Communication52025XC01596

Communication de la CommissionTable des matières — Orientations techniques sur l’application du principe consistant à ne pas causer de préjudice important au titre du règlement relatif au Fonds social pour le climat

CELEX52025XC01596
TypeCommunication
Datemardi 25 mars 2025

Résumé IA

Cette Communication de la Commission fournit des orientations techniques sur l'application du principe "ne pas causer de préjudice important" (DNSH) dans le cadre du Fonds social pour le climat. Elle vise à guider les États membres dans l'évaluation de la conformité de leurs plans sociaux pour le climat avec ce principe, en précisant les critères à respecter pour les investissements et mesures financés. Pour un professionnel du droit français, ce texte clarifie les obligations environnementales à intégrer dans les projets soutenus par ce fonds, notamment en matière d'atténuation du changement climatique et d'adaptation à celui-ci.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2025/1596

25.3.2025

COMMUNICATION DE LA COMMISSION

Orientations techniques sur l’application du principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» au titre du règlement relatif au Fonds social pour le climat

(C/2025/1596)

Table des matières

1.

FONDEMENTS COMMUNS 3

1.1.

Définition du principe DNSH au titre du FSC et mise en œuvre des présentes orientations en temps utile 3

1.2.

Lien entre la législation environnementale et le principe DNSH 3

1.3.

Principes directeurs au titre du Fonds social pour le climat 5

1.3.1.

Incidences sur le cycle de vie 6

1.3.2.

Incidences directes et indirectes 6

1.3.3.

Prévention des effets de verrouillage 7

1.3.4.

Meilleurs niveaux disponibles de performance environnementale et climatique 7

1.3.5.

Cohérence avec les objectifs climatiques et environnementaux généraux de la législation de l’UE 8

2.

APPLIQUER LES FONDEMENTS COMMUNS 8

2.1.

Lorsqu’une activité ou un actif figure dans une annexe sectorielle 9

2.2.

Activités et actifs ne figurant pas dans une annexe sectorielle 10

2.3.

Activités alignées sur la contribution substantielle de la taxinomie de l’UE et les critères d’examen technique DNSH 12

2.4.

Produits financiers mis en œuvre dans le cadre du compartiment «États membres» d’InvestEU 12

2.5.

Distinction entre les mesures et les investissements bénéficiant du soutien du FSC 12

L’objectif des présentes orientations techniques est d’aider les autorités nationales à élaborer et à mettre en œuvre leurs plans sociaux pour le climat, conformément à l’article 6, paragraphe 5, du règlement (UE) 2023/955 du Parlement européen et du Conseil (1) . La Cour de justice de l’Union européenne est seule compétente pour donner une interprétation du droit européen faisant autorité.

Le présent document s’appuie sur les retours d’information reçus au cours de l’appel à contributions sur l’initiative (du 30 avril au 28 mai 2024) et de la consultation ciblée sur le projet d’orientations (du 18 juin au 23 août 2024).

L’article 7, paragraphe 3, du règlement (UE) 2023/955 du Parlement européen et du Conseil1 (le «règlement relatif au FSC») dispose que le Fonds social pour le climat soutient uniquement les mesures et les investissements qui respectent le principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» [ci-après le «principe DNSH» (pour «Do No Significant Harm»)] (2) au sens de l’article 17 du règlement (UE) 2020/852 du Parlement européen et du Conseil (3) (le «règlement sur la taxinomie») (le «préjudice important aux objectifs environnementaux»). Le règlement relatif au FSC fait explicitement référence à l’article 17 du règlement sur la taxinomie, mais ne mentionne pas les actes délégués et les critères d’examen technique ultérieurs pour mettre en œuvre le règlement sur la taxinomie. Le règlement relatif au FSC dispose par contre que la Commission devrait publier des orientations techniques adaptées au champ d’application du Fonds afin de guider les États membres et d’expliquer comment les mesures et les investissements doivent être conformes au principe DNSH (4).

Les présentes orientations définissent les conditions dans lesquelles la Commission considère que les mesures et les investissements finançant des activités et des actifs éligibles à un soutien au titre du FSC sont conformes au principe DNSH. Les présentes orientations exposent des fondements communs, dans le cadre du FSC, pour définir le principe DNSH (section 1). Elles définissent également les outils et approches permettant d’appliquer les fondements communs dans la pratique (section 2). Les orientations contiennent des annexes sectorielles ciblant les activités et les actifs éligibles au titre du FSC, dans le but de clarifier d’emblée leur application.

Les orientations techniques sont sans préjudice de l’application du principe DNSH au titre du règlement sur la taxinomie, de la facilité pour la reprise et la résilience, de la politique de cohésion et d’autres programmes et instruments de l’UE.

Les présentes orientations ne préjugent pas de l’appréciation par la Commission de la compatibilité des mesures d’aide d’État et sont sans préjudice des règles en matière d’aides d’État. Pour les mesures et investissements constituant une aide d’État au sens de l’article 107, paragraphe 1, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne (TFUE), les États membres doivent veiller au respect des conditions de compatibilité de l’instrument applicable en matière d’aides d’État (5). De nombreux instruments d’aide d’État, mais pas tous, contiennent une référence au principe DNSH. D’une part, il peut arriver qu’une activité ou un actif ne respecte pas le principe DNSH en vertu des présentes orientations, mais qu’une aide d’État en faveur d’une activité ou d’un actif identique ou similaire soit jugée compatible avec le marché intérieur, sous réserve du respect des conditions des règles applicables en matière d’aides d’État (6). D’autre part, les règles en matière d’aides d’État peuvent fixer des conditions de compatibilité plus strictes que celles définies dans les présentes orientations en ce qui concerne les conditions environnementales applicables à l’activité ou à l’actif bénéficiant d’un soutien. Tel pourrait être le cas, par exemple, lorsqu’une aide d’État est octroyée pour contribuer à la réalisation d’un objectif de protection de l’environnement, auquel cas la démonstration que l’activité ou l’actif ne cause pas de préjudice important à l’environnement ne sera pas suffisante et une contribution positive à la protection de l’environnement sera requise (7).

Les présentes orientations tiennent également compte de l’objectif du FSC de fournir un soutien financier aux États membres pour des mesures et des investissements visant à soutenir les ménages vulnérables, les microentreprises et les usagers des transports particulièrement touchés par l’inclusion des émissions de gaz à effet de serre provenant des bâtiments et du transport routier dans le champ d’application de la directive no 2003/87/CE du Parlement européen et du Conseil (8) (directive SEQE).

1. FONDEMENTS COMMUNS

1.1. Définition du principe DNSH au titre du FSC et mise en œuvre des présentes orientations en temps utile

Aux fins des présentes orientations, il convient d’interpréter le principe DNSH au sens de l’article 17 du règlement sur la taxinomie. Ledit article définit ce qui constitue un «préjudice important» pour les six objectifs environnementaux énumérés à l’article 9 du règlement sur la taxinomie.

Une activité ou un actif (9) est considéré comme causant un préjudice important:

à l’atténuation du changement climatique, lorsqu’il génère d’importantes émissions de gaz à effet de serre;

à l’adaptation au changement climatique, lorsqu’il entraîne une augmentation des incidences négatives du climat actuel et de son évolution attendue sur lui-même ou sur la population, la nature ou les biens;

à l’utilisation durable et à la protection des ressources aquatiques et marines, lorsqu’il est préjudiciable au bon état ou au bon potentiel écologique des masses d’eau, y compris les eaux de surface et les eaux souterraines, ou au bon état écologique des eaux marines;

à l’économie circulaire (y compris la prévention des déchets et le recyclage) lorsqu’il est caractérisé par une inefficacité significative dans l’utilisation des matières ou dans l’utilisation directe ou indirecte de ressources naturelles, lorsqu’il entraîne une augmentation notable de la production, de l’incinération ou de l’élimination de déchets, ou lorsque l’élimination à long terme des déchets peut avoir d’importants effets néfastes à long terme sur l’environnement;

à la prévention et à la réduction de la pollution lorsqu’il entraîne une augmentation notable des émissions de polluants dans l’air, l’eau ou le sol;

à la protection et à la restauration de la biodiversité et des écosystèmes, lorsqu’il est fortement préjudiciable au bon état et à la résilience d’écosystèmes, ou préjudiciable à l’état de conservation des habitats et des espèces, y compris ceux qui présentent un intérêt pour l’Union.

Seuls les activités ou actifs jugés peu préjudiciables à l’un de ces six objectifs environnementaux peuvent être considérés comme conformes au principe DNSH.

1.2. Lien entre la législation environnementale et le principe DNSH

Le respect de la législation environnementale nationale et de l’UE applicable est une condition préalable pour prévenir tout préjudice important aux six objectifs environnementaux. Par souci de simplicité, les présentes orientations et leurs annexes ne reprennent donc pas les exigences applicables de la législation environnementale de l’UE. Les orientations et leurs annexes énoncent des principes et des critères ciblés qui s’appuient sur la législation environnementale de l’UE et la complètent, si nécessaire, afin de garantir qu’une activité ou un actif ne cause de préjudice important à aucun des objectifs énumérés à la section 1.1. L’application des principes énoncés dans les présentes orientations et des critères énumérés dans les annexes devrait être proportionnée à l’importance du préjudice causé par un actif ou une activité.

Les évaluations des incidences sur l’environnement (EIE), les évaluations environnementales stratégiques (EES) et l’évaluation de la durabilité ainsi que la prise en compte des enjeux climatiques peuvent servir pour démontrer comme suit la conformité avec le principe DNSH:

Pour les projets qui nécessitent une EIE (10) conformément à la directive 2011/92/UE du Parlement européen et du Conseil (11) (directive EIE), la procédure EIE et les conclusions relatives à l’incidence environnementale d’un projet peuvent être utilisées pour contribuer à démontrer le respect du principe DNSH tel que décrit de manière concrète dans la section 2.

Pour les projets réalisés dans le cadre de plans ou de programmes nécessitant une EES (12) conformément à la directive 2001/42/CE (13) (directive EES), les procédures menées aux fins de l’EES peuvent contribuer à démontrer le respect du principe DNSH, tel que décrit de manière concrète dans la section 2. La démonstration du respect du principe DNSH exige que l’évaluation des incidences dans le cadre de la procédure EES, prévoyant notamment une participation significative du public au processus décisionnel (14), couvre tous les objectifs environnementaux énumérés à l’article 9 du règlement sur la taxinomie.

Les résultats de l’évaluation de la durabilité et de la prise en compte des enjeux climatiques (15), requise au titre du règlement (UE) 2021/523 du Parlement européen et du Conseil (16) (règlement InvestEU), prévus en vertu du règlement (UE) 2021/1153 du Parlement européen et du Conseil (17) (règlement relatif au mécanisme pour l’interconnexion en Europe) et jugés pertinents pour le règlement (UE) 2021/1060 du Parlement européen et du Conseil (18) (règlement portant dispositions communes), peuvent contribuer à démontrer le respect du principe DNSH tel que décrit de manière concrète à la section 2.

L’EIE et l’EES peuvent aider à évaluer si un préjudice important est susceptible d’être causé à l’un des six objectifs environnementaux et à démontrer le respect du principe DNSH. En vertu des directives EIE et EES, les autorités compétentes doivent tenir compte des résultats de l’EIE et de l’EES. Toutefois, elles peuvent toujours décider de réaliser un projet ou une mesure qui cause un préjudice important. En revanche, l’évaluation DNSH décrite à la section 2 exige de retirer des plans sociaux pour le climat (PSC) les mesures et les investissements qui causeraient un préjudice important à un ou plusieurs des six objectifs environnementaux.

Étant donné que le respect de la législation environnementale de l’Union est une condition préalable pour se conformer au principe DNSH, le budget de l’Union ne peut pas financer des activités ou des actifs dont la légalité ou la régularité est directement affectée par une décision de la Commission d’émettre un avis motivé conformément à la procédure d’infraction prévue à l’article 258 du TFUE. Si une activité ou un actif est affecté par une décision de la Commission d’émettre un avis motivé, il devrait néanmoins être considéré comme conforme au principe DNSH, pour autant qu’il respecte en soi la législation applicable de l’Union. Par exemple, une nouvelle construction peut relever du champ d’application de la directive EIE, mais l’État membre dans lequel la construction a lieu peut avoir transposé la directive de manière incorrecte. Dans une telle situation, l’État membre devrait veiller à ce que le projet soit conforme à la directive EIE comme condition préalable pour démontrer le respect du principe DNSH.

L’inclusion dans un PSC de toute activité ou de tout actif affecté par des mesures antérieures initiées en vertu de l’article 258 du TFUE (c’est-à-dire une lettre de mise en demeure ou une enquête en cours) est sans préjudice de toute autre mesure prise par la Commission dans le cadre de la procédure d’infraction, telle que définie par le traité. L’activité ou l’actif reste soumis aux critères DNSH figurant dans les annexes sectorielles des présentes orientations ou, lorsque l’activité ou l’actif ne figure pas dans les annexes sectorielles, à l’évaluation DNSH détaillée dans la section 2.2 du présent document d’orientation.

Une activité ou un actif ayant une incidence sur les zones Natura 2000 qui reposent sur des mesures compensatoires prévues à l’article 6, paragraphe 4, de la directive 92/43/CEE du Conseil (19) (la «directive Habitats») peut être conforme au principe DNSH, à condition que les mesures compensatoires permettent d’obtenir des gains nets de biodiversité (20), qu’elles aient un lien local avec le projet (21) et qu’elles comprennent des systèmes de surveillance solides et transparents (22).

1.3. Principes directeurs au titre du Fonds social pour le climat

Aux fins des présentes orientations, les activités et les actifs seront considérés comme conformes au principe DNSH s’ils satisfont aux principes directeurs suivants: prendre en considération les incidences sur le cycle de vie (1.3.1); tenir compte des incidences directes et indirectes (1.3.2); prévenir les effets de verrouillage (1.3.3); adopter les meilleurs niveaux disponibles de performance environnementale et climatique (1.3.4); et assurer la cohérence avec les objectifs climatiques et environnementaux généraux de la législation de l’UE (1.3.5). Il est important de veiller à ce que l’application des critères DNSH soit proportionnée, en ce sens que seul un préjudice important est évité.

Ces principes constituent la base des critères énoncés dans les annexes sectorielles des présentes orientations (section 2.1) et s’appliquent également aux activités et actifs non couverts par ces annexes (section 2.2). Ils sont conformes aux exigences de la taxinomie de l’UE (section 2.3.) et aux conditions spécifiques décrites à la section 2.4. Enfin, ils s’appliquent également aux mesures autres que des investissements (section 2.5).

1.3.1. Incidences sur le cycle de vie

Il convient de prendre en considération les incidences environnementales tout au long du cycle de vie de l’activité ou de l’actif. Sur la base de l’article 17 du règlement sur la taxinomie, le «préjudice important» dans le contexte des présentes orientations devrait être évalué en tenant compte des incidences environnementales de l’activité ou de l’actif lui-même et des incidences environnementales des produits et services fournis par cette activité tout au long de leur cycle de vie, notamment en tenant compte de la production, de l’utilisation et de la fin de vie de ces produits et services.

L’application de considérations liées au cycle de vie plutôt qu’une évaluation complète du cycle de vie suffit aux fins des présentes orientations. Dans la pratique, cela signifie qu’il n’est pas nécessaire d’effectuer des analyses exhaustives du cycle de vie (attributionnelles ou axées sur les conséquences), incluant par exemple les incidences environnementales indirectes des changements technologiques, économiques ou sociaux dus à l’activité ou à l’actif. Toutefois, des données provenant d’analyses du cycle de vie ou d’évaluations du cycle de vie existantes pourraient être utilisées (23), si nécessaire et le cas échéant. L’évaluation DNSH devrait couvrir toutes les phases du cycle de vie, telles que les phases de production ou de construction, d’utilisation et de fin de vie, en s’attachant à tous les niveaux où le préjudice le plus important est à prévoir.

Par exemple, la prise en compte des incidences du cycle de vie explique l’inclusion, pour plusieurs mesures détaillées dans les annexes sectorielles (par exemple B3.1, B4.1, T17), de critères exigeant qu’une certaine part des déchets de construction et de démolition non dangereux produits soit préparée en vue d’un réemploi ou d’un recyclage. Cela repose sur des analyses scientifiques démontrant les avantages environnementaux, du point de vue du cycle de vie, d’une préparation des déchets en vue de leur réemploi ou de leur recyclage plutôt que d’autres solutions de gestion des déchets telles que l’incinération et la mise en décharge.

1.3.2. Incidences directes et indirectes

Il convient de tenir compte à la fois des incidences directes et indirectes d’une activité ou d’un actif (24). Les incidences directes sont les effets des activités ou des actifs au niveau du projet (par exemple, la construction d’un bâtiment) ou au niveau du système (par exemple, le réseau ferroviaire ou le système de transport public), qui se produisent lors de la mise en œuvre du projet. Les incidences indirectes sont des effets qui se produisent en dehors de ces projets ou systèmes et qui ne peuvent se matérialiser qu’après leur mise en œuvre, mais qui sont raisonnablement prévisibles et pertinents.

Par exemple, dans les annexes sectorielles, les critères DNSH pour la protection et la restauration de la biodiversité et des écosystèmes au titre de la mesure B4.1 «Construction de bâtiments résidentiels et non résidentiels» exigent que le nouveau bâtiment suive la hiérarchie des mesures d’atténuation, à savoir:

premièrement, réduire au minimum l’artificialisation et l’utilisation des terres, la perte d’espaces verts urbains et l’imperméabilisation des sols au stade de la conception du projet, par exemple en utilisant plus efficacement les espaces de construction existants pour fournir des logements de qualité, en réactivant des zones vacantes, sous-utilisées ou inutilisées, et en donnant la priorité à l’utilisation de friches industrielles plutôt qu’aux sites vierges, au recyclage des terres et aux solutions fondées sur la nature;

deuxièmement, adopter des mesures d’atténuation, par exemple l’intégration d’infrastructures vertes, l’utilisation d’espèces indigènes, de matériaux perméables ou d’autres mesures visant à améliorer l’infiltration de l’eau;

troisièmement, en dernier recours et en cas d’incidence résiduelle qui ne peut être atténuée, mettre en œuvre des mesures de restauration pour compenser la perte d’espaces verts urbains et de services écosystémiques. Les mesures de restauration doivent être mises en œuvre au niveau local et générer une valeur écologique au moins égale.

Les critères DNSH combinent donc des actions visant à traiter à la fois les incidences directes (par exemple, réduire au minimum l’artificialisation et l’utilisation des terres, la perte d’espaces verts urbains et l’imperméabilisation des sols) et les incidences indirectes (par exemple, adopter des mesures visant à améliorer l’infiltration de l’eau et à réduire les incidences potentielles du bâtiment sur le cycle hydrologique, telles qu’une augmentation du ruissellement et une réduction de l’infiltration).

1.3.3. Prévention des effets de verrouillage

Les activités et actifs conformes au principe DNSH ne devraient pas entraîner d’effets de verrouillage incompatibles avec les objectifs climatiques de l’Union (par exemple, la dépendance à l’égard du carbone liée à l’utilisation de combustibles fossiles) ou d’effets qui compromettent les objectifs environnementaux à long terme, compte tenu de la durée de vie économique de ces activités ou actifs.

Par exemple, dans les annexes sectorielles, cela explique pourquoi la mesure B8.3 «Équipements alimentés exclusivement par des combustibles fossiles, y compris l’installation de chaudières autonomes» est considérée comme non conforme au principe DNSH.

1.3.4. Meilleurs niveaux disponibles de performance environnementale et climatique

Pour les activités ou actifs économiques pour lesquels il existe une alternative techniquement et économiquement réalisable ayant une faible incidence sur l’environnement et/ou le climat et/ou une résilience climatique élevée, l’évaluation des incidences négatives sur l’environnement et/ou le climat et/ou de la faible résilience climatique de chaque activité ou actif devrait consister à évaluer s’il cause un préjudice important en termes absolus. Cette approche implique de prendre en considération l’incidence environnementale et/ou climatique et/ou la résilience climatique de l’activité ou de l’actif, par rapport à une situation sans incidence négative sur l’environnement et/ou sur le climat et/ou sans changement en matière de résilience climatique. L’incidence n’est pas évaluée par rapport à l’incidence d’une autre activité existante ou envisagée que l’activité ou l’actif peut remplacer.

En ce qui concerne les activités et les actifs pour lesquels il n’existe pas d’alternative techniquement et économiquement réalisable ayant une faible incidence sur l’environnement et/ou le climat et/ou une résilience climatique élevée, la conformité au principe DNSH devrait être démontrée par l’adoption des meilleurs niveaux disponibles de performance environnementale et/ou climatique dans ce secteur (25).

Les critères DNSH qui sont fixés pour différentes mesures dans l’annexe spécifique aux transports illustrent l’application de ce principe.

La mesure T11 «Véhicules à moteur fonctionnant avec des combustibles fossiles» indique que ces actifs mobiles capables de «fonctionner exclusivement avec des combustibles fossiles» sont considérés comme non conformes au principe DNSH. Pour ces produits, l’évaluation de l’incidence en termes absolus permet de considérer même les véhicules les plus efficaces fonctionnant avec des combustibles fossiles comme non conformes au principe DNSH. En effet, il existe des alternatives techniquement et économiquement réalisables ayant une faible incidence sur l’environnement et/ou le climat, qui sont également incluses dans l’annexe (par exemple, des véhicules à émissions nulles de différentes catégories).

Toutefois, la mesure T11 fait également état d’exceptions, qui sont incluses comme mesures dans l’annexe (par exemple, T9, T10). Ces exceptions considèrent les véhicules à faibles émissions de différentes catégories comme conformes au principe DNSH «lorsque les véhicules à émission nulle ne constituent pas une solution abordable ou déployable».

1.3.5. Cohérence avec les objectifs climatiques et environnementaux généraux de la législation de l’UE

Les activités ou actifs bénéficiant d’un soutien devraient être compatibles avec les objectifs climatiques et environnementaux généraux énoncés dans la législation de l’UE. Cela implique qu'ils soient compatibles avec les objectifs de neutralité climatique et d’adaptation au changement climatique de l’UE (26) et les objectifs fixés dans la législation environnementale de l’Union (27).

Par exemple, ce principe explique pourquoi les annexes sectorielles ne prévoient pas, en ce qui concerne l’atténuation du changement climatique, de critères DNSH pour plusieurs activités jugées compatibles avec les objectifs de neutralité climatique de l’UE, telles que T18. «Matériel roulant de train, métro ou tramway à émission nulle, y compris ses composants» ou E3. «Production d’électricité ou cogénération de chaleur/froid et d’électricité à partir de systèmes d’énergie solaire ou de capteurs solaires hybrides photovoltaïques-thermiques dans les zones d’accélération des énergies renouvelables».

