Jurisprudence CJUE62021TA0008

Affaire T-8/21: Arrêt du Tribunal du 12 juillet 2023 — IFIC Holding/Commission [«Politique commerciale – Protection contre les effets de l’application extraterritoriale d’une législation adoptée par un pays tiers – Mesures restrictives prises par les États-Unis à l’encontre de l’Iran – Sanctions secondaires empêchant des personnes physiques ou morales de l’Union d’avoir des relations commerciales avec les entreprises visées par lesdites mesures – Interdiction de se conformer à une telle législation – Article 5, second alinéa, du règlement (CE) n° 2271/96 – Décision de la Commission autorisant une personne morale de l’Union à se conformer à ladite législation – Obligation de motivation – Portée rétroactive de l’autorisation – Prise en compte des intérêts de l’entreprise visée par les mesures restrictives du pays tiers – Droit d’être entendu»]

CELEX62021TA0008
TypeJurisprudence CJUE
Datemercredi 12 juillet 2023

Résumé IA

Cet arrêt du Tribunal de l'Union européenne traite de l'application du règlement "bloqueur" (règlement (CE) n° 2271/96) qui protège les opérateurs de l'UE contre les effets extraterritoriaux des sanctions américaines contre l'Iran. Il précise les conditions, notamment l'obligation de motivation et le respect des droits de la défense, auxquelles la Commission est soumise lorsqu'elle autorise une entreprise à se conformer exceptionnellement à cette législation étrangère pour préserver ses intérêts. Le Tribunal examine également la question de la rétroactivité potentielle d'une telle autorisation.

Texte intégral

18.9.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 329/20


Arrêt du Tribunal du 12 juillet 2023 — IFIC Holding/Commission

(Affaire T-8/21) (1)

(«Politique commerciale - Protection contre les effets de l’application extraterritoriale d’une législation adoptée par un pays tiers - Mesures restrictives prises par les États-Unis à l’encontre de l’Iran - Sanctions secondaires empêchant des personnes physiques ou morales de l’Union d’avoir des relations commerciales avec les entreprises visées par lesdites mesures - Interdiction de se conformer à une telle législation - Article 5, second alinéa, du règlement (CE) no 2271/96 - Décision de la Commission autorisant une personne morale de l’Union à se conformer à ladite législation - Obligation de motivation - Portée rétroactive de l’autorisation - Prise en compte des intérêts de l’entreprise visée par les mesures restrictives du pays tiers - Droit d’être entendu»)

(2023/C 329/28)

Langue de procédure: l’allemand

Parties

Partie requérante: IFIC Holding AG (Düsseldorf, Allemagne) (représentants: C. Franz et N. Bornemann, avocats)

Partie défenderesse: Commission européenne (représentant: M. Kellerbauer, agent)

Partie intervenante, au soutien de la partie défenderesse: Clearstream Banking AG (Eschborn, Allemagne) (représentants: C. Schmitt et T. Bastian, avocats)

Objet

Par son recours fondé sur l’article 263 TFUE, la requérante demande l’annulation de la décision d’exécution C(2020) 2813 final de la Commission, du 28 avril 2020, accordant une autorisation, conformément à l’article 5, second alinéa, du règlement (CE) no 2271/96 du Conseil, du 22 novembre 1996, portant protection contre les effets de l’application extraterritoriale d’une législation adoptée par un pays tiers, ainsi que des actions fondées sur elle ou en découlant (JO 1996, L 309, p. 1), à l’intervenante ainsi que de la décision d’exécution C(2021) 3021 final de la Commission, du 27 avril 2021, accordant une autorisation, conformément à l’article 5, second alinéa, du règlement no 2271/96 à l’intervenante et de la décision d’exécution C(2022) 2775 final de la Commission, du 26 avril 2022, accordant une autorisation, conformément à l’article 5, second alinéa, du règlement no 2271/96, à l’intervenante.

Dispositif

1)

Le recours est rejeté.

2)

IFIC Holding AG est condamnée à supporter ses propres dépens ainsi que ceux exposés par la Commission européenne.

3)

Clearstream Banking AG supportera ses propres dépens.


(1) JO C 62 du 22.2.2021