COMMISSION EUROPÉENNE
Strasbourg, le 8.7.2025
SWD(2025) 916 final
DOCUMENT DE TRAVAIL DES SERVICES DE LA COMMISSION
Rapport 2025 sur l’état de droit
Chapitre consacré à la situation de l’état de droit au Luxembourg
accompagnant le document
Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil, au Comité économique et social européen et au Comité des Régions
Rapport 2025 sur l’état de droit
La situation de l’état de droit dans l’Union européenne
{COM(2025) 900 final} - {SWD(2025) 901 final} - {SWD(2025) 902 final} - {SWD(2025) 903 final} - {SWD(2025) 904 final} - {SWD(2025) 905 final} - {SWD(2025) 906 final} - {SWD(2025) 907 final} - {SWD(2025) 908 final} - {SWD(2025) 909 final} - {SWD(2025) 910 final} - {SWD(2025) 911 final} - {SWD(2025) 912 final} - {SWD(2025) 913 final} - {SWD(2025) 914 final} - {SWD(2025) 915 final} - {SWD(2025) 917 final} - {SWD(2025) 918 final} - {SWD(2025) 919 final} - {SWD(2025) 920 final} - {SWD(2025) 921 final} - {SWD(2025) 922 final} - {SWD(2025) 923 final} - {SWD(2025) 924 final} - {SWD(2025) 925 final} - {SWD(2025) 926 final} - {SWD(2025) 927 final} - {SWD(2025) 928 final} - {SWD(2025) 929 final} - {SWD(2025) 930 final} - {SWD(2025) 931 final}
Résumé
Le niveau de perception de l’indépendance de la justice au Luxembourg continue d’être très élevé auprès du grand public et élevé auprès des entreprises. Le Conseil national de la justice est pleinement opérationnel et fonctionne bien. Certaines avancées ont été observées dans l’entreprise de numérisation du système judiciaire, les efforts se concentrant actuellement sur la mise en œuvre de solutions numériques qui permettront aux juridictions d’échanger avec les parties et leurs conseils ou représentants légaux. La réforme du système de justice pénale en ce qui concerne les mineurs, lancée en 2024, en est toujours au même point. Une campagne de recrutement à grande échelle est en cours dans le système judiciaire afin de surmonter les difficultés à recruter et à pourvoir les postes vacants. Les juridictions demeurent efficientes et le taux de variation reste stable.
Les experts, les citoyens et les dirigeants d’entreprises perçoivent le Luxembourg comme étant l’un des pays les moins corrompus de l’Union européenne et du monde. Le comité de prévention de la corruption continue de s’acquitter des obligations qui lui incombent au titre de la convention sur la lutte contre la corruption et se penche actuellement sur l’élaboration d’un plan de lutte contre la corruption. Le gouvernement et le comité de prévention de la corruption se penchent actuellement sur les facteurs qui pourraient expliquer pourquoi le nombre d’affaires de corruption signalées et d’enquêtes ouvertes a considérablement diminué l’année passée. Il est prévu de recruter du personnel supplémentaire dans les services de police et les parquets qui enquêtent sur la criminalité économique et financière, même s’il est toujours difficile d’attirer de bons candidats. Des informations plus détaillées sur le lobbying seront publiées à la suite de l’adoption d’une modification, et des efforts supplémentaires seront déployés en vue d’une transparence accrue des interactions entre députés et lobbyistes. De nouveaux amendements destinés à instaurer des codes de conduite pour les élus et les fonctionnaires au niveau municipal sont examinés par le gouvernement. Le comité de déontologie s’est vu conférer des pouvoirs d’enquête supplémentaires. L’Office des signalements, créé en 2023, prévoit de publier son premier rapport d’activité. Les affaires de corruption dans le domaine des marchés publics font l’objet d’enquêtes et de poursuites efficaces.
Le processus de révision du cadre réglementaire applicable aux médias électroniques, ainsi que des compétences de l’Autorité luxembourgeoise indépendante de l’audiovisuel (ALIA), a été lancé. Le Conseil de Presse a adopté un nouveau code de déontologie et le gouvernement a annoncé une augmentation de la subvention publique qui lui est allouée. Un conseil des auditeurs a été créé pour l’organisme public de radiodiffusion Radio 100,7, et une réflexion est en cours afin d’élargir la gamme de ses contenus. Le gouvernement a présenté un projet de loi portant réforme du cadre juridique en matière de divulgation de documents officiels alors que les parties prenantes demandent davantage de clarté sur l’applicabilité et les délais. Le gouvernement s’est engagé à renforcer la protection des journalistes contre les actes de violence physique et d’intimidation, dans le but de garantir un environnement sûr et favorable à la liberté d’expression et au débat démocratique.
Les consultations des parties prenantes semblent bien fonctionner dans la pratique. La réforme visant à renforcer l’indépendance de la Commission consultative des droits de l’homme (CCDH) se poursuit. L’espace civique est ouvert et présente une grande diversité.
