COMMISSION EUROPÉENNE
Bruxelles, le 21.5.2025
COM(2025) 263 final
Recommandation de
RECOMMANDATION DU CONSEIL
approuvant le plan budgétaire et structurel national à moyen terme de la Belgique
| CELEX | 52025DC0263 |
| Type | Acte préparatoire |
| Date | mercredi 21 mai 2025 |
COMMISSION EUROPÉENNE
Bruxelles, le 21.5.2025
COM(2025) 263 final
Recommandation de
RECOMMANDATION DU CONSEIL
approuvant le plan budgétaire et structurel national à moyen terme de la Belgique
Recommandation de
RECOMMANDATION DU CONSEIL
approuvant le plan budgétaire et structurel national à moyen terme de la Belgique
LE CONSEIL DE L'UNION EUROPÉENNE,
vu le traité sur le fonctionnement de l’Union européenne, et notamment son article 121,
vu le règlement (UE) 2024/1263, et notamment son article 17,
vu la recommandation de la Commission,
considérant ce qui suit:
CONSIDÉRATIONS GÉNÉRALES
(1)Un cadre de gouvernance économique de l’UE réformé est entré en vigueur le 30 avril 2024. Le règlement (UE) 2024/1263 du Parlement européen et du Conseil relatif à la coordination efficace des politiques économiques et à la surveillance budgétaire multilatérale 1 , ainsi que le règlement (CE) nº 1467/97 modifié relatif à la mise en œuvre de la procédure concernant les déficits excessifs 2 et la directive 2011/85/UE modifiée du Conseil sur les cadres budgétaires des États membres 3 constituent les éléments essentiels du cadre de gouvernance économique réformé de l’UE. Ce cadre vise à garantir la soutenabilité de la dette publique et une croissance durable et inclusive, à promouvoir au moyen de réformes et d’investissements. Il promeut l’appropriation au niveau national et est axé sur le moyen terme, tout en visant une application efficace et cohérente des règles.
(2)Les plans budgétaires et structurels nationaux à moyen terme que les États membres soumettent au Conseil et à la Commission sont au cœur du nouveau cadre de gouvernance économique. Les plans devraient atteindre deux objectifs: i) garantir que, d’ici la fin de la période d’ajustement, la dette publique suive une trajectoire descendante plausible ou se maintienne à des niveaux prudents, et que le déficit public soit ramené et maintenu en dessous de la valeur de référence de 3 % du PIB à moyen terme, et ii) garantir la réalisation des réformes et des investissements répondant aux principaux défis recensés dans le cadre du Semestre européen et répondant aux priorités communes de l’UE. À cette fin, chaque plan doit présenter un engagement à moyen terme en faveur d’une trajectoire des dépenses nettes 4 , qui établit effectivement une contrainte budgétaire pour la durée du plan, couvrant quatre ou cinq ans (en fonction de la durée ordinaire de la législature d’un État membre). En outre, le plan doit expliquer comment l’État membre assurera la réalisation des réformes et des investissements répondant aux principaux défis recensés dans le cadre du Semestre européen, en particulier dans les recommandations par pays (y compris celles se rapportant à la procédure concernant les déséquilibres macroéconomiques, le cas échéant), et comment l'État membre répondra aux priorités communes de l’Union. La période d’ajustement budgétaire est de quatre ans et peut être prolongée de trois ans au maximum si l’État membre s’engage à réaliser un ensemble de réformes et d’investissements pertinents qui satisfont aux critères énoncés dans le règlement (UE) 2024/1263.
(3)Après la présentation du plan, la Commission doit évaluer si celui-ci satisfait aux exigences du règlement (UE) 2024/1263.
(4)Sur recommandation de la Commission, le Conseil doit ensuite adopter une recommandation fixant la trajectoire des dépenses nettes de l’État membre concerné et, le cas échéant, approuve l’ensemble d’engagements en matière de réformes et d’investissements qui sous-tend une prolongation de la période d’ajustement budgétaire.
CONSIDÉRATIONS RELATIVES AU PLAN BUDGÉTAIRE ET STRUCTUREL NATIONAL À MOYEN TERME DE LA BELGIQUE
(5)Le 18 mars 2025, la Belgique a présenté au Conseil et à la Commission son plan budgétaire et structurel national à moyen terme. Cette présentation a eu lieu à la suite d’une prolongation du délai fixé à l’article 36 du règlement (UE) 2024/1263, comme convenu avec la Commission pour donner à la Belgique la possibilité de présenter un plan reposant sur un engagement politique ferme du gouvernement fédéral nouvellement nommé.
Processus préalable à la présentation du plan
(6)Le 5 février 2025, la Commission a communiqué à la Belgique la trajectoire de référence 5 prévue à l’article 9 du règlement (UE) 2024/1263. La Commission a publié cette trajectoire de référence le 19 mars 2025 6 . La trajectoire de référence est fondée sur les risques et garantit qu’à la fin de la période d’ajustement et en l’absence de mesures budgétaires supplémentaires au-delà de la période d’ajustement, la dette publique suit une trajectoire descendante plausible ou demeure à des niveaux prudents à moyen terme, et que le déficit public est ramené sous la barre des 3 % du PIB au cours de la période d’ajustement et est maintenu sous cette valeur de référence à moyen terme. Le moyen terme se définit comme la période de dix ans suivant la fin de la période d’ajustement. Conformément à l’article 6, point d), à l’article 7 et à l’article 8 du règlement (UE) 2024/1263, la trajectoire de référence est également compatible avec le critère du déficit, la sauvegarde de la soutenabilité de la dette et la sauvegarde de la résilience du déficit.
La trajectoire de référence de la Belgique prévoit, sur la base des hypothèses de la Commission et en supposant une période d’ajustement de 7 ans, que la croissance des dépenses nettes ne doit pas dépasser les valeurs figurant dans le tableau 1. Cela correspond à une croissance moyenne des dépenses nettes de 2,5 % sur la période d’ajustement (2025-2031) et sur la période couverte par le plan (2025-2029).
Tableau 1: Trajectoire de référence fournie par la Commission à la Belgique le 5 février 2025
| 2025 | 2026 | 2027 | 2028 | 2029 | 2030 | 2031 | Moyenne 2025-2029 | Moyenne 2025-2031 | |
| Croissance maximale des dépenses nettes (annuelle, en %) | 3,0 | 2,6 | 2,6 | 2,2 | 2,2 | 2,4 | 2,4 | 2,5 | 2,5 |
Source: calculs de la Commission.
(7)Conformément à l’article 12 du règlement (UE) 2024/1263, la Belgique et la Commission ont engagé un dialogue technique entre décembre 2024 et mars 2025. Ce dialogue a été axé sur la trajectoire des dépenses nettes envisagée par la Belgique et ses hypothèses sous-jacentes (en particulier l’effort budgétaire annuel envisagé et le chiffre relatif au déflateur du PIB pour 2025), sur l’ensemble envisagé d’engagements en matière de réformes et d’investissements sous-tendant une prolongation de la période d’ajustement, notamment les réformes des pensions, de la fiscalité et du marché du travail, ainsi que sur la réalisation envisagée de réformes et d’investissements répondant aux principaux défis recensés dans le cadre du Semestre européen et aux priorités communes de l’Union en matière de transition numérique et écologique équitable, de résilience sociale et économique, de sécurité énergétique et de renforcement des capacités de défense.
