Jurisprudence CJUE62021CA0520

Jurisprudence CJUE — 62021CA0520

CELEX62021CA0520
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 15 juin 2023

Texte intégral

31.7.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 271/4


Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 15 juin 2023 (demande de décision préjudicielle du Sąd Rejonowy dla Warszawy — Śródmieścia w Warszawie — Pologne) — Arkadiusz Szcześniak / Bank M. SA

[Affaire C-520/21 (1), Bank M. (Conséquences de l’annulation du contrat)]

(Renvoi préjudiciel - Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs - Directive 93/13/CEE - Article 6, paragraphe 1, et article 7, paragraphe 1 - Crédit hypothécaire indexé sur une devise étrangère - Clauses de conversion - Détermination du taux de change entre cette devise étrangère et la devise nationale - Effets de la constatation du caractère abusif d’une clause - Effets de l’annulation d’un contrat dans son intégralité - Possibilité de faire valoir des créances allant au-delà du remboursement des montants convenus dans le contrat et du paiement d’intérêts moratoires - Préjudice du consommateur - Indisponibilité du montant des mensualités versées à la banque - Préjudice de la banque - Indisponibilité du montant du capital versé au consommateur - Effet dissuasif de l’interdiction des clauses abusives - Protection effective du consommateur - Interprétation juridictionnelle d’une réglementation nationale)

(2023/C 271/05)

Langue de procédure: le polonais

Juridiction de renvoi

Sąd Rejonowy dla Warszawy — Śródmieścia w Warszawie

Parties dans la procédure au principal

Partie requérante: Arkadiusz Szcześniak

Partie défenderesse: Bank M. SA

en présence de: Rzecznik Praw Obywatelskich, Rzecznik Finansowy, Prokurator Prokuratury Rejonowej Warszawa — Śródmieście w Warszawie, Przewodniczący Komisji Nadzoru Finansowego

Dispositif

Dans le contexte de l’annulation dans son intégralité d’un contrat de prêt hypothécaire au motif que celui-ci ne peut pas subsister après la suppression des clauses abusives,

l’article 6, paragraphe 1, et l’article 7, paragraphe 1, de la directive 93/13/CEE du Conseil, du 5 avril 1993, concernant les clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs,

doivent être interprétés en ce sens que:

ils ne s’opposent pas à une interprétation juridictionnelle du droit national selon laquelle le consommateur a le droit de demander à l’établissement de crédit une compensation allant au-delà du remboursement des mensualités versées et des frais payés au titre de l’exécution de ce contrat ainsi que du paiement des intérêts de retard au taux légal à compter de la mise en demeure, pourvu que les objectifs de la directive 93/13 et le principe de proportionnalité soient respectés et

ils s’opposent à une interprétation juridictionnelle du droit national selon laquelle l’établissement de crédit a le droit de demander au consommateur une compensation allant au-delà du remboursement du capital versé au titre de l’exécution de ce contrat ainsi que du paiement des intérêts de retard au taux légal à compter de la mise en demeure.


(1) JO C 64 du 07.02.2022