| CELEX | 62011CJ0492 |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | jeudi 27 juin 2013 |
ARRÊT DE LA COUR (troisième chambre)
27 juin 2013 ( *1 )
«Coopération judiciaire en matière civile — Médiation en matière civile et commerciale — Directive 2008/52/CE — Réglementation nationale prévoyant une procédure de médiation obligatoire — Non-lieu à statuer»
Dans l’affaire C‑492/11,
ayant pour objet une demande de décision préjudicielle au titre de l’article 267 TFUE, introduite par le Giudice di pace di Mercato San Severino (Italie), par décision du 21 septembre 2011, parvenue à la Cour le 26 septembre 2011, dans la procédure
Ciro Di Donna
contre
Società imballaggi metallici Salerno srl (SIMSA),
LA COUR (troisième chambre),
composée de M. M. Ilešič, président de chambre, MM. E. Jarašiūnas, A. Ó Caoimh, Mme C. Toader (rapporteur) et M. C. G. Fernlund, juges,
avocat général: Mme J. Kokott,
greffier: M. A. Calot Escobar,
vu la procédure écrite,
considérant les observations présentées:
| — | pour le gouvernement italien, par Mme G. Palmieri, en qualité d’agent, assistée de M. S. Varone, avvocato dello Stato, |
| — | pour le gouvernement français, par MM. G. de Bergues et J.-S. Pilczer, en qualité d’agents, |
| — | pour le gouvernement autrichien, par M. A. Posch, en qualité d’agent, |
| — | pour la Commission européenne, par Mme F. Moro et M. M. Wilderspin, en qualité d’agents, |
ayant entendu l’avocat général en ses conclusions à l’audience du 11 avril 2013,
rend le présent
Arrêt
| 1 | La demande de décision préjudicielle porte sur l’interprétation de la directive 2008/52/CE du Parlement européen et du Conseil, du 21 mai 2008, sur certains aspects de la médiation en matière civile et commerciale (JO L 136, p. 3), des articles 6 et 13 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, signée à Rome le 4 novembre 1950, ainsi que de l’article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne. |
| 2 | Cette demande a été présentée dans le cadre d’un litige opposant M. Di Donna à Società imballaggi metallici Salerno (SIMSA) srl (ci-après «SIMSA») au sujet de la réparation du dommage causé à son véhicule automobile et pour lequel le Giudice di pace di Mercato San Severino envisage de faire application de la procédure de médiation obligatoire prévue en droit italien. |
Le cadre juridique
La réglementation de l’Union
| 3 | Les considérants 8 et 10 de la directive 2008/52 se lisent comme suit:
[…]
|
| 4 | L’article 1er, paragraphe 1, de cette directive prévoit: «La présente directive a pour objet de faciliter l’accès à des procédures alternatives de résolution des litiges et de favoriser le règlement amiable des litiges en encourageant le recours à la médiation et en garantissant une articulation satisfaisante entre la médiation et les procédures judiciaires.» |
| 5 | L’article 3, sous a), de ladite directive dispose: «[…] on entend par:
[…]» |
| 6 | L’article 5, paragraphe 2, de cette même directive prévoit: «La présente directive s’applique sans préjudice de toute législation nationale rendant le recours à la médiation obligatoire ou le soumettant à des incitations ou des sanctions, que ce soit avant ou après le début de la procédure judiciaire, pour autant qu’une telle législation n’empêche pas les parties d’exercer leur droit d’accès au système judiciaire.» |
| 7 | L’article 7, paragraphe 1, de la directive 2008/52 est libellé comme suit: «Étant donné que la médiation doit être menée de manière à préserver la confidentialité, les États membres veillent à ce que, sauf accord contraire des parties, ni le médiateur ni les personnes participant à l’administration du processus de médiation ne soient tenus de produire, dans une procédure judiciaire civile ou commerciale ou lors d’un arbitrage, des preuves concernant les informations résultant d’un processus de médiation ou en relation avec celui-ci, excepté:
[…]» |
Le droit italien
Le décret législatif no 28/2010
| 8 | Le décret législatif no 28, du 4 mars 2010, mettant en œuvre l’article 60 de la loi no 69, du 18 juin 2009, relative à la médiation en vue de la conciliation des litiges civils et commerciaux (GURI no 53, du 5 mars 2010, ci-après le «décret législatif no 28/2010»), a été communiqué à la Commission européenne en tant que mesure nationale de transposition de la directive 2008/52. |