(8)Le plan ne rend compte d’aucun processus de consultation des parties prenantes nationales concernées, y compris les partenaires sociaux, avant sa soumission.
Autres processus afférents
(9)Le 26 juillet 2024, le Conseil a constaté l’existence d’un déficit excessif en Belgique en raison du non-respect du critère du déficit 7 .
(10)Le 21 janvier 2025, le Conseil a adopté une recommandation au titre de l’article 126, paragraphe 7, du TFUE visant à ce qu’il soit mis un terme à la situation de déficit public excessif en Belgique 8 . En l’absence de plan budgétaire et structurel national à moyen terme approuvé par le Conseil, la trajectoire recommandée de correction des dépenses nettes recommandé reflétait la méthode utilisée pour la trajectoire de référence, avec un ajustement budgétaire de quatre ans et sur la base des données disponibles. En outre, le Conseil a fixé au 30 avril 2025 la date limite pour que la Belgique engage une action suivie d’effets et présente les mesures nécessaires en même temps que son rapport d’avancement annuel 2025, à présenter à la Commission conformément à l’article 21 du règlement (UE) 2024/1263. Dans sa recommandation au titre de l’article 126, paragraphe 7, du 21 janvier 2025, le Conseil a indiqué (considérant 16) que, après la présentation du plan budgétaire et structurel national à moyen terme par la Belgique, son évaluation par la Commission et son approbation par le Conseil, une nouvelle trajectoire de correction des dépenses nettes pourrait être recommandée par le Conseil.
Le [8 juillet 2025], en même temps que la présente recommandation approuvant le plan budgétaire et structurel national à moyen terme, le Conseil [a adopté], sur recommandation de la Commission, une recommandation révisée du Conseil au titre de l’article 126, paragraphe 7, du TFUE visant à mettre fin à la situation de déficit public excessif en Belgique. L’adoption de ces deux recommandations, qui est adaptée à la transition vers le nouveau cadre de gouvernance économique et justifiée par celle-ci, garantit la cohérence entre les trajectoires d’ajustement recommandées.
(11)Le 30 avril 2025, la Belgique a présenté son projet de plan budgétaire pour l’année 2025. La Commission [a adopté] un avis sur ce projet de plan budgétaire le [4 juin 2025] 9 .
(12)Le 30 avril 2025, la Belgique a sollicité l’activation de la clause dérogatoire nationale au motif de l’augmentation de ses dépenses de défense, conformément à l’article 26, paragraphe 1, du règlement (UE) 2024/1263.
(13)Le 21 octobre 2024, le Conseil a adressé à la Belgique une série de recommandations dans le cadre du Semestre européen 10 .
RÉSUMÉ ET ÉVALUATION DU PLAN PAR LA COMMISSION
(14)Conformément à l’article 16 du règlement (UE) 2024/1263, la Commission a évalué le plan comme suit:
Situation et perspectives macroéconomiques et budgétaires
(15)L’activité économique en Belgique a progressé de 1,0 % en 2024, principalement sous l’effet d’une consommation privée solide. Selon les prévisions du printemps 2025 de la Commission européenne, la croissance de l’activité économique devrait ralentir pour s’établir à 0,8 % en 2025, sous l’effet d’une demande intérieure modérée et d’une baisse des exportations. En 2026, le PIB réel devrait augmenter de 0,9 %, étant donné que les investissements devraient s’accélérer et que les exportations devraient augmenter grâce à l’amélioration attendue de l’environnement extérieur. Sur la période couverte par les prévisions (2025-2026), la croissance du PIB potentiel en Belgique devrait ralentir, le taux de croissance passant de 1,7 % en 2024 à 1,3 % en 2026, sous l’effet de l’affaiblissement de la contribution du travail à la croissance potentielle. Le taux de chômage s’établissait à 5,7 % en 2024 et devrait atteindre, selon les prévisions de la Commission, 6,1 % en 2025 et 5,8 % en 2026. L’inflation (déflateur du PIB) devrait augmenter, passant de 1,9 % en 2024 à 2,8 % en 2025, puis s’établir à 2,1 % en 2026.
(16)En ce qui concerne l’évolution budgétaire, en 2024, le déficit public de la Belgique a augmenté, s’établissant à 4,5 % du PIB. Selon les prévisions du printemps 2025 de la Commission européenne, il devrait atteindre 5,4 % du PIB en 2025 puis, dans l’hypothèse de politiques inchangées, augmenter à nouveau pour passer à 5,5 % du PIB en 2026. Les prévisions du printemps 2025 de la Commission européenne incluent les projets de budget 2025 de la Belgique que le gouvernement fédéral et les entités fédérées ont soumis aux parlements respectifs en 2024 et 2025. La dette publique s’établissait à 104,7 % du PIB à la fin de 2024. Selon les prévisions du printemps 2025 de la Commission européenne, le ratio d’endettement devrait augmenter pour atteindre 107,1 % du PIB à la fin de 2025. Il devrait continuer à augmenter pour s’établir à 109,8 % du PIB à la fin de 2026. Les prévisions budgétaires de la Commission ne prennent pas en compte les engagements figurant dans le plan à moyen terme tant qu’ils ne sont pas sous-tendus par des mesures concrètes, annoncées de manière crédible et suffisamment précisées.
Trajectoire des dépenses nettes et principales hypothèses macroéconomiques du plan
(17)Le plan budgétaire et structurel national à moyen terme de la Belgique couvre la période 2025-2029 et présente un ajustement budgétaire sur sept ans.
(18)Le plan contient les informations requises par l’article 13 du règlement (UE) 2024/1263, à l’exception des informations sur les consultations des parlements nationaux et de la consultation requise par l’article 13, point g) vi), dudit règlement.
(19)Le plan comporte un engagement à respecter la trajectoire des dépenses nettes indiquée au tableau 2, correspondant à une croissance moyenne des dépenses nettes de 2,6 % au cours des années 2025 à 2029. En outre, la Belgique s’engage à mettre en œuvre un ensemble de réformes et d’investissements en vue de prolonger la période d’ajustement pour la porter à sept années (2025-2031), au cours desquelles la croissance moyenne des dépenses nettes devrait s’élever à 2,5 %.
La croissance moyenne des dépenses nettes indiquée dans le plan pour la période d’ajustement (2025-2031) est égale à celle prévue dans la trajectoire de référence transmise par la Commission le 5 février 2025.
Le plan part de l’hypothèse d’une diminution de la croissance du PIB potentiel, qui passerait à 1,2 % en 2029 (contre 1,7 % en 2024). En outre, le plan prévoit que le taux de croissance du déflateur du PIB diminuera pour passer à 2,1 % en 2028 (contre 2,7 % en 2024) avant de remonter à 2,2 % en 2029.
