Jurisprudence CJUE62022CJ0496_SUM

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 5 octobre 2023.#EI contre SC Brink’s Cash Solutions SRL.#Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Rapprochement des législations des États membres relatives aux licenciements collectifs – Directive 98/59/CE – Article 1er, paragraphe 1, premier alinéa, sous b), et article 6 – Procédure d’information et de consultation des travailleurs en cas de projet de licenciement collectif – Absence de désignation de représentants des travailleurs – Réglementation nationale permettant à un employeur de ne pas individuellement informer et consulter les travailleurs concernés.#Affaire C-496/22.

CELEX62022CJ0496_SUM
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 5 octobre 2023

Résumé IA

Cet arrêt précise que la directive sur les licenciements collectifs impose à l'employeur une obligation d'information et de consultation effective des travailleurs concernés. La Cour estime qu'une réglementation nationale qui permet à un employeur de se dispenser de cette obligation individuelle, au motif qu'il n'existe pas de représentants des travailleurs désignés, est contraire au droit de l'Union. L'employeur doit donc prendre des mesures actives pour garantir cette consultation, même en l'absence de représentants formels.

Texte intégral

Affaire C‑496/22

EI

contre

SC Brink’s Cash Solutions SRL

(demande de décision préjudicielle, introduite par la Curtea de Apel Bucureşti)

Arrêt de la Cour (septième chambre) du 5 octobre 2023

« Renvoi préjudiciel – Politique sociale – Rapprochement des législations des États membres relatives aux licenciements collectifs – Directive 98/59/CE – Article 1er, paragraphe 1, premier alinéa, sous b), et article 6 – Procédure d’information et de consultation des travailleurs en cas de projet de licenciement collectif – Absence de désignation de représentants des travailleurs – Réglementation nationale permettant à un employeur de ne pas individuellement informer et consulter les travailleurs concernés »

  1. Questions préjudicielles – Recevabilité – Limites – Demande visant l’interprétation d’une directive soulevée dans le cadre d’un litige opposant des particuliers – Recevabilité de la demande – Condition – Nécessité pour se conformer à l’obligation d’interprétation conforme du droit national – Impossibilité d’invoquer une directive à l’encontre d’un particulier – Absence d’incidence

    (Art. 267 et 288, 3e al., TFUE)

    (voir points 27-29)

  2. Politique sociale – Rapprochement des législations – Licenciements collectifs – Directive 98/59 – Procédures d’information et de consultation des travailleurs – Obligations de l’employeur – Réglementation nationale permettant à un employeur de ne pas individuellement informer et consulter les travailleurs concernés en l’absence de représentants des travailleurs – Admissibilité – Condition

    [Directives du Conseil 75/129, art. 1er, § 1, b), 2 et 3, et 98/59, art. 1er, § 1, 1er al., b), 2, § 3, et 6]

    (voir points 32-35, 39-43, 45, 47 et disp.)

Voir le texte de la décision.