Jurisprudence CJUE62023CN0114

Affaire C-114/23, Sapira: Demande de décision préjudicielle présentée par le Sąd Okręgowy w Warszawie (Pologne) le 27 février 2023 — procédure pénale contre KB

CELEX62023CN0114
TypeJurisprudence CJUE
Datelundi 27 février 2023

Résumé IA

Cette affaire concerne l'interprétation des règles de compétence en matière pénale au sein de l'espace judiciaire européen, notamment la possibilité pour un État membre de poursuivre un délit lorsque l'essentiel des activités illicites a eu lieu sur le territoire d'un autre État membre. La Cour précise les conditions dans lesquelles les juridictions nationales peuvent exercer leur compétence pour des infractions transfrontalières impliquant des éléments distribués entre plusieurs pays.

Texte intégral

25.9.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 338/2


Demande de décision préjudicielle présentée par le Sąd Okręgowy w Warszawie (Pologne) le 27 février 2023 — procédure pénale contre KB

(Affaire C-114/23, Sapira (1))

(2023/C 338/03)

Langue de procédure: le polonais

Juridiction de renvoi

Sąd Okręgowy w Warszawie

Parties dans la procédure au principal

KB

Questions préjudicielles

1)

L’article 19, paragraphe 1, second alinéa, du traité sur l’Union européenne (TUE), l’article 47 de la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne ainsi que les principes généraux du droit de l’Union de sécurité juridique, d’irrévocabilité des décisions définitives, de proportionnalité et d’autonomie procédurale doivent-ils être interprétés en ce sens qu’ils s’opposent à toute réglementation nationale qui empêche une juridiction, dans le cadre d’une procédure d’exécution d’un arrêt de condamnation définitif en matière pénale, d’examiner si l’arrêt à exécuter a été rendu par une juridiction qui satisfait aux exigences relatives à un tribunal établi par la loi, indépendant et impartial et, s’il est établi que ces conditions ne sont pas remplies, conformément à la jurisprudence de la Cour de justice de l’Union européenne jusqu’à ce jour, d’en tirer toutes les conséquences, y compris de laisser inappliqué l’arrêt ainsi rendu et d’interrompre la procédure d’exécution?

2)

En cas de réponse affirmative à la première question, un tel examen dépend-il d’une initiative de la personne condamnée ou d’une autre personne autorisée, ou, à la lumière des principes de droit de l’Union précités, la juridiction, dans le cadre d’une procédure d’exécution d’un arrêt de condamnation définitif, est-elle tenue de procéder d’office à un tel examen?


(1) La présente affaire a reçu un nom fictif, qui ne correspond à aucun des noms des partis à la procédure.