Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 9 septembre 2020.#EM contre TMD Friction GmbH et FL contre TMD Friction EsCo GmbH.#Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Transferts d’entreprises – Directive 2001/23/CE – Articles 3 et 5 – Maintien des droits des travailleurs – Protection des travailleurs en cas d’insolvabilité de l’employeur – Cession réalisée par le syndic de l’entreprise cédante soumise à une procédure d’insolvabilité – Prestations d’assurance vieillesse professionnelle – Limitation des obligations du cessionnaire – Montant de la prestation due au titre du régime complémentaire de prévoyance professionnel calculé en fonction de la rémunération du travailleur au moment de l’ouverture de la procédure d’insolvabilité – Directive 2008/94/CE – Article 8 – Effet direct – Conditions.#Affaires jointes C-674/18 et C-675/18.
| CELEX | 62018CJ0674_RES |
| Type | Jurisprudence CJUE |
| Date | mercredi 9 septembre 2020 |
Résumé IA
Texte intégral
Affaires jointes C‑674/18 et C‑675/18
EM
contre
TMD Friction GmbH
et
FL
contre
TMD Friction EsCo GmbH
(demandes de décision préjudicielle, introduites par le Bundesarbeitsgericht)
Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 9 septembre 2020
« Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Transferts d’entreprises – Directive 2001/23/CE – Articles 3 et 5 – Maintien des droits des travailleurs – Protection des travailleurs en cas d’insolvabilité de l’employeur – Cession réalisée par le syndic de l’entreprise cédante soumise à une procédure d’insolvabilité – Prestations d’assurance vieillesse professionnelle – Limitation des obligations du cessionnaire – Montant de la prestation due au titre du régime complémentaire de prévoyance professionnel calculé en fonction de la rémunération du travailleur au moment de l’ouverture de la procédure d’insolvabilité – Directive 2008/94/CE – Article 8 – Effet direct – Conditions »
-
Politique sociale – Rapprochement des législations – Transferts d’entreprises – Maintien des droits des travailleurs – Directive 2001/23 – Exceptions – Transfert au cours d’une procédure d’insolvabilité – Procédure de réorganisation judiciaire par transfert sous autorité de justice appliquée en vue du maintien de tout ou partie du cédant ou de ses activités – Exclusion
(Directive du Conseil 2001/23, art. 3 à 5)
(voir points 48-51, 54-57, 60-62)
-
Politique sociale – Rapprochement des législations – Transferts d’entreprises – Maintien des droits des travailleurs – Directive 2001/23 – Exceptions – Transfert au cours d’une procédure d’insolvabilité – Obligation de s’acquitter des droits des travailleurs à une pension de retraite au titre d’un régime complémentaire de prévoyance professionnel – Transfert partiel au cessionnaire – Admissibilité
[Directive du Conseil 2001/23, art. 3, § 4, et 5, § 2, a)]
(voir points 63-68)
-
Politique sociale – Rapprochement des législations – Transferts d’entreprises – Maintien des droits des travailleurs – Directive 2001/23 – Exceptions – Transfert au cours d’une procédure d’insolvabilité – Survenance, postérieurement à l’ouverture de la procédure d’insolvabilité, de l’événement ouvrant droit à une pension de retraite au titre d’un régime complémentaire de prévoyance professionnel – Subrogation du cessionnaire dans les droits et obligations issus des relations de travail existant au moment du transfert – Exclusion des droits en cours d’acquisition à une pension de retraite au titre d’un régime complémentaire de prévoyance professionnel au titre des périodes d’emploi antérieures à l’ouverture de la procédure d’insolvabilité – Admissibilité – Condition – Niveau de protection minimal exigé
[Directive du Conseil 2001/23, art. 3, § 4, et 5, § 2, a)]
(voir points 70-75, disp. 1)
-