2. APPLIQUER LES FONDEMENTS COMMUNS

Il est possible de se conformer au principe DNSH de différentes autres manières:

les activités et actifs figurant dans les annexes sectorielles (2.1) devraient être conformes à la description et aux critères DNSH;

les activités et actifs ne figurant pas dans les annexes sectorielles (2.2) devraient être conformes au principe DNSH s’il est démontré que les principes directeurs sont respectés et en cas d’utilisation de la liste des activités et actifs exclus figurant dans les annexes sectorielles, le cas échéant;

les activités, qu’elles figurent ou non dans une annexe sectorielle, peuvent démontrer leur conformité avec le principe DNSH en étant alignées sur les critères d’examen technique de la taxinomie de l’UE pour la contribution substantielle et pour le DNSH, le cas échéant (2.3);

les produits financiers mis en œuvre dans le cadre du compartiment «États membres» d’InvestEU doivent remplir des conditions spécifiques (2.4);

l’application du principe DNSH aux mesures allant au-delà des investissements est abordée dans une section spécifique (2.5).

L’arbre décisionnel ci-dessous doit être pris en considération pour chaque mesure ou investissement couvert par le PSC.

Image 1

Pour toutes les approches, le cas échéant, la ou les conditions DNSH spécifiques devraient être incluses dans les jalons et les cibles liés à la mesure ou à l’investissement afin de garantir le respect du principe DNSH, conformément aux orientations relatives aux PSC au titre du Fonds social pour le climat [C/2025/ 1597].

2.1. Lorsqu’une activité ou un actif figure dans une annexe sectorielle

Les annexes sectorielles des présentes orientations décrivent les activités ou actifs (non exhaustifs) susceptibles de relever du champ d’application du Fonds social pour le climat et, le cas échéant, énumèrent les critères DNSH qui devraient être appliqués pour se conformer au principe DNSH. Les annexes sectorielles appliquent les fondements communs figurant à la section 1, en particulier les principes directeurs. Les annexes fournissent les éléments de preuve illustratifs qui peuvent être utilisés pour démontrer le respect du principe DNSH. Les annexes contiennent trois catégories d’activités.

Activités et actifs sans condition DNSH supplémentaire. Pour les activités ou actifs qui sont considérés comme conformes par leur nature ou qui ont une incidence faible ou négligeable, ou n’ont aucune incidence effective ou prévisible, sur les six objectifs environnementaux du règlement sur la taxinomie, le respect de la description de l’activité ou de l’actif figurant dans l’annexe est suffisant pour se conformer au principe DNSH. Aucun critère DNSH supplémentaire n’est défini dans les annexes sectorielles pour ces activités ou actifs et le respect de la législation de l’UE, le cas échéant, garantit la conformité avec le principe DNSH pour les six objectifs environnementaux. Il s’agit, par exemple, d’activités ou d’actifs ayant une incidence très faible ou négligeable sur l’environnement, qui, par nature, présentent un faible risque pour l’environnement, comme certaines activités sociales et éducatives. Certaines activités ou certains actifs ayant une empreinte environnementale très faible ou négligeable peuvent nécessiter la réalisation d’activités connexes ayant une empreinte environnementale. Dans un tel cas, les conditions DNSH associées à l’activité ayant une empreinte environnementale devraient s’appliquer (voir catégories ci-dessous). Par exemple, si la réalisation d’une campagne de sensibilisation (incidence environnementale faible ou négligeable) nécessite l’achat d’un véhicule, l’achat du véhicule devrait satisfaire aux critères DNSH détaillés dans l’annexe relative aux transports pour l’activité concernée.

Activités et actifs avec conditions DNSH. Cette catégorie comprend les actifs ou activités pour lesquels on peut s’attendre à un préjudice important à un ou plusieurs objectifs environnementaux si les critères DNSH ne sont pas remplis. En ce qui concerne les objectifs environnementaux restants sans conditions DNSH, on considère que la législation de l’UE est suffisante pour garantir le respect du principe DNSH. Pour veiller à ce que ces activités et actifs soient conformes aux fondements communs (section 1), il est nécessaire de satisfaire aux critères DNSH. Les critères DNSH et les éventuelles actions d’accompagnement sont fournis dans les annexes sectorielles des présentes orientations.

Activités et actifs exclus. Les actifs ou activités considérés comme causant un préjudice important à l’un des six objectifs environnementaux du règlement sur la taxinomie ne devraient pas être réputés conformes au principe DNSH. Ces activités ou actifs sont considérés comme produisant des effets de verrouillage ou ayant un impact incompatible avec les objectifs climatiques et environnementaux de l’UE (voir 1.3.3).

En fonction de la mesure ou de l’investissement et de la décision de la Commission relative au plan concerné, la Commission s’attend à effectuer la majeure partie de sa vérification dans le cadre du premier jalon ou de la première cible (28). Les annexes sectorielles fournissent également, le cas échéant, une liste indicative d’éléments de preuve pour chaque critère DNSH afin de démontrer le respect du principe. Toutefois, elle n’est pas contraignante, étant donné que le bénéficiaire peut démontrer que le principe DNSH est respecté en fournissant des éléments de preuve similaires ou équivalents, y compris les résultats d’une EIE, d’une EES ou de la prise en compte des enjeux climatiques/évaluation de la durabilité (voir section 1.2), pour autant qu’ils démontrent effectivement le respect du principe DNSH.

2.2. Activités et actifs ne figurant pas dans une annexe sectorielle

Les activités ne figurant pas dans les annexes sectorielles devraient être conformes aux fondements communs énoncés à la section 1.

Dans la pratique, les États membres devraient démontrer la conformité en fournissant une évaluation DNSH, à l’aide de la structure du tableau 1, lorsqu’ils soumettent leur PSC. Premièrement, l’évaluation devrait confirmer que les activités ou actifs ne figurent pas dans la liste des activités et actifs exclus des annexes sectorielles. Deuxièmement, elle devrait conduire à la conclusion qu’aucun préjudice important n’est causé à l’un des objectifs environnementaux dans la colonne centrale et fournir une description et une justification du raisonnement exposé dans la troisième colonne. Afin de garantir la conformité des activités et des actifs avec les fondements communs visés à la section 1, les États membres peuvent recourir à des mesures d’accompagnement et à des investissements.

Le cas échéant, des analyses complémentaires et/ou des pièces justificatives devraient être fournies pour étayer les réponses à la liste de questions figurant dans le tableau (29). Si l’absence de préjudice important ne peut être justifiée et vérifiée par la Commission, les activités ou actifs ne peuvent pas être considérés comme conformes au principe DNSH.

Tableau 1

Liste de contrôle relative à l’évaluation DNSH

Question

Oui/Non

Justification de l’absence de préjudice important, compte tenu des fondements énoncés à la section 1

Activités et actifs exclus: l’activité ou l’actif figure-t-il dans la liste des activités et actifs exclus d’une annexe sectorielle?

Si la réponse est «oui», cette mesure ne serait pas considérée comme conforme au principe DNSH au titre du FSC.

Atténuation du changement climatique: l’activité ou l’actif devrait-il engendrer d’importantes émissions de gaz à effet de serre?

Adaptation au changement climatique: l’activité ou l’actif devrait-il entraîner une augmentation des incidences négatives du climat actuel et de son évolution attendue sur lui-même ou sur la population, la nature ou les biens?

Utilisation durable et protection des ressources aquatiques et marines: l’activité ou l’actif devrait-il être préjudiciable: i) au bon état ou au bon potentiel écologique des masses d’eau, y compris les eaux de surface et les eaux souterraines; ou ii) au bon état écologique des eaux marines?

Transition vers une économie circulaire, y compris la prévention et le recyclage des déchets: l’activité ou l’actif devrait-il:

i)

entraîner une augmentation notable de la production, de l’incinération ou de l’élimination des déchets, à l’exception de l’incinération de déchets dangereux non recyclables; ou

ii)

entraîner des inefficacités significatives dans l’utilisation directe ou indirecte d’une ressource naturelle (30) à n’importe quelle étape de son cycle de vie, qui ne sont pas réduites au minimum par des mesures adéquates; ou

iii)

causer un préjudice important et durable à l’environnement au regard de l’économie circulaire (31)?

Prévention et réduction de la pollution: l’activité ou l’actif devrait-il engendrer une augmentation significative des émissions de polluants (32) dans l’air, l’eau ou le sol?

Protection et restauration de la biodiversité et des écosystèmes: l’activité ou l’actif devrait-il: i) être fortement préjudiciable au bon état (33) et à la résilience d’écosystèmes; ou ii) préjudiciable à l’état de conservation des habitats et des espèces, y compris ceux qui présentent un intérêt pour l’Union?

La justification peut, par exemple, s’appuyer sur l’une des références suivantes:

a)

l’activité ou l’actif a, par nature, une incidence négative prévisible nulle ou négligeable sur l’objectif environnemental conformément aux principes directeurs énumérés à la sous-section 1.3, et est donc considéré comme conforme au principe DNSH pour cet objectif;

b)

l’activité ou l’actif fait l’objet d’un suivi car il soutient à 100 % (34) un objectif de changement climatique ou environnemental et est donc considéré comme étant conforme au principe DNSH pour l’objectif concerné;

c)

l’activité remplit les critères d’examen technique définis dans les actes délégués complétant le règlement sur la taxinomie en ce qui concerne la «contribution substantielle» à l’un des six objectifs environnementaux et, à ce titre, est considérée comme conforme au principe DNSH au titre du Fonds social pour le climat pour l’objectif concerné;

d)

les résultats de l’EIE, de l’EES, de l’évaluation de la durabilité ou de la prise en compte des enjeux climatiques, tels que spécifiés à la section 1.2.

Les justifications exposées ci-dessus peuvent être utilisées pour un ou plusieurs objectifs, le cas échéant. Si elles ne couvrent pas tous les objectifs, une justification du respect du principe DNSH doit être fournie pour les autres objectifs.

2.3. Activités alignées sur la contribution substantielle de la taxinomie de l’UE et les critères d’examen technique DNSH

Aux fins des présentes orientations, une activité est considérée comme conforme au principe DNSH au titre du FSC si elle satisfait aux critères d’examen technique de la contribution substantielle et de l’absence de préjudice important au titre d’un acte délégué du règlement sur la taxinomie (35) prévu aux articles suivants dudit règlement (36): l’article 10, paragraphe 3, pour l’atténuation du changement climatique, l’article 11, paragraphe 3, pour l’adaptation au changement climatique, l’article 12, paragraphe 2, pour l’utilisation durable et la protection des ressources hydrologiques et marines, l’article 13, paragraphe 2, pour la transition vers une économie circulaire, l’article 14, paragraphe 2, pour la prévention et le contrôle de la pollution, et l’article 15, paragraphe 2, pour la protection et la restauration de la biodiversité et des écosystèmes.

2.4. Produits financiers mis en œuvre dans le cadre du compartiment «États membres» d’InvestEU

Pour les besoins des produits financiers mis en œuvre au titre du compartiment «États membres» conformément au règlement InvestEU visé à l’article 11, paragraphe 4, du règlement relatif au FSC, la Commission considère que l’application des orientations techniques sur l’évaluation de la durabilité pour le Fonds InvestEU (2021/C 280/01) en combinaison avec l’application des politiques pertinentes du partenaire chargé de la mise en œuvre liées à la mise en œuvre du Fonds InvestEU (notamment le cadre de durabilité environnementale et sociale de la BEI, la «feuille de route de la banque du climat 2021-2025» du groupe BEI et la «politique environnementale et sociale 2019» de la BERD ainsi que la «méthodologie à suivre pour déterminer l’alignement de la BERD sur l’accord de Paris») sont suffisantes pour prouver l’absence de préjudice important conformément à l’article 7, paragraphe 3, du règlement relatif au Fonds social pour le climat.

Les accords de garantie destinés aux partenaires chargés de la mise en œuvre, autres que le groupe BEI et la BERD, doivent comporter des dispositions, le cas échéant, pour s’aligner sur les critères d’examen technique énoncés dans les actes délégués relatifs à la taxinomie en ce qui concerne l’objectif environnemental pertinent, être assortis de critères similaires à la politique du groupe BEI susmentionnée ou appliquer les dispositions générales des orientations techniques sur l’application du principe DNSH pour le Fonds social pour le climat.

2.5. Distinction entre les mesures et les investissements bénéficiant du soutien du FSC

Conformément à leur définition dans les orientations relatives aux PSC, les mesures présentent des caractéristiques spécifiques par rapport aux investissements. Pour certaines mesures, il peut être plus difficile de quantifier leur incidence directe et leur principale incidence indirecte. D’une part, les mesures mises en œuvre dans certains secteurs, notamment le logement, les transports et l’énergie, ont la capacité de contribuer de manière significative à la transition écologique, mais risquent également de causer un préjudice important à un certain nombre d’objectifs environnementaux, selon la manière dont elles sont conçues. D’autre part, les mesures dans d’autres secteurs (par exemple, des activités d’information, d’éducation, de sensibilisation et de conseil, l’accessibilité pour les personnes handicapées) sont susceptibles de poser un risque limité de préjudice à l’environnement, indépendamment de leur contribution potentielle à la transition écologique.

Par conséquent, le principe DNSH devrait s’appliquer, au cas par cas, aux mesures financées par le FSC, conformément aux présentes orientations. Lorsqu’une mesure peut reproduire l’incidence attendue d’une activité/d’un actif soumis au principe DNSH (par exemple, la mise en place d’une incitation fiscale pour l’achat de véhicules électriques), les annexes sectorielles devraient s’appliquer (voir 2.1). En l’absence de couverture par les annexes sectorielles, il convient de remplir le tableau fourni à la section 2.2, même si la mesure ne devrait pas causer de préjudice important. Il est également toujours possible d’appliquer les critères de la taxinomie de l’UE conformément à la section 2.3.


(1) Règlement (UE) 2023/955 du Parlement européen et du Conseil du 10 mai 2023 établissant le Fonds social pour le climat et modifiant le règlement (UE) 2021/1060 (JO L 130 du 16.5.2023, p. 1.).

(2) Comme indiqué à l’article 6, paragraphe 1, point l), et au considérant 23 du règlement relatif au FSC, les mesures nationales fournissant une aide directe temporaire au revenu pour les ménages vulnérables et les usagers vulnérables des transports conformément à l’article 4, paragraphe 3, sont considérées comme ayant une incidence prévisible négligeable sur les objectifs environnementaux et, à ce titre, devraient être considérées comme conformes au principe DNSH.

(3) Règlement (UE) 2020/852 du Parlement européen et du Conseil du 18 juin 2020 sur l’établissement d’un cadre visant à favoriser les investissements durables et modifiant le règlement (UE) 2019/2088 (JO L 198 du 22.6.2020, p. 13).

(4) Article 6, paragraphe 5, du règlement relatif au FSC.

(5) Comme indiqué au considérant 40 du règlement relatif au Fonds social pour le climat, les États membres devraient s’assurer que ce soutien est accordé dans le respect des règles de l’UE en matière d’aides d’État, le cas échéant.

(6) Par exemple, l’acquisition par un État membre de matériel roulant diesel destiné au transport de voyageurs en vue de le mettre à la disposition d’un opérateur de service public dans le cadre d’un contrat de service public pourrait être conforme aux règles en matière d’aides d’État, pour autant que les conditions énoncées dans le règlement (UE) 1370/2007 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2007 relatif aux services publics de transport de voyageurs par chemin de fer et par route (JO L 315 du 3.12.2007, p. 1) soient remplies et indépendamment de la qualification de T21. Matériel roulant de train ou tramway qui n’est pas à émission nulle ou qui n’est pas une locomotive bimodale» au titre de l’annexe du présent document d’orientations techniques relative aux transports.

(7) Par exemple, les lignes directrices concernant les aides d’État au climat, à la protection de l’environnement et à l’énergie exigent que les infrastructures de ravitaillement en hydrogène déployées ou modernisées au moyen d’aides d’État fournissent exclusivement de l’hydrogène renouvelable ou bas carbone, ou que l’État membre démontre une trajectoire crédible vers l’élimination progressive de l’hydrogène qui n’est pas renouvelable ou bas carbone d’ici à 2035, ce qui diffère de l’annexe des présentes orientations relative aux transports, qui considère la construction et la modernisation de stations de ravitaillement en hydrogène comme conformes au principe DNSH, quelle que soit l’intensité en carbone de l’hydrogène fourni.

(8) Directive 2003/87/CE du Parlement européen et du Conseil du 13 octobre 2003 établissant un système d’échange de quotas d’émission de gaz à effet de serre dans la Communauté et modifiant la directive 96/61/CE du Conseil (JO L 275 du 25.10.2003, p. 32).

(9) Le règlement relatif au FSC fait référence à des mesures et à des investissements qui, à terme, soutiennent des activités et des actifs. Par conséquent, les orientations font systématiquement référence aux activités et aux actifs.

(10) Conformément à la directive EIE (directive 2011/92/UE), les grands projets de construction ou de développement dans l’UE doivent d’abord être soumis à une évaluation de leurs incidences sur l’environnement. Cette dernière est réalisée avant le lancement du projet. La directive EIE s’applique à un large éventail de projets publics et privés, qui sont énumérés aux annexes I et II de la directive:

EIE obligatoire (annexe I): tous les projets énumérés à l’annexe I (par exemple, lignes ferroviaires de grande distance, autoroutes) sont considérés comme ayant des incidences notables sur l’environnement et nécessitent donc une EIE; ou

EIE à la discrétion des États membres sur la base d’une vérification préliminaire (annexe II): pour les projets énumérés à l’annexe II (par exemple, les projets de développement urbain ou industriel, les routes, le développement touristique et les travaux de canalisation et de régularisation de cours d’eau), les autorités nationales doivent déterminer si le projet fait l’objet d’une EIE. Cette décision est prise dans le cadre de la «procédure de vérification préliminaire», qui permet d’évaluer les effets des projets en fonction de certains seuils ou critères, ou sur la base d’un examen au cas par cas. À cette fin, les autorités nationales doivent prendre en considération les critères fixés à l’annexe III de la directive EIE et les informations fournies par le maître d’ouvrage sur la base de l’annexe II.A.

(11) Directive 2011/92/UE du Parlement européen et du Conseil du 13 décembre 2011 concernant l’évaluation des incidences de certains projets publics et privés sur l’environnement (texte codifié) (JO L 26 du 28.1.2012, p. 1).

(12) La directive EES exige une évaluation environnementale des plans et programmes susceptibles d’avoir des incidences notables sur l’environnement (par exemple, pour les plans et programmes concernant l’utilisation des sols, les transports, l’énergie, les déchets et l’agriculture). Les quatre critères suivants doivent être remplis pour déterminer si un plan ou un programme relève du champ d’application de la directive EES:

il est élaboré et/ou adopté par une autorité au niveau national, régional ou local;

il est exigé par des dispositions législatives, réglementaires ou administratives;

il est établi par l’un des secteurs énumérés à l’article 3, paragraphe 2, point a), de la directive;

il définit le cadre dans lequel la mise en œuvre des projets énumérés aux annexes I et II de la directive EIE pourra être autorisée à l’avenir.

(13) Directive 2001/42/CE du Parlement européen et du Conseil du 27 juin 2001 relative à l'évaluation des incidences de certains plans et programmes sur l'environnement (JO L 197 du 21.7.2001, p. 30).

(14) Cela signifie qu’une possibilité réelle doit être donnée, à un stade précoce, au public d’exprimer, dans des délais suffisants, son avis sur le projet de plan ou de programme et le rapport sur les incidences environnementales avant que le plan ou le programme ne soit adopté ou soumis à la procédure législative (article 6, paragraphe 2, de la directive EES).

(15) Communication de la Commission intitulée «Orientations techniques pour la prise en compte des enjeux climatiques dans les projets d'infrastructure pour la période 2021-2027» (JO C 373 du 16.9.2021, p. 1).

(16) Règlement (UE) 2021/523 du Parlement européen et du Conseil du 24 mars 2021 établissant le programme InvestEU et modifiant le règlement (UE) 2015/1017.

(17) Règlement (UE) 2021/1153 du Parlement européen et du Conseil du 7 juillet 2021 établissant le mécanisme pour l’interconnexion en Europe et abrogeant les règlements (UE) no 1316/2013 et (UE) no 283/2014 (JO L 247 du 14.7.2021, p. 38).

(18) Règlement (UE) 2021/1060 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2021 portant dispositions communes relatives au Fonds européen de développement régional, au Fonds social européen plus, au Fonds de cohésion et au Fonds européen pour les affaires maritimes et la pêche, et établissant les règles financières applicables à ces Fonds et au Fonds «Asile et migration», au Fonds pour la sécurité intérieure et à l'instrument relatif à la gestion des frontières et aux visas (JO L 231 du 30.6.2021, p. 159).

(19) Directive 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages (JO L 206 du 22.7.1992, p. 7). Des précisions supplémentaires sur l’interprétation de l’article 6, paragraphe 4, de la directive Habitats sont énoncées dans la communication de la Commission — intitulée Évaluation des plans et projets relatifs aux sites Natura 2000 – Guide de conseils méthodologiques de l’article 6, paragraphes 3 et 4, de la directive Habitats 92/43/CEE (JO C 437 du 28.10.2021, p. 1).

(20) Un impact positif mesurable («gain net») sur la biodiversité, par rapport à la situation antérieure au développement du projet. Les ratios de compensation spécifiques pour chaque projet sont fixés «au cas par cas», conformément à la communication de la Commission — intitulée Évaluation des plans et projets relatifs aux sites Natura 2000 – Guide de conseils méthodologiques de l’article 6, paragraphes 3 et 4, de la directive Habitats 92/43/CEE (JO C 437 du 28.10.2021, p. 1).

(21) La zone sélectionnée en vue d’une compensation doit se trouver dans la même région biogéographique (pour les sites désignés au titre de la directive «Habitats») ou dans la même aire de répartition, sur la même voie de migration ou dans la même aire d’hivernage pour les espèces d’oiseaux (autrement dit, les sites désignés au titre de la directive «Oiseaux») dans l’État membre concerné. Les opérateurs économiques ne peuvent pas contribuer à un fonds de compensation mondial qui ne garantirait pas des actions concrètes, efficaces et mesurables liées à la région biogéographique touchée.

(22) La mise en œuvre des mesures de compensation devrait être supervisée par des scientifiques formés, sur la base d’une méthodologie d’évaluation des progrès et des résultats, qui devrait être communiquée ouvertement aux citoyens et aux autorités compétentes. Le suivi devrait avoir lieu pendant toute la durée du projet.