| 9 | L’article 5, paragraphe 1, de ce décret prévoit: «Toute personne ayant l’intention d’introduire en justice une action relative à un litige en matière de copropriété, droit réel, division, succession, contrat familial, bail, commodat, mise en gérance d’entreprise, réparation du préjudice découlant de la circulation de véhicules ou de bateaux, responsabilité médicale et diffamation dans la presse ou tout autre support publicitaire, contrats d’assurance, bancaire et financier, est tenue en premier lieu de recourir à la procédure de médiation au sens du présent décret […] Le déroulement effectif de la procédure de médiation est une condition de recevabilité de l’acte judiciaire introductif d’instance. L’exception d’irrecevabilité doit être soulevée par la partie défenderesse, sous peine de déchéance, ou relevée d’office par le juge, pas après la première audience. Le juge, lorsqu’il constate que la médiation a déjà commencé, mais qu’elle n’a pas été conclue, fixe la date de l’audience suivante après l’expiration du délai visé à l’article 6. Il agit de même lorsque la médiation n’a pas eu lieu et accorde dès lors aux parties un délai de 15 jours pour l’introduction de la demande de médiation.» |
| 10 | L’article 6 dudit décret se lit comme suit: «1. La durée de la procédure de médiation n’excède pas quatre mois. […]» |
| 11 | L’article 8 du décret législatif no 28/2010, tel que modifié par la loi no 148, du 14 septembre 2011 (GURI no 216, du 16 septembre 2011, p. 1), régit le déroulement de la procédure de médiation. Cet article dispose: «1. Lors de l’acte d’introduction de la demande de médiation, le responsable de l’organisme désigne un médiateur et fixe un premier entretien entre les parties dans un délai maximal de 15 jours à compter du dépôt de la demande. […] [...]» |
| 12 | L’article 11 du décret no 28/2010 dispose: «1. En cas d’accord amiable, le médiateur dresse un procès-verbal auquel est annexé le texte de l’accord. À défaut d’un tel accord, le médiateur peut formuler une proposition de conciliation. En tout état de cause, le médiateur formule une proposition de conciliation si les parties en font la demande commune à tout moment de la procédure. Avant la formulation de la proposition, le médiateur informe les parties des conséquences possibles résultant de l’article 13. [...] 4. En cas d’échec de la conciliation, le médiateur dresse un procès-verbal en indiquant la proposition; le procès-verbal est signé par les parties et par le médiateur, lequel certifie la signature par les parties ou leur impossibilité de signer. Dans ce même procès-verbal, le médiateur prend acte du défaut de participation d’une des parties à la procédure de médiation.» |
| 13 | L’article 13 dudit décret, relatif aux frais de procédure, prévoit: «1. Lorsque le jugement correspond intégralement au contenu de la proposition, le juge exclut le remboursement des frais, encourus par la partie qui a gagné et qui a refusé la proposition, durant la période postérieure à la formulation de la proposition, et la condamne à rembourser les frais encourus durant cette même période par la partie qui a succombé, de même qu’au versement au Trésor public d’une somme ultérieure d’un montant correspondant à la contribution unifiée due. Les articles 92 et 96 du code de procédure civile [Codice di procedura civile] restent applicables. Les dispositions du présent paragraphe s’appliquent outre l’indemnité due au médiateur et les frais d’expertise, au sens de l’article 8, paragraphe 4. 2. Lorsque le jugement ne correspond pas intégralement au contenu de la proposition, le juge, en présence de raisons graves et exceptionnelles, peut néanmoins exclure le remboursement des frais encourus par la partie qui a gagné pour ce qui est de l’indemnité du médiateur et les frais d’expertise, au sens de l’article 8, paragraphe 4.» |
Le décret ministériel no 180/2010
| 14 | Par la voie réglementaire, le gouvernement italien a adopté le décret ministériel no 180, du 18 octobre 2010, tel que modifié par le décret ministériel no 145, du 6 juillet 2011 (ci-après le «décret ministériel no 180/2010»). Aux fins de la présente affaire, l’article 16 du décret ministériel no 180/2010 dispose: «1. L’indemnité comprend les frais d’ouverture de la procédure et les frais de médiation. 2. En ce qui concerne les frais d’ouverture, intégrés dans l’indemnité globale, chaque partie est tenue à un montant de 40,00 euros qui est versé au moment du dépôt de la demande de médiation et par la partie appelée à la médiation au moment auquel elle se joint à la procédure. 3. En ce qui concerne les frais de médiation, chaque partie est tenue du montant indiqué dans le tableau A annexé au présent décret. 4. Le montant maximal des frais de médiation pour chaque tranche de référence, tel que fixé dans le tableau A:
