Jurisprudence CJUE62021CA0372

Jurisprudence CJUE — 62021CA0372

CELEX62021CA0372
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 2 février 2023

Texte intégral

20.3.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 104/6


Arrêt de la Cour (troisième chambre) du 2 février 2023 (demande de décision préjudicielle du Verwaltungsgerichtshof — Autriche) — Freikirche der Siebenten-Tags-Adventisten in Deutschland KdöR / Bildungsdirektion für Vorarlberg

(Affaire C-372/21 (1), Freikirche der Siebenten-Tags-Adventisten in Deutschland)

(Renvoi préjudiciel - Statut des Églises et des associations ou des communautés religieuses dans les États membres au regard du droit de l’Union - Article 17, paragraphe 1, TFUE - Liberté d’établissement - Article 49 TFUE - Restrictions - Justification - Proportionnalité - Subventions pour un établissement d’enseignement scolaire privé - Demande présentée par une société religieuse établie dans un autre État membre - Établissement reconnu par cette société en tant qu’école confessionnelle)

(2023/C 104/06)

Langue de procédure: l’allemand

Juridiction de renvoi

Verwaltungsgerichtshof

Parties dans la procédure au principal

Partie requérante: Freikirche der Siebenten-Tags-Adventisten in Deutschland KdöR

Partie défenderesse: Bildungsdirektion für Vorarlberg

Dispositif

1)

L’article 17, paragraphe 1, TFUE doit être interprété en ce sens qu’il n’a pas pour effet de soustraire au champ d’application du droit de l’Union une situation dans laquelle une Église, une association ou une communauté religieuse qui dispose du statut de personne morale de droit public dans un État membre et qui reconnaît et soutient dans un autre État membre, en tant qu’école confessionnelle, un établissement d’enseignement scolaire privé demande l’octroi d’une subvention pour cet établissement, qui est réservée aux Églises, aux associations et aux communautés religieuses reconnues en vertu du droit de cet autre État membre.

2)

L’article 49 TFUE, lu en combinaison avec l’article 17, paragraphe 1, TFUE, doit être interprété en ce sens qu’il ne s’oppose pas à une réglementation nationale qui subordonne l’octroi de subventions publiques destinées aux établissements d’enseignement privés reconnus en tant qu’écoles confessionnelles à la condition que l’Église ou la société religieuse qui introduit la demande de subvention pour un tel établissement soit reconnue en vertu du droit de l’État membre concerné, y compris lorsque cette Église ou cette société religieuse est reconnue en vertu du droit de son État membre d’origine.


(1) C 382 du 20.09.2021