(23) Telles que les analyses du cycle de vie/l’évaluation du cycle de vie du système de management environnemental et d’audit [règlement (CE) no 1221/2009 du Parlement européen et du Conseil du 25 novembre 2009 concernant la participation volontaire des organisations à un système communautaire de management environnemental et d’audit (EMAS)] (JO L 342 du 22.12.2009, p. 1).

(24) Cette approche suit l’article 17 («Préjudice important causé aux objectifs environnementaux») du règlement sur la taxinomie, qui exige la prise en compte de l’impact environnemental de l’activité ainsi que des produits et services fournis par cette activité tout au long de leur cycle de vie.

(25) Le cas échéant, la situation spécifique des petites îles et des régions ultrapériphériques peut être prise en considération lors de la détermination des meilleurs niveaux disponibles de performance environnementale et/ou climatique au sein d’un secteur.

(26) Comme énoncé dans le règlement (UE) 2021/1119 du Parlement européen et du Conseil du 30 juin 2021 établissant le cadre requis pour parvenir à la neutralité climatique et modifiant les règlements (CE) no 401/2009 et (UE) 2018/1999 («loi européenne sur le climat») (JO L 243 du 9.7.2021, p. 1), en cas d’application du principe DNSH aux objectifs d’atténuation du changement climatique et d’adaptation à ce dernier.

(27) Voir, par exemple, la directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau (JO L 327 du 22.12.2000, p. 1) (la «directive-cadre sur l’eau»), la directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 novembre 2008 relative aux déchets et abrogeant certaines directives (JO L 312 22.11.2008, p. 3) (la «directive-cadre relative aux déchets»), le règlement (UE) 2024/1991 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2024 relatif à la restauration de la nature et modifiant le règlement (UE) 2022/869 (JO L, 2024/1991, 29.7.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2024/1991/oj) (le «règlement sur la restauration de la nature»).

(28) Pour plus de précisions sur la manière dont les conditions DNSH sont évaluées, voir les orientations relatives aux (JO C, C/2025/1597, 25.3.2025, ELI: C/2025/1597/oj).

(29) Ce processus s’appuie sur celui utilisé dans le cadre de la facilité pour la reprise et la résilience, tel que décrit dans la communication de la Commission intitulée «Orientations techniques sur l’application du principe consistant à “ne pas causer de préjudice important” au titre du règlement établissant la facilité pour la reprise et la résilience» (JO C, C/2023/111, 11.10.2023, ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2023/111/oj).

(30) Les ressources naturelles comprennent l’énergie, les matières, les métaux, l’eau, la biomasse, l’air et le sol.

(31) Pour de plus amples informations sur l’objectif relatif à l’économie circulaire, veuillez vous référer au considérant 27 du règlement sur la taxinomie.

(32) On entend par «polluant» une substance, une vibration, de la chaleur, du bruit, de la lumière ou tout autre contaminant présent dans l’air, l’eau ou le sol, susceptible de porter atteinte à la santé humaine ou à l’environnement, comme défini à l’article 2, point 10), du règlement sur la taxinomie.

(33) En vertu de l’article 2, point 16, du règlement sur la taxinomie, on entend par «bon état» en lien avec un écosystème le bon état physique, chimique et biologique ou la bonne qualité physique, chimique et biologique d’un écosystème, lequel est capable de s’autoreproduire ou de s’autorestaurer, et dont la composition en termes d’espèces, la structure et les fonctions écologiques ne sont pas compromises.

(34) La méthode exposée à l’annexe I du règlement (UE) 2021/1060 du Parlement européen et du Conseil devrait être utilisée pour suivre les dépenses du Fonds social pour le climat (considérant 23 du règlement relatif au FSC).

(35) Règlement délégué (UE) 2021/2139 du 4 juin 2021 (JO L 442, 9.12.2021, p. 1) (acte délégué sur le climat) et règlement délégué (UE) 2023/2486 du 27 juin 2023 (JO L, 2023/2486, 21.11.2023, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2023/2486/oj) (l’«acte délégué sur l'environnement»).

(36) Règlement (UE) 2020/852 du Parlement européen et du Conseil du 18 juin 2020 sur l’établissement d’un cadre visant à favoriser les investissements durables et modifiant le règlement (UE) 2019/2088 (JO L 198 du 22.6.2020, p. 13, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2020/852/oj) (règlement sur la taxinomie).


ANNEXE 1

Bâtiments et production et stockage d’énergie renouvelable

La présente annexe sectorielle expose les critères applicables à une liste non exhaustive d’activités ou d’actifs qui doivent respecter le principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» (principe DNSH), conformément à la section 2.1 des orientations techniques relatives au principe DNSH pour le Fonds social pour le climat. Les activités exclues soutiennent également la mise en œuvre de l’approche décrite à la section 2.2 des orientations.

Le tableau est structuré de la manière suivante:

la colonne 1, intitulée «Activités et actifs», décrit des activités et actifs potentiels relevant des mesures et des investissements dans le domaine des bâtiments;

la colonne 2, intitulée «Critères DNSH», présente les critères auxquels chaque activité ou actif doit satisfaire pour respecter le principe DNSH;

la colonne 3, intitulée «Éléments prouvant le respect des critères DNSH», présente des éléments de preuve illustratifs qui peuvent être utilisés pour démontrer la conformité au principe DNSH.

Tableau 1

bâtiments

Activités et actifs

Critères DNSH (et mesures d’accompagnement, le cas échéant)

Éléments prouvant le respect des critères DNSH

Actions de sensibilisation

B1.

Activités et actifs en matière d’information, d’éducation, de sensibilisation et de conseil sur les mesures et les investissements rentables et sur les aides disponibles dans le domaine de la rénovation des bâtiments, de l’efficacité énergétique et de la décarbonation, y compris les économies d’énergie et la réduction de la précarité énergétique.

Le respect de la législation applicable est suffisant.

s.o.

Rénovation

B2.

Mesures individuelles de rénovation en vue d’accroître l’efficacité énergétique

L’activité consiste en l’une des mesures individuelles suivantes (1) pour autant qu’elles satisfont aux exigences minimales établies pour les composants et systèmes individuels dans les mesures nationales applicables destinées à mettre en œuvre la directive (UE) 2024/1275 (directive sur la performance énergétique des bâtiments) (2) et, le cas échéant, relèvent des deux classes d’efficacité énergétique les plus élevées, ou de classes plus élevées telles que définies dans l’acte délégué, conformément au règlement (UE) 2017/1369 (règlement sur l’étiquetage énergétique) (3) et aux actes délégués adoptés en vertu de ce règlement:

a)

ajout d’isolation à des composants existants de l’enveloppe, tels que les murs extérieurs (y compris des murs verts), toitures (y compris des toitures vertes), greniers, caves et rez-de-chaussée (y compris des mesures visant à assurer l’étanchéité à l’air, des mesures visant à réduire les effets des ponts thermiques et des échafaudages) et produits pour l’application de l’isolation sur l’enveloppe du bâtiment (y compris des fixations mécaniques et des adhésifs);

b)

remplacement de fenêtres existantes par de nouvelles fenêtres écoénergétiques;

c)

remplacement de portes existantes par de nouvelles portes écoénergétiques;

d)

remplacement des sources lumineuses existantes par des sources lumineuses plus économes en énergie;

e)

installation, remplacement, entretien et/ou réparation de systèmes de chauffage, de ventilation et de climatisation (CVC), d’appareils de cuisson et de refroidissement électriques et de systèmes de chauffage par eau chaude, y compris d’équipements liés à des services de chauffage urbain, par des technologies hautement efficaces;

f)

installation de robinetteries pour sanitaires et cuisine à faible consommation d’eau et d’énergie satisfaisant aux spécifications techniques énoncées à l’appendice E de l’annexe I du règlement délégué (UE) 2021/2139 de la Commission complétant le règlement (UE) 2020/852 (4) et, dans le cas des installations de douche, les mitigeurs de douche, conduites d’évacuation et robinets de douche ont un débit maximal de 6 litres/minute attesté par un label existant dans l’Union;

g)

installation de systèmes de protection solaire extérieurs, tels que des écrans et des volets roulants ou pliants.

Le respect de la législation applicable est suffisant.

s.o.

B3.

Travaux de rénovation destinés à améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments existants (5)

B3.1.

Toute rénovation d’un bâtiment améliorant la performance énergétique du bâtiment qui va au-delà des mesures individuelles de rénovation en matière d’efficacité énergétique détaillées dans la catégorie B2 ou au-delà de l’installation d’instruments et de dispositifs de mesurage, régulation et contrôle de la performance énergétique des bâtiments détaillés dans la catégorie B5.

ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

1)

Pour des rénovations importantes (6) de bâtiments individuels de plus de 2 000 m2 de surface de plancher utile ou de bâtiments ou unités de bâtiments faisant partie du même lotissement et totalisant au moins 2 000 m2 de surface de plancher utile, une analyse satisfaisante de la surchauffe estivale ou la démonstration de l’absence d’augmentation du refroidissement est effectuée au niveau du projet

2)

Pour les rénovations importantes de bâtiments individuels d’au moins 5 000 m2 ou d’unités de bâtiment faisant partie du même lotissement et totalisant au moins 5 000 m2 de surface de plancher utile située sur un terrain qui présente un risque important d’inondation et qui n’est pas suffisamment protégé par des mesures nationales, régionales ou locales de gestion des risques d’inondation:

a)

l’autorité publique a commencé à planifier l’élaboration de mesures adéquates d’atténuation des inondations qui protègent le terrain en question;

OU

b)

les rénovations importantes intègrent des mesures adéquates d’atténuation des inondations protégeant les bâtiments individuels ou la propriété concernée ou s’accompagnent de telles mesures.

ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

1)

Analyse satisfaisante de la surchauffe ou démonstration de l’atténuation (réduction du risque de surchauffe ou de l’utilisation du refroidissement ou des besoins en refroidissement) sur la base de la méthode nationale disponible, de préférence en adéquation avec l’article 4 et l’annexe I de la directive sur la performance énergétique des bâtiments (7).

2)

Le recensement des terres présentant un risque important d’inondation devrait s’appuyer sur les cartes des zones inondables et des risques d’inondation établies par les autorités nationales, régionales ou locales (qui peuvent ou non faire partie des plans d’aménagement du territoire nationaux, régionaux ou locaux).

En ce qui concerne le point 2 a), les éléments de preuve que les mesures de planification ou d’atténuation des inondations sont conformes au(x) plan(s) de gestion des inondations correspondant(s) peuvent inclure l’un des éléments suivants:

la preuve qu’une demande a été présentée par l’autorité publique compétente ou auprès de celle-ci en vue d’obtenir l’autorisation légale de mettre en place les mesures nécessaires d’atténuation des inondations;

une étude de faisabilité, un projet préliminaire ou final en vigueur (c’est-à-dire faisant partie d’un processus de planification pour lequel une autorisation a été délivrée par l’autorité publique compétente);

l’engagement du budget nécessaire par l’autorité publique compétente pour mettre en place les mesures d’atténuation des inondations;

la publication d’un appel d’offres public concernant les mesures d’atténuation des inondations;

le contrat signé pour la conception et/ou la réalisation des mesures d’atténuation des inondations.

Pour le point 2 b): les éléments de preuve peuvent inclure la preuve qu’un professionnel qualifié ou certifié a été désigné pour concevoir des mesures d’atténuation des inondations, ou qu’un permis d'urbanisme ou de construction englobant les mesures envisagées d’atténuation des inondations a été délivré par l’autorité compétente.

Les mesures d’atténuation des inondations devraient être fondées sur une évaluation des risques d’inondation englobant le bâtiment et le terrain en question, ou être conçues conformément à la législation européenne, nationale, régionale ou locale ou aux orientations officielles pertinentes en matière d’atténuation des inondations. Les travaux devraient notamment tenir compte des zones situées en dessous du niveau de crue prévu et de la gestion des eaux de ruissellement.

Le bâtiment ou la propriété peuvent être exemptés de l’obligation d’intégrer des mesures adéquates de protection contre les inondations ou d’être accompagnés de telles mesures lorsque cela n’est pas réalisable d’un point de vue juridique, économique, technique ou fonctionnel. Cette impossibilité peut être démontrée par:

la preuve de l’existence de contraintes réglementaires (patrimoine culturel, contraintes juridiques sur les terrains entourant le bâtiment, limites en matière d’aménagement du territoire, par exemple);

un rapport ou une analyse réalisé par un professionnel qualifié ou certifié attestant des effets négatifs des mesures d’atténuation des inondations sur l’intégrité structurelle du bâtiment;

un rapport ou une analyse réalisé par un professionnel qualifié ou certifié attestant des effets négatifs des mesures d’atténuation des inondations sur l’accessibilité, la protection contre l’incendie ou la santé et la sécurité des occupants du bâtiment.

TRANSITION VERS UNE ÉCONOMIE CIRCULAIRE

Pour:

a)

les rénovations importantes (8) de bâtiments individuels d’une surface de plancher utile supérieure à 2 000 m2 et de bâtiments ou unités de bâtiment faisant partie du même lotissement et totalisant plus de 2 000 m2 de surface de plancher utile; ou

b)

les rénovations (9) de bâtiments individuels ou d’unités de bâtiments d’une surface de plancher utile supérieure à 2 000 m2 et de bâtiments ou unités de bâtiment faisant partie du même lotissement et totalisant plus de 2 000 m2 de surface de plancher utile;

les critères exposés ci-dessous sont appliqués:

i.

pour le point a): avant d’effectuer des travaux sur des bâtiments, un audit préalable à la démolition ou à la rénovation (10) est réalisé. Cet audit est fondé sur les méthodes nationales ou locales applicables, ou, à défaut, sur les dispositions figurant à l’annexe F du protocole de l’Union sur les déchets de construction et de démolition (11);

ii.

pour les points a) et b): au moins 70 % des déchets de construction et de démolition non dangereux produits sur le site de construction (en masse en kilogrammes), à l’exclusion des matières naturelles relevant de la catégorie 17 05 04 de la liste européenne des déchets (décision 2000/532/CE (12)), sont préparés en vue de leur réutilisation (13) ou de leur recyclage (14). Le remblayage (15) n’est pas considéré comme une préparation en vue de la réutilisation ou du recyclage.

TRANSITION VERS UNE ÉCONOMIE CIRCULAIRE

Pour le point i):

Un audit préalable à la démolition ou à la rénovation qui s’appuie sur les méthodes nationales ou locales applicables ou, à défaut, sur les dispositions figurant à l’annexe F du protocole de l’Union sur la gestion des déchets de construction et de démolition.

Pour le point ii):

déchets recyclés: fiche de poids des déchets apportés à l’installation de recyclage des déchets (en kg);

total des déchets (non dangereux) produits sur le site: l’estimation du total des déchets produits est interprétée à la lumière des données disponibles. Elle pourrait être attestée, par exemple, par l’un des éléments suivants:

les reçus correspondant à tous les déchets apportés (en kilogrammes) aux différentes installations de traitement de déchets (par exemple, recyclage, remblayage, mise en décharge, etc.);

l’estimation de la production totale de déchets sur la base d’un audit préalable à la démolition ou à la rénovation.

B3.2.

Actifs ou activités liés à la rénovation de bâtiments destinés à l’extraction, au stockage, au transport ou à la fabrication de combustibles fossiles.

Non conforme au principe DNSH

s.o.

Construction

B4.

Construction de bâtiments neufs

B4.1

Construction de bâtiments résidentiels et non résidentiels

Tous les éléments du nouveau bâtiment doivent être conformes aux exigences énoncées dans la présente annexe.

ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

1)

Les bâtiments neufs ne sont pas situés sur des terrains présentant un risque important d’inondation d’après les cartes des zones inondables et des risques d’inondation établies par les autorités nationales ou d’après les plans d’aménagement du territoire nationaux, régionaux ou locaux, sauf si le lotissement intègre des mesures adéquates de gestion des inondations ou s’accompagne de telles mesures.

2)

Une analyse satisfaisante de la surchauffe estivale ou des besoins en refroidissement doit être effectuée au niveau du projet, sur la base d’une méthode nationale conforme aux dispositions de l’annexe I de la directive sur la performance énergétique des bâtiments.

ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

1)

Le recensement des terres présentant un risque important d’inondation devrait s’appuyer sur les cartes des zones inondables et des risques d’inondation établies par les autorités nationales, régionales ou locales (qui peuvent ou non faire partie des plans d’aménagement du territoire nationaux, régionaux ou locaux).

2)

Analyse satisfaisante de la surchauffe ou démonstration de besoins en refroidissement limités, sur la base de la méthode nationale disponible, de préférence en adéquation avec l’article 4 et l’annexe I de la directive sur la performance énergétique des bâtiments.

TRANSITION VERS UNE ÉCONOMIE CIRCULAIRE

a)

Lorsque l’activité comprend la démolition de bâtiments préexistants, un audit préalable à la démolition (16) est réalisé. Cet audit est fondé sur les méthodes nationales ou locales applicables, ou sur l’annexe F du protocole de l’Union sur les déchets de construction et de démolition (17);

b)

au moins 70 % des déchets de construction et de démolition non dangereux produits sur le site de construction (en masse en kilogrammes), à l’exclusion des matières naturelles relevant de la catégorie 17 05 04 de la liste européenne des déchets (décision 2000/532/CE), sont préparés en vue de leur réutilisation (18) ou de leur recyclage (19). Le remblayage (20) n’est pas considéré comme une préparation en vue de la réutilisation ou du recyclage.

TRANSITION VERS UNE ÉCONOMIE CIRCULAIRE

Pour le point a):

l’audit préalable à la démolition qui s’appuie sur les méthodes nationales ou locales applicables ou, à défaut, sur les dispositions figurant à l’annexe F du protocole de l’Union sur les déchets de construction et de démolition.

Pour le point b):

déchets recyclés: fiche de poids des déchets apportés à l’installation de recyclage des déchets (en kg);

total des déchets (non dangereux) produits sur le site: l’estimation du total des déchets produits est interprétée à la lumière des données disponibles. Elle pourrait être attestée, par exemple, par l’un des éléments suivants:

les reçus correspondant à tous les déchets apportés (en kilogrammes) aux différentes installations de traitement de déchets (par exemple, recyclage, remblayage, mise en décharge, etc.);

l’estimation de la production totale de déchets sur la base d’un audit préalable à la démolition.

PROTECTION ET RESTAURATION DE LA BIODIVERSITÉ ET DES ÉCOSYSTÈMES

1)

Le nouveau bâtiment n’est pas construit sur l’un des types de terrain suivants:

a)

terrain qualifié de zone humide ou de tourbière, qu’il continue de posséder ou non ce statut après le 1er janvier 2025;

b)

prairie permanente dans un site Natura 2000 au moment de la présentation du projet;

c)

terrain correspondant à la définition de «forêt» (21).

2)

Le nouveau bâtiment doit suivre la hiérarchie des mesures d’atténuation, à savoir:

a)

premièrement, réduire au minimum l’artificialisation et l’utilisation des terres, la perte d’espaces verts urbains et l’imperméabilisation des sols dès la conception du projet, par exemple en utilisant plus efficacement les espaces de construction existants pour proposer des logements de qualité, en réactivant les zones vacantes, sous-utilisées ou inutilisées, et en privilégiant l’utilisation des friches industrielles (22) plutôt que des terrains vierges (23), le recyclage des terres et les solutions naturelles;

b)

deuxièmement, adopter des mesures d’atténuation, par exemple l’intégration d’infrastructures vertes, l’utilisation d’espèces indigènes et de matériaux perméables, ou d’autres mesures visant à améliorer l’infiltration de l’eau;

c)

troisièmement, en dernier recours et en cas d’incidence résiduelle qui ne peut pas être atténuée, mettre en place des mesures de restauration pour compenser la perte d’espaces verts urbains et de services écosystémiques. Les mesures de restauration doivent être mises en place au niveau local et produire une valeur écologique au moins égale.

PROTECTION ET RESTAURATION DE LA BIODIVERSITÉ ET DES ÉCOSYSTÈMES

Les critères doivent être interprétés à la lumière des éléments de preuve disponibles. S’il n’existe aucune preuve qu’une zone relève des types de terrain énumérés dans les critères, il est présumé que les bénéficiaires satisfont aux critères.

Les éléments de preuve disponibles sont les suivants:

Pour les points 1a) et 1b):

les informations que les États membres devraient collecter au plus tard le 1er janvier 2025 dans le cadre de leur plan stratégique relevant de la PAC (24).

le visualisateur Natura 2000 et le portail «EU Grassland Watch» (Surveillance des prairies de l’UE);

les bases de données nationales des tourbières (lorsqu’aucune base de données nationale n’est disponible, la base de données mondiale des tourbières gérée par le Greifswald Moor Centrum peut être utilisée);

les informations sur l’utilisation des terres que les États membres devraient collecter d’ici à 2026 dans le cadre de leurs obligations au titre du règlement (UE) 2018/841 (règlement UTCATF) (25), y compris les tourbières et les zones humides.

Pour le point 1c):

les données provenant du système d’information forestière pour l’Europe (FISE) fondées sur des définitions nationales seront acceptées comme éléments de preuve valables jusqu’à ce que des données normalisées sur les zones forestières, telles que prévues dans la proposition de règlement de la Commission relatif à un cadre de surveillance des forêts, soient disponibles dans le système FISE.

Pour le point 2):

un rapport d’expert ou un document officiel, tel qu’une facture ou un certificat, prouvant que les mesures mentionnées dans la hiérarchie des mesures d’atténuation décrite dans les critères ont été mises en place.

B4.2.

Actifs ou activités liés à la construction de bâtiments destinés à l’extraction, au stockage, au transport ou à la fabrication de combustibles fossiles.

Non conforme au principe DNSH

s.o.

Instruments et dispositifs de mesurage, de régulation et de contrôle de la performance énergétique des bâtiments, approvisionnement énergétique et appareils

B5.

Installation, entretien et réparation d’instruments et de dispositifs de mesurage, de régulation et de contrôle de la performance énergétique des bâtiments

L’installation, l’entretien et/ou la réparation d’instruments et de dispositifs de mesurage, de régulation et de contrôle de la performance énergétique des bâtiments, tels que:

a)

les thermostats de zone, les systèmes de thermostat intelligent et les dispositifs de détection, y compris les capteurs de mouvements et les interrupteurs solaires;

b)

les systèmes d’automatisation et de contrôle de bâtiments, les systèmes de gestion de l’énergie des bâtiments, les systèmes de commande d’éclairage et les systèmes de gestion de l’énergie;

c)

les compteurs intelligents pour le gaz, la chaleur, le froid et l’électricité;

d)

les éléments de façade et de couverture équipés d’un dispositif pare-soleil ou d’une fonction de régulation des rayons solaires, y compris ceux pouvant accueillir de la végétation.