[…] 14. Il peut être dérogé aux montants minimaux des indemnités pour chaque tranche de référence, telle que fixée dans le tableau A annexé au présent décret.» |
| 15 | Le tableau A, visé à l’article 16, paragraphe 4, du décret ministériel no 180/2010, se présente de la manière suivante: |
| Valeur du litige | Dépens (par partie) |
| Jusqu’à 1 000 euros | 65 euros |
| De 1 001 à 5 000 euros | 130 euros |
| De 5 001 à 10 000 euros | 240 euros |
| De 10 001 à 25 000 euros | 360 euros |
| De 25 001 à 50 000 euros | 600 euros |
| De 50 001 à 250 000 euros | 1 000 euros |
| De 250 001 à 500 000 euros | 2 000 euros |
| De 500 001 à 2 500 000 euros | 3 800 euros |
| De 2 500 001 à 5 000 000 euros | 5 200 euros |
| Au-delà de 5 000 000 euros | 9 200 euros |
Le litige au principal et les questions préjudicielles
| 16 | M. Di Donna a assigné SIMSA en justice en vue de la faire condamner à réparer le dommage causé à son véhicule automobile par un chariot élévateur appartenant à cette société. Ainsi qu’il ressort du dossier, SIMSA n’a pas contesté les faits, mais a demandé le report de la première audience afin de pouvoir appeler en garantie la société d’assurances auprès de laquelle elle détient une police couvrant sa responsabilité délictuelle. Elle a cependant soutenu, à cet égard, qu’il convenait, avant d’appeler en garantie cette société d’assurances, de soumettre le litige à la procédure de médiation obligatoire prévue par le décret législatif no 28/2010. |
| 17 | La juridiction de renvoi considère que ce décret est applicable aux faits au principal dans la mesure où le rapport contractuel existant entre SIMSA et la société d’assurances appelée à intervenir relève du domaine des assurances pour lequel la procédure de médiation est, en application de l’article 5, paragraphe 1, dudit décret, obligatoire sous peine d’irrecevabilité du recours juridictionnel. Le Giudice di pace di Mercato San Severino se pose toutefois la question de savoir si, aux fins de fixer la date de la prochaine audience, il y a lieu de tenir compte du délai de comparution de 45 jours prévu pour l’appel en intervention ou, également, de celui de quatre mois nécessaire au déroulement de la procédure de médiation. Par ailleurs, la juridiction de renvoi partage les doutes de SIMSA concernant la compatibilité des dispositions du décret législatif no 28/2010 avec le droit de l’Union. |
| 18 | C’est dans ce contexte que le Giudice di pace di Mercato San Severino a décidé de surseoir à statuer et de poser à la Cour les questions préjudicielles suivantes: «Les articles 6 et 13 de la convention [européenne] de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales, l’article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne […], la directive 2008/52[...], le principe général du droit de l’Union [...] de protection juridictionnelle effective et, en général, le droit de l’Union dans son ensemble s’opposent-ils à ce que soit introduite, dans l’un des États membres de l’Union européenne, une réglementation, [tels] le décret législatif no 28/2010 et le décret ministériel no 180/2010, [...] en vertu de laquelle:
|
Les développements intervenus postérieurement à l’introduction de la demande de décision préjudicielle
| 19 | À la suite d’une demande d’éclaircissements de la Cour portant sur les motifs justifiant la nécessité du présent renvoi préjudiciel aux fins de la résolution du litige au principal, la juridiction de renvoi a, dans sa réponse du 9 mars 2012, indiqué que, dans l’hypothèse d’une décision de la Cour allant dans le sens de l’incompatibilité de la réglementation nationale avec le droit de l’Union, elle serait tenue de ne pas soumettre le litige au principal à la procédure de médiation, ce qui aurait des conséquences sur le calcul des délais pour la fixation de l’audience. |
| 20 | Par un arrêt no 272/2012, prononcé le 24 octobre 2012, la Corte costituzionale a déclaré l’inconstitutionnalité de certains articles du décret législatif no 28/2010, notamment des articles 5, paragraphe 1, 8, paragraphe 5, ainsi que 13, à l’exception, pour ce dernier, du renvoi aux articles 92 et 96 du code de procédure civile, cependant dépourvus de pertinence dans l’affaire au principal. |
| 21 | Il ressort de cet arrêt, notamment, que, à la suite du constat d’inconstitutionnalité de l’article 5, paragraphe 1, du décret législatif no 28/2010, l’engagement préalable de la procédure de médiation en Italie n’est plus une condition de recevabilité de l’acte judiciaire introductif d’instance et les parties ne sont désormais plus tenues de recourir à la procédure de médiation. |
