Publication de la communication d’une modification standard approuvée du cahier des charges d’une indication géographique conformément à l’article 5, paragraphe 4, du règlement délégué (UE) 2025/27 de la Commission
| CELEX | 52025XC02475 |
| Type | Communication |
| Date | mercredi 30 avril 2025 |
Résumé IA
Texte intégral
| Journal officiel | FR Série C |
| C/2025/2475 | 30.4.2025 |
Publication de la communication d’une modification standard approuvée du cahier des charges d’une indication géographique conformément à l’article 5, paragraphe 4, du règlement délégué (UE) 2025/27 de la Commission (1)
(C/2025/2475)
COMMUNICATION RELATIVE À L’APPROBATION D’UNE MODIFICATION STANDARD
[Article 24 du règlement (UE) 2024/1143]
«Lambrusco Grasparossa di Castelvetro»
PDO-IT-A0337-AM03 — 3.2.2025
1. Dénomination du produit
«Lambrusco Grasparossa di Castelvetro»
2. Type d’indication géographique
| ☒ | Appellation d’origine protégée (AOP) |
| ☐ | Indication géographique protégée (IGP) |
| ☐ | Indication géographique (IG) |
3. Secteur
| ☐ | Produits agricoles |
| ☒ | Vins |
| ☐ | Boissons spiritueuses |
4. Pays dont fait partie la zone géographique
Italie
5. Autorité de l’État membre communiquant la modification standard
Ministère de l’agriculture, de la souveraineté alimentaire et des forêts
6. Qualification en tant que modification standard
Ces modifications relèvent de la définition d’une modification standard figurant à l’article 24, paragraphe 4, du règlement (UE) 2024/1143, car elles ne répondent pas aux définitions figurant à l’article 24, paragraphe 3, dudit règlement, à savoir:
| — | elles n’incluent pas un changement de la dénomination ou de l’utilisation de la dénomination ou de la catégorie de produit; |
| — | elles n’annihilent pas le lien avec l’aire géographique visée dans le document unique; |
| — | elles n’entraînent pas de nouvelles restrictions en ce qui concerne la commercialisation du produit. |
7. Description de la ou des modifications standard approuvées
1. Ajout d’une précision relative aux catégories
Description:
Une précision relative à la catégorie des vins mousseux «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro» a été ajoutée: «vino spumante» (vin mousseux) et «vino spumante di qualità» (vin mousseux de qualité).
Motif:
La modification a été apportée afin de préciser les catégories de vins mousseux produites.
La modification concerne l’article 1er du cahier des charges.
2. Ajout de la sous-zone «Monte Barello»
Description:
La possibilité de mentionner la sous-zone «Monte Barello» (correspondant à un toponyme ou à une localité géographique existante située dans la commune de Castelvetro di Modena, près du hameau Cà di Sola) a été ajoutée, conformément aux conditions énoncées à l’annexe A (nouvellement introduite) du cahier des charges. L’annexe A établit la réglementation spécifique de la sous-zone. Elle prévoit exclusivement le type «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro» rosso frizzante et en définit la zone de production par une description précise de sa délimitation. Elle fixe également les normes viticoles et de vinification, les caractéristiques à la consommation, ainsi que les dispositions relatives à la désignation, à la présentation et au conditionnement. Il a également été précisé que, sous réserve de ce qui est expressément prévu dans ladite annexe, les normes prévues dans le cahier des charges de l’AOP «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro» s’appliquent à cette sous-zone.
Motif:
L’ajout de la sous-zone «Monte Barello» répond aux nombreuses demandes des membres du groupement (consorzio). En effet, au sein de la zone de production de l’AOC «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro», cette sous-zone se distingue par des conditions environnementales et de production spécifiques, caractérisées principalement par des sols presque exclusivement vallonnés, des rendements de raisins par hectare particulièrement faibles et un mode de conduite des vignobles particulier.
La modification concerne les articles 1er et 9 et l’annexe A du cahier des charges ainsi que les rubriques «Description du ou des vins» et «Lien avec la zone géographique» du document unique.
3. Mises à jour et corrections formelles
Description:
Des références à la législation ont été mises à jour et des corrections formelles ont été apportées à plusieurs endroits du cahier des charges.
Motif:
Les modifications visent à intégrer les références réglementaires actuellement en vigueur et à améliorer la clarté ainsi que la fluidité du texte.
La modification concerne les articles 5.2, 7.1, 7.3, 8.4, 9 et 10 du cahier des charges.
4. Rectification du texte relatif à la méthode de production prévoyant l’élaboration en bouteille des vins mousseux et des vins pétillants
Description:
Le texte relatif à la méthode de production prévoyant l’élaboration en bouteille des vins mousseux et des vins pétillants a été reformulé par l’ajout des mots «y compris par».
