Jurisprudence CJUE62023CN0070

Affaire C-70/23 P: Pourvoi formé le 8 février 2023 par Westfälische Drahtindustrie GmbH e.a. contre l’arrêt du Tribunal (septième chambre élargie) rendu le 23 novembre 2022 dans l’affaire T-275/20, Westfälische Drahtindustrie GmbH e.a./Commission européenne

CELEX62023CN0070
TypeJurisprudence CJUE
Datemercredi 8 février 2023

Résumé IA

Il s'agit d'un pourvoi devant la Cour de justice de l'Union européenne concernant un litige en droit de la concurrence, portant sur des mesures antidumping. L'affaire examine les règles de détermination du préjudice subi par l'industrie de l'Union et les méthodes de calcul du dumping, avec un impact sur les pratiques commerciales et la défense des producteurs européens.

Texte intégral

3.4.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 121/7


Pourvoi formé le 8 février 2023 par Westfälische Drahtindustrie GmbH e.a. contre l’arrêt du Tribunal (septième chambre élargie) rendu le 23 novembre 2022 dans l’affaire T-275/20, Westfälische Drahtindustrie GmbH e.a./Commission européenne

(Affaire C-70/23 P)

(2023/C 121/11)

Langue de procédure: l’allemand

Parties

Parties requérantes au pourvoi: Westfälische Drahtindustrie GmbH, Westfälische Drahtindustrie Verwaltungsgesellschaft mbH & Co. KG, Pampus Industriebeteiligungen GmbH & Co. KG (représentants: O. Duys et N. Tkatchenko, Rechtsanwälte)

Autre partie à la procédure: Commission européenne

Conclusions

Les requérantes au pourvoi concluent à ce qu’il plaise à la Cour:

Annuler l’arrêt attaqué;

annuler la lettre de la Commission du 2 mars 2020 par laquelle la directrice générale adjointe du budget de la Commission a demandé à Westfälische Drahtindustrie GmbH de verser à la Commission un montant de 12 236 931,69 euros;

et par conséquent, déclarer que la Commission doit imputer les paiements effectués par Westfälische Drahtindustrie GmbH à la Commission au cours de la période allant du 29 juin 2011 au 16 juin 2015 pour un montant de 16 400 000 euros majorés des intérêts compensatoires courus d’un montant total de 1 420 610 euros, soit un total de 17 820 610 euros, à l’amende infligée de manière indépendante par le Tribunal dans l’arrêt du 15 juillet 2015, Westfälische Drahtindustrie e.a./Commission (T-393/10, EU:T:2015:515) avec effet au 15 juillet 2015 et que cette amende a été éteinte en totalité par le paiement du 17 octobre 2019 d’un montant de 18 149 636,24 euros;

condamner la Commission à payer à Westfälische Drahtindustrie GmbH un montant de 1 633 085,17 euros majoré des intérêts compensatoires à compter du 17 octobre 2019 jusqu’au remboursement intégral du montant correspondant dû;

à titre subsidiaire, annuler l’arrêt attaqué et condamner la Commission à verser aux trois requérantes au pourvoi des dommages-intérêts d’un montant de 12 236 931,69 euros à titre de compensation avec la créance invoquée par la Commission à l’encontre de Westfälische Drahtindustrie GmbH, par lettre du 2 mars 2020, d’un montant de 12 236 931,36 euros et de payer le montant du trop-perçu de 1 633 085,17 euros majoré des intérêts compensatoires à Westfälische Drahtindustrie GmbH à partir du 17 octobre 2019 jusqu’au remboursement intégral du montant dû;

à titre subsidiaire aux demandes sous les tirets 1 à 3, renvoyer l’affaire devant le Tribunal afin qu’il statue;

et en tout état de cause

condamner la Commission aux dépens exposés en première instance et dans la procédure de pourvoi.

Moyens et principaux arguments

Les requérantes invoquent trois moyens au soutien de leur pourvoi:

1.

Premier moyen, tiré de ce que l’arrêt attaqué viole le droit de l’Union et repose sur des motifs contradictoires. Il est vrai que le Tribunal reconnaît également la modification fondamentale et le remplacement de l’amende infligée aux requérantes au pourvoi par la Commission en 2010/2011. Toutefois, nonobstant l’absence d’ambiguïté du dispositif contraire et les constatations faites par le Tribunal dans l’arrêt du 15 juillet 2015, il fait valoir dans l’arrêt attaqué que la décision illégale de la Commission de 2010/2011 et l’amende déraisonnable qui y a été infligée sont restées inchangées et identiques.

2.

Deuxième moyen, tiré de ce que, dans l’arrêt attaqué, le Tribunal n’a pas tenu compte des conséquences juridiques découlant de l’arrêt du 15 juillet 2015. Le tribunal a violé le principe selon lequel l’obligation d’éliminer les conséquences, précisée lors du prononcé de l’arrêt du 15 juillet 2015, doit être mise en œuvre par les institutions de l’Union.

3.

Troisième moyen, tiré de ce que, par l’arrêt attaqué, le Tribunal a violé le droit procédural fondamental des requérantes au pourvoi à une protection juridictionnelle effective sous la forme de leur droit d’être entendues. Le Tribunal a rejeté tous les moyens au même motif que l’amende modifiée par l’arrêt du 15 juillet 2015 n’était pas une nouvelle amende. La décision sur la nature juridique des amendes rendue dans l’arrêt attaqué est sujette à caution. En outre, il n’existe pas entre les différents moyens un lien si étroit qu’il justifierait de les rejeter sur la base d’un argument juridique unique. Au contraire, le Tribunal aurait dû soumettre tous les moyens de droit à un examen individuel et minutieux. Il n’apparaît pas que le Tribunal ait suffisamment motivé le rejet de tous les moyens dans l’arrêt attaqué.