| 22 | Par lettre du 14 décembre 2012, le greffe de la Cour a demandé à la juridiction de renvoi de lui indiquer les conséquences de l’arrêt no 272/2012, tant sur le litige national pendant devant elle que sur le renvoi préjudiciel. |
| 23 | Par courrier du 17 janvier 2013, ladite juridiction a répondu qu’elle maintenait sa demande de décision préjudicielle. Toutefois, elle n’a pas pris position sur l’incidence dudit arrêt en ce qui concerne la décision à intervenir au principal ni sur la pertinence des questions préjudicielles posées à la Cour. |
Sur le renvoi préjudiciel
| 24 | Il ressort de la jurisprudence de la Cour que, dans le cadre de la coopération entre cette dernière et les juridictions nationales au titre de l’article 267 TFUE, il appartient au seul juge national qui est saisi du litige et qui doit assumer la responsabilité de la décision juridictionnelle à intervenir, d’apprécier, au regard des particularités de l’affaire, tant la nécessité d’une décision préjudicielle pour être en mesure de rendre son jugement que la pertinence des questions qu’il pose à la Cour. En conséquence, dès lors que les questions posées portent sur l’interprétation d’une disposition du droit de l’Union, la Cour est en principe tenue de statuer (voir, notamment, arrêts du 15 décembre 1995, Bosman, C-415/93, Rec. p. I-4921, point 59; du 13 mars 2001, PreussenElektra, C-379/98, Rec. p. I-2099, point 38, et du 9 décembre 2010, Fluxys, C-241/09, Rec. p. I-12773, point 28). |
| 25 | Toutefois, la Cour a également indiqué que, dans des hypothèses exceptionnelles, il lui appartient d’examiner les conditions dans lesquelles elle est saisie par le juge national en vue de vérifier sa propre compétence. Elle ne peut refuser de statuer sur une question préjudicielle posée par une juridiction nationale que s’il apparaît de manière manifeste que l’interprétation sollicitée du droit de l’Union n’a aucun rapport avec la réalité ou l’objet du litige au principal, lorsque le problème est de nature hypothétique ou encore lorsque la Cour ne dispose pas des éléments de fait et de droit nécessaires pour répondre de façon utile aux questions qui lui sont posées (voir, notamment, arrêts PreussenElektra, précité, point 39; du 23 avril 2009, Rüffler, C-544/07, Rec. p. I-3389, point 38; du 19 novembre 2009, Filipiak, C-314/08, Rec. p. I-11049, point 42, et du 26 février 2013, Melloni, C‑399/11, point 29). |
| 26 | Ainsi, il convient de rappeler que, selon une jurisprudence constante, il ressort à la fois des termes et de l’économie de l’article 267 TFUE que la procédure préjudicielle présuppose qu’un litige soit effectivement pendant devant les juridictions nationales, dans le cadre duquel elles sont appelées à rendre une décision susceptible de prendre en considération l’arrêt préjudiciel (voir en ce sens, notamment, arrêt du 20 janvier 2005, García Blanco, C-225/02, Rec. p. I-523, point 27 et jurisprudence citée). |
| 27 | Or, dans l’affaire au principal, à la suite de l’arrêt de la Corte costituzionale du 24 octobre 2012, la réglementation nationale applicable au litige au principal n’est plus celle prise en considération dans le cadre de la demande de décision préjudicielle (voir, par analogie, arrêt Fluxys, précité, point 32). En effet, ledit arrêt, déclarant la non-conformité de certaines dispositions du décret législatif no 28/2010 avec la Constitution a pour effet de les écarter de l’ordre juridique national. |
| 28 | Si la juridiction de renvoi a certes indiqué, dans sa lettre du 17 janvier 2013, qu’elle souhaitait maintenir sa demande de décision préjudicielle, elle n’a toutefois pas précisé en quoi ses questions préjudicielles restaient pertinentes pour la solution du litige au principal. |
| 29 | Or, ainsi que l’a relevé Mme l’avocat général aux points 20 et 23 de ses conclusions, les neuf questions préjudicielles adressées à la Cour ont désormais un caractère hypothétique. |
| 30 | En effet, les quatre premières questions portent sur la compatibilité avec le droit de l’Union d’une réglementation permettant au juge, d’une part, d’utiliser des éléments de preuve à la charge de la partie qui n’a pas participé, sans juste motif, à une procédure de médiation obligatoire et de la condamner à verser au Trésor public une somme d’un montant correspondant à la contribution unifiée pour les dépens (article 8, paragraphe 5, du décret législatif no 28/2010) et, d’autre part, d’exclure le remboursement des frais encourus par la partie gagnante ayant refusé la proposition de conciliation et de la condamner à supporter les dépenses de médiation (article 13 de ce décret). Ainsi, ces questions se réfèrent exclusivement à des dispositions qui ont été déclarées inconstitutionnelles. Dans ces conditions, lesdites questions sont devenues sans objet par l’effet des modifications intervenues en ce qui concerne l’applicabilité des dispositions nationales litigieuses. |
