Communication52025XC04944

Communication de la Commission au Parlement européen, au Conseil et à la Cour des comptes — Comptes annuels consolidés de l’Union européenne pour l’exercice 2024

CELEX52025XC04944
TypeCommunication
Datelundi 13 octobre 2025

Résumé IA

Cette communication présente les comptes annuels consolidés de l'Union européenne pour l'exercice 2024, incluant le bilan, le compte de résultat et les annexes explicatives. Elle offre une vue d'ensemble de la situation financière et patrimoniale de l'UE, permettant aux institutions et aux États membres d'évaluer l'exécution du budget et la gestion des ressources. Pour un professionnel du droit français, ce document constitue une référence officielle pour apprécier la conformité financière des politiques européennes et leurs implications budgétaires.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2025/4944

13.10.2025

COMMUNICATION DE LA COMMISSION AU PARLEMENT EUROPÉEN, AU CONSEIL ET À LA COUR DES COMPTES

Comptes annuels consolidés de l’Union européenne pour l’exercice 2024

(C/2025/4944)

TABLE DES MATIÈRES

FAITS MARQUANTS DE L’EXERCICE SUR LE PLAN FINANCIER 2
NOTE ACCOMPAGNANT LES COMPTES CONSOLIDÉS 33
ÉTATS FINANCIERS CONSOLIDÉS ET NOTES ANNEXES 34
BILAN 35
COMPTE DE RÉSULTAT ÉCONOMIQUE 36
TABLEAU DES FLUX DE TRÉSORERIE 37
ÉTAT DES VARIATIONS DE L’ACTIF NET 38
ANNEXES AUX ÉTATS FINANCIERS 39
ÉTATS SUR L’EXÉCUTION BUDGÉTAIRE ET NOTES ANNEXES 136
GLOSSAIRE 219
LISTE DES ABRÉVIATIONS 223

FAITS MARQUANTS DE L’EXERCICE SUR LE PLAN FINANCIER

L’objectif de la présente section consacrée aux faits marquants sur le plan financier, qui a été élaborée sur la base des principes énoncés dans le guide des pratiques recommandées (RPG) 2 de l’IPSASB «Financial Statement Discussion and Analysis» (Commentaires et analyses des états financiers), est d’aider les lecteurs à comprendre comment les activités opérationnelles, financières et d’investissement de l’UE sont reflétées dans les différents éléments des états financiers consolidés de l’UE. Les informations présentées dans cette section n’ont pas fait l’objet d’un audit.

Veuillez noter que des écarts peuvent sembler exister entre certaines données financières des tableaux figurant ci-dessous lorsqu’elles sont additionnées car les chiffres sont arrondis au million d’EUR.

SOMMAIRE

1.

CHIFFRES CLÉS ET FAITS MARQUANTS DE L’EXERCICE 3

2.

CADRE FINANCIER PLURIANNUEL 2021-2027, NextGenerationEU ET SOUTIEN À L’UKRAINE 5

3.

MISE EN ŒUVRE DE NextGenerationEU 7

3.1.

Présentation 7

3.2.

Décaissements du soutien non remboursable au titre de la FRR (y compris REPowerEU) 7

3.3.

Décaissements de prêts au titre de la FRR (y compris REPowerEU) 8

3.4.

Contributions de NextGenerationEU à d’autres programmes relevant du budget de l’UE 9

4.

PASSIF ÉVENTUEL AU BUDGET 10

4.1.

Emprunts et prêts 10

4.2.

Garanties budgétaires 17

4.3.

Fonds commun de provisionnement 18

5.

ANALYSE DES ÉTATS FINANCIERS 19

5.1.

Recettes 19

5.2.

Dépenses 20

5.3.

Actifs 21

5.4.

Passifs 23

5.5.

Actif net 25

6.

SYNTHÈSE DE L’EXÉCUTION DU BUDGET 25

6.1.

Recettes 25

6.2.

Dépenses 27

7.