Tableau 2: Trajectoire des dépenses nettes et principales hypothèses du plan de la Belgique
| Prolongation de la période d’ajustement | ||||||||||
| 2025 | 2026 | 2027 | 2028 | 2029 | 2030 | 2031 | Moyenne sur la période de validité du plan 2025-2029 | Moyenne sur la période d’ajustement 2025-2031 | ||
| Croissance des dépenses nettes | 3,6 | 2,5 | 2,5 | 2,1 | 2,1 | 2,3 | 2,4 | 2,6 | 2,5 | |
| Croissance des dépenses nettes | 3,6 | 6,1 | 8,8 | 11,1 | 13,4 | 16,0 | 18,8 | Sans objet | Sans objet | |
| Croissance potentielle du PIB | 1,6 | 1,4 | 1,4 | 1,2 | 1,2 | 1,1 | 1,1 | 1,4 | 1,3 | |
| Inflation (croissance du déflateur du PIB) (en %) | 2,5 | 2,1 | 2,1 | 2,1 | 2,2 | 2,2 | 2,2 | 2,3 | 2,3 | |
Source: plan budgétaire et structurel à moyen terme de la Belgique et calculs de la Commission
Implications des engagements en matière de dépenses nettes prévus dans le plan sur la dette publique
(20)Si la trajectoire des dépenses nettes à laquelle s’engage le plan et les hypothèses sous-jacentes se concrétisent, le ratio dette publique/PIB devrait augmenter de 3,9 points de pourcentage d’ici à 2027, en partant du niveau de 2024 12 , selon l’évolution de la dette publique brute prévue par le plan pour cette période, avant de redescendre à 3,0 points de pourcentage à la fin de la période d’ajustement (2031), comme indiqué dans le tableau suivant. La persistance de déficits relativement élevés au cours des premières années de la période d’ajustement empêche la diminution du ratio dette publique/PIB d’ici à 2031. Toutefois, la dette publique devrait diminuer progressivement à moyen terme (jusqu’en 2041) pour s’établir à 87,6 % du PIB en 2041.
Tableau 3: Évolution de la dette publique et du solde public dans le plan de la Belgique
| 2024* | 2025** | 2026 | 2027 | 2028 | 2029 | 2030 | 2031 | 2041 | |
| Dette publique (en % du PIB) | 103,4 | 105,1 | 107,0 | 107,3 | 107,3 | 106,7 | 105,6 | 104,0 | 87,6 |
| Solde public (en % du PIB) | -4,6 | -4,7 | -4,6 | -4,1 | -3,5 | -3,0 | -2,5 | -2,0 | -1,8 |
* Données validées par Eurostat pour 2024: dette 104,7 %, solde -4,5 %.
** Notification Eurostat au titre de la PDE: solde prévu -5,2 % en 2025.
Source: plan budgétaire et structurel à moyen terme de la Belgique.
En conséquence, selon le plan, le ratio de la dette publique serait placé sur une trajectoire descendante à la fin de la période d’ajustement (2031). Cette projection est plausible étant donné que, sur la base des hypothèses du plan, la dette devrait diminuer au cours des dix ans suivant la période d’ajustement selon l’ensemble des tests de résistance déterministes de l’analyse de la soutenabilité de la dette réalisée par la Commission, et les projections stochastiques indiquent que la dette diminuerait avec une probabilité suffisamment grande.
Les données réelles plus élevées pour la dette publique en 2024 (104,7 % du PIB) relèvent le niveau de la dette mais ne devraient pas modifier la trajectoire d’ajustement de la dette publique. À 4,5 % en 2024, le déficit était 0,1 % inférieur aux prévisions du plan.
En conséquence, sur la base des engagements et des hypothèses macroéconomiques contenus dans le plan, la trajectoire des dépenses nettes proposée dans le plan est compatible avec l’exigence relative à la dette énoncée à l’article 6, point a), et à l’article 16, paragraphe 2, du règlement (UE) 2024/1263.
Implications des engagements en matière de dépenses nettes prévus dans le plan sur le solde public
(21)Sur la base de la trajectoire des dépenses nettes et des hypothèses prévues dans le plan, le déficit public serait à 4,6 % du PIB en 2024 et diminuerait progressivement à 3,0 % en 2029 et à 2,0 % à la fin de la période d’ajustement (2031).
En conséquence, selon le plan, le solde public ne dépasserait pas la valeur de référence de 3 % du PIB à la fin de la période d’ajustement (2031).
En outre, au cours des dix ans suivant la période d’ajustement (jusqu’en 2041), le déficit public ne dépasserait pas 3 % du PIB.
En conséquence, sur la base des engagements et des hypothèses macroéconomiques contenus dans le plan, la trajectoire des dépenses nettes proposée dans le plan est compatible avec l’exigence relative au déficit énoncée à l’article 6, point b), et à l’article 16, paragraphe 2, du règlement (UE) 2024/1263.
Profil temporel de l’ajustement budgétaire
(22)Le profil temporel de l’ajustement budgétaire, mesuré comme la variation annuelle du solde primaire structurel telle que décrite dans le plan, est concentré entre 2025 et 2026-2030, par rapport à la trajectoire en principe linéaire visée à l’article 6, point c), du règlement (UE) 2024/1263. Au cours de la première année du plan (2025), l’amélioration du solde primaire structurel équivaut à la moitié de l’effort sous-tendant la trajectoire de référence (0,25 % du PIB au lieu de 0,5 %). Cela est expliqué dans le plan du gouvernement fédéral qui est entré en fonction le 3 février 2025, retardant la mise en œuvre des mesures d’assainissement budgétaire, qui ne portent alors que sur une partie de 2025. Pour les années à venir, la Belgique s’engage à procéder à un ajustement du solde primaire structurel plus ambitieux que la trajectoire de référence afin de compenser l’effort moindre consenti en 2025. En conséquence, la concentration en fin de période de l’ajustement explique la hausse plus importante des dépenses nettes en 2025 dans le plan par rapport aux orientations préalables de la Commission (3,6 % contre 3,0 %). Dans le même temps, compte tenu de l’ajustement plus important lors des années suivantes, la croissance des dépenses nettes est inférieure (0,1 point de pourcentage) dans le plan sur la période 2026-2030, ce qui donne une croissance moyenne des dépenses nettes identique sur la période d’ajustement tant dans le plan que dans les orientations préalables de la Commission. De manière générale, l’ajustement budgétaire sur les cinq premières années du plan reste proportionnel à l’effort total sur toute la période d’ajustement.
En conséquence, sur la base des engagements et des hypothèses macroéconomiques contenus dans le plan, la trajectoire des dépenses nettes présentée dans le plan est compatible avec la mesure de sauvegarde destinée à éviter une concentration en fin de période, prévue à l’article 6, point c), du règlement (UE) 2024/1263.
Tableau 4: Évolution du solde primaire structurel dans le plan de la Belgique
| 2024 | 2025 | 2026 | 2027 | 2028 | 2029 | 2030 | 2031 | |
| Solde primaire structurel (en % du PIB) | -2,0 | -1,8 | -1,2 | -0,7 | 0,0 | 0,6 | 1,1 | 1,6 |
| Variation du solde primaire structurel (en p.p.) | sans objet | 0,2 | 0,6 | 0,6 | 0,6 | 0,6 | 0,5 | 0,5 |
Source: plan budgétaire et structurel à moyen terme de la Belgique.