Motif:
La modification a été introduite afin de préciser que, pour la pratique œnologique de la fermentation en bouteille, les expressions «fermentation en bouteille selon la méthode traditionnelle» ou «méthode traditionnelle» ou «méthode classique» ou «méthode traditionnelle classique» doivent être considérées comme une option, dans les conditions prescrites, et non comme une obligation pour les producteurs.
La modification concerne l’article 5.3 du cahier des charges.
5. Réduction du rendement maximal de transformation des raisins en vin
Description:
Le rendement maximal de transformation des raisins en vin, y compris l’éventuel excédent de vinification, a été abaissé de 80 % à 75 %, sans préjudice de la limite de 70 % pour le vin fini pouvant bénéficier de l’appellation «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro» AOC.
Motif:
La modification a été apportée afin de limiter la production des vins portant le nom du cépage Lambrusco, y compris ceux issus de l’excédent de vinification des vins «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro» AOC bénéficiant de l’IGT «Emilia», type Lambrusco, sous-jacente, et d’éviter la surexploitation des raisins.
La modification concerne l’article 5.5 du cahier des charges.
6. Fermentation et fermentation secondaire
Description:
Un paragraphe concernant la préparation des vins bénéficiant de l’AOC «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro» a été ajouté afin d’autoriser la fermentation ou la fermentation secondaire des produits en amont et des vins au-delà du 31 décembre de chaque année et jusqu’au 30 juin de l’année suivante.
Motif:
La modification introduite vise à uniformiser les conditions de production sur l’ensemble du territoire de l’Émilie, compte tenu des particularités du cépage Lambrusco ainsi que des techniques de production traditionnelles ancrées dans la région.
La modification concerne l’article 5.6 du cahier des charges.
7. Définition de l’intensité colorante
Description:
Un paragraphe a été ajouté afin de définir le paramètre maximal de l’intensité colorante des différents produits, en fonction de leur stade d’élaboration.
Motif:
Cette modification vise à ce que le vin et les produits en amont du vin se maintiennent dans une gamme précise d’intensité colorante, dans le respect de la tradition et de l’authenticité des vins bénéficiant de l’AOC «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro». En effet, il a été observé ces dernières années que les produits de cette appellation présentant une intensité colorante supérieure à celle proposée par la présente modification, au stade de la commercialisation, sont utilisés comme de simples produits complémentaires dans la préparation de l’assemblage pour l’élaboration des vins finis et ne sont jamais directement destinés à la mise en bouteille.
La modification concerne l’article 5.7 du cahier des charges.
8. Correction des caractéristiques à la consommation
Description:
Les caractéristiques à la consommation des types existants ont été partiellement corrigées. Un paragraphe a été ajouté pour préciser que les vins peuvent présenter un léger voile en raison de la présence de résidus de fermentation, dans les différents types, à l’exception des versions élaborées de la catégorie «vino spumante di qualità».
Motif:
La modification s’est avérée nécessaire afin de corriger les termes incorrects, imprécis ou incohérents avec la catégorie de produit, et permet d’améliorer et d’actualiser les descriptions. En outre, un paragraphe a été ajouté pour préciser que les vins de type «frizzante» et «spumante» peuvent présenter un léger voile en raison de la présence de résidus de fermentation, à l’exception des versions élaborées de la catégorie «vino spumante di qualità». Cette caractéristique s’explique par un retour à la technique de production par fermentation secondaire en bouteille sans que les lies de fermentation ne soient éliminées.
La modification concerne l’article 6 du cahier des charges et la rubrique «Description du ou des vins» du document unique.
9. Suppression du paragraphe relatif aux limites de l’acidité totale et de l’extrait non réducteur
Description:
Le paragraphe qui prévoyait la possibilité, pour le ministère, de modifier, par décret, les limites indiquées de l’acidité totale et de l’extrait non réducteur a été supprimé.
Motif:
Ce paragraphe a été supprimé, car cette disposition était devenue obsolète au regard de la réglementation actuelle.
La modification concerne l’article 6.2 du cahier des charges.
10. Rectification concernant la mention de la teneur en sucre sur l’étiquette
Description:
Pour les types «spumante», la disposition prévoyant la mention de la teneur en sucre sur l’étiquette a été supprimée.
Motif:
La disposition en question était superflue.
La modification concerne l’article 7.1 du cahier des charges.
11. Utilisation du terme «Rosé» en lieu et place du terme «Rosato»
Description:
L’utilisation du terme «rosé», en lieu et place du terme «rosato», auparavant limité au type «rosato spumante», est désormais étendue au type «rosato frizzante».
Motif:
Cette modification était nécessaire pour répondre aux demandes du marché.
La modification concerne l’article 7, paragraphe 3, du cahier des charges.
12. Possibilité d’utiliser la mention «fermentation secondaire en bouteille» sur l’étiquette
Description:
Un paragraphe a été ajouté pour permettre l’utilisation de la mention «fermentation secondaire en bouteille» sur l’étiquette.