Recommandations
Dans l’ensemble, en ce qui concerne les recommandations figurant dans le rapport 2024 sur l’état de droit, le Luxembourg:
·a accompli certains progrès pour ce qui est du renforcement des efforts déployés afin de parvenir à une numérisation complète des procédures civiles, pénales et administratives;
·a accompli des progrès substantiels pour ce qui est de l’intensification des efforts visant à augmenter la quantité d’informations contenues dans le registre de transparence, y compris en couvrant toutes les informations prévues dans le règlement du Parlement;
·a accompli certains progrès pour ce qui est de faire avancer la réforme du cadre juridique en matière de divulgation de documents officiels, en tenant compte des normes européennes sur l’accès aux documents officiels;
·a pleinement mis en œuvre la recommandation visant à améliorer le processus décisionnel législatif, notamment au niveau du Parlement, en renforçant la transparence et la participation des parties prenantes aux consultations publiques.
Sur cette base, et eu égard aux autres évolutions intervenues au cours de la période de référence, il est recommandé au Luxembourg de prendre les mesures suivantes:
·intensifier les efforts déployés afin de parvenir à une numérisation complète des procédures civiles, pénales et administratives;
·achever la réforme du cadre juridique en matière de divulgation de documents officiels, en tenant compte des normes européennes sur l’accès aux documents officiels.
I.Système de justice
Indépendance
Le niveau de perception de l’indépendance de la justice au Luxembourg continue d’être très élevé auprès du grand public et élevé auprès des entreprises. Au total, 77 % du grand public et 74 % des entreprises ont une perception «plutôt satisfaisante» ou «très satisfaisante» du degré d’indépendance des juridictions et des juges en 2025 . La perception qu’a le grand public de l’indépendance de la justice reste au même niveau qu’en 2024 (77 %) et en 2021 (77 %). Auprès des entreprises, le niveau de perception de l’indépendance de la justice reste au même niveau qu’en 2024 (74 %) et a augmenté par rapport à 2021 (71 %).
Le Conseil national de la justice est pleinement opérationnel et fonctionne efficacement. Comme indiqué en 2023 et 2024 , le Conseil national de la justice a été créé en 2023 en tant que principale institution responsable de la nomination, de l’évaluation, de la promotion des magistrats et des procédures disciplinaires les concernant. Il est désormais pleinement opérationnel et fonctionne conformément aux normes européennes, après une période initiale de mise en place. Le Conseil lui-même et les parties prenantes extérieures considèrent ses travaux d'un bon œil . Le Conseil participe activement aux discussions sur les critères de recrutement et d’admissibilité dans le système judiciaire . Conformément à son mandat, il est chargé des affaires disciplinaires à l’encontre de juges, qui ont également donné lieu à des décisions des juridictions administratives . Alors que le Conseil publie ses recommandations et ses avis sur son site internet, les membres du pouvoir judiciaire ont demandé à avoir accès à des informations plus systématiques sur le processus décisionnel interne du Conseil et sur ses décisions, notamment aux procès-verbaux, soit dans leur intégralité, soit sous forme abrégée .
Qualité
Certains progrès ont été accomplis en ce qui concerne la mise en œuvre de la recommandation relative à la numérisation du système judiciaire, les efforts se concentrant actuellement sur l’application de solutions numériques permettant aux juridictions de dialoguer avec les parties et leurs représentants légaux . En ce qui concerne les procédures civiles, un marché public a été attribué en novembre 2024 pour la numérisation des procédures civiles et une version logicielle pour une plateforme destinée aux conseils et représentants légaux est attendue au second semestre de 2025. Pour les non-professionnels, il est prévu que la plateforme «MyGuichet» puisse être utilisée également dans les procédures civiles . Les notaires utiliseront leur propre plateforme, déjà disponible dans le cadre d’un projet pilote, laquelle devrait à terme être utilisée également par les huissiers de justice . En ce qui concerne les affaires pénales, le parquet général a mis en place une direction spécifique pour traiter cette question . Le ministère public étudie également avec les parquets de France et de Belgique la possibilité d’adapter les solutions numériques françaises et belges au Luxembourg, y compris pour les affaires civiles . Dans les juridictions administratives, un nouveau logiciel permettant de numériser les interactions avec les parties et leurs conseils et représentants légaux est également en préparation . En l’état actuel des choses, seules quelques rares solutions numériques permettent aux parties et à leurs conseils et représentants légaux d’engager et de suivre les procédures . Bien que les juridictions administratives aient lancé des projets pilotes concernant les procédures de référé et les affaires d’asile , le dépôt ordinaire de requêtes et de mémoires, ainsi que l’échange entre les juridictions et les parties, en particulier dans les procédures civiles, se font toujours par courrier postal ou par télécopie . Dans certaines affaires, les juges conviennent parfois avec les avocats d’envoyer des copies des décisions ou des notifications de dates d’audience de manière informelle par courrier électronique . De nombreux détails sur les logiciels développés dans le cadre du projet «paperless justice» (justice dématérialisée) dans les procédures tant civiles que pénales et administratives restent à définir . Les projets de loi visant à faire avancer la réforme sont toujours en cours d’examen par le gouvernement ou par les commissions parlementaires . Le système ne devrait pas être opérationnel avant 2026 . Sur cette base, certains progrès ont été accomplis dans la mise en œuvre de la recommandation contenue dans le rapport 2024 sur l’état de droit.