Conformité du plan avec la procédure concernant les déficits excessifs
(23)La trajectoire des dépenses nettes définie dans le plan est conforme aux exigences de la procédure concernant les déficits excessifs [en particulier l’ajustement structurel annuel minimal instauré comme référence à l’article 3, paragraphe 4, troisième alinéa, du règlement (CE) nº 1467/97 du Conseil], après prise en compte du fait que l’ajustement moindre en 2025 est totalement compensé par un ajustement plus important au cours des années suivantes.
Compatibilité du plan avec la sauvegarde de la résilience du déficit
(24)L’exigence du volet préventif énoncée à l’article 8 du règlement (UE) 2024/1263 en ce qui concerne la sauvegarde de la résilience du déficit, qui vise à offrir une marge commune par rapport à la valeur de référence du déficit de 3 % du PIB, s’applique à la Belgique à partir de 2030, puisque le déficit devrait être inférieur à 3 % du PIB à partir de 2029.
En 2030 et 2031, conformément à l’article 8 du règlement (UE) 2024/1263, l’ajustement annuel du solde primaire structurel ne devrait donc pas être inférieur à 0,25 % du PIB si le déficit structurel est resté supérieur à 1,5 % du PIB l’année précédente, ou les années précédentes, afin d’offrir une marge de résilience commune en termes structurels de 1,5 % du PIB. L’ajustement budgétaire qui résulte des engagements et des hypothèses macroéconomiques contenus dans le plan dépasse 0,25 % du PIB en 2030 et en 2031. En conséquence, sur la base des engagements et des hypothèses macroéconomiques contenus dans le plan, la trajectoire des dépenses nettes proposée dans le plan est compatible avec la sauvegarde de la résilience du déficit.
Compatibilité du plan avec la sauvegarde de la soutenabilité de la dette
(25)Conformément à l’article 7 du règlement (UE) 2024/1263, puisque le plan prévoit que la dette publique dépassera 90 % du PIB sur la période d’ajustement, le ratio de la dette doit, tant qu’il dépasse 90 %, diminuer d’au moins 1,0 point de pourcentage en moyenne par an, puis, passé cette limite, d’au moins 0,5 point de pourcentage en moyenne. La diminution moyenne est calculée sur la période 2030-2031, soit à compter de l’année durant laquelle la procédure concernant les déficits excessifs serait abrogée selon le plan, et représente 1,6 point de pourcentage. En conséquence, sur la base des engagements et des hypothèses macroéconomiques contenus dans le plan, la trajectoire des dépenses nettes proposée dans le plan est compatible avec la sauvegarde de la soutenabilité de la dette.
Hypothèses macroéconomiques retenues dans le plan
(26)Le plan repose sur une série d’hypothèses qui sont conformes aux hypothèses de la Commission transmises à la Belgique le 5 février 2025. Il prend en compte les informations disponibles supplémentaires par rapport à la trajectoire de référence et inclut par conséquent une hypothèse actualisée pour le déflateur du PIB de 2025. Cette évaluation tient également compte du fait que les données réelles pour 2024 ont été publiées après la présentation du plan, ce qui fait passer l’année de référence de la recommandation à 2024. L’hypothèse actualisée et le changement d’année de référence n’ont pas d’incidence sur la croissance annuelle moyenne des dépenses nettes au cours de la période d’ajustement.
Stratégie budgétaire du plan
(27)Selon la stratégie budgétaire indicative exposée dans le plan, les engagements relatifs aux dépenses nettes seront réalisés principalement au moyen de la maîtrise des dépenses mais aussi d’augmentations discrétionnaires des recettes. Le plan dispose que 2/3 de l’effort d’assainissement budgétaire au cours de la période couverte par le plan provient de réformes structurelles du marché du travail (limitation des allocations de chômage) et de la réforme des pensions (introduction d’un système de bonus/malus, harmonisation de différents régimes de pension pour consolider les années prestées et la pension perçue, modification des indexations). En outre, 1/3 de l’effort budgétaire proviendrait d’autres mesures budgétaires discrétionnaires dont 2/3 du côté des dépenses et 1/3 de l’imposition des ménages aux revenus les plus élevés et d’autres mesures en matière de recettes.
(28)La définition des mesures de politiques publiques doit être confirmée ou ajustée et quantifiée dans les budgets annuels. Parallèlement, il existe des risques pour la mise en œuvre de la stratégie budgétaire indicative dans le plan, qui découlent du fait que plusieurs mesures structurelles annoncées par le gouvernement n’ont pas encore été entièrement spécifiées. Le plan se base également sur des effets de second tour positifs significatifs, bien que non précisés en détail, générés par un taux de participation au marché du travail qui devrait atteindre 80 % d’ici à 2029, ce qui nécessiterait une forte hausse par rapport aux niveaux actuels. En outre, la mise en œuvre de l’assainissement budgétaire nécessitera une coordination budgétaire plus étroite et plus efficace entre le fédéral et les entités fédérés que ces dernières années. Ce risque devrait être atténué par la mesure sur la coordination budgétaire, qui fait partie de l’ensemble d’engagements en matière de réformes et d’investissements sous-tendant la prolongation (annexe II).
Ensemble d’engagements en matière de réformes et d’investissements dans le plan justifiant une prolongation de la période d’ajustement budgétaire
Dans son plan, la Belgique s’engage à mettre en œuvre 25 réformes et investissements visant à améliorer le potentiel de croissance et la viabilité budgétaire, justifiant une prolongation de la période d’ajustement budgétaire de 4 à 7 ans. L’ensemble de réformes et d’investissements qui justifient une prolongation de la période d’ajustement se compose de trois engagements du PRR assortis de spécifications supplémentaires; ainsi que de quatre nouvelles réformes et investissements. Il s’agit des mesures suivantes (voir également l’annexe II).
La réforme dans le secteur des pensions vise à améliorer la soutenabilité financière du régime de pension. L’engagement s’ajoute à une mesure existante dans le PRR (au titre de la composante 4.4 «Fin de carrière et pensions»). Les mesures figurant dans le plan renforceront la relation entre le travail et l’acquisition de droits à la pension et harmoniseront les régimes de pension des salariés, des fonctionnaires et des travailleurs indépendants. Le gouvernement prévoit également des mesures transitoires pour les personnes proches de la pension afin d’atténuer les répercussions sociales de la réforme. La plupart des mesures devraient être adoptées pour le 4e trimestre de 2025 et mises à en œuvre à partir de 2026 ou de 2027.
La réforme dans le secteur des dépenses publiques vise à mener à bien les revues des dépenses pour améliorer l’efficacité et la qualité des dépenses publiques. Cet engagement s’ajoute également à une mesure existante dans le PRR (au titre de la composante 6.1 «Revue des dépenses»). L’un des objectifs importants de la réforme est de fournir un plan pour la suppression progressive des subventions. L’adoption de ce plan est prévue pour le 4e trimestre de 2025.
Réformes dans le secteur du marché du travail. Le plan s’engage à encourager le travail, notamment en limitant les allocations de chômage dans le temps, en améliorant l’équilibre entre vie professionnelle et vie privée et en réduisant les coûts liés aux maladies de longue durée, à la charge administrative et à la mise en conformité des PME. La réforme des allocations de chômage et le plan global de prévention et de réintégration pour les travailleurs en congé maladie de longue durée devraient être adoptés par le Parlement pour le 3e trimestre de 2025.
