Jurisprudence CJUE62023CN0072

Affaire C-72/23 P: Pourvoi formé le 10 février 2023 par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) contre l’arrêt du Tribunal (quatrième chambre) rendu le 14 décembre 2022 dans l’affaire T-182/21, PKK/Conseil

CELEX62023CN0072
TypeJurisprudence CJUE
Datevendredi 10 février 2023

Résumé IA

Il s'agit d'un pourvoi devant la Cour de justice de l'Union européenne concernant le maintien du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) sur la liste européenne des organisations terroristes. L'affaire examine les obligations procédurales du Conseil de l'UE en matière de réexamen périodique des inscriptions et les droits de la défense, notamment l'accès aux éléments de preuve justifiant ces mesures restrictives.

Texte intégral

11.4.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 127/25


Pourvoi formé le 10 février 2023 par le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) contre l’arrêt du Tribunal (quatrième chambre) rendu le 14 décembre 2022 dans l’affaire T-182/21, PKK/Conseil

(Affaire C-72/23 P)

(2023/C 127/31)

Langue de procédure: l’anglais

Parties

Partie requérante: Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) (représentants: Mes A.M. van Eik et T. Buruma, avocates)

Autre partie à la procédure: Conseil de l’Union européenne

Conclusions

La partie requérante conclut à ce qu’il plaise à la Cour:

joindre le présent pourvoi au pourvoi déposé sous le numéro d’enregistrement C-44/23 P;

annuler l’arrêt du Tribunal rendu le 14 décembre 2022 dans l’affaire T-182/21;

statuer définitivement sur les questions faisant l’objet du présent pourvoi et annuler la décision (PESC) 2021/142 (1) du Conseil ainsi que le règlement d’exécution (UE) 2021/138 (2) du Conseil du 5 février 2021; la décision (PESC) 2021/1192 (3) du Conseil ainsi que le règlement d’exécution (UE) 2021/1188 (4) du Conseil du 19 juillet 2021; et la décision (PESC) 2022/152 (5) du Conseil ainsi que le règlement d’exécution (UE) 2022/147 (6) du Conseil du 3 février 2022, en tant que ces actes concernent le PKK (également connu sous les noms de «KADEK» et «KONGRA-GEL»);

condamner le Conseil aux dépens encourus par la partie requérante et découlant du présent pourvoi ainsi que de l’affaire T-182/21, intérêts compris.

Moyens et principaux arguments

La partie requérante soutient que, dans l’arrêt attaqué, le Tribunal a commis des erreurs concernant les points suivants:

1.

Le Tribunal a commis une erreur de droit en ce qui concerne l’article 1er, paragraphe 3, initio, de la position commune 2001/931 (7) (ci-après la «PC 931»), et ce, en particulier, quant à l’interprétation donnée au terme «buts» qui y figure et à son application en l’espèce. C’est à tort qu’il a conclu que le moyen tiré de la violation de l’article 1er, paragraphe 3, de la PC 931 devait être rejeté.

2.

Le Tribunal a considéré, à tort, que le Conseil pouvait se fonder sur l’ordonnance du ministre de l’Intérieur du Royaume-Uni du 29 mars 2001 (ci-après la «décision du Royaume-Uni de 2001») en tant que décision telle que visée à l’article 1er, paragraphe 4, de la PC 931, étant donné qu’il n’apparaît pas clairement si les faits mentionnés dans les exposés des motifs en lien avec la décision du Royaume-Uni de 2001 sous-tendent cette décision, ces faits étant dépassés et ne corroborant pas la conclusion selon laquelle la partie requérante était un groupe terroriste au sens de cet article. C’est à tort qu’il a conclu que le moyen tiré de la violation de l’article 1er, paragraphes 3 et 4, de la PC 931 en ce que les mesures contestées sont fondées sur la décision du Royaume-Uni de 2001 devait être rejeté.

3.

Le Tribunal a considéré, à tort, que le réexamen du Conseil remplissait les obligations contenues à l’article 1er, paragraphe 6, de la PC 931 et que le moyen de la partie requérante selon lequel cette disposition avait été violée par le Conseil devait être rejeté.

4.

Le Tribunal a commis une erreur de droit en ce qui concerne le principe de proportionnalité et l’a appliqué de manière erronée en l’espèce.

5.

Le Tribunal a considéré, à tort, que le Conseil avait satisfait à l’obligation de motivation.


(1) Décision du 5 février 2021 portant mise à jour de la liste des personnes, groupes et entités auxquels s’appliquent les articles 2, 3 et 4 de la position commune 2001/931/PESC relative à l’application de mesures spécifiques en vue de lutter contre le terrorisme, et abrogeant la décision (PESC) 2020/1132 (JO 2021, L 43, p. 14).

(2) Règlement mettant en œuvre l’article 2, paragraphe 3, du règlement (CE) no 2580/2001 concernant l’adoption de mesures restrictives spécifiques à l’encontre de certaines personnes et entités dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, et abrogeant le règlement d’exécution (UE) 2020/1128 (JO 2021, L 43, p. 1).

(3) Décision portant mise à jour de la liste des personnes, groupes et entités auxquels s’appliquent les articles 2, 3 et 4 de la position commune 2001/931/PESC relative à l’application de mesures spécifiques en vue de lutter contre le terrorisme, et abrogeant la décision 2021/142 (JO 2021, L 258, p. 42).

(4) Règlement mettant en œuvre l’article 2, paragraphe 3, du règlement (CE) no 2580/2001 du Conseil concernant l’adoption de mesures restrictives spécifiques à l’encontre de certaines personnes et entités dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, et abrogeant le règlement d’exécution 2021/138 (JO 2021, L 258, p. 14).

(5) Décision portant mise à jour de la liste des personnes, groupes et entités auxquels s’appliquent les articles 2, 3 et 4 de la position commune 2001/931/PESC relative à l’application de mesures spécifiques en vue de lutter contre le terrorisme, et abrogeant la décision 2021/1192 (JO 2022, L 25, p. 13).

(6) Règlement mettant en œuvre l’article 2, paragraphe 3, du règlement (CE) no 2580/2001 concernant l’adoption de mesures restrictives spécifiques à l’encontre de certaines personnes et entités dans le cadre de la lutte contre le terrorisme, et abrogeant le règlement d’exécution 2021/1188 (JO 2022, L 25, p. 1).

(7) Position commune du Conseil du 27 décembre 2001 relative à l’application de mesures spécifiques en vue de lutter contre le terrorisme (JO 2001, L 344, p. 93).