Le respect de la législation applicable est suffisant.

s.o.

B6.

Installation, entretien et réparation d’équipements liés aux énergies renouvelables

L’installation, l’entretien et/ou la réparation d’équipements liés aux énergies renouvelables sur site (26) sous la forme de systèmes techniques de bâtiment, y compris:

a)

les systèmes solaires photovoltaïques et les équipements techniques auxiliaires;

b)

les panneaux solaires d’eau chaude et les équipements techniques auxiliaires;

c)

les pompes à chaleur (27);

d)

les éoliennes et les équipements techniques auxiliaires;

e)

les absorbeurs solaires à revêtement microperforé et les équipements techniques auxiliaires;

f)

les unités de stockage d’énergie thermique ou électrique et les équipements techniques auxiliaires;

g)

les systèmes d’échangeur de chaleur ou de récupération de chaleur;

h)

les pompes à chaleur géothermique et les équipements techniques auxiliaires.

Le respect de la législation applicable est suffisant.

s.o.

B7.

Systèmes de chauffage à base de biomasse

B7.1

Installation et entretien de systèmes de chauffage à base de biomasse solide dans les bâtiments existants

ATTÉNUATION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Les systèmes de chauffage à base de biomasse doivent:

relever des deux classes d’efficacité énergétique les plus élevées et largement utilisées (28), ou

être d’une classe supérieure conformément au règlement sur l’étiquetage énergétique (29) et aux actes délégués adoptés en vertu dudit règlement.

ATTÉNUATION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Les pièces justificatives à présenter sont les suivantes:

un certificat indiquant la classe d’efficacité énergétique de la chaudière, tel que défini dans le règlement délégué (UE) 2015/1187 (30) de la Commission, ou du poêle, tel que défini dans le règlement délégué (UE) 2015/1186 de la Commission (31).

PRÉVENTION ET RÉDUCTION DE LA POLLUTION

Les systèmes de chauffage à base de biomasse doivent:

a)

être alimentés automatiquement par des granulés;

b)

être placés dans des zones de qualité de l’air où les niveaux de particules (PM2.5 ou PM10) dans l’air ambiant ne sont pas dépassés conformément à la directive (UE) 2024/2881 (32) (directive sur la qualité de l’air ambiant);

c)

respecter les niveaux de référence (particules) fixés à l’annexe V du règlement (UE) 2015/1189 de la Commission (33).

PRÉVENTION ET RÉDUCTION DE LA POLLUTION

Pour le point a), il ressort de la facture ou des spécifications techniques du dispositif de chauffage que celui-ci est alimenté automatiquement par des granulés.

Pour le point b), la preuve que, dans la zone de qualité de l’air dans laquelle la chaudière sera installée, les niveaux de particules PM2.5 et/ou PM10 n’ont pas été dépassés au cours des cinq dernières années, ou seulement pendant un an. Les éléments de preuve devraient s’appuyer sur les données publiques fournies sur le site web de l’Agence européenne pour l’environnement concernant les zones de qualité de l’air en question correspondantes (niveau NUTS-2), sur la base de la directive sur la qualité de l’air ambiant.

Pour le point c), la fiche d’information sur le produit montrant que le niveau des émissions de particules est inférieur aux valeurs de référence fixées à l’annexe V du règlement (UE) 2015/1189 de la Commission.

B7.2

Installation de systèmes de chauffage à base de biomasse solide dans des bâtiments nouvellement construits

Non conforme au principe DNSH

s.o.

B8.

Équipements alimentés par des combustibles fossiles

B8.1

Installation de systèmes de chauffage hybrides dans des bâtiments existants, y compris l’ajout d’un système de chauffage fonctionnant aux énergies renouvelables à un système existant de chauffage à combustibles fossiles

ATTÉNUATION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Seuls des systèmes de chauffage hybrides dotés d’un système de chauffage fonctionnant aux énergies renouvelables qui couvre au moins la moitié des besoins annuels de chauffage sont installés (34), quelle que soit la catégorie «activités et actifs» à laquelle le système de chauffage hybride est lié.

ATTÉNUATION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Les informations pourraient inclure la capacité respective des générateurs d’énergie renouvelable et non renouvelable, le type d’énergie renouvelable (chaleur solaire ou ambiante par exemple), le climat du pays et le régime de température de l’eau. Pour la plupart des produits, les données sont disponibles au titre des exigences établies par le règlement (UE) 2024/1781 (35) et le règlement sur l’étiquetage énergétique (36). Les besoins énergétiques peuvent être calculés par l’installateur du système de chauffage ou par l’architecte, ou estimés à partir d’un certificat de performance énergétique récent, d’un audit énergétique ou d’un passeport de rénovation. À titre de solution de repli, si les besoins en énergie ne peuvent pas être calculés, le respect des critères peut être déclaré à partir de fiches de données sur les produits indiquant les capacités respectives des deux générateurs qui constituent le système de chauffage hybride, auquel cas la capacité du système de chauffage fonctionnant aux énergies renouvelables devrait représenter au moins la moitié de la capacité du système de chauffage à combustibles fossiles.

B8.2

Installation de systèmes de chauffage hybrides dans des bâtiments nouvellement construits

Non conforme au principe DNSH

s.o.

B8.3

Équipements alimentés exclusivement par des combustibles fossiles, y compris l’installation de chaudières autonomes

Non conforme au principe DNSH

s.o.

B9.

Raccordement aux réseaux de chaleur et de froid

Soutien au raccordement aux réseaux de chaleur et de froid

ATTÉNUATION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Raccordement à un réseau de chaleur ou de froid, lorsque ce dernier:

a)

peut être considéré comme un réseau de chaleur ou de froid efficace conformément à l’article 26 de la directive relative à l’efficacité énergétique (37) ou

b)

satisfait aux exigences énoncées à l’article 26, paragraphe 5, de la directive relative à l’efficacité énergétique, pour autant que le raccordement n’entraîne pas d’augmentation de la consommation de combustibles fossiles.

ATTÉNUATION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Pour le point a), un certificat montrant que le réseau de chaleur ou de froid peut être considéré comme efficace conformément à l’article 26 de la directive relative à l’efficacité énergétique.

Pour le point b), un plan visant à garantir une consommation plus efficace d’énergie primaire, à réduire les pertes de distribution et à augmenter la part des énergies renouvelables dans l’approvisionnement en chaleur et en froid, conformément à l’article 26, paragraphe 5, de la directive relative à l’efficacité énergétique.


Tableau 2

énergies renouvelables et stockage (hors site)

Ce tableau concerne les mesures et les investissements définis à l’article 8, paragraphe 1, point c), du règlement (UE) 2023/955 (38).


Activités et actifs

Critères DNSH (et mesures d’accompagnement, le cas échéant)

Éléments prouvant le respect des critères DNSH

Production d’énergie à partir de sources renouvelables

E1.

Production d’électricité à partir d’énergie éolienne terrestre dans les zones d’accélération des énergies renouvelables

Développement et exploitation d’une capacité de production d’électricité à partir d’énergie éolienne terrestre située dans les zones d’accélération des énergies renouvelables visées à l’article 15 quater de la directive (UE) 2018/2001 (39).

Le respect de la législation applicable est suffisant.

s.o.

E2.

Production d’électricité à partir d’énergie éolienne terrestre en dehors des zones d’accélération des énergies renouvelables

Développement et exploitation d’une capacité de production d’électricité à partir d’énergie éolienne terrestre située en dehors des zones d’accélération des énergies renouvelables visées à l’article 15 quater de la directive (UE) 2018/2001 (40).

PROTECTION ET RESTAURATION DE LA BIODIVERSITÉ ET DES ÉCOSYSTÈMES

a)

Une activité ou un actif ayant une incidence sur une zone Natura 2000 qui s’appuie sur des mesures compensatoires relevant du champ d’application de l’article 6, paragraphe 4, de la directive 92/43/CEE du Conseil (ci-après la «directive “Habitats”») (41) peut être conforme au principe DNSH, à condition que les mesures compensatoires permettent d’obtenir des gains nets de biodiversité (42), qu’elles aient un lien local avec le projet (43) et qu’elles comprennent des systèmes de suivi solides et transparents (44).

b)

Lorsque les projets reposent sur des dérogations à l’obligation de protection des espèces au titre de l’article 9 de la directive 2009/147/CE (directive «Oiseaux») (45) ou de l’article 16 de la directive «Habitats», des mesures compensatoires visant à améliorer l’état de conservation des espèces concernées sont prises sur le site ou hors site.

PROTECTION ET RESTAURATION DE LA BIODIVERSITÉ ET DES ÉCOSYSTÈMES

Pour le point a), un permis délivré par l’autorité compétente sur la base de l’évaluation appropriée établissant les mesures compensatoires qui conduiront à des gains nets de biodiversité dans la même région biogéographique du même État membre, déterminés à l’aide des méthodes établies (46) et d’un plan de suivi transparent.

Pour le point b), un permis délivré par l’autorité compétente établissant les mesures compensatoires qui amélioreront l’état de conservation des espèces touchées.

E3.

Production d’électricité ou cogénération de chaleur/froid et d’électricité à partir de systèmes d’énergie solaire ou de capteurs solaires hybrides thermiques-photovoltaïques dans les zones d’accélération des énergies renouvelables

Développement et exploitation d'une capacité de production d’électricité au moyen de la technologie solaire photovoltaïque dans les zones d’accélération des énergies renouvelables visées à l’article 15 quater de la directive (UE) 2018/2001 (47).

Développement et exploitation d'une capacité de production d’électricité au moyen de la technologie de l’énergie solaire concentrée ou de capteurs solaires hybrides thermiques-photovoltaïques dans les zones d’accélération des énergies renouvelables visées à l’article 15 quater de la directive (UE) 2018/2001 (48).

Le respect de la législation applicable est suffisant.

s.o.

E4.

Production d’électricité ou cogénération de chaleur/froid et d’électricité à partir de systèmes d’énergie solaire ou de capteurs solaires hybrides thermiques-photovoltaïques en dehors des zones d’accélération des énergies renouvelables

Développement et exploitation d'une capacité de production d’électricité au moyen de la technologie solaire photovoltaïque en dehors des zones d’accélération des énergies renouvelables visées à l’article 15 quater de la directive (UE) 2018/2001 (49).

Développement et exploitation d'une capacité de production d’électricité au moyen de la technologie de l’énergie solaire concentrée ou de capteurs solaires hybrides thermiques-photovoltaïques en dehors des zones d’accélération des énergies renouvelables visées à l’article 15 quater de la directive (UE) 2018/2001 (50).

PROTECTION ET RESTAURATION DE LA BIODIVERSITÉ ET DES ÉCOSYSTÈMES

a)

Une activité ou un actif ayant une incidence sur une zone Natura 2000 qui s’appuie sur des mesures compensatoires relevant du champ d’application de l’article 6, paragraphe 4, de la directive 92/43/CEE du Conseil (ci-après la «directive “Habitats”») (51) peut être conforme au principe DNSH, à condition que les mesures compensatoires permettent d’obtenir des gains nets de biodiversité (52), qu’elles aient un lien local avec le projet (53) et qu’elles comprennent des systèmes de suivi solides et transparents (54).

b)

Lorsque les projets reposent sur des dérogations à l’obligation de protection des espèces au titre de l’article 9 de la directive 2009/147/CE (directive «Oiseaux») (55) ou de l’article 16 de la directive «Habitats», des mesures compensatoires visant à améliorer l’état de conservation des espèces concernées devraient être prises sur le site ou hors site.

PROTECTION ET RESTAURATION DE LA BIODIVERSITÉ ET DES ÉCOSYSTÈMES

Pour le point a), un permis délivré par l’autorité compétente sur la base de l’évaluation appropriée établissant les mesures compensatoires qui conduiront à des gains nets de biodiversité dans la même région biogéographique du même État membre, déterminés à l’aide des méthodes établies (56) et d’un plan de suivi transparent.

Pour le point b), un permis délivré par l’autorité compétente établissant les mesures compensatoires qui amélioreront l’état de conservation des espèces touchées.

E5.

Production de chaleur à partir de l’énergie solaire thermique dans les zones d’accélération des énergies renouvelables

Développement et exploitation d’une capacité de production d’électricité au moyen de la technologie solaire thermique dans les zones d’accélération des énergies renouvelables visées à l’article 15 quater de la directive (UE) 2018/2001 (57).

Le respect de la législation applicable est suffisant.

s.o.

E6.

Production de chaleur à partir d’énergie solaire thermique en dehors des zones d’accélération des énergies renouvelables

Développement et exploitation d’une capacité de production d’électricité au moyen de la technologie solaire thermique en dehors des zones d’accélération des énergies renouvelables visées à l’article 15 quater de la directive (UE) 2018/2001 (58).

PROTECTION ET RESTAURATION DE LA BIODIVERSITÉ ET DES ÉCOSYSTÈMES

a)

Une activité ou un actif ayant une incidence sur une zone Natura 2000 qui s’appuie sur des mesures compensatoires relevant du champ d’application de l’article 6, paragraphe 4, de la directive 92/43/CEE du Conseil (ci-après la «directive “Habitats”») (59) peut être conforme au principe DNSH, à condition que les mesures compensatoires permettent d’obtenir des gains nets de biodiversité (60), qu’elles aient un lien local avec le projet (61) et qu’elles comprennent des systèmes de suivi solides et transparents (62).

b)

Lorsque les projets reposent sur des dérogations à l’obligation de protection des espèces au titre de l’article 9 de la directive 2009/147/CE (directive «Oiseaux») (63) ou de l’article 16 de la directive «Habitats», des mesures compensatoires visant à améliorer l’état de conservation des espèces concernées devraient être prises sur le site ou hors site.

PROTECTION ET RESTAURATION DE LA BIODIVERSITÉ ET DES ÉCOSYSTÈMES

Pour le point a), un permis délivré par l’autorité compétente sur la base de l’évaluation appropriée établissant les mesures compensatoires qui conduiront à des gains nets de biodiversité dans la même région biogéographique du même État membre, déterminés à l’aide des méthodes établies (64) et d’un plan de suivi transparent.

Pour le point b), un permis délivré par l’autorité compétente établissant les mesures compensatoires qui amélioreront l’état de conservation des espèces touchées.

E7.

Production d’électricité et cogénération de chaleur/froid et d’électricité à partir de la bioénergie par des communautés d’énergie renouvelable, des communautés énergétiques citoyennes et d’autres clients actifs

Développement et exploitation d’une capacité de production d’électricité ou de la cogénération de chaleur/froid et d’électricité à partir de la biomasse, du biogaz ou des bioliquides exclusivement

PROTECTION ET RESTAURATION DE LA BIODIVERSITÉ ET DES ÉCOSYSTÈMES

Il convient que les matières premières:

1.

proviennent de sources durables, conformément aux critères de durabilité et de réduction des émissions de gaz à effet de serre prévus à l’article 29 de la directive (UE) 2018/2001 (ci-après la «directive sur les énergies renouvelables») (65);

2.

l’utilisation de cultures destinées à l’alimentation humaine ou animale est limitée à la quantité nécessaire pour stabiliser le processus de digestion anaérobique lors de la production de biogaz et de biométhane (66);

3.

conformément au principe de l’utilisation en cascade de la biomasse prévue à l’article 3, paragraphe 3, de la directive sur les énergies renouvelables, les installations doivent privilégier les résidus et les déchets (67) pour leur fonctionnement.

PROTECTION ET RESTAURATION DE LA BIODIVERSITÉ ET DES ÉCOSYSTÈMES

Les systèmes de certification approuvés au titre de la directive sur les énergies renouvelables, dont les déchets et les résidus relèvent du champ d’application, ou des systèmes de certification nationaux équivalents

PRÉVENTION ET RÉDUCTION DE LA POLLUTION

a)

Les installations utilisant de la biomasse solide et des bioliquides sont placées dans des zones de qualité de l’air dans lesquelles les valeurs limites de particules (PM2.5 ou PM10) ne sont pas dépassées dans l’air ambiant, conformément à la directive (UE) 2024/2881 (ci-après la «directive sur la qualité de l’air ambiant») (68).

Cette exclusion ne s’applique pas à une installation qui:

1.

est destinée à la transformation de la biomasse solide en biogaz, à des températures inférieures à 150° C, pour la production d’électricité sur site, ou

2.

remplace une installation alimentée au charbon ou au lignite, a une puissance inférieure à celle de l’installation qu’elle remplace, ne brûle pas de charbon et, lorsque la capacité de l’installation est supérieure ou égale à 50 kWe, réalise au moins 10 % d’économies d’énergie primaire conformément à la méthode de calcul de la cogénération à haut rendement définie à l’annexe II, point b), de la directive (UE) 2023/1791 (ci-après la «directive relative à l’efficacité énergétique») (69).

b)

Il convient que les installations de bioénergie dont la puissance thermique nominale est inférieure à 1 MW et qui ne sont pas visées par des mesures d’écoconception respectent les valeurs de référence des émissions de polluants atmosphériques prévues à l’annexe 2, partie 2, de la directive (UE) 2015/2193 (ci-après la «directive sur les installations de combustion moyennes») (70).

PRÉVENTION ET RÉDUCTION DE LA POLLUTION

Pour le point a), référence aux données publiques fournies sur le site internet de l’Agence européenne pour l’environnement pour les zones de qualité de l’air concernées sur la base de la directive (UE) 2024/2881 (directive sur la qualité de l’air ambiant) (71), démontrant que les installations sont situées dans des zones de qualité de l’air dans lesquelles les niveaux de PM2.5 et de PM10 n’ont pas été dépassés au cours des cinq dernières années, ou seulement pendant un an, selon les données publiques.

Pour démontrer que l’exemption no 1 du critère a) s’applique, une documentation technique des installations attestant que la production d’électricité provient exclusivement du biogaz, conformément à l’article 29, paragraphe 10, de la directive sur les énergies renouvelables.

Pour démontrer que l’exemption no 2 du critère a) s’applique:

un contrat (ou document juridique similaire) portant sur le démantèlement de l’installation fonctionnant au charbon ou au lignite et le contrat (ou document juridique similaire) relatif à l’installation d’une nouvelle installation bioénergétique, attestant que les installations alimentées au charbon ou au lignite seront remplacées par l’installation alimentée par de la biomasse solide;

un système de certificat de durabilité de la biomasse délivré conformément à la directive sur les énergies renouvelables, ou un rapport soumis aux autorités nationales comprenant des informations sur les intrants utilisés pour la production de bioénergie;

une évaluation, réalisée par un organisme de certification indépendant (tel que l’organisme qui délivre les garanties d’origine), attestant de la réalisation d’économies d’énergie primaires d’au moins 10 % par rapport aux données de référence de la production séparée de chaleur et d’électricité. ou des garanties d’origine pour la cogénération à haut rendement démontrant que l’installation réalise au moins 10 % d’économies d’énergie primaire.

Pour le point b), le respect des valeurs de référence conformément à la directive sur les installations de combustion moyennes. Lorsque l’installation est construite sur demande avec un fabricant, la copie d’un accord contractuel comprenant les spécifications techniques.

E8.

Production d’électricité à partir de petites centrales hydroélectriques par des communautés d’énergie renouvelable, des communautés énergétiques citoyennes et d’autres clients actifs

Rénovation et modernisation des petites sources hydroélectriques existantes, qui ne sont pas situées dans les zones de restauration désignées dans les plans nationaux de restauration élaborés conformément à l’article 14 du règlement (UE) 2024/1991 relatif à la restauration de la nature (72), lorsqu’un tel plan existe, et qui ne sont pas considérées comme des structures devant être supprimées dans le cadre d’un inventaire établi conformément à l’article 9 du règlement relatif à la restauration de la nature, lorsqu’un tel inventaire existe.

Les petites centrales hydroélectriques ne dépassent pas 10 MW de puissance.

UTILISATION DURABLE ET PROTECTION DES RESSOURCES AQUATIQUES ET MARINES

a)

Les projets qui compromettent le bon état ou le bon potentiel des masses d’eau ou l’état de conservation favorable des habitats et des espèces protégés par la directive 92/43/CEE du Conseil (ci-après la «directive Habitats») (73) sont exclus.

b)

Le cas échéant et en fonction des écosystèmes naturellement présents dans les masses d’eau concernées, les contrôles prévus par la directive 2000/60/CE (ci-après la «directive-cadre sur l’eau») (74) (les enregistrements ou les autorisations par exemple) établissent des mesures visant à assurer la migration des poissons en aval et en amont et le transport des sédiments. Ces mesures peuvent porter sur des turbines améliorées sur le plan de l’environnement, des structures de guidage des poissons, des points de passage pour poissons de pointe et entièrement fonctionnels, des systèmes d’arrêt ou de réduction des opérations et des rejets lors des migrations ou du frai, des dérivations des sédiments, le rétablissement des processus d’érosion latérale, la remise en état du lit des cours d’eau ou des mesures garantissant un niveau minimal de débit écologique et de débit des sédiments.

UTILISATION DURABLE ET PROTECTION DES RESSOURCES AQUATIQUES ET MARINES

Pour le point a), les conclusions établies par l’autorisation délivrée au titre de la directive-cadre sur l’eau et l’évaluation appropriée réalisée au titre de la directive «Habitats», le cas échéant.

Pour le point b), l’autorisation ou l’enregistrement préalable fondé sur les règles générales contraignantes, lorsqu’une telle exigence n’est pas prévue par la législation de l’Union, comme le prévoit l’article 11, paragraphe 3, point i), de la directive-cadre sur l’eau.

E9.

Production d’électricité et/ou de chaleur/froid à partir d’énergie géothermique ou de l’énergie ambiante dans les zones d’accélération des énergies renouvelables

Développement et exploitation de la capacité de production d’électricité à partir d’énergie géothermique ou de l’énergie ambiante dans les zones d’accélération des énergies renouvelables visées à l’article 15 quater de la directive (UE) 2018/2001 (75).

Le respect de la législation applicable est suffisant.

s.o.

Stockage de l’énergie

E10.

Stockage de l’énergie électrique

Achat, installation, entretien et réparation d’installations ou d’appareils qui stockent l’énergie électrique et la restituent ultérieurement sous forme d’électricité. L’activité exclut les centrales hydroélectriques mixtes de pompage-turbinage.

Le respect de la législation applicable est suffisant.

s.o.

E11.

Stockage d’énergie thermique

Achat, installation, entretien et réparation d’installations et de dispositifs qui stockent l’énergie thermique et la restituent ultérieurement sous la forme d’énergie thermique ou d’autres vecteurs énergétiques.