Motif:
La modification a été apportée afin de bien informer le consommateur sur l’utilisation de la technique de production par fermentation secondaire en bouteille, qui a été réintroduite ces dernières années pour obtenir des vins pétillants. Ces derniers, souvent élaborés sans que les lies de fermentation ne soient éliminées, peuvent présenter un léger «voile» en raison de la présence de ces résidus.
La modification concerne l’article 7.4 du cahier des charges.
13. Augmentation de la capacité maximale des bouteilles destinées à la mise à la consommation
Description:
La capacité maximale des bouteilles en verre destinées à la mise à la consommation a été portée de 3 à 9 litres, accompagnée d’une interdiction explicite de l’utilisation de la «bonbonne».
Motif:
La modification s’est avérée nécessaire pour offrir davantage d’opportunités commerciales aux producteurs, étant donné que les consommateurs demandent parfois des bouteilles d’une capacité supérieure destinées principalement à des occasions conviviales ou à d’autres événements particuliers. Le format de la «bonbonne» de 5 litres a été exclu afin de préserver la forme traditionnelle de la bouteille.
La modification concerne l’article 8.1 du cahier des charges.
14. Dispositifs de fermeture
Description:
Le paragraphe relatif aux dispositifs de fermeture autorisés a été reformulé pour intégrer des précisions concernant l’utilisation du bouchon à vis, du bouchon couronné et du bouchon ras de bague accompagné d’un ficelage à l’aide d’une ficelle.
Motif:
La modification a été apportée afin de clarifier les dispositifs de fermeture, de permettre une meilleure lecture et d’éviter les interprétations divergentes.
La modification concerne l’article 8.3 du cahier des charges.
15. Réécriture du lien avec le milieu géographique
Description:
L’article relatif au lien avec le milieu géographique a été mis à jour et complété par des notes relatives à l’introduction de la sous-zone «Monte Barello». Ces ajouts incluent des informations sur les facteurs naturels, les facteurs humains, des références historiques ainsi que quelques corrections textuelles.
Motif:
La modification de l’article s’est avérée nécessaire en raison de l’introduction de la sous-zone «Monte Barello». Il a également été jugé utile de réécrire la rubrique «Lien avec la zone géographique» du document unique afin de l’adapter au cahier des charges. Cette réécriture doit donc être considérée comme purement formelle.
La modification concerne l’article 9 du cahier des charges et la rubrique «Lien avec la zone géographique» du document unique.
DOCUMENT UNIQUE
1. Dénomination du produit
Lambrusco Grasparossa di Castelvetro
2. Type d’indication géographique
AOP – Appellation d’origine protégée
3. Catégories de produits de la vigne
| 4. | Vin mousseux |
| 5. | Vin mousseux de qualité |
| 8. | Vin pétillant |
3.1. Code de la nomenclature combinée
| — | 22 — BOISSONS, LIQUIDES ALCOOLIQUES ET VINAIGRES 2204 — Vins de raisins frais, y compris les vins enrichis en alcool; moûts de raisin, autres que ceux du no 2009 |
4. Description du ou des vins
1. «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro» rosso spumante
DESCRIPTION SUCCINTE
Mousse: fine et persistante;
Robe: rouge rubis d’intensité variable;
Nez: parfumé, avec des notes florales;
Bouche: de «dosage zéro» à «doux», fraîche, harmonieuse avec de légers accents de levure;
Titre alcoométrique volumique total minimal: 11,00 % vol.;
Extrait non réducteur minimal: 18,0 g/l.
Peut présenter un léger voile en raison de la présence de résidus de fermentation, à l’exception des versions élaborées de la catégorie «vino spumante di qualità».
Les autres paramètres analytiques ne figurant pas dans le tableau ci-dessous respectent les limites fixées par la législation de l’État membre et de l’UE.
Caractéristiques analytiques générales
| — | Titre alcoométrique total maximal (en % du volume): — |
| — | Titre alcoométrique acquis minimal (en % du volume): — |
| — | Acidité totale minimale: 6,0 grammes par litre, exprimée en acide tartrique |
| — | Acidité volatile maximale (en milliéquivalents par litre): — |
| — | Teneur maximale totale en anhydride sulfureux (en milligrammes par litre): — |
2. «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro» rosato spumante
DESCRIPTION SUCCINTE
Mousse: fine et persistante;
Robe: rosée, plus ou moins intense;
Nez: caractéristique, avec des notes florales et fruitées;
Bouche: de «dosage zéro» à «doux», fraîche, harmonieuse avec de légers accents de levure;
Titre alcoométrique volumique total minimal: 11,00 % vol.;
Extrait non réducteur minimal: 16,0 g/l.
Peut présenter un léger voile en raison de la présence de résidus de fermentation, à l’exception des versions élaborées de la catégorie «vino spumante di qualità».
Les autres paramètres analytiques ne figurant pas dans le tableau ci-dessous respectent les limites fixées par la législation de l’État membre et de l’UE.
