Jurisprudence CJUE62021CA0745

Affaire C-745/21, Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid (Enfant à naître au moment de la demande d’asile): Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 16 février 2023 (demande de décision préjudicielle du Rechtbank Den Haag zittingsplaats Zwolle — Pays-Bas) — L.G. / Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid [Renvoi préjudiciel – Politique d’asile – Règlement (UE) no 604/2013 – Critères et mécanismes de détermination de l’État membre responsable de l’examen d’une demande de protection internationale – Article 6, paragraphe 1 – Intérêt supérieur de l’enfant – Article 16, paragraphe 1 – Personne à charge – Article 17, paragraphe 1 – Clause discrétionnaire – Mise en œuvre par un État membre – Ressortissante d’un pays tiers enceinte au moment de l’introduction de sa demande de protection internationale – Mariage – Conjoint bénéficiaire d’une protection internationale dans l’État membre concerné – Décision de refus de traiter la demande et de transférer la demandeuse vers un autre État membre considéré comme responsable de cette demande]

CELEX62021CA0745
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 16 février 2023

Résumé IA

Cet arrêt précise que, pour déterminer l'État membre responsable d'une demande d'asile, un enfant à naître au moment de l'introduction de la demande ne constitue pas un "enfant à charge" au sens de l'article 16 du règlement Dublin III. La Cour indique également que la grossesse de la demandeuse ne doit pas, en soi, être considérée comme une circonstance exceptionnelle justifiant l'application de la clause discrétionnaire de l'article 17 pour que l'État membre saisi examine la demande.

Texte intégral

11.4.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 127/13


Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 16 février 2023 (demande de décision préjudicielle du Rechtbank Den Haag zittingsplaats Zwolle — Pays-Bas) — L.G. / Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid

(Affaire C-745/21 (1), Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid (Enfant à naître au moment de la demande d’asile))

(Renvoi préjudiciel - Politique d’asile - Règlement (UE) no 604/2013 - Critères et mécanismes de détermination de l’État membre responsable de l’examen d’une demande de protection internationale - Article 6, paragraphe 1 - Intérêt supérieur de l’enfant - Article 16, paragraphe 1 - Personne à charge - Article 17, paragraphe 1 - Clause discrétionnaire - Mise en œuvre par un État membre - Ressortissante d’un pays tiers enceinte au moment de l’introduction de sa demande de protection internationale - Mariage - Conjoint bénéficiaire d’une protection internationale dans l’État membre concerné - Décision de refus de traiter la demande et de transférer la demandeuse vers un autre État membre considéré comme responsable de cette demande)

(2023/C 127/15)

Langue de procédure: le néerlandais

Juridiction de renvoi

Rechtbank Den Haag zittingsplaats Zwolle

Parties dans la procédure au principal

Partie requérante: L.G.

Partie défenderesse: Staatssecretaris van Justitie en Veiligheid

Dispositif

1)

L’article 16, paragraphe 1, du règlement (UE) no 604/2013 du Parlement européen et du Conseil, du 26 juin 2013, établissant les critères et mécanismes de détermination de l’État membre responsable de l’examen d’une demande de protection internationale introduite dans l’un des États membres par un ressortissant de pays tiers ou un apatride,

doit être interprété en ce sens que:

il ne s’applique pas lorsqu’il existe une relation de dépendance soit entre un demandeur de protection internationale et son conjoint résidant légalement dans l’État membre dans lequel a été introduite la demande d’une telle protection, soit entre l’enfant à naître de ce demandeur et ce conjoint qui est également le père de cet enfant.

2)

L’article 17, paragraphe 1, du règlement no 604/2013

doit être interprété en ce sens que:

il ne s’oppose pas à ce que la législation d’un État membre impose aux autorités nationales compétentes, au seul motif tiré de l’intérêt supérieur de l’enfant, d’examiner une demande de protection internationale introduite par une ressortissante de pays tiers lorsque celle-ci était enceinte au moment de l’introduction de sa demande, alors même que les critères énoncés aux articles 7 à 15 de ce règlement désignent un autre État membre comme étant responsable de cette demande.


(1) JO C 138 du 28.03.2022