| 31 | S’agissant des cinq dernières questions relatives au déroulement de la procédure de médiation, aux délais de sa mise en œuvre ainsi qu’à son coût, il importe de relever, à l’instar de ce qui a été constaté au point 27 du présent arrêt, que le cadre juridique national dans lequel s’inscrit le litige au principal n’est plus celui décrit par la juridiction nationale dans sa décision de renvoi. En effet, le caractère inconstitutionnel de l’article 5, paragraphe 1, du décret législatif no 28/2010 ayant été constaté, les parties ne sont désormais plus tenues de participer à une procédure de médiation. Par conséquent, ainsi que l’a exposé Mme l’avocat général au point 29 de ses conclusions, lesdites questions ont perdu leur pertinence aux fins de la décision à intervenir au principal. |
| 32 | Il en résulte que, compte tenu de l’évolution du litige devant la juridiction de renvoi du point de vue du droit applicable, la Cour ne se trouve plus en mesure de statuer sur les questions qui lui sont posées (voir, en ce sens, arrêt Fluxys, précité, point 34). |
Sur les dépens
| 33 | La procédure revêtant, à l’égard des parties au principal, le caractère d’un incident soulevé devant la juridiction de renvoi, il appartient à celle-ci de statuer sur les dépens. Les frais exposés pour soumettre des observations à la Cour, autres que ceux desdites parties, ne peuvent faire l’objet d’un remboursement. |
| Par ces motifs, la Cour (troisième chambre) dit pour droit: |
| Il n’y a plus lieu de répondre aux questions posées à titre préjudiciel par le Giudice di pace di Mercato San Severino (Italie), par décision du 21 septembre 2011 dans l’affaire C‑492/11. |
| Signatures |
( *1 ) Langue de procédure: l’italien.
Affaire C-281/11: Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 19 décembre 2013 — Commission européenne/République de Pologne (Manquement d’État — Utilisation confinée des micro-organismes génétiquement modifiés — Directive 2009/41/CE — Transposition incorrecte et incomplète)
19/12/2013
Affaire T-634/11 P: Ordonnance du Tribunal du 19 décembre 2013 — da Silva Tenreiro/Commission ( «Pourvoi — Fonction publique — Fonctionnaires — Recrutement — Avis de vacance — Nomination au poste de directeur de la direction E “Justice” de la direction générale “Justice, liberté et sécurité” de la Commission — Rejet de la candidature du requérant — Nomination d’un autre candidat — Pourvoi en partie manifestement irrecevable et en partie manifestement non fondé» )
19/12/2013
Affaires jointes C-239/11 P, C-489/11 P et C-498/11 P: Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 19 décembre 2013 — Siemens AG (C-239/11 P), Mitsubishi Electric Corp. (C-489/11 P), Toshiba Corp. (C-498/11 PSiemens AG/Commission européenne [Pourvoi — Concurrence — Entente — Marché des projets relatifs à des appareillages de commutation à isolation gazeuse — Répartition du marché — Règlement (CE) n ° 1/2003 — Preuve de l’infraction — Infraction unique et continue — Dénaturation des éléments de preuve — Force probante de déclarations allant à l’encontre des intérêts du déclarant — Amendes — Montant de départ — Année de référence — Coefficient multiplicateur de dissuasion — Compétence de pleine juridiction — Égalité de traitement — Droits de la défense — Obligation de motivation]
19/12/2013
Affaire C-500/11: Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 19 décembre 2013 [demande de décision préjudicielle de la High Court of Justice Queen's Bench Division (Administrative Court) — Royaume-Uni] — The Queen, Fruition Po Limited/Minister for Sustainable Farming and Food and Animal Health [Renvoi préjudiciel — Règlement (CE) n ° 2200/96 — Règlement (CE) n ° 1432/2003 — Agriculture — Organisation commune des marchés — Fruits et légumes — Organisations de producteurs — Conditions de reconnaissance par les autorités nationales — Mise à disposition des moyens techniques nécessaires pour le stockage, le conditionnement et la commercialisation des produits — Obligation pour l’organisation, dans le cas d’une délégation de ses tâches à des sociétés tierces, d’exercer un contrôle sur lesdites sociétés]
19/12/2013