Caractéristiques analytiques générales
| — | Titre alcoométrique total maximal (en % du volume): — |
| — | Titre alcoométrique acquis minimal (en % du volume): — |
| — | Acidité totale minimale: 6,0 grammes par litre, exprimée en acide tartrique |
| — | Acidité volatile maximale (en milliéquivalents par litre): — |
| — | Teneur maximale totale en anhydride sulfureux (en milligrammes par litre): — |
3. «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro» rosso frizzante
DESCRIPTION SUCCINTE
Mousse: vive, évanescente;
Robe: rouge rubis d’intensité variable;
Nez: caractéristique, avec des notes florales;
Bouche: de sèche à douce, fraîche, sapide, intense et harmonieuse;
Titre alcoométrique volumique total minimal: 10,50 % vol.;
Extrait non réducteur minimal: 18,0 g/l.
Peut présenter un léger voile en raison de la présence de résidus de fermentation.
Les autres paramètres analytiques ne figurant pas dans le tableau ci-dessous respectent les limites fixées par la législation de l’État membre et de l’UE.
Caractéristiques analytiques générales
| — | Titre alcoométrique total maximal (en % du volume): — |
| — | Titre alcoométrique acquis minimal (en % du volume): — |
| — | Acidité totale minimale: 5,5 grammes par litre, exprimée en acide tartrique |
| — | Acidité volatile maximale (en milliéquivalents par litre): — |
| — | Teneur maximale totale en anhydride sulfureux (en milligrammes par litre): — |
4. «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro» rosato frizzante
DESCRIPTION SUCCINTE
Mousse: vive, évanescente;
Robe: rosée, plus ou moins intense;
Nez: parfumé, caractéristique, avec des notes florales et fruitées;
Bouche: de sèche à douce, fraîche, sapide;
Titre alcoométrique volumique total minimal: 10,50 % vol.;
Extrait non réducteur minimal: 16,0 g/l.
Peut présenter un léger voile en raison de la présence de résidus de fermentation.
Les autres paramètres analytiques ne figurant pas dans le tableau ci-dessous respectent les limites fixées par la législation de l’État membre et de l’UE.
Caractéristiques analytiques générales
| — | Titre alcoométrique total maximal (en % du volume): — |
| — | Titre alcoométrique acquis minimal (en % du volume): — |
| — | Acidité totale minimale: 5,5 grammes par litre, exprimée en acide tartrique |
| — | Acidité volatile maximale (en milliéquivalents par litre): — |
| — | Teneur maximale totale en anhydride sulfureux (en milligrammes par litre): — |
5. «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro» rosso frizzante, sous-zone «Monte Barello»
DESCRIPTION SUCCINTE
Mousse: rosée et évanescente;
Robe: rouge rubis intense, avec d’éventuels reflets violacés;
Nez: intense, caractéristique, fruité; au fil du temps, ce vin peut également développer des notes épicées;
Bouche: sèche à moelleuse, harmonieuse, agréablement tannique;
Titre alcoométrique volumique total minimal: 11,00 % vol.; le type moelleux doit avoir un titre alcoométrique acquis minimal de 9,5 % vol.;
Extrait non réducteur minimal: 23 g/l.
Peut présenter un léger voile en raison de la présence de résidus de fermentation.
Les autres paramètres analytiques ne figurant pas dans le tableau ci-dessous respectent les limites fixées par la législation de l’État membre et de l’UE.
Caractéristiques analytiques générales
| — | Titre alcoométrique total maximal (en % du volume): — |
| — | Titre alcoométrique acquis minimal (en % du volume): — |
| — | Acidité totale minimale: 5,5 grammes par litre, exprimée en acide tartrique |
| — | Acidité volatile maximale (en milliéquivalents par litre): — |
| — | Teneur maximale totale en anhydride sulfureux (en milligrammes par litre): — |
5. Pratiques vitivinicoles
5.1. Pratiques œnologiques spécifiques
1. Lambrusco Grasparossa di Castelvetro
Pratique œnologique spécifique
Les pratiques d’élaboration des vins correspondent aux méthodes traditionnelles, loyales et constantes, qui reposent exclusivement sur la remise en fermentation naturelle en bouteille et la remise en fermentation naturelle en cuve close, essentielles pour conférer aux vins «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro» AOC leurs caractéristiques distinctives. Les opérations d’enrichissement et l’adjonction de la liqueur d’expédition sont autorisées dans le respect des conditions et des limites fixées par la législation de l’Union.
5.2. Rendements maximaux
| 1. | «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro» spumante 18 000 kilogrammes de raisins par hectare |
| 2. | «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro» frizzante 18 000 kilogrammes de raisins par hectare |
6. Zone géographique délimitée
La zone de production des raisins aptes à l’élaboration des vins mousseux et des vins pétillants bénéficiant de l’appellation d’origine contrôlée «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro» comprend l’ensemble du territoire administratif des communes de Castelfranco Emilia, Castelnuovo Rangone, Castelvetro, Fiorano, Formigine, Maranello, Marano sul Panaro, Prignano sul Secchia, Savignano sul Panaro, Spilamberto, Sassuolo, Vignola, San Cesario sul Panaro, toutes situées dans la province de Modène, ainsi qu’une partie du territoire administratif de la commune de Modène.
