COMMISSION EUROPÉENNE
Bruxelles, le 2.7.2025
COM(2025) 525 final
COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL, AU COMITÉ ÉCONOMIQUE ET SOCIAL EUROPÉEN ET AU COMITÉ DES RÉGIONS
Choisir l’Europe pour les sciences du vivant
Une stratégie visant à faire de l’Union européenne le lieu le plus attrayant au monde
pour les sciences du vivant d’ici à 2030
Choisir l’Europe pour les sciences du vivant
Une stratégie visant à faire de l’Union européenne le lieu le plus attrayant au monde pour
les sciences du vivant d’ici à 2030
1.La perspective des sciences du vivant en Europe: une vision stratégique pour un leadership mondial
Introduction
L’Union européenne a pour ambition de devenir le pôle d’excellence des sciences du vivant d’ici à 2030, en offrant un écosystème où l’innovation prospère et où des avancées dans les domaines de la santé, de l’alimentation et de la durabilité améliorent la qualité de vie.
Les sciences du vivant sont au cœur de la capacité de l’Europe à améliorer les conditions de vie, à développer une économie compétitive et à protéger la planète. Des traitements médicaux révolutionnaires à l’agriculture durable, en passant par des solutions intelligentes pour le climat, elles stimulent les innovations qui façonneront un avenir plus sain, plus sûr et plus prospère pour tous les Européens. Cette stratégie présente une ambition audacieuse mais concrète: faire de l’UE un acteur mondial de premier plan dans le domaine des sciences du vivant, en transformant la recherche de pointe en solutions réelles qui renforcent la santé publique, en encourageant le déploiement de technologies propres ainsi qu’en soutenant et en renforçant les nouvelles industries et des emplois de qualité en Europe.
L’excellence de l’Europe dans les domaines de la santé, des biotechnologies, de l’agriculture, de l’alimentation et des sciences de l’environnement doit être davantage soutenue par des investissements ciblés et une meilleure coordination entre les secteurs, les régions et les disciplines scientifiques. Les avantages concrets peuvent être multiples: l’accélération des innovations médicales, la prévention et le traitement des maladies, la personnalisation des soins et le renforcement des systèmes de santé; un soutien en faveur de systèmes alimentaires compétitifs, durables et résilients et de bio-industries qui protègent la nature et réduisent les incidences sur l’environnement, ainsi que des nouvelles biotechnologies qui alimentent la croissance dans des domaines tels que la bioproduction et les matériaux avancés. Tous ces éléments contribueront directement à la résilience stratégique en garantissant l’accès aux connaissances, outils et technologies critiques fabriqués en Europe.
Pour les citoyens, cela se traduira par une meilleure santé à tout âge, un choix plus large de denrées alimentaires sûres, des environnements plus propres et plus résilients, ainsi que des économies fortes et parées pour l’avenir. Les entreprises bénéficieront d’écosystèmes d’innovation dynamiques et de voies prévisibles pour développer des solutions. Outre le maintien de la compétitivité, il s’agit également d’un investissement stratégique en matière d’équité intergénérationnelle, l’objectif étant que l’Europe joue un rôle de premier plan, afin que l’innovation soit au service des citoyens et de la planète, tant aujourd’hui que pour les générations à venir.
Que sont les sciences du vivant?
Les sciences du vivant étudient les systèmes vivants, qu’il s’agisse des êtres humains, des animaux, des plantes, des micro-organismes ou des écosystèmes et leur interconnexion, par plusieurs disciplines souvent indissociables. Les progrès réalisés dans la compréhension des mécanismes de la vie ont ouvert de nouveaux horizons et de nouvelles possibilités d’utiliser les applications biologiques dans plusieurs secteurs (tels que la santé, l’alimentation ou l’agriculture — voir ci-dessous). Le pouvoir d’innovation des sciences du vivant consiste à exploiter les technologies de pointe, y compris les biotechnologies, la numérisation et l’intelligence artificielle (IA). La biotechnologie, outil essentiel pour faire progresser les connaissances en sciences du vivant, est également considérée comme un secteur en soi, couvrant de nombreux domaines d’application allant de l’alimentation et de la santé aux processus industriels et aux cosmétiques.
De récents rapports de haut niveau (Letta, Draghi, Heitor, Niinistö) ont formulé des recommandations pour que l’UE renforce son marché unique, sa compétitivité et sa préparation aux crises. Les sciences du vivant et leurs applications recèlent un grand potentiel pour mettre ces recommandations en pratique et façonner l’avenir de l’Europe.
Les orientations politiques de la présidente Ursula von der Leyen ont souligné que la stratégie européenne pour les sciences du vivant constituait une priorité pour la Commission 2024-2029. Depuis lors, la Commission a publié la boussole pour la compétitivité, soulignant le potentiel des sciences du vivant pour stimuler la compétitivité dans de nombreux secteurs, ainsi que leur rôle dans la stimulation de l’innovation dans le domaine des biotechnologies.
Contexte
Les secteurs européens des sciences du vivant employaient environ 29 millions de personnes au total en 2022. Ils ont généré 1,5 billion d’euros de valeur ajoutée, ce qui correspond à 13,6 % de l’emploi total dans l’UE et à 9,4 % du PIB de l’UE (voir graphique 1). Au cours de la dernière décennie, les secteurs des sciences du vivant de l’UE ont généré une croissance annuelle constante de 4 à 7 % de leur valeur ajoutée.