Les réformes dans le domaine de la fiscalité visent à diminuer la charge fiscale pesant sur le travail, à améliorer la compétitivité et à renforcer les investissements. Pour rendre le travail attractif, le plan prévoit une réduction de l’impôt sur le revenu pour les personnes qui travaillent, qui devrait être adoptée pour le 4e trimestre de 2025 et mise en œuvre pour le 1er trimestre de 2026. Deux mesures du plan soutiendront la compétitivité en atténuant le coût salarial et en réduisant les tarifs du transport d’électricité des industries à forte intensité énergétique. Cette réforme fiscale sera financée en partie par l’élargissement de l’assiette fiscale, notamment l’introduction d’un impôt sur les plus-values, et est complétée par une réduction des dépenses consacrées à l’adaptation des allocations sociales pour les lier au bien-être.
Réformes dans le domaine de la compétitivité et de l’environnement des entreprises. Le plan s’engage à mettre en œuvre la numérisation des services de l’administration publique, qui est une mesure incluse dans le PRR (composant 2.2 «Administration publiques»). Les réformes prévoient également un plan pour améliorer la compétitivité des PME et un autre pour réduire la charge administrative sur les sociétés. Ces deux mesures, qui sont nouvelles par rapport au PRR, devraient être adoptées pour le 4e trimestre de 2025 et mises en œuvre pour le 1er trimestre de 2026.
Réformes dans le secteur de la coordination budgétaire. Cette mesure, qui est également nouvelle par rapport au PRR, vise à améliorer la coordination budgétaire entre les différents niveaux de pouvoir. La première étape est l’adaptation de l’accord de coopération de 2013, qui devrait être adopté pour le 4e trimestre de 2025. L’adoption et la mise en œuvre de l’accord de coopération modifié avec les régions (rétroactivement) sont prévues pour le 4e trimestre de 2026. La seconde étape consiste à redéfinir les tâches du Conseil supérieur des finances (institution budgétaire indépendante).
(29)Conformément à l’article 14, paragraphe 3, du règlement (UE) 2024/1263, chaque réforme et chaque investissement sous-tendant une prolongation de la période d’ajustement doivent être suffisamment détaillés, concentrés en début de période, assortis d’échéances et vérifiables.
(30)Les engagements figurant dans le PRR sous-tendant la prolongation contiennent des réformes et des investissements importants visant à améliorer la viabilité budgétaire et à renforcer le potentiel de croissance de l’économie. En outre, la Belgique s’engage à poursuivre l’effort de réforme au cours de la période couverte par le plan budgétaire et structurel à moyen terme et à maintenir les niveaux d’investissement financés sur le plan national au cours de la période couverte par le PRR (voir le tableau 5 ci-dessous). L’exécution des engagements fera l’objet d’un suivi tout au long de la mise en œuvre du plan. En conséquence, les engagements inclus dans le PRR peuvent être pris en compte aux fins de la prolongation de la période d’ajustement, conformément à l’article 36, paragraphe 1, point d), du règlement (UE) 2024/1263.
(31)L’ensemble de réformes et d’investissements sous-tendant la prolongation devrait améliorer le potentiel de croissance et de résilience de l’économie de la Belgique de manière durable, conformément à l’article 14, paragraphe 2, point a), du règlement (UE) 2024/1263. Le plan de la Belgique ne fournit pas d’estimation de l’incidence globale attendue sur la croissance (potentielle) de l’ensemble de réformes et d’investissements sous-tendant la prolongation. Cette incidence est toutefois mentionnée dans le plan pour certaines réformes, sur la base d’analyses du Bureau fédéral du plan (une institution budgétaire indépendante) et du Service fédéral des pensions. Une évaluation supplémentaire a été réalisée par le Bureau fédéral du plan en utilisant le modèle QUEST de la Commission qui prévoit un niveau de PIB supérieur de 1,85 % d’ici à 2040, dû principalement à une compétitivité accrue et à un taux d’emploi plus élevé stimulant la consommation privée. Dans l’ensemble, sur la base des informations fournies, la stratégie économique qui sous-tend l’ensemble de réformes et d’investissements, y compris les engagements figurant dans le PRR, semble remédier aux faiblesses relevées précédemment en ce qui concerne le potentiel de croissance et de résilience de la Belgique (par exemple dans les rapports par pays du Semestre européen). Les domaines clés d’intervention concernent les réformes des pensions, du marché du travail, de la fiscalité et de la compétitivité, ce qui conduit à un taux de participation à l’emploi plus élevé et à des investissements accompagnés d’une coordination budgétaire accrue et d’une plus grande efficience des dépenses publiques.
(32)L’ensemble de réformes et d’investissements sous-tendant la prolongation devrait favoriser la viabilité budgétaire, conformément à l’article 14, paragraphe 2, point b), du règlement (UE) 2024/1263. Le plan ne fournit pas d’estimation de l’incidence budgétaire globale attendue de l’ensemble de réformes et d’investissements sous-tendant la prolongation. Une évaluation supplémentaire de l’incidence a été réalisée par le Bureau fédéral du plan en utilisant le modèle QUEST, qui prévoit une amélioration du solde public structurel de 0,9 % du PIB d’ici à 2040. Le plan ne contient toutefois pas d’analyse d’impact en matière budgétaire de toutes les mesures fédérales prévues pour la période qu’il couvre. Selon les projections fournies dans le plan, la Commission estime que l’ensemble de réformes et d’investissements sous-tendant la prolongation a un effet direct annuel moyen sur la réduction du déficit d’environ 0,7 % du PIB sur la période couverte par le plan, principalement en raison de l’incidence budgétaire des réformes structurelles du marché du travail et des pensions (0,4 % du PIB), de nouvelles mesures en matière de recettes («les épaules les plus larges», 0,2 % du PIB) et d’une réduction des dépenses liées aux allocations sociales (enveloppe bien-être, 0,2 % du PIB) tandis que la réduction de la fiscalité sur le travail présente un coût budgétaire moyen (0,2 % du PIB). Le coût budgétaire de la réduction de la fiscalité sur le travail est concentré sur la dernière année du plan (0,5 % du PIB en 2029), ce qui donne encore une amélioration budgétaire combinée en 2029 de 0,9 % du PIB provenant des réformes du marché du travail et des pensions (0,7 % du PIB), de nouvelles mesures en matière de recettes (0,3 % du PIB) et d’une réduction des dépenses liées aux allocations sociales (0,4 % du PIB).
(33)Le plan dispose que la réforme totale des pensions du nouveau gouvernement devrait réduire les dépenses liées aux retraites de 2,4 milliards d’EUR d’ici à 2029. Concernant la réforme du marché du travail, la limitation des allocations de chômage, l’allongement de la durée de vie au travail et la prévention et la réintégration des travailleurs en congé maladie de longue durée devraient réduire les dépenses (2,7 milliards d’EUR d’ici à 2029) 13 . Pour la réforme fiscale, aucune incidence budgétaire n’est mentionnée dans le texte mais il peut être déduit du tableau 7.1 sur les mesures fédérales que la réduction de la fiscalité sur le travail diminue les recettes de 3,7 milliards d’EUR, qui sont compensées en partie par les augmentations de l’impôt «sur les épaules les plus larges» (2,3 milliards d’EUR) et aussi par la réduction des dépenses pour l’enveloppe bien-être (2,8 milliards d’EUR). Comme expliqué dans la description de la mesure, les coûts liés aux réductions de la fiscalité sur le travail sont plus que compensés par les nouvelles mesures sur les recettes et la réduction de l’enveloppe bien-être.