La réforme du système de justice pénale en ce qui concerne les mineurs a encore progressé en 2024 et 2025. Comme indiqué précédemment, trois projets de loi ayant pour objet une réforme en profondeur, conformément aux normes internationales, du rôle et du traitement des mineurs dans les procédures pénales sont en cours de discussion . Ces projets de loi concernent la mise en place d’un système de justice pénale pour les mineurs, la protection des mineurs victimes et témoins dans le cadre de la procédure pénale, ainsi que l’aide et le soutien aux mineurs et la protection de ceux-ci dans d’autres contextes. À la suite d’avis émis sur ces projets par le Conseil d’État en 2023 , des modifications ont été adoptées par le Conseil de gouvernement en mai 2025 et de nouveaux avis du Conseil d’État sont actuellement attendus, tandis que les projets de loi n’ont pas été entérinés . La réforme vise à aligner le cadre juridique luxembourgeois sur les normes internationales relatives au traitement des mineurs par le système judiciaire et à mettre en place un système de justice pénale propre aux mineurs prévoyant des droits et des garanties spécifiques dans l’intérêt de l’enfant . Dans le cadre actuel, les avocats sont mandatés par les tribunaux et désignés par des juges à partir d’une liste. Toutefois, trop peu d’avocats se portent volontaires, et il est par conséquent difficile de trouver une représentation adéquate . Le médiateur à l’enfance et à la jeunesse a émis des réserves quant aux qualifications requises pour figurer sur cette liste, obtenues actuellement à l’issue d’une formation d’une journée, car elles sont insuffisantes au vu du caractère sensible que revêt la représentation des mineurs .
Une campagne de recrutement à grande échelle, destinée à surmonter les difficultés à recruter et à pourvoir les postes vacants, est en cours. Toutes les branches du pouvoir judiciaire font état de difficultés à pourvoir les postes vacants . Ces difficultés sont particulièrement courantes dans les juridictions administratives, notamment dans le domaine du droit d’asile et dans le domaine du droit fiscal . Le récent appel à candidatures pour le poste de l’un des deux procureurs européens délégués du Luxembourg est resté sans réponse . En juillet 2024, le gouvernement a présenté un «programme pluriannuel» visant à recruter 94 nouveaux magistrats et 20 attachés de justice avant 2027, avec en moyenne 15 recrutements par an, ce qui ajouterait au système judiciaire actuel un tiers de nouveaux postes . Les juges se félicitent de cette évolution, mais la jugent ambitieuse compte tenu de certaines difficultés liées à ces recrutements , telles que la nécessité pour les candidats à la fonction de juge de maîtriser les trois langues nationales et d’avoir exercé pendant cinq ans en tant qu’avocats s’ils souhaitent rejoindre le système judiciaire par la voie externe. Par conséquent, les fonctions judiciaires sont assurées, en partie, par des référendaires . Le gouvernement envisage également une future réforme qui pourrait réduire les exigences professionnelles pour les candidats qui rejoignent le système judiciaire par la voie externe .
Efficience
Les juridictions demeurent efficientes, le taux de variation du stock d’affaires pendantes a légèrement diminué mais reste globalement stable. Les juridictions demeurent efficientes, bien que le temps nécessaire pour résoudre une affaire en première instance dans le cadre d’une procédure civile, commerciale ou administrative en 2023 ait, selon les estimations, légèrement augmenté par rapport à 2022 . Le taux de variation du stock d’affaires pendantes reste globalement stable . Par leur durée, les procédures dans les affaires civiles et commerciales contentieuses en première instance étaient parmi les plus efficientes de l’Union en 2022, avec une augmentation par rapport à 2021. Des procédures plus longues ont été observées en deuxième et troisième instances, une augmentation de leur nombre ayant aussi été constatée par rapport à 2021 . En ce qui concerne les affaires administratives, en 2022, leur durée en première instance est restée supérieure à celle des procédures en deuxième instance .
II.Cadre de lutte contre la corruption
Les experts, les dirigeants d’entreprises et les citoyens perçoivent le Luxembourg comme étant l’un des pays les moins corrompus de l’Union européenne et du monde. Dans l’indice de perception de la corruption publié en 2024 par Transparency International, le Luxembourg obtient la note de 81/100 et se classe au 3e rang dans l’Union européenne et au 5e rang mondial . Cette perception est restée relativement stable . L’enquête «Eurobaromètre spécial» de 2025 sur la corruption montre que 52 % des personnes interrogées estiment que la corruption est répandue dans leur pays (moyenne de l’UE: 69 %) et que 10 % des personnes interrogées se sentent personnellement touchées par la corruption dans leur vie quotidienne (moyenne de l’UE: 30 %). En ce qui concerne les entreprises, 40 % d’entre elles estiment que la corruption est répandue (moyenne de l’UE: 63 %) et 35 % estiment que la corruption est un problème dans le monde des affaires (moyenne de l’UE: 35 %). En outre, 35 % des personnes interrogées estiment que le nombre de poursuites ayant abouti à des condamnations est suffisant pour dissuader les personnes de se livrer à des pratiques de corruption (moyenne de l’UE: 36 %), tandis que 61 % des entreprises sont d'avis que les personnes et les entreprises poursuivies pour corruption d’un haut fonctionnaire sont sanctionnées de manière appropriée (moyenne de l’UE: 33 %) .
