Jurisprudence CJUE62023CN0073

Affaire C-73/23, Chaudfontaine Loisirs: Demande de décision préjudicielle présentée par le Tribunal de première instance de Liège (Belgique) le 10 février 2023 — Chaudfontaine Loisirs / État belge

CELEX62023CN0073
TypeJurisprudence CJUE
Datevendredi 10 février 2023

Résumé IA

Cette demande préjudicielle concerne l'interprétation de la TVA sur les redevances d'occupation du domaine public. La Cour devra préciser si ces redevances constituent une contrepartie pour une prestation de services taxable, notamment au regard de la directive 2006/112/CE, et déterminer l'assujettissement à la TVA de l'État belge en cette qualité.

Texte intégral

8.5.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 164/32


Demande de décision préjudicielle présentée par le Tribunal de première instance de Liège (Belgique) le 10 février 2023 — Chaudfontaine Loisirs / État belge

(Affaire C-73/23, Chaudfontaine Loisirs)

(2023/C 164/42)

Langue de procédure: le français

Juridiction de renvoi

Tribunal de première instance de Liège

Parties dans la procédure au principal

Partie requérante: Chaudfontaine Loisirs SA

Partie défenderesse et partie demanderesse en intervention forcée et garantie: État belge, représenté par le Ministre des Finances

Autre partie et partie défenderesse en intervention forcée et garantie: État belge, représenté par le Ministre de la Justice

Questions préjudicielles

1)

L’article 135, paragraphe 1, sous i), de la directive 2006/112/CE du Conseil, du 28 novembre 2006, relative au système commun de la taxe sur la valeur ajoutée (1) et le principe de neutralité fiscale permettent-ils à un État membre d’exclure du bénéfice de l’exonération prévue par cette disposition les seuls jeux de hasard ou d’argent fournis par voie électronique alors que restent exemptés de TVA les jeux de hasard ou d’argent qui ne sont pas fournis par voie électronique?

2)

L’article 135, paragraphe 1, sous i), de la directive 2006/112 et le principe de neutralité fiscale permettent-ils à un État membre d’exclure du bénéfice de l’exonération prévue par cette disposition les seuls jeux de hasard ou d’argent fournis par voie électronique à l’exclusion des loteries qui restent exemptées de TVA qu’elles soient ou non fournies par voie électronique?

3)

L’article 267, troisième alinéa, du traité sur le fonctionnement de l’Union européenne permet-il qu’une juridiction supérieure décide de maintenir les effets d’une disposition de droit interne qu’elle annule en raison d’une violation de droit interne sans se prononcer sur la violation du droit de l’Union qui était également soulevée devant elle, et, donc, sans poser la question préjudicielle de la compatibilité de cette disposition de droit interne avec le droit de l’Union européenne ni interroger la Cour sur les conditions dans lesquelles elle pourrait décider le maintien des effets de cette disposition en dépit de son incompatibilité avec le droit de l’Union?

4)

Si la réponse à l’une des questions précédentes est négative, la Cour constitutionnelle pouvait-elle maintenir les effets passés des dispositions qu’elle a annulées en raison de leur incompatibilité avec des règles nationales de répartition des compétences, alors que ces dispositions étaient également incompatibles avec la directive 2006/112, et ce pour éviter des difficultés budgétaires et administratives qu’occasionnerait le remboursement des taxes déjà payées?

5)

Si la réponse à la question précédente est négative, l’assujetti peut-il se voir restituer la TVA qu’il a acquittée sur la marge brute réelle des jeux et paris qu’il opère, et ce sur la base de dispositions incompatibles avec la directive 2006/112 et le principe de neutralité fiscale?


(1) JO 2006, L 347, p. 1.