7. Cépages principaux
|
| Lambrusco Barghi N. – Lambrusco |
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| Lambrusco Benetti N. – Lambrusco |
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| Lambrusco Grasparossa N. – Groppello Grasparossa |
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| Lambrusco Grasparossa N. – Lambrusco |
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| Lambrusco Maestri N. – Groppello Maestri |
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| Lambrusco Marani N. – Lambrusco |
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| Lambrusco Montericco N. – Lambrusco |
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| Lambrusco Oliva N. – Lambrusco |
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| Lambrusco Salamino N. – Lambrusco |
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| Lambrusco Viadanese N. – Lambrusco |
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| Lambrusco a foglia frastagliata N. – Enantio N. |
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| Lambrusco del Pellegrino N. – Lambrusco |
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| Lambrusco di Sorbara N. – Lambrusco |
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| Malbo gentile N. |
8. Description du ou des liens
8.1. A) Informations sur la zone géographique.
1. Facteurs naturels contribuant au lien.
La province de Modène, située au centre de la région d’Émilie, présente toutes les caractéristiques climatiques de la Vallée du Pô, même s’il existe des différences notables du fait que la moitié de la province s’étend sur le territoire vallonné et montagneux des Apennins. La position particulière de la plaine, située au pied de l’Apennin, est à l’origine d’un régime thermo-pluviométrique typiquement continental, avec des étés chauds et des hivers rigoureux. Les vents humides du sud y arrivent généralement secs, donnant lieu à une faible pluviométrie, bien inférieure à celle observée, par exemple, dans le centre de l’Italie. Les valeurs moyennes des indices relatifs à l’ensoleillement, à l’amplitude thermique et aux précipitations confirment le degré élevé de continentalité du climat local, caractérisé, entre autres, par une répartition irrégulière des précipitations, avec deux maxima (printemps et automne) marqués par un excès hydrologique dangereux et deux minima (hiver et été) associés à une pénurie critique. En ce qui concerne notamment les précipitations, l’environnement de la plaine de Modène présente des valeurs de plus en plus faibles par rapport au reste de la plaine d’Émilie, surtout pendant les mois d’été, de sorte que la pluviométrie naturelle ne couvre en moyenne pas plus de la moitié des besoins en eau des cultures agricoles. La nature argileuse et compacte d’une grande partie des sols de la région de Modène n’a certes pas facilité l’exercice de l’activité agricole à travers les siècles et constitue encore aujourd’hui l’un des aspects les plus difficiles. Ces caractéristiques géographiques sont décrites dans le chapitre consacré à l’environnement géographique du volume VI «Ducato di Modena e Reggio», inclus dans l’œuvre littéraire de Giuseppe Gorani «L’Italia del XVIII secolo», dont le chapitre débute par cette phrase: «La nature semble avoir particulièrement favorisé la ville et le territoire de l’État de Modène».
L’activité humaine, en particulier, a créé les conditions nécessaires au maintien d’un environnement naturel et fertile, grâce aux canalisations de rejet, à la protection contre les excès hydrologiques, ainsi qu’à des techniques et systèmes culturaux intégrant des amendements organiques pour atténuer les effets négatifs de l’excès d’argile dans les sols agricoles.
La zone de production du «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro» comprend la sous-zone «Monte Barello», qui se situe uniquement dans le territoire de piémonts et de collines de la province de Modène. Le climat de cette zone affiche un indice de Winkler compris entre 1 900 et 2 000 degrés-jours selon les sites. En particulier, la valeur moyenne de l’ensemble du territoire est de 1 941 degrés-jours, avec des précipitations moyennes de 500 mm entre avril et octobre, présentant peu de variations d’un site à l’autre. L’altitude de la sous-zone «Monte Barello» varie entre environ 90 et 560 mètres au-dessus du niveau de la mer.
Les sols de cette sous-zone peuvent être classés comme suit: «terres peu calcaires en bordure des Apennins» (sols «Montefalcone à texture franche limoneuse argileuse», présentant une pente de 1 à 20 %, vallonnés) et «terres calcaires du bas Apennin localement associées à des ravins d'érosion» (sols «Banzola et Grifone à texture franche limoneuse argileuse», présentant des pentes de 7 à 35 %, vallonnés et modérément escarpés). Dans ces environnements, le facteur humain joue un rôle essentiel dans la réalisation d’une viticulture de qualité. Cela passe par l’application de techniques agronomiques de gestion de l’eau visant à prévenir l’érosion des sols, notamment grâce à l’aménagement des vignobles selon une disposition verticale, dite « rittochino », c’est-à-dire suivant la direction des versants, mais également par le choix des expositions les plus ensoleillées.
