent, alors que les exportations de marchandises de l’UE vers le Royaume-Uni ont légèrement augmenté, les importations de l’UE en provenance du Royaume-Uni ont continué de diminuer. Au cours des trois premiers trimestres de 2024, l’UE a affiché un excédent considérable dans les échanges de marchandises avec le Royaume-Uni, qui s’élevait à 132 milliards d’euros.

Au cours des trois premiers trimestres de 2024, les exportations de marchandises de l’UE vers les autres pays tiers ont augmenté de 0,9 % par rapport à la même période en 2023 et de 24,6 % par rapport à la même période en 2019. Les importations de marchandises de l’UE en provenance des autres pays tiers ont diminué de 5 % par rapport à la même période en 2023 et ont augmenté de 28,6 % par rapport à la même période en 2019. Ces chiffres confirment la tendance observée depuis le retrait du Royaume-Uni, selon laquelle les échanges de marchandises augmentent plus rapidement avec les autres pays tiers qu’avec le Royaume-Uni.

Graphique 1: Commerce de marchandises entre l’UE et le Royaume-Uni comparé au commerce entre l’UE et le reste du monde, trois premiers trimestres de 2019, de 2023 et de 2024, en milliards d’euros. Source: Eurostat (ensemble de données ext_st_eu27_2020sitc ).

Au cours des trois premiers trimestres de 2024, le total des échanges de marchandises avec le Royaume-Uni représentait 10,2 % du total des échanges de l’UE avec ses partenaires internationaux, soit une situation inchangée par rapport à la même période en 2023 et une baisse par rapport aux 12,7 % enregistrés à la même période en 2019.

Au cours des trois premiers trimestres de 2024, le Royaume-Uni a été la destination de 13,3 % des exportations de marchandises de l’UE (contre 13,2 % au cours de la même période en 2023 et 15,3 % au cours de la même période en 2019), ce qui en fait la deuxième destination, derrière les États-Unis (20,6 %). Le Royaume-Uni a été à l’origine de 6,8 % des importations de marchandises de l’UE (contre 7,3 % au cours de la même période en 2023 et 10 % au cours de la même période en 2019), ce qui en fait le troisième pays d’origine, derrière la Chine (21,1 %) et les États-Unis (13,9 %).

À titre de comparaison générale, en 2023, l’UE a été la destination de 49 % des exportations de marchandises du Royaume-Uni et à l’origine de 55 % des importations de marchandises du Royaume-Uni 19 .

Ces données mettent en évidence le fait que l’UE reste le premier partenaire commercial du Royaume-Uni pour ce qui est des marchandises. Parallèlement, les échanges de marchandises de l’UE se sont diversifiés ces dernières années.

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