Le comité de prévention de la corruption (Copreso) continue de s’acquitter des obligations qui lui incombent au titre de la se penche sur l’élaboration d’un plan de lutte contre la corruption. En 2024, le Copreco s’est concentré comme avant sur l’évaluation de la mise en œuvre par le Luxembourg de la convention de l’OCDE sur la lutte contre la corruption. Début 2026, le Copreco présentera des mesures concrètes pour mettre en œuvre les recommandations de l’OCDE . Le gouvernement envisage de proposer une stratégie formelle de lutte contre la corruption, ainsi que d’éventuelles adaptations des modalités de fonctionnement du Copreco .
Le gouvernement et le Copreco se penchent actuellement sur les facteurs qui pourraient expliquer pourquoi le nombre d’affaires de corruption signalées et d’enquêtes ouvertes a diminué de manière significative l’année passée. Le nombre d’affaires de corruption enregistrées par le Parquet a considérablement diminué en 2024, neuf affaires ayant été ouvertes, contre 31 en 2023. Les données pour 2024 montrent que le nombre de condamnations est resté stable . Des poursuites ont été engagées ces dernières années dans une poignée d’affaires de corruption étrangère, alors que des mesures supplémentaires pourraient être prises pour mieux circonscrire les risques dans ce domaine . La police n’a signalé aucune violation de la charte de l’inspection générale de la police reprenant les valeurs de transparence et d’intégrité . S’il n’y a pas eu d’affaires en matière de corruption et d’intégrité au sein du Parlement en 2024 , la Cour des comptes a relevé certaines irrégularités mineures lors de ses audits de 2024 portant sur le financement des partis politiques au cours de l’exercice 2023 . En 2024, le Parquet européen a ouvert des enquêtes sur deux affaires de corruption, ce qui représente 5 % des affaires en cours du Parquet européen concernant le Luxembourg . La coopération globale entre le Parquet européen, la police judiciaire et les parquets nationaux continue de bien fonctionner .
Il est prévu de recruter du personnel supplémentaire dans les services de police et les parquets qui enquêtent sur la criminalité économique et financière, même s’il est toujours difficile d’attirer de bons candidats. Le programme de recrutement à grande échelle dans le système judiciaire prévoit la création de nouveaux postes de magistrats au sein des services qui traitent les affaires de criminalité économique et financière . Par ailleurs, le service responsable de la criminalité économique et financière de la police a également obtenu que lui soient affectés du personnel civil en plus grand nombre pour assister les services pénaux dans leurs tâches, ainsi qu’environ 200 agents de police supplémentaires par an . Quelques-uns de ces postes supplémentaires étaient déjà pourvus , leur nombre n’ayant pas augmenté de manière significative par rapport à 2023 . Certaines difficultés ont été signalées par les parquets dans leurs tentatives de recrutement, notamment pour réussir à attirer et recruter de bons candidats .
Des progrès considérables ont été accomplis en ce qui concerne la recommandation relative aux informations figurant dans le registre de transparence, des efforts supplémentaires étant déployés pour accroître la transparence des interactions entre députés et lobbyistes . En mars 2025, la Conférence des Présidents du Parlement a adopté une évaluation contenant des propositions visant à rendre le registre de transparence plus informatif et à l’aligner sur les normes internationales en matière de transparence . À la suite de cette évaluation, une modification du règlement intérieur du Parlement a été adoptée en juin 2025 . Cette modification prévoit la publication d’informations plus détaillées directement sur le site web du Parlement, compte tenu des normes internationales applicables , dans un délai maximal de six semaines après la séance . Ce nouveau système sera opérationnel à partir du 15 septembre 2025 . S’étant rendu compte du manque de visibilité de la nouvelle mouture du code de conduite, l’administration du Parlement a également proposé une formation sur les règles de déontologie et les obligations du Parlement . À la lumière de la révision, telle qu’adoptée, des dispositions du règlement intérieur relatives au registre de transparence, des progrès substantiels ont été accomplis dans la mise en œuvre de la recommandation figurant dans le rapport 2024 sur l’état de droit.
Les nouveaux amendements à apporter aux projets de lois visant à instaurer des codes de conduite pour les élus et les fonctionnaires au niveau municipal sont à l’étude devant le gouvernement. Le processus d’adoption du projet de loi et du projet de règlement grand-ducal en matière d’éthique et de transparence dans les administrations locales est toujours en cours . Ces projets viseront à refléter les règles et les principes éthiques applicables aux députés, étant donné que ces derniers cumulent souvent leur mandat de député avec un mandat d’élu local. Un registre de transparence spécifique pour les administrations locales, qui s’inspire du registre existant pour les députés, est également envisagé par le gouvernement La consignation des informations dans les deux registres de transparence existants du gouvernement a été simplifiée et accélérée .
Le comité de déontologie s’est vu conférer des pouvoirs d’enquête supplémentaires . Les codes de conduite des membres du gouvernement et de leurs conseillers ont été modifiés pour tenir compte des recommandations adressées au gouvernement par le comité de déontologie en 2024 . En particulier, le comité de déontologie peut désormais auditionner toutes les parties prenantes qu’il juge utile d’entendre dans le cadre de ses évaluations, de soumettre des questions écrites aux membres du gouvernement et à leurs conseillers, et de demander tout document qu’il juge nécessaire à l’exécution de sa mission . Dans son rapport annuel 2024, le comité de déontologie n’a constaté aucune violation des codes de conduite des membres du gouvernement ou de leurs conseillers, aucun conflit d’intérêts ni aucune irrégularité en 2024 en ce qui concerne les réunions du gouvernement .
