Jurisprudence CJUE62021CA0349

Jurisprudence CJUE — 62021CA0349

CELEX62021CA0349
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 16 février 2023

Texte intégral

11.4.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 127/6


Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 16 février 2023 (demande de décision préjudicielle du Spetsializiran nakazatelen sad — Bulgarie) — HYA, IP, DD, ZI, SS

(Affaire C-349/21 (1), HYA e.a. (Motivation des autorisations des écoutes téléphoniques))

(Renvoi préjudiciel - Secteur des télécommunications - Traitement des données à caractère personnel et protection de la vie privée - Directive 2002/58 - Article 15, paragraphe 1 - Limitation de la confidentialité des communications électroniques - Décision judiciaire autorisant l’interception, l’enregistrement et le stockage des conversations téléphoniques de personnes suspectées d’avoir commis une infraction grave intentionnelle - Pratique selon laquelle la décision est rédigée selon un modèle de texte préétabli et dépourvu de motifs individualisés - Article 47, deuxième alinéa, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne - Obligation de motivation)

(2023/C 127/07)

Langue de procédure: le bulgare

Juridiction de renvoi

Spetsializiran nakazatelen sad

Parties dans la procédure au principal

Parties requérantes: HYA, IP, DD, ZI, SS

En présence de: Spetsializirana prokuratura

Dispositif

L’article 15, paragraphe 1, de la directive 2002/58/CE du Parlement européen et du Conseil, du 12 juillet 2002, concernant le traitement des données à caractère personnel et la protection de la vie privée dans le secteur des communications électroniques (directive vie privée et communications électroniques), lu à la lumière de l’article 47, deuxième alinéa, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne,

doit être interprété en ce sens:

qu’il ne s’oppose pas à une pratique nationale en vertu de laquelle les décisions judiciaires autorisant le recours à des techniques spéciales de renseignement à la suite d’une demande motivée et circonstanciée des autorités pénales sont rédigées au moyen d’un texte préétabli et dépourvu de motifs individualisés, mais se limitant à indiquer, outre la durée de validité de l’autorisation, que les exigences prévues par la législation dont ces décisions font mention, sont respectées, à condition que les raisons précises pour lesquelles le juge compétent a considéré que les exigences légales étaient respectées au regard des éléments factuels et juridiques caractérisant le cas d’espèce puissent être inférées aisément et sans ambiguïté d’une lecture croisée de la décision et de la demande d’autorisation, cette dernière devant être rendue accessible, postérieurement à l’autorisation donnée, à la personne contre laquelle le recours à des techniques spéciales de renseignement a été autorisé.


(1) JO C 338 du 23.08.2021