Jurisprudence CJUE62023CN0010

Affaire C-10/23, Remia Com Impex: Demande de décision préjudicielle présentée par l’Înalta Curte de Casație și Justiție (Roumanie) le 11 janvier 2023 — Remia Com Impex SRL/Autoritatea Națională Sanitară Veterinară și pentru Siguranța Alimentelor, Direcția Sanitară Veterinară și pentru Siguranța Alimentelor Dolj

CELEX62023CN0010
TypeJurisprudence CJUE
Datemercredi 11 janvier 2023

Résumé IA

Cette demande préjudicielle roumaine concerne l'interprétation du droit de l'Union en matière de sécurité des denrées alimentaires, plus précisément les règles relatives aux contrôles officiels et aux mesures à prendre en cas de non-conformité. La Cour de justice est appelée à préciser les obligations des autorités nationales de contrôle et les droits des opérateurs économiques dans ce cadre réglementaire. La décision aura un impact direct sur l'application des normes européennes par les autorités françaises de sécurité sanitaire des aliments.

Texte intégral

8.5.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 164/29


Demande de décision préjudicielle présentée par l’Înalta Curte de Casație și Justiție (Roumanie) le 11 janvier 2023 — Remia Com Impex SRL/Autoritatea Națională Sanitară Veterinară și pentru Siguranța Alimentelor, Direcția Sanitară Veterinară și pentru Siguranța Alimentelor Dolj

(Affaire C-10/23, Remia Com Impex)

(2023/C 164/38)

Langue de procédure: le roumain

Juridiction de renvoi

Înalta Curte de Casație și Justiție

Parties dans la procédure au principal

Partie requérante: Remia Com Impex SRL

Parties défenderesses: Autoritatea Națională Sanitară Veterinară și pentru Siguranța Alimentelor, Direcția Sanitară Veterinară și pentru Siguranța Alimentelor Dolj

Questions préjudicielles

1)

Le règlement (CE) no 853/2004 [du Parlement européen et du Conseil, du 29 avril 2004, fixant des règles spécifiques d’hygiène applicables aux denrées alimentaires d’origine animale] (1), dans son ensemble, ainsi que son article 1er, paragraphes 3 à 5, en particulier, doivent-ils être interprétés en ce sens que les entrepôts frigorifiques qui vendent au détail à d’autres établissements de vente au détail, et non pas au consommateur final, doivent être agréés conformément à ce règlement lorsque cette activité de vente au détail ne relève pas des exceptions prévues à l’article 1er, paragraphe 5, sous b), dudit règlement?

2)

Le règlement [no 853/2004] ainsi que le droit de l’Union, en général, doivent-ils être interprétés en ce sens que les autorités nationales compétentes pour assurer la mise en œuvre de la politique constituant l’objectif à atteindre par la réglementation et veiller à ce que les opérateurs économiques concernés respectent les obligations corrélatives sont tenues d’interpréter l’exigence relative à l’activité marginale, localisée et restreinte, prévue à l’article 1er, paragraphe 5, sous b), ii), de ce règlement, à la lumière du considérant 13 dudit règlement, ou bien en ce sens qu’elles peuvent déroger à cette interprétation au moyen de leurs propres définitions des termes?

3)

En cas de réponse affirmative à la deuxième question préjudicielle, les définitions concernées, contenues dans un acte national transposant le règlement [no 853/2004], doivent-elles respecter la substance même des notions, telle que décrite au considérant 13 [de ce règlement]?

4)

Le droit de l’Union et, en particulier, le règlement no 853/2004 s’opposent-ils à une disposition et/ou pratique administrative, telle que l’article 17 des règles annexées à l’arrêté no 111/2008, selon laquelle l’activité de vente au détail de denrées alimentaires d’origine animale peut également inclure des activités de fourniture et de vente de telles denrées à d’autres établissements de vente au détail sur l’ensemble du territoire de la Roumanie, sans qu’un agrément sanitaire vétérinaire ne soit obligatoire?

5)

Le principe d’équivalence exige-t-il que, lorsqu’un arrêté d’une autorité administrative peut être annulé pour non-conformité avec une loi nationale, cet acte administratif puisse également être annulé pour non-conformité avec un règlement de l’Union pertinent, tel que le règlement no 853/2004?


(1) JO 2004, L 139, p. 55.