L’UE: CADRE POLITIQUE ET FINANCIER, GOUVERNANCE ET OBLIGATION DE RENDRE COMPTE 29

7.1.

Cadre politique et financier 29

7.2.

Gouvernance et responsabilité 30

1. CHIFFRES CLÉS ET FAITS MARQUANTS DE L’EXERCICE

États financiers consolidés

Les états financiers consolidés de l’UE comprennent plus de 50 entités (dont le Parlement européen, le Conseil, la Commission et les agences de l’UE). Ils sont élaborés sur la base des règles de comptabilité d’exercice adoptées par le comptable de la Commission et inspirées des normes comptables admises au niveau international pour le secteur public (IPSAS).

Comme le montre le bilan résumé ci-dessous et ainsi qu’il ressort de manière plus détaillée de l’analyse des états financiers (section 5), les caractéristiques les plus notables des états financiers consolidés de l’UE pour 2024 étaient une augmentation des emprunts liés à la mise en œuvre de NextGenerationEU et le soutien financier supplémentaire apporté à l’Ukraine:

(en Mrd EUR)

2024

2023

Variation

ACTIFS

Actifs financiers

328,3

285,4

43,0

Préfinancements

78,9

91,7

-12,8

Créances

31,7

35,2

-3,5

Trésorerie et équivalents de trésorerie

63,2

39,6

23,6

Immobilisations corporelles et autres actifs

16,3

15,8

0,5

Total

518,5

467,7

50,8

PASSIFS

Avantages postérieurs à l’emploi

93,1

90,8

2,3

Passifs financiers

601,9

458,4

143,5

Sommes à payer

55,4

50,5

4,9

Charges à payer

67,1

76,8

-9,7

Autres passifs

9,8

3,3

6,5

Total

827,3

679,8

147,5

ACTIF NET

Réserves

1,0

1,1

-0,1

Montants à appeler auprès des États membres

(309,8 )

(213,2 )

-96,6

Total

(308,8 )

(212,2 )

-96,7

→ voir Analyse des états financiers, section 5

Principales évolutions en 2024

Poursuite des bons résultats obtenus en matière d’émission d’obligations de l’UE, de titres de créance à court terme de l’UE et d’obligations vertes NextGenerationEU

Image 1

voir section 4


Réalisation des objectifs de NextGenerationEU

Apport d’une assistance financière à l’Ukraine

Image 2

Image 3

→ voir section 3

→ voir section 4

2. CADRE FINANCIER PLURIANNUEL 2021-2027, NextGenerationEU ET SOUTIEN À L’UKRAINE

Le budget à long terme de l’UE pour la période 2021-2027, associé à l’instrument de relance NextGenerationEU («NGEU»), s’élève à 2 028 milliards d’EUR en prix courants (1 800 milliards d’EUR aux prix de 2018).

Le train de mesures se compose du budget à long terme, le cadre financier pluriannuel 2021-2027 (ci-après le «CFP») qui s’élève à 1 221 milliards d’EUR en prix courants (1 081 milliards d’EUR aux prix de 2018), associé à l’instrument temporaire pour la relance, NextGenerationEU, doté d’un montant initial de 806,9 milliards d’EUR en prix courants (750 milliards d’EUR aux prix de 2018). Ce montant initial a été ajusté à 712 milliards d’EUR, étant donné que les États membres n’ont pas demandé la totalité du soutien disponible sous la forme de prêts.

Révision du budget de l’UE pour la période 2021-2027

Depuis l’adoption en 2020 du budget à long terme de l’UE pour la période 2021-2027, l’UE a été confrontée à une série de crises inédites et imprévues, dont la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine et ses conséquences, l’accélération de l’inflation et des taux d’intérêt, ainsi que les migrations et les défis extérieurs, tels que le conflit au Moyen-Orient. Pour faire face à ces multiples crises, les ressources du budget de l’UE ont été mises à rude épreuve, ce qui a nui à sa capacité à relever les défis les plus pressants. Afin de faire en sorte que le budget de l’UE puisse continuer à atteindre ses principaux objectifs, la Commission européenne a proposé, en juin 2023, de renforcer le budget à long terme de l’UE.