L’Office des signalements (OSIG), créé en 2023, prévoit de publier son premier rapport d’activité . En ce qui concerne les mécanismes internes de signalement des dysfonctionnements au sein du ministère public, des échanges sont en cours au niveau des parquets d’arrondissement. Deux dossiers ont été ouverts sur la base de signalements de dysfonctionnements en 2024 . Tout en saluant de manière générale la création de l’OSIG, certaines organisations de la société civile regrettent que cet organisme n’ait pas vocation à servir de canal de signalement officiel centralisé .
Les affaires de corruption dans le domaine à haut risque des marchés publics font l’objet d’enquêtes et de poursuites efficaces. Le rapport Eurobaromètre Flash sur l’attitude des entreprises à l’égard de la corruption dans l’UE indique que 18 % des entreprises au Luxembourg (25 % en moyenne dans l’UE) considèrent que la corruption les a empêchées en pratique de remporter un appel d’offres ou un marché public au cours des trois dernières années . 77 % des entreprises estiment que le niveau d’indépendance de l’instance de contrôle des marchés publics (tribunal administratif) est très satisfaisant ou plutôt satisfaisant . Le tableau d’affichage du marché unique et de la compétitivité sur l’accès aux marchés publics au Luxembourg fait état de 27 % d’offres individuelles pour 2023 (moyenne de l’UE: 29 %). Les affaires de corruption dans le domaine des marchés publics ont continué d’être signalées et les personnes mises en cause poursuivies, un domaine qui, à l’instar du secteur financier , reste exposé à un risque plus élevé . Des risques plus importants ont également été détectés au niveau municipal .
III.Pluralisme et liberté des médias
Le processus de révision du cadre réglementaire applicable aux médias électroniques, ainsi que des compétences de l’Autorité luxembourgeoise indépendante de l’audiovisuel (ALIA), a été lancé. L’objectif premier de cette réforme est de moderniser la législation nationale à la lumière des avancées technologiques, de l’évolution des pratiques de consommation de médias, des pratiques des créateurs de contenus en ligne et de la mise en œuvre du droit de l’Union, notamment du règlement européen sur la liberté des médias . Des problèmes de gouvernance interne persistent, notamment en raison du grand espacement des réunions de son conseil d’administration, ce qui limite son efficacité. Les parties prenantes ont récemment fait part de leurs préoccupations quant à la transparence et à l’indépendance de la gouvernance de l’ALIA. Dans l’ensemble, l’ALIA met en exergue sa coopération positive avec les ministères concernés et elle s’est vu garantir des ressources financières et humaines supplémentaires pour renforcer ses capacités .
Le Conseil de Presse a adopté un nouveau code de déontologie et le gouvernement a annoncé une augmentation de la subvention publique qui lui est allouée . Le nouveau code de déontologie met l’accent sur les principes fondamentaux de responsabilité, d’intégrité et de respect des droits de l’homme, qui sont essentiels pour orienter la pratique journalistique au Luxembourg . En ce qui concerne le soutien aux journalistes, un nouveau projet de loi vise à clarifier les dispositions existantes, à adapter les mécanismes financiers afin de mieux soutenir des projets médiatiques diversifiés et innovants et à introduire des aides de minimis. Le gouvernement a également procédé à un examen de la mise en œuvre des régimes d’aide au journalisme professionnel sur la base d’une consultation des bénéficiaires de l’aide à la presse ainsi que des organismes représentatifs de la presse et des journalistes . Le Conseil de Presse et l’Association luxembourgeoise des journalistes professionnels (ALJP) considèrent ces changements comme des améliorations utiles, mais pas comme des avancées majeures .
Un conseil des auditeurs a été créé pour l’organisme public de radiodiffusion, Radio 100,7, et une réflexion est en cours afin d’élargir la gamme des contenus. Un nouveau conseil des auditeurs a été créé et s’est réuni pour la première fois en 2024. Il a pour mission de fournir un retour d’information éclairé et critique sur la manière dont Radio 100,7 s’acquitte de son mandat de service public . Tout en se disant satisfait du cadre juridique de 2022, l’organisme de radiodiffusion note que ce mandat reste limité à la langue luxembourgeoise, malgré plusieurs propositions de diffuser les actualités dans d’autres langues . Un suivi avec le gouvernement est attendu dans les années à venir. L’organisme souligne également les limites de l’offre de contenu, en particulier dans le domaine du divertissement, de la fiction et de l’actualité internationale . Si l’autonomie éditoriale et l’indépendance politique des médias de service public ne sont soumises qu’à un risque très faible , le rapport 2025 de l’instrument de surveillance du pluralisme des médias estime que la concentration des médias continue d’être forte, mettant en péril la pluralité du marché .
