Jurisprudence CJUE62023CN0122

Affaire C-122/23, Legafact: Demande de décision préjudicielle présentée par le Varhoven administrativen sad (Bulgarie) le 1er mars 2023 — Direktor na Direktsia «Obzhalvane i danachno-osiguritelna praktika» — Sofia pri Tsentralno upravlenie na Natsionalnata agentsia za prihodite/Legafact EOOD

CELEX62023CN0122
TypeJurisprudence CJUE
Datemercredi 1 mars 2023

Résumé IA

Cette affaire concerne une demande préjudicielle bulgare portant sur l'interprétation du droit de l'Union en matière de TVA, plus précisément sur les conditions de déduction de la taxe et les obligations documentaires. La Cour devra se prononcer sur la conformité d'une législation nationale qui subordonne le droit à déduction à la fourniture d'un document spécifique, au regard des principes européens de neutralité fiscale et de proportionnalité. La décision aura un impact direct sur les pratiques administratives et contentieuses en matière de preuve des droits à déduction de TVA dans les États membres.

Texte intégral

15.5.2023

FR

Journal officiel de l'Union européenne

C 173/23


Demande de décision préjudicielle présentée par le Varhoven administrativen sad (Bulgarie) le 1er mars 2023 — Direktor na Direktsia «Obzhalvane i danachno-osiguritelna praktika» — Sofia pri Tsentralno upravlenie na Natsionalnata agentsia za prihodite/Legafact EOOD

(Affaire C-122/23, Legafact)

(2023/C 173/31)

Langue de procédure: le bulgare

Juridiction de renvoi

Varhoven administrativen sad (Cour administrative suprême)

Parties dans la procédure au principal

Partie requérante au pourvoi: Direktor na na Direktsia «Obzhalvane i danachno-osiguritelna praktika» — Sofia pri Tsentralno upravlenie na Natsionalnata agentsia za prihodite (Directeur de la Direction «Recours et pratique en matière de fiscalité et de prélèvements sociaux», Sofia près la direction centrale de l’Agence nationale des recettes)

Partie défenderesse au pourvoi: Legafact EOOD

Questions préjudicielles

1)

Les principes du système commun de la TVA dans l’Union européenne sont-ils violés par une réglementation nationale qui, s’agissant de l’exonération fiscale en vertu du titre XII, premier chapitre de la directive 2006/112 (1) du Conseil [du 28 novembre 2006] relative au système commun de taxe sur la valeur ajoutée, traite différemment des assujettis en fonction de la rapidité avec laquelle ils atteignent le seuil du chiffre d’affaires à partir duquel l’immatriculation à la TVA est obligatoire dans l’Union?

2)

La directive 2006/112 du Conseil s’oppose-t-elle à une réglementation nationale selon laquelle l’exonération fiscale d’une livraison en vertu du titre XII, chapitre 1, de la directive 2006/112 dépend de l’exécution dans le délai de l’obligation du fournisseur de déposer une déclaration d’immatriculation obligatoire à la TVA?

3)

Selon quels critères déduits de l’interprétation de la directive sur la TVA convient-il d’apprécier la question de la nature punitive de la réglementation nationale mentionnée, qui prévoit la naissance d’une dette fiscale en cas de dépôt tardif de la déclaration d’immatriculation obligatoire à la TVA?


(1) JO 2006, L 347, p. 1.