Le 1er février 2024, les dirigeants de l’UE ont approuvé toutes les priorités énoncées dans la proposition de la Commission et sont convenus de la toute première révision du budget à long terme de l’UE, que le Parlement européen a également approuvée le 27 février 2024. Les principaux éléments sont les suivants:

soutien essentiel à l’Ukraine: une nouvelle facilité pour l’Ukraine, fondée sur des prêts, des subventions et des garanties, d’une capacité totale de 50 milliards d’EUR pour la période 2024-2027, couvrira les besoins immédiats de l’Ukraine et soutiendra la reconstruction et la modernisation du pays dans le cadre de sa trajectoire d’adhésion à l’UE,

renforcement de la souveraineté et de la compétitivité: la plateforme «Technologies stratégiques pour l’Europe» (ci-après «STEP») encouragera la compétitivité à long terme de l’UE en matière de technologies critiques, dans les domaines du numérique et des deep tech, des technologies propres et des biotechnologies, en introduisant de nouvelles flexibilités et incitations pour les fonds de cohésion et la facilité pour la reprise et la résilience, et en allouant un montant supplémentaire de 1,5 milliard d’EUR pour le Fonds européen de la défense,

nouvelles mesures pour relever les défis liés à la migration et à la dimension extérieure: un renforcement de 9,6 milliards d’EUR permettra de soutenir les dimensions intérieure et extérieure de la migration et de venir en aide aux partenaires des Balkans occidentaux, du voisinage méridional et au-delà,

réponse plus vigoureuse aux défis imprévus: afin de garantir que le budget de l’UE puisse continuer à faire face à des circonstances imprévues (telles que la crise énergétique, les crises alimentaires et les conséquences de la guerre menée par la Russie contre l’Ukraine dans un contexte de hausse de l’inflation et des charges d’intérêts), l’instrument de flexibilité sera renforcé de 2 milliards d’EUR supplémentaires, tandis que le montant maximal de la réserve d’aide d’urgence sera augmenté de 1,5 milliard d’EUR et que celle-ci sera scindée en deux instruments distincts: la réserve de solidarité européenne et la réserve d’aide d’urgence,

une plus grande résilience face aux crises: un mécanisme d’urgence en trois étapes et un nouvel instrument permettront de préciser les mécanismes budgétaires de financement des coûts liés à NextGenerationEU,

la révision sera financée au moyen d’une combinaison de nouvelles ressources et d’un redéploiement de ressources dans le budget de l’UE. Ainsi, l’UE pourra continuer de répondre aux priorités les plus urgentes tout en réduisant au minimum l’incidence sur les budgets nationaux, dans l’intérêt des citoyens de l’UE et au-delà.

La révision est entrée en vigueur le 1er mars 2024 et s’applique rétroactivement au budget de l’UE à compter du 1er janvier 2024. L’incidence de la révision sur le budget 2024 a été prise en compte dans le budget rectificatif no 1/2024, tandis que l’incidence à plus long terme se reflète dans le budget 2025 et dans la programmation financière pour 2026 et 2027.

NextGenerationEU

Doté d’un budget initial de 806,9 milliards d’EUR, NextGenerationEU est conçu pour contribuer à réparer les dommages économiques et sociaux immédiats causés par la pandémie de COVID-19, et contribuer à construire une Europe de l’après-COVID-19 plus écologique, plus numérique, plus résiliente et plus apte à relever les défis actuels et à venir. La majorité des fonds est affectée au moyen de la facilité pour la reprise et la résilience (FRR). Une partie des fonds, à concurrence maximale de 338,0 milliards d’EUR, est fournie sous la forme d’un soutien non remboursable ou de subventions. L’autre partie, à hauteur maximale de 385,8 milliards d’EUR, est utilisée pour accorder des prêts de l’UE aux différents États membres.