Politique sociale – Rapprochement des législations – Protection des travailleurs en cas d’insolvabilité de l’employeur – Directive 2008/94 – Régimes complémentaires de prévoyance professionnels – Protection des droits à des prestations de vieillesse – Niveau de protection minimal exigé – Survenance, postérieurement à l’ouverture de la procédure d’insolvabilité, de l’événement ouvrant droit à une pension de retraite au titre d’un régime complémentaire de prévoyance professionnel – Prestations n’incombant pas au cessionnaire – Intervention de l’organisme de garantie contre l’insolvabilité limitée aux droits en cours d’acquisition à des prestations de vieillesse déjà définitifs au moment de l’ouverture de cette procédure – Base de détermination du montant relatif à la partie de ces prestations dont la responsabilité revient audit organisme – Non-respect du niveau de protection minimal exigé – Inadmissibilité
[Directive du Parlement européen et du Conseil 2008/94, art. 8 ; directive du Conseil 2001/23, art. 3, § 4, b)]
(voir points 77-80, 85, 86, 91-93, disp. 2)
-
Politique sociale – Rapprochement des législations – Protection des travailleurs en cas d’insolvabilité de l’employeur – Directive 2008/94 – Régimes complémentaires de prévoyance professionnels – Protection des droits à des prestations de vieillesse – Organisme externe de prévoyance – Possibilité pour un travailleur salarié d’invoquer à l’encontre d’un tel organisme l’article 8 de ladite directive assorti d’effet direct – Conditions
(Directive du Parlement européen et du Conseil 2008/94, art. 8)
(voir points 95, 96, disp. 3)
Résumé
Dans les affaires pendantes devant la juridiction de renvoi, deux ressortissants allemands étaient employés auprès d’une société de droit allemand depuis, respectivement, 1996 et 1968. Cette société accordait à ses travailleurs une retraite au titre d’un régime complémentaire de prévoyance professionnel. Lors de la cession des activités de ladite société, les contrats de travail des requérants au principal ont été transférés à une autre société, TMD Friction. Une procédure d’insolvabilité portant sur les actifs de cette société a été ouverte, mais son activité a été maintenue. Par la suite, l’administrateur judiciaire a cédé certaines activités de TMD Friction à une entité qui a été ultérieurement elle-même renommée TMD Friction, d’autres activités ayant été cédées à une autre société, TMD Friction EsCo.
Pensions-Sicherungs-Verein (organisme de garantie des pensions professionnelles), organisme de droit privé qui assure le paiement des retraites professionnelles en cas d’insolvabilité d’un employeur en Allemagne, a informé un des requérants au principal que, en raison de son âge, à savoir 29 ans au moment de l’ouverture de la procédure d’insolvabilité, il n’avait encore acquis aucun droit définitif à des prestations de vieillesse. Dès lors, celui-ci a introduit une action contre TMD Friction, en vue d’obtenir la condamnation de cette dernière à ce que, à l’avenir, lorsqu’il aura atteint l’âge de la retraite ouvrant droit à des prestations, celle-ci lui verse une pension de vieillesse dont le montant prendra en considération les périodes d’emploi accomplies avant l’ouverture de la procédure d’insolvabilité. Le deuxième requérant au principal, quant à lui, perçoit, depuis le 1er août 2015, une pension de retraite de 145,03 euros par mois à charge de TMD Friction EsCo au titre du régime complémentaire de prévoyance professionnel. Il a introduit une action contre celle-ci, tendant à la condamnation de cette dernière à lui verser une pension de retraite professionnelle plus élevée. Les deux sociétés cessionnaires ont opposé l’argument selon lequel, en cas de transfert d’entreprise après l’ouverture d’une procédure d’insolvabilité portant sur les actifs du cédant, le cessionnaire ne répond que de la partie de pension de vieillesse fondée sur les périodes accomplies après l’ouverture de la procédure d’insolvabilité. Les actions ayant été rejetées, tant en première instance qu’en appel, les requérants au principal ont saisi la juridiction de renvoi, le Bundesarbeitsgericht (Cour fédérale du travail, Allemagne), de recours en « Revision ».