Certains progrès ont été accomplis concernant la réforme du cadre juridique en matière de divulgation de documents officiels, pendant que les parties prenantes demandent des garanties supplémentaires relatives à l’applicabilité et aux délais . En juillet 2024, le gouvernement a présenté un projet de loi prévoyant un droit spécifique d’accès à l’information pour les journalistes . Ce projet de loi fait obligation aux organismes publics de divulguer des informations, il élargit la définition du terme «document» et il établit le traitement prioritaire des demandes des journalistes, conformément à la convention de Tromsø du Conseil de l’Europe. L’ALJP et le Conseil de Presse se sont félicités de l’orientation générale du projet de loi, mais se sont dits préoccupés par l’absence de mécanismes de responsabilité exécutoires pour les autorités publiques qui tardent à apporter leurs réponses ou refusent d’en donner. L’ALJP et le Conseil de Presse considèrent également que l’exigence générale selon laquelle les organismes publics doivent répondre le plus rapidement possible est insuffisante et proposent que les autorités soient au moins tenues d’informer les demandeurs lorsque les délais ne peuvent être respectés . La Commission consultative des droits de l’homme (CCDH) a connaissance de deux cas dans lesquels des journalistes et des organisations non gouvernementales (ONG) ont rencontré des obstacles pour accéder à des informations publiques . La Commission d’accès aux documents s’est également félicitée du nouveau projet de loi, qui constitue un pas dans la bonne direction pour aligner le cadre juridique luxembourgeois sur les normes européennes en matière d’accès aux informations publiques . De manière générale, certains progrès ont été accomplis dans la mise en œuvre de la recommandation contenue dans le rapport 2024 sur l’état de droit.
Le gouvernement s’est engagé à renforcer la protection des journalistes, dans le but de garantir un environnement sûr et favorable à la liberté d’expression et à la démocratie. Un groupe de travail spécifique a été créé pour examiner la question de la sécurité des journalistes . Parmi ses priorités figure l’élaboration d’un plan d’action national pour la sécurité des journalistes, en réponse à des préoccupations telles que le recul de la confiance dans le journalisme professionnel, que le gouvernement considère comme constituant un risque important . Une affaire civile impliquant un journaliste de RTL a suscité la polémique quant à d’éventuelles restrictions ex ante à la liberté de la presse. Dans son arrêt rendu en décembre 2024, la Cour d’appel a confirmé l’interdiction faite à RTL de révéler l’identité d’une personne reconnue coupable d’avoir détourné des fonds dans une décision de justice antérieure. Le Conseil de Presse et l’ALJP ont critiqué l’arrêt de la Cour d’appel et exprimé leur soutien à RTL pour des raisons d’accès du public à l’information et de proportionnalité . À la lumière de cet arrêt, le Conseil de Presse a également appelé à renforcer les garanties pour protéger les sources journalistiques et défendre les droits des journalistes . RTL s’est pourvue en cassation contre cet arrêt devant la Cour de cassation du Luxembourg. La procédure est pendante. Depuis la publication du rapport 2024 sur l’état de droit, aucun nouveau signalement n’a été enregistré sur la plateforme pour renforcer la protection du journalisme et la sécurité des journalistes mise en place par le Conseil de l’Europe. Le mécanisme de réaction rapide aux violations de la liberté des médias a relevé un signalement lié à l’affaire évoquée plus haut .
IV.Autres questions institutionnelles en rapport avec l’équilibre des pouvoirs
Il semblerait que les consultations des parties prenantes fonctionnent bien dans la pratique . En vertu des règles actuelles, le Conseil d’État, les chambres professionnelles, les associations ou les parties prenantes rendent régulièrement des avis à la demande spécifique de la Chambre des députés. Rien ne révèle l’existence de problèmes graves . Les contributions des parties prenantes sont diffusées auprès de tous les députés afin de garantir la transparence, et n’importe quel député peut demander qu’une contribution particulière soit débattue en commission ou en plénière. Des références aux contributions des parties prenantes sont également régulièrement incluses dans les rapports du rapporteur au Parlement et dans l’exposé des motifs présenté en même temps qu’un projet. En outre, depuis 2023, 125 citoyens peuvent convenir de présenter une initiative citoyenne demandant au Parlement de légiférer . À la lumière de ces constatations, la recommandation formulée dans le rapport 2024 sur l’état de droit est considérée comme étant pleinement mise en œuvre.
Au 1er janvier 2025, le Luxembourg comptait 4 arrêts de référence de la Cour européenne des droits de l’homme en attente d’exécution, soit deux de plus que l’année précédente . À cette date, la proportion d’arrêts de référence des 10 dernières années qui restaient en attente d’exécution au Luxembourg était de 33 % (contre 50 % en 2024, 67 % d’affaires étant toujours pendantes), et les arrêts étaient en attente d’exécution depuis 1 an et 6 mois en moyenne (contre 1 an et 5 mois en 2024) . L’arrêt de référence le plus ancien, en attente d’exécution depuis près de trois ans, concerne le formalisme excessif de la Cour de cassation en matière civile . En ce qui concerne le respect des délais de paiement, il y avait au total, au 31 décembre 2024, une affaire en attente de confirmation des paiements (alors qu'il n'y en avait aucune en 2023) . À la date du 16 juin 2025, le nombre d’arrêts de référence en attente d’exécution était passé à 5 .