Le délai imparti aux États membres pour demander des prêts a expiré en août 2023, ce qui signifie que 94,9 milliards d’EUR de prêts ne peuvent plus être décaissés. Par conséquent, le montant total des prêts est désormais fixé à 290,9 milliards d’EUR et l’enveloppe totale ajustée pour le soutien non remboursable et les prêts s'établit à 712 milliards d’EUR. Ces prêts ne commenceront à être remboursés que par les États membres qui les ont reçus après la fin de la période couverte par le CFP actuel, et les remboursements se poursuivront sur une longue période (de 2032 à 2054, voir section 3.3). NextGenerationEU renforcera également les programmes et politiques suivants de l’UE:

la politique de cohésion, dans le cadre du soutien à la reprise en faveur de la cohésion et des territoires de l’Europe (REACT-EU), afin d’aider les pays à faire face aux conséquences économiques de la COVID-19 durant les premières années de la reprise,

le Fonds pour une transition juste, afin de garantir que la transition vers la neutralité climatique bénéficie à tous,

le Fonds européen agricole pour le développement rural, afin de soutenir davantage les agriculteurs,

InvestEU, afin de soutenir les efforts d’investissement de nos entreprises,

Horizon Europe, afin de garantir la capacité de l’UE de financer davantage d’excellence dans la recherche,

rescEU, afin de préserver la capacité du mécanisme de protection civile de l’UE à réagir aux situations d’urgence de grande ampleur.

En outre, les subventions octroyées au titre de la FRR sont désormais complétées par l’inclusion de mesures REPowerEU, également financées par les recettes du système d’échange de quotas d’émission (SEQE) et les dotations de la réserve d’ajustement au Brexit (RAB), ainsi que par des dotations NextGenerationEU. De même, les prêts au titre de la FRR contribuent aux objectifs de REPowerEU. Voir la section 3 pour de plus amples informations sur la mise en œuvre de NextGenerationEU et la section 4 pour des informations sur les emprunts liés à l’approche unifiée en matière de financement.

Soutien à l’Ukraine

Depuis le début de la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine, le budget de l’UE a été massivement augmenté pour soutenir la réponse de l’UE à la crise en Ukraine sur tous les fronts. Plus concrètement, dans le cadre d’une approche Équipe Europe, l’UE, ses États membres et les institutions financières européennes avaient, à la fin de 2024, mobilisé plus de 130 milliards d’EUR de soutien global en faveur de l’Ukraine et de sa population, ce qui témoigne clairement de la solidarité constante de l’UE. Ce montant comprend:

64,4 milliards d’EUR d’assistance financière, d’appui budgétaire et d’aide humanitaire, octroyés par le budget de l’UE et provenant directement des États membres de l’UE sous la forme de subventions, de prêts et de garanties (dont 19,6 milliards d’EUR ont été mobilisés tout au long de l’année 2024 au titre des trois piliers de la facilité pour l’Ukraine sous la forme de prêts, d’un soutien non remboursable et de garanties budgétaires),

47,3 milliards d’EUR d’assistance militaire fournis directement par les États membres de l’UE, dont 6,1 milliards d’EUR octroyés par l’intermédiaire de la facilité européenne pour la paix (instrument hors budget),

1,5 milliard d’EUR mis à disposition sur le produit issu des actifs souverains russes gelés et immobilisés (bénéfices exceptionnels), et

17 milliards d’EUR mis à disposition par l’UE et ses États membres afin de soutenir les personnes fuyant l’Ukraine.

Priorités politiques pour la Commission 2024-2029

Les priorités politiques de la Commission européenne sont énoncées dans les orientations politiques fixées par sa présidente. Sous la direction de cette dernière, Mme von der Leyen, la Commission qui est entrée en fonction le 1er décembre 2024 se concentrera sur les sept grandes priorités suivantes:

Un nouveau plan pour une prospérité et une compétitivité durables en Europe

L’Europe en tant que continent de croissance économique, d’entreprises et d’innovation qui garantit la compétitivité, la prospérité et l’équité.

