Jurisprudence CJUE62022CJ0175_SUM

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 9 novembre 2023.#Procédure pénale contre BK.#Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière pénale – Directive 2012/13/UE – Droit à l’information dans le cadre des procédures pénales – Article 6 – Droit d’être informé de l’accusation portée contre soi – Article 6, paragraphe 4 – Changement dans les informations fournies – Modification de la qualification de l’infraction pénale – Obligation d’informer en temps utile la personne poursuivie et de lui offrir l’opportunité de présenter ses arguments sur la nouvelle qualification envisagée – Exercice effectif des droits de la défense – Équité de la procédure – Directive (UE) 2016/343 – Renforcement de certains aspects de la présomption d’innocence et du droit d’assister à son procès dans le cadre des procédures pénales – Article 3 – Présomption d’innocence – Article 7, paragraphe 2 – Droit de ne pas s’incriminer soi-même – Article 47, deuxième alinéa, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Exigence d’impartialité du juge pénal – Requalification de l’infraction à l’initiative du juge pénal ou sur proposition de la personne poursuivie.#Affaire C-175/22.

CELEX62022CJ0175_SUM
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 9 novembre 2023

Résumé IA

Cet arrêt précise les obligations procédurales découlant du droit de l'Union en cas de modification de la qualification juridique d'une infraction au cours d'un procès pénal. Il interprète les directives 2012/13/UE et 2016/343 en jugeant que le tribunal doit informer en temps utile l'accusé de tout changement envisagé et lui offrir la possibilité de présenter ses observations, garantissant ainsi l'équité de la procédure et l'exercice effectif des droits de la défense. Cette obligation s'applique que la requalification soit proposée par l'accusé ou envisagée d'office par le juge.

Texte intégral

Affaire C‑175/22

Procédure pénale contre BK

(demande de décision préjudicielle, introduite par le Spetsializiran nakazatelen sad)

Arrêt de la Cour (quatrième chambre) du 9 novembre 2023

« Renvoi préjudiciel – Coopération judiciaire en matière pénale – Directive 2012/13/UE – Droit à l’information dans le cadre des procédures pénales – Article 6 – Droit d’être informé de l’accusation portée contre soi – Article 6, paragraphe 4 – Changement dans les informations fournies – Modification de la qualification de l’infraction pénale – Obligation d’informer en temps utile la personne poursuivie et de lui offrir l’opportunité de présenter ses arguments sur la nouvelle qualification envisagée – Exercice effectif des droits de la défense – Équité de la procédure – Directive (UE) 2016/343 – Renforcement de certains aspects de la présomption d’innocence et du droit d’assister à son procès dans le cadre des procédures pénales – Article 3 – Présomption d’innocence – Article 7, paragraphe 2 – Droit de ne pas s’incriminer soi-même – Article 47, deuxième alinéa, de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Exigence d’impartialité du juge pénal – Requalification de l’infraction à l’initiative du juge pénal ou sur proposition de la personne poursuivie »

  1. Coopération judiciaire en matière pénale – Droit à l’information dans le cadre des procédures pénales – Directive 2012/13 – Droit d’être informé de l’accusation portée contre soi – Jurisprudence nationale permettant au juge pénal de modifier la qualification juridique de l’infraction pénale – Absence d’information en temps utile de la personne poursuivie sur la nouvelle qualification – Impossibilité d’exercer effectivement les droits de la défense – Inadmissibilité – Nouvelle qualification n’entraînant pas une sanction plus sévère – Absence d’incidence

    (Directive du Parlement européen et du Conseil 2012/13, art. 6, § 4)

    (voir points 37, 40-43, 45-47, 50, disp. 1)

  2. Coopération judiciaire en matière pénale – Renforcement de certains aspects de la présomption d’innocence et du droit d’assister à son procès dans le cadre des procédures pénales – Directive 2016/343 – Présomption d’innocence – Droit de ne pas s’incriminer soi-même – Législation nationale permettant de modifier la qualification juridique de l’infraction pénale à l’initiative du juge pénal ou sur proposition de la personne poursuivie – Admissibilité – Conditions – Obligation d’informer la personne poursuivie et de lui permettre de préparer efficacement sa défense sur la nouvelle qualification – Obligation de garantir l’opportunité d’exercer effectivement les droits de la défense

    (Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, art. 47, 2e al. ; directive du Parlement européen et du Conseil 2016/343, art. 3 et 7)

    (voir points 55, 57, 58, 61, disp. 2)

Voir le texte de la décision.