Jurisprudence CJUE62022CJ0070_SUM

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 27 avril 2023.#Viagogo AG contre Autorità per le Garanzie nelle Comunicazioni (AGCOM) et Autorità Garante della Concorrenza e del Mercato (AGCM).#Renvoi préjudiciel – Commerce électronique – Directive 2000/31/CE – Article 1er – Champ d’application – Article 2, sous c) – Notion de “prestataire établi” – Article 3, paragraphe 1 – Prestation de services de la société de l’information fournis par un prestataire établi sur le territoire d’un État membre – Société établie sur le territoire de la Confédération suisse – Inapplicabilité ratione personae – Article 56 TFUE – Accord entre la Communauté européenne et ses États membres, d’une part, et la Confédération suisse, d’autre part, sur la libre circulation des personnes – Champ d’application – Interdiction des restrictions à des prestations de services transfrontalières n’excédant pas une durée de 90 jours par année civile – Prestations de services en Italie d’une durée supérieure à 90 jours – Inapplicabilité ratione personae – Article 102 TFUE – Absence de tout élément dans la décision de renvoi permettant d’établir un lien entre le litige au principal et un éventuel abus de position dominante – Irrecevabilité.#Affaire C-70/22.

CELEX62022CJ0070_SUM
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 27 avril 2023

Résumé IA

Cet arrêt précise que la directive sur le commerce électronique ne s'applique pas à une société suisse comme Viagogo, car celle-ci n'est pas établie dans l'UE. Il confirme également que l'accord sur la libre circulation des personnes avec la Suisse ne protège pas les prestations de services dépassant 90 jours par an sur le territoire italien. La Cour écarte enfin tout examen sur d'éventuels abus de position dominante, faute d'éléments suffisants dans le renvoi.

Texte intégral

Affaire C‑70/22

Viagogo AG

contre

Autorità per le Garanzie nelle Comunicazioni (AGCOM)
et
Autorità Garante della Concorrenza e del Mercato (AGCM)

(demande de décision préjudicielle, introduite par le Consiglio di Stato)

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 27 avril 2023

« Renvoi préjudiciel – Commerce électronique – Directive 2000/31/CE – Article 1er – Champ d’application – Article 2, sous c) – Notion de “prestataire établi” – Article 3, paragraphe 1 – Prestation de services de la société de l’information fournis par un prestataire établi sur le territoire d’un État membre – Société établie sur le territoire de la Confédération suisse – Inapplicabilité ratione personae – Article 56 TFUE – Accord entre la Communauté européenne et ses États membres, d’une part, et la Confédération suisse, d’autre part, sur la libre circulation des personnes – Champ d’application – Interdiction des restrictions à des prestations de services transfrontalières n’excédant pas une durée de 90 jours par année civile – Prestations de services en Italie d’une durée supérieure à 90 jours – Inapplicabilité ratione personae – Article 102 TFUE – Absence de tout élément dans la décision de renvoi permettant d’établir un lien entre le litige au principal et un éventuel abus de position dominante – Irrecevabilité »

  1. Questions préjudicielles – Recevabilité – Limites – Interprétation de la directive 2000/31 – Champ d’application – Société établie dans un État tiers – Exclusion – Irrecevabilité manifeste

    [Art. 267 TFUE ; directive du Parlement européen et du Conseil 2000/31, art. 1er, 2, c), et 3, § 1 et 2]

    (voir points 24, 27, 31)

  2. Questions préjudicielles – Compétence de la Cour – Limites – Demande d’interprétation de dispositions du droit de l’Union manifestement inapplicables dans le litige au principal – Inapplicabilité de l’article 56 TFUE à l’égard d’une société établie dans un État tiers, en l’absence d’accord international le prévoyant – Accord CE-Suisse sur la libre circulation des personnes ne permettant pas d’assimiler cette société à un prestataire établi sur le territoire d’un État membre – Incompétence de la Cour pour fournir cette interprétation

    (Art. 56 et 267 TFUE ; accord CE-Suisse sur la libre circulation des personnes)

    (voir points 32-36, 40)

Voir le texte de la décision.