Près de neuf entreprises sur dix interrogées au Luxembourg indiquent avoir confiance dans l’efficacité de la protection des investissements. 89 % des entreprises se disent très confiantes ou plutôt confiantes quant à la capacité de la loi et des tribunaux à protéger les investissements . En ce qui concerne les autorités compétentes pour les opérateurs économiques, 77 % estiment que le niveau d’indépendance de l’autorité nationale de concurrence (Autorité de la concurrence du Grand-Duché de Luxembourg) est très satisfaisant ou assez satisfaisant . Un certain nombre de mécanismes judiciaires sont en place au niveau du tribunal administratif pour assurer la mise en œuvre des décisions des tribunaux administratifs, y compris des mesures disciplinaires prises à l’encontre des fonctionnaires responsables, la possibilité de remplacer l’acte administratif annulé et d’accorder des dommages directs et indirects ainsi qu’une indemnisation .
La réforme visant à renforcer l’indépendance de la Commission consultative des droits de l’homme (CCDH) se poursuit. Comme en 2023 et en 2024, cette réforme devrait, à terme, voir la CCDH rattachée au Parlement au lieu du ministère d’État, comme c’est le cas actuellement, afin d’accroître son indépendance financière et opérationnelle . Bien que cette réforme soit soutenue par le gouvernement, ses grandes lignes restent sujettes à débat .
L’espace civique demeure ouvert et continue de présenter une grande diversité . Les organisations de la société civile perçoivent l’espace civique comme un espace dynamique, doté de financements généreux . Les organisations de la société civile et le gouvernement ont engagé un dialogue sur l’incidence d’une loi de 2023 sur les associations à but non lucratif, qui impose aux personnes morales des règles plus strictes pour prévenir le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme , dialogue qui a abouti à plusieurs modifications et à l’adoption de dispositions transitoires afin d’éviter de faire peser une charge excessive sur les petites associations à but non lucratif .
Annexe I: Liste des sources par ordre alphabétique*
* La liste des contributions reçues dans le cadre de la consultation préalable à l’élaboration du rapport 2024 sur l’état de droit peut être consultée à l’adresse suivante: https://commission.europa.eu/publications/2025-rule-law-report-targeted-stakeholder-consultation_en.
Chambre des députés du Grand-Duché de Luxembourg, site web du registre de transparence, https://www.chd.lu/fr/registre-de-transparence .
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Chambre des députés du Grand-Duché de Luxembourg (2025a), Code de conduite des députés luxembourgeois en matière d’intérêts financiers et de conflits d’intérêts. Ce code est publié à l’annexe 1 du Règlement de la Chambre des Députés dans sa version de mars 2025, https://www.chd.lu/sites/default/files/2025-04/reglement-chd-15-03-2025.pdf .
Chambre des députés du Grand-Duché de Luxembourg (2025b), Rapport d’évaluation du registre de transparence de la Chambre des députés, https://www.chd.lu/sites/default/files/2025-04/rapport-evaluation-registre-de-transparence-2025.pdf ..
Chambre des députés du Grand-Duché de Luxembourg, Commission du règlement (2025c), Rapport de la Commission du Règlement - Proposition de modification du règlement de la Chambre des Députés relative au registre de transparence et au Code de conduite des députés luxembourgeois en matière d’intérêts financiers et de conflits d’intérêts (nº 8531).
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Conseil d’État (2023b), Avis 60.982 du 1er juin 2023 sur le projet de loi portant introduction d’une procédure pénale pour mineurs.
Conseil d’État (2023c), Avis 60.980 du 1er juin 2023 sur le projet de loi portant aide, soutien et protection aux mineurs, aux jeunes adultes et aux familles.
Conseil d’État (2023d), Avis 60.983 du 4 juillet 2023 sur le projet de loi relatif aux droits des mineurs victimes et témoins dans le cadre de la procédure pénale.
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Gouvernement luxembourgeois, ministère de la justice (2024), «Garantir une justice efficace: Adoption d'un programme pluriannuel de recrutement ambitieux dans la magistrature», communiqué de presse du 11 juillet 2024, https://mj.gouvernement.lu/fr/actualites.gouvernement2024+fr+actualites+toutes_actualites+communiques+2024+07-juillet+11-justice-efficace-recrutement-magistrature.html .
Gouvernement luxembourgeois (2025a), Contribution écrite au rapport 2025 sur l’état de droit (version actualisée).
Gouvernement luxembourgeois (2025b), Contribution écrite au rapport 2025 sur l’état de droit concernant la dimension relative au marché unique (version actualisée).
Gouvernement luxembourgeois (2025c), Réponse écrite aux questions complémentaires ayant trait au rapport 2025 sur l’état de droit du 10 mars 2025.
Luxembourg, site web du gouvernement, registres de transparence pour les membres du gouvernement et leurs conseillers, https://gouvernement.lu/fr/systeme-politique/gouvernement/deontologie-declarations-registres/2023-2028/registres-entrevues.html .
Luxembourg, site web du gouvernement, Guichet.lu (site web général en ligne consacré aux procédures administratives présentant un intérêt pour les citoyens au Luxembourg), page web consacrée à l’Office des signalements, https://guichet.public.lu/fr/citoyens/justice/lanceurs-alerte/alerte-office-signalements.html .
