Jurisprudence CJUE62023CA0178

Affaire C-178/23, ERB New Europe Funding II: Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 7 novembre 2024 (demande de décision préjudicielle du Tribunalul Specializat Mureş – Roumanie) – ERB New Europe Funding II / YI (Renvoi préjudiciel – Protection des consommateurs – Directive 93/13/CEE – Article 7, paragraphe 1 – Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs – Pouvoirs et obligations du juge national – Première voie de recours exercée par le consommateur devant la juridiction du siège du professionnel sans l’assistance d’un avocat et sans participation de ce consommateur aux débats – Seconde voie de recours exercée par le consommateur devant la juridiction de son domicile avec l’assistance d’un avocat – Autorité de la chose jugée – Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne – Protection juridictionnelle effective du consommateur)

CELEX62023CA0178
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 7 novembre 2024

Résumé IA

Cet arrêt précise les obligations du juge national en matière de protection du consommateur face aux clauses abusives. Il rappelle que le juge doit, d'office et en tout état de cause, examiner le caractère abusif d'une clause, y compris lorsque le consommateur a exercé un premier recours sans assistance juridique. La Cour souligne que l'autorité de la chose jugée ne saurait faire obstacle à ce contrôle obligatoire, afin de garantir une protection juridictionnelle effective du consommateur.

Texte intégral

European flag

Journal officiel
de l'Union européenne

FR

Série C


C/2025/38

6.1.2025

Arrêt de la Cour (huitième chambre) du 7 novembre 2024 (demande de décision préjudicielle du Tribunalul Specializat Mureş – Roumanie) – ERB New Europe Funding II / YI

(Affaire C-178/23 (1) , ERB New Europe Funding II)

(Renvoi préjudiciel - Protection des consommateurs - Directive 93/13/CEE - Article 7, paragraphe 1 - Clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs - Pouvoirs et obligations du juge national - Première voie de recours exercée par le consommateur devant la juridiction du siège du professionnel sans l’assistance d’un avocat et sans participation de ce consommateur aux débats - Seconde voie de recours exercée par le consommateur devant la juridiction de son domicile avec l’assistance d’un avocat - Autorité de la chose jugée - Article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne - Protection juridictionnelle effective du consommateur)

(C/2025/38)

Langue de procédure: le roumain

Juridiction de renvoi

Tribunalul Specializat Mureş

Parties à la procédure au principal

Partie requérante: ERB New Europe Funding II

Partie défenderesse: YI

Dispositif

L’article 7, paragraphe 1, de la directive 93/13/CEE du Conseil, du 5 avril 1993, concernant les clauses abusives dans les contrats conclus avec les consommateurs, lu à la lumière de son vingt-quatrième considérant, du principe d’effectivité et de l’article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne,

doit être interprété en ce sens que :

il n’impose pas à une juridiction nationale d’examiner le caractère éventuellement abusif des clauses d’un contrat conclu entre un professionnel et un consommateur, lorsque ces clauses ont déjà été examinées par une autre juridiction nationale dont la décision est revêtue de l’autorité de la chose jugée, y compris si, devant cette première juridiction, le consommateur n’a pas été assisté d’un avocat, n’a pas participé aux débats et n’a pas fait usage d’une voie de recours qui lui était ouverte, pour autant que cette décision a été dûment signifiée au consommateur avec l’indication des voies de recours dont il disposait et qu’il n’existe pas d’autres raisons particulières liées au déroulement de cette procédure, telles que l’absence de motivation de ladite décision, qui auraient pu empêcher ou dissuader le consommateur d’exercer utilement ses droits procéduraux.


(1) JO C 278 du 07.08.2023.


ELI: http://data.europa.eu/eli/C/2025/38/oj

ISSN 1977-0936 (electronic edition)