En outre, la prolongation est sous-tendue par deux réformes qui devraient diminuer le risque de mise en œuvre de l’assainissement budgétaire. Une réforme concerne la revue des dépenses avec l’objectif d’améliorer l’efficience et la qualité des dépenses publiques. Une seconde réforme vise à améliorer la coordination budgétaire entre le fédéral et les entités fédérées et à redéfinir les tâches du Conseil supérieur des finances. La redéfinition des tâches du Conseil supérieur des finances devrait aller de pair avec le renforcement de ses capacités en termes de ressources et d’effectifs.
Ces réformes et ces investissements sont également inclus dans l’annexe II.
Le tableau reprenant les mesures discrétionnaires fédérales inclut aussi une estimation des effets de second tour de 7,9 milliards d’EUR d’ici à la fin de la période couverte par le plan. Cette estimation repose sur une augmentation du taux de participation à l’emploi, de 72,3 % en 2024 à 80 %, qui est jugée optimiste et difficilement atteignable pour 2029.
(34)L’ensemble de réformes et d’investissements sous-tendant la prolongation répond aux priorités communes de l’Union, conformément à l’article 14, paragraphe 2, point c), du règlement (UE) 2024/1263. En particulier, la résilience sociale et économique, y compris le respect du socle européen des droits sociaux, serait traitée dans le cadre de la réforme du système des pensions, de la réduction de la fiscalité du travail, de la réforme du marché du travail (dont la réintégration des travailleurs en congé de maladie de longue durée), de l'amélioration de l’efficacité et de la qualité des dépenses publiques, de l’amélioration de la coordination budgétaire entre les différents niveaux de pouvoirs et de la simplification de l’environnement des entreprises. Les priorités liées à une transition écologique et numérique équitable et à la sécurité énergétique seraient traitées dans le cadre de la réduction des tarifs de transport d’électricité pour les industries à forte intensité énergétique et de la numérisation des services publics.
(35)L’ensemble de réformes et d’investissements sous-tendant la prolongation vise à donner suite aux recommandations pertinentes 14 adressées à la Belgique dans le cadre du Semestre européen, conformément à l’article 14, paragraphe 2, point d), du règlement (UE) 2024/1263. En particulier, la réforme du système des pensions, l’amélioration de l’efficacité et de la qualité des dépenses publiques et l’amélioration de la coordination budgétaire entre les différents niveaux de pouvoir sont liées aux recommandations budgétaires structurelles adressées à la Belgique en 2024 et 2019. Ces dernières lui demandaient de garantir la viabilité budgétaire du système des pensions, d’améliorer la composition et l’efficacité des dépenses publiques et de garantir la coordination des politiques budgétaires à tous les niveaux de pouvoir. La réforme de la fiscalité du travail et la réforme du marché du travail, qui comprend la réintégration des malades de longue durée et la limitation dans le temps des allocations de chômage, sont liées aux recommandations de 2019, 2021, 2022, 2023 et 2024, demandant de réformer les systèmes de prélèvements et de prestations afin de supprimer les freins à l’emploi. La mesure visant à améliorer l’environnement des entreprises et à réduire la charge administrative est liée aux recommandations de 2019, 2020 et 2024, demandant d’améliorer l’environnement des entreprises et de réduire la charge et la complexité réglementaires.
(36)Le plan garantit le maintien du niveau global prévu des investissements publics financés au niveau national réalisés en moyenne sur la période couverte par le PRR, conformément à l’article 14, paragraphe 4, du règlement (UE) 2024/1263.
Tableau 5: Investissements publics financés au niveau national dans le plan (en % du PIB)
| Niveau moyen sur la période couverte par le PRR (2021-2026) 15 | 2025 | 2026 | 2027 | 2028 | 2029 | Moyenne sur la durée du plan |
| 2,9 | 3,2 | 3,2 | 3,1 | 3,0 | 3,0 | 3,1 |
Source: plan budgétaire et structurel à moyen terme de la Belgique.
(37)Enfin, l'ensemble d'engagements en matière de réformes et d'investissements qui sous-tend une prolongation peut être considéré comme cohérent avec les engagements inclus dans le PRR et dans l'accord de partenariat conclu en vertu du cadre financier pluriannuel, conformément à l'article 14 du règlement (UE) 2024/1263. Les modalités supplémentaires de la réforme des pensions et des revues des dépenses sont compatibles avec les engagements pris au titre du PRR.
(38)En conclusion, il ressort de l’évaluation que l’ensemble de réformes et d’investissements qui sous-tend la prolongation de la période d’ajustement remplit, dans sa globalité, les critères de l’article 14 du règlement (UE) 2024/1263. Il s’ensuit que la période d’ajustement de 4 ans peut être prolongée à sept ans, comme le plan le propose.
Autres intentions de réforme et d’investissement dans le plan visant à relever les principaux défis recensés dans le cadre du Semestre européen et à répondre aux priorités communes de l’Union
(39)Outre l’ensemble de réformes et d’investissements qui sous-tend une prolongation de la période d’ajustement, le plan décrit les engagements des pouvoirs publics concernant d’autres réformes et investissements visant à relever les principaux défis recensés dans le cadre du Semestre européen, en particulier dans les recommandations adressées à la Belgique, et à répondre aux priorités communes de l’Union. Le plan comprend 44 réformes et investissements, dont 12 bénéficient d’un soutien financier au titre de la facilité pour la reprise et la résilience et 1 au titre du Fonds européen de développement régional.
(40)En ce qui concerne la priorité commune que constitue la transition écologique et numérique équitable, y compris les objectifs climatiques fixés dans le règlement (UE) 2021/1119, le plan comprend 20 réformes et investissements. En ce qui concerne les recommandations de 2022 et 2023 visant à réduire la dépendance globale à l’égard des combustibles fossiles, à intensifier les améliorations de l’efficacité énergétique et la réduction de l’utilisation de combustibles fossiles dans les bâtiments et à stimuler davantage la décarbonation de l’industrie, le plan comprend des mesures telles que l’augmentation du taux de TVA sur certains combustibles fossiles (au niveau fédéral), de nouvelles subventions et de nouveaux prêts pour la rénovation énergétique des logements (figurant dans la facilité pour la reprise et la résilience), le transfert des charges de l’électricité vers les combustibles fossiles, le développement d’un plan de transition climatique industriel (Flandre), l’investissement dans la rénovation énergétique des bâtiments publics et dans une plateforme de recherche sur la transition écologique (figurant dans la facilité pour la reprise et la résilience) (Communauté française). En ce qui concerne les recommandations de 2019, 2022, 2023 et 2024 sur la mobilité douce et visant à renforcer l’utilisation et l’offre de transports à faibles émissions, les mesures pertinentes concernent les investissements dans les infrastructures cyclables et les transports publics en Flandre (figurant dans la FRR), ainsi que la réforme de la fiscalité des véhicules et l’investissement dans le réseau transeuropéen de transport (RTE-T) et la rénovation de ponts en Wallonie. Les mesures dans le plan liées à la priorité de la transition numérique comprennent une stratégie numérique pour l’enseignement supérieur et la numérisation de la gestion de l’accueil des enfants en Communauté française (figurant dans la FRR) et des investissements dans la numérisation et la cybersécurité des PME en Flandre. Le plan ne comprend pas d’autres réformes et investissements visant à donner suite aux recommandations de 2019, 2020, 2022, 2023 et 2024 à d’autres niveaux de pouvoir ni en matière de modernisation des infrastructures ferroviaires, d’investissements dans l’économie circulaire et de facilitation du partage de l’énergie.