Conseil de presse Luxembourg (2025a), Contribution écrite au rapport 2025 sur l’état de droit.
Conseil de presse Luxembourg (2025b), «La justice interdit aux journalistes de dire la vérité», communiqué de presse du 27 janvier 2025, https://www.press.lu/wp-content/uploads/2025/01/20250127_CdP_COM_Nickts.pdf .
Police luxembourgeoise (2025), contribution écrite supplémentaire.
Luxemburger Wort (2025a), «Details für das Transparenzregister der Abgeordneten müssen noch geklärt werden» (Les détails du registre de transparence doivent encore être précisés), https://www.wort.lu/politik/details-fuer-das-transparenzregister-der-abgeordneten-muessen-noch-geklaert-werden/67950305.html .
Luxemburger Wort (2025b), «Ernüchterndes Urteil des Okaju zu Jugendschutzplänen» (Un arrêt décevant de l’OKaJu concernant les plans de protection des mineurs), https://www.wort.lu/politik/ernuechterndes-urteil-des-okaju-zu-jugendschutzplaenen/69460905.html .
Conseil national de la justice (2025a), Avis du Conseil national de la justice sur les amendements parlementaires du 3 février relatifs au projet de loi 8433, 3 février 2025, https://cnj.public.lu/fr/publications/avis-cnj-8433.html.
Conseil national de la justice (2025b), Recommandation nº 2/2025 du Conseil national de la justice sur base de l’article 26 de la loi du 23 janvier 2023 portant organisation du Conseil national de la justice, Fonctionnement futur de la justice et du Conseil national de la justice, 17 février 2025, https://cnj.public.lu/en/publications/recommandation2.html.
Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) (2024), Mise en œuvre de la Convention de l'OCDE sur la lutte contre la corruption par le Luxembourg, Rapport de phase 4, 4 mars 2024, https://www.oecd.org/en/publications/2024/03/implementing-the-oecd-anti-bribery-convention-in-luxembourg_43a6beb2.html .
Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) (2025), Perspectives de l'OCDE sur la politique de la réglementation 2025: Luxembourg, 9 avril 2025, https://www.oecd.org/en/publications/oecd-regulatory-policy-outlook-2025_56b60e39-en/full-report/luxembourg_1085c010.html .
Ombudsman pour les enfants et les jeunes (Ombudsman fir Kanner a Jugendlecher) (2025), contribution écrite au rapport 2025 sur l’état de droit.
StopCorrupt (2025), contribution écrite au rapport 2025 sur l’état de droit.
Tageblatt (2025), «Luxemburg einstimmig für mehr Transparenz: Die Chamber gibt sich neue Regeln» (Le Luxembourg se prononce à l’unanimité en faveur de davantage de transparence: la Chambre se dote de nouvelles règles), https://www.tageblatt.lu/headlines/einstimmig-fuer-mehr-transparenz-die-chamber-gibt-sich-neue-regeln/ .
Transparency International (2024), CPI 2024: «Trouble at the top» (Indice de perception de la corruption 2024, Tempête dans les hautes sphères), https://www.transparency.org/en/news/cpi-2024-trouble-at-the-top .
Transparency International (2025), Indice de perception de la corruption 2024, https://www.transparency.org/en/cpi/2024 .
Virgule (2024), «Le gouvernement davantage rigoureux en matière de transparence», https://www.virgule.lu/luxembourg/le-gouvernement-davantage-rigoureux-en-matiere-de-transparence/23661203.html .
Annexe II: visite au Luxembourg
Les services de la Commission ont tenu des réunions virtuelles, en mars 2025, avec:
·Tribunal administratif
·Chambre des Députés (Parlement)
·Comité de déontologie (anciennement: comité d’éthique)
·Commission d’accès aux documents
·Commission pour la prévention de la corruption (Copreco)
·Cour constitutionnelle
·Commission consultative des droits de l’homme (CCDH)
·Conseil d’État
·Finances et Droits de l’homme
·Groupement des magistrats luxembourgeois
·Initiative devoir de vigilance
·Les Barreaux de Luxembourg et de Diekirch
·Association luxembourgeoise des journalistes professionnels (ALJP)
·Autorité luxembourgeoise indépendante de l’audiovisuel (ALIA)
·Conseil de Presse du Luxembourg
·Ministère des affaires étrangères et européennes
·Ministère de l’intérieur
·Ministère de la justice
·Ministère d’État
·Conseil national de la justice
·Médiateur
·Ombudsman pour les enfants et les jeunes (Ombudsman fir Kanner a Jugendleche, OKaJu).
·Police grand-ducale
·Ministère public
·Radio 100,7
·StopCorrupt
·Cour supérieure de justice
* La Commission a également rencontré les organisations suivantes dans le cadre d’un certain nombre de réunions horizontales:
·Amnesty International
·Araminta
·Union des libertés civiles pour l’Europe
·Société civile Europe
·Forum civique européen
·Partenariat européen pour la démocratie
·Forum européen de la jeunesse
·Commission internationale de juristes
·Fédération internationale pour les droits humains (FIDH)
·JEF Europe
·Philea – Philanthropy Europe Association
·Transparency International