COMMISSION EUROPÉENNE
Bruxelles, le 19.9.2025
COM(2025) 508 final
RAPPORT DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN ET AU CONSEIL
SUR LA MISE EN ŒUVRE ET LE FONCTIONNEMENT EFFICACE DE LA DIRECTIVE 2012/18/EU CONCERNANT LA MAÎTRISE DES DANGERS LIÉS AUX ACCIDENTS MAJEURS IMPLIQUANT DES SUBSTANCES DANGEREUSES POUR LA PÉRIODE 2019-2022
TABLE DES MATIÈRES
Introduction
1.Résumé des rapports des États membres
1.1.Statistiques des établissements
1.1.1.Nombre d’établissements
1.1.2.Plans d’urgence externes
1.1.3.Information du public
1.1.4.Inspections
1.1.5.Interdiction d’exploitation, sanctions et autres instruments coercitifs
1.2.Statistiques sur les accidents majeurs
2Marche à suivre pour améliorer la prévention des accidents industriels
3Conclusion
Introduction
Les accidents majeurs impliquant des substances dangereuses représentent une menace importante pour l’homme et pour l’environnement; ils entraînent souvent des pertes économiques substantielles et s’opposent à une croissance durable.
Dans ce contexte, la directive 2012/18/UE concernant la maîtrise des dangers liés aux accidents majeurs impliquant des substances dangereuses (dite «directive Seveso III») fixe le cadre applicable pour l’établissement de mesures de gestion des risques visant à prévenir les accidents majeurs impliquant des substances dangereuses et à garantir une préparation, une prévention et une réaction appropriées au cas où un tel accident viendrait néanmoins à se produire.
Cette directive, que les États membres ont dû transposer dans leur législation nationale avant le 1er juin 2015, couvre les établissements dans lesquels peuvent se trouver des substances dangereuses (par exemple au cours d’opérations de traitement ou de stockage) dans des quantités dépassant certains seuils. En fonction du nombre de substances dangereuses présentes ou susceptibles d’être présentes, les établissements sont soit des établissements seuil bas, soit des établissements seuil haut, cette dernière catégorie étant soumise à des exigences plus strictes.
La directive Seveso III constitue donc pour l’UE, fortement industrialisée, un instrument essentiel qui la guidera sur la voie d’une pollution zéro due aux accidents industriels, un engagement énoncé dans le pacte vert pour l’Europe et dans le plan d’action «zéro pollution» . Les États membres sont tenus de présenter à la Commission un rapport quadriennal sur la mise en œuvre de la directive Seveso III, conformément à l’article 21, paragraphe 2, de ladite directive. Le présent rapport résume les contributions des États membres pour la période 2019-2022, conformément à l’article 29, afin de fournir des informations au Parlement européen et au Conseil sur l’état actuel de la mise en œuvre de la directive Seveso III.
Il fait suite à un premier rapport, publié en 2021, qui couvrait la période 2015-2018.
Le présent rapport comprend deux parties:
-la première partie récapitule les informations fournies par les États membres sur la mise en œuvre de la directive Seveso III. La section 1.1 présente des informations issues des rapports soumis par les États membres conformément à la décision d’exécution 2014/896/UE de la Commission, qui se concentre sur les zones problématiques recensées antérieurement, complétées par des données sur les établissements Seveso extraites de la base de données système électronique de recherche d’informations sur les installations Seveso (eSPIRS). L’objectif de ce récapitulatif est d’évaluer le niveau de mise en œuvre de la directive et de repérer les lacunes qu’il conviendra de combler. La section 1.2 complète la section précédente avec des données relatives aux accidents découlant d’une analyse de la base de données des accidents majeurs (eMARS), gérée par le Bureau des risques d’accidents majeurs (BRAM) du Centre commun de recherche de la Commission européenne;
-la seconde partie décrit les actions que la Commission mettra en place en vue de collaborer avec les États membres pour améliorer davantage la prévention des accidents industriels et la préparation à cet égard, notamment en comblant les lacunes dans la mise en œuvre.
Comme dans le cas des évaluations précédentes, les conclusions du présent rapport se fondent principalement sur les informations contenues dans les rapports soumis par les États membres et sur leur analyse détaillée, ainsi que sur d’autres données pertinentes extraites des bases de données eSPIRS et eMARS.
Les rapports des 27 États membres couvrant les périodes de référence 2019-2022 et les périodes de référence précédentes sont accessibles au public.
1.Résumé des rapports des États membres
Les 27 États membres ont tous soumis leur rapport quadriennal à la Commission européenne pour la période 2019-2022.
1.1.Statistiques des établissements
1.1.1.Nombre d’établissements
Au total, en 2022, 11 059 établissements relevaient du champ d’application de la directive Seveso III dans l’EU-27 (voir figure 1). Ce chiffre révèle une augmentation de 168 établissements par rapport à la période de référence précédente, 10 836 établissements ayant été déclarés dans les 27 mêmes États membres en 2018. Au cours de la période de référence, les États membres où se trouvait la majeure partie des établissements Seveso étaient l’Allemagne (34 %), la France (11 %), l’Italie (9 %), l’Espagne (8 %) et la Pologne (4 %).
Les proportions d’établissements seuil hautet d’établissements seuil bas étaient constantes au cours de la période de référence et depuis la période de référence précédente, avec 43 % en moyenne d’établissements seuil haut et 57 % d’établissements seuil bas.
Figure 1: Nombre d’établissements Seveso en 2022

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