Le respect de la législation applicable est suffisant.

s.o.

E12.

Installation de technologies permettant le raccordement à un réseau intelligent et le partage de l’énergie (par exemple, compteurs intelligents et systèmes de gestion de l’énergie) pour les ménages et les microentreprises

Achat, installation, entretien et réparation de plateformes physiques et/ou virtuelles permettant le raccordement à un réseau intelligent et le partage d’énergie, telles que:

des compteurs intelligents qui peuvent faciliter le suivi de la production et de la consommation d’électricité en temps réel;

des systèmes de gestion de l’énergie.

Le respect de la législation applicable est suffisant.

s.o.

Produits de consommation

E13.

Chèques couvrant la cotisation à une communauté d’énergie renouvelable ou à une communauté énergétique citoyenne fondée sur les énergies renouvelables.

Le respect de la législation applicable est suffisant.

s.o.

E14.

Activités et actifs en matière d’information, d’éducation, de sensibilisation et de conseil sur les mesures et les investissements rentables et sur les aides disponibles en faveur de la décarbonation des bâtiments et de l’intégration de la production et du stockage d’énergies renouvelables, de l’adoption de l’autoconsommation d’énergie renouvelable, des économies d’énergie et de la réduction de la précarité énergétique.

Le respect de la législation applicable est suffisant.

s.o.

Activités exclues

E15.

Production d’électricité et/ou de chaleur à partir de tous les combustibles fossiles

Non conforme au principe DNSH

s.o.

E16.

Production d’électricité et/ou de chaleur à partir de combustibles d’origine fossile

Non conforme au principe DNSH

s.o.


(1) Les rénovations qui consistent en plusieurs mesures individuelles et qui peuvent être qualifiées de rénovations importantes au sens de l’article 2, point 22), de la directive sur la performance énergétique des bâtiments et conformément à la transposition nationale correspondante relèvent de la catégorie «Travaux de rénovation destinés à améliorer l’efficacité énergétique des bâtiments existants» (catégorie B3.1).

(2) Directive (UE) 2024/1275 du Parlement européen et du Conseil du 24 avril 2024 sur la performance énergétique des bâtiments (refonte) (JO L, 2024/1275, 8.5.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2024/1275/oj).

(3) Règlement (UE) 2017/1369 du Parlement européen et du Conseil du 4 juillet 2017 établissant un cadre pour l’étiquetage énergétique et abrogeant la directive 2010/30/UE (JO L 198 du 28.7.2017, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2017/1369/oj).

(4) Règlement délégué (UE) 2021/2139 de la Commission du 4 juin 2021 complétant le règlement (UE) 2020/852 du Parlement européen et du Conseil par les critères d’examen technique permettant de déterminer à quelles conditions une activité économique peut être considérée comme contribuant substantiellement à l’atténuation du changement climatique ou à l’adaptation à celui-ci et si cette activité économique ne cause de préjudice important à aucun des autres objectifs environnementaux (JO L 442 du 9.12.2021, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_del/2021/2139/oj).

(5) La rénovation signifie qu’au moins 50 % du bâtiment d’origine est conservé.

(6) Voir définition à l’article 2, point 22), de la directive (UE) 2024/1275 du Parlement européen et du Conseil du 24 avril 2024 sur la performance énergétique des bâtiments (refonte) (JO L, 2024/1275, 8.5.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2024/1275/oj): «rénovation importante»: la rénovation d’un bâtiment lorsqu’elle présente au moins l’une des caractéristiques suivantes: a) le coût total de la rénovation qui concerne l’enveloppe du bâtiment ou les systèmes techniques du bâtiment est supérieur à 25 % de la valeur du bâtiment, à l’exclusion de la valeur du terrain sur lequel il se trouve; ou b) plus de 25 % de la surface de l’enveloppe du bâtiment fait l’objet d’une rénovation.

(7) Directive (UE) 2024/1275 du Parlement européen et du Conseil du 24 avril 2024 sur la performance énergétique des bâtiments (refonte) (JO L, 2024/1275, 8.5.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2024/1275/oj).

(8) Voir définition à l’article 2, point 22), de la directive (UE) 2024/1275 du Parlement européen et du Conseil du 24 avril 2024 sur la performance énergétique des bâtiments (JO L, 2024/1275, 8.5.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2024/1275/oj).

(9) Voir définition à l’article 2, point 13), du règlement (UE) 2023/955 du Parlement européen et du Conseil du 10 mai 2023 instituant un Fonds social pour le climat et modifiant le règlement (UE) 2021/1060 (JO L 130 du 16.5.2023, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2023/955/oj).

(10) On entend par «audit préalable à la démolition» ou «audit préalable à la rénovation» une activité préparatoire visant 1) à collecter et à évaluer des informations sur les qualités et les quantités des produits de construction destinés à être réutilisés, des déchets de construction et de démolition susceptibles d’être préparés en vue de leur réutilisation et de leur recyclage, ainsi que des autres types de déchets de construction et de démolition qui seront rejetés au cours des travaux de démolition ou de rénovation, et 2) à formuler des recommandations générales et propres au site concernant les procédés de démolition ou de rénovation. Dans le cadre de l’audit préalable à la démolition ou à la rénovation, il est également important de recenser les matériaux contenant des substances ou des mélanges dangereux et ceux qui pourraient freiner la réutilisation ou le recyclage.

(11) Protocole de gestion des déchets de construction et de démolition de l'UE, https://op.europa.eu/fr/publication-detail/-/publication/d63d5a8f-64e8-11ef-a8ba-01aa75ed71a1.

(12) Décision de la Commission du 3 mai 2000 remplaçant la décision 94/3/CE établissant une liste de déchets en application de l’article 1er, point a), de la directive 75/442/CEE du Conseil relative aux déchets et la décision 94/904/CE du Conseil établissant une liste de déchets dangereux en application de l’article 1er, paragraphe 4, de la directive 91/689/CEE du Conseil relative aux déchets dangereux (JO L 226 du 6.9.2000, p. 3).

(13) Voir définition à l’article 3, point 16), de la directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 novembre 2008 relative aux déchets et abrogeant certaines directives (JO L 312 du 22.11.2008, p. 3, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2008/98/oj).

(14) Voir définition à l’article 3, point 17), de la directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 novembre 2008 relative aux déchets et abrogeant certaines directives (JO L 312 du 22.11.2008, p. 3, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2008/98/oj).

(15) Voir définition dans la directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 novembre 2008 relative aux déchets et abrogeant certaines directives (JO L 312 du 22.11.2008, p. 3, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2008/98/oj): «remblayage»: toute opération de valorisation par laquelle des déchets appropriés non dangereux sont utilisés à des fins de remise en état dans des zones excavées ou, en ingénierie, pour des travaux d’aménagement paysager. Les déchets utilisés pour le remblayage doivent remplacer des matières qui ne sont pas des déchets, être adaptés aux fins susvisées et limités aux quantités strictement nécessaires pour parvenir à ces fins.

(16) On entend par «audit préalable à la démolition» ou «audit préalable à la rénovation» une activité préparatoire visant 1) à collecter et à évaluer des informations sur les qualités et les quantités des produits de construction destinés à être réutilisés, des déchets de construction et de démolition susceptibles d’être préparés en vue de leur réutilisation et de leur recyclage, ainsi que des autres types de déchets de construction et de démolition qui seront rejetés au cours des travaux de démolition ou de rénovation, et 2) à formuler des recommandations générales et propres au site concernant les procédés de démolition ou de rénovation. Dans le cadre de l’audit préalable à la démolition ou à la rénovation, il est également important de recenser les matériaux contenant des substances ou des mélanges dangereux et ceux qui pourraient freiner la réutilisation ou le recyclage.

(17) Protocole de gestion des déchets de construction et de démolition de l'UE, https://op.europa.eu/fr/publication-detail/-/publication/d63d5a8f-64e8-11ef-a8ba-01aa75ed71a1.

(18) Voir définition à l’article 3, point 16), de la directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 novembre 2008 relative aux déchets et abrogeant certaines directives (JO L 312 du 22.11.2008, p. 3, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2008/98/oj).

(19) Voir définition à l’article 3, point 17), de la directive 2008/98/CE du Parlement européen et du Conseil du 19 novembre 2008 relative aux déchets et abrogeant certaines directives (JO L 312 du 22.11.2008, p. 3, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2008/98/oj).

(20) Voir définition dans la directive 2008/98/EC: «remblayage»: toute opération de valorisation par laquelle des déchets appropriés non dangereux sont utilisés à des fins de remise en état dans des zones excavées ou, en ingénierie, pour des travaux d’aménagement paysager. Les déchets utilisés pour le remblayage doivent remplacer des matières qui ne sont pas des déchets, être adaptés aux fins susvisées et limités aux quantités strictement nécessaires pour parvenir à ces fins.

(21) «Forêt»: des terres d’une superficie supérieure à 0,5 hectare avec des arbres d’une hauteur supérieure à 5 mètres et un couvert arboré de plus de 10 % ou des arbres devant encore atteindre ces seuils in situ, à l’exclusion des terres utilisées de façon prépondérante à des fins agricoles ou urbaines. Relèvent de cette catégorie les surfaces arborées, dont les jeunes peuplements naturels d’arbres ou les plantations n’ayant pas encore atteint les valeurs minimales de couvert arboré ou de densité de peuplement équivalente ou la hauteur d’arbre minimale, de même que les terres faisant normalement partie des surfaces forestières qui ont été temporairement déboisées à la suite d’interventions humaines, telles que des coupes, ou de causes naturelles, mais qui doivent retourner à l’état de forêt.

(22) Terrains situés dans une zone urbaine précédemment aménagée, tels que définis dans le glossaire de l’Agence européenne pour l’environnement.

(23) Terrains sur lesquels il n’y a pas eu d’aménagement urbain auparavant, généralement situés à la périphérie d’une zone bâtie existante, tels que définis dans le glossaire de l’Agence européenne pour l’environnement.

(24) Au sens du règlement (UE) 2021/2115 du Parlement européen et du Conseil du 2 décembre 2021 établissant des règles régissant l’aide aux plans stratégiques devant être établis par les États membres dans le cadre de la politique agricole commune (plans stratégiques relevant de la PAC) et financés par le Fonds européen agricole de garantie (FEAGA) et par le Fonds européen agricole pour le développement rural (Feader), et abrogeant les règlements (UE) no 1305/2013 et (UE) no 1307/2013 (JO L 435 du 6.12.2021, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2021/2115/oj).

(25) Règlement (UE) 2018/841 du Parlement européen et du Conseil du 30 mai 2018 relatif à la prise en compte des émissions et des absorptions de gaz à effet de serre résultant de l’utilisation des terres, du changement d’affectation des terres et de la foresterie dans le cadre d’action en matière de climat et d’énergie à l’horizon 2030 et modifiant le règlement (UE) no 525/2013 et la décision (UE) no 529/2013 (JO L 156 du 19.6.2018, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2018/841/oj).

(26) C’est-à-dire dans ou sur un bâtiment donné, ou sur le terrain sur lequel se situe ce bâtiment, conformément à l’article 2, point 54), de la directive (UE) 2024/1275 du Parlement européen et du Conseil du 24 avril 2024 sur la performance énergétique des bâtiments (refonte) (JO L, 2024/1275, 8.5.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2024/1275/oj).

(27) L’installation de pompes à chaleur lorsque des systèmes de chauffage à combustibles fossiles sont en place est soumise aux critères de la section B8.1.

(28) Pour savoir quelles sont les deux classes d’efficacité énergétique les plus élevées qui sont largement utilisées, il est possible de consulter le registre européen de l’étiquetage énergétique des produits pour avoir une vue d’ensemble (fondée sur des données officielles) des produits disponibles sur le marché.

(29) Règlement (UE) 2017/1369 du Parlement européen et du Conseil du 4 juillet 2017 établissant un cadre pour l’étiquetage énergétique et abrogeant la directive 2010/30/UE (JO L 198 du 28.7.2017, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2017/1369/oj).

(30) Règlement délégué (UE) 2015/1187 de la Commission du 27 avril 2015 complétant la directive 2010/30/UE du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne l’étiquetage énergétique des chaudières à combustible solide et des produits combinés constitués d’une chaudière à combustible solide, de dispositifs de chauffage d’appoint, de régulateurs de température et de dispositifs solaires (JO L 193 du 21.7.2015, p. 43, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_del/2015/1187/oj).

(31) Règlement délégué (UE) 2015/1186 de la Commission du 24 avril 2015 complétant la directive 2010/30/UE du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne l’étiquetage énergétique des dispositifs de chauffage décentralisés (JO L 193 du 21.7.2015, p. 20, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_del/2015/1186/oj).

(32) Directive (UE) 2024/2881 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2024 concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe (JO L, 2024/2881, 20.11.2024, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2024/2881/oj).

(33) Règlement (UE) 2015/1189 de la Commission du 28 avril 2015 portant application de la directive 2009/125/CE du Parlement européen et du Conseil en ce qui concerne les exigences d’écoconception applicables aux chaudières à combustible solide (JO L 193 du 21.7.2015, p. 100, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2015/1189/oj).

(34) Conformément à l’article 17, paragraphe 15, et au considérant 14 de la directive sur la performance énergétique des bâtiments.

(35) Règlement (UE) 2024/1781 du Parlement européen et du Conseil du 13 juin 2024 établissant un cadre pour la fixation d’exigences en matière d’écoconception pour des produits durables, modifiant la directive (UE) 2020/1828 et le règlement (UE) 2023/1542 et abrogeant la directive 2009/125/CE (JO L, 2024/1781, 28.6.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2024/2881/oj).

(36) Règlement (UE) 2017/1369 du Parlement européen et du Conseil du 4 juillet 2017 établissant un cadre pour l’étiquetage énergétique et abrogeant la directive 2010/30/UE (JO L 198 du 28.7.2017, p. 1).

(37) Directive (UE) 2023/1791 du Parlement européen et du Conseil du 13 septembre 2023 relative à l’efficacité énergétique et modifiant le règlement (UE) 2023/955 (JO L 231 du 20.9.2023, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2023/1791/oj).

(38) Règlement (UE) 2023/955 du Parlement européen et du Conseil du 10 mai 2023 instituant un Fonds social pour le climat et modifiant le règlement (UE) 2021/1060 (JO L 130 du 16.5.2023, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2023/955/oj).

(39) Directive (UE) 2018/2001 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables (JO L 328 du 21.12.2018, p. 82, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2018/2001/oj).

(40) Directive (UE) 2018/2001 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables (JO L 328 du 21.12.2018, p. 82, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2018/2001/oj).

(41) Directive 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages (JO L 206 du 22.7.1992, p. 7, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/1992/43/2013-07-01).

(42) Directive 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages (JO L 206 du 22.7.1992, p. 7). Des précisions supplémentaires sur l’interprétation de l’article 6, paragraphe 4, de la directive «Habitats» figurent dans la communication de la Commission (2021/C 437/01) intitulée «Évaluation des plans et projets relatifs aux sites Natura 2000 – Guide de conseils méthodologiques de l’article 6, paragraphes 3 et 4, de la directive “Habitats” 92/43/CEE».

(43) La zone sélectionnée en vue d’une compensation doit se trouver dans la même région biogéographique (pour les sites désignés au titre de la directive «Habitats») ou dans la même aire de répartition, sur la même voie de migration ou dans la même aire d’hivernage pour les espèces d’oiseaux (autrement dit, les sites désignés au titre de la directive «Oiseaux») dans l’État membre concerné. Les opérateurs économiques ne peuvent pas contribuer à un fonds de compensation mondial qui ne garantit pas des actions concrètes, efficaces et mesurables liées à la région biogéographique touchée.

(44) Il convient que la mise en place des mesures de compensation soit supervisée par des scientifiques formés à cet effet, sur la base d’une méthode d’évaluation des progrès et des résultats qui devrait être communiquée ouvertement au public et aux autorités compétentes. Le suivi devrait être assuré pendant toute la durée du projet.

(45) Directive 2009/147/CE du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009 concernant la conservation des oiseaux sauvages (JO L 20 du 26.1.2010, p. 7, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2009/147/2019-06-26).

(46) Il existe plusieurs méthodes permettant d’évaluer l’incidence des projets liés aux énergies renouvelables sur la biodiversité. Les candidats peuvent utiliser l’une des méthodes suivantes pour démontrer que des gains nets de biodiversité ont été réalisés: indicateur réglementaire de biodiversité; calculateur des gains nets de biodiversité; valorisation du biotope/points de biotope (BkompV); autres: méthode MERCIe de l’Onema/Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive, méthode Ecoval de l’institut Batelle, éco-points, calculateur de la modification de la valeur écologique BREEAM, indicateur STAR (Species Threat Abatement and Restoration) de l’UICN ou indicateur de biodiversité normative d’Econometrica. Des informations supplémentaires sur les mesures de compensation sont fournies dans les orientations méthodologiques relatives à l’article 6, paragraphes 3 et 4, de la directive 92/43/CEE «Habitats» [document C(2021) 6913 final, section 3.3.3].

(47) Directive (UE) 2018/2001 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables (JO L 328 du 21.12.2018, p. 82, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2018/2001/oj).

(48) Directive (UE) 2018/2001 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables (JO L 328 du 21.12.2018, p. 82, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2018/2001/oj).

(49) Directive (UE) 2018/2001 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables (JO L 328 du 21.12.2018, p. 82, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2018/2001/oj).

(50) Directive (UE) 2018/2001 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables (JO L 328 du 21.12.2018, p. 82, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2018/2001/oj).

(51) Directive 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages (JO L 206 du 22.7.1992, p. 7, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/1992/43/2013-07-01).

(52) Une incidence positive mesurable («gain net») sur la biodiversité, par rapport à la situation antérieure à la réalisation du projet. Les ratios de compensation propres à chaque projet sont fixés au cas par cas, conformément à la communication de la Commission (2021/C 437/01) intitulée «Évaluation des plans et projets relatifs aux sites Natura 2000 — Guide de conseils méthodologiques de l’article 6, paragraphes 3 et 4, de la directive “Habitats” 92/43/CEE».

(53) La zone sélectionnée en vue d’une compensation doit se trouver dans la même région biogéographique (pour les sites désignés au titre de la directive «Habitats») ou dans la même aire de répartition, sur la même voie de migration ou dans la même aire d’hivernage pour les espèces d’oiseaux (autrement dit, les sites désignés au titre de la directive «Oiseaux») dans l’État membre concerné. Les opérateurs économiques ne peuvent pas contribuer à un fonds de compensation mondial qui ne garantit pas des actions concrètes, efficaces et mesurables liées à la région biogéographique touchée.

(54) Il convient que la mise en place des mesures de compensation soit supervisée par des scientifiques formés à cet effet, sur la base d’une méthode d’évaluation des progrès et des résultats qui devrait être communiquée ouvertement au public et aux autorités compétentes. Le suivi devrait être assuré pendant toute la durée du projet.

(55) Directive 2009/147/CE du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009 concernant la conservation des oiseaux sauvages (JO L 20 du 26.1.2010, p. 7, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2009/147/2019-06-26).

(56) Il existe plusieurs méthodes permettant d’évaluer l’incidence des projets liés aux énergies renouvelables sur la biodiversité. Les candidats peuvent utiliser l’une des méthodes suivantes pour démontrer que des gains nets de biodiversité ont été réalisés: indicateur réglementaire de biodiversité; calculateur des gains nets de biodiversité; valorisation du biotope/points de biotope (BkompV); autres: méthode MERCIe de l’Onema/Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive, méthode Ecoval de l’institut Batelle, éco-points, calculateur de la modification de la valeur écologique BREEAM, indicateur STAR (Species Threat Abatement and Restoration) de l’UICN ou indicateur de biodiversité normative d’Econometrica. Des informations supplémentaires sur les mesures de compensation sont fournies dans les orientations méthodologiques relatives à l’article 6, paragraphes 3 et 4, de la directive 92/43/CEE «Habitats» [document C(2021) 6913 final, section 3.3.3].

(57) Directive (UE) 2018/2001 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables (JO L 328 du 21.12.2018, p. 82, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2018/2001/oj).

(58) Directive (UE) 2018/2001 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables (JO L 328 du 21.12.2018, p. 82, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2018/2001/oj).

(59) Directive 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages (JO L 206 du 22.7.1992, p. 7, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/1992/43/2013-07-01).

(60) Une incidence positive mesurable («gain net») sur la biodiversité, par rapport à la situation antérieure à la réalisation du projet. Les ratios de compensation propres à chaque projet sont fixés au cas par cas, conformément à la communication de la Commission (2021/C 437/01) intitulée «Évaluation des plans et projets relatifs aux sites Natura 2000 — Guide de conseils méthodologiques de l’article 6, paragraphes 3 et 4, de la directive “Habitats” 92/43/CEE».

(61) La zone sélectionnée en vue d’une compensation doit se trouver dans la même région biogéographique (pour les sites désignés au titre de la directive «Habitats») ou dans la même aire de répartition, sur la même voie de migration ou dans la même aire d’hivernage pour les espèces d’oiseaux (autrement dit, les sites désignés au titre de la directive «Oiseaux») dans l’État membre concerné. Les opérateurs économiques ne peuvent pas contribuer à un fonds de compensation mondial qui ne garantit pas des actions concrètes, efficaces et mesurables liées à la région biogéographique touchée.

(62) Il convient que la mise en place des mesures de compensation soit supervisée par des scientifiques formés à cet effet, sur la base d’une méthode d’évaluation des progrès et des résultats qui devrait être communiquée ouvertement au public et aux autorités compétentes. Le suivi devrait être assuré pendant toute la durée du projet.

(63) Directive 2009/147/CE du Parlement européen et du Conseil du 30 novembre 2009 concernant la conservation des oiseaux sauvages (JO L 20 du 26.1.2010, p. 7, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2009/147/2019-06-26).

(64) Il existe plusieurs méthodes permettant d’évaluer l’incidence des projets liés aux énergies renouvelables sur la biodiversité. Les candidats peuvent utiliser les éléments suivants pour prouver que le critère relatif à l’obtention de gains nets de biodiversité est respecté: indicateur réglementaire de biodiversité; calculateur des gains nets de biodiversité; valorisation du biotope/points de biotope (BkompV); autres: méthode MERCIe de l’Onema/Centre d’écologie fonctionnelle et évolutive, méthode Ecoval de l’institut Batelle, éco-points, calculateur de la modification de la valeur écologique BREEAM, indicateur STAR (Species Threat Abatement and Restoration) de l’UICN ou indicateur de biodiversité normative d’Econometrica. Des informations supplémentaires sur les mesures de compensation sont fournies dans les orientations méthodologiques relatives à l’article 6, paragraphes 3 et 4, de la directive 92/43/CEE «Habitats» [document C(2021) 6913 final, section 3.3.3].