Saisie à titre préjudiciel par ladite juridiction nationale, la Cour, dans un arrêt rendu le 9 septembre 2020, s’est prononcée sur les droits accumulés en vue des pensions de retraite en question, au titre du régime complémentaire de prévoyance professionnel, dans le cadre du transfert des entreprises soumises à une procédure d’insolvabilité, à la lumière des articles 3 et 5 de la directive 2001/23 concernant le rapprochement des législations des États membres relatives au maintien des droits des travailleurs en cas de transfert d’entreprises, d’établissements ou de parties d’entreprises ou d’établissements ( 1 ), ainsi que de l’article 8 de la directive 2008/94 relative à la protection des travailleurs salariés en cas d’insolvabilité de l’employeur ( 2 ).
La Cour a, en premier lieu, rappelé que la directive 2001/23 vise à protéger les travailleurs en assurant le maintien de leurs droits en cas de changement de chef d’entreprise et à garantir, autant que possible, la continuation des contrats ou des relations de travail, sans modification, avec le cessionnaire, sans toutefois prévoir une harmonisation complète des législations nationales en la matière. La Cour a précisé, en outre, que cette directive vise également à assurer un juste équilibre entre les intérêts des travailleurs, d’une part, et ceux du cessionnaire, d’autre part. Pour ce qui est des dispositions de ladite directive spécifiquement relatives aux cas de transfert d’une entreprise après l’ouverture d’une procédure d’insolvabilité, la Cour a constaté que l’article 5, paragraphe 1, de la directive 2001/23 n’est pas applicable aux procédures en cause dans les affaires au principal qui ont pour objectif le maintien des activités du cédant suivi du transfert de celles-ci et ne constituent donc pas une procédure ouverte aux fins de la liquidation des biens dudit cédant. Pour ce qui est de l’article 5, paragraphe 2, sous a), de cette directive, la Cour a jugé que la réglementation nationale en cause au principal ne relève pas de cette disposition étant donné qu’il ne saurait être considéré que cette réglementation nationale porte sur des obligations dues par le cédant avant la date du transfert ou avant l’ouverture de la procédure d’insolvabilité. En effet, si les droits à une pension de retraite au titre d’un régime complémentaire de prévoyance professionnel étaient déjà en cours d’acquisition avant l’ouverture de la procédure d’insolvabilité, le bénéfice de la pension de retraite n’adviendra que lors de la survenance, postérieurement à l’ouverture de cette procédure, de l’événement ouvrant droit à prestation.
La Cour met toutefois en évidence que les États membres, en cas de transfert d’entreprise après l’ouverture d’une procédure d’insolvabilité, peuvent toujours se prévaloir des dérogations prévues à l’article 3, paragraphe 4, de la directive. La Cour précise que cette disposition n’interdit pas d’établir un transfert partiel au cessionnaire de l’obligation de s’acquitter des droits des travailleurs à une pension de retraite au titre d’un régime complémentaire de prévoyance professionnel. La protection des travailleurs en ce qui concerne leurs droits acquis ou en cours d’acquisition doit en tout état de cause être d’un niveau au moins équivalent au niveau de protection requis par l’article 8 de la directive 2008/94.
Dès lors, la Cour a dit pour droit que la directive 2001/23, notamment eu égard à son article 3, paragraphe 4, sous a) et b), ne s’oppose pas, en cas de transfert d’une entreprise soumise à une procédure d’insolvabilité, à une réglementation nationale selon laquelle, lors de la survenance, postérieurement à l’ouverture de cette procédure, de l’événement ouvrant droit à une pension de retraite au titre d’un régime complémentaire de prévoyance professionnel, le cessionnaire ne répond pas des droits en cours d’acquisition d’un travailleur à cette pension de retraite accumulés au titre des périodes d’emploi antérieures à l’ouverture de ladite procédure. Cette conclusion est toutefois soumise à la condition que, en ce qui concerne la partie du montant dont ne répond pas le cessionnaire, les mesures adoptées pour protéger les intérêts des travailleurs sont d’un niveau au moins équivalent au niveau de protection requis en vertu de l’article 8 de la directive 2008/94.