Une ère nouvelle pour la défense et la sécurité européennes

Relever les défis de l’Europe en matière de sécurité et de défense et améliorer la préparation et la gestion des crises.

Soutenir les personnes et renforcer nos sociétés et notre modèle social

Promouvoir l’équité sociale, renforcer la solidarité dans notre société et garantir l’égalité des chances pour tous.

Préserver notre qualité de vie: sécurité alimentaire, eau et nature

Mettre en place un système agricole et alimentaire compétitif et résilient, préserver la biodiversité et se préparer au changement climatique.

Protéger notre démocratie, défendre nos valeurs

Placer les citoyens au cœur de notre démocratie afin que tous puissent contribuer à façonner l’avenir de notre Union européenne.

L’Europe dans le monde: user de notre puissance et de nos partenariats

Mettre l’accent sur notre voisinage élargi afin de relever les défis mondiaux et de promouvoir la paix, les partenariats et la stabilité économique.

Atteindre les objectifs ensemble et préparer notre Union pour l’avenir

Un budget de l’UE moderne et renforcé et un programme de réformes ambitieux pour atteindre nos objectifs.

3. MISE EN ŒUVRE DE NextGenerationEU

3.1. Présentation

À la fin de 2024, la Commission avait décaissé un montant total de 373,0 milliards d’EUR à titre de soutien financier. La majorité de ce montant, soit 306,1 milliards d’EUR, a été versée au titre de la FRR (y compris un soutien destiné aux réformes et aux investissements dans le cadre de REPowerEU), avec 197,5 milliards d’EUR de soutien non remboursable et 108,7 milliards d’EUR de soutien financier sous forme de prêts. Un montant supplémentaire de 66,9 milliards d’EUR (hors recouvrements) a été décaissé en tant que paiements au titre du CFP dans le cadre de programmes existants.

3.2. Décaissements du soutien non remboursable au titre de la FRR (y compris REPowerEU)

Le montant total du soutien non remboursable approuvé et juridiquement engagé au titre des plans pour la reprise et la résilience des 27 États membres s’élève à 359,5 milliards d’EUR. Le 31 décembre 2024, les engagements budgétaires s’élevaient à 358,9 milliards d’EUR. À la fin de 2024, la Commission avait décaissé un montant total de 197,5 milliards d’EUR de soutien non remboursable en faveur de 26 États membres:

(en Mrd EUR)

État membre

Valeur totale des subventions

Engagements budgétaires au 31.12.2024 (*1)

Total décaissés au 31.12.2024

Allemagne

30,3

30,3

19,8

Autriche

4,0

4,0

1,2

Belgique

5,0

4,9

1,5

Bulgarie

5,7

5,7

1,4

Chypre

1,0

1,0

0,4

Croatie

5,8

5,8

3,7

Danemark

1,6

1,6

1,0

Espagne

79,9

79,9

48,0

Estonie

1,0

1,0

0,5

Finlande

1,9

1,9

0,5

France

40,3

40,3

30,9

Grèce

18,2

18,2

8,6

Hongrie

6,5

6,5

0,1

Irlande

1,2

1,1

0,3

Italie

71,8

71,8

46,4

Lettonie

2,0

2,0

0,8

Lituanie

2,3

2,3

1,1

Luxembourg

0,2

0,1

0,0

Malte

0,3

0,3

0,2

Pays-Bas

5,4

5,3

1,3

Pologne

25,3

25,3

7,3

Portugal

16,3

16,3

8,5

Roumanie

13,6

13,6

5,8

Slovaquie

6,4

6,4

3,5

Slovénie

1,6

1,6

0,7

Suède

3,4

3,4

Tchéquie

8,4

8,4

4,2

Total

359,5

358,9

197,5

En 2024, la Commission a versé un soutien non remboursable d’un montant total de 55,9 milliards d’EUR. Les principaux décaissements ont été effectués en faveur de l’Allemagne (13,5 milliards d’EUR), de l’Espagne (10,9 milliards d’EUR), de la France (7,5 milliards d’EUR), de la Pologne (6,8 milliards d’EUR) et de l’Italie (5,5 milliards d’EUR).

