Jurisprudence CJUE62023CN0080

Affaire C-80/23: Demande de décision préjudicielle présentée par le Sofiyski gradski sad (Bulgarie) le 14 février 2023 — procédure pénale contre V.S.

CELEX62023CN0080
TypeJurisprudence CJUE
Datemardi 14 février 2023

Résumé IA

Cette affaire concerne une demande préjudicielle bulgare portant sur l'interprétation du droit d'accès à un avocat dans le cadre des procédures pénales européennes. La Cour devra préciser les garanties procédurales, notamment le moment à partir duquel ce droit doit être effectif, en lien avec la directive 2013/48/UE. La décision impactera les pratiques d'enquête transfrontalières et les obligations des autorités répressives nationales.

Texte intégral

2.5.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 155/34


Demande de décision préjudicielle présentée par le Sofiyski gradski sad (Bulgarie) le 14 février 2023 — procédure pénale contre V.S.

(Affaire C-80/23)

(2023/C 155/44)

Langue de procédure: le bulgare

Juridiction de renvoi

Sofiyski gradski sad

Personne mise en examen

V.S.

Questions préjudicielles

1)

L’exigence du contrôle de la «nécessité absolue» visée à l’article 10 de la directive 2016/680 (1), telle qu’elle a été interprétée par la Cour au point 133 de l’arrêt C 205/21 (2), est-elle respectée lorsque ce contrôle est effectué seulement sur la base de l’ordonnance de mise en examen de la personne concernée et du refus écrit de celle-ci que ses données biométriques et génétiques soient collectées, ou bien faut-il que le tribunal dispose de toutes les pièces du dossier de l’affaire qui, conformément au droit national, lui sont communiquées en cas de demande d’autorisation de procéder à des mesures d’investigation qui portent atteinte à la sphère juridique des personnes physiques, lorsque cette demande a été formée dans une affaire pénale?

2)

En cas de réponse positive [à la première question], dans le cadre de l’appréciation de la «nécessité absolue» visée à l’article 10 combiné à l’article 6, sous a), de la directive 2016/680, le tribunal peut-il, après que le dossier de l’affaire lui a été communiqué, également apprécier s’il existe des motifs sérieux de croire que la personne poursuivie a commis l’infraction mentionnée dans la mise en examen?


(1) Directive 2016/80 du Parlement européen et du Conseil, du 27 avril 2016, relative à la protection des personnes physiques à l’égard du traitement des données à caractère personnel par les autorités compétentes à des fins de prévention et de détection des infractions pénales, d’enquêtes et de poursuites en la matière ou d’exécution de sanctions pénales, et à la libre circulation de ces données, et abrogeant la décision-cadre 2008/977/JAI du Conseil (JO 2016, L 119, p. 89)

(2) ECLI:EU:C:2023:49