Proposition législative52025PC0155

COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN conformément à l’article 294, paragraphe 6, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne concernant la position du Conseil sur l’adoption d’un règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE) 2016/1011 en ce qui concerne le champ d'application des règles applicables aux indices de référence, l'utilisation dans l'Union d'indices de référence fournis par un administrateur situé dans un pays tiers et certaines obligations d'information

CELEX52025PC0155
TypeProposition législative
Datevendredi 28 mars 2025

Résumé IA

Cette communication de la Commission au Parlement européen présente la position du Conseil sur la modification du règlement (UE) 2016/1011 concernant les indices de référence (Benchmark Regulation). Le texte vise à ajuster le champ d'application des règles, à clarifier les conditions d'utilisation dans l'UE des indices fournis par des administrateurs de pays tiers, et à alléger certaines obligations d'information pour les acteurs concernés. Pour un professionnel du droit français, cette proposition simplifie le régime applicable aux indices de référence étrangers et réduit les contraintes déclaratives, tout en maintenant un niveau de surveillance adéquat.

Texte intégral

Bruxelles, le 28.3.2025

COM(2025) 155 final

2023/0379(COD)

COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN

conformément à l’article 294, paragraphe 6, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne

concernant la

position du Conseil sur l’adoption d’un règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE) 2016/1011 en ce qui concerne le champ d'application des règles applicables aux indices de référence, l'utilisation dans l'Union d'indices de référence fournis par un administrateur situé dans un pays tiers et certaines obligations d'information


2023/0379 (COD)

COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN

conformément à l’article 294, paragraphe 6, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne


concernant la

position du Conseil sur l’adoption d’un règlement du Parlement européen et du Conseil modifiant le règlement (UE) 2016/1011 en ce qui concerne le champ d'application des règles applicables aux indices de référence, l'utilisation dans l'Union d'indices de référence fournis par un administrateur situé dans un pays tiers et certaines obligations d'information

1.Contexte

Date de la transmission de la proposition au Parlement européen et au Conseil
[document COM(2023) 660 final – 2023/0379 COD]:

17 octobre 2023

Date de l’avis du Comité économique et social européen:

14 février 2024

Date de la position du Parlement européen en première lecture:

22 avril 2024

Date de transmission de la proposition modifiée:

s.o.

Date de l’adoption de la position du Conseil:

24 mars 2025

2.Objet de la proposition de la Commission

La proposition de la Commission poursuit deux objectifs: i) réduire la charge réglementaire et administrative pesant sur les entreprises et les investisseurs de l’UE en recentrant le champ d’application du règlement (UE) 2016/1011 sur les indices de référence ayant la plus forte incidence économique; et ii) faire en sorte que les utilisateurs d’indices de référence de l’UE continuent d’avoir accès à l’ensemble le plus large possible d’indices de référence, y compris les indices de référence de pays tiers.

3.Commentaires sur la position du Conseil

La position du Conseil adoptée en première lecture rend pleinement compte de l’accord politique intervenu entre le Parlement européen et le Conseil le 12 décembre 2024. La Commission soutient cet accord, dont les principaux points sont exposés ci-après.

Indices de référence d'importance significative: Les colégislateurs sont convenus d’introduire certaines modifications concernant les indices de référence d’importance significative par rapport à la proposition de la Commission. Outre le seuil de 50 milliards d’EUR, des critères qualitatifs ont été introduits pour déterminer les indices de référence d’importance significative. Le calcul du seuil de 50 milliards d'EUR tient désormais compte de l'éventail des variantes en termes de maturités ou de durées, de monnaies et de calcul du rendement. Ces ajouts visent à fournir une évaluation plus complète de l'importance d'un indice de référence en tenant compte de ses diverses applications et de l'incidence potentielle de sa cessation ou de son manque de fiabilité. Par ailleurs, le projet d'accord confère à la Commission le pouvoir d’adopter un acte délégué afin de préciser la méthode de calcul du seuil de 50 milliards d'EUR et de fixer des critères clairs pour évaluer l'utilisation des indices de référence. En outre, la Commission est tenue d'examiner l'adéquation de ce seuil dans un délai de trois ans et de rendre compte de ses conclusions au Parlement européen et au Conseil.

Utilisation des indices de référence: La position du Conseil en première lecture introduit un mécanisme spécifique autorisant la poursuite de l'utilisation d’un indice de référence à la suite de la publication d’une communication au public qui interdirait normalement son utilisation. L'Autorité européenne des marchés financiers (AEMF) ou l'autorité compétente peut autoriser l'utilisation d'un tel indice de référence pour une période de six à vingt-quatre mois après la publication de la communication au public. Cette modification est destinée à éviter des perturbations graves du marché en assurant une transition progressive. L'évaluation, par l'AEMF ou l'autorité compétente, d’une éventuelle extension repose sur des critères spécifiques introduits par le règlement modificatif, afin de veiller à ce que toute prolongation soit justifiée et limitée aux cas où elle est véritablement nécessaire.