(41)En ce qui concerne la priorité commune que constitue la résilience sociale et économique, y compris le socle européen des droits sociaux, le plan comprend 16 réformes et investissements liés à la recommandation de 2019 sur la viabilité budgétaire des finances publiques comme la revue des dépenses et des recettes et l'amélioration des soins de longue durée en Flandre, ainsi que l’investissement dans la prévention sanitaire en Wallonie. En ce qui concerne les recommandations de 2019, 2022, 2023 et 2024 visant à remédier aux pénuries de main-d’œuvre et à l’inadéquation des compétences, le plan comprend des mesures destinées à réformer le système des prestations sociales (au niveau fédéral), à renforcer l’activation des demandeurs d’emploi et à mieux faire correspondre les compétences des demandeurs d’emploi aux besoins du marché du travail (avec le soutien du Fonds européen de développement régional) (Flandre), à réformer la politique de l’emploi (Wallonie) et à investir dans l’accueil des jeunes enfants en Flandre et en Wallonie. En ce qui concerne les recommandations de 2019, 2022, 2023 et 2024 visant à améliorer les systèmes d’éducation et de formation, le plan comprend des mesures destinées à réformer le programme scolaire de base et à renforcer les connaissances linguistiques dans le système éducatif flamand et à lutter contre le décrochage scolaire en Communauté française (figurant dans la FRR). En ce qui concerne les recommandations de 2019 et 2024 visant à réduire la charge réglementaire et administrative qui pèse sur les entreprises, le plan comprend des mesures destinées à simplifier l’environnement des entreprises en Flandre. Le plan ne comprend pas d’autres réformes et investissements visant à donner suite aux recommandations de 2019, 2022, 2023 et 2024 à d’autres niveaux de pouvoir ainsi qu’à améliorer le rapport coût-efficacité du système de soins de longue durée et à renforcer la profession d’enseignant.
(42)En ce qui concerne la priorité commune que représente la sécurité énergétique, le plan comprend trois mesures, telles que l’étude et le développement de petits réacteurs nucléaires et la poursuite des recherches sur les capacités nucléaires. En ce qui concerne les recommandations de 2022 et 2023 visant à accélérer le déploiement des énergies renouvelables et des infrastructures de réseau connexes, le plan comprend des mesures telles que la poursuite de la rationalisation des procédures d’autorisation en Flandre. Le plan ne comprend pas d’autres réformes et investissements visant à donner suite aux recommandations de 2022 et 2023 à d’autres niveaux de pouvoir.
(43)En ce qui concerne la priorité commune que constituent les capacités de défense, le plan comprend trois mesures visant à atteindre les objectifs du plan stratégique de défense STAR (sécurité/service, technologie, ambition, résilience) de la Belgique en vue d’améliorer la politique de défense et de renforcer ses capacités de défense au-delà de la norme de l’OTAN. Le plan comprend également un soutien à l’innovation ciblé sur l’industrie de la défense en Flandre.
(44)Le plan fournit des informations sur la cohérence et, le cas échéant, sur la complémentarité avec les fonds de la politique de cohésion, ainsi qu'avec le PRR de la Belgique. Le plan indique que toutes les entités publiques s’engagent à mettre en œuvre le PRR conformément aux recommandations adressées au pays. En outre, la région flamande affirme sa volonté de mettre en œuvre les projets de la politique de cohésion pour 2021-2027.
(45)Le plan donne une vue d'ensemble des besoins en investissements publics de la Belgique liés aux priorités communes de l'Union.
En ce qui concerne la transition écologique et numérique équitable, le plan met en évidence la nécessité d'investir dans les énergies renouvelables, le réseau ferroviaire et la cybersécurité.
En ce qui concerne la résilience sociale et économique, le plan fait référence aux besoins d’investissement pour réformer le système des pensions et encourager les Belges à se lancer dans des activités entrepreneuriales en créant un environnement attractif comportant le moins d’obstacles possible.
En ce qui concerne la sécurité énergétique, le plan souligne la nécessité pour la Belgique de renforcer la sécurité de ses équipements énergétiques, en investissant dans la recherche et dans son réseau électrique afin de le rendre plus robuste.
En ce qui concerne le renforcement des capacités de défense, le plan souligne l’ambition de la Belgique de respecter les engagements vis-à-vis de l’OTAN.
Conclusion de l’évaluation menée par la Commission
(46)Dans l’ensemble, la Commission est d’avis que le plan de la Belgique remplit les exigences du règlement (UE) 2024/1263.
CONCLUSION GÉNÉRALE
(47)Conformément à l’article 17 du règlement (UE) 2024/1263, il convient que le Conseil recommande à la Belgique la trajectoire des dépenses nettes fixée dans le plan, et il y a lieu d’approuver l’ensemble de réformes et d’investissements sous-tendant la prolongation à 7 ans de la période d’ajustement,
RECOMMANDE À LA BELGIQUE:
(1)de veiller à ce que la croissance des dépenses nettes ne dépasse pas les valeurs maximales fixées à l’annexe I de la présente recommandation;
(2)de mettre en œuvre, dans les délais prescrits, l’ensemble de réformes et d’investissements qui sous-tend la prolongation à 7 ans de la période d’ajustement budgétaire, tel que cet ensemble est défini à l’annexe II de la présente recommandation.
En outre, le Conseil invite la Belgique à assurer l’exécution des autres réformes et investissements permettant de relever les principaux défis recensés dans le cadre du Semestre européen, en particulier dans les recommandations qui lui ont été adressées, et de répondre aux priorités communes de l’Union.
ANNEXE I
Taux de croissance maxima des dépenses nettes
(taux de croissance annuels et cumulés, en termes nominaux)
Belgique
| Années | 2025 | 2026 | 2027 | 2028 | 2029 | |
| Taux de croissance (en %) | Annuels | 3,6 | 2,5 | 2,5 | 2,1 | 2,1 |
| Cumulés (*) | 3,6 | 6,1 | 8,8 | 11,1 | 13,4 | |
(*) Les taux de croissance cumulés sont calculés par référence à l’année de base 2024. Les taux de croissance cumulés sont utilisés dans le suivi annuel de la conformité ex post dans le compte de contrôle.
