Jurisprudence CJUE62022CA0114

Affaire C-114/22, Dyrektor Izby Administracji Skarbowej w Warszawie (TVA — Acquisition fictive): Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 25 mai 2023 (demande de décision préjudicielle du Naczelny Sąd Administracyjny — Pologne) — Dyrektor Izby Administracji Skarbowej w Warszawie / W. Sp. z o.o. [Renvoi préjudiciel – Fiscalité – Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) – Directive 2006/112/CE – Droit à déduction de la TVA – Refus – Refus fondé sur la nullité de l’opération en vertu du droit civil national]

CELEX62022CA0114
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 25 mai 2023

Résumé IA

Cet arrêt de la Cour de justice précise que les autorités fiscales nationales ne peuvent pas refuser le droit à déduction de la TVA au seul motif qu'une opération est nulle en droit civil national. La Cour rappelle que le droit à déduction dépend principalement de l'objectif économique de l'opération et de son caractère imposable, et non de sa validité formelle en droit civil.

Texte intégral

17.7.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 252/8


Arrêt de la Cour (dixième chambre) du 25 mai 2023 (demande de décision préjudicielle du Naczelny Sąd Administracyjny — Pologne) — Dyrektor Izby Administracji Skarbowej w Warszawie / W. Sp. z o.o.

(Affaire C-114/22 (1), Dyrektor Izby Administracji Skarbowej w Warszawie (TVA — Acquisition fictive))

(Renvoi préjudiciel - Fiscalité - Taxe sur la valeur ajoutée (TVA) - Directive 2006/112/CE - Droit à déduction de la TVA - Refus - Refus fondé sur la nullité de l’opération en vertu du droit civil national)

(2023/C 252/07)

Langue de procédure: le polonais

Juridiction de renvoi

Naczelny Sąd Administracyjny

Parties dans la procédure au principal

Partie requérante: Dyrektor Izby Administracji Skarbowej w Warszawie

Partie défenderesse: W. Sp. z o.o.

Dispositif

L’article 167, l’article 168, sous a), l’article 178, sous a), et l’article 273 de la directive 2006/112/CE du Conseil, du 28 novembre 2006, relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée, telle que modifiée par la directive 2010/45/UE du Conseil, du 13 juillet 2010, lus à la lumière des principes de neutralité fiscale et de proportionnalité,

doivent être interprétés en ce sens que:

ils s’opposent à une législation nationale en vertu de laquelle l’assujetti est privé du droit à déduction de la taxe sur la valeur ajoutée acquittée en amont du seul fait qu’une opération économique taxable est regardée comme fictive et frappée de nullité en application des dispositions du droit civil national, sans qu’il soit nécessaire d’établir que les éléments permettant de qualifier, au regard du droit de l’Union, cette opération de fictive sont réunis ou, lorsque ladite opération a été effectivement réalisée, qu’elle procède d’une fraude à la taxe sur la valeur ajoutée ou d’un abus de droit.


(1) JO C 284 du 25.07.2022