(65) Les biocarburants, les bioliquides et les combustibles issus de la biomasse satisfont aux critères de durabilité et de réduction des émissions de gaz à effet de serre prévus aux articles 29 à 31 de la directive (UE) 2018/2001 révisée sur les énergies renouvelables (RED II), ainsi que dans les actes d’exécution et les actes délégués y afférents.

(66) Les biocarburants, les bioliquides et les combustibles issus de la biomasse respectent les règles relatives aux biocarburants produits à partir de cultures destinées à l’alimentation humaine ou animale qui sont énoncées à l’article 26 de la directive (UE) 2018/2001 révisée sur les énergies renouvelables (RED II), ainsi que dans les actes d’exécution et les actes délégués y afférents.

(67) Les définitions figurant à l’article 2 de la directive (UE) 2018/2001 révisée sur les énergies renouvelables (RED II) s’appliquent.

(68) Directive 2008/50/CE du Parlement européen et du Conseil du 21 mai 2008 concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe (JO L 152 du 11.6.2008, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2008/50/oj).

(69) Directive (UE) 2023/1791 du Parlement européen et du Conseil du 13 septembre 2023 relative à l’efficacité énergétique et modifiant le règlement (UE) 2023/955 (JO L 231 du 20.9.2023, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2023/1791/oj).

(70) Directive (UE) 2015/2193 du Parlement européen et du Conseil du 25 novembre 2015 relative à la limitation des émissions de certains polluants dans l’atmosphère en provenance des installations de combustion moyennes (JO L 313 du 28.11.2015, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2015/2193/oj). En ce qui concerne la combustion de biomasse solide, de bioliquides et de biogaz dans des chaudières, les valeurs limites d’émission pour les nouvelles installations de combustion moyennes autres que les moteurs et les turbines à gaz s’appliquent [annexe 2, partie 2, tableau 1, de la directive (UE) 2015/2193 sur les installations de combustion moyennes]. En ce qui concerne la combustion de bioliquides et de biogaz dans les nouveaux moteurs et les nouvelles turbines à gaz, les valeurs limites d’émission pour les nouveaux moteurs et les nouvelles turbines à gaz s’appliquent [annexe 2, partie 2, tableau 2, de la directive (UE) 2015/2193 sur les installations de combustion moyennes].

(71) Directive (UE) 2024/2881 du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2024 concernant la qualité de l’air ambiant et un air pur pour l’Europe (JO L, 2024/2881, 20.11.2024, p. 1, http://data.europa.eu/eli/dir/2024/2881/oj).

(72) Règlement (UE) 2024/1991 du Parlement européen et du Conseil du 24 juin 2024 relatif à la restauration de la nature et modifiant le règlement (UE) 2022/869 (JO L, 2024/1991, 29.7.2024, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg/2024/1991/oj).

(73) Directive 92/43/CEE du Conseil du 21 mai 1992 concernant la conservation des habitats naturels ainsi que de la faune et de la flore sauvages (JO L 206 du 22.7.1992, p. 7, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/1992/43/2013-07-01).

(74) Directive 2000/60/CE du Parlement européen et du Conseil du 23 octobre 2000 établissant un cadre pour une politique communautaire dans le domaine de l’eau (JO L 327 du 22.12.2000, p. 1, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2000/60/oj).

(75) Directive (UE) 2018/2001 du Parlement européen et du Conseil du 11 décembre 2018 relative à la promotion de l’utilisation de l’énergie produite à partir de sources renouvelables (JO L 328 du 21.12.2018, p. 82, ELI: http://data.europa.eu/eli/dir/2018/2001/oj).


ANNEXE 2

Transport

La présente annexe sectorielle expose les critères applicables à une liste non exhaustive d’activités ou d’actifs qui doivent respecter le principe consistant à «ne pas causer de préjudice important» (principe DNSH), conformément à la section 2.1 des orientations techniques relatives au principe DNSH pour le Fonds social pour le climat. Les activités exclues soutiennent également la mise en œuvre de l’approche décrite à la section 2.2 des orientations.

Le tableau est structuré de la manière suivante:

la colonne 1, intitulée «Activités et actifs», décrit des activités et actifs potentiels relevant des mesures et des investissements dans le domaine du transport;

la colonne 2, intitulée «Critères DNSH», présente les critères auxquels chaque activité ou actif doit satisfaire pour respecter le principe DNSH;

la colonne 3, intitulée «Éléments prouvant le respect des critères DNSH», présente des éléments de preuve illustratifs qui peuvent être utilisés pour démontrer la conformité au principe DNSH.

Activités et actifs

Critères DNSH (et mesures d’accompagnement, le cas échéant)

Éléments prouvant le respect des critères DNSH

Actions de sensibilisation

T1.

Activités et actifs en matière d’information, d’éducation, de sensibilisation et de conseil sur les mesures et les investissements rentables et sur les aides disponibles en faveur de solutions de mobilité et de transport durables et abordables.

Le respect de la législation applicable est suffisant.

s.o.

Actifs liés à la mobilité – Transport routier (1)

T2.

Dispositifs de mobilité ou de transport des personnes, cyclologistique, y compris les composants

Dispositifs de mobilité ou de transport des personnes dont la propulsion est apportée par l’activité physique de l’usager, un moteur à émission nulle ou la combinaison d’un moteur à émission nulle et d’une activité physique humaine. La fourniture de services de transport de fret par des bicyclettes et des vélos électriques (de fret) est comprise.

Ces conditions s’appliquent à l’achat, au financement, à la location, au crédit-bail et à l’exploitation de tels véhicules, ainsi qu’aux mesures visant à développer un marché de l’occasion pour ceux-ci.

Le respect de la législation applicable est suffisant.

s.o.

T3.

Véhicules à émission nulle des catégories M1 (par exemple, les voitures) et N1 (par exemple, les camionnettes), y compris ceux conçus pour un usage spécial (par exemple, les ambulances)

Véhicules des catégories M1 et N1 dont les «émissions spécifiques de CO2» sont égales à 0 g de CO2/km (c’est-à-dire les voitures électriques et les voitures à pile à hydrogène/à pile à combustible), comme défini à l’article 3, paragraphe 1, point h), du règlement (UE) 2019/631, tel que modifié (2).

Conformément au règlement (UE) 2018/858 (3), les véhicules conçus pour un «usage spécial» sont des véhicules des catégories M1 et N1 ayant des caractéristiques techniques spécifiques leur permettant de remplir une fonction qui requiert des aménagements ou des équipements spéciaux, comme indiqués dans ce règlement.

Ces conditions s’appliquent à l’achat, au financement, à la location, au crédit-bail et à l’exploitation de tels véhicules, ainsi qu’aux mesures visant à développer un marché de l’occasion pour ceux-ci.

PRÉVENTION ET RÉDUCTION DE LA POLLUTION

En ce qui concerne l’achat de véhicules routiers neufs des catégories M et N, les pneumatiques devraient être conformes aux exigences en matière de bruit de roulement externe dans la classe A et au coefficient de résistance au roulement dans les classes A ou B, conformément au règlement (UE) 2020/740 (4), ainsi qu’il ressort du registre européen de l’étiquetage énergétique des produits (EPREL).

PRÉVENTION ET RÉDUCTION DE LA POLLUTION

Les éléments de preuve relatifs au bruit de roulement externe et au coefficient de résistance au roulement indiqués par le registre EPREL et au coefficient d’abrasion des pneumatiques indiqué sur la fiche de réception par type des pneumatiques.

T4.

Véhicules à émission nulle des catégories M2 (par exemple, les minibus), M3 (par exemple, les autocars interurbains), N2 (par exemple, les camions de livraison) et N3 (par exemple, les camions articulés et les camions de construction), y compris ceux conçus pour un usage spécial (par exemple, bibliothèque mobile, clinique mobile, camion frigorifique, dépanneuse)

Véhicules:

1.

sans moteur à combustion interne;

2.

équipés d’un moteur à combustion interne dont les émissions, déterminées conformément à l’article 9 du règlement (UE) 2017/2400, tel que modifié (5), ne dépassent pas 3 g de CO2/(tonne-kilomètre) ou 1 g de CO2/(personne-kilomètre);

3.

équipés d’un moteur à combustion interne dont les émissions, déterminées conformément au règlement (CE) no 595/2009, tel que modifié (6), et à ses mesures d’exécution, ne dépassent pas 1 g de CO2/kWh; équipés d’un moteur à combustion interne dont les émissions, déterminées conformément au règlement (CE) no 715/2007 tel que modifié (7), et à ses mesures d’exécution, ne dépassent pas 1 g de CO2/km, à condition qu’aucune émission de CO2 n’ait été déterminée conformément au règlement (UE) 2017/2400, tel que modifié.

Conformément au règlement (UE) 2018/858 (8), les véhicules conçus pour un «usage spécial» sont des véhicules des catégories M2, M3, N2 et N3 ayant des caractéristiques techniques spécifiques leur permettant de remplir une fonction qui requiert des aménagements ou des équipements spéciaux, comme indiqués dans ce règlement.

Ces conditions s’appliquent à l’achat, au financement, à la location, au crédit-bail et à l’exploitation de tels véhicules, ainsi qu’aux mesures visant à développer un marché de l’occasion pour ceux-ci.

PRÉVENTION ET RÉDUCTION DE LA POLLUTION

En ce qui concerne l’achat de véhicules routiers neufs des catégories M et N, les pneumatiques devraient être conformes aux exigences en matière de bruit de roulement externe dans la classe A et au coefficient de résistance au roulement dans les classes A ou B, conformément au règlement (UE) 2020/740 (9), ainsi qu’il ressort du registre européen de l’étiquetage énergétique des produits (EPREL).

PRÉVENTION ET RÉDUCTION DE LA POLLUTION

Les éléments de preuve relatifs au bruit de roulement externe et au coefficient de résistance au roulement indiqués par le registre EPREL et au coefficient d’abrasion des pneumatiques indiqué sur la fiche de réception par type des pneumatiques.

T5.

Véhicules à émission nulle de catégorie L (véhicules à deux ou trois roues et quadricycles, tels que les motos et les cyclomoteurs)

Véhicules dont les émissions de CO2 à l’échappement, calculées conformément à l’article 24 et à l’annexe V du règlement (UE) no 168/2013, tel que modifié (10), sont égales à 0 g de CO2/km.

Ces conditions s’appliquent à l’achat, au financement, à la location, au crédit-bail et à l’exploitation de tels véhicules, ainsi qu’aux mesures visant à développer un marché de l’occasion pour ceux-ci.

Le respect de la législation applicable est suffisant.

s.o.

T6.

Véhicules à émission nulle de la catégorie O (par exemple, les remorques)

Véhicules équipés d’un dispositif qui assure activement leur propulsion et n’a pas de moteur à combustion interne ou a un moteur à combustion interne dont les émissions de CO2, déterminées conformément au règlement (CE) no 595/2009 tel que modifié (11) et à ses mesures d’exécution ou au règlement no 49 de la Commission économique pour l’Europe des Nations unies (CEE-ONU) (12), sont inférieures à 1 g de CO2/kWh.

Ces conditions s’appliquent à l’achat, au financement, à la location, au crédit-bail et à l’exploitation de tels véhicules, ainsi qu’aux mesures visant à développer un marché de l’occasion pour ceux-ci.

Le respect de la législation applicable est suffisant.

s.o.

T7.

Déploiement et utilisation de systèmes de transport intelligents

Des systèmes de transport intelligents dans lesquels des technologies de l’information et de la communication sont appliquées, dans le domaine du transport routier, y compris les infrastructures, les véhicules et les usagers, et dans la gestion de la circulation et la gestion de la mobilité, ainsi que pour les interfaces avec d’autres modes de transport. Le déploiement et l’utilisation de ces systèmes de transport intelligents devraient permettre aux usagers d’être mieux informés et de faire un usage plus sûr, mieux coordonné et «plus intelligent» des réseaux de transport, dans le but de lutter contre l’encombrement de la circulation et de réduire au minimum la consommation d’énergie et les émissions.

Le respect de la législation applicable est suffisant.

s.o.

T8.

Mesures axées sur la demande, sous la forme de billets mensuels de transport public, d’abonnements à des solutions de mobilité partagée et de services de transport à la demande

Bons de transport destinés à encourager:

l’utilisation des transports publics et des services de transport à la demande; ou

les solutions de mobilité partagée telles que le covoiturage ou le partage de trajets, dans le but d’accroître l’occupation des véhicules sans augmenter de manière significative le nombre total de déplacements de véhicules; ou

les services de «mobilité à la demande», c’est-à-dire les services qui proposent aux usagers des transports diverses options de transport au moyen d’une plateforme unifiée, ce qui simplifie les déplacements domicile-lieu de travail et apporte des avantages considérables en matière de réduction des émissions de CO2 et de consommation d’énergie.

Le respect de la législation applicable est suffisant.

s.o.

T9.

Véhicules à faibles émissions des catégories M1 (voitures) et N1 (camionnettes), y compris ceux conçus pour un usage spécial (par exemple, les ambulances)

Les véhicules à faibles émissions des catégories M1 et N1, tels que définis par le règlement (UE) 2019/631 (13), tel que modifié, lorsque les véhicules à émission nulle ne constituent pas une solution abordable ou déployable.

Conformément au règlement (UE) 2018/858 (14), les véhicules conçus pour un «usage spécial» sont des véhicules des catégories M1 et N1 ayant des caractéristiques techniques spécifiques leur permettant de remplir une fonction qui requiert des aménagements ou des équipements spéciaux, comme indiqués dans ce règlement.

Ces conditions s’appliquent à l’achat, au financement, à la location, au crédit-bail et à l’exploitation de tels véhicules, ainsi qu’aux mesures visant à développer un marché de l’occasion pour ceux-ci.

PRÉVENTION ET RÉDUCTION DE LA POLLUTION

En ce qui concerne l’achat de véhicules routiers neufs des catégories M et N, les pneumatiques devraient être conformes aux exigences en matière de bruit de roulement externe dans la classe A et au coefficient de résistance au roulement dans les classes A ou B, conformément au règlement (UE) 2020/740 (15), ainsi qu’il ressort du registre européen de l’étiquetage énergétique des produits (EPREL).

PRÉVENTION ET RÉDUCTION DE LA POLLUTION

Les éléments de preuve relatifs au bruit de roulement externe et au coefficient de résistance au roulement indiqués par le registre EPREL et au coefficient d’abrasion des pneumatiques indiqué sur la fiche de réception par type des pneumatiques.

T10.

Véhicules à faibles émissions des catégories M2 (par exemple, les minibus), M3 (par exemple, les autocars interurbains), N2 (par exemple, les camions de livraison) et N3 (par exemple, les camions articulés et les camions de construction), y compris ceux conçus pour un usage spécial (par exemple, bibliothèque mobile, clinique mobile, camion frigorifique, dépanneuse)

Les véhicules à faibles émissions des catégories M2, M3, N2 et N3, tels que définis par le règlement (UE) 2019/1242 (16), lorsque les véhicules à émission nulle correspondants ne sont pas abordables ou déployables.

Conformément au règlement (UE) 2018/858 (17), les véhicules conçus pour un «usage spécial» sont des véhicules des catégories M2, M3, N2 et N3 ayant des caractéristiques techniques spécifiques leur permettant de remplir une fonction qui requiert des aménagements ou des équipements spéciaux, comme indiqués dans ce règlement.

Ces conditions s’appliquent à l’achat, au financement, à la location, au crédit-bail et à l’exploitation de tels véhicules, ainsi qu’aux mesures visant à développer un marché de l’occasion pour ceux-ci.

PRÉVENTION ET RÉDUCTION DE LA POLLUTION

En ce qui concerne l’achat de véhicules routiers neufs des catégories M et N, les pneumatiques devraient être conformes aux exigences en matière de bruit de roulement externe dans la classe A et au coefficient de résistance au roulement dans les classes A ou B, conformément au règlement (UE) 2020/740 (18), ainsi qu’il ressort du registre européen de l’étiquetage énergétique des produits (EPREL).

PRÉVENTION ET RÉDUCTION DE LA POLLUTION

Les éléments de preuve relatifs au bruit de roulement externe et au coefficient de résistance au roulement indiqués par le registre EPREL et au coefficient d’abrasion des pneumatiques indiqué sur la fiche de réception par type des pneumatiques.

T11.

Véhicules à moteur fonctionnant avec des combustibles fossiles

Tout type d’actif mobile construit ou acquis qui peut fonctionner exclusivement avec des combustibles fossiles pendant toute la durée du projet, à l’exception de ceux énumérés dans la présente annexe.

Non conforme au principe DNSH

s.o.

T12.

Véhicules à moteur consacrés au transport et au stockage de combustibles fossiles

Tout type d’actif mobile construit ou acquis dans l’intention de transporter ou de stocker principalement des combustibles fossiles pendant la durée de vie du projet.

Non conforme au principe DNSH

s.o.


Activités et actifs

Critères DNSH (et mesures d’accompagnement, le cas échéant)

Éléments prouvant le respect des critères DNSH

Infrastructures – Route

T13.

Infrastructures de mobilité privée à émissions nulles

Construction et modernisation d’infrastructures pour une mobilité privée à émissions nulles. Il s’agit notamment de la construction d’infrastructures de recharge électrique et de stations de ravitaillement en hydrogène, ainsi que d’infrastructures réservées aux piétons et/ou aux vélos.

Le respect de la législation applicable est suffisant.

s.o.

T14.

Mesures individuelles relatives aux infrastructures pour les transports publics routiers

Installation d’infrastructures de recharge électrique et de stations de ravitaillement en hydrogène pour les véhicules de transport public.

Modernisation des routes existantes pour les transports publics qui ne nécessite pas de travaux d’excavation (par exemple, modification d’une route existante par la création d’une voie destinée à la circulation rapide des bus ou trolleybus au moyen de nouveaux marquages au sol).

Mesures d’atténuation du changement climatique et d’adaptation à celui-ci et mesures en faveur de la biodiversité appliquées aux infrastructures de transport public routier existantes (par exemple, passages sûrs pour la faune sauvage, désimperméabilisation des sols, protection contre les effets des changements climatiques).

Construction ou modernisation des arrêts sur les itinéraires de transport public routier qui ne nécessite pas la construction de bâtiments (par exemple, arrêts de bus ou de trolleybus) (19).

Installations destinées à améliorer l’accessibilité du transport de voyageurs (plateformes, ascenseurs ou escaliers mécaniques, par exemple).

Le respect de la législation applicable est suffisant.

s.o.

T15.

Construction d’infrastructures linéaires pour les transports publics routiers

Construction de nouvelles structures et installations physiques «linéaires», aménagées dans une configuration continue linéaire et facilitant le déplacement des véhicules de transport public le long d’un itinéraire précis. Sont comprises la construction de nouvelles voies destinées à la circulation rapide des autobus ou aux trolleybus et des structures de soutien associées telles que les ponts et les tunnels, ou l’extension d’une voie existante.

ATTÉNUATION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Il convient que les nouvelles infrastructures soient complétées par des infrastructures permettant un transport public routier durable (par exemple, des installations de recharge des dépôts, des infrastructures de recharge pour la circulation rapide des autobus, des câbles aériens pour les trolleybus), s’il n’en existe pas déjà.

ATTÉNUATION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

L’appel d’offres (ou, à défaut, les spécifications techniques du projet) devrait indiquer que les infrastructures nouvellement construites doivent être complétées par des installations qui favorisent la durabilité des transports publics routiers (par exemple, des installations de recharge des dépôts, des infrastructures de recharge pour la circulation rapide des autobus, des câbles aériens pour les trolleybus).

ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Les risques importants pour l’activité/l’actif qui pourraient découler des aléas liés au climat (voir «Classification des aléas liés au climat» dans la colonne suivante) doivent être:

a)

recensés au moyen d’une évaluation proportionnée des risques climatiques [qui s’appuie, par exemple, sur les orientations techniques de la Commission pour la prise en compte des enjeux climatiques dans les projets d’infrastructure pour la période 2021-2027 (communication 2021/C 373/01), sur l’utilisation du profil représentatif de l’évolution des concentrations 4.5 (RCP 4.5) comme référence pour les évaluations utilisant des scénarios, ou sur les évaluations des risques locales et nationales, selon ce qui convient];

b)

réduits à un niveau que le pouvoir adjudicateur juge acceptable pendant la durée de vie physique prévue de l’infrastructure.

La mise en place de mesures physiques et non physiques de réduction des incidences importantes [visées au point b) ci-dessus] devrait: i) garantir la résistance des infrastructures à un niveau acceptable de dommages en cas d’aléas climatiques prévisibles, tels que des inondations; et ii) être intégrée dans les phases de conception et de construction de l’actif/de l’activité.

Il convient d’examiner la viabilité des solutions «vertes» ou «fondées sur la nature» plutôt que des mesures «grises» (20) pour traiter l’adaptation.

L’activité ne devrait pas accroître les risques d’incidences négatives du climat sur d’autres populations, une autre nature et d'autres biens, ni freiner l’adaptation ailleurs.

ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

L’évaluation des risques climatiques présente les caractéristiques suivantes:

elle prend en considération à la fois la variabilité actuelle des conditions météorologiques et les changements climatiques à venir, y compris l’incertitude;

elle repose sur une analyse solide des données climatiques disponibles et des projections selon une palette de scénarios pour l’avenir, le profil RCP 4.5 étant considéré comme le résultat de référence, et selon des scénarios plus défavorables utilisés dans les tests de résistance pour déterminer les niveaux de risques acceptables;

elle est cohérente avec la durée de vie prévue de l’activité.

L’évaluation des risques au niveau local ou national recense les aléas liés au climat susceptibles d’entraîner des risques importants pour l’activité/l’actif sur le site concerné, pour la durée de vie physique prévue de l’activité/de l’actif.

En principe, les nouvelles activités ne devraient pas être situées sur des terres présentant un risque important d’inondation (selon les cartes des zones inondables et des risques d’inondation établies par les autorités nationales ou selon les plans d’aménagement du territoire nationaux, régionaux ou locaux), sauf si l’activité dispose ou s’accompagne de mesures de résilience face aux inondations qui i) assurent un niveau de risque résiduel acceptable pour le pouvoir adjudicateur et ii) satisfont aux autres prescriptions pertinentes des critères.

