Jurisprudence CJUE62023CN0039

Affaire C-39/23, Keva e.a.: Demande de décision préjudicielle présentée par le Högsta förvaltningsdomstolen (Suède) le 26 janvier 2023 — Keva, Landskapet Ålands pensionsfond et Kyrkans Centralfond/Skatteverket

CELEX62023CN0039
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 26 janvier 2023

Résumé IA

Cette affaire concerne l'interprétation de la directive sur la fiscalité de l'épargne concernant les intérêts versés par des fonds de pension suédois. La Cour de justice doit déterminer si ces fonds peuvent être considérés comme des "entités payeuses" au sens de la directive, ce qui aurait des conséquences sur leur obligation de déclaration fiscale et la retenue à la source des revenus d'épargne versés à des résidents d'autres États membres.

Texte intégral

3.4.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 121/7


Demande de décision préjudicielle présentée par le Högsta förvaltningsdomstolen (Suède) le 26 janvier 2023 — Keva, Landskapet Ålands pensionsfond et Kyrkans Centralfond/Skatteverket

(Affaire C-39/23, Keva e.a.)

(2023/C 121/10)

Langue de procédure: le suédois

Juridiction de renvoi

Högsta förvaltningsdomstolen

Parties dans la procédure au principal

Partie requérante: Keva, Landskapet Ålands pensionsfond et Kyrkans Centralfond

Partie défenderesse: Skatteverket

Questions préjudicielles

1)

La circonstance que les dividendes distribués par des sociétés résidentes aux institutions de retraite publiques étrangères fassent l’objet d’une retenue à la source, alors que de tels dividendes ne font pas l’objet d’une imposition s’ils reviennent à l’État lui-même par l’intermédiaire de ses fonds de pension publics, entraîne-t-elle une différence de traitement défavorable constitutive d’une restriction à la libre circulation des capitaux qui est en principe interdite par l’article 63 TFUE?

2)

S’il est répondu par l’affirmative à la première question, quels sont les critères à prendre en considération lors de l’examen visant à établir si une institution de retraite publique étrangère se trouve dans une situation objectivement comparable à celle de l’État concerné et de ses fonds de pension publics?

3)

Une restriction éventuelle peut-elle être considérée comme justifiée par une raison impérieuse d’intérêt général?