COMMISSION EUROPÉENNE
Bruxelles, le 14.7.2025
COM(2025) 384 final
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL
sur les progrès réalisés dans la voie de l’interopérabilité du système ferroviaire de l’Union et sur le fonctionnement de l’Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer à cet égard
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL
sur les progrès réalisés dans la voie de l’interopérabilité du système ferroviaire de l’Union et sur le fonctionnement de l’Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer à cet égard
Introduction
L’article 53 de la directive (UE) 2016/797 du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016 relative à l’interopérabilité du système ferroviaire au sein de l’Union européenne impose à la Commission de faire rapport sur les progrès réalisés dans la voie de l’interopérabilité du système ferroviaire de l’Union et sur le fonctionnement de l’Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer (ci-après l’«Agence») à cet égard depuis l’entrée en vigueur de la directive.
Ce premier rapport couvre la période allant du 16 juin 2016 au 30 juin 2024.
En outre, l’article 53, paragraphe 1, dispose que le rapport comportera également une évaluation de la mise en place et de l’utilisation des registres visés au chapitre VII — à savoir le registre européen des véhicules (REV), le registre européen des types de véhicules autorisés (RETVA) et le registre de l’infrastructure (RINF) — ainsi qu’une analyse des cas prévus à l’article 7 [c’est-à-dire les cas de non-application des spécifications techniques d’interopérabilité (STI) impliquant des projets individuels].
Enfin, il charge la Commission de procéder à une analyse de l’application du chapitre V, c’est-à-dire des décisions des entités délivrant l’autorisation, de l’Agence et/ou des autorités nationales de sécurité (ANS) concernant la mise sur le marché de véhicules ferroviaires et la mise en service d’installations ferroviaires fixes, ainsi que l’approbation par l’Agence des projets relatifs aux équipements au sol du système européen de gestion du trafic ferroviaire (ERTMS). En particulier, les évaluations se concentrent sur le fonctionnement des accords de coopération conclus entre l’Agence et les ANS afin de faciliter la prise de décisions conjointes.
Les informations détaillées concernant les activités de l’Agence et les progrès réalisés en matière de sécurité et d’interopérabilité ferroviaires sont couvertes par les rapports sur la sécurité et l’interopérabilité, que l’Agence doit publier tous les deux ans en vertu de l’article 35, paragraphe 4, du règlement (UE) 2016/796 du Parlement européen et du Conseil du 11 mai 2016 relatif à l’Agence de l’Union européenne pour les chemins de fer et abrogeant le règlement (CE) nº 881/2004.
Le présent rapport vise à éviter les doubles emplois en ce qui concerne l’évaluation et les rapports requis au titre de l’article 82 du règlement (UE) 2016/796, dans lesquels la Commission évaluera le fonctionnement de l’Agence et du double système en vertu duquel les ANS et l’Agence délivrent les autorisations, certifications et approbations.
Les États membres ont transposé la directive (UE) 2016/797 en trois phases. Conformément à l’article 57, paragraphe 1, de la directive, les mesures visant à se conformer aux obligations visées audit article auraient dû être adoptées au plus tard le 16 juin 2019. Toutefois, l’article 57, paragraphe 2, offrait aux États membres la possibilité, après notification à la Commission et à l’Agence, de prolonger ce délai jusqu’au 16 juin 2020. Dans le cadre des mesures d’urgence prises pour faire face à la pandémie de COVID-19, un délai de transposition supplémentaire a été fixé au 31 octobre 2020. La Commission a vérifié que les notifications des États membres étaient complètes quant à la manière dont ils avaient transposé la directive (UE) 2016/797. Sur la base des résultats des contrôles d’exhaustivité, 13 procédures d’infraction pour non-communication ont été ouvertes. Après que la notification de textes juridiques supplémentaires par la plupart des États membres, la Commission a clôturé 12 des 13 procédures en mai 2025.
Les contrôles de conformité relatifs à la transposition de la directive (UE) 2016/797 ont été effectués pour six États membres, ils étaient assortis de questionnaires EU Pilot dont les réponses sont en cours d’évaluation par la Commission. Des contrôles de conformité concernant la législation sont en cours dans les autres États membres, en vue d’évaluer la conformité et la nécessité d’ouvrir des questionnaires EU Pilot ou des procédures d’infraction.
Par le biais d’autres axes de travail, à la fin de la période transitoire (31 octobre 2020), la Commission avait procédé à des consultations approfondies avec les parties prenantes concernées aux fins de ce premier rapport.
1.Suppression des règles nationales
En juin 2024, l’Agence a calculé qu’il existait encore 796 règles nationales applicables dans les États membres en vertu de l’article 14 de la directive (UE) 2016/797, c’est-à-dire celles relatives à l’autorisation des véhicules et aux installations fixes (auparavant dénommées collectivement règles techniques nationales) dans les États membres de l’UE, contre 13 459 en janvier 2016. Les progrès accomplis depuis 2016 en vue de la suppression des règles nationales relatives à l’autorisation des véhicules sont indiqués au Figure 1 , les progrès réalisés depuis 2020 étant indiqués au Figure 2 . Il convient de noter que le processus de toilettage des règles nationales n’en est qu’à ses débuts. Cela signifie que, pour certains pays, l’Agence continue d’évaluer une première série de règles notifiées au titre de l’article 14, paragraphe 1, point a), de la directive (UE) 2016/797.
Les règles nationales de sécurité — celles prises en considération lorsque l’Agence délivre des certificats de sécurité uniques — sont notifiées à la Commission et à l’Agence en vertu de l’article 8 de la directive (UE) 2016/798 et ne relèvent donc pas du champ d’application du présent rapport sur l’interopérabilité.

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