ANNEXE II
Ensemble de réformes et d’investissements sous-tendant une prolongation à 7 ans de la période d’ajustement
| Objectif principal | Description et calendrier des étapes clés | Indicateur(s) de suivi | |
| Réforme des pensions (complète la mesure R-4.07 du PRR) | Améliorer la viabilité à moyen terme du système des pensions | Au plus tard au T4 2025, réalisation des jalons C44-R-407-M157 et C44-R-407-M158 du PRR de la Belgique, notamment en réduisant de manière permanente la hausse projetée des dépenses liées aux pensions du secteur public d’au moins 0,3 % du PIB d'ici à 2029 et d’au moins 1 % du PIB d’ici à 2040, par rapport aux projections du rapport de 2024 sur le vieillissement, tout en veillant à ce que l’incidence globale de la réforme des pensions entre 2029 et 2070 ne donne pas lieu à une augmentation de la dette. Au plus tard au T1 2027, entrée en vigueur de la législation, y compris en ce qui concerne les mesures suivantes: (I)neutralité actuarielle (suppression du bonus actuel et introduction du système de bonus/malus) (II)réduction des périodes assimilées dans le calcul des pensions (III)suppression progressive des régimes préférentiels pour les fonctionnaires (IV)extinction de la pension pour inaptitude physique (V)indexation limitée des pensions élevées des fonctionnaires (VI)harmonisation des conditions de carrière pour la pension anticipée Au plus tard au T4 2029, réalisation d’une analyse d'impact de la réforme des pensions. | Réalisation satisfaisante des jalons C44-R-407-M157 et C44-R-407-M158 du PRR de la Belgique. Réalisation de l’analyse d'impact de la réforme des pensions par le Bureau fédéral du Plan. |
| Revue des dépenses (complète la mesure R-6 du PRR) | Adopter des objectifs obligatoires en matière d’économies pour les années 2026-2029 | Au plus tard au T4 2026, revues complètes des dépenses dans les domaines a) des subventions aux combustibles fossiles et b) de l’exonération de la retenue à la source pour le travail de R&D, les heures supplémentaires et le travail de nuit/posté. Au plus tard au T4 2026, réalisation d’un rapport annuel d’analyse d'impact expliquant la réduction globale permanente des dépenses annuelles d’au moins 0,1 % du PIB en 2026 et, au plus tard au T4 2029, d’au moins 0,3 % en 2029, par rapport aux projections de dépenses à politiques inchangées. | Réalisation satisfaisante du jalon C61-R-6-M207 du PRR de la Belgique. Réalisation des revues des dépenses par les autorités fédérales dans les domaines a) des subventions aux combustibles fossiles et b) de l’exonération de la retenue à la source pour le travail de R&D, les heures supplémentaires et le travail de nuit/posté. Réalisation d’une analyse d'impact annuelle expliquant l'obtention d’une réduction permanente des dépenses annuelles jusqu’en 2029, par rapport aux projections de dépenses à politiques inchangées. |
| Réforme du marché du travail (nouvelle mesure) | Renforcer les incitations au travail et réduire les congés de maladie de longue durée | Au plus tard au T4 2025, entrée en vigueur de la législation qui réduira de manière permanente les dépenses publiques consacrées aux allocations de chômage et aux congés de maladie de longue durée d’au moins 0,3 % du PIB par an à partir de 2027: (I)en limitant les allocations de chômage à maximum deux ans (II)en réduisant les congés de maladie de longue durée en exigeant des employeurs qu’ils contribuent au paiement des prestations d'incapacité et en renforçant l’obligation pour les salariés et les médecins de rendre des comptes. Au plus tard au T2 2027, réalisation d’une analyse d’impact justifiant la réduction permanente de 0,3 % du PIB des dépenses consacrées aux allocations de chômage et aux congés de maladie de longue durée, par rapport aux projections de dépenses à politiques inchangées. | Entrée en vigueur de la législation visant à réduire les allocations de chômage et les congés de maladie de longue durée. Réalisation d'une analyse d’impact montrant la réduction permanente des dépenses consacrées aux allocations de chômage et aux congés de maladie de longue durée. |
| Réforme fiscale (nouvelle mesure) | Accroître la participation au marché du travail en réduisant la pression fiscale sur le travail et en supprimant des dépenses fiscales | Au plus tard au T1 2026, entrée en vigueur de la législation qui réduira la pression fiscale sur les personnes actives sur le marché du travail, pour un taux total cumulé de 0,5 % du PIB en 2029, y compris: (I)en augmentant l’abattement personnel sur les revenus professionnels (II)en réformant la contribution spéciale de sécurité sociale Au T1 2026, entrée en vigueur de la législation qui financera la réduction de la fiscalité du travail de 0,5 % du PIB en 2029: (I)en supprimant des dépenses fiscales, y compris: §en supprimant la réduction d'impôt sur les allocations de chômage §en limitant le «quotient conjugal» (II)en accroissant les impôts sur le capital, y compris: §en introduisant une taxe de 10 % sur les plus-values réalisées §en supprimant la déductibilité fiscale des intérêts hypothécaires pour les résidences secondaires (III)en limitant l’«enveloppe bien-être» Réalisation, au plus tard au T2 2029, d'une analyse d’impact justifiant l'incidence budgétaire de 0,5 % du PIB des mesures combinées de la réforme fiscale, par rapport à une situation à politiques inchangées | Entrée en vigueur d’une loi visant à réformer la fiscalité du travail. Entrée en vigueur d’une loi visant à introduire une taxe sur les plus-values. Adoption d'une décision limitant l’«enveloppe bien-être». Réalisation, au plus tard au T2 2029, d'une analyse d’impact justifiant l'incidence budgétaire des mesures combinées de la réforme fiscale. |
| Coordination budgétaire (nouvelle mesure) | Mettre en œuvre une coordination budgétaire efficace entre les entités fédérales et fédérées | Au plus tard au T4 2025, entrée en vigueur de la législation visant à garantir: (I)une coordination budgétaire efficace entre les entités fédérales et fédérées (II)une redéfinition des tâches et un renforcement des capacités en termes de ressources financières et d’effectifs du Conseil supérieur des finances. Au plus tard au T4 2026, entrée en vigueur de la législation visant à garantir une coordination budgétaire efficace entre les entités fédérales et fédérées en fixant des objectifs budgétaires pluriannuels pour toutes les entités. | Entrée en vigueur et mise en œuvre effective de l’accord de coopération de 2013 adapté afin de garantir une coordination budgétaire efficace entre les entités fédérales et fédérées. Adoption d’un arrêté royal redéfinissant les tâches de la section «Besoins de financement des pouvoirs publics» du Conseil supérieur des finances. |
| Environnement des entreprises et réglementation (nouvelle mesure) | Améliorer l’environnement des entreprises en simplifiant la réglementation et en réduisant la charge administrative | Au plus tard au T4 2025, entrée en vigueur de la législation et adoption de mesures visant à améliorer l’environnement des entreprises: (I)en réduisant la charge administrative des entreprises (II)en simplifiant les procédures pour améliorer l’accès des PME aux marchés publics (III)en établissant un plan spécifiquement axé sur les jeunes pousses afin de réduire les coûts de l’activité économique | Entrée en vigueur de la législation et adoption de mesures visant à améliorer l’environnement des entreprises. Réalisation du plan pour les PME |
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