3.3. Décaissements de prêts au titre de la FRR (y compris REPowerEU)

Le montant total du soutien financier sous la forme de prêts approuvé au titre des plans s’élève à 290,9 milliards d’EUR. Le montant total est couvert par des accords de prêt signés. À la fin de 2024, la Commission avait versé 108,7 milliards d’EUR de soutien financier sous forme de prêts à 13 États membres:

(en Mrd EUR)

État membre

Montant total octroyé

Total signés au 31.12.2024

Total décaissés au 31.12.2024

Total remboursés au 31.12.2024

Total Encours au 31.12.2024

Belgique

0,2

0,2

0,0

0,0

0,0

Chypre

0,2

0,2

0,0

0,0

0,0

Croatie

4,3

4,3

0,8

0,0

0,8

Espagne

83,2

83,2

0,3

0,0

0,3

Grèce

17,7

17,7

9,6

0,0

9,6

Hongrie

3,9

3,9

0,8

0,0

0,8

Italie

122,6

122,6

75,7

0,0

75,7

Lituanie

1,6

1,6

0,8

0,0

0,8

Pologne

34,5

34,5

13,5

0,0

13,5

Portugal

5,9

5,9

2,9

0,0

2,9

Roumanie

14,9

14,9

3,7

0,0

3,7

Slovénie

1,1

1,1

0,4

0,0

0,4

Tchéquie

0,8

0,8

0,2

0,0

0,2

Total

290,9

290,9

108,7

0,0

108,7

En 2024, la Commission a accordé un nouveau soutien financier sous forme de prêts pour un montant de 29,4 milliards d’EUR. Les principaux décaissements ont été effectués en faveur de l’Italie (14,7 milliards d’EUR), de la Pologne (9,0 milliards d’EUR de la Grèce (2,3 milliards d’EUR) et du Portugal (1,2 milliard d’EUR). Conformément aux accords de prêt, les États membres rembourseront chaque année 5 % des montants décaissés à partir de dix ans après la date de décaissement. Il en résulte une période de remboursement allant de 2032 à 2054 pour les prêts décaissés jusqu’au 31 décembre 2024.

3.4. Contributions de NextGenerationEU à d’autres programmes relevant du budget de l’UE

À la fin de 2024, le montant total des paiements nets versés à d’autres programmes au titre du CFP s’élevait à 66,9 milliards d’EUR. Cette contribution, hors recouvrements, concernait principalement REACT-EU, qui finance le Fonds européen de développement régional (FEDER) et le Fonds social européen (FSE, y compris le FEAD):

(en Mrd EUR)

Programme du CFP

Dotation totale

Engagements nets totaux au

31.12.2024

Paiements nets totaux au

31.12.2024

REACT-EU

50,6

50,6

46,3

dont FEDER

30,0

30,0

28,1

dont FSE (y compris FEAD)

20,6

20,6

18,2

Fonds pour une transition juste

10,9

10,8

6,3

Développement rural (Feader)

8,1

8,1

4,8

InvestEU

6,1

6,1

3,8

Horizon Europe

5,4

5,4

4,5

rescEU

2,0

2,0

1,3

Total

83,1

82,9

66,9

En 2024, la Commission a décaissé 24,6 milliards d’EUR en paiements à d’autres programmes du CFP. Figuraient dans ce montant les paiements concernant REACT-EU (14,9 milliards d’EUR, dont 7,1 milliards d’EUR au titre du FEDER et 7,8 milliards d’EUR au titre du FSE, y compris le FEAD), le Fonds pour une transition juste (6,0 milliards d’EUR), le développement rural (1,5 milliard d’EUR), InvestEU (1,2 milliard d’EUR), Horizon Europe (0,6 milliard d’EUR), rescEU (0,3 milliard d’EUR).