Les éléments de preuve doivent attester que la stratégie visant à réduire les risques climatiques à un niveau acceptable est intégrée dans la conception de l’activité ou de l’actif. Il convient également de démontrer que la viabilité des solutions fondées sur la nature a été prise en considération. En outre, les éléments de preuve doivent indiquer que des mesures d’adaptation seront mises en place au cours des phases de construction et achevées d’ici la fin des travaux de construction.

Les aléas liés au climat sont classés comme suit:

aléas liés aux températures: modification des températures (air, eau douce, eau de mer), stress thermique, variabilité des températures, vague de chaleur, dégel du pergélisol, vague de froid/gel;

aléas liés au vent: cyclone, ouragan, typhon, tornade, tempêtes (y compris tempêtes de neige, de poussière et de sable);

aléas liés à l’eau: modification des régimes et types de précipitations (pluie, grêle, neige/glace), variabilité hydrologique ou des précipitations, acidification des océans, hausse du niveau de la mer, infiltration de l’eau de mer, sécheresse, inondation (côtière, fluviale, pluviale, par remontée d’eaux souterraines), rupture de lacs glaciaires;

aléas liés aux masses solides: érosion du littoral, dégradation des sols, érosion des sols, solifluxion, glissement de terrain, avalanche, affaissement.

PROTECTION ET RESTAURATION DE LA BIODIVERSITÉ ET DES ÉCOSYSTÈMES

1.

L’infrastructure devrait, dans la mesure du possible d’un point de vue économique et technique, respecter la hiérarchie des mesures d’atténuation, à savoir:

a)

premièrement, réduire au minimum l’artificialisation et l’utilisation des terres, la perte d’espaces verts urbains et l’imperméabilisation des sols dès la conception du projet, par exemple en privilégiant l’utilisation des friches industrielles (21) plutôt que des terrains vierges (22), le recyclage des terres et les solutions naturelles;

b)

deuxièmement, adopter des mesures d’atténuation, par exemple l’intégration d’infrastructures vertes, l’utilisation d’espèces indigènes et de matériaux perméables, ou d’autres mesures visant à améliorer l’infiltration de l’eau; et

c)

troisièmement, mettre en place des mesures de restauration ou de compensation sur site pour compenser la perte d’espaces verts et de services écosystémiques.

2.

Une activité ou un actif ayant une incidence sur une zone Natura 2000 qui s’appuie sur des mesures compensatoires relevant du champ d’application de l’article 6, paragraphe 4, de la directive 92/43/CEE du Conseil (ci-après la «directive “Habitats”») (23) peut être conforme au principe DNSH, à condition que les mesures compensatoires permettent d’obtenir des gains nets de biodiversité (24), qu’elles aient un lien local avec le projet (25) et qu’elles comprennent des systèmes de suivi solides et transparents (26).

PROTECTION ET RESTAURATION DE LA BIODIVERSITÉ ET DES ÉCOSYSTÈMES

Pour le point 1), un document officiel, par exemple une facture ou un certificat, prouvant que les mesures d’atténuation ont été mises en place.

Pour le point 2), un permis délivré sur la base de l’évaluation appropriée établissant les mesures compensatoires qui conduiront à des gains nets de biodiversité dans la même région biogéographique du même État membre, déterminés à l’aide des méthodes établies (27) et d’un plan de suivi transparent.

T16.

Construction d’infrastructures non linéaires pour les transports publics routiers

Construction de structures et d’installations physiques «non linéaires», aménagées dans une configuration non continue ou en réseau et permettant le déplacement des véhicules de transport public sur différents itinéraires croisés et selon différents modes. Les gares routières, les dépôts d’autobus et les aires de stationnement à côté des gares en sont des exemples.

ATTÉNUATION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Il convient que les nouvelles infrastructures soient équipées d’infrastructures permettant un transport public routier durable (par exemple, des installations de recharge des dépôts, des infrastructures de recharge pour la circulation rapide des autobus, des câbles aériens pour les trolleybus), s’il n’en existe pas déjà.

ATTÉNUATION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

L’appel d’offres (ou, à défaut, les spécifications techniques du projet) devrait indiquer que les infrastructures nouvellement construites doivent être complétées par des installations qui favorisent la durabilité des transports publics routiers (par exemple, des installations de recharge des dépôts, des infrastructures de recharge pour la circulation rapide des autobus, des câbles aériens pour les trolleybus).

ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Les risques importants pour l’activité/l’actif qui pourraient découler des aléas liés au climat (voir «Classification des aléas liés au climat» dans la colonne suivante) doivent être:

a)

recensés au moyen d’une évaluation proportionnée des risques climatiques [qui s’appuie, par exemple, sur les orientations techniques de la Commission pour la prise en compte des enjeux climatiques dans les projets d’infrastructure pour la période 2021-2027 (communication 2021/C 373/01), sur l’utilisation du profil représentatif de l’évolution des concentrations 4.5 (RCP 4.5) comme référence pour les évaluations utilisant des scénarios, ou sur les évaluations des risques locales et nationales, selon ce qui convient];

b)

réduits à un niveau que le pouvoir adjudicateur juge acceptable pendant la durée de vie physique prévue de l’infrastructure.

La mise en place de mesures physiques et non physiques de réduction des incidences importantes [visées au point b) ci-dessus] devrait: i) garantir la résistance des infrastructures à un niveau acceptable de dommages en cas d’aléas climatiques prévisibles, tels que des inondations; et ii) être intégrée dans les phases de conception et de construction de l’actif/de l’activité.

Il convient d’examiner la viabilité des solutions «vertes» ou «fondées sur la nature» plutôt que des mesures «grises» (28) pour traiter l’adaptation.

L’activité ne devrait pas accroître les risques d’incidences négatives du climat sur d’autres populations, une autre nature et d'autres biens, ni freiner l’adaptation ailleurs.

ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

L’évaluation des risques climatiques présente les caractéristiques suivantes:

elle prend en considération à la fois la variabilité actuelle des conditions météorologiques et les changements climatiques à venir, y compris l’incertitude;

elle repose sur une analyse solide des données climatiques disponibles et des projections selon une palette de scénarios pour l’avenir, le profil RCP 4.5 étant considéré comme le résultat de référence, et selon des scénarios plus défavorables utilisés dans les tests de résistance pour déterminer les niveaux de risques acceptables;

elle est cohérente avec la durée de vie prévue de l’activité.

L’évaluation des risques au niveau local ou national recense les aléas liés au climat susceptibles d’entraîner des risques importants pour l’activité/l’actif sur le site concerné, pour la durée de vie physique prévue de l’activité/de l’actif.

En principe, les nouvelles activités ne devraient pas être situées sur des terres présentant un risque important d’inondation (selon les cartes des zones inondables et des risques d’inondation établies par les autorités nationales ou selon les plans d’aménagement du territoire nationaux, régionaux ou locaux), sauf si l’activité dispose ou s’accompagne de mesures de résilience face aux inondations qui i) assurent un niveau de risque résiduel acceptable pour le pouvoir adjudicateur et ii) satisfont aux autres prescriptions pertinentes des critères.

Les éléments de preuve doivent attester que la stratégie visant à réduire les risques climatiques à un niveau acceptable est intégrée dans la conception de l’activité ou de l’actif. Il convient également de démontrer que la viabilité des solutions fondées sur la nature a été prise en considération. En outre, les éléments de preuve doivent indiquer que des mesures d’adaptation seront mises en place au cours des phases de construction et achevées d’ici la fin des travaux de construction.

Classification des aléas liés au climat

aléas liés aux températures: modification des températures (air, eau douce, eau de mer), stress thermique, variabilité des températures, vague de chaleur, dégel du pergélisol, vague de froid/gel;

aléas liés au vent: cyclone, ouragan, typhon, tornade, tempêtes (y compris tempêtes de neige, de poussière et de sable);

aléas liés à l’eau: modification des régimes et types de précipitations (pluie, grêle, neige/glace), variabilité hydrologique ou des précipitations, acidification des océans, hausse du niveau de la mer, infiltration de l’eau de mer, sécheresse, inondation (côtière, fluviale, pluviale, par remontée d’eaux souterraines), rupture de lacs glaciaires;

aléas liés aux masses solides: érosion du littoral, dégradation des sols, érosion des sols, solifluxion, glissement de terrain, avalanche, affaissement.

TRANSITION VERS UNE ÉCONOMIE CIRCULAIRE

Au moins 70 % des déchets de construction et de démolition non dangereux produits sur le site de construction (en masse en kilogrammes), à l’exclusion des matières naturelles relevant de la catégorie 17 05 04 de la liste européenne des déchets (décision 2000/532/CE), sont préparés en vue de leur réutilisation (29) ou de leur recyclage (30). Le remblayage (31) n’est pas considéré comme une préparation en vue de la réutilisation ou du recyclage.

TRANSITION VERS UNE ÉCONOMIE CIRCULAIRE

1.

Déchets recyclés: fiche de poids des déchets apportés à l’installation de recyclage des déchets (en kg).

2.

Total des déchets (non dangereux) produits sur le site: l’estimation du total des déchets produits est interprétée à la lumière des données disponibles. Elle pourrait être attestée, par exemple, par l’un des éléments suivants:

i)

les reçus correspondant à tous les déchets apportés (en kg) aux différentes installations de traitement de déchets (par exemple, recyclage, mise en décharge, etc.);

ii)

les reçus relatifs aux bennes (avec indication de leur volume en m3) utilisées sur les chantiers de construction;

iii)

l’estimation de la production totale de déchets sur la base d’un audit préalable à la démolition.

PROTECTION ET RESTAURATION DE LA BIODIVERSITÉ ET DES ÉCOSYSTÈMES

1.

La nouvelle infrastructure ne devrait pas être construite sur l’un des types de terrain suivants:

a)

terrain qualifié de zone humide ou de tourbière, qu’il continue de posséder ou non ce statut après le 1er janvier 2025;

b)

prairie permanente dans un site Natura 2000 au moment de la présentation du projet;

c)

terrain correspondant à la définition de «forêt» (32).

2.

Les nouvelles infrastructures devraient respecter la hiérarchie des mesures d’atténuation, à savoir:

a)

premièrement, réduire au minimum l’artificialisation et l’utilisation des terres, la perte d’espaces verts urbains et l’imperméabilisation des sols dès la conception du projet, par exemple en privilégiant l’utilisation des friches industrielles (33) plutôt que des terrains vierges (34), le recyclage des terres et les solutions naturelles;

b)

deuxièmement, adopter des mesures d’atténuation, par exemple l’intégration d’infrastructures vertes, l’utilisation d’espèces indigènes et de matériaux perméables, ou d’autres mesures visant à améliorer l’infiltration de l’eau; et

c)

troisièmement, mettre en place des mesures de restauration ou de compensation sur site pour compenser la perte d’espaces verts et de services écosystémiques.

PROTECTION ET RESTAURATION DE LA BIODIVERSITÉ ET DES ÉCOSYSTÈMES

Pour le point 1 a): les critères doivent être interprétés à la lumière des éléments de preuve disponibles. En d’autres termes, s’il n’existe aucune preuve qu’une zone relève des types de terrain énumérés dans les critères, il est présumé que les bénéficiaires satisfont aux critères.

Les éléments de preuve disponibles sont les suivants:

les informations que les États membres doivent collecter au plus tard le 1er janvier 2025 dans le cadre de leurs plans stratégiques relevant de la politique agricole commune (PAC). Ces informations portent, pour le moins, sur les zones humides et les tourbières couvertes par des zones agricoles soutenues par la PAC;

le visualisateur Natura 2000 et le portail «EU Grassland Watch», qui présentent des informations détaillées sur les trois catégories de terres dans les zones Natura 2000 de chaque État membre, à une résolution de 50 m par 50 m;

la base de données mondiale des tourbières gérée par le Greifswald Moor Centrum, qui fournit également des géodonnées sur les tourbières dans une grille de 1 x 1 km;

les informations sur l’utilisation des terres que les États membres doivent collecter d’ici à 2026 dans le cadre de leurs obligations au titre du règlement sur l’utilisation des terres, le changement d’affectation des terres et la foresterie, y compris les tourbières et les zones humides.

Pour le point 1.b), les données provenant du système d’information forestière pour l’Europe (FISE) fondées sur des définitions nationales seront acceptées comme éléments de preuve valables jusqu’à ce que des données normalisées sur les zones forestières, telles que prévues dans la législation relative à la surveillance des forêts, soient disponibles dans le système FISE.

Pour le point 2), un document officiel, par exemple une facture ou un certificat, prouvant que les mesures d’atténuation ont été mises en place.

T17.

Rénovation ou modernisation d’infrastructures non linéaires pour les transports publics routiers (35)

Rénovation ou modernisation d’infrastructures «non linéaires» pour les transports publics routiers, telles que définies à la rubrique T16.

ATTÉNUATION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Il convient que les infrastructures à rénover ou à moderniser soient équipées d’infrastructures permettant un transport public routier durable (par exemple, des installations de recharge des dépôts et des infrastructures de recharge pour la circulation rapide des autobus), s’il n’en existe pas déjà.

ATTÉNUATION DU CHANGEMENT CLIMATIQUE

L’appel d’offres (ou, à défaut, les spécifications techniques du projet) devrait indiquer que les infrastructures nouvellement construites doivent être complétées par des installations qui favorisent la durabilité des transports publics routiers (par exemple, des installations de recharge des dépôts, des infrastructures de recharge pour la circulation rapide des autobus, des câbles aériens pour les trolleybus).

ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Les risques importants pour l’activité/l’actif qui pourraient découler des aléas liés au climat (voir «Classification des aléas liés au climat» dans la colonne suivante) doivent être:

a)

recensés au moyen d’une évaluation proportionnée des risques climatiques [qui s’appuie, par exemple, sur les orientations techniques de la Commission pour la prise en compte des enjeux climatiques dans les projets d’infrastructure pour la période 2021-2027 (communication 2021/C 373/01), sur l’utilisation du profil représentatif de l’évolution des concentrations 4.5 (RCP 4.5) comme référence pour les évaluations utilisant des scénarios, ou sur les évaluations des risques locales et nationales, selon ce qui convient];

b)

réduits à un niveau que le pouvoir adjudicateur juge acceptable pendant la durée de vie physique prévue de l’infrastructure.

La mise en place de mesures physiques et non physiques de réduction des incidences importantes [visées au point b) ci-dessus] devrait: i) garantir la résistance des infrastructures à un niveau acceptable de dommages en cas d’aléas climatiques prévisibles, tels que des inondations; et ii) être intégrée dans les phases de conception et de construction de l’actif/de l’activité.

Il convient d’examiner la viabilité des solutions «vertes» ou «fondées sur la nature» plutôt que des mesures «grises» (36) pour traiter l’adaptation.

L’activité ne devrait pas accroître les risques d’incidences négatives du climat sur d’autres populations, une autre nature et d'autres biens, ni freiner l’adaptation ailleurs.

ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

L’évaluation des risques climatiques présente les caractéristiques suivantes:

elle prend en considération à la fois la variabilité actuelle des conditions météorologiques et les changements climatiques à venir, y compris l’incertitude;

elle repose sur une analyse solide des données climatiques disponibles et des projections selon une palette de scénarios pour l’avenir, le profil RCP 4.5 étant considéré comme le résultat de référence, et selon des scénarios plus défavorables utilisés dans les tests de résistance pour déterminer les niveaux de risques acceptables;

elle est cohérente avec la durée de vie prévue de l’activité.

L’évaluation des risques au niveau local ou national recense les aléas liés au climat susceptibles d’entraîner des risques importants pour l’activité/l’actif sur le site concerné, pour la durée de vie physique prévue de l’activité/de l’actif.

En principe, les nouvelles activités ne devraient pas être situées sur des terres présentant un risque important d’inondation (selon les cartes des zones inondables et des risques d’inondation établies par les autorités nationales ou selon les plans d’aménagement du territoire nationaux, régionaux ou locaux), sauf si l’activité dispose ou s’accompagne de mesures de résilience face aux inondations qui i) assurent un niveau de risque résiduel acceptable pour le pouvoir adjudicateur et ii) satisfont aux autres prescriptions pertinentes des critères.

Les éléments de preuve doivent attester que la stratégie visant à réduire les risques climatiques à un niveau acceptable est intégrée dans la conception de l’activité ou de l’actif. Il convient également de démontrer que la viabilité des solutions fondées sur la nature a été prise en considération. En outre, les éléments de preuve doivent indiquer que des mesures d’adaptation seront mises en place au cours des phases de construction et achevées d’ici la fin des travaux de construction.

Classification des aléas liés au climat

aléas liés aux températures: modification des températures (air, eau douce, eau de mer), stress thermique, variabilité des températures, vague de chaleur, dégel du pergélisol, vague de froid/gel;

aléas liés au vent: cyclone, ouragan, typhon, tornade, tempêtes (y compris tempêtes de neige, de poussière et de sable);

aléas liés à l’eau: modification des régimes et types de précipitations (pluie, grêle, neige/glace), variabilité hydrologique ou des précipitations, acidification des océans, hausse du niveau de la mer, infiltration de l’eau de mer, sécheresse, inondation (côtière, fluviale, pluviale, par remontée d’eaux souterraines), rupture de lacs glaciaires;

aléas liés aux masses solides: érosion du littoral, dégradation des sols, érosion des sols, solifluxion, glissement de terrain, avalanche, affaissement.

TRANSITION VERS UNE ÉCONOMIE CIRCULAIRE

Au moins 70 % des déchets de construction et de démolition non dangereux produits sur le site de construction (en masse en kilogrammes), à l’exclusion des matières naturelles relevant de la catégorie 17 05 04 de la liste européenne des déchets (décision 2000/532/CE), sont préparés en vue de leur réutilisation (37) ou de leur recyclage (38). Le remblayage (39) n’est pas considéré comme une préparation en vue de la réutilisation ou du recyclage.

TRANSITION VERS UNE ÉCONOMIE CIRCULAIRE

1.

Déchets recyclés: fiche de poids des déchets apportés à l’installation de recyclage des déchets (en kg).

2.

Total des déchets (non dangereux) produits sur le site: l’estimation du total des déchets produits est interprétée à la lumière des données disponibles. Elle pourrait être attestée, par exemple, par l’un des éléments suivants:

i)

les reçus correspondant à tous les déchets apportés (en kg) aux différentes installations de traitement de déchets (par exemple, recyclage, mise en décharge, etc.);

ii)

les reçus relatifs aux bennes (avec indication de leur volume en m3) utilisées sur les chantiers de construction;

iii)

l’estimation de la production totale de déchets sur la base d’un audit préalable à la démolition.


Activités et actifs

Critères DNSH (et mesures d’accompagnement, le cas échéant)

Éléments prouvant le respect des critères DNSH

Actifs mobiles – Chemins de fer

T18.

Matériel roulant de train, métro ou tramway à émission nulle, y compris leurs composants

Achat, location et crédit-bail de matériel roulant de train, métro ou tramway, y compris les composants de ces trains, pour autant que les trains, les locomotives, les voitures de voyageurs ou les wagons de fret n’émettent pas directement de CO2 à l’échappement.

Le respect de la législation applicable est suffisant.

s.o.

T19.

Matériel roulant bimodal

Achat, location, crédit-bail et exploitation de trains, de locomotives et de voitures de voyageurs ou de wagons de fret qui fonctionnent sans émettre directement de CO2 (à l’échappement) sur une voie électrifiée, et avec un moteur conventionnel lorsque de telles voies ne sont pas disponibles.

Le respect de la législation applicable est suffisant.

s.o.

T20.

Matériel roulant de train, métro ou tramway rénové ou modernisé, et leurs composants

Activités visant à rénover ou à moderniser le matériel roulant de train, métro ou tramway, y compris l’acquisition de composants permettant la rénovation.

Les activités de rénovation peuvent viser, par exemple: i) le contrôle/la signalisation des trains ou la réduction du bruit; ii) d’autres objectifs qui contribuent à une meilleure interopérabilité, tels que la sûreté, la sécurité ou l’efficacité (y compris l’augmentation de la capacité); ou iii) la performance environnementale. La rénovation d’un système de propulsion à émission nulle est également conforme.

Le respect de la législation applicable est suffisant.

s.o.

T21.

Matériel roulant de train ou tramway qui n’est pas à émission nulle ou qui n’est pas une locomotive bimodale

Achat ou location en crédit-bail de trains de voyageurs ou de fret ou de tramways qui produisent des émissions directes de CO2 non nulles (à l’échappement) ou qui ne sont pas bimodaux.

Non conforme au principe DNSH

s.o.

T22.

Matériel roulant consacré au transport et au stockage des combustibles fossiles

Véhicules consacrés au transport et au stockage des combustibles fossiles.

On entend par «consacré» ce qui est construit et acquis dans l’intention expresse de transporter ou de stocker principalement des combustibles fossiles pendant la durée de vie du projet.

Non conforme au principe DNSH

s.o.


Activités et actifs

Critères DNSH (et mesures d’accompagnement, le cas échéant)

Éléments prouvant le respect des critères DNSH

Infrastructure – Chemins de fer

T23.

Mesures individuelles relatives aux infrastructures pour les transports publics ferroviaires

Électrification des voies (par exemple, installation de caténaires).

Installation d’infrastructures de recharge électrique et de stations de ravitaillement en hydrogène pour le transport ferroviaire.

Équipement numérique des voies [par exemple, installation du système européen de gestion du trafic ferroviaire (ERTMS), de nouveaux systèmes radio (tels que le système FRMCS) ou d’autres systèmes de signalisation et de sécurité pour les transports publics, numérisation des transports, détermination des priorités aux feux de circulation, gestion avancée du trafic (système ATO par exemple), connectivité numérique fondée sur le système ERTMS et les couplages automatiques numériques, connectivité fondée sur au moins la 5G et sur les satellites et les unités d’inertie pour les unités de géopositionnement de l’ERTMS].

Mesures d’atténuation du changement climatique et d’adaptation à celui-ci appliquées aux infrastructures ferroviaires et de transport public existantes (par exemple, passages sûrs pour la faune sauvage, désimperméabilisation des sols, protection contre les effets des changements climatiques).

Construction ou modernisation des arrêts sur les itinéraires de transport public qui ne nécessite pas la construction de bâtiments (par exemple, arrêts de tramway ou de train) (40).

Installations destinées à améliorer l’accessibilité du transport de voyageurs (plateformes, ascenseurs ou escaliers mécaniques, par exemple).

Modernisation ciblée de l’infrastructure ferroviaire existante qui n’a pas d’incidence sur l’occupation des sols (par exemple, mesures visant à améliorer la sécurité aux passages à niveau ou à atténuer le bruit et les vibrations causées par le transport ferroviaire, y compris les barrières antibruit).

Le respect de la législation applicable est suffisant.

s.o.

T24.

