Jurisprudence CJUE62023CN0118

Affaire C-118/23: Demande de décision préjudicielle présentée par le Wojewódzki Sąd Administracyjny w Warszawie (Pologne) le 21 février 2023 — Rada Nadzorca Getin Noble Band e.a./Bankowy Fundusz Gwarancyjny

CELEX62023CN0118
TypeJurisprudence CJUE
Datemardi 21 février 2023

Résumé IA

Cette affaire préjudicielle, introduite par un tribunal administratif polonais, concerne l'interprétation de la directive 2014/59/UE (règlement bancaire) relative au cadre de résolution des établissements de crédit. Elle porte notamment sur les conditions de mise en œuvre d'un transfert d'actifs à un fonds de garantie bancaire dans le cadre d'une procédure de résolution, et ses effets sur les droits des actionnaires et des créanciers. La décision de la Cour clarifiera les obligations des autorités de résolution et les garanties procédurales requises par le droit de l'Union dans ce contexte.

Texte intégral

12.6.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 205/26


Demande de décision préjudicielle présentée par le Wojewódzki Sąd Administracyjny w Warszawie (Pologne) le 21 février 2023 — Rada Nadzorca Getin Noble Band e.a./Bankowy Fundusz Gwarancyjny

(Affaire C-118/23)

(2023/C 205/29)

Langue de procédure: le polonais

Juridiction de renvoi

Wojewódzki Sąd Administracyjny w Warszawie

Parties dans la procédure au principal

Partie requérante: Rada Nadzorca Getin Noble Band e.a.

Partie défenderesse: Bankowy Fundusz Gwarancyjny

Questions préjudicielles

1)

L’article 85, paragraphes 2 et 3, de la directive 2014/59/UE du Parlement européen et du Conseil, du 15 mai 2014, établissant un cadre pour le redressement et la résolution des établissements de crédit et des entreprises d’investissement et modifiant la directive 82/891/CEE du Conseil ainsi que les directives du Parlement européen et du Conseil 2001/24/CE, 2002/47/CE, 2004/25/CE, 2005/56/CE, 2007/36/CE, 2011/35/UE, 2012/30/UE et 2013/36/UE et les règlements du Parlement européen et du Conseil (UE) no 1093/2010 et (UE) no 648/2012 (1), lu en combinaison avec l’article 47 de la charte des droits fondamentaux de l’Union européenne (JO 2007, C 303, p. 1) et l’article 19, paragraphe 1, second alinéa du traité sur l’Union européenne, doit-il être interprété en ce sens qu’en cas de recours, devant le juge administratif national, formé contre une décision de résolution par le conseil de surveillance d’une entité faisant l’objet d’une procédure de résolution, un recours effectif est réputé garanti également aux personnes qui, en attaquant cette décision, cherchent à protéger leur intérêt juridique, si le juge procédant au contrôle de la décision attaquée n’est pas lié par les griefs, les conclusions ni la base juridique invoqués dans la requête, que le jugement définitif rendu à l’issue de l’examen du recours a un effet erga omnes et que la protection de l’intérêt juridique n’est pas subordonnée à l’obligation de saisir le juge administratif d’un recours à titre individuel contre la décision ci-dessus?

2)

L’article 85, paragraphe 3, de la directive 2014/59/UE, instaurant l’exigence d’un contrôle juridictionnel rapide ainsi que l’article 47 de la Charte et l’article 19, paragraphe 1, second alinéa, TUE, établissant une protection juridictionnelle effective, doivent-ils être interprétés en ce sens qu’ils s’opposent à l’application d’une disposition procédurale d’un État membre qui impose à une juridiction administrative nationale de joindre tous les recours introduits devant cette juridiction et dirigés contre la décision de l’autorité de résolution, lorsque l’application de ladite disposition, combinée aux autres exigences de la procédure national en matière de contentieux administratif, risque de rendre excessivement difficile, voire totalement impossible, l’adoption d’un jugement dans l’affaire en cause dans un délai raisonnable, compte tenu du nombre important de tels recours?

3)

L’article 3, paragraphe 3, de la directive 2014/59/UE doit-il être interprété en ce sens qu’il autorise un État membre à ne pas prévoir de séparation structurelle, pour assurer l’indépendance opérationnelle et éviter tout conflit d’intérêts, entre les fonctions assignées à l’autorité de résolution et ses autres fonctions en tant que garante légale des dépôts bancaires ou curateur (administrateur temporaire) d’une banque, nommée par décision de l’autorité nationale compétente en matière de surveillance aux fins du règlement (UE) no 575/2013 (2) et de la directive 2013/36/UE (3)?

4)

L’article 3, paragraphe 3, de la directive 2014/59/UE doit-il être interprété en ce sens qu’en cas de manquement d’un État membre à l’obligation de prévoir des dispositions structurelles adéquates pour assurer l’indépendance opérationnelle et éviter tout conflit d’intérêts entre les fonctions de surveillance prévues par le règlement 575/2013/UE et la directive 2013/36/UE, ou les autres fonctions de l’autorité compétente, et les fonctions assignées aux autorités de résolution, la condition relative à l’indépendance opérationnelle et à la prévention des conflits d’intérêts peut être considérée comme remplie lorsque le juge administratif national, dans le cadre du contrôle de la décision de résolution, considère que les autres solutions organisationnelles et les mesures effectives prises par l’autorité de résolution sont suffisantes à cet effet?


(1) JO 2014, L 173, p. 190.

(2) Règlement (UE) no 575/2013 du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 concernant les exigences prudentielles applicables aux établissements de crédit et aux entreprises d'investissement et modifiant le règlement (UE) no 648/2012; JO 2013, L 176, p. 1.

(3) Directive 2013/36/UE du Parlement européen et du Conseil du 26 juin 2013 concernant l'accès à l'activité des établissements de crédit et la surveillance prudentielle des établissements de crédit et des entreprises d'investissement, modifiant la directive 2002/87/CE et abrogeant les directives 2006/48/CE et 2006/49/CE; JO 2013, L 176, p. 338.