La Cour a, en deuxième lieu, examiné la portée de l’obligation de l’organisme de garantie contre l’insolvabilité par rapport au caractère définitif ou non des droits en cours d’acquisition à des prestations de vieillesse au moment de l’ouverture de la procédure d’insolvabilité ainsi que la base du calcul du montant relatif à la partie des prestations dont la responsabilité revient audit organisme. À cet égard, la Cour a, tout d’abord, rappelé, à l’égard de la protection minimale requise par l’article 8 de la directive 2008/94, que celle-ci nécessite qu’un ancien travailleur salarié perçoive, en cas d’insolvabilité de son employeur, au moins la moitié des prestations de vieillesse découlant des droits à pension accumulés dans le cadre d’un régime complémentaire de prévoyance professionnel et que cette disposition impose aux États membres de garantir, dans ce cas, à chaque ancien travailleur salarié une indemnité correspondant au moins à la moitié de la valeur de ses droits acquis au titre d’un tel régime. De même, cette protection minimale fait obstacle à une réduction manifestement disproportionnée des prestations de vieillesse professionnelles d’un travailleur salarié qui affecte gravement la capacité de l’intéressé à subvenir à ses besoins. Tel serait le cas d’une réduction des prestations de vieillesse subie par un ancien travailleur salarié qui vit déjà ou devrait vivre du fait de cette réduction en dessous du seuil de risque de pauvreté déterminé pour l’État membre concerné par l’Office statistique de l’Union européenne (Eurostat). Ainsi, ladite protection minimale exige qu’un État membre garantisse, à un ancien travailleur exposé à une telle réduction de ses prestations de vieillesse, une indemnité d’un montant qui, sans qu’il couvre nécessairement la totalité des pertes subies, soit à même de remédier à leur caractère manifestement disproportionné. La Cour a également rappelé que l’article 8 de la directive 2008/94 vise à garantir une protection des intérêtsdes travailleurs salariés à long terme.
Ensuite, la Cour en a déduit qu’il découle de cet article que le montant de la prestation, dont au moins 50 % doit être reconnu à l’ancien travailleur, doit être calculé en tenant dûment compte des périodes d’emploi accomplies auprès du cédant durant lesquelles les droits à des prestations de vieillesse ont été accumulés et de la rémunération brute du travailleur au moment de l’ouverture de tels droits. Par ailleurs, la Cour a constaté que toute autre interprétation ne permettrait pas de déterminer s’il y a lieu de remédier aux conséquences d’une réduction de ces prestations, subie par un ancien travailleur qui vit déjà ou devrait vivre, du fait de cette réduction, en dessous du seuil de risque de pauvreté déterminé pour l’État membre concerné.
La Cour a conclu que l’article 3, paragraphe 4, sous b), de la directive 2001/23, lu en combinaison avec l’article 8 de la directive 2008/94, doit être interprété en ce sens qu’il s’oppose à une réglementation nationale qui prévoit, lors de la survenance d’un événement ouvrant droit à des prestations de vieillesse au titre d’un régime complémentaire de prévoyance professionnel postérieurement à l’ouverture de la procédure d’insolvabilité au cours de laquelle le transfert de l’entreprise a été effectué et pour ce qui est de la partie de ces prestations qui n’incombe pas au cessionnaire, que l’organisme de garantie contre l’insolvabilité déterminé conformément au droit national n’est pas tenu d’intervenir lorsque les droits en cours d’acquisition à des prestations de vieillesse n’étaient pas déjà définitifs au moment de l’ouverture de cette procédure d’insolvabilité, s’il en résulte que les travailleurs se voient privés de la protection minimale garantie par cette disposition. Dans le même contexte, il s’oppose à une réglementation qui prévoit que, aux fins de la détermination du montant relatif à la partie de ces prestations dont la responsabilité revient audit organisme, ce montant est calculé sur la base de la rémunération mensuelle brute du travailleur concerné au moment de l’ouverture de ladite procédure.