8.2. A) Informations sur la zone géographique.
2. Facteurs humains contribuant au lien
Caton mentionne la vitis labrusca dans le «De agri cultura», tout comme Varron dans le «De re rustica». Pline, quant à lui, dans son «Histoire naturelle», décrit les caractéristiques de la vitis vinifera, «dont les feuilles, à l’instar de celles de la vitis labrusca prennent une teinte sanguine avant de tomber». Au XIVe siècle, le Bolonais Pier de’ Crescenzi, dans son traité d’agriculture, observe à propos des lambrusques: «elles sont noires, donnent couleur et clarté aux vins, mais elles sont mises entières dans les pots, avec leurs rafles brisées, et n’altèrent en rien le goût du vin». Il s’agit du premier document attestant qu’à cette époque, l’habitude de produire du vin à partir de ces vignes était déjà bien établie, ces dernières n’étant peut-être plus si «sauvages». En effet, il convient de rappeler que les anciennes lambrusques correspondaient soit à des vignes sauvages (vitis vinifera silvestris), soit à des vignes de la sous-espèce vitis vinifera sativa, qui naissaient spontanément à partir de graines dans des lieux non cultivés. C’est pour cette raison que le Lambrusco est considéré comme l’un des cépages les plus autochtones du monde, car il résulte de l’évolution génétique de la vitis vinifera silvestris occidentalis, dont la domestication a eu lieu sur le territoire de Modène.
La sous-zone «Monte Barello» doit son nom au toponyme correspondant, situé dans la commune de Castelvetro di Modena, dont l’existence est attestée dès 1020 après J.-C., tel qu’en témoigne une documentation bibliographique de 1824. Ce document indique que le marquis Boniface céda des terres à l’évêque Verino en échange de Montebarello, qui était manifestement considéré comme un lieu de valeur.
Il est établi que le site de Monte Barello était déjà habité à l’époque étrusque, comme en témoigne la découverte d’importants vestiges archéologiques, dont notamment une «aiguille à chignon en bronze» ornée d’un élégant buste de femme avec des armes, et divers outils en pierre, en bronze et en fer. Par ailleurs, il est bien connu que les Étrusques cultivaient la vigne et produisaient du vin en Italie, un vin qui, sur ce territoire, ne pouvait être que du Lambrusco.
Le vin Lambrusco a toujours été tenu en haute estime par les ducs de Modène, si bien que, deux siècles et demi auparavant, dans son «testament olographe» de juin 1430 Nicolas III d’Este avait ordonné que «sur la totalité du vin acheminé de Modène à Paris, la moitié du droit de douane ne soit pas perçue», afin de favoriser le commerce de ce vin. Les auteurs les plus significatifs du XIXe siècle confirment qu’au fil des siècles, Modène a toujours été un territoire propice à la production de vins «mossi» (gazeux), qui ont acquis une notoriété et une tradition particulières de production et de consommation et dont les caractéristiques sont exclusivement ou essentiellement dues à l’environnement, y compris tous les facteurs naturels et humains qui le définissent. L’origine historique de l’appellation «Lambrusco Grasparossa» est attestée depuis le milieu du XIXe siècle, comme en témoignent de nombreux documents historiques, notamment le «Catalogo alfabetico di quasi tutte le uve» rédigé par Luigi Maini en 1854, et le catalogue descriptif des principales variétés de raisins cultivées dans les provinces de Modène et de Reggio Emilia, rédigé par l’avocat Francesco Aggazzotti et publié en 1867. L’influence des facteurs humains se manifeste en particulier dans la définition des aspects techniques et de production qui constituent les éléments en lien avec le cahier des charges.
8.3. La base ampélographique des vignobles
La base ampélographique des vignobles: le «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro» est un cépage rouge de vigueur moyenne, présentant un port semi-dressé et une production constante. Les vignobles destinés à la production des raisins pour l’obtention du «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro» AOC doivent présenter une base ampélographique composée comme suit:
| — | Lambrusco Grasparossa, représentant au moins 85 % de la superficie totale plantée en vignes; |
| — | d’autres cépages Lambrusco traditionnellement cultivés dans la zone, Malbo Gentile, seuls ou conjointement, dans la limite de 15 % de la superficie totale plantée en vignes. |
8.4. Les modes de conduite
L’environnement pédoclimatique de la région de Modène favorise une croissance naturelle de la vigne. Les exploitations viticoles ont opté pour des modes de conduite reposant sur un système de palissage à cordons permanents et à branches tombantes visant à contenir la croissance vigoureuse des plants. Le système de conduite doit également permettre une répartition adéquate des bourgeons ainsi que l’expression du potentiel productif des plants, faciliter la capture d’énergie rayonnante et faire bénéficier les grappes d’une quantité suffisante d’air et de lumière. Les modes de conduite les plus répandus sont le cordon libre, le cordon de Royat, le « Geneva double courtain » (double rideau de Genève) et le Guyot. La densité de plantation est de 2 500 à 3 000 pieds par hectare sur les sols partiellement décarbonés de la plaine de piémont, tandis qu’elle est de 3 000 à 4 000 pieds par hectare sur les sols en bordure des Apennins et du bas Apennin associés à des calanques. Les porte-greffes les plus utilisés sont les suivants: Kober5BB, SO4 et 420A.
