COMMISSION EUROPÉENNE
Bruxelles, le 30.9.2025
COM(2025) 626 final
2023/0055(COD)
COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN
conformément à l’article 294, paragraphe 6, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne
concernant la
position du Conseil sur l’adoption d’une directive du Parlement européen et du Conseil relative à certaines déchéances du droit de conduire
(Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE)
2023/0055 (COD)
COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN
conformément à l’article 294, paragraphe 6, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne
concernant la
position du Conseil sur l’adoption d’une directive du Parlement européen et du Conseil relative à certaines déchéances du droit de conduire
(Texte présentant de l’intérêt pour l’EEE)
1.Contexte
| Date de transmission de la proposition au Parlement européen et au Conseil (document COM(2023) 128 final – 2023/0055 COD): | 1er mars 2023. |
| Date de l’avis du Comité économique et social européen: | 14 juin 2023. |
| Date de la position du Parlement européen en première lecture: | 6 février 2024. |
| Date de transmission de la proposition modifiée: | s.o. |
| Date de l’adoption de la position du Conseil: | 29 septembre 2025. |
2.Objet de la proposition de la Commission
La proposition de la Commission vise à améliorer la sécurité routière en s’attaquant à l’impunité relative dont bénéficient les conducteurs non résidents qui commettent des infractions routières graves. Elle introduit un système permettant de rendre effectives dans l’ensemble de l’Union certaines décisions de déchéance du droit de conduire résultant d’infractions graves, quel que soit l’État membre où elles ont été commises.
3.Observations sur la position du Conseil
La position du Conseil adoptée en première lecture reflète pleinement l’accord politique auquel sont parvenus le Parlement européen et le Conseil le 25 mars 2025. La Commission accepte l’accord global. Les principaux points de cet accord sont les suivants:
·Bien que la Commission ait proposé une directive autonome sur l’effet, à l’échelle de l’Union, de certaines décisions de déchéance du droit de conduire, ses dispositions seront intégrées dans la directive révisée sur le permis de conduire. En outre, la notion de déchéance «à l’échelle de l’Union» est remplacée par un mécanisme qui, dans la pratique, repose sur le principe de reconnaissance mutuelle. Ces modifications devraient produire les mêmes effets que la proposition initiale de la Commission.
·Les infractions prises en considération sont celles de la proposition de la Commission, qui couvre les décisions de déchéance du droit de conduire résultant des infractions routières les plus graves, telles que l’excès de vitesse, la conduite sous l’influence de l’alcool ou de stupéfiants, entraînant la mort ou des dommages corporels graves à la suite d’une infraction routière. Un nouveau considérant précisera que les décisions de déchéance du droit de conduire imposées en raison de l’accumulation de points de pénalité ou d’un retrait de points ne sont pas couvertes par la directive.
·Seules les déchéances d’une durée supérieure à trois mois relèveront du champ d’application de la directive.
·Ainsi que la Commission l’a proposé, l’État membre qui a délivré le permis de conduire peut décider de ne pas mettre en œuvre une décision de déchéance du droit de conduire lorsque celle-ci est uniquement fondée sur une infraction d’excès de vitesse où la limite de vitesse a été dépassée de moins de 50 km/h.
·Lorsqu’elles exécutent les étapes de la procédure en application de la directive, les autorités des États membres devraient agir «sans délai» ou «sans retard injustifié», mais ne sont pas tenues de respecter des délais stricts. La seule exception est que l’État membre qui a délivré le permis de conduire devrait, «dans la mesure du possible», informer l’auteur de l’infraction dans un délai de 20 jours ouvrables à compter de la réception de la notification de déchéance de la part de l’État membre dans lequel l’infraction a été commise.
·L’État membre qui a délivré le permis de conduire peut appliquer des mesures supplémentaires en faveur de la sécurité routière allant au-delà de celles prévues dans la déchéance.
·Cinq ans après l’entrée en vigueur de la directive, et tous les cinq ans par la suite, la Commission examine la possibilité d’étendre son application aux décisions de déchéance du droit de conduire résultant d’infractions routières supplémentaires, ainsi que les possibilités d’améliorer encore le réseau des permis de conduire de l’Union en vue de réduire la charge administrative et d’optimiser le processus de notification.
4.Conclusion
La Commission accepte l’issue des négociations interinstitutionnelles et peut donc accepter la position adoptée par le Conseil en première lecture.