En troisième lieu, en ce qui concerne l’effet direct de l’article 8 de la directive 2008/94, la Cour a rappelé sa jurisprudence récente ( 3 ) et a conclu que cet article est susceptible d’avoir un tel effet et peut être invoqué à l’encontre d’un organisme de droit privé, désigné par l’État membre concerné comme étant l’organisme de garantie contre le risque d’insolvabilité des employeurs en matière de retraite professionnelle. Cet effet est toutefois subordonné à la condition, d’une part, eu égard à la mission de garantie dont cet organisme est investi et aux conditions dans lesquelles il accomplit celle-ci, que ledit organisme puisse être assimilé à l’État et, d’autre part, que cette mission s’étende effectivement aux types de prestations de vieillesse pour lesquelles la protection minimale prévue à cet article 8 est demandée. La Cour a ajouté qu’il appartient à la juridiction de renvoi de déterminer si tel est le cas dans les affaires au principal.
( 1 ) Directive 2001/23/CE du Conseil, du 12 mars 2001, concernant le rapprochement des législations des États membres relatives au maintien des droits des travailleurs en cas de transfert d’entreprises, d’établissements ou de parties d’entreprises ou d’établissements (JO 2001, L 82, p. 16).
( 2 ) Directive 2008/94/CE du Parlement européen et du Conseil, du 22 octobre 2008, relative à la protection des travailleurs salariés en cas d’insolvabilité de l’employeur (JO 2008, L 283, p. 36).
( 3 ) Arrêt de la Cour du 19 décembre 2019, Pensions-Sicherungs-Verein (C‑168/18, EU:C:2019:1128).
Documents similaires
Affaire T-146/16: Ordonnance du Tribunal du 18 décembre 2020 — Vereniging tot Behoud van Natuurmonumenten in Nederland e.a./Commission («Aides d’État – Annulation de l’acte attaqué – Disparition de l’objet du litige – Non-lieu à statuer»)
18/12/2020
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 17 décembre 2020.#CLCV e.a. (Dispositif d’invalidation sur moteur diesel).#Demande de décision préjudicielle, introduite par des juges d'instruction du tribunal de grande instance de Paris.#Renvoi préjudiciel – Rapprochement des législations – Règlement (CE) no 715/2007 – Article 3, point 10 – Article 5, paragraphe 2 – Dispositif d’invalidation – Véhicules à moteur – Moteur diesel – Émissions de polluants – Programme agissant sur le calculateur de contrôle moteur – Technologies et stratégies permettant de limiter la production des émissions de polluants.#Affaire C-693/18.
17/12/2020
Arrêt de la Cour (deuxième chambre) du 17 décembre 2020.#CLCV e.a. (Dispositif d’invalidation sur moteur diesel).#Renvoi préjudiciel – Rapprochement des législations – Règlement (CE) no 715/2007 – Article 3, point 10 – Article 5, paragraphe 2 – Dispositif d’invalidation – Véhicules à moteur – Moteur diesel – Émissions de polluants – Programme agissant sur le calculateur de contrôle moteur – Technologies et stratégies permettant de limiter la production des émissions de polluants.#Affaire C-693/18.
17/12/2020
Arrêt de la Cour (grande chambre) du 17 décembre 2020.#Commission européenne contre Hongrie.#Manquement d’État – Espace de liberté, de sécurité et de justice – Politiques relatives aux contrôles aux frontières, à l’asile et à l’immigration – Directives 2008/115/CE, 2013/32/UE et 2013/33/UE – Procédure d’octroi d’une protection internationale – Accès effectif – Procédure à la frontière – Garanties procédurales – Placement obligatoire dans des zones de transit – Rétention – Retour des ressortissants de pays tiers en séjour irrégulier – Recours introduits contre les décisions administratives rejetant la demande de protection internationale – Droit de demeurer sur le territoire.#Affaire C-808/18.
17/12/2020