Jurisprudence CJUE62023CN0079

Affaire Kaszamás, C-79/23: Demande de décision préjudicielle présentée par la Fővárosi Törvényszék (Hongrie) le 14 février 2023 — FJ/Agrárminiszter

CELEX62023CN0079
TypeJurisprudence CJUE
Datemardi 14 février 2023

Résumé IA

Cette affaire concerne l'interprétation du droit de l'Union en matière de protection des données à caractère personnel, notamment le règlement général sur la protection des données (RGPD). La Cour de justice est appelée à se prononcer sur les conditions de licéité du traitement de données dans le cadre d'une procédure administrative, en particulier sur la base légale et les finalités spécifiques autorisées. La décision précisera les obligations des autorités nationales et les droits des personnes concernées lors de l'utilisation de données à des fins de contrôle ou de sanction.

Texte intégral

2.5.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 155/33


Demande de décision préjudicielle présentée par la Fővárosi Törvényszék (Hongrie) le 14 février 2023 — FJ/Agrárminiszter

(Affaire Kaszamás (1), C-79/23)

(2023/C 155/43)

Langue de procédure: le hongrois

Juridiction de renvoi

Fővárosi Törvényszék

Parties dans la procédure au principal

Partie requérante: FJ

Partie défenderesse: Agrárminiszter

Questions préjudicielles

1)

La notion d’«acte de constat» définie à l’article 35 du règlement (CE) no 1290/2005 relatif au financement de la politique agricole commune (2), est-elle applicable aux fins de l’interprétation et de l’application de l’article 58, troisième alinéa, du règlement (CE) no 1122/2009 (3)?

2)

En cas de réponse affirmative à la question précédente, la notion d’acte de constat définie à l’article 35 du règlement (CE) no 1290/2005 doit-elle être interprétée en ce sens que l’année civile au cours de laquelle est effectué le premier acte de constat administratif ou judiciaire est réputée être

l’année civile au cours de laquelle l’autorité responsable de la procédure administrative entamée sur la base de la demande pose le premier acte d’administration de la preuve, dans le cadre duquel elle constate l’existence d’une irrégularité, ce qui correspond, dans la présente affaire, à l’année de la date du procès-verbal contenant les conclusions du contrôle sur place; ou

l’année de la première décision de fond adoptée sur la base de cet acte d’administration de la preuve; ou

l’année de la décision finale ou définitive constatant l’exclusion, prise dans le cadre de la procédure?

3)

La réponse à la question précédente est-elle différente si la possibilité de révision ou de retrait a posteriori de l’évaluation par écrit constituant l’acte de constat est le résultat d’un droit de recours légal conféré à l’intéressé et non la conséquence de modifications de la procédure administrative ou judiciaire?

4)

Si l’année civile de la constatation des faits est l’année du premier acte d’administration de la preuve et que cet acte d’administration de la preuve, en l’occurrence, dans la présente affaire, un contrôle sur place, a été accompli à plusieurs reprises, la notion de premier acte d’administration de la preuve définie à l’article 35 du règlement (CE) no 1290/2005 doit-elle être interprétée en ce sens qu’elle correspond au premier contrôle sur place effectué par l’autorité publique ou en ce sens qu’elle correspond au dernier contrôle sur place effectué par cette même autorité en tenant compte des observations et des preuves présentées par l’intéressé?

5)

Si la réponse à la première question est négative, cela modifie-t-il le contenu défini plus haut de l’acte de constat à prendre en considération dans le cadre de l’application de l’article 58, paragraphe 3, du règlement (CE) no 1122/2009?


(1) Le nom de la présente affaire est un nom fictif. Il ne correspond au nom réel d’aucune partie à la procédure.

(2) Règlement (CE) no 1290/2005 du Conseil du 21 juin 2005 relatif au financement de la politique agricole commune (JO 2005, L 209, p. 1).

(3) Règlement (CE) no 1122/2009 de la Commission du 30 novembre 2009 fixant les modalités d’application du règlement (CE) no 73/2009 du Conseil en ce qui concerne la conditionnalité, la modulation et le système intégré de gestion et de contrôle dans le cadre des régimes de soutien direct en faveur des agriculteurs prévus par ce règlement ainsi que les modalités d’application du règlement (CE) no 1234/2007 du Conseil en ce qui concerne la conditionnalité dans le cadre du régime d’aide prévu pour le secteur vitivinicole (JO 2009, L 316, p. 65).