Jurisprudence CJUE62021CA0640

Jurisprudence CJUE — 62021CA0640

CELEX62021CA0640
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 8 juin 2023

Texte intégral

24.7.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 261/27


Arrêt de la Cour (cinquième chambre) du 8 juin 2023 (demande de décision préjudicielle du Tribunalul Cluj — Roumanie) — SC Zes Zollner Electronic SRL / Direcţia Regională Vamală Cluj — Biroul Vamal de Frontieră Aeroport Cluj Napoca

(Affaire C-640/21 (1), Zes Zollner Electronic)

(Renvoi préjudiciel - Union douanière - Règlement (UE) noo952/2013 - Code des douanes de l’Union - Quantité excédentaire de marchandises découverte après l’octroi de la mainlevée des marchandises - Article 173 - Rectification d’une déclaration en douane - Marchandises autres que celles qui ont fait initialement l’objet de la déclaration à rectifier - Article 174 - Invalidation d’une déclaration en douane - Article 42 - Sanctions infligées par les autorités douanières compétentes - Règlement délégué (UE) 2015/2446)

(2023/C 261/38)

Langue de procédure: le roumain

Juridiction de renvoi

Tribunalul Cluj

Parties dans la procédure au principal

Partie requérante: SC Zes Zollner Electronic SRL

Partie défenderesse: Direcţia Regională Vamală Cluj — Biroul Vamal de Frontieră Aeroport Cluj Napoca

Dispositif

1)

Les articles 173 et 174 du règlement (UE) no 952/2013 du Parlement européen et du Conseil, du 9 octobre 2013, établissant le code des douanes de l’Union,

doivent être interprétés en ce sens que:

ils ne sont pas applicables dans le cas où le déclarant constate, après avoir soumis sa déclaration en douane et après l’octroi de la mainlevée, qu’une quantité excédentaire de marchandises par rapport à celle qui a fait initialement l’objet de cette déclaration aurait également dû avoir fait l’objet de ladite déclaration, dès lors que:

d’une part, une demande de rectification d’une déclaration en douane, sur le fondement de la première de ces dispositions, ne saurait être admise lorsqu’elle vise à modifier cette déclaration afin de la faire porter sur une quantité de marchandises excédentaire par rapport à celle dont il y est fait état et

d’autre part, une demande d’invalidation d’une déclaration en douane, sur le fondement de la seconde de ces dispositions, ne saurait être admise lorsque cette demande a été introduite après octroi de la mainlevée des marchandises, sans pour autant relever des cas déterminés par la Commission européenne en application de l’article 175 de ce règlement.

2)

Le règlement no 952/2013, en particulier l’article 42, l’article 139, paragraphe 1, et l’article 158, paragraphe 1, de celui-ci,

doit être interprété en ce sens que:

lorsqu’un déclarant constate, après l’octroi de la mainlevée, que la quantité des marchandises importées est plus importante que celle dont il est fait état dans sa déclaration en douane, il est tenu de procéder à une nouvelle déclaration s’agissant de cette quantité excédentaire. Si, dans le cas d’une telle déclaration tardive, les autorités douanières sont amenées à appliquer une législation nationale prévoyant des sanctions conformément à l’article 42 de ce règlement, elles doivent tenir compte, pour procéder à la qualification juridique de l’infraction éventuellement commise et pour déterminer, le cas échéant, les sanctions afférentes au non-respect de la législation douanière à imposer, de l’ensemble des éléments pertinents, y compris, s’il y a lieu, de la bonne foi du déclarant, afin de garantir que ces sanctions sont effectives, proportionnées et dissuasives.


(1) JO C 64 du 07.02.2022