8.5. Les pratiques relatives à l’élaboration des vins
Les pratiques d’élaboration des vins correspondent aux méthodes traditionnelles, loyales et constantes, qui reposent exclusivement sur la remise en fermentation naturelle en bouteille et la remise en fermentation naturelle en cuve close, essentielles pour conférer aux vins «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro» AOC leurs caractéristiques distinctives. Les opérations d’enrichissement et l’adjonction de la liqueur d’expédition sont autorisées dans le respect des conditions et des limites fixées par la réglementation de l’Union.
Les auteurs latins (Caton, Pline, Columelle) décrivent dans leurs écrits la production d’un vin gazeux (Lambrusco) capable de libérer de la mousse, d’où l’image d’un vin pétillant. Il a toutefois fallu attendre l’évolution des connaissances, depuis la fin du XVIIe siècle jusqu’à la fin du XIXe siècle, pour comprendre la cause biologique et la nature chimique de la fermentation alcoolique ainsi que certains aspects relatifs à la technique œnologique associée. Plus tard, d’autres découvertes ont néanmoins permis que tout le dioxyde de carbone produit lors de la fermentation reste dissous dans le vin: il fallait, d’une part, un contenant capable de supporter la pression et, de l’autre, un bouchon empêchant le dioxyde de carbone de s’échapper. Ces deux conditions se sont réalisées entre la fin du XVIIe siècle et le début du XVIIIe siècle. Cette propension pour les vins pétillants blancs et rouges est rappelée par des auteurs des XVIIe et XVIIIe siècles, jusqu’à l’aboutissement de la longue évolution génétique qui a permis une meilleure identification des vignes sauvages des Latins parmi les cépages blancs, et surtout rouges (famille des Lambruschi de Modène), décrits par les ampélographes du XIXe siècle (notamment Acerbi, Mendola et Agazzotti). Outre les progrès technologiques, un important changement climatique (petite ère glaciaire) a eu lieu, avec des automnes froids et humides, des retards de maturation et des fermentations incomplètes qui ont entraîné des reprises de fermentation en fût et, par conséquent, la casse des fûts. À partir de la moitié du XIXe siècle jusqu’à la moitié du XXe siècle, la méthode la plus répandue pour obtenir un Lambrusco naturellement pétillant, de manière industrielle, était la fermentation secondaire en bouteille. On obtenait ainsi un Lambrusco pétillant trouble, sans dégorgement, tout comme la plupart du produit. Ainsi, la première cave de production de Lambrusco pétillant de toute l’Émilie a commencé son exploitation en 1860 à Modène. Quoi qu’il en soit, les meilleures productions étaient soumises à l’élimination des lies, y compris par des méthodes susceptibles d’en réduire les pertes tant qualitatives que qualitatives, au début à l’aide de soutireuses isobarométriques (développées par Martinotti à la fin du XIXe siècle), tandis qu’à l’heure actuelle, même les vins pétillants et mousseux refermentés en bouteille sont soumis à l’élimination du dépôt de lies de levures après l’avoir fait descendre vers le bouchon et après congélation du goulot de la bouteille.
8.6. B) Informations sur la qualité et les caractéristiques du produit découlant essentiellement ou exclusivement du milieu géographique
L’AOC «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro» concerne la production de vins pétillants et mousseux, dans les types rosso ou rosato. D’un point de vue analytique et organoleptique, ces vins présentent des caractéristiques très nettes et distinctives, décrites à l’article 6 du cahier des charges, qui permettent de les identifier clairement et de les relier à leur milieu géographique.
Les raisins produits dans la plaine de piémont et sur les collines donnent un vin à la robe rouge tirant vers le violacé, structuré, avec un corps souple, une faible acidité et des notes fruitées très marquées. La fraîcheur et le parfum des arômes contribuent à leur équilibre gustatif.