4. PASSIF ÉVENTUEL AU BUDGET

Ces dernières années, l’UE a de plus en plus souvent eu recours à des instruments financiers (tels que des prêts, des garanties et des investissements en fonds propres) pour mettre en œuvre ses politiques et poursuivre ses objectifs. Par exemple, les prêts accordés par l’UE à ses États membres ou à ses pays partenaires visent à rétablir la stabilité financière ou à favoriser la reprise économique après une situation de crise. Le principal objectif des programmes de garantie de l’UE est de stimuler les investissements et d’améliorer l’accès au financement afin de remédier aux défaillances du marché dans les principaux domaines d’action.

Lorsque l’UE fournit un soutien sous la forme de prêts ou de garanties, elle s’attend à ce que sa contribution financière apporte une valeur ajoutée élevée. En effet, contrairement aux méthodes traditionnelles non remboursables d’exécution budgétaire, telles que l’octroi d’aides ou de subventions, pour chaque euro dépensé provenant du budget de l’UE, le bénéficiaire final reçoit un montant supérieur au montant nominal de l’aide financière de l’UE, en raison de ce que l’on appelle l’effet de levier.

Bien que l’UE s’attende à ce que les dépenses encourues soient inférieures au montant du financement fourni, le budget de l’UE peut néanmoins subir des pertes lorsque se produisent certains événements que l’UE ne maîtrise pas entièrement. C’est le cas des programmes dans le cadre desquels l’UE contracte des emprunts afin de financer des prêts aux États membres et aux pays tiers (voir section 4.1 ci-dessous) et lorsqu’elle émet des garanties au profit d’institutions financières (voir section 4.2 ci-dessous). Étant donné que les pertes dues à un non-remboursement par les bénéficiaires finals ne se concrétiseront vraisemblablement pas toutes, les actifs détenus par l’UE ne sont pas destinés à couvrir l’intégralité de ces passifs potentiels (1), mais seulement les pertes attendues ainsi qu’un coussin de sécurité suffisant pour faire face à des pertes imprévues. Néanmoins, si les pertes dépassent les actifs provisionnés, elles seront couvertes par les États membres dans le cadre des futurs budgets de l’UE. En ce sens, elles créent des «passifs éventuels au budget» pour le budget de l’UE.

L’UE contrôle régulièrement la viabilité de ses passifs éventuels et l’adéquation des actifs provisionnés détenus dans le fonds commun de provisionnement (FCP) (2) (voir section 4.3 ci-dessous).

À la fin de 2024, les passifs éventuels au budget de l’UE s’élevaient à 408,9 milliards d’EUR, dont 298,9 milliards d’EUR liés à l’encours des prêts aux emprunteurs souverains (296,4 milliards d’EUR en valeur nominale et 2,5 milliards d’EUR d’intérêts courus) et 109,9 milliards d’EUR liés aux montants maximaux (plafonds) des garanties émises. Les actifs provisionnés s’élevaient à 23,4 milliards d’EUR.

L’UE contracte également d’autres passifs, qui n’ont pas de caractère éventuel, mais qui, en raison de leur nature à long terme, ne seront financés par les États membres que dans le cadre des futurs budgets. Cela concerne principalement la charge des pensions (93,1 milliards d’EUR au 31 décembre 2024) et les emprunts liés à l’approche unifiée en matière de financement qui ont financé les subventions octroyées au titre de la FRR/REPowerEU et certains autres programmes relevant du CFP (264,4 milliards d’EUR au 31 décembre 2024, voir sections 3.2 et 3.4).

4.1. Emprunts et prêts

4.1.1. Emprunts

L’Union emprunte en émettant des titres sur les marchés internationaux des capitaux. Le budget de l’UE garantit, en dernier recours, tous les emprunts de la Commission. Jusqu’en 2020, les emprunts n’étaient utilisés que pour financer des activités de prêt (voir section 4.1.2). Depuis l’introduction de l’instrument NextGenerationEU, les emprunts sont désormais également utilisés pour financer un soutien non remboursable (voir section 3.2).

L’approche de financement

Prêts adossés («back-to-back»)

Financement unifié

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