Jurisprudence CJUE62023CN0050

Affaire C-50/23, B.E. et Play Game: Demande de décision préjudicielle présentée par le Consiglio di Stato (Italie) le 31 janvier 2023 — B.E. Srl et Play Game Srl, Coral Srl/Ministero dell’Economia e delle Finanze, Agenzia delle Dogane e dei Monopoli

CELEX62023CN0050
TypeJurisprudence CJUE
Datemardi 31 janvier 2023

Résumé IA

Cette affaire préjudicielle italienne porte sur l'interprétation des règles de libre prestation de services et de libre circulation des capitaux dans le secteur des jeux d'argent en ligne. La Cour est interrogée sur la compatibilité d'un régime national d'autorisation préalable avec le droit de l'Union, notamment concernant les restrictions à l'accès au marché. La décision clarifiera les conditions dans lesquelles un État membre peut réglementer ce secteur économique sensible.

Texte intégral

11.4.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 127/23


Demande de décision préjudicielle présentée par le Consiglio di Stato (Italie) le 31 janvier 2023 — B.E. Srl et Play Game Srl, Coral Srl/Ministero dell’Economia e delle Finanze, Agenzia delle Dogane e dei Monopoli

(Affaire C-50/23, B.E. et Play Game)

(2023/C 127/28)

Langue de procédure: l’italien

Juridiction de renvoi

Consiglio di Stato

Parties dans la procédure au principal

Parties requérantes: B.E. Srl et Play Game Srl, Coral Srl

Parties défenderesses: Ministero dell’Economia e delle Finanze, Agenzia delle Dogane e dei Monopoli

Questions préjudicielles

1)

Le droit national porte-t-il atteinte aux libertés d’établissement et d’entreprise garanties par le droit de l’Union, dans la mesure où: i) il prévoit une augmentation de la redevance indépendamment de l’une évaluation de la taille des entreprises, ii) il impose l’adhésion à la prorogation et à cette augmentation de la redevance, à quoi s’ajoute l’interdiction de céder les locaux, en tant que condition déraisonnable pour pouvoir participer aux appels d’offres ultérieurs qui sont également indéfiniment reportés?

2)

En cas de réponse affirmative à la première question, la juridiction de céans doute que cette restriction puisse être considérée comme justifiée en raison de la prétendue existence d’une raison impérieuse d’intérêt général, au motif de l’exigence d’assurer un alignement temporel du lancement des procédures d’appels d’offres.

3)

Si la Cour considère néanmoins qu’il existe une raison impérieuse d’intérêt général, est-il également porté atteinte aux principes suivants: i) le principe de proportionnalité, en ce que la mesure restrictive n’est pas adéquate, appropriée ni proportionnée, au sens strict du terme, à l’objectif public formellement indiqué, ii) le principe de concurrence sur le marché, en ce que le choix de proroger les concessions et de reporter le lancement des appels d’offres empêche les opérateurs du secteur d’exercer leur liberté d’entreprise, s’agissant du moins de la programmation et de la planification nécessaires de leurs activités?