Construction d’infrastructures linéaires pour les transports publics ferroviaires

Construction de nouvelles structures et installations physiques «linéaires», aménagées dans une configuration continue linéaire et facilitant le déplacement des véhicules de transport public le long d’un itinéraire précis. Les actifs ou activités suivants sont concernés:

a)

infrastructures et autres sous-systèmes ferroviaires, tels que définis à l’annexe II.2, points 2.1, 2.2, 2.3, 2.5, 2.6 et 2.8 de la directive (UE) 2016/797 (41);

b)

construction de tunnels et de ponts;

c)

voies de service;

d)

planification, conception, construction, installation, rénovation, modernisation, réparation, exploitation, entretien, réaffectation d’équipements, systèmes et logiciels, pour des infrastructures et des installations consacrées au transfert de voyageurs dans un même mode de transport et entre différents modes de transport;

e)

autres installations de service ferroviaire (42);

f)

infrastructures et installations consacrées au transport public urbain et suburbain de voyageurs, y compris les systèmes de signalisation associés pour les systèmes ferroviaires, de métro et de tramway.

ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Les risques importants pour l’activité/l’actif qui pourraient découler des aléas liés au climat (voir «Classification des aléas liés au climat» dans la colonne suivante) doivent être:

a)

recensés au moyen d’une évaluation proportionnée des risques climatiques [qui s’appuie, par exemple, sur les orientations techniques de la Commission pour la prise en compte des enjeux climatiques dans les projets d’infrastructure pour la période 2021-2027 (communication 2021/C 373/01), sur l’utilisation du profil représentatif de l’évolution des concentrations 4.5 (RCP 4.5) comme référence pour les évaluations utilisant des scénarios, ou sur les évaluations des risques locales et nationales, selon ce qui convient];

b)

réduits à un niveau que le pouvoir adjudicateur juge acceptable pendant la durée de vie physique prévue de l’infrastructure.

La mise en place de mesures physiques et non physiques de réduction des incidences importantes [visées au point b) ci-dessus] devrait: i) garantir la résistance des infrastructures à un niveau acceptable de dommages en cas d’aléas climatiques prévisibles, tels que des inondations; et ii) être intégrée dans les phases de conception et de construction de l’actif/de l’activité.

Il convient d’examiner la viabilité des solutions «vertes» ou «fondées sur la nature» plutôt que des mesures «grises» (43) pour traiter l’adaptation.

L’activité ne devrait pas accroître les risques d’incidences négatives du climat sur d’autres populations, une autre nature et d'autres biens, ni freiner l’adaptation ailleurs.

ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

L’évaluation des risques climatiques présente les caractéristiques suivantes:

elle prend en considération à la fois la variabilité actuelle des conditions météorologiques et les changements climatiques à venir, y compris l’incertitude;

elle repose sur une analyse solide des données climatiques disponibles et des projections selon une palette de scénarios pour l’avenir, le profil RCP 4.5 étant considéré comme le résultat de référence, et selon des scénarios plus défavorables utilisés dans les tests de résistance pour déterminer les niveaux de risques acceptables;

elle est cohérente avec la durée de vie prévue de l’activité.

L’évaluation des risques au niveau local ou national recense les aléas liés au climat susceptibles d’entraîner des risques importants pour l’activité/l’actif sur le site concerné, pour la durée de vie physique prévue de l’activité/de l’actif.

En principe, les nouvelles activités ne devraient pas être situées sur des terres présentant un risque important d’inondation (selon les cartes des zones inondables et des risques d’inondation établies par les autorités nationales ou selon les plans d’aménagement du territoire nationaux, régionaux ou locaux), sauf si l’activité dispose ou s’accompagne de mesures de résilience face aux inondations qui i) assurent un niveau de risque résiduel acceptable pour le pouvoir adjudicateur et ii) satisfont aux autres prescriptions pertinentes des critères.

Les éléments de preuve doivent attester que la stratégie visant à réduire les risques climatiques à un niveau acceptable est intégrée dans la conception de l’activité ou de l’actif. Il convient également de démontrer que la viabilité des solutions fondées sur la nature a été prise en considération. En outre, les éléments de preuve doivent indiquer que des mesures d’adaptation seront mises en place au cours des phases de construction et achevées d’ici la fin des travaux de construction.

Classification des aléas liés au climat

aléas liés aux températures: modification des températures (air, eau douce, eau de mer), stress thermique, variabilité des températures, vague de chaleur, dégel du pergélisol, vague de froid/gel;

aléas liés au vent: cyclone, ouragan, typhon, tornade, tempêtes (y compris tempêtes de neige, de poussière et de sable);

aléas liés à l’eau: modification des régimes et types de précipitations (pluie, grêle, neige/glace), variabilité hydrologique ou des précipitations, acidification des océans, hausse du niveau de la mer, infiltration de l’eau de mer, sécheresse, inondation (côtière, fluviale, pluviale, par remontée d’eaux souterraines), rupture de lacs glaciaires;

aléas liés aux masses solides: érosion du littoral, dégradation des sols, érosion des sols, solifluxion, glissement de terrain, avalanche, affaissement.

PROTECTION ET RESTAURATION DE LA BIODIVERSITÉ ET DES ÉCOSYSTÈMES

1.

La nouvelle infrastructure devrait, dans la mesure du possible d’un point de vue économique et technique, respecter la hiérarchie des mesures d’atténuation, à savoir:

a.

premièrement, réduire au minimum l’artificialisation et l’utilisation des terres, la perte d’espaces verts urbains et l’imperméabilisation des sols dès la conception du projet, par exemple en privilégiant l’utilisation des friches industrielles (44) plutôt que des terrains vierges (45), le recyclage des terres et les solutions naturelles;

b.

deuxièmement, adopter des mesures d’atténuation, par exemple l’intégration d’infrastructures vertes, y compris l’utilisation d’espèces indigènes et de matériaux perméables, ou d’autres mesures visant à améliorer l’infiltration de l’eau; et

c.

troisièmement, mettre en place des mesures de restauration ou de compensation sur site pour compenser la perte d’espaces verts et de services écosystémiques.

2.

Une activité ou un actif ayant une incidence sur une zone Natura 2000 qui s’appuie sur des mesures compensatoires relevant du champ d’application de l’article 6, paragraphe 4, de la directive 92/43/CEE du Conseil (ci-après la «directive “Habitats”») (46) peut être conforme au principe DNSH, à condition que les mesures compensatoires permettent d’obtenir des gains nets de biodiversité (47), qu’elles aient un lien local avec le projet (48) et qu’elles comprennent des systèmes de suivi solides et transparents (49).

RÉGÉNÉRATION ET RESTAURATION DES ÉCOSYSTÈMES ET DE LA BIODIVERSITÉ

Pour le point 1), un document officiel, par exemple une facture ou un certificat, prouvant que les mesures d’atténuation ont été mises en place.

Pour le point 2), un permis délivré sur la base de l’évaluation appropriée établissant les mesures compensatoires qui conduiront à des gains nets de biodiversité dans la même région biogéographique du même État membre, déterminés à l’aide des méthodes établies (50) et d’un plan de suivi transparent.

T25.

Modernisation d’infrastructures linéaires pour les transports publics ferroviaires

Modernisation visant à augmenter la vitesse, la charge à l’essieu et le gabarit de chargement, améliorations structurelles apportées aux plateformes des voies et travaux de réhabilitation structurelle des ponts et tunnels en vue de préserver ou de rétablir leur bon fonctionnement et d’allonger leur durée de vie utile.

ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Les risques importants pour l’activité/l’actif qui pourraient découler des aléas liés au climat (voir «Classification des aléas liés au climat» dans la colonne suivante) doivent être:

a)

recensés au moyen d’une évaluation proportionnée des risques climatiques [qui s’appuie, par exemple, sur les orientations techniques de la Commission pour la prise en compte des enjeux climatiques dans les projets d’infrastructure pour la période 2021-2027 (communication 2021/C 373/01), sur l’utilisation du profil représentatif de l’évolution des concentrations 4.5 (RCP 4.5) comme référence pour les évaluations utilisant des scénarios, ou sur les évaluations des risques locales et nationales, selon ce qui convient];

b)

réduits à un niveau que le pouvoir adjudicateur juge acceptable pendant la durée de vie physique prévue de l’infrastructure.

La mise en place de mesures physiques et non physiques de réduction des incidences importantes [visées au point b) ci-dessus] devrait: i) garantir la résistance des infrastructures à un niveau acceptable de dommages en cas d’aléas climatiques prévisibles, tels que des inondations; et ii) être intégrée dans les phases de conception et de construction de l’actif/de l’activité.

Il convient d’examiner la viabilité des solutions «vertes» ou «fondées sur la nature» plutôt que des mesures «grises» (51) pour traiter l’adaptation.

L’activité ne devrait pas accroître les risques d’incidences négatives du climat sur d’autres populations, une autre nature et d'autres biens, ni freiner l’adaptation ailleurs.

ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

L’évaluation des risques climatiques présente les caractéristiques suivantes:

elle prend en considération à la fois la variabilité actuelle des conditions météorologiques et les changements climatiques à venir, y compris l’incertitude;

elle repose sur une analyse solide des données climatiques disponibles et des projections selon une palette de scénarios pour l’avenir, le profil RCP 4.5 étant considéré comme le résultat de référence, et selon des scénarios plus défavorables utilisés dans les tests de résistance pour déterminer les niveaux de risques acceptables;

elle est cohérente avec la durée de vie prévue de l’activité.

L’évaluation des risques au niveau local ou national recense les aléas liés au climat susceptibles d’entraîner des risques importants pour l’activité/l’actif sur le site concerné, pour la durée de vie physique prévue de l’activité/de l’actif.

En principe, les nouvelles activités ne devraient pas être situées sur des terres présentant un risque important d’inondation (selon les cartes des zones inondables et des risques d’inondation établies par les autorités nationales ou selon les plans d’aménagement du territoire nationaux, régionaux ou locaux), sauf si l’activité dispose ou s’accompagne de mesures de résilience face aux inondations qui i) assurent un niveau de risque résiduel acceptable pour le pouvoir adjudicateur et ii) satisfont aux autres prescriptions pertinentes des critères.

Les éléments de preuve doivent attester que la stratégie visant à réduire les risques climatiques à un niveau acceptable est intégrée dans la conception de l’activité ou de l’actif. Il convient également de démontrer que la viabilité des solutions fondées sur la nature a été prise en considération. En outre, les éléments de preuve doivent indiquer que des mesures d’adaptation seront mises en place au cours des phases de construction et achevées d’ici la fin des travaux de construction.

Classification des aléas liés au climat

aléas liés aux températures: modification des températures (air, eau douce, eau de mer), stress thermique, variabilité des températures, vague de chaleur, dégel du pergélisol, vague de froid/gel;

aléas liés au vent: cyclone, ouragan, typhon, tornade, tempêtes (y compris tempêtes de neige, de poussière et de sable);

aléas liés à l’eau: modification des régimes et types de précipitations (pluie, grêle, neige/glace), variabilité hydrologique ou des précipitations, acidification des océans, hausse du niveau de la mer, infiltration de l’eau de mer, sécheresse, inondation (côtière, fluviale, pluviale, par remontée d’eaux souterraines), rupture de lacs glaciaires;

aléas liés aux masses solides: érosion du littoral, dégradation des sols, érosion des sols, solifluxion, glissement de terrain, avalanche, affaissement.

T26.

Construction d’infrastructures non linéaires pour les transports publics ferroviaires

Construction de structures et d’installations physiques «non linéaires», aménagées dans une configuration non continue ou en réseau et permettant le déplacement des véhicules de transport public sur différents itinéraires croisés et selon différents modes. Les nouvelles stations de métro ou les nouvelles gares de train ainsi que les dépôts de trains sont concernés.

ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Les risques importants pour l’activité/l’actif qui pourraient découler des aléas liés au climat (voir «Classification des aléas liés au climat» dans la colonne suivante) doivent être:

a)

recensés au moyen d’une évaluation proportionnée des risques climatiques [qui s’appuie, par exemple, sur les orientations techniques de la Commission pour la prise en compte des enjeux climatiques dans les projets d’infrastructure pour la période 2021-2027 (communication 2021/C 373/01), sur l’utilisation du profil représentatif de l’évolution des concentrations (RCP 4.5) comme référence pour les évaluations utilisant des scénarios, ou sur les évaluations des risques locales et nationales, selon ce qui convient];

b)

réduits à un niveau que le pouvoir adjudicateur juge acceptable pendant la durée de vie physique prévue de l’infrastructure.

La mise en place de mesures physiques et non physiques de réduction des incidences importantes [visées au point b) ci-dessus] devrait: i) garantir la résistance des infrastructures à un niveau acceptable de dommages en cas d’aléas climatiques prévisibles, tels que des inondations; et ii) être intégrée dans les phases de conception et de construction de l’actif/de l’activité.

Il convient d’examiner la viabilité des solutions «vertes» ou «fondées sur la nature» plutôt que des mesures «grises» (52) pour traiter l’adaptation.

L’activité ne devrait pas accroître les risques d’incidences négatives du climat sur d’autres populations, une autre nature et d'autres biens, ni freiner l’adaptation ailleurs.

ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

L’évaluation des risques climatiques présente les caractéristiques suivantes:

elle prend en considération à la fois la variabilité actuelle des conditions météorologiques et les changements climatiques à venir, y compris l’incertitude;

elle repose sur une analyse solide des données climatiques disponibles et des projections selon une palette de scénarios pour l’avenir, le profil RCP 4.5 étant considéré comme le résultat de référence, et selon des scénarios plus défavorables utilisés dans les tests de résistance pour déterminer les niveaux de risques acceptables;

elle est cohérente avec la durée de vie prévue de l’activité.

L’évaluation des risques au niveau local ou national recense les aléas liés au climat susceptibles d’entraîner des risques importants pour l’activité/l’actif sur le site concerné, pour la durée de vie physique prévue de l’activité/de l’actif.

En principe, les nouvelles activités ne devraient pas être situées sur des terres présentant un risque important d’inondation (selon les cartes des zones inondables et des risques d’inondation établies par les autorités nationales ou selon les plans d’aménagement du territoire nationaux, régionaux ou locaux), sauf si l’activité dispose ou s’accompagne de mesures de résilience face aux inondations qui i) garantissent un niveau de risque résiduel acceptable pour le pouvoir adjudicateur et ii) satisfont aux autres prescriptions pertinentes des critères.

Les éléments de preuve doivent attester que la stratégie visant à réduire les risques climatiques à un niveau acceptable est intégrée dans la conception de l’activité ou de l’actif. Il convient également de démontrer que la viabilité des solutions fondées sur la nature a été prise en considération. En outre, les éléments de preuve doivent indiquer que des mesures d’adaptation seront mises en place au cours des phases de construction et achevées d’ici la fin des travaux de construction.

Classification des aléas liés au climat

aléas liés aux températures: modification des températures (air, eau douce, eau de mer), stress thermique, variabilité des températures, vague de chaleur, dégel du pergélisol, vague de froid/gel;

aléas liés au vent: cyclone, ouragan, typhon, tornade, tempêtes (y compris tempêtes de neige, de poussière et de sable);

aléas liés à l’eau: modification des régimes et types de précipitations (pluie, grêle, neige/glace), variabilité hydrologique ou des précipitations, acidification des océans, hausse du niveau de la mer, infiltration de l’eau de mer, sécheresse, inondation (côtière, fluviale, pluviale, par remontée d’eaux souterraines), rupture de lacs glaciaires;

aléas liés aux masses solides: érosion du littoral, dégradation des sols, érosion des sols, solifluxion, glissement de terrain, avalanche, affaissement.

TRANSITION VERS UNE ÉCONOMIE CIRCULAIRE

Au moins 70 % des déchets de construction et de démolition non dangereux produits sur le site de construction (en masse en kilogrammes), à l’exclusion des matières naturelles relevant de la catégorie 17 05 04 de la liste européenne des déchets (décision 2000/532/CE), sont préparés en vue de leur réutilisation (53) ou de leur recyclage (54). Le remblayage (55) n’est pas considéré comme une préparation en vue de la réutilisation ou du recyclage.

TRANSITION VERS UNE ÉCONOMIE CIRCULAIRE

1.

Déchets recyclés: fiche de poids des déchets apportés à l’installation de recyclage des déchets (en kg).

2.

Total des déchets (non dangereux) produits sur le site: l’estimation du total des déchets produits est interprétée à la lumière des données disponibles. Elle pourrait être attestée, par exemple, par l’un des éléments suivants:

i)

les reçus correspondant à tous les déchets apportés (en kg) aux différentes installations de traitement de déchets (par exemple, recyclage, mise en décharge, etc.);

ii)

les reçus relatifs aux bennes (avec indication de leur volume en m3) utilisées sur les chantiers de construction;

iii)

l’estimation de la production totale de déchets sur la base d’un audit préalable à la démolition.

PROTECTION ET RESTAURATION DE LA BIODIVERSITÉ ET DES ÉCOSYSTÈMES

1.

La nouvelle infrastructure ne devrait pas être construite sur l’un des types de terrain suivants:

a)

terrain qualifié de zone humide ou de tourbière, qu’il continue de posséder ou non ce statut après le 1er janvier 2025;

b)

prairie permanente dans un site Natura 2000 au moment de la présentation du projet;

c)

terrain correspondant à la définition de «forêt» (56).

2.

Les nouvelles infrastructures devraient respecter la hiérarchie des mesures d’atténuation, à savoir:

a)

premièrement, réduire au minimum l’artificialisation et l’utilisation des terres, la perte d’espaces verts urbains et l’imperméabilisation des sols dès la conception du projet, par exemple en privilégiant l’utilisation des friches industrielles (57) plutôt que des terrains vierges (58), le recyclage des terres et les solutions naturelles;

b)

deuxièmement, adopter des mesures d’atténuation, par exemple l’intégration d’infrastructures vertes, l’utilisation d’espèces indigènes et de matériaux perméables, ou d’autres mesures visant à améliorer l’infiltration de l’eau; et

c)

troisièmement, mettre en place des mesures de restauration ou de compensation sur site pour compenser la perte d’espaces verts et de services écosystémiques.

PROTECTION ET RESTAURATION DE LA BIODIVERSITÉ ET DES ÉCOSYSTÈMES

Pour le point 1 a): les critères doivent être interprétés à la lumière des éléments de preuve disponibles. en d’autres termes, s’il n’existe aucune preuve qu’une zone relève des types de terrain énumérés dans les critères, il est présumé que les bénéficiaires satisfont aux critères.

Les éléments de preuve disponibles sont les suivants:

les informations que les États membres doivent collecter au plus tard le 1er janvier 2025 dans le cadre de leur plan stratégique relevant de la PAC. Ces informations portent, pour le moins, sur les zones humides et les tourbières couvertes par des zones agricoles soutenues par la PAC;

le visualisateur Natura 2000 et le portail «EU Grassland Watch», qui présentent des informations détaillées sur les trois catégories de terres dans les zones Natura 2000 de chaque État membre, à une résolution de 50 m par 50 m;

la base de données mondiale des tourbières gérée par le Greifswald Moor Centrum, qui fournit également des géodonnées sur les tourbières dans une grille de 1 x 1 km;

les informations sur l’utilisation des terres que les États membres doivent collecter d’ici à 2026 dans le cadre de leurs obligations au titre du règlement sur l’utilisation des terres, le changement d’affectation des terres et la foresterie, y compris les tourbières et les zones humides.

Pour le point 1.b), les données provenant du système d’information forestière pour l’Europe (FISE) fondées sur des définitions nationales seront acceptées comme éléments de preuve valables jusqu’à ce que des données normalisées sur les zones forestières, telles que prévues dans la législation relative à la surveillance des forêts, soient disponibles dans le système FISE.

Pour le point 2), un document officiel, par exemple une facture ou un certificat, prouvant que les mesures d’atténuation ont été mises en place.

T27.

Rénovation des infrastructures non linéaires pour les transports publics ferroviaires (59)

Rénovation ou modernisation d’infrastructures «non linéaires» pour les transports publics ferroviaires, telles que définies précédemment.

ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

Les risques importants pour l’activité/l’actif qui pourraient découler des aléas liés au climat (voir «Classification des aléas liés au climat» dans la colonne suivante) doivent être:

a)

recensés au moyen d’une évaluation proportionnée des risques climatiques [qui s’appuie, par exemple, sur les orientations techniques de la Commission pour la prise en compte des enjeux climatiques dans les projets d’infrastructure pour la période 2021-2027 (communication 2021/C 373/01), sur l’utilisation du profil représentatif de l’évolution des concentrations 4.5 (RCP 4.5) comme référence pour les évaluations utilisant des scénarios, ou sur les évaluations des risques locales et nationales, selon ce qui convient];

b)

réduits à un niveau que le pouvoir adjudicateur juge acceptable pendant la durée de vie physique prévue de l’infrastructure.

La mise en place de mesures physiques et non physiques de réduction des incidences importantes [visées au point b) ci-dessus] devrait: i) garantir la résistance des infrastructures à un niveau acceptable de dommages en cas d’aléas climatiques prévisibles, tels que des inondations; et ii) être intégrée dans les phases de conception et de construction de l’actif/de l’activité.

Il convient d’examiner la viabilité des solutions «vertes» ou «fondées sur la nature» plutôt que des mesures «grises» (60) pour traiter l’adaptation.

L’activité ne devrait pas accroître les risques d’incidences négatives du climat sur d’autres populations, une autre nature et d'autres biens, ni freiner l’adaptation ailleurs.

ADAPTATION AU CHANGEMENT CLIMATIQUE

L’évaluation des risques climatiques présente les caractéristiques suivantes:

elle prend en considération à la fois la variabilité actuelle des conditions météorologiques et les changements climatiques à venir, y compris l’incertitude;

elle repose sur une analyse solide des données climatiques disponibles et des projections selon une palette de scénarios pour l’avenir, le profil RCP 4.5 étant considéré comme le résultat de référence, et selon des scénarios plus défavorables utilisés dans les tests de résistance pour déterminer les niveaux de risques acceptables;

elle est cohérente avec la durée de vie prévue de l’activité.

L’évaluation des risques au niveau local ou national recense les aléas liés au climat susceptibles d’entraîner des risques importants pour l’activité/l’actif sur le site concerné, pour la durée de vie physique prévue de l’activité/de l’actif.

En principe, les nouvelles activités ne devraient pas être situées sur des terres présentant un risque important d’inondation (selon les cartes des zones inondables et des risques d’inondation établies par les autorités nationales ou selon les plans d’aménagement du territoire nationaux, régionaux ou locaux), sauf si l’activité dispose ou s’accompagne de mesures de résilience face aux inondations qui i) assurent un niveau de risque résiduel acceptable pour le