8.7. C) Description de l’interaction causale entre les éléments visés au point A) et ceux visés au point B)
À Modène, la viticulture revêt une importance socio-économique considérable et est liée à la production de vins pétillants et mousseux. Le sol est le facteur environnemental le plus important, influant tant sur l’équilibre entre végétation et production que sur la qualité du vin. Malgré leur variabilité liée à l’environnement et aux interventions agronomiques, les terres agricoles de la région de Modène se distinguent donc par une bonne fertilité et se répartissent en trois types représentatifs:
| a) | des sols meubles, de couleur jaune ou rougeâtre, pauvres en chaux et souvent aussi en phosphore total et assimilable, situés dans la bande de collines, mais aussi à des altitudes plus élevées. Les sols en plaine sont dénommés «terres partiellement décarbonées de la plaine de piémont», tandis que sur les reliefs on distingue deux types de sols: les «terres peu calcaires en bordure des Apennins» et les «terres calcaires du bas Apennin localement associées à des calanques»; |
| b) | des sols francs, excellents tant sur le plan physique que chimique, issus des alluvions des rivières Secchia et Panaro, situés dans la plaine centrale; ces sols sont dénommés «terres calcaires des éminences fluviales avec les sols Sant’Omobono à texture franche limoneuse argileuse»; |
| c) | des sols argileux, très compacts mais fertiles et chimiquement riches, qui constituent la majeure partie de la plaine et sont désignés sous le nom de «terres argileuses des vallées assainies». |
Les sols de plaine sont issus des alluvions du pléistocène et de l’holocène, tandis que ceux des collines et des montagnes, d’origine crétacée et éocène, sont très riches en composants extrêmement fins et colloïdaux. Les sols de plaine sont pratiquement dépourvus d’éléments grossiers qui, en revanche, sont souvent présents dans les sols cultivés en colline et en montagne sous forme de fragments caillouteux susceptibles d’entraver les opérations culturales normales.
Les vignobles destinés à la production des raisins pour l’obtention du «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro» AOC sont situés dans la plaine au sud de la province de Modène, où prédominent les sols dénommés «terres partiellement décarbonées de la plaine de piémont». L’indice de Winkler y est compris entre 2 169 et 2 193 degrés-jours. D’avril à octobre, les précipitations moyennes varient entre 437 et 449 mm. Des vignobles destinés à la production des raisins pour l’obtention du «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro» AOC sont également présents sur le territoire de piémonts et de collines de la province de Modène, caractérisé par des sols de type «terres peu calcaires en bordure des Apennins» et «terres calcaires du bas Apennin localement associées à des calanques». L’indice de Winkler varie de 1 890 degrés-jours dans la zone de Vignola, située à une altitude de 120 à 125 m, à 2 028 degrés-jours à Levizzano Rangone, situé à une altitude de 135 m. La vigueur des vignobles est moyenne, avec des productions moyennes à élevées dans la plaine de piémont et des productions moyennes à faibles dans les zones de collines.
En particulier, dans la sous-zone «Monte Barello», l’indice de Winkler varie entre 1 900 et 2 000 degrés-jours, avec une moyenne de 1 941 degrés-jours. Les sols, allant de vallonnés à fortement vallonnés, voire modérément escarpés, peuvent être classés comme suit: «terres peu calcaires en bordure des Apennins» (sols «Montefalcone») et «terres calcaires du bas Apennin localement associées à des calanques» (sols «Banzola et Grifone»).
L’histoire du Lambrusco et de la production des vins pétillants dans la région de Modène remonte a bien longtemps et recèle le charme des premiers témoignages des poètes et écrivains de l’époque classique (Virgile, Caton, Varron), qui évoquaient dans leurs œuvres la «Labrusca vitis», soit un cépage sauvage produisant des fruits au goût âpre et poussant en lisière des campagnes. Le Lambrusco, vin rouge pétillant ou mousseux à la robe rouge rubis brillante, se déguste entre 12 et 14 °C afin d’en apprécier pleinement les arômes et les parfums. Né à Modène, il s’est ensuite diffusé sur les marchés nationaux et internationaux. Plusieurs éléments illustrent l’importance du «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro» dans le cadre de la viticulture de Modène: 1 532 hectares de superficie plantée en vignes inscrits dans le registre des vignobles de l’AOC, avec une moyenne annuelle de 145 000 quintaux de raisins pour l’obtention de vins AOC. Grâce à l’utilisation de l’appellation d’origine contrôlée «Lambrusco Grasparossa di Castelvetro», les producteurs de la région de Modène souhaitent offrir au consommateur des produits qui apportent de meilleures garanties que d’autres: leur origine est notamment précisée, ainsi que leur mode d’élaboration et les caractéristiques spécifiques qui les distinguent des productions ne s’identifiant pas à un territoire bien défini.
9. Autres conditions essentielles (conditionnement, étiquetage, autres exigences)
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Lien vers le cahier des charges
http://www.politicheagricole.it/flex/cm/pages/ServeBLOB.php/L/IT/IDPagina/22199
(1) Règlement délégué (UE) 2025/27 de la Commission du 30 octobre 2024 complétant le règlement (UE) 2024/1143 du Parlement européen et du Conseil par des règles concernant l’enregistrement et la protection des indications géographiques, des spécialités traditionnelles garanties et des mentions de qualité facultatives, et abrogeant le règlement délégué (UE) no 664/2014 (JO L, 2025/27, 15.1.2025, ELI: http://data.europa.eu/eli/reg_del/2025/27/oj).
ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/2475/oj
ISSN 1977-0936 (electronic edition)
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