Indices de référence de matières premières: Les colégislateurs sont convenus d'apporter des modifications au traitement réglementaire des indices de référence de matières premières afin de mieux tenir compte de leurs caractéristiques spécifiques et de garantir une charge réglementaire proportionnée. Les indices de référence de matières premières qui reposent sur des contributions d’entités non surveillées seront soumis aux règles du règlement (UE) 2016/1011 dès que la valeur notionnelle moyenne totale des instruments financiers renvoyant à l’indice de référence dépassera 200 millions d’EUR sur douze mois. Néanmoins, les indices de référence de matières premières fondés sur des données réglementées ou des contributeurs surveillés restent soumis au seuil de 50 milliards d’EUR prévu au titre des règles générales applicables aux indices de référence financiers.

Indices de référence de taux de change au comptant: La position du Conseil en première lecture introduit certaines modifications en ce qui concerne l'exemption des indices de référence de taux de change au comptant. Les colégislateurs sont convenus de maintenir cette exemption, qui a été supprimée par la proposition de la Commission, pour garantir que les utilisateurs d'indices de référence dans l'UE aient accès à des instruments de couverture lorsque des contrôles des changes s'appliquent. La Commission est désormais habilitée à désigner, au moyen d'actes d'exécution, certains indices de référence de taux de change comme étant exemptés, ce qui permet d'assurer une flexibilité compte tenu de l'évolution des contrôles des changes au fil du temps.

Régime de participation volontaire: Les colégislateurs sont convenus d'autoriser les administrateurs qui seraient exclus du champ d'application du règlement à choisir d'appliquer à titre volontaire les règles («opt-in») sous certaines conditions. Une autorité compétente peut désigner un indice de référence comme étant d’importance significative si: i) l’administrateur soumet une demande écrite indiquant clairement les motifs de la demande de désignation; et ii) l'indice de référence est utilisé dans une combinaison d'indices de référence dans l'UE comme référence pour des instruments financiers, des contrats financiers ou des fonds d'investissement d'une valeur moyenne totale d'au moins 20 milliards d'EUR. Cela permet de garantir que les administrateurs qui souhaitent conserver leur statut réglementaire et fournir des indices de référence dans un cadre surveillé puissent le faire, pour autant qu'ils remplissent les critères relatifs à la participation volontaire.

Indices de référence liés aux allégations environnementales, sociales et de gouvernance (ESG): Les colégislateurs sont convenus d'introduire l'obligation, pour les administrateurs des indices de référence «transition climatique» de l'Union et des indices de référence «accord de Paris» de l'Union, de disposer d'un enregistrement, d'un agrément, d'une reconnaissance ou d'un aval, ce qui permet d'assurer une surveillance réglementaire et d'éviter les allégations ESG trompeuses. Le projet d’accord prévoit également l’obligation, pour les administrateurs qui font l’objet d’une surveillance au titre du règlement (UE) 2016/1011 pour au moins un de leurs indices de référence, de publier des informations ESG pour tous leurs indices de référence qui poursuivent des objectifs ESG. Par ailleurs, les colégislateurs ont ajouté une obligation pour la Commission d’évaluer, au plus tard le 30 juin 2029, le caractère approprié des obligations actuelles en matière de publication d'informations ESG et leur alignement sur d'autres réglementations en matière de durabilité. Cette approche prospective permet de veiller à ce que les publications d'informations ESG restent pertinentes et efficaces.

Surveillance des administrateurs d'indices de référence de pays tiers dans l'UE: Les colégislateurs sont convenus d’étendre les pouvoirs de surveillance de l’AEMF sur les administrateurs d’indices de référence de pays tiers actifs dans l’UE. Les administrateurs d'indices de référence de pays tiers qui accèdent au marché de l'UE dans le cadre du régime de reconnaissance sont déjà surveillés par l'AEMF. L'alignement de la surveillance de l'AEMF en matière de régimes d'aval et de reconnaissance permet de mettre tous les indices de référence de pays tiers utilisés dans l’UE sur un pied d'égalité. En outre, l'AEMF devient la seule autorité de surveillance de ces administrateurs, ce qui améliore la coopération transfrontière, l'efficacité réglementaire et la simplification. Les nouvelles tâches confiées à l’AEMF pour la surveillance des entités donnant leur aval n’entraîneraient pas un besoin de personnel et de ressources financières supplémentaires pour l’AEMF (ces nouvelles tâches devraient être compensées par une réduction des tâches existantes et par les frais payés par les entités nouvellement surveillées).

4.Conclusion

La Commission approuve l’issue des négociations interinstitutionnelles et peut donc accepter la position adoptée par le Conseil en première lecture.

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