Jurisprudence CJUE62023CN0057

Affaire C-57/23, Policejní prezidium: Demande de décision préjudicielle présentée par le Nejvyšší správní soud (République tchèque) le 2 février 2023 — JH/Policejní prezidium

CELEX62023CN0057
TypeJurisprudence CJUE
Datejeudi 2 février 2023

Résumé IA

Cette affaire concerne une demande préjudicielle tchèque sur l'interprétation du droit d'accès aux documents environnementaux. La CJUE précisera les conditions de refus d'accès pour protéger l'enquête pénale, notamment le champ d'application des exceptions prévues par la convention d'Aarhus et la directive 2003/4/CE.

Texte intégral

15.5.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 173/15


Demande de décision préjudicielle présentée par le Nejvyšší správní soud (République tchèque) le 2 février 2023 — JH/Policejní prezidium

(Affaire C-57/23, Policejní prezidium)

(2023/C 173/22)

Langue de procédure: le tchèque

Juridiction de renvoi

Nejvyšší správní soud

Parties dans la procédure au principal

Partie requérante: JH

Partie défenderesse: Policejní prezidium

Questions préjudicielles

1)

Quel niveau de distinction entre les différentes personnes concernées l’article 4, paragraphe 1, sous c), ou l’article 6 lu en combinaison avec l’article 10 de la directive 2016/680 (1), requiert-il? Une réglementation nationale qui permet la collecte de données génétiques de toutes les personnes soupçonnées ou poursuivies pour avoir commis une infraction pénale intentionnelle est-elle compatible avec l’impératif de minimisation du traitement des données à caractère personnel, de même qu’avec l’obligation d’établir une distinction entre différentes catégories de personnes concernées?

2)

Est-il conforme à l’article 4, paragraphe 1, sous e), de la directive 2016/680 que, au regard de la finalité générale de prévention, de recherche ou de détection des infractions pénales, la nécessité de conserver encore le profil ADN soit appréciée par les services de police sur le fondement de leurs prescriptions internes, ce qui dans la pratique revient souvent à conserver des données à caractère personnel sensibles pour une durée indéterminée en l’absence de toute limite de temps maximale de conservation desdites données? Dans la négative, au regard de quels critères doit le cas échéant être apprécié le caractère proportionné dans le temps de la conservation des données à caractère personnel collectées et conservées à cette fin?

3)

Dans le cas des données à caractère personnel particulièrement sensibles relevant de l’article 10 de la directive 2016/680, quelles sont les conditions matérielles ou procédurales minimales d’obtention, de conservation et d’effacement de ces données devant être prévues dans le droit de l’État membre au moyen d’une «disposition de portée générale»? La jurisprudence peut-elle elle aussi avoir la qualité de «droit d’un État membre» au sens de l’article 8, paragraphe 2, lu en combinaison avec l’article 10 de la directive 2016/680?


(1) Directive (UE) 2016/680 du Parlement européen et du Conseil, du 27 avril 2016, relative à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel par les autorités compétentes à des fins de prévention et de détection des infractions pénales, d’enquêtes et de poursuites en la matière ou d’exécution de sanctions pénales, et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la décision-cadre 2008/977/JAI du Conseil (JO 2016, L 119, p. 89).